FRANCE 🇫🇷 (Justice): en 2016, deux policiers infiltrés du SIAT ont contribué à faire chuter un réseau d’importation de cocaïne

La coke arrivait dans des valises à Roissy, mais les policiers avaient infiltré l’organisation

Les neuf membres présumés de ce réseau seront jugés à partir du 2 juin à Paris.

Dogan et Mehdi viendront-ils s’exprimer à la barre? Effectivement, ces deux hommes ne sont pas des témoins ordinaires, puisque tous deux étaient des policiers infiltrés du service interministériel d’assistance technique (SIAT).

Plusieurs avocats de la défense souhaitent obtenir l’audition des deux enquêteurs devant le tribunal, estimant qu’ils ont joué un rôle actif dans l’opération.

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PÉROU 🇵🇪 (frontière avec le Brésil 🇧🇷 ): interception d’un avion avant décollage et saisie de 420 kilos de coke

A la frontière avec le Brésil, dans la région de Loreto, les forces de sécurité péruviennes ont intercepté un avion alors qu’il s’apprêtait à décoller avec 420 kilogrammes de cocaïne à bord et ont arrêté le pilote, un citoyen brésilien.

L’avion a été intercepté peu de temps après avoir été chargé de drogue sur une piste clandestine. La drogue était cachée dans des sacs à l’intérieur de l’avion et devait se rendre au Brésil.

Opération menée par la police nationale péruvienne, la police fédérale brésilienne et l’armée de l’air brésilienne.

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AÉRO-NARCOTRAFICO: Honduras, Belice y Guatemala en la ruta del Cartel de los Soles

Las mafias del narcotráfico de Venezuela,relacionadas con el régimen de Nicolás Maduro y el Cartel de los Soles, trasladan la cocaína a Honduras, Belice y Guatemala. De allí la llevan a Estados Unidos, su destino final, utilizando México.

«Centroamérica es importante, ideal para el Cartel de los Soles», indicó Claudio Sandoval, embajador del gobierno de Juan Guaidó en Honduras.

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VENEZUELA 🇻🇪 (Coke en stock – CCXC): un avion trop brillant pour être honnête, et lesté à la cocaïne

Au Venezuela, où l’on ment ouvertement sur les arrivées d’avions et leur départ chargés de cocaïne, comme j’ai pu vous le rappeler dans l’épisode précédent, on assiste en mars dernier à l’arrivée d’un énième gros porteur, un bimoteur à hélice dont l’aspect extérieur a laissé pantois. L’avion était impeccable et venait visiblement juste d’être repeint à neuf avant de jouer les ‘Deliveroo à cocaïne’ des airs.

Un type d’appareil qui nous en a rappelé un autre, datant de fin 2017, et resté célèbre pour une belle mise en scène du pouvoir vénézuélien, vers qui tournent tous les regards depuis des années maintenant pour ses facultés à détourner l’attention sur sa propre participation au trafic…

Encore des brésiliens

Le 10 février 2020, la Force armée nationale bolivarienne (FANB), très fière d’elle, nous montre deux jeunes hommes, de dos et menottés, arrêtés à leur descente d’avion de l’aéroport international Jacinto Lara, à Barquisimeto, dans l’État de Lara.

Il s’appellent  Jhackes Villeneuve Da Silva Costa (22 ans !) et Matheus Chaves Fernández (27 ans), deux noms brésiliens.

Leur avion est un Piper Seneca littéralement plein à ras  bord : il contient en effet 482 kilogrammes de cocaïne, en plus de 420 litres de carburant pour avion léger (AV-Gas).

A l’intérieur il reste peu de place pour les occupants : le siège du copilote est constitué par des sachets de pains de coke (ici à gauche) !

L’intérieur est en effet complètement vide sans le chargement : même les parois internes de la cabine ont été enlevées, la laine de verre isolante est à nue.

On découvre une pompe à manivelle rouge, celle qui répartissait le carburant entre les bidons pour alimenter les moteurs (ici à droite).

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NARCOTRAFIC: U.S. says Maduro regime is linked to $165million worth of cocaine seized off Spain’s coast

  • Authorities in Spain confiscated 4.4 tons of cocaine after they were alerted by Colombian authorities after the vessel departed from Panama early April

 

  • The ship loaded 4,000 kilos of cocaine off Venezuela’s coast before it sailed across the Atlantic Ocean and was intercepted April 25 by Spain’s military

 

  • The United States confirmed with investigators in Spain that the massive shipment is connected to the Venezuelan President Nicolás Maduro’s regime

 

  • Authorities in Spain arrested 28 people connected to the shipment on the Karar, a vessel sailing under the flag of Togo

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Remember !!!

COLIN POWELL

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MEXIQUE 🇲🇽: l’armée découvre un avion plein de cocaïne abandonné en pleine forêt

L’ar­mée mexi­caine a fait une décou­verte dans une forêt du Chia­pas: un avion aban­donné sur une piste d’at­ter­ris­sage clan­des­tine, chargé de 358 kg de cocaïne.

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BELIZE 🇧🇿 (Coke en Stock – CCLXXXVIII): début 2020, la plus grosse prise du pays , dans un endroit appelé Rhaburn Ridge

Le défilé est devenu incessant au Belize, comme on l’a constaté au fil des épisodes précédents.

Mais décidément on n’avait encore rien vu à-bas.

Un record est en effet battu en mars dernier avec la plus grosse prise de cocaïne jamais faite dans le pays. Sans trop de surprises, elle a été amenée par un jet, un Gulfstream cette fois… Il avait été précédé d’un autre avion du même type, retrouvé vide celui-là, en février. Le hic pour le recordman étant qu’il appartenait à un homme déjà condamné pour trafic de coke voici 13 ans déjà à Cleveland, aux USA…

Le 22 janvier 2020, dans un endroit appelé Rhaburn Ridge, près de Crooked Tree et de la Philip Goldson Highway (longue de 153 km, elle joint Belize City à Corozal, au nord), un énième appareil s’est posé de nuit. Au lendemain matin, on le découvre, intact et plutôt impressionnant, comme on peut le voir.

Celui-là est resté en effet tel quel, en tout cas. Les riverains l’avaient entendu tourner cette nuit-là avant qu’il ne se pose.

Il est bien entendu vide.

Chester Williams

Le terrain est plat et ne paraît pas trop humide, ce qui n’empêche le chef de la police, Chester Williams d’en sortir une bonne comme à son habitude pour tenter de justifier un énième ratage : « nous avons depuis déployé nos officiers dans la région et ce n’est pas un endroit facile à atteindre; c’est un terrain extrêmement accidenté. Nous avons obtenu l’information, nous nous sommes mobilisés et nous n’avons pas pu arriver dans la région à cause du terrain boueux. Tous les véhicules de police finissent par s’enliser et ce sont des véhicules à quatre roues motrices. Et ils n’ont pas pu se rendre sur les lieux. »

 

En fait, cette explication plutôt oiseuse sur l’état véritable du terrain où le Gulfstream, à l’endroit où il est s’est posé sans s’enliser, cherchait à dissimuler quelque chose qu’une simple recherche sur Google Earth démontrait facilement.

Le point d’atterrissage donné par la police GPS est faux d’une bonne paire de kilomètres.

Le vrai se situe plus au nord, et c’est tout simplement une piste clandestine connue, puisque l’on y a fait exploser des charges il y a quelques années déjà pour creuser des trous pour empêcher son usage. On les distingue pleines d’eau sur Google Earth quand on remonte dans le temps ! Cette très longue piste a donc tout simplement été rebouchée et c’est très certainement pour cela que Williams a inventé la fable de ses 4×4 enlisés.

Une piste qui a été détruite au moins en 2011, dès sa mise en service il semble. En janvier 2018, tous les trous n’avaient pas encore été rebouchés.

 

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BOLIVIA 🇧🇴 (Santa Ana de Yacuma): Felcn incauta avioneta con más de 400 kilos de cocaína en Beni; hay tres aprehendidos

La Fuerza Especial de Lucha Contra el Nacotráfico (Felcn) incautó hoy una avioneta con más de 400 kilos de cocaína en Santa Ana de Yacuma, en Beni.

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BELIZE 🇧🇿 (Coke en stock – CCLXXXIV): souvent, il pleut des jets !

En quelques mois, c’est à une véritable pluie de jets à laquelle on va assister au Belize : Hawker, Gulfstream, tout y passe. Le pays est devenu un vrai porte-avions pour appareils VIP !

Évidemment, avec de tels engins dépassant la quinzaine de tonnes, le volume de cocaïne apporté a fait un bond : pas moins d’une tonne à chaque voyage, sachant que les photos que l’on a sont celles de ceux qui sont restés coincés sur place : une grande partie a réussi à se poser et à redécoller ! Obligés de se poser, car au contraire des avions bimoteurs Beechcraft volant plus lentement, et constamment pressurisés, ces jets ne peuvent effectuer de largages en vol de type « wet drops« , devenu le nouveau sport local aérien a Belize… comme on l’a vu !

Après les bombardiers à hélices déversant des sacs de toile, voici les avions-cargos à réaction qui livrent à domicile !

Le Hawker échangé en 17 jours

 

Le 20 octobre 2019, nouvelle arrivée… d’un Hawker, un de plus.

C’est à Blue Creek, Orange Walk, au Belize toujours. Abandonné à nouveau sur la route, et retrouvé dans le brouillard du petit matin. C’est le vingtième depuis 2018 !!! Le précédent datant de 21 jours seulement! L’avion s’est posé au bord de la frontière mexicaine, à 2,5 miles seulement de là. On ne peut difficilement faire plus près.

La police sort à nouveau des propos lénifiants car elle n’a bien sûr rien intercepté encore une fois. « Well funded criminal activity is challenging » dit-elle, reconnaissant une fois de plus sa totale impuissance !

Les policiers étant incapables de retrouver quel était l’avion, on s’en est chargé à leur place à parti des indices habituels : âge, décoration et date des derniers changeants de propriétaire. Selon ces « pointeurs »  clés, c’est le Hawker 700A sn257176 immatriculé N322BC qui se retrouve candidat : sorti en qualité de N109G chez Gulf Oil en 1982, puis devenu un temps canadien chez Chevron en  C-FCHT ,de 2002 à 2004, puis N322BC chez TCA Air Llc et Vision Holdings 102 LLC pour être ensuite vendu vendu fin 2019 au Mexique, l’inscription US étant révoquée le 18 septembre 2019 pour s’envoler aussitôt de  Monterrey vers Victoria, toujours au Mexique, le 19 octobre. Le 1er octobre précédent, il venait juste d’été acheté par TWA International Inc, de Cheyenne… notre désormais célèbre vendeur d’avions aux trafiquants de tous poils !!! Il ne l’a gardé chez lui que 17 jours ! Juste le temps de faire la transaction avec les narcos !

Pour la police, avec ce Hawker intact, un autre problème devient crucial dans ses hangars : elle a déjà accumulé parmi ceux qui n’ont pas été brûlés 2 Hawker 125 (avec celui trouvé ce jour-là), 2 Beech King Air, 2 Cessna 210 et un 1 Piper, selon 7 News. L’un des King Air a été visité par le présentateur -plutôt frimeur- Ross Kemp, qui exploite comme filon sa notoriété obtenue en jouant jadis le rôle de Grant Mitchell dans le soap opéra télévisé à partir des années 90 pour faire une série documentaire appelée « Ross Kemp au Cœur des Gangs ». (la série à remporté un BAFTA award en mai 2007).

Dans cet épisode, on peut en effet le voir tourner autour d’un King Air C90 dans le hangar bélizien des saisies, il y montre même du doigt un trou laissé par une balle dans le pare-brise du King Air. Mais hélas, l’immatriculation de ce de dernier a été occultée par les autorités… Si l’émission ne donne pas l’endroit où a été confisqué cet appareil, ni son pedigree, nous on le sait ; c’est notre fameux « YV678 » (une fausse appellation) de la Northern Highway; arrivé le 7 mars 2008 !!! Des retrouvailles, en quelque sorte ! Le reportage est en effet de la même date,et à l’époque c’était donc du tout frais au moment des prises de vues !

Un jet cassé en deux !

Le 30 septembre 2019, à Blue Creek, Orange Walk, Belize, c’est à dire toujours dans le même secteur, ce qui devient lassant pour les habitants, note 7 News, ce n’est pas un Hawker que l’on retrouve au petit matin dans la brume, mais un énorme Gulfstream, un modèle ancien, de type G-1159 Gulfstream II B. Il s’est complètement cassé en deux, celui-là. L’engin est intégralement blanc, il porte sur ses réacteurs une appellation « PVO », seulement. Voilà qui ne devrait pas aider encore une fois à le cerner. Il aurait tenté de se poser vers 4 h du matin sur la longue ligne droite pas beaucoup plus large que son train d’atterrissage principal, ce qui était somme toute fort risqué.  Ses réacteurs montrent des volets de freinage par inversion de flux déployés, mais ça ne semble pas avoir suffit à le maintenir en ligne droite.

L’avion semble avoir un large cercle sur lui-même vers la droite, dans l’herbe avant de se casser. Il a dérapé sur les cultures !!!

L’image est très impressionnante en tout cas : l’avion s’est en effet brisé en deux net et son arrière au niveau des réacteurs est venu se replier sur l’aile gauche (en raison du mouvement giratoire initié dont on parlait).  C’est en descendant dans un fossé longeant la route qu’il a dû se briser, emporté par son élan, tous inverseurs poussés à fond.  Un choc terrible ! Encore une fois, à son propos, on a droit au même discours vide de la police de Belize, qui n’a fourni qu’un seul cliché (?) de l’événement : pas de photos de fouille de l’intérieur, pas d’autres détails, rien : on n’a rien trouvé non plus dedans , pas de blessés, de cadavres ou  de chargement. Bref, pour elle, c’était en quelque sorte un touriste ordinaire qui a raté sa visite !!!  Circulez, il n’y  rien à voir ! Il faudra attendre 4 jours seulement pour qu’on retrouve pas loin, mais au Mexique, dans la municipalité d’Othón P. Blanco, déjà cité ici, 48 sacs de coton blanc numérotés, contenant chacun vingt pains de coke toutes marquées « AP » (ou « Venao ») et contenant 925 kilos de cocaïne :  très certainement ce qu’avait apporté le  malheureux Gulfstream.

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NARCONEWS 🇲🇽 (Mexico): las ultimas del 15 de abril de 2020

La Marina abate a un sicario y captura a trece sicarios del C.D.G tras enfrentamiento

Posted: 15 Apr 2020 09:17 AM PDT

San Fernando, Tamaulipas 15//04/20.-Personal de la Secretaria de Marina y Armada de Mexico logró este lunes la detención de 13 sicarios.

La Marina abate a un sicario y captura a trece sicarios del C.D.G tras enfrentamiento La Marina abate a un sicario y captura a trece sicarios del C.D.G tras enfrentamiento

Integrantes de un grupo delictivo que opera en la región de Matamoros, durante recorridos de vigilancia aérea y terrestre en la zona de la Laguna Madre, dentro del municipio de San Fernando, en Tamaulipas.  Además, fueron aseguradas en la acción 12 armas, municiones, equipo táctico y 2 vehículos. Informes iniciales indican que los sujetos iban en varias camionetas en inmediaciones de los ejidos La Loma y Barrancón del Tío Blas y al notar la presencia de los elementos de las fuerzas armadas hicieron disparos contra los marinos. La agresión fue repelida. Uno de los civiles armados murió en el hecho.

Controlada la situación se procedió a la detención de los 13 individuos, los cuales fueron trasladados por aire y tierra hacia la capital del estado para su presentación ante autoridad ministerial federal para las investigaciones y acciones legales que procedan.

Cabe mencionar que minutos después de la situación, elementos de la Policía Estatal localizaron en una zona aledaña dos camionetas abandonadas con blindaje artesanal.

La Marina apoya a las corporaciones estatales y federales en la disuasión y combate a la acción de grupos delictivos generadores de violencia en esa zona del estado.

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BELIZE 🇧🇿 (Coke en stock – CCLXXXIII): les jets débarquent en masse ! 

Les avions remplis de drogue, c’est devenu commun au Belize. Le problème c’est que ça a pris une dimension absolument hallucinante depuis ces deux dernières années, avec une nette accélération des arrivées, dont désormais celle de gros jets à réaction qui se posent de façon quasiment mensuelle désormais, le reste, les appareils plus petits ou à hélices, le faisant de façon hebdomadaire.

Le jet posé sur la route

Le 24 avril 2018, c’est le choc des photos, pas besoin de celui des mots : on vient de découvrir en effet un jet, un biréacteur de plus de 10 tonnes, parqué sur le bord de la route (non bitumée) chemin reliant San Estevan à Progresso, à 3 miles du village de San Estevan dans l’Orange Walk District de Belize.  Ce matin là, à la découverte de l’engin, on ne peut que constater que les transferts aériens de cocaïne viennent de prendre une toute autre dimension en effet !

L’engin est un Hawker 125-700, un biréacteur portant l’immatriculation (fausse) N818LD (c’est une immatriculation réelle, mais celle d’un autre appareil à l’évidence. C’est aussi celle d’un autre Hawker retrouvé sous les feuillages le 7 mars 2018 qui précédait au Venezuela (1) : les trafiquants se sont passé le mot, à l’évidence. A l’intérieur de celui d’Orange Walk, tout a été complètement vidé, et on a tenté d’y mettre le feu, mais sans y parvenir, selon la police.

Pour les autorités, c’est un vraie claque, car peu de temps auparavant, en décembre, elles venaient d’inaugurer en grande pompe au Belize Civil Aviation, leur réseau de surveillance aérienne, doté d’une « nouvelle technologie » vantée par les responsables. En fait, c’est une simple application d’ordinateur surveillant les transpondeur à bord des aéronefs, un peu comme FlightRadar. Le hic étant que ça nécessite que l’appareil le mette en marche, ce qui est rarement le cas, on le comprend aisément, des vols illégaux de contrebande de coke !!! Une seule arrivée d’avion chargé de coke vient de ruiner leur communication !!! Le pays ne dispose en effet d’aucun radar !!!

Dans le reportage visible ici,  on comprend mieux ce qui s’est passé ce soir-là ; l’aile droite de l’avion a heurté des branches et l’appareil, roue avant tombée dans le bord de ruine herbeux, s’est immobilisé en travers.

Les traces noires d’une tentative d’incendie sont visibles sous l’aile gauche.

L’avion était destiné à pouvoir redécoller, en fait. On l’aurait comme les autres ravitaillé et il serait reparti une fois son chargement déposé !!! Dernier défi pour les policiers bien dépassés par l’événement et l’audace des trafiquants :« se présente aux responsables de la police bélizienne un défi majeur: comment déplacer le jet de taille moyenne de la route du village, où il est maintenant sous la garde des forces de sécurité du Belize. Bien qu’il soit très probablement encore en état de navigabilité, il n’y aurait aucun pilote au Belize qui pourrait le piloter depuis son emplacement actuel, » note la radio Amandala, qui rappelle que c’était le septième appareil de trafiquants de l’année… et nous n’en étions qu’en avril !

Pour ce qui est de l’appareil lui-même, une fois désembourbé et réparé, un pilote de talent dégoté, il a réussi à redécoller de la même route (chapeau !) pour rejoindre le 26 avril, soit à peine deux jours plus tard, la base de l’ADF Airwing, située à Ladyville sur l’aéroport Philip S. W. Goldson International (appelée aussi Price Barracks chez les militaires).

Plus facile pour lui en effet de se poser sur une piste en dur de 3200 m en effet !

Le 17 janvier 2020, enfin, les autorités de Belize décidaient de se munir d’un radar à 12 millions de dollars. Il était temps !!!

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BELIZE 🇧🇿 (Coke en stock – CCLXXXII): intensification du trafic et police corrompue

Ces deux dernières années (2019 et 2018) les arrivées d’appareils chargés de cocaïne ont augmenté à Belize.
De façon répétée on a retrouvé des vestiges de grosses carcasses d’avions en plein champ, abandonnés incendiés par
les trafiquants, comme au Guatemala voisin, et comme avant eux au Honduras, dont j’ai tenu ici la litanie des arrivées de ce type. Des arrivées de plus en plus nombreuses, non suivies d’arrestations, ni de saisie de drogue, pour la majeure partie d’entre elles. Jusqu’à ce jour d’octobre 2018 où l’on attrape des trafiquants venus attendre un de ces avions chargé de drogue : parmi eux, un responsable de la police, venu nous démontrer par l’exemple le fond du problème dans ce pays essentiellement corrompu à tous les niveaux…
Une apparition soudaine 
En 2015, c’est une visite impromptue et mystérieuse qui intrigue les autorités de Belize. Là on a affaire à un cas particulier car l’avion a atterri sur un aéroport tout ce qu’il y a des plus officiel, le Philip Goldson International Airport celui de Belmopan, vers 5H30 du matin alors que celui-ci ouvre à 6H, sans l’accord des autorités de l’aéroport donc. Problème, depuis, plus personne n’a vu son pilote ni son passager : l’avion a été abandonné sur place Le Piper Seneca PA-34 à  7 places est immatriculé N32812  et d’après son plan de vol il était encore à Managua, au Nicaragua, à environ quatre heures et demie de vol de Belmopan.
Le vol précédent datait du 30 septembre précédent, de Fullerton, à San Jose, en Californie.
Un rapide examen de l’avion montre qu’il n’était pas été équipé de réservoirs supplémentaires pour effectuer des vols plus longs. Mais le 25 octobre précédent il avait fait le trajet Aruba-Belize City (il s’y était rendu le 22). L’avion est depuis le 28 mars 2014, immatriculé au nom d’un pilote américain James A. Stallings d’Irvine, en Californie.
Cela, je vous l’ai décrit ici. Au 28 octobre, l’avion n’avait toujours pas été réclamé par son propriétaire légitime…
L’affaire ne semble par contre n’avoir eu aucune suite : le 25 juillet 2016 on le photographiait revenu aux Etats-Unis, tranquillement venu assister à la grande fête aérienne de la mecque d’OshKosh
Un mois avant, c’est un hélicoptère gris de type BELL-407 qui avait ainsi été abandonné à Blue Creek dans l’Orange Walk District.  Il arborant le numéro d’immatriculation N607AZ, une fausse immatriculation. Il aurait pu s’agir du XA-FMC, repeint plus discrètement
A la fin de l’année 2015, c’est un Cessna qui tente sa chance sur une route non macadamisée sur Spanish Lookout, près de la lagune d’Aguacate…(ici à droite) et que l’on retrouve incendié : il n’en reste que l’empennage de visible. La presse commente de façon ironique : « les détails officiels sont pratiquement inexistants, peut-être parce que la police n’a pas grand-chose à offrir pour le moment« .
Selon News Five « au cours de l’année écoulée, un autre avion qui transportait des stupéfiants avait atterri au même endroit et avait été brûlé » (c’est notre Cessna 210 de l’épisode précédent, retrouvé  à un mile de l’autre !). Le Cessna 210 incendié était immatriculé YV3241. C’est en fait celle d’un hélicoptère Agusta A109C, ex N111TS !!! Rien à voir avec l’original !
Encore raté !
En décembre 2016, encore raté pour la police de Belize. Et en même temps première inquiétude sur l’apparition d’avions bien plus imposants venant visiter régulièrement le pays. Sur une piste clandestine, une de plus, près de la Coastal Road, vers La Democracia, dans le Belize District, on n’a pas trouvé d’avion cette fois  mais de drôles de choses : des bidons énormes, une vingtaine (16 exactement encre pleins de kérozène et 4 vides), de quoi ravitailler un gros avion, donc. Mais aussi des sièges bicolores, de style plutôt anciens, à accoudoirs, repliables et assez hauts, encore juchés sur leurs piétements de tubes, un assortiment de ce qui semble être des tuyaux ou des câbles électrique, voire de la corde, quatre batteries, bref tout ce qui reste d’un vidage complet de gros porteur de type indéterminé. Les sièges sont ceux  d’un Beechchraft 200, signe que l’on est déjà passé au stade supérieur dans le trafic. Selon la population locale, la piste existait depuis trois années au moins ! Sidérant !

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MEXIQUE 🇲🇽 (la narco-politique): l’avenir du Mexique sera-t-il identique à celui du Venezuela ?

La maman d’El Chapo et le Président

le Président Andrés Manuel López Obrador

«Je vous salue, ne descendez pas. J’ai déjà reçu ta lettre. Oui, oui, oui, j’ai déjà reçu votre lettre », répéta l’homme en tendant la main pour serrer la main d’une femme assise à l’intérieur d’un fourgon.

Cela s’est produit à Badiraguato, Sinaloa, le 29 mars. C’était la salutation entre Andrés Manuel López Obrador et María Consuelo Loera Pérez. La scène pourrait être banale, une courtoisie avec un nonagénaire.

Sauf que l’homme est le président du Mexique et que la femme est la mère du trafiquant de drogue le plus connu de la planète: Joaquín Guzmán Loera, El Chapo.

C’est dans cette lettre que la dame demande au président d’intercéder auprès des autorités américaines pour l’autoriser à voyager pour rendre visite à son fils, qui purge une peine à perpétuité dans une prison du Colorado. « Je vais faire la procédure« , a déclaré le président le lendemain, invoquant « des raisons humanitaires« .

Le geste présidentiel a été apprécié mais, connaissant peut-être que la réponse serait positive. la conclusion est significative:

María Consuelo Loera Pérez

« En attendant de continuer à compter sur votre soutien (emphase et emphase sur moi), j’espère que notre Seigneur Jésus-Christ vous illuminera et vous remplira de bénédictions dans cette tâche que le peuple du Mexique vous a assignée« .

Le «soutien» et l’empathie de Andrés Manuel López Obrador ne peuvent être considérés comme mineurs. Les actes d’un chef d’État sont toujours des actes de cet État, d’autant plus s’ils incluent la diligence diplomatique dans le contexte des relations bilatérales les plus importantes du pays. Cela est inexplicable, étant donné que trois jours plus tôt, le 26 mars, le ministère américain de la Justice a inculpé Maduro et 14 autres dirigeants de son régime pour terrorisme de drogue et délits connexes.
En d’autres termes, alors que le gouvernement des États-Unis intensifie sa pression sur le Cartel des Soleils, soutien à la dictature vénézuélienne, le président du Mexique décide d’intercéder auprès de ce même gouvernement au nom de la mère du chef d’un autre cartel, celui de Sinaloa. Incompréhensible pour dire le moins.

Arrestation et libération d’Ovidio Guzmán

Cette approche n’est pas non plus le premier signe de Andrés Manuel López Obrador envers le cartel de Sinaloa et la famille Guzmán. En octobre dernier, à Culiacán, les forces de l’ordre ont arrêté le fils d’El Chapo. Avec une puissance de feu accrue, le cartel a lancé une offensive massive contre l’armée et la police. Ovidio Guzmán a ensuite été libéré sur ordre du président lui-même, véritable capitulation de l’État. Soit dit en passant, Badiraguato est le berceau de Chapo lui-même.

Cela illustre et colore les nouvelles expressions de la narco-politique au Mexique, la constitution définitive du trafic de drogue en tant qu’acteur politique.

Deux structures de pouvoir interagissent avec de plus en plus d’intensité, dans une géographie large, présentant une plus grande capacité de pénétration des institutions publiques.

Séparément, ils ont fait du mal; en combinaison, des ravages.

Le premier est la double nature du système politique. Depuis la transition de 2000, deux ordres contradictoires ont coexisté au Mexique. L’une, fondée sur des institutions nationales démocratiques, adjacente et superposée à une série d’autocraties d’État. C’est «l’autoritarisme infranational», un pacte de complaisance entre les élites régionales, qui maintiennent leurs enclaves, et celles du centre, qui neutralisent ainsi les demandes. Une sorte de décentralisation perverse, sinon illégale.

Le second est l’émergence de nouvelles formes de criminalité organisée. Plus violent et organisé en cellules relativement autonomes, cette conception la rend plus résistante à la coercition du centre. Cela a permis au trafic de drogue de s’emparer des institutions du pouvoir infranational. C’est la collusion de la politique et du cartel, que j’ai appelé un jour l’autoritarisme sous-national « criminel ».

Avec cela, des économies d’échelle ont été développées, un modèle d’affaires ainsi qu’une stratégie de contrôle territorial, une condition qui garantit les profits. Cela ne suffit plus avec les fiefs provinciaux limités, Sinaloa, Chihuahua, Jalisco ou Michoacán. Il faut grandir ou périr, c’est l’impératif, au Mexique et au-delà. Les violences se sont multipliées, les morts sont comptés par dizaines.

Si l’entreprise est transnationale, le marché est mondial.

Ici aussi, le cartel de Sinaloa est le leader de l’industrie. Leur présence est courante dans l’État vénézuélien de Zulia, à la frontière de la Colombie, et le nombre croissant de vols illégaux et de délits collatéraux est une réalité quotidienne. Cela donne à penser qu’une stratégie de fusion de cartels (fusions et acquisitions) sera rationnelle, comme dans de nombreux secteurs de l’économie.

Trafic de drogue et domination, donc, économie d’échelle et contrôle territorial.

C’est un véritable État parallèle qui imprègne et compromet l’intégrité de l’État mexicain lui-même. Les gestes d’Andrés Manuel López Obrador avec la famille Guzmán ne font qu’exacerber le problème, normalisant le cartel de Sinaloa. Avec cela, l’État cesse d’être « de jure« . Il n’y a aucune excuse à cette naïveté. Il ne semble pas que le président perçoive le principal risque de ses actes. Les concessions explicites aux narcos ne servent qu’à nationaliser l’autoritarisme criminel infranational. Si cela se produit, l’avenir du Mexique sera identique à celui du Venezuela, précisément, où l’autoritarisme est national criminel et dont le siège est le palais de Miraflores lui-même.

L’enjeu est d’une importance vitale et au-delà du Mexique. Il s’agit de déterminer si la présence du trafic de drogue dans la politique de la région et sa politique en matière de drogue, est légitime. Si la réponse est oui, l’Amérique latine, autrefois appelée «zone de paix» lors d’un sommet régional, n’aura pas la paix et, bien sûr, encore moins la démocratie.

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NARCONEWS (Mexico 🇲🇽): las utimas del dia 12 de abril de 2020

Carteles como el Cártel Jalisco Nueva Generación, C.D.G y otros raparten despensas

Posted: 12 Apr 2020 09:25 AM PDT

Polémica se a desatado en los sitios de redes sociales entre los que aplauden y los que justifican mientras otros inconformes lamentan la facilidad por las despensas que los carteles reparten.

Carteles como el Cártel Jalisco Nueva Generación, C.D.G y otros raparten despensas

Con la que los grupos criminales coptan el interes de los pobladores, algunos ante el abandono del gobierno reconocen que no les queda mas que aceptar lo que concientes de quienes son los benefactores sirve para alimentar los hogares ante la inactividad comercial en estos pueblos.

En medio de la crisis sanataria y económica que atraviesa México, el Cártel Jalisco Nueva Generación (CJNG) se convierte en el tercer grupo criminalconocido que reparte productos alimenticios para congratularse como benefactores ante la población en el país.

Con anterioridad ya se habían registrado estas acciones por parte del grupo delictivo Los Viagras, en Michoacán y el Cártel del Golfo, en Tamaulipas, pero ahora el CJNG no quiso quedarse atrás con las acciones altruistas, entonces hizo lo mismo que sus antagónicos.

Acorde con información que circula en redes sociales, en el municipio de Cuautilán, ubicado al sur del estado de Jalisco, se desplazaron caravanas de presuntos integrantes del CJNG con camionetas llenas de despensas para los habitantes de la zona.

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Estas despensas fueron entregadas a la población a nombre de “El Señor de los Gallos”, otro apodo con el que se conoce al máximo líder del Cártel Jalisco Nueva Generación, Nemesio Oseguera Cervantes, mejor conocido como “El Mencho”.

De acuerdo a las imágenes que circulan en redes sociales, en las despensas repartidas entre los lugareños se pueden leer etiquetas con la leyenda: “El Señor de los Gallos. Mencho. Con el pueblo”.

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Tres médicos del IMSS fueron ejecutados en Puente de Ixtla, Morelos

Posted: 12 Apr 2020 08:56 AM PDT

PUENTE DE IXTLA, Mor.– Tres médicos especialistas que prestaban sus servicios en el Instituto Mexicano del Seguro Social (IMSS).

Tres médicos del IMSS fueron ejecutados en Puente de Ixtla, Morelos

Fueron asesinados en la carretera Tehuixtla-Tilzapotla, en el municipio de Puente de Ixtla, al sur de Morelos.  El reporte sobre el asesinato de Gerardo, de 44 años, Luis de Jesús y Óscar, de 51, fue recibido a las 10:50 de la noche del viernes por la policía.  El ataque ocurrió en el exterior de una vivienda acondicionada como depósito de cervezas y bebidas alcohólicas en la colonia La Presa de la comunidad Tilzapotla.

Las autoridades forenses acudieron a realizar el embalaje de diversos casquillos percutidos.  Según el reporte, los tres médicos regresaban de prestar sus servicios en la zona y a las 4 de la tarde “decidieron ingerir algunas bebidas en el lugar donde más tarde serían asesinados”.

Cuando se vino la noche, un comando armado abrieron fuego en contra de los médicos y, según las autoridades, después robaron sus pertenencias, entre otras un vehículo marca Mercedes Benz, en el que se transportaban.

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Hasta el momento, “la principal línea de investigación difundida por las autoridades es el robo del vehículo”, dijeron las autoridades.

No obstante, “se realizan las indagatorias a fin de corroborar si la agresión armada se deriva de algún tipo de resistencia de las víctimas y si pudiera existir algún otro móvil que generara los hechos de violencia”, informó el Gobierno del Estado.

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Hallaron decapitado a periodista Víctor Fernando Álvarez en Guerrero

Posted: 12 Apr 2020 08:26 AM PDT

La Fiscalía General del Estado de Guerrero confirmó que fue hallado el periodista Víctor Fernando Álvarez Chávez.

Reportado como desaparecido el pasado 2 de abril, sin embargo lo encontraron decapitado.  En un comunicado, el órgano autónomo detalló que el miércoles 8 de abril fue localizada una extremidad cefálica, en la calle Olímpica, a un costado de la Escuela Secundaria N.10, en Ciudad Renacimiento, municipio de Acapulco.

Tras realizarse los dictámenes forenses y periciales en genética se ha comprobado que dicho miembro humano tiene correspondencia con la identidad de Víctor Fernando “N”, desaparecido en la zona sub-urbana del municipio de Acapulco, de quien fue emitida su ficha de búsqueda luego de la denuncia interpuesta por los familiares en la Agencia del Ministerio Público en Renacimiento.

Tras realizarse los dictámenes forenses y periciales en genética se ha comprobado que dicho miembro humano corresponde con la identidad del periodista desaparecido en la zona suburbana del puerto.

“Las investigaciones continúan de acuerdo a la carpeta de investigación iniciada, para localizar y detener a él o los probables responsables de este lamentable homicidio”, indicó la Fiscalía.

Había sido amenazado

Organizaciones a favor de la libertad de expresión denunciaron la desaparición del periodista de Acapulco, en el sureño estado mexicano de Guerrero, una semana después de que una reportera fuera asesinada en el este del país.

Reporteros sin Fronteras (RSF) dijo en Twitter que “ha tenido conocimiento de la desaparición el 2 de abril del periodista Víctor Fernando Álvarez en Acapulco del (diario) digital Punto x Punto Noticias”.

Por su parte, la organización Artículo 19 dijo que Álvarez había sido amenazado “días antes de su desaparición por la delincuencia organizada en el puerto de Acapulco”.

Artículo 19 exigió una buena coordinación de autoridades “para garantizar la inmediata localización con vida del periodista”.

Según la organización defensora de la libertad de expresión Artículo 19, desde el año 2000 han sido asesinados en México más de 130 periodistas, en medio de una escalada de la violencia vinculada al narcotráfico.

Desde la primera semana de enero ocurrió el asesinato de un comunicador. Un locutor de radio mexicano que había desaparecido a fines del año pasado fue hallado muerto en el occidental estado Michoacán, informaron autoridades, una zona que ha sido fuertemente azotada por la violencia asociada al crimen organizado.

Fidel Ávila, quien tenía 46 años cuando desapareció y trabajaba en la estación radial michoacana “Ke Buena”, se convirtió en el primer comunicador asesinado este año en México, donde el 2019 se registraron al menos 15 periodistas muertos, según organizaciones defensoras de derechos humanos.

Aún no es clara la relación entre el crimen y la labor periodística de Ávila. El presidente de la Asociación Michoacana de Periodistas, Álvaro García, dijo a una televisora local que en esa zona “la actividad delictiva está a su máxima expresión (…) y siempre se está en constante riesgo”.

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La desaparición del comunicador en México, uno de los países más peligrosos para ejercer el periodismo, ocurre pocos días después de que María Elena Ferral, reportera del local Diario de Xalapa y directora del periódico digital Quinto Poder, fuera asesinada a balazos en la localidad de Papantla, en el norte de Veracruz.

Ferral había denunciado múltiples amenazas de muerte y de agresiones por parte de personajes de la política local de la zona donde ejercía su labor.

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La narcoviolencia en viernes santo deja catorce muertos en León y Salamanca

Posted: 11 Apr 2020 09:19 PM PDT

LEÓN, Gto. – En plena cuarentena por la pandemia del coronavirus y en viernes santo, Salamanca y León vivieron horas de extrema narcoviolencia en las que 14 personas fueron asesinadas.

La narcoviolencia en viernes santo deja catorce muertos en León y Salamanca

En León, cuatro hombres que se encontraban conviviendo en un terreno en la colonia Lomas de Echeveste murieron acribillados por civiles armados.  Los cuatro ya fueron identificados, según informó la Fiscalía General del Estado; entre ellos hay dos jóvenes de 18 años, así como un hombre de 33 y otro de 39.

Fueron atacados mientras bebían junto a un arroyo, entre las calles Armadillo y Leopardo de la referida colonia, casi a las 8 de la noche del viernes.  Los responsables del ataque habrían llegado al lugar en dos vehículos, una camioneta RAM roja y un auto Stratus gris.

En otro hecho, policías municipales de esa ciudad abatieron a dos hombres en una persecución, después de que éstos presuntamente asaltaron una gasolinera en el bulevar Aeropuerto, en la salida a la carretera León-Irapuato.

La Policía fue avisada del robo a despachadores de la gasolinería por parte de dos hombres que se trasladaban a bordo de una motocicleta roja con negro, que huyeron hacia el bulevar Delta y tomaron a La Luz, por donde fueron vistos por agentes de Tránsito que se sumaron a la persecución.

A la altura de estos bulevares, los presuntos asaltantes habrían disparado contra los agentes de Tránsito, quienes estaban desarmados, de acuerdo con el reporte de la Secretaría de Seguridad Pública.

En la persecución, los policías municipales intentaron bloquear el paso de los motociclistas, pero éstos continuaron hasta un punto de la colonia Paraíso Real, donde el conductor perdió el control de la moto y cayó hacia un canal.

“Ambos perdieron la vida y aparentemente presentan lesiones provocadas por arma de fuego”, se informó en un comunicado de la SSP de León.

En imágenes de @Seguridad_Leon se aprecia la persecución a un par de sujetos que asaltó una gasolinera sobre Bulevar Aeropuerto. Tras meterse en sentido contrario e incluso disparar a Tránsitos y policías, los sujetos cayeron a una guarnición y perdieron la vida.
Vía Mpio León pic.twitter.com/rjVmMRMGVq

— ElPipila (@elpipila_mx) April 12, 2020

Ya pasadas las 10 de la noche, otro hombre, al que se identificó como Luis Enrique, de 23 años, quedó gravemente herido al recibir un disparo en la cabeza sobre las calles Madre Patria y Madre Patricia de la colonia 10 de Mayo, por hombres a bordo de una motocicleta.

Luis Enrique fue llevado al hospital, donde murió a consecuencia de las heridas un par de horas después.

En la madrugada, la Policía recibió el reporte de un cuerpo en la vía pública; estaba en la esquina de las calles Aristóteles y Hegel de la colonia Ampliación Soledad

El cuerpo corresponde a un hombre, se le encontró sangre en la cabeza.

En Salamanca, la Fiscalía registró los homicidios de seis personas, así como las heridas a una mujer en uno de los incidentes.

Una de las víctimas fue encontrada en un terreno de cultivo en la calle Paseo Río Lerma de la colonia San Juan de la Presa.

Elementos de la Agencia de Investigación Criminal indicaron que se trata de un hombre, mismo que presentó heridas de bala. Su identidad aún no ha sido determinada.

Otro cuerpo fue abandonado y envuelto en bolsa de plástico de color negro en la calle Paseo Río Lerma, en la Zona centro.

El sexo de la víctima no pudo ser determinado por las condiciones en las que se encontró el cadáver.

Cerca de las 8 de la noche, dos hombres fueron encontrados muertos, ambos por disparos, uno de ellos dentro de una camioneta Lincoln Navigator y el otro sobre el arroyo de la calle, a un costado del vehículo.

Otro reporte se hizo por el asesinato de un hombre, aparentemente apuñalado, dentro de una casa en la calle Niños Héroes del centro de la ciudad.

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La Agencia de Investigación Criminal indicó que, al inspeccionar la casa, encontraron los cristales de la puerta de entrada rotos y las cosas de una habitación de la planta alta desordenadas.

Finalmente, personal de un hospital de la ciudad informó a la Fiscalía sobre el ingreso de un hombre con heridas de bala, quien murió cuando era atendido. El hombre tenía 33 años.

Además, con la víctima ingresó una mujer de 25 años, también herida de bala, que se encuentra internada y es reportada como estable.

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FOTO: Emma Coronel presume el pequeño tamaño de duraznito de Chapo en su cama

Posted: 11 Apr 2020 08:46 PM PDT

Durante las audiencias en contra de el narcotraficante mexicano Joaquín “El Chapo” Guzmán, quien después fue declarado culpable y condenado a cadena perpetua.

FOTO: Emma Coronel presume el pequeño tamaño de duraznito de Chapo en su cama

Emma Coronel presume el «pequeño» tamaño de su «Duraznito» con prohibida foto en su cama,  La mujer que acaparó la mayor parte de la atención fue su actual esposa Emma Coronel, quien ha dado mucho de qué hablar a través de las redes sociales.  En repetidas ocasiones, se ha comentado que la ex reina de belleza resultó “poco afectada” por lo que le pasaba al ex líder del Cártel de Sinaloa.

Una muestra de eso, fue una fotografía que Emma Coronel compartió en su cuenta de Instagram.  Misma que según el portal Chicas de México, causó furor entre muchos usuarios de internet.  En la publicación de la esposa del narco sinaloense, se puede ver a Emma acostada en sobre la cama mientras se tapa la cara haciendo la seña de “amor y paz”, haciendo que muchos de sus fans se vuelvan a enamorar de su belleza y sensualidad.

La fotografía que ha dado la vuelta al mundo a través de las redes sociales, deja ver a la ex reina de belleza con unos leggins de la marca Calvin Klein de color negro que definen a la perfección su pequeño “durazno” y con una blusa de manga manga larga.

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Los comentarios de los seguidores de la esposa de “El Chapo” no se hicieron esperar y alegaron en repetidas ocasiones su hermosa figura, además de reconocer que no necesita mostrarse desnuda para llamar la atención de las personas.

Otras de las cosas que también llamó la atención de los seguidores de Emma Coronel, fue que compartió una página en la que se postean fotografías de mujeres que los hombres consideran “guapas”.

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Ella es ‘La Cecy’ cabecilla del Cartel de Jalisco: el terror de la peligrosa Unión Tepito

Posted: 11 Apr 2020 08:12 PM PDT

‘La Cecy’ tiene 51 años y la noche del 10 de abril usaba un vestido negro, un collar del mismo color, y zapatos de tacón.

Ella es ‘La Cecy’ cabecilla del Cartel de Jalisco el terror de la peligrosa Unión Tepito

No tenía miedo: con un arma amenazó a las autoridades que intentaban detenerla. Es acusada por ser una de las presuntas líderes de célula del Cártel Jalisco Nueva Generación (CJNG).  En las últimas horas de este viernes, María del Carmen Albarrán García, mejor conocida como ‘La Cecy’, fue arrestada en la alcaldía Venustiano Carranza de la Ciudad de México por la Policía de Investigación (PDI).

En su carpeta de investigación incluyen los delitos contra la salud, portación de arma de fuego, y cohecho. Se le encontró medio kilogramo y diferentes dosis de cristal o metanfetamina y un arma.  La Fiscalía General de Justicia (FGJ) de la Ciudad de México identificó a Albarrán como líder de una célula delictiva con presencia en las alcaldías Venustiano Carranza, Cuauhtémoc, Gustavo A. Madero, y Azcapotzalco.

VÍDEO: Así detuvieron a « La Ceci » trabajadora del Mencho del “Cartel Jalisco Nueva Generación” pic.twitter.com/d6EDdMJ16k

— El Blog del Narco (@mundonarcocom) April 11, 2020

Así como en los municipios de Ecatepec, Texcoco, y Nezahualcóyotl, en el Estado de México.  En la colonia Moctezuma Primera Sección conducía un Chevrolet Aveo, poseía metanfetaminas para su distribución, y la pistola con la que amenazó a los elementos de la PDI, adscritos a la Fiscalía Especial de Investigación para la Atención del Delito de Secuestro, denominada Fuerza Antisecuestro.

La coordinación de la Secretaría de Seguridad Ciudadana (SSC) y el Centro Nacional de Inteligencia (CNI), agentes de la Policía de Investigación (PDI) de la FGJ lograron la captura de la integrante del CJNG, una de las principales fuentes para la manufacturación y distribución de metanfetaminas, además de heroína.

El gobierno de Estados Unidos anunció en marzo de este año la detención de más de 600 miembros del Cártel de Jalisco Nueva Generación (CJNG), en el marco de una gran operación antidroga.

La operación anunciada por el Departamento de Justicia y la Agencia Antidrogas Estadounidense (DEA), llamada Proyecto Pitón (Project Python), es fruto de seis meses de investigaciones que se saldaron con más de 600 arrestos, 350 acusaciones y el decomiso de grandes cantidades de droga y dinero.

“El Proyecto Python es hasta ahora el golpe más duro asestado por las autoridades de Estados Unidos en contra del CJNG y esto es solo el comienzo”, dijo el Administrador Uttam Dhillon.

Con los hermanos Oseguera González ante el riesgo de cumplir penas de al menos 20 años en EEUU, el camino para ganar el mando del CJNG queda despejado para Hugo Gonzalo Mendoza Gaytán, “El Rey Sapo”, quien se habría convertido en el hombre de confianza de Nemesio Oseguera Cervantes “El Mencho”.

Un informe de la Administración para el Control de Drogas (DEA por sus siglas en inglés) del 17 de mayo de 2019, señaló a “El Sapo” o “El Rey Sapo», como uno de los miembros principales del CJNG y segundo al mando.

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Mendoza Gaytán es considerado responsable de secuestros y numerosos asesinatos en el país. Controla la plaza o esfera de influencia de Puerto Vallarta, Jalisco, uno de los principales bastiones de la organización criminal.

“El Sapo” tiene actualmente 34 años y está siendo investigado por las autoridades estadounidenses. Es un operador con un perfil violento, a quien algunas autoridades atribuyen la expansión del mismo cártel con el que le han señalado vínculos. Su objetivo parece el ser ampliar su presencia en distintos estados mediante el sometimiento de las estructuras criminales locales.

Según expertos en temas de narcotráfico, el también llamado “Sapo”, a secas, es el brazo derecho y persona de confianza de “El Mencho”, además de ser responsable del reclutamiento y adiestramiento de nuevos integrantes de la organización criminal.

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La nueva orden del Mencho a sus sicarios: CJNG reparte despensas a los pobres por coronavirus

Posted: 11 Apr 2020 07:52 PM PDT

A medida que México lucha para sacar a su economía de la crisis del coronavirus, los cárteles de la droga están ganando apoyo local al distribuir alimentos a las familias pobres en cuarentena.

La nueva orden del Mencho a sus sicarios CJNG reparte despensas a los pobres por coronavirus

En los últimos días han aparecido videos de integrantes del crimen organizado que entregan bienes esenciales a los mexicanos afectados por la emergencia sanitaria en las regiones más pobres del país.   

En Tamaulipas, el Cártel del Golfo supuestamente distribuyó comida a los pobres de Matamoros y Ciudad Victoria, municipios con una presencia establecida de la organización.

Cuando supo de la noticia, el gobierno estatal informó que indagarían los hechos.  La cuestión de entregar paquetes de alimentos es una táctica tan antigua como el propio narcotráfico. En México los sicarios se presentan habitualmente a la gente como “benefactores” y agentes del poder local, inicialmente sin pedir nada a cambio.

Los líderes criminales saben bien que para “gobernar” necesitan cuidar a las personas en su territorio, y lo hacen explotando situaciones vulnerables para su ventaja. A los ojos de cada persona, los grupos delictivos tienen mil y un rostros.

Esta semana, integrantes de Los Viagras repartieron decenas de despensas a los pobladores de la comunidad de Acahuato, municipio de Apatzingán (Michoacán). Un video revelado por elblogdelnarco.com mostró a hombres armados en una camioneta pick up con la batea llena de despensas.

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La grabación registró alrededor de 300 pobladores de la región recibir los insumos por parte de “El Señor de la Virgen”. “De la mera gente de la Virgen les vienen a regalar una despensa a cada uno. Son los que mandan aquí”, dice uno de los sujetos.

En Apatzingán y otros municipios de Tierra Caliente todos los días suceden robos de tráileres que transportan abarrotes hasta alimentos del campo. En la ciudad de Buenavista por ejemplo, los comerciantes y productores del campo son obligados a comprar a la delincuencia el producto de sus robos.

La dureza de las imágenes revela además la falta de apoyo del gobierno por el trance que sufre el país por COVID-19, que ha dejado 3,488 contagiados y 233 muertos.

La formula por congraciarse con la población a través de la imagen de narco benefactor fue replicada por el Cártel Jalisco Nueva Generación, responsable de desordenar el país.

El reparto ocurrió en el municipio de Cuautitlán, Jalisco, donde por años decenas de familias han sido desplazadas por hombres armados. Los apoyos fueron entregados a la población bajo la leyenda “El Señor de los Gallos, Mencho, con el pueblo”.

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Las imágenes publicadas de despensas en bolsas de plástico, provocaron en redes sociales un creciente descontento social, debido a que los cárteles reparten ayuda con total impunidad del gobierno.

La distribución de despensas y juguetes en Jalisco, por parte de Nemesio Oseguera Cervantes, “El Mencho”, es una práctica común para ganar el apoyo de la población, y para mostrar fuerza a enemigos. Sin embargo, no se descarta un montaje por parte de grupos del narco.

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Todo sobre la mamá de Joaquín Guzmán Loera, El Chapo y la narcopolítica

Posted: 11 Apr 2020 07:31 PM PDT

La Mama de El Chapo y la narcopolítica, “Te saludo, no te bajes. Ya recibí tu carta. Sí, sí, sí, ya recibí tu carta”, repitió el hombre mientras extendía su brazo para estrechar la mano de una mujer sentada dentro de una camioneta.

Todo sobre la mamá de Joaquín Guzmán Loera, El Chapo y la narcopolítica

Ocurrió en Badiraguato, Sinaloa, el pasado 29 de marzo. Así fue el saludo entre Andrés Manuel López Obrador y María Consuelo Loera Pérez.  La escena podría ser trivial, una cortesía con una nonagenaria. Si no fuera que el hombre es el presidente de México y la mujer es la madre del narcotraficante más notorio del planeta: Joaquín Guzmán Loera, El Chapo.

Y si no fuera que en dicha carta la señora le pide al Presidente que interceda ante las autoridades estadounidenses para que le autoricen viajar a visitar a su hijo, quien cumple una condena de por vida en un penal de Colorado.  “Voy a hacer el trámite”, aseguró el presidente al día siguiente invocando “razones humanitarias”.

El gesto presidencial fue agradecido pero de antemano, quizás a sabiendas de una respuesta positiva. Nótese: “En espera de seguir contando con su apoyo (énfasis y subrayado míos), le deseo que nuestro Señor Jesucristo lo ilumine y lo colme de bendiciones en esa tarea que el pueblo de México le asignó”, concluye la misiva.

El “apoyo” y la empatía de López Obrador no pueden ser considerados como algo menor. Las acciones de un Jefe de Estado son siempre actos de ese Estado, más aún si comprenden una diligencia diplomática en el marco de la relación bilateral más importante del país. Ello es inexplicable, considerando que tres días antes, el 26 de marzo, el Departamento de Justicia de Estados Unidos imputó a Maduro y otros 14 jerarcas de su régimen por narcoterrorismo y crímenes afines.

Nuevo vídeo donde AMLO saluda a la mamá del Chapo durante visita a Badiraguato pic.twitter.com/jIxpDBXFyd

— El Blog del Narco (@mundonarcocom) March 30, 2020

En otras palabras, mientras el gobierno de Estados Unidos intensifica su presión sobre el Cartel de los Soles, sostén de la dictadura venezolana, el presidente de México decide interceder ante ese mismo gobierno en nombre de la madre del capo de otro cartel, el de Sinaloa. Incomprensible por decir lo menos.

Dicho acercamiento tampoco es la primera señal de López Obrador hacia el Cartel de Sinaloa y la familia Guzmán. En octubre pasado, en Culiacán, las fuerzas del orden apresaron al hijo del Chapo. Con mayor poder de fuego, el cartel lanzó una ofensiva masiva contra el ejército y la policía. Ovidio Guzmán fue entonces liberado por orden del propio Presidente, una verdadera capitulación del Estado. A propósito, Badiraguato es ciudad natal del mismísimo Chapo.

Ello ilustra y colorea las nuevas expresiones de la narcopolítica en México, la definitiva constitución del narcotráfico como actor político. Dos estructuras de poder interactúan cada vez con más intensidad, en una amplia geografía y exhibiendo mayor capacidad de penetración de las instituciones públicas. Separadamente han hecho daño; en combinación, estragos.

La primera es la naturaleza dual del sistema político. Desde la transición de 2000, han coexistido en México dos órdenes contrapuestos. Uno, basado en instituciones nacionales democráticas, colindante con, y superpuesto a, una serie de autocracias estaduales. Se trata del “autoritarismo subnacional”, un pacto de conveniencia entre las elites regionales, que conservan sus enclaves, y las del centro, que así neutralizan demandas. Una suerte de descentralización perversa, sino ilegal.

La segunda es el surgimiento de nuevas formas del crimen organizado. Más violento y organizado en células relativamente autónomas, dicho diseño lo ha hecho más resistente a la coerción del centro. Ello ha permitido al narcotráfico capturar las instituciones del poder subnacional. Es la colusión de la política y el cartel, alguna vez lo llamé autoritarismo “criminal”-subnacional.

Con ello se desarrollaron economías de escala, un modelo de negocios tanto como una estrategia de control territorial, condición que garantiza las utilidades. Ya no alcanza con los limitados feudos provinciales, Sinaloa, Chihuahua, Jalisco, o Michoacán. Crecer o perecer es el imperativo, en México y más allá. La violencia se ha multiplicado, los muertos se cuentan de a docenas.

Si el negocio es transnacional, el mercado es global. Aquí también el Cartel de Sinaloa es el líder de la industria. Su presencia es rutina en el estado venezolano de Zulia, fronterizo con Colombia, por ejemplo, incluyendo una creciente cantidad de vuelos ilegales y delitos colaterales. Lo cual sugiere que una estrategia de fusión de carteles (M&A, mergers and acquisitions) será lo racional, al igual que en tantos sectores de la economía.

Narcotráfico y dominación, entonces, economías de escala y control territorial. Se trata de un verdadero Estado paralelo que permea y compromete la integridad del propio Estado mexicano. Los gestos de López Obrador con la familia Guzmán no hacen más que exacerbar el problema, normalizan al Cartel de Sinaloa. Con ello, el Estado deja de ser “de Derecho”.

En esto no hay excusa para la ingenuidad. No parece ser que el Presidente perciba el principal riesgo de sus acciones. Concesiones explícitas a los narcos solo sirven para nacionalizar el autoritarismo criminal-subnacional. Si ello ocurre el futuro de México será Venezuela, justamente, donde el autoritarismo es criminal-nacional y su casa matriz es el propio Palacio de Miraflores.

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Lo que está en juego es de vital importancia y más allá de México. Se trata de determinar si la presencia del narcotráfico en la política de la región, la narcopolítica, es legítima. Si la respuesta es afirmativa, América Latina, alguna vez llamada “zona de paz” en una cumbre regional, pues no tendrá paz y, desde luego, mucho menos democracia.

López Obrador y sus seguidores siempre hablan de “Cuarta Transformación”, “cambio de régimen” y otros slogans similares. Paradójicamente tal vez el cambio esté ocurriendo, ya sea por acción o por omisión, por diseño o por indolencia. Sin duda que no es un cambio deseable.

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Ejecutan a tres hermanos en siembra de amapola en Mocorito, Sinaloa

Posted: 11 Apr 2020 07:14 PM PDT

Culiacán, Sin.- En un predio agrícola, entremezclado con siembras de amapola, ubicado cerca del poblado del Potrero de los Sánchez, en el municipio de Mocorito.

Ejecutan a tres hermanos en siembra de amapola en Mocorito, Sinaloa

Fueron localizados los cuerpos de tres hermanos, quienes fueron asesinados con disparos de armas de fuego.  La Policía Municipal de Mocorito atendió un reporte ciudadano sobre disparos de armas de fuego entre Potrero de los Sánchez y la comunidad de Zapotillo, por lo que al acudir, encontraron los cuerpos de tres hombres.

Según los datos recabados por los agentes, las víctimas fueron identificados en forma extraoficial como los hermanos Jacobo “N”, Ricardo “N” y Walterio “N”, por lo que se notificó del hallazgo a la Fiscalía General del Estado para que abra una carpeta de investigación.

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Los cuerpos de las tres personas, presuntamente vecinos del poblado de Potrero de los Sánchez, se encontraron entre las siembras agrícolas y de amapola, por lo que personal del Ejército cercó el área.

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El día en que “El R-18”, con 150 pistoleros y 50 camionetas y amedrentó al Mencho

Posted: 11 Apr 2020 06:14 PM PDT

El día en que “El R-18”, con 150 pistoleros y 50 camionetas, estuvo a punto de matar a ‘El Mencho’ líder del CJNG por orden de “El Mayo” y “El Chapo”.

El día en que “El R-18”, con 150 pistoleros y 50 camionetas y amedrentó al Mencho

Se mantiene en la memoria de muchos, pues es el día en que casi acaban con uno de los lugares criminales más emblemáticos del narcotráfico en México.  En 2015 Jorge Raúl Rosales Cristerna, alias “El R-18”, fue el hombre que quería matar a Nemesio Oseguera Cervantes «El Mencho», jefe del Cártel Jalisco Nueva Generación (CJNG), por órdenes de Ismael “El Mayo” Zambada y “El Chapo” líderes del peligroso Cártel de Sinaloa.

El ataque se dio como resultado de la pugna entre el CJNG y el Cártel de Sinaloa, del que antes formaba parte Oseguera Cervantes. Medios mexicanos reseñaron esta historia en agosto de 2016 cuando reportaron el supuesto encuentro entre Jorge Raúl Rosales Cristerna, alias “El R-18”, con miembros de La Familia Michoacana.

El plan para matar a “El Mencho”

La reunión fue con la finalidad de llegar a un pacto para acabar con «El Mencho» y otros integrantes de ese cártel rival. La alianza consistía en acabar con «El Mencho» y hacer una limpia de varios miembros de su cártel, los cuales, cobraban derecho de piso a comerciantes y cometían otros delitos.

El plan era atacar a Oseguera Cervantes, en medio de una asamblea en la colonia La Estancia, en Zapopan, Jalisco, en donde tenía el control del terreno en el mercado de los estupefacientes. Para el ataque, se requirieron aproximadamente 150 pistoleros, llegaron a la zona en 50 camionetas.

El día que El R-18 estuvo a punto de matar a El Mencho líder del CJNG

El Mencho logró escapar de sus atacantes, pero 20 de sus sicarios fueron ejecutados en la escena. Aunque versiones extraoficiales indican que el saldo total del ataque fue de 50 hombres muertos, sin duda un golpe dura para el CJNG que se vio superado durante el operativo de “El R-18”.

La detención de “El R-18”

“El R-18” fue detenido en mayo del 2018 por delitos relacionados con el narcotráfico, en la actualidad permanece detenido en el penal de máxima seguridad del Altiplano, en el Estado de México, no pudo cumplir su objetivo de matar a “El Mencho”, sin embargo, es el hombre que ha estado más cerca de hacerlo.

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Rosales Cristerna es señalado de participar en la disputa de la plaza de la región en contra del CJNG, lo que detonó la violencia en el estado de Colima. Tras la Captura del ‘R-18’, Rafael Félix, apodado ‘El Changuito Antrax’, escapó del penal de Culiacán, junto con otros integrantes del Cártel de Sinaloa.

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FRANCE 🇫🇷 (Pénurie, hausse des prix et risques de violences): comment le confinement déstabiliserait le trafic de drogue

La contrôleuse générale Stéphanie Cherbonnier, patronne de l’OFAST évoque l’impact du confinement sur le trafic, et les modifications récentes du marché de la cocaïne en France.

Quels sont les effets du confinement sur le trafic de drogue ?

La distribution est devenue compliquée pour les dealers, et les consommateurs ont des difficultés pour s’approvisionner, car chaque présence sur la voie publique devient suspecte. Les vendeurs changent donc leur manière de travailler et peuvent utiliser le fret postal, la vente sur Internet, les livraisons à domicile. Ces changements, nous les surveillons, car on ne peut pas exclure l’émergence de violences entre groupes criminels, pour s’approprier le stock d’un rival ou récupérer des points de deal de concurrents qui n’ont plus rien à vendre…

Les produits commencent donc à manquer ?

L’approvisionnement, notamment en cannabis, s’est beaucoup tari. Les routes du Maroc ont été fermées, les contrôles routiers sont renforcés en Espagne et en France. La résine a plus de mal à remonter par les filières classiques, même si le fret routier continue à circuler. Nous constatons une hausse de près de 30 % à 40 % du prix du kilo et la barrette coûte désormais 15 à 20 euros. Il faut toutefois se méfier, car les trafiquants innovent.

Qu’en est-il de la cocaïne ?

Le prix a bondi de près de 30 %, car l’approvisionnement est perturbé par l’arrêt du trafic aérien. Les routes maritimes restent ouvertes, donc nous devons rester vigilants. Et préparer la levée du confinement car les trafiquants auront de la marchandise à écouler.

Plusieurs importantes saisies de cocaïne destinées au marché national ont récemment eu lieu en France… Comment l’expliquer ?

En Europe et en France particulièrement, le prix de la cocaïne est de 30 ou 35 000 euros le kg ( NDLR : contre environ 15 000 euros aux États-Unis ). C’est un marché intéressant pour les trafiquants, avec un prix au gramme à la revente qui est habituellement de 70 euros en France, et environ 600 000 consommateurs. Depuis deux ans, la quantité de cocaïne qui entre en France est en hausse. Il y a deux vecteurs d’approvisionnement : le portuaire, avec des malfaiteurs très inventifs − à Bordeaux, 700 kg étaient dissimulés dans du bois − et l’aérien avec des mules depuis la Guyane.* En 2018, ce sont 2 tonnes 400 qui ont été saisies, soit 10 à 20 % de la cocaïne qui arrive en France. Au total, on estime que 10 % de la marchandise qui entre sur le territoire est saisie.

L’autre nouveauté des saisies récentes, c’est la pureté de la cocaïne. Que cela signifie-t-il ?

La cocaïne qui arrive en France est de plus en plus pure. Elle est moins coupée, car elle transite par moins d’intermédiaires… La pureté de la cocaïne démontre l’évolution du marché et des organisations criminelles en France, désormais capables de fonctionner directement avec les producteurs. Mais toute la cocaïne qui arrive sur notre territoire n’est pas forcément destinée à la France. Elle peut être dispatchée, en Europe du nord par exemple.

Vos saisies démontrent donc que des organisations criminelles françaises peuvent désormais importer pour plusieurs millions d’euros de cocaïne ?

C’est évident, pour importer de telles quantités de cocaïne, il faut des professionnels avec une surface financière qui rassure les producteurs sud-américains, des capacités de stockage, des compétences pour réceptionner la marchandise, la distribuer. Il y a donc des structures criminelles de haut niveau, mais elles ne sont pas forcément franco-françaises. On peut penser que des Français sont alliés à d’autres groupes criminels.

De telles organisations peuvent-elles être combattues uniquement grâce à des saisies de drogue ?

On ne peut pas s’en contenter, car une saisie n’entrave qu’un temps une organisation criminelle, sans pour autant la désorganiser. Dans chaque enquête de haut niveau, on doit aussi se concentrer sur le volet financier, la structure de blanchiment du réseau et le patrimoine des trafiquants. La mission de l’Ofast englobe aussi ce volet financier et on s’appuiera sur l’expertise de nos partenaires, dont l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière. Les stups, c’est ce qui rapporte le plus d’argent. Le marché est évalué à 3 milliards d’euros par an. Or seulement 10 % des avoirs criminels sont saisis dans les enquêtes pour trafics de stupéfiants (un peu plus de 70 millions d’euros en 2019), ce n’est pas assez. L’objectif est de faire évoluer les méthodes d’investigation : lutter contre le trafic, mais aussi contre les réseaux de blanchiment.

On peut donc penser que ce n’était pas le cas à l’OCRTIS ?

L’objectif est désormais d’allier les forces de tout le monde, avec en chef de file l’Ofast, et de partager le renseignement criminel afin de cibler les plus gros trafiquants, mais aussi de démanteler les trafics au niveau local. C’est aussi pour cela que la gendarmerie et les douanes sont intégrées à l’Ofast. Et aujourd’hui, on constate que l’on engrange de l’information qui génère des affaires. Même si parfois l’efficacité implique de la discrétion, la culture du secret ne peut pas être érigée en principe.

Au sujet des affaires qui ont secoué l’OCRTIS, quelle est votre politique concernant les indics et les livraisons surveillées ?

Les livraisons surveillées, on continue d’en faire, mais dans un cadre juridique très strict, validé et contrôlé par les magistrats depuis la loi de mars 2019 de programmation pour la justice. Quant aux sources, pour lutter contre les stupéfiants, c’est vital, même si ce n’est pas suffisant. Mais le contrôle de la gestion des indics a été renforcé en 2019 : la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a interdit aux chefs de service de gérer des informateurs. En tant que patronne de l’Ofast, je ne gérerai pas d’indics. Mon rôle est de m’interroger sur le positionnement de nos sources, leur intérêt, puis de les contrôler.

Avec le Parisien

*Sur place, on mesure désormais la relative inefficacité des politiques menées. « Nos collègues magistrats sont lucides, avance le commissaire Nussbaum. Ils constatent qu’en la matière, la répression n’est peut-être pas la seule solution. » Délaisser la lutte contre les mules, considérées comme victimes, pour mieux ferrailler contre les réseaux est une idée qui fait son chemin. En attendant, les policiers qui sont en première ligne accusent le coup : « Nous sommes en surrégime. Mais les chiffres des saisies augmentent. « Notre hiérarchie est satisfaite. Et tout le monde oublie ces dizaines de mules qui arrivent chaque jour à bon port… »


Le bilan de l’OFAST oublie seulement de préciser que les narcos-organisateurs sont avant tout des businessmen et qu’ils sont habitués à contourner toutes les difficultés qu’ils rencontrent en temps ordinaire.

Pour eux, l’efficacité est au programme et les moyens financiers mis à disposition pour mettre en œuvre la logistique nécessaire pour parvenir à écouler les stocks existants et les renouveler.

Le vecteur transport maritime en provenance d’Amérique du sud et d’ailleurs avec les conteneurs et en Europe, le transport des TIR ne sont pas stoppés et au contraire, les contrôles sont allégés. La CELTICS, que je sache, n’a pas vu ses effectifs triplés…et en frontière, ne serait-ce qu’au Fréjus, important point de passage routier en l’Italie et la France, les contrôles sont quasiment inexistants. Des Pays bas ou de Belgique, c’est opération portes ouvertes depuis des décennies sans que nos stratèges aient réussi à trouver une parade efficace au narcotrafic mondial. Ils n’ont su jusqu’à aujourd’hui que faciliter la fluidification des marchandises et faire des statistiques.. permettant l’autosatisfaction qu’ils maitrisent parfaitement.

Ces régaliennes incapables, on le constate ces derniers jours, d’approvisionner la France en masques alors que ce sont des produits légaux passant par des règlements légaux…et des transports légaux… Comment imaginer qu’elles soient capables de lutter efficacement contre le narcotrafic qui n’utilise que des productions illicites, des transports non officiels, des règlements par chambre de compensation secrète et réussisse à satisfaire la demande du marché.

Depuis 40 ans, nous sommes inondés de rapports sur la progression des saisies permettant alors de s’enorgueillir de résultats qui sont pourtant en très nette diminution en pourcentage et le constat de l’échec de la politique menée n’est jamais réalisé! Jamais!

Peut-être une lueur d’espoir.

En Guyane, « On mesure désormais la relative inefficacité des politiques menées. Nos collègues magistrats sont lucides, avance le commissaire  divisionnaire Christian Nussbaum, directeur interrégional de la police judiciaire de Pointe-à-Pitre . « Ils constatent qu’en la matière, la répression n’est peut-être pas la seule solution. »

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Tous ces savants décideurs seraient ils en poste pour le bien public ou pour la soupe servie par la haute fonction publique. Aujourd’hui, on a tant d’énarques à caser, qu’ils ont envahi les hiérarchies intermédiaires des régaliennes, amenant avec eux une inertie totale dans les services qu’ils ‘chapotent’ désormais. L’incompétence est au pouvoir opérationnel et d’innombrables exemples le prouvent. A la douane, qu’un Gérard Schoen, un administrateur civil, ait pu devenir patron de 1.300 douaniers dans le grand est de la France ne s’explique qu’en sachant que ce poste de Directeur interrégional, il ne l’a obtenu que pour être auprès de sa maman…vieillissante! On rêve! Un bon fils certes? Mais est-ce suffisant?

Ces derniers jours, la DG de la Douane Française, en mal de communication, n’a pas hésité à diffuser une information dont la source serait des interviews d’agents. Sauf que les interviews n’ont jamais eu lieu.

On bidonne, on bidonne, on bidonne!

Alors, la note de l’OFAST qui dresse un premier bilan des retombées sur le narcotrafic en pointant :

« Un ralentissement brutal de l’importation de produits stupéfiants sur le territoire français. Aujourd’hui, tous les vecteurs par lesquels les stupéfiants alimentent les points de vente sont fortement ralentis ou à l’arrêt complet. Cette situation ne permet plus d’acheminer les quantités auxquelles le marché s’était habitué. Le contexte de la lutte contre les trafics a ainsi radicalement changé. »

L’OFAST nous signale que « l’activité des mules qui transportent habituellement de la cocaïne vers l’hexagone au départ de la Guyane s’est totalement arrêtée. » Et oui, c’est normal, il n’y a plus de liaisons aériennes entre Cayenne et Orly! Comme si ces mules représentaient une part importante de l’approvisionnement du marché. Non, ces mules ne sont que des individus en situation précaire qui cherchent par tous les moyens à sortir de l’extrême pauvreté dans laquelle ils se trouvent et les narco-logisticiens ne comptent absolument pas sur eux pour satisfaire une demande chaque mois grandissante.

Ajoutant: « De même, les transports impliquant la circulation de personnes sur le vecteur routier (ex. go‑fast) sont annulés ou reportés. »

L’OFAST nous signale encore: « Les informations des services confirment aussi que les chargements de cannabis en provenance du Maroc et d’Espagne en gros et semi-gros ne rentrent plus en France depuis le 15 mars. »..Ajoutant craindre que « les ensembles routiers internationaux ne deviennent un vecteur privilégié pour les trafics de stupéfiants, en particulier si les services allègent les contrôles sur la circulation des marchandises, denrées alimentaires et autres, au profit d’autres missions prioritaires dans le contexte du Covid-19 ».

Mais de qui se fout-on? Il n’y a pas ou très peu de contrôles, car il n’y a pas de personnels en nombre suffisant!

Selon les observations des antennes OFAST, « les régions frontalières proches de l’Espagne ou des Pays-Bas s’approvisionnent encore facilement en stupéfiants », tandis que « toutes les autres régions métropolitaines connaissent une diminution rapide des stocks de stupéfiants, et beaucoup de points de vente sont désormais fermés. »

« Les tensions actuelles mettent les trafiquants en stress, et portent en germe de nombreux risques en termes de sécurité », souligne enfin l’OFAST dans sa conclusion. Et de lister : « Les risques de violence par les trafiquants contre les policiers pour défendre leurs activités criminelles dans certains quartiers ; les risques de violence entre trafiquants pour récupérer les manques à gagner, ainsi que leur emprise territoriale », mais aussi « l’essor des organisations criminelles étrangères implantées aux Pays-Bas, qui profitent actuellement de leur situation dominante de plate-forme de redistribution européenne pour la plupart des produits stupéfiants » et «  l’accumulation des stocks en attente en Espagne ou dans certains ports, qui augure de l’ampleur des trafics au moment de leur reprise dès que les circonstances le permettront ».

Cette note de l’OFAST me permet seulement de tirer, une fois encore, la conclusion que rien n’est vraiment fait pour lutter avec efficacité contre les méfaits engendrés par la consommation de drogue.

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FRANCE 🇫🇷: le crime organisé s’est adapté à la crise sanitaire, malgré l’OFAST

L’OFAST, officiellement opérationnel depuis le premier janvier 2020, a remplacé l’OCRTIS qui présentait quelques sources d’ennuis judiciaires à venir pour la haute hiérarchie policière.

Les têtes pensantes de Beauvau ont pensé qu’en changeant de nom pour sortir des comportements parfois douteux pour le citoyen lambda de l’OCRTIS, ils feraient oublier la guéguerre entre policiers et douaniers, alors que l’ensemble du personnel a été intégralement absorbé par l’OFAST…

L’esprit et la façon de fonctionner ont-ils changé?

Les affaires de la DNRED avec Erwan Guilmin et de l’OCRTIS avec François Thierry, malgré la lenteur de la justice à trancher, n’arrangent pas le relationnel et l’esprit et la façon de fonctionner de l’ensemble du personnel qui a été intégralement absorbé par l’OFAST…n’ont pas changé!

Pour lancer ce vieux nouveau service, les ‘mamamouchis’ de Beauvau ont donc définis 6 grands objectifs avec 55 mesures pour répondre à l’attente d’efficacité et de changement…oubliant de préciser que d’être opérationnel H 24, 7 jours sur 7* et réactif étaient les conditions premières à respecter.

Mais sans embauche comment réussir?

L’OFAST a pour  »originalité » de faire travailler au sein d’une même structure policiers, gendarmes, douaniers et magistrats, pour favoriser l’échange d’informations et agir à tous les niveaux de la lutte contre les trafics. « De l’arrivée des drogues en France, jusqu’au point de deal au coin de la rue. De la cage d’escalier, à l’international », avait indiqué Christophe Castaner, en fixant le cap de cette nouvelle structure : « partager l’information, décloisonner les enquêtes et collaborer entre services »

Les sources

Oh surprise! Alors que la quasi totalité des saisies sont réalisées à la suite de renseignements fournis par des « sources », rien de concret sur ces informateurs sans lesquels, l’OFAST (policiers et Gendarmes) comme la DNRED de la Douane, ne seraient que des aveugles.

Mais, peut-être, qu’enfin, les liaisons dangereuses ** entre indics et régaliens ne seront plus source première d’informations et que les actions d’infiltration, toutes aussi dangereuses d’ailleurs, seront alors privilégiées…mais, là aussi rien de concret. On croit rêver!

Certes, en ces périodes de confinement d’une grande partie des consommateurs, le deal a déjà revu sa copie et passe par les snapchat, wathsapp, instagram et twitter pour permettre à tous les addicts de satisfaire le manque possible.

Là on se dit, bravo, quand l’Objectif n°1, qui est l’amélioration de la connaissance des trafics ainsi que du pilotage stratégique au niveau national et à l’échelon territorial dans sa mesure N° 8, nous annonce que les équipes en charge de l’analyse des cybertrafics seront renforcées…Mais Cyber-gendarmes et cyber-douaniers n’ont, jusqu’à ce jour, pas réussi à faire diminuer l’offre proposée de tous types de stupéfiants. Rien que sur TWITTER, plus de 1.300 lignes de propositions de livraisons à domicile sont toujours actives et se renouvellent sans cesse. L’offre se concentre autour de 20 utilisateurs qui représentent environ la moitié des lignes.

En Mesure 12, la détection et le ciblage des conteneurs permettant d’obtenir des saisies de gros volumes, qui réduisent l’offre dans des proportions structurelles; des objectifs quantitatifs et qualitatifs seront établis par l’Ofast sur une base annuelle, donc on espère que l’arrivage de quantité importante de cocaïne de l’Amérique du sud vers l’Europe et les ports du Havre, de Fos sur mer et de Dunkerque va sérieusement être diminué sauf…sauf que le nombre d’agents affectés à la CELTICS n’est pas à la hauteur des flux de conteneurs.

Mardi 11 février 2020, Christophe Castaner a inauguré le siège de cette structure à Nanterre

L’OFAST est basé à Nanterre, pas à Lourdes, le miracle de la réunification sans arrières pensées n’a donc pas eu lieu!

Depuis maintenant trois mois, l’OFAST a donc en charge la lutte contre le narcotrafic à l’international destiné à l’hexagone et à ses DOM/TOM.

En liaison avec l’ensemble des administrations concernées, l’Office anti-stupéfiants est chargé de l’évaluation de la menace liée aux trafics de stupéfiants.
Pour accomplir cette mission, l’office, dans le cadre de la législation applicable, centralise, analyse, exploite et communique aux services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, ainsi qu’aux autres administrations et services publics de L’État toutes documentations et données statistiques, en lien avec le service statistique ministériel de la sécurité intérieure, relatives à son domaine de compétence.
Dans le cadre de la législation applicable, les services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, ainsi que les autres administrations et services publics de L’État susceptibles d’apporter leur concours à l’office lui adressent, dans les meilleurs délais, les informations relatives à son domaine de compétence dont ils ont connaissance.
Pour les infractions qui relèvent de sa compétence, l’office, dans le cadre de la législation applicable, adresse, aux services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, et aux autorités judiciaires, toutes indications utiles à l’identification ou à la recherche des délinquants ainsi que, sur leur demande, tous renseignements nécessaires aux enquêtes dont ils sont saisis.

Pour cela, l’Office anti-stupéfiants est chargé de :
-1° Procéder sur l’ensemble du territoire national à des enquêtes judiciaires relatives à des trafics de produits stupéfiants d’importance nationale et internationale ou présentant une sensibilité particulière ;
-2° Sous le contrôle de l’autorité judiciaire, coordonner les enquêtes de grande envergure diligentées par des services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, en particulier les enquêtes qui présentent une dimension internationale marquée et visent des filières d’importation complexes ;
-3° Coordonner l’action des services territoriaux de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, le cas échéant dans le cadre de saisines conjointes décidées par l’autorité judiciaire ;
-4° Centraliser les informations concernant les demandes adressées aux fonctionnaires ou agents publics visant à permettre la mise en œuvre des opérations de surveillance prévues par l’article 706-80-1 du code de procédure pénale, par le I de l’article 67 bis et par l’article 67 bis-3 du code des douanes ;
-5° Coordonner avec l’ensemble des partenaires concernés la mise en œuvre des mesures de prévention, de recherche et de constatation des infractions constitutives de trafic de stupéfiants dont les modalités sont fixées par la loi n° 94-589 du 15 juillet 1994 relative à l’exercice par l’Etat de ses pouvoirs de police en mer pour la lutte contre certaines infractions relevant de conventions internationales.

Pour lutter efficacement contre le narcotrafic, l’une des solutions consiste aussi à faire baisser la demande. Mais rien n’est vraiment prévu pour enrayer l’arrivée de nouveaux consommateurs.

-Que font ces hauts fonctionnaires chargés de définir les politiques à mettre en œuvre pour tenter de diminuer cette « épidémie de zombies » ?

-Que font les chargés de l’analyse criminelle et/ou de l’intelligence économique et diplomatique qui, normalement doivent englober la prospective?

-Qui fait de la prospective ‘stups’ à Beauvau et à Montreuil ? Et si des services s’y consacrent, sont-ils encore en osmose avec le terrain ?

Non, ils sont comme ceux qui n’ont pas su prévoir le coronavirus ?

Notre haute administration et ses cohortes d’énarques, inspecteurs des finances, administrateurs civils et autres cooptés ne seraient ils pas le véritable MAL FRANÇAIS?

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« De tous les régimes qu’a connus notre peuple, pas un n’a su éviter la catastrophe. Des héros qu’on nous apprenait à admirer, pas un qui n’eût fini dans la tragédie, ou du moins dans l’échec… Quand la chance s’acharne à être mauvaise, elle est plus qu’un effet de hasard. » Alain Peyrefitte

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* Pour remplir les postes affectés aux tâches régaliennes, un poste à couvrir dans un secteur donné de lutte anti stups nécessite au minimun 5 hommes à temps complet. Par exemple, avec + ou – 8.000 douaniers affectés à la SURV, pour les BSI, BSE, navigants marins, navigants aériens et pour les opérations de contrôles suite aux signalements de la DNRED, en considérant les 35 heures comme base de calcul, il reste moins de 2.000 hommes mobilisables et opérationnels sur l’hexagone et l’ensemble des DOM/TOM. Quand on sait d’autre part qu’avec les fermetures successives des Brigades, l’éloignement des hommes des lieux de contrôles nécessite parfois plus de deux heures AR pour être effectivement opérationnel, un constat s’impose: de ces 2000 hommes, après avoir retirer les plantons de Bercy, de Montreuil et des DI et DR, qui représente environ 300 hommes plus… la kyrielle de sous-directeurs végétato-improductifs évaluée à une cinquantaine de tête, il ne reste donc que 1.650 opérationnels! Lors de ce décompte, les malades, les enceintes et les congés parentaux n’ont pas été chiffrés…

** Liaisons dangereuses pour les policiers et douaniers de fréquenter des malfaiteurs qui peuvent alors les utiliser, les manipuler…Les exemples des dernières années sont là! Quand aux actions d’infiltration, elles comportent toujours le risque majeur d’être découvert et/ou de ne pas pouvoir brandir à un moment critique le Dalloz pour dire stop, j’arrête! Quand on est en situation d’infiltration, on ne peut l’interrompre et c’est alors que la lâcheté des donneurs d’ordre, qu’ils soient politiques ou autres énarques en charge de grands services régaliens, peut s’exprimer en se reniant devenant alors non seulement des couards mais aussi des renégats démontrant alors la bassesse des motivations qui les ont amenés à ces postes de responsabilité.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST): les narcos s’adaptent plus vite que ne savent réagir les services officiels*

Malgré la crise sanitaire et les nombreuses mesures restrictives de déplacement, les organisations criminelles n’entendent pas abandonner le trafic et cherchent comment s’adapter aux nouvelles conditions imposées à leur commerce illégal qui leur permet, en temps normal, de fournir chaque mois en moyenne 35 tonnes de cannabis, 2 tonnes de cocaïne, 850 kg d’héroïne ou encore 500 000 comprimés d’ecstasy.

Dans un document intitulé « Note de situation sur l’impact du coronavirus sur la criminalité liée au trafic de stupéfiants », de la fin du mois de mars, l’office antistupéfiants (OFAST) de la police judiciaire revient sur la situation du trafic et décrit les moyens par lesquels les groupes criminels tentent de contourner les restrictions liées à la crise sanitaire pour continuer à acheminer de la drogue sur le territoire français.

Fin des « mules » et des « go fast »

L’OFAST note tout d’abord que « tous les vecteurs par lesquels les stupéfiants alimentent les points de vente sont fortement ralentis ou à l’arrêt complet. Cette situation ne permet plus d’acheminer les quantités auxquelles le marché s’était habitué. Le contexte de la lutte contre les trafics a ainsi radicalement changé. »

« L’arrêt des importations a interrompu l’arrivée de grandes quantités de stupéfiants qui sont en attente sur le territoire espagnol », souligne l’OFAST.

C’est par exemple le cas des « mules » transportant de la cocaïne au départ de Cayenne vers la métropole, dont le flux s’est totalement estompé depuis le 21 mars, souligne l’office.

LIRE

*Ne serait-ce que pour obtenir des masques, produits totalement légaux, et sans risques à acquérir, nous constatons la totale incapacité des décideurs et des services! C’est vrai que les commissions occultes en retour , cela se négocie et fait prendre du retard à la finalisation du deal!

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HAÏTI 🇭🇹: intrigues, magouilles, mensonges, politiques et policiers véreux et toujours la présence du DEA

Première intrigue sur l’île

Au début de l’année 2019, le 12 février, un petit avion privé immatriculé N18GC, un Piper Aztec s’était écrasé lui à Môle Saint-Nicolas dans le département du Nord-Ouest d’Haïti. Et là le cas était très différent. L’île avait bien été choisie cette fois pour faire l’objet d’un transfert de cocaïne.

Les agents de la Police Nationale Haïtienne (PNH) accourus y avaient découvert de la drogue. La quantité n’avait pas été indiquée, mais l’avion était un Piper Aztec, dont on connaît la capacité d’emport élevée par rapport à sa taille plutôt modeste.

C’est le propriétaire de l’avion qui cette fois faisait lever le sourcil. L’appareil était immatriculé N18GC (ici à gauche) propriété due Strong Tower Services, LLC Trustee (1). Autrement dit, un « anonymisé » par un de ces fameux « Trustee ». Le hic cette fois étant le propriétaire lui-même du Trustee, et son CV suspicieux. A savoir Daniel Piriano, ancien pilote de Delta Airlines engagé depuis longtemps dans les affaires douteuses en République Démocratique du Congo, dans la province du Katanga, notamment auprès de l’intriguant Moise Katumbi avec sa société « Ask, LLC » (on évoquait à son propos bien sûr du commerce illicite d’armes). Piriano affichant d’étranges liens avec le pouvoir là-bas. « Plus intrigant encore, l’une des autres entreprises de Daniel Piriano a conclu un accord de fiducie pour gérer un jet privé appartenant à l’épouse de Katumbi, Carine, qui faisait partie des bus armés de Raphael Soriano pour frauder en Zambie. Cet accord a permis à l’avion à 8 millions de dollars d’être réenregistré aux États-Unis en tant que N2SA, (un Gulfstream G-IV !) et de demander une couverture d’assurance ici ».

« Piriano a obtenu cette assurance, et par la suite le jet s’est écrasé le 12 février 2012, tuant un ancien gouverneur du Katanga (le même État où Katumbi était gouverneur),  Augustin Ktumba Mwanke. Ktumba était un allié très proche du président de la RDC, Joseph Kabila. » (ça baigne en tout cas pour Parain, à voir sa villa ici à gauche de Wilmington).

Pour en revenir à notre crash du jour, les deux pilotes de l’avion étaient eux, des Bahamas : Stephen Hanna Remington 46 ans et Taylor Michael 35 ans. A côté, un pickup Montero Mitsubishi de couleur noire, occupé par quatre hommes : Clerveaux Yvenson le chauffeur, un ex policier de la PNH, équipé sur lui d’un Glock 19 de calibre 9mm, Nelson Markenley 26 ans, un américain, et deux deux haïtiens : Henry Junior Petit 39 ans, et Lucien Junior 45 ans.  Surprise, deux jours plus tard est également arrêté le maire de la commune de Môle Saint-Nicolas, Christian Joseph, élu sous la bannière du Parti OPL (de Jovenel).

A gauche, il est ici en photo en campagne avec le président Jovenel Moîse… les vieux démons laissés par son infâme  prédécesseur sont bien toujours présents sur l’île !!!

Un Jovenel Moïse bien cerné, désormais, et qui avait exprimé cette phrase en février dernier, qui sonne étrangement aujourd’hui comme quoi « il ne ne livrait pas le pays aux gangs armés et à des trafiquants de drogue« … Il est vrai aussi que lors d’une manifestation récente, un chef de gang recherché par la police, Arnel, avait défilé dans les rues avec ses partisans bien armés !!!

Il avait adroitement essuyé d’un revers le cas de l’appareil qui s’était écrasé, en en faisant l’objet d’un complot contre lui : « selon le président, des gens ont profité des moments de troubles au pays pour faire passer au Môle Saint-Nicolas un avion transportant de la drogue, libéré des prisonniers dans le Sud, « utilisé des fugitifs internationaux pour tenter d’assassiner le président… ».  

On verra ici un peu plus loin que ce genre de phrase pouvait être la clé d’une autre affaire étrange en effet survenue dans l’île au même moment

Un trafiquant heureux d’être extradé aux USA !!!

En juin dernier, étrange arrestation aux USA, à Fort Lauderdale (Floride) : celle de Joris Mergelus (ici à gauche), un ancien commandant de la Brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS) en Haïti. Il avait en sa possession la somme de sept-mille dollars, une vraie fortune dans l’île miséreuse. Selon le « Miami Herald », Mergelus aurait en effet reçu de l’argent venant des trafiquants, pour bloquer l’enquête sur le Manzanares, ce cargo arraisonné le 15 avril 2015 avec plus de 700 kg de cocaïne (10 fois plus que ce que j’avais indiqué au départ ici même !!). Surprise, car cela tranchait avec les propos de 2013 du même Mergelus qui s’était alors targué d’avoir arrêté, en vingt mois de présence à la tête de l’office antidrogue, 238 suspects de trafiquants de drogue et saisi plus de 2 000 kilogrammes illicites de drogue. « Sur 38 personnes arrêtées en août de cette année, 31 sont des femmes et 18 ont été extradées vers les États-Unis, les Bahamas et la République dominicaine » avait-il aussi présidé, faisant du trafic une organisation extérieur au pays, en quelque sorte. La vantardise affichée du responsable avoisinant un gros coup de cirage à son seul supérieur… le chef de l’Etat de l’époque : « Bien sûr, c’est un défi car les trafiquants de drogue ont de gros moyens, mais nous faisons des progrès dans la lutte contre le trafic de drogue en Haïti », a déclaré Mergelus. Le haut responsable de la lutte contre les stupéfiants a déclaré que son bureau et l’effort anti-drogue dans son ensemble avaient reçu un soutien sans précédent des plus hautes autorités politiques du pays et confirmé qu’une telle position constituait une source de motivation pour son équipe. « Depuis que je fais partie de l’unité anti-drogue, c’est pour la première fois que je constate une telle volonté politique de lutter contre le trafic de drogue », a expliqué Mergelus qui a intégré l’unité depuis sa création en 1997. « Le président (Michel) Martelly et le Premier ministre (Laurent) Lamothe nous ont personnellement demandé d’appliquer la tolérance zéro contre les trafiquants de drogue et ils nous ont donné des moyens supplémentaires pour faire le travail », a déclaré Mergelus ». Mouai….(si tu crois ça, c’est que t’es bon pour l’asile!)

La suite des affaires allait ruiner cet argument comme on va le voir…

Le blocage par Mergelus de l’enquête sur le cargo, cela, on se doute de pourquoi en effet, à avoir ici suivi l’affaire de près : l’affaire remonte directement en effet à Olivier Martelly, le fils du président outrancier qui aura décidément tout raté durant sa mandature et ravagé son pays autant qu’un tremblement de terre et un ouragan réunis, comme j’ai déjà pu le dire ici.

Le Manzanares, « un cargo appartenant société Nabatco, propriété des Acra, l’une des plus riches familles d’Haïti;  venue du Liban (lire ici un excellent reportage sur ces familles qui ont en fait toujours été du côté des dictatures » avais-je écrit. L’autre grande famille mise en cause étant celle des Mevs, propriétaire du terminal Varreux où le bateau avait été déchargé (voir ici un exemple de ces grandes familles ayant pillé l’île). L’homme visé principalement s’appelant Marc Antoine Acra, héritier de l’empire sucrier qui était alors associé à Grégory Georges, alias Ti Ketant, qui, curieux hasard aussi venait alors d’être extradé aux USA, le 3 mai précédent à bord d’un avion de la Drug Enforcement Administration (DEA) !!!

« Ti-Ketant », étant un surnom pour Gregory Georges, en référence au célèbre roi de la cocaïne haïtienne, Beaudouin « Jacques » Ketant, qui avait accusé l’ancien président Jean-Bertrand Aristide d’avoir accepté des pots-de-vin liés à la drogue !!! Avant de réussir à être extradé, George avait réussi à éviter plusieurs tentatives d’assassinat sur place ; en voilà un qui, pour une fois, apprécie de pouvoir se rendre encore vivant dans une prison américaine…Visiblement on craint en effet qu’il ne balance pas mal de personnes ! Marc Antoine Acra, on le rappelle, ayant à l’époque accusé nommément Martelly père d’être le commanditaire du lot de cocaïne saisie sur son propre navire !!! Selon Global Security, il y a une dizaine d’années maintenant,  »

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COLOMBIE 🇨🇴 (narcologistique): la principale route d’acheminement de la coke aux États-Unis reste le Pacifique et non le Venezuela

par Ariel Ávila

La Fondation pour la paix et la réconciliation a publié un rapport révélateur sur la dynamique du trafic de drogue en Colombie et les voies de sortie des drogues.

L’information survient à un moment où le gouvernement des États-Unis a mis un prix sur la direction de Chavismo et lorsqu’une force navale a été mobilisée vers la mer des Caraïbes, près des eaux vénézuéliennes.

Le rapport donne quatre données révélatrices.

La première est que pour 2017, selon les données de services officiels des États-Unis, 85% du trafic de drogue était maritime, ce qui signifie que 15% était aérien. Mais sur le trafic maritime total, 70% ont transité par le Pacifique, ce qui signifie que les 30% restants ont transité par la mer des Caraïbes.


Ce qui précède indique que le Venezuela n’est pas la principale voie de sortie de la cocaïne produit en Colombie. En outre, le rapport cite un rapport de l’organisation Wola, qui dit que les données de la Consolidated Interagency Drug Database (CCDB, pour son acronyme en anglais) des États-Unis. USA montrent que les flux de cocaïne à travers le Venezuela ont diminué par rapport à leur pic de 2017. Selon les données du CCDB, la quantité de cocaïne traversant le Venezuela a diminué de 13% de 2017 à 2018, et semble continuer à diminuer légèrement jusqu’à mi 2019.

Les secondes données complètent les premières. Fondamentalement, nous avons le gros problème dans le Pacifique colombien, où la majeure partie de la drogue provient de la Colombie en Amérique centrale et de là aux États-Unis.

Dans cette partie du pays, il y a une véritable reconfiguration criminelle.

Une vingtaine d’organisations criminelles contestent ce territoire mètre par mètre. Les comptables, le Oliver Sinisterra Front, l’ELN, le Gulf Clan, The Company et différents dissidents des Farc font partie de ces structures.

Il en résulte des dizaines d’homicides, de déplacements forcés et de séquestration contre la population de ces territoires, ainsi que le meurtre de dirigeants sociaux et, en général, un massacre constant contre la population noire et indigène.

source

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AERONARCOTRAFIC (Coke en stock – CLI – Dossier Venezuela 🇻🇪): les jets privés des dirigeants vénézuéliens et leur usage… particulier

La préparation de ce dossier sur le Venezuela m’a fait découvrir une chose étonnante.  Ce petit pays aujourd’hui sans le sous est un des recordmen du nombre de jets privés par tête d’habitant.  C’est là tout son paradoxe, lui qui vit aujourd’hui dans la misère la plus totale. Les biréacteurs y sont nombreux et leurs usagers bien surprenants.  Très souvent, ce sont des industriels, mais des hommes et des femmes politiques les empruntent un peu plus que de raison. 

L’Etat lui-même prêtant à profusion ses jets à un pays ami :  Cuba.  L’un des industriels découverts volant en jet étant mêlé à un très sombre histoire de projets de maisons préfabriquées jamais vraiment réalisées, ou pire encore dans la distribution de kits de première nécessité pour les plus pauvres devenus pour lui une affaire juteuse… car au Venezuela, certains se sucrent, en effet, avec aplomb, sur le dos de la populace, encouragés par un gouvernement totalement hypocrite à ce sujet.

Le pays recordman du monde des jets privés

Le pays est en effet à part du monde entier, dans ce domaine.  Un fait plutôt insolite, comme le fait remarquer le 9 mars dernier le plutôt vindicaif Guizos Rojos qui titrait « Insolite !  Le Venezuela, un des pays avec le plus d’avions privés ».  Et le site d’expliquer en effet que Le Venezuela est le pays latino-américain qui possède le plus grand nombre d’avions privés dans le monde entier !  « Nous avons en effet publié un rapport sur l’analyse de statistiques, qui montrait un graphique de 2016 sur les avions privés dans le monde entier.  Selon cette étude, le Venezuela possède 340 avions privés, ce qui représente un accroissement de 7% entre 2006 et 2016.  L’étude révèle également que le Venezuela possède plus d’avions que la France et l’Australie et cinq fois moins que l’une des grandes puissances mondiales, le Royaume-Uni.  Ce sont tous des pays du premier monde avec des économies considérablement plus grandes, plus stables et plus stables que le nôtre, mais nous montrons presque autant de luxe que les autres.  Derrière le dôme corrompu du gouvernement de Nicolás Maduro et de Tareck El Aissami, le reste d’entre nous a faim et nous cherchons la nourriture dans les sacs à ordures … » L’étude originale, surprenante, était en fait sortie chez Forbes, début mars : 

Des avions pleins les hangars présidentiels

En 2014, un autre site évoquant les jets seulement « en opération », recensait  264 avions inscrits dans l’île de Man, on se doute du pourquoi, et le Venezuela arrivait en 10e me position avec 168 jets, davantage encore que la France.  Dans ce site, on peut par exemple admirer quelques jets vénézuéliens des plus grandes fortunes du pays.  On peut y découvrir l’avion du vénézuélien Franklin Duran, l’homme qui avait été derrière « le scandale de la fille à la valise », une histoire entre l’Argentine de Kirchner et celle de Chavez (voir ici).  Emprisonné au Texas en 2011, il avait continué à gérer discrètement des biens au Panama, chez Mossack Fonseca.  Son beau Learjet N119FD à la queue jaune reconnaissable n’existe plus à vrai dire :  il s’est écrasé le 5 mai 2013 à Valencia, après s’être posé aux Bahamas et à Punta Cana.  J’ai expliqué le cas ici.  Guizos Rozos, dans toute une série d’épisodes successifs, avait montré les avions liés au pouvoir, le plus souvent sous le couvert de la société pétrolière nationale :  grâce à notre série, « les secrets du hangar présidentiel », nous avons révélé au monde beaucoup d’avions privés que possèdent aujourd’hui des ministres, des partenaires politiques et des notables vénézuéliens, qui ont détourné l’argent du pays et ont généré la misère qui aujourd’hui imprègne tout le territoire national. Parmi ceux qui sont sans honte, le vice-président Tarek El-Aissami, le maire de la municipalité de Libertador, Jorge Rodríguez, l’ancien ministre de la Défense et maintenant député, Carmen Meléndez, et d’autres personnages néfastes proches du gouvernement qui ont vendu leur peuple pour remplir leurs poches de millions de dollars. »  J’avais déjà évoqué en avril 2015 le lourd héritage des jets « saisis » par Chavez « pour le peuple » et qui ont tous fini chez PDVSA, le pétrolier d’Etat au Venezuela.

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