CARAIBES (Martinique): 6 martiniquais écroués pour trafic de cocaïne entre Fort de France et Paris

OCRTISMartinique 1ère

Publié le 22/01/2016 | 18:46, mis à jour le 22/01/2016 | 18:46

2 femmes et 6 hommes ont été mis en examen par un juge d’instruction de Fort de France, ce vendredi (22 janvier) pour trafic de cocaïne.

Six de ces trafiquants sont écroués pour trafic par voie de colis postaux entre Fort-de-France et Paris.

Au premier semestre 2014, les enquêteurs soupçonnent un trafic de cocaïne entre Fort de France et Paris. Ils ne tardent pas à avoir des preuves car en septembre 2014, 16 kilos de cocaïne sont saisis au fret de l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne en région Île-de-France), auprès d’un couple en provenance de Fort de France. Les enquêteurs placent progressivement huit personnes sous surveillance, notamment à Fort de France pour trafic de cocaïne par voie de colis postaux.
Huit Arrestations au petit matin
Mercredi (20 janvier) les enquêteurs estiment qu’ils ont suffisamment de preuve, grâce en particulier, aux écoutes téléphoniques. Ils procèdent avec des sections spéciales de la police et de la gendarmerie, à l’interpellation des suspects : Deux femmes et six hommes, âgés de 28 à 45 ans.Pas de trace de drogue, sur les lieux, à l’exception de quelques grammes visiblement destinés à une consommation personnelle. En revanche, les forces de l’ordre récupèrent 28 000 euros en espèces au domicile de l’un des trafiquants.
160 kilos de cocaïne « exportés »Après près de 48 heures de garde à vue, les suspects ont été mis en examen pour trafic de drogue. Deux personnes sont placées sous contrôle judiciaire. Les six autres font l’objet d’une détention provisoire au centre pénitentiaire de Ducos dès ce vendredi (22 janvier). Tous n’ont pas le même degré de responsabilité dans l’organisation de ce trafic de cocaïne.

À l’issue de 18 mois d’enquête, l’Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) vient ainsi de démanteler une équipe qui a « exporté », 160 kilos de cocaïne entre Fort de France et Paris depuis 2014. Les autorités en ont récupéré 58 au cours de ces derniers mois.

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HONDURAS (Coke en Stock (CX)): une pluie d’avions, un Cartel et même… un Learjet abandonné !

Année faste, pour les trafiquants aériens en 2015 au Honduras ! En une année on a en effet assisté à une pluie d’appareils, la plupart retrouvés incendiés, une tendance qui avait démarré il y a longtemps on le sait, mais qui avait vu la tendance augmenter avec la taille des appareils, devenus plus gros et transportant davantage encore de cocaïne. Des Beechcrafts, notamment et même un jet, un Learjet 25, retrouvé abandonné cet été à Tegucigalpa. Même s’il l’appareil n’est plus tout neuf (il affiche aujourd’hui 45 ans d’âge) un modèle similaire se vend encore aujourd’hui plus de 185 000 dollars. La tendance nouvelle étant la provenance : si la plupart proviennent du Venezuela, quelques uns ont eu comme donneurs d’ordres des brésiliens. Avec au bout du compte, l’institutionnalisation du trafic chez un industriel et homme politique accusé sur le tard de blanchiment d’argent.

Miguel_FacusseLes avions retrouvés incendiés au Honduras, c’est une vieille histoire : ainsi en 2004, un document de Wikileaks avait révélé que les vestiges d’un avion retrouvé à moitié enterré ayant emporté une tonne au moins de cocaïne était atterri dans la propriété de Miguel Facussé Barjum, « un homme éminent au Honduras »,  « l’un des individus les plus riches de la nation également, un grand industriel, et l’oncle de l’ancien président hondurien Carlos Flores Facussé. » Un bulldozer était même venu retourner la terre au dessus des vestiges de l’avion de la drogue. Selon Wikileaks, Don Miguel Facussé, était présent sur la propriété au moment de l’incident. Or comme le signalait Wikileaks, ce n’était pas la première fois que la propriété recevait ce genre de visite :  « en juillet 2003, un bateau go-fast s’était abîmé en mer en s’écrasant su un mur de la même propriété après avoir engagé un échange de tirs avec les forces de police nationales. Deux trafiquants de drogue connus ont été arrêtés dans cet incident et 420 kilos de cocaïne ont été récupérés. Plus tôt dans l’année, un autre avion poursuivi était arrivé dans la même propriété et semblait avoir utilisé la même piste d’atterrissage », notait le câble. Faucussé, fondateur de la société Dinant Chemicals of Central America, S.A. en 1960, puis de Cressida Corporation, a rendu l’âme cet été seulement, le 23 juin dernier, âgé de 91 ans. Il avait débuté sa carrière en 1944, au Costa Rica en achetant des avions de l’armée US pour en faire des avions commerciaux. En 1980, il était devenu le conseiller du président Roberto Suazo Córdova et de son neveu, Carlos Roberto Flores, qui deviendra lui aussi président. Sa fortune reposait sur l’huile de palme, dans ses propriétés d’un total de 22 000 acres dans la région Bajo Aguán, très surveillées et régimentées sous le regard d’une milice privée brutale. Des exactions n’on eu de cesse entre miliciens et paysans. Quatre-vingt-deux personnes ont été tuées en effet dans des conflits fonciers entre ces 2009 et 2012, selon un rapport de 2 014 par Human Rights Watch. Sept seulement on été l’objet d’un procès ! Des terres  appartenant auparavant a des coopératives agricoles paysannes ! Le Monde Diplomatique titrera avec justesse en 2010  « au Honduras, les uns comptent leurs dollars, les autres leurs morts »…

honduras_tegucigalpa_movimiento-unificado-campesino-del-aguan_marchEn 2011, Facussé avait été accusé d’été impliqué dans l’assassinat de Zacate Grande, le présentateur et l’animateur de la radio La Voz, fort critique envers lui et sa façon de briser les révoltes au sein de ses employés agricoles. J’ai déjà décrit ailleurs le personnage (en 2013) « la région de Bajo Aguán ayant été l’objet depuis 2009 et bien avant encore d’attaques répétées de milices cagoulées où beaucoup on cru voir à juste raison l’œuvre de Miguel Facussé (ici à gauche), qui s’en est pris également à des journalistes, dont certains ont été retrouvés assassinés. Ce ne sont plus de simples suspicions : l’un d’entre eux, Juan Chinchilla qui avait été kidnappé le 8 avril 2011 dans la vallée de l’Aguan mais qui avait réussi à s’échapper deux jours plus tard, avait dénoncé à son retour les sbires de Facussé, qu’il avait reconnu, et qui lui avaient infligé des tortures dans la grande tradition des cours donnés par la School of Americas ».  En 2012, Facussé avait été accusé de « crimes contre l’humanité» par la Cour Pénale Internationale pour son rôle dans le conflit sanglant qui avait fait rage terres au Honduras. En 2012 encore, Facussé a été accusé d’avoir orchestré l’assassinat, lors d’un mariage, de l‘avocat des droits de l’homme Antonio Trejo, qui travaillait pour les familles déplacées et contre lui dans la basse vallée de l’Aguán River, également connu Bajo Aguán. Lors de son décès, c’est une radio américaine, KGNU installée à Boulder, au Colorado, qui avait été la première à l’annoncer. Elle avait de bonnes raisons : l’un de ses journalistes s’était fait tirer dessus par un garde de sécurité dans l’une des plantations de palmiers à huile lors d’une visite d’une délégation des droits de l’homme dans la région. J’en étais resté personnellement à l’époque aux avions bourrés de coke arrivés dans le pays en 2012. Les années qui ont suivi… cela a empiré (l’année précédent le bilan que j’avais fait n’avait guère été meilleur). Pour ce qui est des paysans rien non plus n’a changé. En 2013, on exhumait ainsi les restes du corps d’un paysan disparu, José Antonio López Lara. Il avait disparu le 29 avril 2012. Parti le matin pêcher dans la rivière Ilanga, dont les eaux bordent la finca d’exploitation de palme Paso Aguán, appartenant à Miguel Faussé Barjum, il n’était jamais revenu vivant.

plantéDepuis, au Honduras tout a plutôt empiré, en effet.La criminalité a encore augmenté… et le trafic de coke aussi. Remarquez, on avait pu observer une baisse de trafic en 2014, paraît-il, mais un article judicieux l’avait vite remis à sa juste place  : « après un intermède de près de 18 mois, les avions de la drogue sont de nouveau là, en utilisant des bandes d’atterrissage illicites dans le centre du Honduras, même si le Honduras a une couverture radar complète (depuis). En février 2014, William Brownfield, le secrétaire adjoint du Bureau des stupéfiants et au droit international au Département d’Etat américain, avait  pourtant annoncé à El Heraldo que les vols de drogue avaient chuté abruptement: « durant  les 12-18 derniers mois, le nombre de traces ou les vols, qui atterrissent au Honduras ont énormément diminué. Nous parlons d’une réduction de plus de 80%. » Cette tendance était encore vraie à partir de mai 2015, quand le général Kelly  du US Southern Command a affirmé que les vols de drogue en général étaient en baisse partout, et que le Honduras avait chuté de la première à la cinquième place en tant que destination pour les vols de drogue. Cependant, il y avait des signes au début de 2015 comme quoi ça n’allait pas se passer comme en 2014″ note avec justesse l’auteur de l’article en date d’octobre dernier. Car l’avis de  William Brownfield, ressemblait plutôt à de la méthode Coué, à relever nombre d’avions transportant de la coke retrouvé dans l’année écoulée.baron crashé Déjà, une photo datant du 15 août 2014 avait annoncé la tendance qui allait suivre : celle d’un gros Beechcraft 200 de 11 places, à fière allure construit en 1998, immatriculé N70AJ, retrouvé le nez planté dans la terre,  train avant brisé, un avion retrouvé à La Mosquitia et annoncé par les autorités comme « complètement détruit« .  L’avion avait servi auparavant d’ambulance aérienne en 2013, chez Aerocare (il avait aussi changé 20 fois d’immatriculation !) . Le 17 mars, le même appareil avait le chemin de la Nouvelle-Orléans à Cancun. Il appartenait à Central Virginia Aviation Inc, installé à Petersburg, en Virginie, après avoir failli devenir… mexicain. En mars, au même endroit on avait déjà retrouvé un avion sans immatriculation, un Piper Aztec blanc intact, aux deux tons de bleu, lui aussi abandonné, avec des traces de cocaïne à bord (ici à droite)..

Pourtant, en janvier 2015, l’armée hondurienne qui avait reçu trois radars achetés 30 millions de dollars à Israël annonçait que ça en était fini des vols de cocaïne au dessus du pays… ce qui avait laissé pas de circonspects… « En supposant que le flux de drogues que vous connaissez au Honduras a en fait été réduit, cela vaut la peine de se poser la question de combien le bouclier de l’air de l’armée aurait contribué à un tel phénomène. Le premier radar du Honduras est devenu opérationnel en mars 2014, – le pays a approuvé la loi autorisant d’abattre les avions de la drogue deux mois avant –  et pourtant l’armée prétend que, dans ce laps de temps, elle a pratiquement éradiqué la drogue. Même si le bouclier aérien a eu un impact considérable sur le trafic transnational de drogue au Honduras, le pays doit encore faire face à des problèmes de sécurité publique,  qui affectent la vie quotidienne de ses citoyens. Ceci est, après tout, une nation qui a enregistré le taux d’assassinats le plus élevé du monde en 2014 », selon Human Rights Watch.

En mai on apprenait qu’un aavion saisivion (ci contre à gauche) posé en 2006 immatriculé XB-JPL à Tocontin (Tegucigalpa), de nuit, après que l’aéroport ait été fermé, et laissé abandonné plusieurs jours, puis saisi et revendu une bouchée de pain (736 000 dollars seulement) par le gouvernement du Président Manuel Zelaya n’était autre qu’un cadeau du trafiquant « El Chapo » à un politicien. Les deux pilotes avaient été arrêtés. Selon le député Mario Pérez, les deux pilotes mexicains, avant de disparaître tranquillement avaient été interrogés et auraient en effet déclaré que l’envoyeur était bien « El Chapo » Guzmán.

La nouveauté est survenue en février, avec l’article d’un journal… brésilien qui annonce que le trafic provenant de son pays est le fait au départ des vénézuéliens, avec la coke des Farcs colombiens, qui emportent la drogue au Venezuela vers le  Honduras pour atterrir chez les cartels mexicains de Sinaloa et Los Zêtas. Pour chaque vol, les militaires mexicains payent jusqu’à 400 000  dollars aux  militaires vénézuéliens révèle le magazine, citant « des documents officiels fournis par une source de la Police fédérale brésilienne ». el diarioLa source étant en fait Paulo Flores, Ronald Roland et Manoel Gonsalez, trois détenus, des trafiquants de drogue présumés. « Un avion a atterri en outre, une ville dans l’Etat de Zulia, près de la base militaire de Maracaibo » et « les trafiquants au moins une fois versée une somme supplémentaire de commission de 100 000 dollars pour prendre un avion dans un hangar de l’armée vénézuélienne » note le même article. Les mêmes versent jusqu’à 200 000 dollars à des policiers honduriens », ajoute-t-il. Et la confirmation arrive en effet le 10 mai, avec la chute inopinée d’un avion dans la communauté d’indiens Wawina dans le secteur d’Huas, dans le département de Gracias a Dios. L’avion, complètement calciné, transportait de la drogue… c’était certes de la marijuana, mais le 11 mai, on a retrouvé un pilote sévèrement brûlé dcommanderans l’hôpital voisin de Tocoa, Colón.  l’homme est brésilien, et il s’appelle Flavio Augusto Gómez. L’avion, un Cessna 206 datant de 1979, était immatriculé XB-AYS. Le second pilote, Darío Urtuzuástegui Gutierrez,  était lui mort carbonisé. L’avion s’avère être l’ex N732YN de Skytram Aviation Inc. En fait les trois hommes cités au départ sont les responsables d’un cartel brésilien… évoluant dans la région de Sinop (mais ça nous le verrons plus en détail quand nous aborderont le Brésil, qui à ce jour échappe toujours à notre enquête… l’un des trois hommes arrêtés détenait une compagnie d’hélicoptères dont la police avait filmé les vols emportant de la cocaïne (ça aussi nous le verrons un peu plus tard)!  En juillet, c’était un Aero Commander qui avait tenté de décoller du Goloson International Airport à La Ceiba, avec à bord 400 gallons de kérosène et 12 000 dollars. Les deux pilotes avaient été arrêtés, on les verra menottés devant l’appareil.

learjetEn juillet toujours, deux pilotes mexicains se posent la nuit dans un avion sur l’île de Roatan au large du Honduras (c’est à environ 400 kilomètres au nord de Tegucigalpa) laissent l’appareil, sur place et quittent l’aéroport sans donner d’explications. L’avion est immatriculé XB-LTD et il vient bien du Mexique. Or c’est un Learjet 25B qui est donc ainsi retrouvé abandonné. Un des pilotes Calderon Cortés  est arrêté le 29 juillet à l’aéroport international Ramón Villeda Morales de San Pedro Sula, dans le nord du Honduras, où il essayait de fuir le pays en prenant un vol ordinaire. Les deux autres pilotes qui ont amené l’avion, identifiés comme Carlos Rafael Ramirez et Enrique Arias Gaona, étaient déjà retournés au Mexique dès le 17 juillet sur un vol commercial ordinaire. L’avion (en photo à droite, de Sin Embargo), dans lequel les autorités honduriennes ont trouvé des traces de cocaïne, qui en est à sa 16 ème immatriculation depuis 1971, avait déjà été mis à l’abri par les militaires et le Bureau administratif des biens saisis (OABI). Le 26 juillet, il est saisi définitivement par les douanes honduriennes et décommissionné. Comme prise de guerre anti-drogue ! Un appareil aussi ancien (il est né il y  50 ans !) qui n’a en fait que peu de valeur : il  se négocie à 100 000 dollars seulement (un Learjet de 1968 est ici annoncé à ce prix).

avioneta
En août, le 22, c’est dans le département de Colón, dans la partie Caraïbe du Honduras, que l’on découvre par la presse les restes d’un bimoteur vénézuélien, « il a été « brûlé » par son équipage, qui a pris la fuite avant que les autorités n’arrivent, a déclaré à Efe le colonel Germán Alfaro, chef de l’opération Xatruch, qui a son siège en Basse Aguán (Caraïbes). L’avion « aurait transporté de la cocaïne, mais son montant n’a pas été déterminé, » a dit la source militaire. Dans de tels dispositifs les trafiquants transportent habituellement au moins  2 000 kilos de cocaïne, selon les autorités. » En 2013, le 28 octobre un avion similaire avait été retrouvé incendié le long d’une piste clandestine . Il portait le numéro d’immatriculation N895AC c’était un Beech C90 appartenant à Global Ventures Inc de Wilmington dans le Delaware (photo ici à droite). Direct Global Ventures, Inc, dirigé par le guatémaltèque Michael Zureikat, détenait aussi un Learjet 55, le N890AC, ex ambulance AeroCare, cédé depuis à Mark Solomon Trustee. Visiblement, il s’intéresse aux avions… 

conquest1Autre appareil incendié : le 14 septembre,dans la municipalité d’ El Jobo à San Esteban, Olancho, près de Tegucigalpa, des voisins entendent des bruits sourds au petit matin, suivi d’explosions. Le lendemain la police découvre les restes calcinés d’un gros bimoteur. L’avion est  cette fois dépourvu de tout signe distinctif. Il n’y avait aucune piste d’atterrissage sur place, seule une vaste étendue de terrain plat. Les vestiges de l’avion révèlent par des détails (la profondeur fixée sur leavioneta-olancho1-2 fuselage et non sur la queue, les énormes pipes d’échappement faisant le tour de l’extrados, l’avant aux doubles compartiments à bagages bien visibles) qu’il s’agît bien d’un bon vieux Cessna 441 Conquest II à turbopropulseurs (modélisé ça donne ça). Un des avions préférés des trafiquants ayant tenté la traversée de l’Atlantique (ici celui de trafiquants, racheté à l’Etat mexicain après avoir été saisi pour… trafic de drogue)… manifestement, l’avion d’Olancho a réussi à se poser sans encombre et a été détruit par le trafiquants. Un principe des dizaines de fois vus… au Venezuela.

bae hawker 700Des jets conduits par des pilotes mexicains à la réputation de casse-cous, le Honduras en avait vu  arriver un en décembre 2013… qui n’avait pas su freiner à temps et était sorti de la piste de l’aéroport de Roatan en s’enfonçant dans les taillis. Surprise, les pilotes ne l’étaient pas, mexicains.
Le Hawker N545GM, qui n’avait pas annoncé de plan de vol préalable. L’avion, qui avait été repeint à neuf, venait juste d’être vendu par le « célèbre « Bank of Utah Trustee » (qui détient un nombre incalculable d’avions) à des mexicains. Il aurait dû porter une immatriculation mexicaine en XA... ce que manifestement il n’arborait pas. L’avion avait été lui aussi saisi, dans l’attente d’explication. Mais surprise, les pilotes n’étaient pas mexicains. Juan Ramon Martinez Anariba du Honduras, était originaire d’El Progreso, dans l’Etat du Yoro et il ératétait donc hondurien; Guillermo Gutiérrez Bolaños était bolivien et Winston Orlando Gonzalez Centon, originaire du Guatemala âgé, de 19 ans seulement. Les trois avaient affirmé s’être posés à cet endroit dans l’espoir d’y vendre l’avion. Au final, on déclarera que c’était le mauvais temps qui avait été la raison du détournement du plan de vol initial. Etrangement, le 9 mars de l’année suivante (2014), alors que Juan Ramon Martinez Anariba était au restaurant à faire la fête avec des amis, et qu’un un coup de fil l’appelait  au dehors, un homme était venu tranquillement à sa hauteur lui loger plusieurs balles en pleine tête. « L’homme était connu comme étant un commerçant » avait dit alors la presse. Commerçant… et pilote à ses heures. Visiblement, d’aucuns n’avaient pas apprécié son atterrissage raté… L’avion avait été vendu le 5 janvier 2012 à une société appelée K.B.H. Aviation SA, dont le siège était au… Panama, à Marbella comme le montre le document ci-dessous (montage de l’accord de 14 pages signant la vente) :

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Etonnant encore lorsqu’on retrouve un document de 2011 évoquant la société KBH, mais pas à un endroit où on l’aurait attendue : « Jet Commercial (CJI) va entreprendre le travail de modifier une  configuration de palettes SF 12 pour un B727-200 de passagers converti en cargo pour KBH Aviation SA, représentant son client, la police fédérale du Mexique (police fédérale du Mexique). L’avion, un B727-264C a été construit en 1981 et sera converti en vertu des certificats aéronautiques d’Engineers, Inc. (AEI) de type supplémentaire (STC). Avec plus de 70 conversions exécutées, CJI est le Conversion Center AEI le plus expérimenté. L’avion sera installé également avec des winglets Dugan Air par CJI. » L’appareil concerné est le superbe XC-MPF (ici dans son ancienne livrée bien moins chatoyante).

Le 25 septembre, un monomoteavionet droga cessnaur Cessna 210 (à train rentrant donc) s’écrase près de la municipalité de San Félix, Tripoli, entre La Masica et San Juan Pueblo,  en Atlántida sur la côte Caribe, a à  350 kilomètres au nord de la capitale. Un Cessna monomoteur avec à bord deux jeunes, Francisco Ismael Meza, originaire de Silca, en Olancho, et German Enrique Bustillo, de Olanchito, dans le Yoro. Si les jeunes pilotes sont bien honduriens, dans les vestiges calcinés on retrouve une carte bancaire  mexicaine, deux téléphones cellulaires avec leurs mémoires respectives, un téléphone satellite Iridium, deux bidons, l’un avec du carburant pour aéronef et l’autre vide. « En outre, les pompiers ont trouvé une facture d’achat dans une pharmacie dans la ville de Cholula, au Mexique, au nom de Hugo Marquez, qui suggère aux autorités que l’avion a décollé à partir de là » indique l’article. L’appareil n’avait déposé aucun plan de vol, ajoute-t-il. Selon laDirección de Lucha Contra el Narcotráfico (DLCN)., les deux jeunes pilotes étaient en relation avec le trafiquant Carlos el Negro Lobo; livré aux USA en mai 2014. 39 billets de 100 dollars totalisant 3 900 dollars avaient été trouvés entretemps dans le portefeuille d’une des victimes, laissant entrevoir des activités douteuses.

aztrec à terreEn octobre, le 22, à La Cuarenta, c’est un autre avion encore qui s’écrase, un avion immatriculé N40212, un Piper Aztec PA-23-250 de 1979 appartenant au départ à un dénommé Rosario Luis Del, de Miami, en Floride qui s’est placrash avionnté nez en avant dans un champ boueux d’une hacienda d’El Jiote au nord de l’agglomération, à El Progreso, dans l’Etat de Yoro. Dedans, il y a  16 lampes et 14 lanternes avec leurs supports, deux gilets de sauvetage, et même un dinghy gonflable, plus quatre fûts de plastique avec environ 65 gallons de carburant et un millier de pesos colombiens. L’éventail complet du matériel des trafiquants devant voler au dessus des eaux ou se poser en plein champ. L’avion aurait contenu entre 600 kg et 1 tonne de cocaïne selon la police. Les riverains affirment avoir vu plusieurs voitures autour de l’épave, après le crash. Coïncidence ou action volontaire, l’appareil était tombé dans une ex-propriété d’un gang des Cachiros, saisie entre 2013 et 2014 par le gouvernement pour trafic de drogue et trafic d’armesTout autour, on a en effet des biens désormais gérés par le Bureau Administratif des Biens Saisis (OABI), tous vides, répartis dans les départements de Cortes, Colon et Yoro, avec 11 maisons, deux bâtiments, deux hôtels, cinq domaines dont un comportant une entreprise de transformation de l’huile de palme deux lots, un immeuble, et même un zoo, et un centre d’écotourisme lié au clan. Les trafiquants étant liés à Juan Gómez Meléndez, ex gouverneur et député assassiné en janvier 2015. L’atterrissage du bimoteur avait fait l’objet de préparations. Trois jours avant, des hommes avaient en effet été aperçus faire des coupes sur des arbres alentours ou en abattre, avaient remarqué les habitants. Le 4 juillet 2014, c’était un Cessna 340 immatriculé TG-COX qui s’était posé à  Coyotes Central, près d’Olanchito sur une des anciennes pistes de la Standard Fruit Company, soupçonné lui aussi d’avoir transporté de la drogue. Le pilote avait prétexté un ennui moteur pour se poser. L’avion avait son propre hangar à La Aurora Internacional au Guatemala.

Le bilan de l’année est donc plutôt catastrophique, mais les autorités visiblement, ne veulent pas le voir, comme le note El Nuevo Diario le 1er octobre 2015 qui fait l’éloge de la réduction des arrivages d’avions de cocaïne en 2014 : « le Honduras a réduit de 98,11% le nombre d’atterrissages d’avions transportant des drogues ces cinq dernières années, et a saisi environ 8 263 kilos de substances interdites et détruit 80 pistes d’atterrissage clandestines, a déclaré un officiel aujourd’hui ».  On ment, ouvertement : « Le chef de l’exploitation de la police du Honduras, Hector Ivan Mejia, a déclaré aux journalistes que, en 2011, 106 avions ont atterri leur pays transporter de la drogue, et en 2015, a été réduite à deux, représentant un 98,11% de moins ». Ah voilà donc l’explication : on a acheté des radars coûteux et il faut qu’ils soient… rentables. Or les exemples montrés ici dans l’année démontent la prétention à une telle réduction. A quoi peut donc servir cette méthode Coué gouvernementale, voilà tout le problème. Un nouveau gouvernement (de droite) a été élu le 24 novembre 2013, avec l’aide semble-t-il des Etats-Unis. C’est Juan Orlando Hernández qui a remporté l’élection, il est devenu président le 27 janvier 2014. Prendra-t-il le sujet de la drogue en mains, comme promis ? Rien n’est moins sûr, dans un tel pays ravagé par une criminalité hors-normes.

N5888KMais les choses évoluent, semble-t-il, quand même, avec une belle prise. Des barons de la drogue tombent, enfin. Le 18 décembre, c’est dans un autre Beechcraft, un Beech B300 SuperKing Air 350 immatriculé N5888K (photo Thomas Ramgraber) que montent en effet deux frères, Luis Alonso et Miguel Arnulfo Valle Valle sur l’aérodrome militaire de l’ Honduran Air Force (FAH), juste à côté du Toncontin International Airport, à Tegucigalpa. Ce sont en fait deux trafiquants, arrêtés avec le troisième frère Jose Innocent Valle Valle et sa femme Griselda Amaya Arguera qui seront extradés plus tard aux USA. L’avion décrit est en effet enregistré comme appartenant au Département de la Justice US… !!! C’est surtout avec leur arrestation la découverte d’un réseau de trafiquants honduriens habitant Copan, ancienne cité Maya, lié à El Chapo, menant un voie très « glamour » selon la presse hondurienne. Des villas décorées d’un goût douteux, avec piscine bien sûr, les épouses des narcos craquaient l’argent çà qui mieux mieux (ici le défilé des horreurs de goût accumulés dont les plafonds peints façon Pompéi). Une famille de trafiquants menée par le bout du nez par les sœurs Lemus, Jasmine et Mayra, en fuite juste après l’arrestation d’Arnulfo, le chef de clan. A Copan, elles menaient grande vie, dit-on, « organisant dans leurs villas ou dans des hôtels de grandes fêtes, des célébrations d’anniversaire avec des ensembles et des stylistes internationaux qui étaient disponibles 24 heures sur 24 pour répondre à vos caprices » peut-on lire. La coke comme mode de vie bourgeoise, en quelque sorte. Du clinquant partout, le propre des arrivistes démunis d’éducation et de goût. Des gens riches en tout cas : les juges ont fait saisir… 52 propriétés leur appartenant. « Le chef de file des trois femmes était toujours Mayra, qui se mêlait à la vie politique et était même devenue lors de la dernière élection générale adjointe au maire pour le Parti libéral. » note le journal (en photo; Mayra Lemus pose avec trois robes différentes dans sa villa de El Espíritu, à Cotán).

En fait, les sœurs Lemus les ont déjà quittés auparavant : craignaient-elles l’arrestation de leurs proches, comment l’auraient-elle appris (par la voie « politique » et leurs relations dans le milieu local ?)valle mujer. Laissant paraît-il leurs maris éplorés : les cocus de la coke, en quelque sorte ! « Ils se déplaçaient avec leurs propres gardes du corps où ils voulaient, quand ils le voulaient et personne ne les arrêtait parce qu’ils avaient le pouvoir« , déclare Julian Pacheco, ministre de la sécurité. Des trafiquants aux très grands revenus, grâce à la cocaïne. « Les frères de la région de Copan ont maintenu une relation de travail de cinq ans avec le célèbre transporteur salvadorien Sibrián Ernesto Jorge Ulloa, alias Chou (depuis extradé au Salvador, il y a écopé de 77 ans de prison en novembre 2014) qui est également lié au cartel de Sinaloa. Via cette société,  avec Ulloa, les cargaisons de drogue de Valle étaient envoyées au Salvador (…) Les premières livraisons reliant la vallée remontent à juillet 2008, lorsque les deux groupes Ulloa Sibrián- Valle ont amené 270 kilos de cocaïne, comme enregistré dans le témoignage d’un employé de Chou qui a été capturé en 2011 avec un kilogramme de cette drogue dans une station d’essence à San Juan Opico. (…) Parfois Sibrián Ulloa achetait la drogue au cartel Valle, indique ce dossier (…) Un dénommé Fausto était un de ceux qui transportait l’argent. Un témoin a déclaré qu’à une occasion, Faust à apporté 800.000 dollars, à titre de paiement pour 90 kilos de cocaïne. dollarsCet argent aurait été reçu par Arnulfo Valle (…). À une autre occasion, Fausto et le témoin sont allés dans une ferme d’El Espíritu, détenue par Arnulfo Valle, pour apporter 745 kilos de cocaïne »(…). 

Lorsque les policiers étaient entrés dans la villa, ils avaient dû creuser le jardin (ici à gauche) pour découvrir la cachette aux billets, déposés dans un fût de plastique enterré. Il y en avait pour 1,3 million de dollars en coupures !!! Une goutte d’eau : les calculs de l’administration hondurienne parlent de 50 millions de dollars de revenus annuels générés par le trafic sen cinq ans ! Lors de l’une des opérations menées, ont été capturés Glendys Herminia Valle, Miguel Angel Espinoza Lopez, Willian Eulises Anael Antonio Vargas Reyes et Chávez Guevara (au Salvador). Leur plan a été  découvert alors qu’ils s’apprêtaient à réaliser la livraison de 295 kilos de cocaïne (en 2009) sur un site vallonné près du village de San Francisco Sumpul, municipalité de Sinuaea, dans l’Ocotepeque. La drogue était cachée selon les spécialistes dans la voiture, dans laquelle ils étaient ». Mais  en 2009, deux  juges sur trois chargés de l’affaire avaient déclidé  de clore l’affaire !!! Preuve de la terreur qu’ils faisaient régner sur place ! Depuis, leur dossier a été rééouvert. En juillet 2015, les trois frères Valle pourtant extradés, les journaux parlaient déjà de la « réorganisation » du clan, à Copan. C’était déjà reparti ! « Les chiffres sur la violence de 2012 ont placé Copan comme étant l’un des départements les plus violents du Honduras, avec un taux de 104,7 homicides pour cent mille habitants, la diminution du nombre s’est traduite en 2013, lorsque le taux d’homicide publié par l’Observatoire de la violence se situait à Copan avec 61,9%, une baisse significative de 50%. Mais en 2015, ce taux a augmenté de cinq points… «   Pourtant, surprise, dans l’accusation américaine contre les frères Valle Valle, seul un meurtre leur a été imputé à Arnulfo : celui de José Cristian Espinosa Erato, en mars 2014 au Honduras. Celui d’un rival sur le marché ! Les règlements de compte qui avaient suivi la « réorganisation » du clan Valle, à l’évidence. Les sœurs Lemus sont elles toujours introuvables, à l’heure actuelle. Aux Etats-Unis, le 5 janvier dernier, les frères Valle se déclaraient coupables de trafic de cocaïne, en espérant que de l’être pour 5 kilos seulement (le motif actuel de leur arrestation) leur éviterait un long emprisonnement.

Jaime-RosenthalLe pays ne sort pas de la violence engendrée par le narcotrafic. Miss Honduras, enlevée puis assassinée, en a fait les frais avec sa sœur en novembre 2014. Tout le pays est gangréné. Jusqu’au plus haut de l’Etat, car des politiciens sont en cheville avec les trafiquants notoires. Le pire exemple du genre étant celui de la découverte des malversations de la famille du magnat Jaime Rosenthal (photo El Tiempo), 79 ans, leader du  Parti Libéral et candidat à plusieurs reprises à la candidature présidentielle. Juan Orlando Hernández une fois élu trouve aussi là le moyen d’affaiblir un adversaire politique et surtout son parti d’opposants, mais à sa décharge il faut convenir que l’enquête sur les agissements de la famille Rosenthal avait commencé bien avant son élection. Son père, Yankel Rosenthal, était un juif qui avait émigré de Roumanie arrivé sans le sou au Honduras en 1929. L’incroyable réussite des Rosenthal (la famille détenait 20 entreprises différentes dans le pays et 23 propriétés foncières, Jaime ayant accumulé une fortune personnelle de 690 millions de dollars) avait fait des jaloux, c’est évident. marathonAujourd’hui, le neveu de la famille dirige le plus grand club de football du pays, le Marathon, à San Pedro Sula (un football bien lié à l’empire du crime dans le pays). Commencée dans l’élevage bovin, elle l’avait conduite en 1974 à créer sa propre banque, si bien que l’ arrestation de son patriarche et sa chute avaient eu deux conséquences inattendues : la première et la plus dramatique étant la fermeture de sa fameuse banque, qui avait provoqué l’émoi chez ses clients. L’Etat ne pouvant totalement calmer le jeu en déclarant ne pouvoir couvrir que les dépôts supérieurs à 9000 dollars, grugeant les plus petits dépositaires, effondrés. La seconde, plus étonnante, avait eu plus de répercussion médiatique. C’était celle de l’annonce de près de 10 000 crocodiles devenus cannibales par la force des choses, les employés de la ferme où ils étaient parqués n’ayant plus d’argent pour les nourrir et n’étant plus payés eux-mêmes. La ferme, Crocodrilos Continental, s’étale en effet sur 70 hectares, les 11 000 crocodiles américains (Crocodiles Acutus) y occupant pas moins de 135 mares. Les crocodiles étant destinés à finir en sacs à mains pour les riches héritières de Miami ! crocodilosLa ferme avait aussi quelques lions. Les sociétés diverses de Jaime faisaient en effet de tout, outre les peaux de crocodile : du ciment, de l’immobilier, des articles en cuir, des assurances, un écoparc (Ecoparque Joya Grande) des bovins, des projets agro-industriels, du tourisme, de la télévision par câble et des médias…  et parmi ces médias, le journal El Tiempo (et il savait  l’utiliser), et une chaine de télévision (Channel 11). Avec Jaime, son propre fils Yani, 50 ans et son neveu Yankel, 46 ans avaient été finalement arrêtés et accusés de blanchiment d’argent provenant du trafic de drogue, après une très longue enquête démarrée aux Etats-Unis. Le groupe Rosenthal s’appuyait sur son paravent du Grupo Continentainstallé au Panama. 19 ses sociétés ont été saisies en octobre 2015. Trois sociétés offshore d’investissement avaient été repérées lors de l’enquête américaine : Shalimar, Ltd., Desland Overseas, Ltd., et Investissements Preyden, Ltd, tous situés dans les îles Vierges britanniques : le bon vieux plan classique de la magouille financière. L’OFAC avait identifié également trois entités américaines en Floride : Inverciones Continental U.S.A., Corp., Shalimar Real Estate Holdings II, Inc., and Shalimar Real Estate Holdings III, Inc. Toutes trois bloquées également.

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15-10-08-honduras-cachiros-checkLe lien entre les Rosenthal et le gang de la famille des Cachiros, longtemps masqué, a fini par éclater au grand jour raconte « Inside Crime » dans un excellent article sur les liens entre les élites et le pouvoir au HondurasAu sein du groupe Continental, justement, on trouvait en effet des membres des Cachiros et ce n’était pas un hasard. Les liens dataient de longtemps. Santos Rivera Maradiaga, le patriarche de la famille, avait comme Jaime, commencé à vendre des bovins à viande et les avait amenés à l’abattoir des Rosenthal à San Pedro Sula, à la fin des années 1970 et début des années 1980. C’est là que les deux familles ont lié leur sort. Mais c’est plus tard en 2006 que ses liens se sont fort renforcés, via des prêts bancaire et une cavalcade de chèques : « la grande entente entre les Rosenthal et les Cachiros a commencé en 2006, lorsque la Banque leur a prêté de l’argent pour leur bétail et leurs sociétés laitières. «Nous avons commencé à avoir une relation avec eux, par des prêts, lorsque les relations ont commencé avec la banque », a expliqué Patricia Rosenthal. «L’usine de conditionnement de la viande ils la connaissaient déjà. Ils  nous ont apporté plus de bétail et nous nous sommes dit, « regardons, cela pourrait être un bon client », et nous leur avons prêté de l’argent pour qu’il achètent des bovins et des fermes laitières. Ils ont vendu les produits laitiers à la Ceiba et ont acheté un grand ranch de bétail, le bétail lui-même et d’autres usines de conditionnement de viande. Pour la banque, Ce ne fut pas une mauvaise affaire, je veux dire qu’ils avaient de bonnes bêtes. Leurs acheteurs nous payaient directement, et c’était de gros acheteurs. Les  Rosenthal affirment que la famille Rivera Maradiaga est passée au-dessus du processus de vérification de la banque et a remboursé ses prêts avec ses chèques de ses clients, et non par sa trésorerie. (Voir un exemple d’un chèque signé par Jaiver Rivera Maradiaga ci-dessous, le 15 octobre 2008). D’autres prêts ont suivi, y compris pour de vastes exploitations de palmiers africains des Cachiros. Les Rosenthal disent que la relation avait un sens parce qu’ils travaillaient fort dans leurs projets agricoles. Ils ont dit que Continental avait trois branches à Tocoa, dans l’épicentre des activités de Cachiros au moment de leur apogée. » Bien entendu prècise l’article, les Rosenthal n’avaient pas su que les Maradiaga faisaient déjà aussi dans le trafic de drogue…. ce qui est difficile à croie et ce que démentent les faits :   « cependant, les Rosenthal admettent qu’ils avaient entendu des  rumeurs sur les Cachiros,  bien avant la désignation du Trésor américain. Et au début de 2012, les Rosenthal étaient clairement inquiets : « en mars de cette année, 18 mois avant que les fonctionnaires du département du Trésor des États-Unis ne mentionnent les Cachiros par leur nom, Jaime Rosenthal avait écrit une lettre à l’ambassadeur des États-Unis Lisa Kubiske. (Voir une copie partielle de la lettre ici) « chez Banco Continental, SA nous sommes et voulons être très prudents à propos de notre entreprise et de nos clients ».  « Depuis que Grupo Continental est impliqué dans de nombreuses entreprises, y compris l’agro-business, nous devons être prudents sur les gens, surtout avec qui nous faisons des affaires. » avait-il écrit. Comme déjà pour se disculper.

Le pays est gangrené en profondeur, des pans entiers de l’économie appartiennent au narco-trafic. Pas sûr que le gouvernement mis en place récemment soit capable d’endiguer le flux. Mais la fin des Valle et des Cachiros, appelés aussi « Les cousins »(« Los Primos »)  saluée ici par l’ambassadeur US au Honduras semble marquer un grand pas, néanmoins, dans la lutte contre le trafic de cocaïne dans le pays.

on peut relire :

en 2011 :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xv-le-honduras-du-90482

en 2013 :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxii-retour-au-136880

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxiii-retour-au-136882

pour tout savoir sur les Vallle :

http://es.insightcrime.org/noticias-sobre-crimen-organizado-en-honduras/valles-perfil

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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ECUADOR: Policía decomisa 1,5 toneladas de cocaína – 20minutos.com

EQUATEURAgentes antinarcóticos decomisaron 1,5 toneladas de cocaína que iban a ser enviados a Corea del Sur desde la ciudad portuaria de Guayaquil, por parte de una banda integrada por cuatro colombianos y seis ecuatorianos, informó el jueves la policía.

El general Edmundo Moncayo, director Nacional de Antinarcóticos, en rueda de prensa dijo que « mediante información reservada se pudo conocer que en las provincias de Manabí, Santo Domingo de los Tsáchilas, Los Ríos y Guayas, operaba una organización de presunto narcotráfico ». Tras cuatro meses de investigaciones los agentes ejecutaron siete allanamientos, en los que se localizaron 1.305 paquetes que contenían cocaína por un peso de 1,5 toneladas cubiertas de cinta adhesiva transparente y con la leyenda Beredusa, la empresa a cargo de la exportación de arcilla, destinada a Corea del Sur, en medio de la cual iba la droga. Añadió que fueron capturados dos colombianos que aportaban el dinero para financiar este intento de narcotráfico. Este es el primer decomiso importante del 2016 en Ecuador, que es considerado un país de tránsito y almacenamiento de la droga de los carteles de Colombia y Perú. En 2015 la policía decomisó 70,16 toneladas de drogas, principalmente cocaína, mientras que en 2014 se había incautado de 61,38 toneladas.

Ver más en: http://www.20minutos.com/noticia/34277/0/ecuador-policia-decomisa-15-toneladas-de-cocaina/#xtor=AD-1&xts=513357

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FRANCE (Nice): depuis la prison, il organisait un trafic international de cocaïne

La maison d'arrêt de Nice, à l'Est de la ville.

Mis à jour le 21/01/16 à 17h32

L’homme était en lien, via des intermédiaires, avec des revendeurs d’Amérique du Sud…

Il organisait son petit commerce depuis sa cellule de la prison de Nice. Un homme, déjà connu pour des affaires de drogue et incarcéré, a été présenté ce jeudi à un juge d’instruction dans le cadre d’une information pour « association de malfaiteurs en vue de l’importation et de la revente de produits stupéfiants ».

Le prisonnier est suspecté d’avoir organisé depuis la maison d’arrêt de l’Est niçois, grâce à des téléphones et avec plusieurs de ses proches, un trafic de cocaïne avec l’Amérique du Sud. Quatre autres personnes, dont son neveu, ont également été interpellées à Nice, notamment dans le quartier de l’Ariane, et dans les Alpes-Maritimes en début de semaine. Toutes, déjà connues des services de police, ont été présentées à la justice.
Ses contacts étaient chargés de négocier le prix de la drogue

L’enquêté, menée par la PJ de Nice et commencée il y a près d’un an, « a débuté de façon incidente par un autre dossier engagé dans la prison », a indiqué à 20 Minutes une source policière.

Le principal protagoniste aurait ainsi été repéré alors qu’il demandait à ses connaissances de « négocier le prix » de la drogue avec des intermédiaires, localisés dans des pays sud-américains. Différents appels téléphoniques et des rendez-vous sur le sol français ont notamment été organisés.

« Des échantillons ont transité à Nice mais des problèmes de financement n’auraient pas permis de mener la transaction à son terme pour l’importation d’une quantité certaine de cocaïne », a également précisé cette même source policière.

http://m.20minutes.fr/nice/1770799-20160121-nice-depuis-prison-organisait-trafic-international-cocaine

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MEXICO: frenan avioneta cargada de cocaína, cristal, heroína y mariguana

http://m.excelsior.com.mx/nacional/2016/01/20/1070050

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JUSTICE (Air cocaïne): le procès en appel débutera le 11 février

modifié à 06h46, le 21 janvier 2016
Air cocaïne : le procès en appel débutera le 11 février
Nicolas Pisapia était passager du jet © AFP
Sur les quatre Français condamnés pour trafic de drogue, un seul était présent à l’audience.

La justice dominicaine a fixé mercredi au 11 février la date de l’ouverture du procès en appel de quatre Français condamnés dans l’affaire dite Air Cocaïne, marquée par la rocambolesque exfiltration des deux pilotes condamnés à 20 ans de prison pour trafic de drogue.

Au cours de l’audience de mercredi destinée à établir cette date, les deux pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos n’étaient pas représentés par leurs avocats. En conséquence, le ministère public a d’ores et déjà demandé que leur peine soit confirmée en appel. Le tribunal, qui souhaite être auparavant « informé de leur situation », a remis sa décision à une date ultérieure.

680 kilos de cocaïne.Les deux autres Français restés sur l’île étaient quant à eux bien représentés par leurs avocats. Alain Castany toujours en convalescence après avoir été renversé par une moto en octobre, Nicolas Pisapia était le seul présent.

Les quatre Français avaient fait appel après leur condamnation à 20 ans de prison. L’affaire remonte à la nuit du 19 au 20 mars 2013, quand la police dominicaine, renseignée notamment par les États-Unis, intercepte sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana un Falcon 50 avec 26 valises contenant 680 kilos de cocaïne à son bord.

Les deux pilotes incarcérés en France. En août 2015, Pascal Fauret et Bruno Odos ont été condamnés par la justice dominicaine à 20 ans de prison pour trafic de drogue.  Le 28 octobre, alors qu’ils étaient en liberté conditionnelle avec interdiction de sortie du territoire dans l’attente de l’examen de leur appel, ils ont fui ce pays des Caraïbes par bateau pour rejoindre l’île antillaise franco-néerlandaise de Saint-Martin avant d’arriver en avion à la Martinique d’où ils ont gagné, toujours en avion, la métropole.

Peu après leur retour en France, ils ont été placés en détention provisoire, début novembre, par la justice française, qui enquête sur ce vaste trafic international de drogue. La justice a confirmé le 19 novembre leur maintien en détention.

http://www.europe1.fr/faits-divers/air-cocaine-le-proces-en-appel-debutera-le-11-fevrier-2654099

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ITALIA (Traffico internazionale di cocaina): la droga « viaggiava » su rete e social

Traffico internazionale di cocaina: la droga "viaggiava" su rete e social

Traffico internazionale di cocaina: la droga « viaggiava » su rete e social

Martedì 19 Gennaio 2016

di Paola Treppo UDINE – A seguito di indagini delegate della Direzione Distrettuale Antimafia di Trieste, la Guardia di Finanza di Udine ha disarticolato una organizzazione criminale composta da italiani e sudamericani dedita all’importazione e commercializzazione di cocaina in provincia di Udine. Sono state denunciate 11 persone: 5 italiane, 5 sudamericani e un africano, di cui 6 destinatarie di ordinanza di provvedimenti restrittivi o arrestate.Decisivo il ricorso ad accertamenti in alcuni noti social network utilizzati dai membri dell’organizzazione per comunicare tra loro e i riscontri su IP utilizzati per comunicazioni in internet. Fondamentale pure l’esecuzione di indagini bancarie con le quali sono state ricostruite le modalità di pagamento della sostanza stupefacente nella Repubblica Dominicana che avvenivano col ricorso a money transfer le cui operazioni erano sempre fatte con nominativi fittizi; circostanza che ha comportato la denuncia del responsabile di un agenzia di money transfer di Udine per reati sulle norme antiriciclaggio.La cocaina, acquistata purissima, aveva un costo originario di 15 euro al grammo e veniva venduta, dopo operazioni di “taglio”, a circa 100 euro al grammo. In 2 anni sono stati importati in Friuli 2 kg di cocaina in gran parte sottoposta a sequestro a Udine e negli aeroporti internazionali di Malpensa, Lipsia e Koln-Bonn.

http://m.ilgazzettino.it/nordest/articolo-1493052.html

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Marseille: Le passager d’Air Cocaïne attend son procès en appel

Nicolas Pisapia à Punta Cana, en République dominicaine le 27 octobre 2015

Nicolas Pisapia à Punta Cana, en République dominicaine le 27 octobre 2015DANNY ALVEAL AFP

JUSTICE

Marseille: Le passager d’Air Cocaïne attend son procès en appel

Mis à jour le 20/01/16 à 08h31

Le procès en appel de Nicolas Pisapia, le passager du Falcon d’Air Cocaïne, pourrait se dérouler avant cet été…

Le procès en appel de Nicolas Pisapia devrait bientôt avoir lieu. Originaire de Velaux, près d’Aix-en-Provence, cet homme âgé de 38 ans a été condamné à 20 ans de prison en première instance pour trafic de drogue dans l’affaire Air Cocaïne. Emprisonné pendant plusieurs mois, le passager du Falcon 50 vit désormais en liberté surveillée en République Dominicaine dans l’attente de son nouveau procès.

Selon son avocat, Julien Pinelli, la procédure d’appel doit démarrer mercredi 20 janvier avec une première audience. Purement formelle, celle-ci doit déterminer le calendrier des rendez-vous à venir, et notamment la date d’ouverture du second procès. « Ce sera sans doute avant cet été », indique le conseil qui déposera mercredi son mémoire en défense pointant notamment des « irrégularités » survenues lors de l’enquête et du premier procès.

Des preuves

« On a retrouvé des procès-verbaux qui n’ont pas été signés par les bonnes personnes, détaille Julien Pinelli. Nous avons aussi le témoignage de cet expert mandaté pour examiner le Falcon et les valises (contenant 680 kg de cocaïne) qui a reconnu finalement n’avoir pas procédé lui-même à cette expertise. Nous avons aussi la preuve que le parquet a négocié avec un témoin pour modifier son témoignage ». La défense espère que ces éléments permettront de prouver que « toutes les procédures ne se sont pas poursuivies parfaitement ».

En attendant, elle tente de mobiliser l’opinion et le gouvernement en France. « Tout le monde a parlé des deux pilotes (Pascal Fauret et Bruno Odos) qui se sont échappés mais en oubliant les deux autres Français qui sont restés sur place (Nicolas Pisapia et Alain Castany) », rappelle Philippe Malburet, président de l’association de soutien à Nicolas Pisapia. Pour mobiliser les médias et les élus, l’ASNP organise mercredi une nouvelle réunion publique d’information à Velaux avec Jean-Pierre Maggi, le député socialiste des Bouches-du-Rhône.

« On espère que la diplomatie française attire l’attention des autorités dominicaines sur la procédure en cours afin d’obtenir un procès équitable », indique Julien Pinelli qui espère surtout bénéficier du « soutien du Quai d’Orsay » pour le procès en appel. Interpellé « alors qu’il se dirigeait vers l’avion », Nicolas Pisapia n’aurait rien à voir avec les valises remplies de cocaïne qui se trouvaient à bord, selon son avocat. « Je crains en fait qu’il se soit retrouvé au milieu d’un règlement de comptes entre la DNCD (Direction nationale du contrôle des drogues), c’est-à-dire la police, et l’armée dominicaine », conclut-il.

http://m.20minutes.fr/marseille/1769179-20160119-marseille-passager-air-cocaine-attend-proces-appel

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HONDURAS (Coke en Stock (CIX)): l’avion perdu de la chanteuse | CentPapiers

Coke en Stock (CIX) : l’avion perdu de la chanteuse
soles

gulf noeliaJ’avais évoqué le sort de ce Gulfstream à propos d’un autre cas, sur lequel je reviendrais demain si vous le voulez  bien. Les détails le concernant semblaient confus. Heureusement, pour se dépatouiller des arcanes tortueuses de cette affaire, il y a l’ami Falcon, qui très vite m’avait averti qu’au 15 août 2013, « le N951RK appartenait encore à Elite Jet Group LLC,  installé à Van Nuys, CA et ce depuis le 31 janvier 2013. Elite Jet Group appartient à Jorge Reynoso, le mari de la chanteuse portoricaine Noelia, dont l’autre Gulfstream II, le N922MR, avait été intercepté à Maiquetia, Venezuela en août 2012, sans drogue à bf endom2ord. Le N951RK a été intercepté à la suite d’une plainte du Grupo Textil Firense SA de CV, Mexique, qui affirme être le propriétaire des deux Gulfstream de la chanteuse. La procédure est toujours en cours, mais c’est hors sujet dans la série Coke en Stock ! ». Bref, le jumeau de l’appareil abandonné avait lui aussi un drôle de pédigrée, car bloqué en 2012 par le gouvernement vénézuélien, comme l’avait expliqué sa propriétaire :  -« la chanteuse portoricaine Noelia se plaint que son avion privé a été «arbitrairement saisi » dans un aéroport au Venezuela et a demandé au vice-président  de la nation, Nicolas Maduro, de prendre des mesures pour résoudre le cas.twitt noelia L’artiste a déclaré à Efe vendredi que l’avion se trouvait au Venezuela pour sa vente éventuelle, qui ne s’était pas faite au final. Il était prévu qu’il soit de retour en Floride pour que l’artiste aille en Californie, mais il a été arrêté à l’aéroport international de Maiquetia à Caracas. Le jet privé, enregistré aux États-Unis, appartenant à l’artiste et son mari, Jorge Reynoso, a été «arbitrairement saisi », a déclaré la chanteuse. « Je demande publiquement l’honorable gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela d’intervenir dans l’injustice imposée par les fonctionnaires qui détiennent le jet privé », a déclaré Noelia. Elle a dit qu’ils avaient rempli toutes les conditions fixées par la loi vénézuélienne et que les deux pilotes de l’avion étaient « l’objet de l’extorsion de fonds par les fonctionnaires à tous les niveaux. » Noelia affirme que « administration de l’Agence anti-drogue et les inspecteurs des douanes ont dit qu’il n’y avait pas sujet à le saisir » tout en soulignant que le président de Institut national de l’aviation civile, du Venezuela »ou AINC, Francisco Paz Fleitas, comme » la seule autorité en la matière ». Un avion retenu par les autorités vénézueliennes et pour une fois pas déclaré « abattu », voilà qui changeait de l’ordinaire  en effet.

gulf endom3L’avion sera rendu près de deux ans plus tard seulement, mais avec une chanteuse (et un mari) qui évoqueront clairement des « extorsions de fonds » pour entrer à nouveau en sa possession. La chanteuse évoquant aussi l’état « épouvantable » dans lequel elle avait retrouvé l’avion… en postant deux clichés  vengeurs  le 3 mai 2014 , montrant effectivement effondré sur son train d’atterrissage gauche, les pneus visiblement incendiés ou détruits avec des traces de brûlures semble-t-il à l’emplacemet de l’aile gauche. Que c’était-il passé avec cet appareil reposant désormais  sur des sacs de sable placés sous l’aile gauche ? Mystère… fort remontée (on le serait à même à voir l’état de l’appareil réduit à l’état d’épave) la chanteuse avait précédemment écrit que « l’appareil a été saisi parce qu’elle ne voulait pas le vendre à un « général corrompu », dans un message émis dans un réseau social. « Ayez au moins la décence de rendre ce qui ne vous appartient pas. Et de ne pas en faire une histoire fictive « , avait-elle conclu.noelia gulfstream » Bigre. On conçoit que la « vente »‘ prévue ne se soit pas réalisée, s’il était arrivé et proposé dans cet état, en tout cas  ! L’avion arborait toujours sur la queue le logo de Mardian Ranch. Une autre arnaque, en fait. Un projet d’un entrepreneur de l’Arizona d’établir une ferme d’éoliennes de 500 mégawatt réparties sur 47,000 âcres, devant fournit le courant à 25 000 habitants. Un autre projet douteux. En 2011, Susan Mardian avait eu maille à partir avec la justice avec une plainte déposée par Aspen Financial Services au sujet d’un autre investissement immobilier appelé Milano Résidences LLC. L’avion, restenu deux ans au Venezuela au total avait été rendu à l’état de ferraille : qu’avait-on fait avec entre deux, autre mystère vénézuélien !!! Qui donc l’avait mis dans cet état de ruine évidente ? Pas de réponse, ni du Venezuela, ni de la chanteuse. Depuis, l’appareil n’a pas été aperçu en l’air. De toute façon, il ne peut plus voler : son certificat de navigabilité a en effet expiré le 30 septembre 2015. Ce qui signifie qu’à moins de travaux importants, vu son état, il est aujourd’hui considéré comme…une épave.

Aeronave BarreraA qui était donc destiné cet avion resté invendu ? Le gouvernement vénézuélien, le 19 janvier 2013 avait expliqué via Edylberto Molina Molina, venu faire une conférence de presse juste devant l’appareil, que celui-ci avait été « retenu » car il devait être destiné à un narco-trafquant:  « Daniel Barrera Barrera, mieux connu comme « Loco » Barrera, l’information a été donnée par le directeur adjoint de l’ONA G / B Edylberto Molina Molina,  et les représentants des autorités du Comando Antidrogas de la GNB y el Instituto Nacional de Aeronáutica Civil (INAC).  commandement et de drogues GNB Institut national de l’aviation civile (AINC) ». fouilleL’appareil vendu devait avoir une  toute autre destinée selon ces mêmes autorités : «  la trajectoire de vol de l’avion aurait été ensuite »Maracaibo, puis se rendre dans une île des Caraïbes, Aruba ou  Curaçao, où il aurait déclaré une urgence mécanique, afin d’entrer dans le pays à nouveau, puis de faire un atterrissage en Apure, pour repartir vers l’Afrique avec le chlorhydrate de cocaïne ou toute  autre substance interdite ».  L’article du MPPRIJ du 21 janvier 2013 montrait la fouille de l’appareil (photo ci-contre à gauche).  Le trajet décrit étant celui des fameux avions de l’Apure, dont le Gulfstream XB-NKS  retrouvé le 18 octobre 2014 en pleine brousse A noter qu’au moment de la conférence de presse d’Edylberto Molina, l’avion de la chanteuse semblait encore en parfait état (avec une aile gauche « normale » en tout cas… ou plutôt bien à l’horizontale, encore à ce moment-là). Qui donc l’avait fait voler plus tard au point de l’abimer autant ? Mystère !!!

barrera arrestBarrera (ici lors de sa capture, photo de El Espectador), un colombien considéré comme le deuxième plus important narcotrafiquant au monde avait été arrêté le 18 septembre 2012 à San Cristobal une petite ville du Venezuela, située près de la frontière avec la Colombie, L’avion ayant été saisi en août, juste avant son arrestation. Cela faisait 22 ans qu’il était recherché (autant que Ben Laden). « Celui qui ressemblait le plus à un Pablo Escobar moderne«  était allé jusqu’à se brûler les doigts à l’acide pour effacer ses empreintes et avait eu recours à la chirurgie esthétique à plusieurs reprises. La drogue qu’il vendait provenait du cartel del Norte del Valle Cartel ou du 43eme Front, des Farcs, controlé par Gener Garcia Molina, alias « Jhon 40, »et il la revendait à Jose Miguel Arroyave, commandant des paramilitaires du Bloc Centauros (ici à droite), bloquecentauros320x180qu’il fera assassiner en 2004, avant de faire la même chose avec Wilber Alirio Varela, alias « Jabon, » leader du cartel de Norte del Valle Cartel au Venezuela. Le narcotrafiquant étant aussi un des alliés  du groupe paramilitaire de l’ ERPAC et de Los Rastrojos, formés  par les paramilitaires du cartel del Norte del Valle. Le jet lui était-il véritablement destiné, lui qui possédait déjà 21 avions ? Molina sera accusé lui-même par les Etats-Unis d’avoir fait partie du trafic. Une rumeur tenace sur Twitter de Noticiero de Verdad annoncera le 17 décembre 2015 qu’il avait été rapidement évacué de Berlin lors d’une visite, dans un avion de PDVSA dans la crainte d’une arrestation par la DEA américaine ! La rumeur reposait sur le fait que l’ambassade du Venezuela à Berlin n’avait pas répondu à un courriel demandant des informations pour contacter sur place Molina.

solesSi la chanteuse parlait de liens avec des militaires corrompus, c’est aussi parce que le trafic de Barrera se passait sous leur nez, et qu’il y participaient, effectivement. « Selon des responsables colombiens et étrangers  de lutte contre les stupéfiants, Barrera exerçait son trafic dans les plaines de l’Est, principalement les provinces de Meta, Vichada, Casanare et Guaviare. Il contrôlait également  les points stratégiques de la capitale colombienne Bogota, et des aires d’atterrissage consolidées dans l’état d’Apure Venezuela d’où il envoyait des avions pleins de drogues vers les Caraïbes et l’Amérique Centrale. Barrera opérant lui-même dans la province de Vichada en Colombie et dans certaines parties du Venezuela, où il aurait bénéficié de la protection des fonctionnaires locaux. Barrera utilisait également le  Venezuela comme point de stockage et de préparation  pour envoyer des drogue en Europe. Il utilisait aussi l’Afrique de l’Ouest comme un point de transit de drogue réexpédiées ensuite vers l’Europe. » Des liens qui perdureront, après la capture de Barrera, selon Insight Crime : « étant donné qu’il n’y a pas la preuve que Barrera ou de diverses autres barons de la drogue colombiens arrêtés au Venezuela aient été remplacés, il est possible que l’entreprise qu’il a dirigé pendant 11 ans a été largement absorbée par le Cartel de Los Soles – un réseau de militaires vénézuéliens corrompus de fonctionnaires engagés comme alliés du trafic de cocaïne ».  Si bien que l’arrestation de Barrera aurait été une aubaine, pour les militaires, qui auraient  ainsi hérité de son réseau !

barreraBarrera (ici sans sa barbe), pour diriger son empire avait manifestement besoin d’un jet, pour se rendre dans différents pays et coordonner les envois ou les réceptions de cocaïne, ou même tout simplement pour la transporter. « Selon les autorités colombiennes, Daniel Barrera vivait depuis 2008 à San Cristobal, ancien havre de paix des barons de la drogue en raison de sa parfaite situation. Il se faisait passer pour un éleveur de bétail, propriétaire de ranchs, pour expliquer ses voyages réguliers hors de la ville. Selon le «Sunday Telegraph», ses «ranchs» pourraient bien être quelques-unes des 500 entreprises légales qu’il possédait pour blanchir les profits de son véritable business. Ses affaires l’emmenaient d’ailleurs bien plus loin que la campagne vénézuélienne. Toute l’Amérique latine, mais aussi l’Afrique de l’Ouest, par où il faisait transiter la drogue destinée au marché européen. Il se rendait également au Brésil et en Argentine pour voir ses cinq enfants, nés de différentes femmes. Son arrestation survient après celle de 36 de ses lieutenants, la saisie de 21 de ses avions, et cinq tonnes de sa cocaïne. Il en aurait exporté près de 900 tonnes au long de sa carrière, maintenant terminée. Lui que l’on disait si violent n’a opposé aucune résistance à son arrestation, d’après les témoins de la scène, cités par le «Sunday Telegraph». Selon un vendeur de rue, «il a juste haussé les épaules, avec l’air d’un homme résigné qui savait que son heure était venue». 900 tonnes de coke, joli score, non ?

gulfstream clearwarterMais l’histoire n’était pas terminée. Le couple Jorge Reynoso et la chanteuse Noelia possèdaient aussi un autre Gulfstream. un G-1159, le 112 ème de la production, immatriculé N168DA. Or ce dernier aussi appartenait aussi à One Air Title, qui possédait aussi avec Elite Jet Group LLC  les deux Gulfstream N951RK et N922MR. Cet appareil non plus, le couple ne le possède plus. L’appareil a été revendu à un mexicain, Luis Alberto Romero Rosales, il est devenu chef lui le XB-NXC, vu ici à Guadalajara en novembre 2014)

trajet

jugemementRevendu à Aero II Aviation Inc, il était en effet passé chez Romero Rosales le 21 mars 2014 (ici ci-dessus, on le voit effectuer le trajet Fort Myers (en Floride) vers Guadalajara au Mexique le 26 mars 2014, cinq jours à peine après avoir changé de mains. L’histoire est donc particulièrement complexe. Dans les documents auxquels ont peut accéder, la plainte de la société Grupo Textil Firense SA, société mexicaine, envers le couple Reynoso, mais aussi One Air LLC et Elite Jet LLC paraîssent être le nœud de l’affaire. Le 14 mai 2013 en effet, un jugement américain de la 11 ème chambre judiciaire de Miami accordait à cette entreprise une somme considérable : 2,3 millions de dollars de dédommagements, plus les deux avions Gulfstream N951RK et N922MR. Le groupe Reynoso, pour le moins n’a donc jamais été très clair (ci-contre la plainte de Grupo Textile Firense SA réclamant les deux avions Gulfstream N951RK et N922MR), un de ses avions ayant été saisi aux USA par la DEA et un autre bloqué eu Venezuela sous le même prétexte. noelia et mariLa chanteuse et son mari avaient étrangement reconnu la fraude le 29 novembre 2013  dans le site Endi-Elnuevodia.com, sur la détention des deux appareils :  « la chanteuse et son mari Noelia Jorge Reynoso doivent payer jusqu’à 2 millions de dollars pour fraude et violation de contrat, selon le jugement d’un juge après un procès en Oklahoma d’il y a six mois (nota : c’était en Floride). Cependant, le mari de l’artiste portoricain a dit qu’il n’était pas concerné par le jugement. « Tout cela est un procès en cours, mais je dois faire une demande reconventionnelle à la Cour fédérale d’Oklahoma, au sujet de l’avion », a déclaré Reynoso dans le programme Telemundo « Suelta la topa » sans donner plus de détails. Toutefois, le producteur mexicain a reconnu la dette, mais a dit qu’ils ne pouvait rien faire pour l’avion saisi le 13 janvier, 2013 durant une visite effectuée par la fille de la chanteuse Yolandita Monge, son assistant Reynoso, entre autres personnes, au Venezuela« . Dans une émission de télévision très « people », voici Noelia et son mari en train de parler de leur avion « perdu »... sans en parler vraiment (ils retournent vite la question dérangeante en évoquant… une grossesse) : le show-biz et ses mensonges ! L’homme est un hâbleur avant tout !!!

mameryCar tout le monde n’apprécie pas le rôle de son mari Jorge Reynoso sur la chanteuse. Ainsi son ancien producteur, qui l’accusait en 2008 d’avoir mis sur le marché une sex-tape de sa propre épouse : « le producteur Carlos « Topy » Mamery (décédé en 2014) a exprimé sa préoccupation à propos de l’influence « néfaste » du gestionnaire Jorge Reynoso sur sa belle-fille Noelia, rejetant la faute sur l’état de santé mentale qui l’affecterait. « Mamery a blâmé Reynoso d’avoir déclenché  le scandale en plaçant la vidéo où apparaît Noelia entretenant des relations intimes avec le rappeur Yamil, et de l’avoir mise sur Internet. Dans une audition de la preuve par contumace, en l’absence de Noelia et Reynoso, tenue hier à la Cour fédérale, le vice-président de la Spanish Broadcasting System (SBS) à Porto Rico,  a dit que dans le cadre de la recherche faite il a constaté que le producteur mexicain était celui qui avait placé la vidéo et l’avait vendue sur Internet pour 4,99 $. Il a également découvert, et soutenu que Reynoso avait placé quelques photos de son ex-femme nue sur le réseau. « Je doute Noelia ait l’état d’esprit en ce moment. Une personne qui gère cette façon, parler de cette façon et est tout le contraire … « dit-il en quittant le tribunal. «Je suis très préoccupé par l’état de Noelia et Jorge Reynoso prend la responsabilité de la santé mentale de Noelia, non seulement pour aujourd’hui, mais aussi pour demain. Elle se réveillera un jour et réalisera que son partenaire, son mari l’a vendue pour 4,99 $ sur l’Internet « , a-t-il dit. » De là ce que la chanteuse ne se soit pas aperçue du trafic organisé par son propre mari, il n’y a qu’un pas. L’homme désormais est son seul imprésario et se charge de sa carrière, mais dans l’affaire il a déjà perdu 3 jets (et 2 millions de dollars)… on ne peut pas parler de réussite, dans le genre (sur son compte Linked’In il campe toujours sur l’aile d’un de ses Gulfstream, symbole de sa réussite avec sa carte bancaire Bancomatic) ! A moins de se rattraper avec de l’argent réalisé rapidement. Et là, il n’y a pas quarante solutions… A signaler que Mamery était aussi le mari de Yolandita Monge, la mère de Noelia (son père étant  l’homme d’affaires uruguayen Alfredo Lorenzo) !!!

reynoso

Mais en même temps, d’aucuns soupçonnent Barrera de se dissimuler derrière le groupe Textil Firense SA. Il aurait ainsi tenté de récupèrer ces deux Gulfstream. Ce qui laisserait entendre qu’au Mexique l’emprise des narcos est telle qu’ils peuvent aussi se faire passer dans des tribunaux comme étant des entités industrielles respectables. Barrera aurait-il ainsi tenté de récupérer ainsi ses deux jets ? Quel rôle exactement à pu jouer le couple Reynoso ? Quels liens ce même couple aurait-il développé avec des généraux vénézuéliens corrompus, au point d’en dénoncer l’intercession lors de la revente d’un appareil d’une origine déjà douteuse  (puisque contesté par  Grupo Textil Firense SA) ? Tout ceci demeure fort complexe en effet, et fort intriguant. L’abandon du le N951RK mène décidément à bien des questionnements.

Mais revenons au second avion d’Aerogroup,… en effet, ou  plutôt Lynx Aerogroup, en fait. Car des clichés montraient qu’effectivement, le drôle d’appareil « égaré » au Honduras avait porté au préalable un logo plus complet, disons. Celui de Lynx Arerogroup, société enregistrée le 22 janvier 2010 dans le Delaware… ce qui tout de suite mettait la puce à l’oreille, tant on sait à quoi sert ce genre d’enregistrement fantôme. Mais de cela, je vous en parlerai plus en détail très bientôt, car ça touche un autre phénomène… français, celui-là.

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cix-lavion-perdu-de-la-chanteuse/

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JUSTICE (Air Cocaïne): la procédure d’appel débute en République dominicaine

Cinq mois après leur condamnation par un tribunal de Saint-Domingue, les Français de l’affaire dite « Air Cocaïne » sont convoqués devant la cour d’appel pour fixer un nouveau calendrier judiciaire.

http://www.varmatin.com/justice/air-cocaine-la-procedure-dappel-debute-en-republique-dominicaine-15630

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Terroristas quieren los canales de tráfico de los carteles de droga hacia EE. UU. – LAGRANEPOCA.COM

Terroristas quieren los canales de tráfico de los carteles de droga hacia EE. UU.

Por Joshua Philipp – La Gran Época

Terroristas quieren los canales de tráfico de los carteles de droga hacia EE. UU.

Oficiales de policía al arribo de mas de 7 toneladas de cocaína en la policía aeroportuaria en Lima el 1 de septiembre de 2014. (Ernesto Benavides/AFP/Getty Images)

Organizaciones terroristas como ISIS están buscando entrar a Estados Unidos y según expertos regionales, que puedan entrar es sólo cuestión de cuánto dinero va a costar convencer a los carteles de droga que el riesgo vale la pena.

“Pienso que dada la chequera de ISIS, es sólo cuestión de tiempo”, dijo en una entrevista Scott Mann, un coronel teniente retirado del ejército.

“Quieren usar la red existente de narcoterrorismo que puede trasladar cualquier cosa—droga, gente o una bomba sucia”, dijo Mann. “Esta gente quiere aprovechar esta masiva red que les permitiría hacer pasar mercadería”.

El comercio de la droga es mucho más que simplemente carteles queriendo hacer dinero. Por toda la región, hay también organizaciones narcoterroristas instigadas por ideología política, y grupos como Hamás y Hizbulá, que usan el comercio ilícito para financiar sus actividades en el exterior”.

Mann ha sido testigo de primera mano de estos problemas. Durante sus 15 años en las Fuerzas especiales de EE. UU., fue enviado a países como Colombia, Ecuador, Perú y Panamá, donde ayudó a entrenar fuerzas del gobierno amigos de EE UU. sobre cómo defenderse contra los que no tienen ley.

“Trabajé mucho con los gobiernos para combatir grupos insurgentes como las FARC”, dice, refiriéndose al grupo narcoterrorista marxista, las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC).

Aunque los grupos terroristas quieran entablar lazos con los traficantes de drogas, “hasta donde yo sé, no hay ninguna conexión hasta este momento entre los narcoterroristas e ISIS”, según afirma el Dr. José de Arimatéia da Cruz, investigador profesor adjunto del Colegio de Guerra del Ejército de EE. UU.

“Al menos no hasta este momento”, dijo Cruz en una entrevista telefónica. “Las cosas pueden cambiar en el futuro”.

Los cárteles dudan en involucrarse con grupos terroristas, la principal razón es que lo ven muy arriesgado. Cruz dice que “hasta el momento, si se comienzan a asociar con el terrorismo internacional, habrá más involucramiento de EE. UU. y eso afectará sus negocios”.

Aún así, según Mann, “el dinero manda, créame, en estas áreas; e incluso aunque estos muchachos tengan un poco de guía moral… pueden trasladar cosas para [ISIS] si el dinero es adecuado”.

“Yo vi de primera mano cómo se encuentran los dos mundos”, dice Mann, haciendo notar su trabajo combatiendo el narcoterrorismo. “Este nexo entre el terror y el crimen organizado está creciendo”.
Una diferencia de ideología

Aunque los grupos narcoterroristas son un gran problema en Latinoamérica, son diferentes de grupos terroristas como ISIS o Al Qaeda.

Según Mann, grupos narcoterroristas como las FARC tienen motivos financieros y políticos, y usan el comercio de la droga para financiar su causa. Son más una amenaza local, dice, pero ven a Estados Unidos como una amenaza a sus operaciones.

“Ellos quieren este ambiente de caos continuo para que puedan operar su empresa multimillonaria, y no ser inhibidos por Estados Unidos”, dice.

Según Cruz, “es cuestión de interpretación”.

“Cualquier grupo que esté contra el estado soberano o el gobierno puede ser etiquetado como organización terrorista”, dice. “Algunos de ellos no tienen nada que ver con el terrorismo y sus actividades están limitadas a América Latina”.

Por otro lado, ISIS ha estado reclutando soldados de las islas nación del Caribe, Trinidad y Tobago, un país que Cruz describe como “ground zero” (zona de impacto en inglés) para la gente que recluta terroristas.
Cruz hizo notar que ha habido entre 80 y 100 personas de Trinidad y Tobago que viajaron para unirse a ISIS y la gente de la región está preocupada de que si regresan seguirán involucrándose en terrorismo y posiblemente hagan blanco a Estados Unidos.

Según Mann, aunque los grupos de narcoterror están influenciados mas bien por el dinero, “es su trabajo trasladar estas mercaderías dentro y fuera de estas tuberías lícitas e ilícitas, lo cual los hace útiles para los extremistas islámicos”.
Una división internacional

El ambiente político en Latinoamérica ha alimentado al problema. Comenzó en los 90 con la Marea Rosa, dice Cruz. “Cuando tuvimos políticos de izquierda entrando al poder”.

Los gobiernos que llegaron comenzaron a cortar lazos con Estados Unidos, dijo Cruz, y la “mayoría de esos países trasladaron sus alianzas hacia Rusia, China o Irán”.

China persuadió muchas naciones aisladas en Latinoamérica con una clase de política de “vale todo”, y prácticas que hubieran causado la expulsión del mercado global por otros países, fueron ignoradas por China.

El resultado fue que muchos regímenes autoritarios o corruptos en Latinoamérica que hubieran colapsado si estuvieran solos, fueron sostenidos por el dinero de China.

“A ellos no les importa qué haces”, dice Cruz. “Rusia es igual. No les importa a quién les provee armas siempre y cuando las puedan vender”.

Según un informe del 5 de noviembre de la Comisión revisora en seguridad económica China-EE. UU., el régimen chino ha “señalado a gobiernos latinoamericanos que el desarrollo económico puede ser logrado sin adherir a prescripciones occidentales”, y sin tener que compartir “objetivos con EE. UU. por estabilidad regional y buen gobierno”.

En la práctica, toma varias formas. “Argentina se ha rehusado a negociar con los acreedores occidentales en parte debido a los préstamos alternativos de China”, dice el informe. Y gobiernos que de otra forma hubieran estado aislados en la región, son capaces de “sostener su orientación anti occidental”, incluyendo aquellos como Bolivia, Ecuador y Venezuela.

Este ambiente corrupto ha creado una clase de terreno de cultivo para el terrorismo.

Mann dice que los grupos de terror “están buscando estados frágiles donde gran parte de la población esté fuera del alcance o marginalizada por el gobierno”.

Él nota que aunque es improbable que ISIS haya hecho ya camino con los cArteles de la droga o los narcoterroristas, la tendencia es en esa dirección.

“Cuando ves que la tendencia se empieza a alinear”, dice, “es necesario tomar acción para adelantarse a esas tendencias en vez de armar luego una comisión para averiguar qué falló”.

http://www.lagranepoca.com/internacionales/41282-terroristas-quieren-los-canales-de-trafico-de-los-carteles-de-droga-hacia-ee-uu.html

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COLOMBIA: FAC intercepta aeronave que presuntamente transportaba cocaína | Minuto30.com

http://www.minuto30.com/fac-intercepta-aeronave-que-presuntamente-transportaba-cocaina/427277/

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PERÚ: Avioneta boliviana con 90 kilos de cocaína fue intervenida en el Vraem

PERÚ: Avioneta boliviana con 90 kilos de cocaína fue intervenida en el Vraem shaune fraser

El Comercio de Perú / El comandante general del Comando Especial Vraem , Fernando Acosta, precisó, en declaraciones a RPP , que el comando operacional aéreo alertó en la mañana sobre el ingreso de una avioneta de placa boliviana CP-2745 hacia el territorio nacional. “Por esa razón se dispuso una operación conjunta integrada para neutralizar la aeronave”, señaló.

Los agentes intervinieron la avioneta, pero los presuntos narcotraficantes iniciaron un tiroteo. Aunque las fuerzas del orden respondieron, no hubo heridos ni detenidos.

Tras la intervención el representante del Ministerio Público dispuso la destrucción de la avioneta en la zona y el traslado de la droga encontrada hacia Pichari.

“Hay patrullas que continúan en la zona, no se nos ha informado de otra ocurrencia”, añadió el comandante Fernando Acosta.

http://www.entornointeligente.com/articulo/7716149/PERU-Avioneta-boliviana-con-90-kilos-de-cocaina-fue-intervenida-en-el-Vraem-17012016

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Coke en stock (CVIII) : retour au Honduras où il pleut toujours des avions | CentPapiers

Coke en stock (CVIII) : retour au Honduras où il pleut toujours des avions

On revient toujours un peu à la même chose, en ce qui concerne le trafic de cocaïne  Effectivement, puisque nous retournons… au Honduras, pays complètement à la merci des gangs qui le gangrènent, comme j’ai déjà pu vous le dire ici (1). Un pays miné par l’arrivée d’avions bourrés de cocaïne, destinée à rejoindre par la route ensuite le Mexique, puis les Etats-Unis. Des avions qui atterrissent et sont parfois laissés sur place en plan en attendant qu’on vienne les reprendre… dans un étrange ballet, utilisé par des personnes de la « jet-set » qui ne sont pas toujours telles qu’elles se présentent sur le net ou même à la télévision, dans des émissions populaires…

gulf roatan 2014Ça commence d’abord par un drôle d’atterrissage, au Honduras à Roatán. Un premier avril (2014) mais ce n’est pas pour autant une farce. Ou plutôt c’en est une, mais de bien plus grande dimension. Un Gulfstream III G-1159 s’y est soudainement posé, sans en avertir l’aéroport et encore moins le colonel Gustavo Adolfo Paz Escalante le commandant de la Policía Militar y Orden Público (PMOP) et des Fuerza de Seguridad Interinstitucional Nacional (Fusina). En sont descendus tranquillement deux pilotes, Darimel Guerrero Rios, et Eric Emanuel Montes Mejia, tous deux mexicains, qui sont sortis tranquillement de l’aéroport et ne sont jamais revenus, abandonnant sur place le jet. L’avion portait le numéro d’immatriculation américain N707KD. OMAN_aircraft-ce808L’avion est donc conduit sur la base Base Hernán Acosta Mejía de Tegucigalpa, pour y être passé au peigne fin pour voir s’il aurait pu contenir de la drogue. Selon les registres, l’avion en 2013 appartenait encore à « Florida Aviation Service Technology Inc, » de West Palm Beach, une entreprise…. d’un seul employé. Et il auraît dû être vendu le 2 novembre 2013, mais la vente a été annulée. Le 7 mars 2013, on l’avait annoncé comme acheté par American Sky S.A. En 1984, au début des sa carrière, il avait appartenu au sultan d’Oman et portait alors le sigle A4O-HA (ici à droite). Fin de la première séquence.

Un crash au Venezuela

cessna_crash-425bbLa deuxième démarre dans le sang : le lendemain même de son arrivée, le 2 avril donc, le pilote Eric Emanuel Montes Mejia est déclaré mort… retrouvé au Venezuela, à Torres, avec deux autres pilotes mexicains, dans un petit Cessna 210 fort vieillot pouvant emporter jusqu’à 814 kilos de drogue au total. Son passeport est retrouvé sur place et montré à la presse. ; les deux corps sont complètement calcinés. Le journal la Prensa a particulièrement bien suivi le crash. L’avion s’est écrasé dans la ville de San Dionisio, sur la colline du Plan de los Verdes, dans la paroisse de Trinité Samuel région rurale située à environ deux heures de Carora, la capitale de la province de Torres. Selon la presse officielle, des avions gouvernementaux l’auraient pris pour cible, ce qu’aurait confirmé la population. L’appareil est en miettes, seule sa queue est intacte. Le lendemain même d’avoir fait atterrir un jet au Honduras, le pilote est déjà rentré au Mexique, pour en faire décoller un tout autre, et venir s’écraser au Venezuela. Les narco-pilotes ont des agendas plus chargés que ceux d’Air France !
Il pleut des Gulfstream
Etonnant pilote donc (du jour au lendemain, passer d’un Gulfstream réaction à un vieux Cessna à pistons)… ou erreur de passeport des autorités vénézuéliennes ? Au Honduras, on n’est pas plus fiable : les premiers textes parlent d’un Gulfstream mexicain immatriculé « MTX-01 » (et donc mexicain). En fait c’est bien le N707KD, qui a 37 ans d’âge et qui s’est posé de façon impromptue. Selon FlightAware, ce N707KD a décollé de Miami à destination de Torreon, Coahuila, au Mexique le 8 mars. Or c’est exactement ce qu’avait fait également un autre appareil similaire. Cet autre Gulfstream, avait été lui aussi abandonné à Roatan il y a tout juste un an, dans les mêmes conditions. Cet avion, le N951RK, avait été abandonné lui aussi par ses pilotes, présentés alors dans un premier temps comme étant mexicains le 22 mars 2013, et plus tard récupéré par leurs employeurs américains sans aucun problème : ils étaient bien américains. Le N951RK appartenait encore à Elite Jet Group LLC,  installé à Van Nuys, CA (on verra demain ce qu’il en est de cette société). Or surprise encore, au Honduras, où il semble pleuvoir du ciel des avions bourrés de coke, l’avion abandonné avait aussi eu un frère jumeau qui l’avait précédé.
Abandonné sur la piste
gulstream_ceiba-1f3b0Au Honduras, en effet des jets apparaissent comme par enchantement certains soirs. L’aéroport de Roatan à lui seul peut donc aussi postuler au titre de porte-avions de la drogue. « Apparemment, les pilotes ont fait irruption à l’encontre de certains règlements aériens internationaux et ont ensuite quitté l’avion sur la piste, et donc on a donné l’ordre d’envoyer l’appareil à la base militaire pour la fouille », a déclaré le colonel Javier Barrientos ». L’avion est alors effectivement renvoyé et parqué à de la Ceiba, sur la base militaire Héctor Caraccioli Moncada, où il est photographié (ici à gauche). « Des agents de la Direction de Lutte contre le trafic de drogues et tests de toxicologie seront déployés pour déterminer si des drogues ou d’autres substances interdites ont été transportés dedans. L’avion poursuivra sa détention pendant la durée du processus de recherche. Les résultats des tests réalisés restent à déterminer « , a déclaré le militaire. Selon l’accusation, le jet de luxe était piloté par Luis Lozano et Mark Gordon Solís, qui ont été détenus à Roatan. Les autorités n’ont pas déterminé leur nationalité, bien que les deux sont des résidents américains » pouvait-on lire avec un certain amusement la presse semblant ménager le possesseur de l’avion. Ou alors c’est parce qu’il en arrive trop souvent des avions de ce genre et que les autorités sont blasées.

Une vieille histoire

images-516-75ef6Le Honduras, où il pleut des avions en effet. Et si on remonte un peu en arrière, on en trouve un troisième petit frère, lui aussi abandonné. Cela date de 2006, année où on l’a « découvert » à l »aéroport international de Toncontín à Tegucigalpa, au tout début de la présidence de Manuel Zelaya (il a été investi en janvier 2006). Un avion, le Gulfstream immatriculé XB-JPL, valant 4 millions de dollars (voir ici), un appareil qui est resté-là pendant une année durant laquelle le procureur local, Leonidas Rosa, a même voyagé au Mexique pour coordonner le renvoi de l’appareil, avec des détails qui n’ont jamais été révélés à l’extérieur : l’avion avait été abandonné par deux pilotes mexicains ; Federico Rivielo et Carlos Enrique Messner. Il aura fallu attendre mars 2007, pour qu’il redécolle, une fois vendu aux enchères par le ministère public au prix dérisoire de 736 000 dollars, à la compagnie maritime américaine Cashman Equipment Corporation (CEC) et devenir N900CE… l’avion avait pourtant été réclamé par un banquier mexicain, dénommé Mario Andrade (ou Alberto) Mora, « qui n’aurait pas réussi à démontrer qu’il en était bien le propriétaire » selon les autorités : l’avion avait été manifestement volé !

Un autre encore

sula beechEt comme tout se répète au Honduras, voilà qu’un Beechraft King Air 200 joue au même jeu le 12 septembre 2008, deux ans après le XB-JPL, immatriculé cette fois XB-KSC (vu ici à San Pedro Sula – Ramon Villeda Morales, au Honduras, en juin 2010, photo Airliners), l’avion s’était posé à l’aéroport international de La Mesa de San Pedro Sula, à 180 kilomètres au nord de Tegucigalpa. L’avion venait de Maracaibo (Venezuela,, via Carthagène (Colombie). Son pilote mexicain, Flores López était tranquillement reparti par un vol classique le lendemain pour le Mexique. Un scénario qui semble rodé, donc. L’avion avait été saisi par les autorités… mais deux ans plus tard, le 1er novembre 2010, cinq hommes armés s’en étaient emparés, sur la base aérienne de San Pedro Sula, où on l’avait parqué, et l’avion avait disparu en quelques minutes. Une opération de représailles, visiblement : la veille, avait eu lieu la plus importante saisie de dollars aux narcotrafiquants au Honduras, selon les responsables de la sécurité, son montant total étant de 7,2 millions. Pour certains c’est le même avion qui avait servi à faire le show, au Venezuela, de Vladimir Padrino Lopez et de Tareck El Aissami avec un Beech 200 immatriculé YV-253 (ici à droite). Le 12 août 2011, puis qui avait été incendié pour faire croire à un avion « descendu » par les avions vénézuéliens. L’examen attentif de la queue restant visible étant assez significatif. Le dessin y figurant était bien le même…

Encore un autre jet !

hawker-2-d14beMais le plus surprenant reste peut-être cet autre appareil : un Hawker 125 F400A, immatriculé N125DH (photographici en 2010 à Toluca, et en 2011, vu au Guatemala en 201 pour un vol vers Miami) arrivé lui aussi en express un dimanche soir à l’aéroport de Goloson à La Ceiba, au Honduras, le 1er septembre 2013 sans avoir fourni de plan de vol préalable, l’avion venant de Toluca, lui aussi. Le 8 août qui précédait il avait effectué un trajet de l’aéroport d’Ontario à Tijuana, à la frontière mexicaine. Deux pilotes mexicains en descendent et quittent l’aéroport. Les autorités inspectent l’avion : ses pneus sont pleins de terre : il s’est posé quelque part sur une piste clandestine, c’est quasiment sûr. L’avion est vide, il n’y a même pas de sièges de passajet_125-33933gers à bord : ça sent fort le trafic volumineux de drogue ! Un examen découvre effectivement des traces de cocaïne à bord.  Mais les deux pilotes sont déjà repartis, par un vol commercial. Avant, ils avaient pu dire aux autorités « qu’ils étaient tout simplement payés pour piloter l’avion et laisser quelqu’un d’autre venir le reprendre » : toujours le même scénario ! « Les pilotes ont été libérés le soir même ; mais l’enquête est en cours « , selon les autorités ». avait-on pu lire, évoquant un laxisme évident sur place. Coup de théâtre le 5 décembre qui suit : on apprend que les deux procureurs qui avaient libéré les deux pilotes ont eux-mêmes été arrêtés, et que deux autres pilotes venus rechercher l’avion en ont été empêchés par les forces de l’ordre !!! Sont arrêtés en effet ce jour-là un hondurien de 45 ans, HS-125 base militaireAnge Pena Martinez, venu pour réclamer l’avion et les deux mexicains le pilote Luis Fernando Zepeda Chavarria, 38 ans, et le copilote Fajardo Arturo Bonilla, 40 ans. Selon un journal local des traces de sang (et non de cocaïne) avaient été relevés dans l’avion. Or Chavarria est bien un pilote confirmé par la FAA, qui habite… Mexico. Comme son collègue Bonilla, qui habite aussi.. Mexico. L’avion concerné était en vente chez un broker de Scottdale, Arizona : BAM (Business Aircraft Management, Inc)… connaissant le goût immodéré des trafiquants pour ce modèle d’avion, on se dit qu’on devrait le retrouver très bientôt dans de nouvelles aventures… au Venezuela !!! Car le fait est là : on utilise souvent les mêmes modèles de jet (des Hawker) pour se rendre au même endroit (le Venezuela) en partant du Mexique, et en revenant souvent par le détour du Honduras. Et s’il y a un incident, on abandonne l’avion, ou on l’incendie sur place : qu’est ce que représenter 250 000 malheureux dollars, quand au bout ce sont des millions comme bénéfices ??? L’exemple de notre BAE 700 « mormon » allait confirmer notre intuition quelques mois plus tard… (2)

Comme aux îles Caïman, ce paradis fiscal…

 Un bloggeur va fouiner un peu plus loin et découvrir des choses fort intéressantes à son sujet : « L’avion est enregistré chez Aero Investments LLC, et l’adresse sur l’enregistrement et celle d’un centre d’information de Cheyenne, Wyoming. L’enregistrement FAA Indique avion était esta Acheté en 2011 et a été fabriqué en 1971. L’adresse de dépôt pour l’enregistrement, au 2710 Thomes Ave, à Cheyenne, WY, a été présentée dans le rapport de Reuters comme étant celle de Wyoming Corporate Services. Il décrit le bureau de Thomes Street comme étant « un petit Cayman Island au milieu des Grandes Plaines », et le Wyoming Services corporatifs est décrit comme un bureau d’incorporation des entreprises spécialisées dans ce qui peut être utilisé comme des entreprises « coquilles vides », des entités de papier pour dissimuler des actifs. Au moment de l’enquête de Reuters en 2011, plus de 2000 entreprises sont en effet inscrites au seul numéro 2710 Thomes Avenue, utilisée comme étant leur adresse officielle. Ce n’est pas non plus le seul avion appartenant à Aero Investments LLC. Ils possèdent également un jet d’affaire Gulfstream, de 21 sièges et d’enregistrement N366JA.  En 2008, avant lorsque Aero Investissements a acheté N366JA, il avait été utilisé par l’ex-sénateur Obama et les agents des services secrets pour voler de Chicago à l’Afghanistan. Jusqu’en juillet, ils possédaient également un avion Aerocommander 685 à hélices de neuf places, N74CP, qu’ils ont revendu après qu’il se soit écrasé et qu’il ait subi des dommages importants au Texas en juin. L’enquête a noté que le vol était une entreprise d’affrètement à l’époque » note « Honduras Culture and Politics« . Les avions des trafiquants ont de bien étranges origines, ou véhiculent de drôles de personnalités, parfois….

L’avion était… mexicain mais il avant il avait été indien !

alchemistEn 2014,  le même scénario d’abandon d’avion s’était reproduit, au Honduras comme on l’a déjà dit avec le Gulfstream III G-1159 d’où étaient descendus tranquillement deux pilotes en abandonnant sur place le jet. L’avion portait le numéro d’immatriculation américain N707KD comme on l’a vu également. Il auraît dû être vendu le 2 novembre 2013, mais la vente a été annulée. L’adresse donnée de l’acheteur étant à San Lorenzo Huipulco… au Mexique.Le 7 mars 2013, on l’avait annoncé comme acheté par American Sky S.A. Mais l’avion portait toujours un logo marqué « Alchemist » sur la queue, comme on peut le voir ici à droite.

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Or cet avion avait suivi le même trajet que le N951RK, après avoir décollé de Miami jusque Torreon, Coahuila, au Mexique le 8 mars pour se poser au Honduras le 1er avril.  Tout le monde était en effet passé à côté de l’autre information surprenante : « Alchemist » non plus n’avait rien d’américain : c’est une société indienne, de  Chandigarh, appartenant à un politicien du nom de K.D.Singh, qui est aussi le président de la fédération indienne de hockey. Plutôt riche, note un forumeur « ses deux fils adolescents sont connus pour leur passion sans fin pour les voitures qui comprennent une Ferrari 458, une Lamborghini, une Aston Martin, une Rolls Royce, etc »). singhLe fiston s’appelle Bally et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il n’est pas très discret... son Facebook présente son QI d’huître. Son père dirige aussi, via Alchemist Foods Ltd une société de distribution de poulets frais ou  rôtis appelée « Republic of Chicken » qui a fait sa fortune. Il a été pincé en 2009 dans un aéroport avec des valises pleines de billets, révèle sa biographie… Le fils nommé a créé la Rich List Group, qui a acheté une des plus grandes villas de Marbella, appartenant auparavant au milliardaire Adnan Khashoggi. On ne doit pas y déguster d’ailes de poulet, mais mon petit doigt me dit que d’autres produits réduits en poudre, cette fois, doivent aussi y couler à flots. L’homme y liste ses « amis » parmi lesquels David Guetta, Pharell Williams, Sting, les Black Eyed Peas, et un rappeur bien ordinaire dénommé  « Flo Rida » (jeu de mots !) en fait  de son vrai nom Tramar Lacel Dillard, qui se tape tous les clichés du genre. « Né le 16 septembre 1979 à Miami, en Floride, c’est est un rappeur américain d’origine haïtienne et brésilienne » apprend-t-on… il est aussi le héros de « Life on Marbs », une émission de téléréalité sur la vie à Marbella signée ITVBe,… la complète !!!

Mais au final, il conviendrait plutôt de revenir sur le premier avion décrit aujourd’hui, car il est semble-t-il un sommet d’iceberg, qui nous mène à autre chose de tout aussi passionnant. Ce qu’on examinera très bientôt, je pense… ici, ou ailleurs.

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cviii-retour-au-honduras-ou-il-pleut-toujours-des-avions/

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SPAIN: twenty arrested for smuggling hashish between Morocco and Spain

Alouette II helicopter. Alouette II helicopter.

THE Guardia Civil announced on January 14 that 20 members of a criminal gang have been arrested in Cadiz, Malaga and Sevilla for smuggling hashish between Morocco and Spain using a helicopter.

Operation TELOS, which began in 2013, aims to fight the illegal drug trade by monitoring coastal areas using land, air and sea assets.

As part of that operation, the Guardia Civil detected a light, single motor Alouette II helicopter flying between the two countries at night, without lights, and at an unusually low altitude.

The suspicious vehicle was tracked to its final destination, a farm in the Parque Natural Los Alcornocales Cadiz, where it was intercepted.

Officers of the Guardia Civil found 615 kilos of hashish inside the helicopter, which had been specially modified with ´wire baskets´ on the exterior, enabling it to carry more of the illegal substance. The experienced Ukrainian pilot was detained, as well as his co-pilot and a third person who was waiting to receive the hashish.

This successful bust triggered a second phase of the operation, and led to the further arrests of 17 people, after other homes and farms in Andalucia were searched. Reports suggest that six cars, a stolen SUV, guns and ammunition were seized by the authorities.

A similar light helicopter was also found on one of the properties. The vessel, which was buried several meters below the ground to avoid detection, appeared to have been damaged in an accident.

Since Operation TELOS began more than four tons of hashish have been seized, 30 arrests have been made and 12 aircrafts have been intercepted.

http://www.euroweeklynews.com/3.0.15/news/on-euro-weekly-news/spain-news-in-english/136377-twenty-arrested-for-smuggling-hashish-between-morocco-and-spain

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USA (Miami y Nueva York): las ciudades que pueden juzgar a El Chapo Guzmán | El Chapo Guzmán, Narcotráfico, México, Estados Unidos, Nueva York, Miami – América

Funcionarios estadounidenses y mexicanos mantienen conversaciones sobre los pasos a seguir en caso de que el capo narco sea extraditado a Estados Unidos. Las opciones que se manejan
El Chapo capturado por las fuerzas armadas
« El Chapo » capturado por las fuerzas armadas Crédito: AFP

Apenas consumada la captura de Joaquín « El Chapo » Guzmán empezaron las especulaciones sobre si realmente el capo narco iba a ser extraditado a los Estados Unidos. Si bien se sabe que el proceso es largo y que podría llevar meses, es cierto que funcionarios estadounidenses y mexicanos ya mantienen conversaciones de alto nivel sobre el tema.

De acuerdo a lo que informa El Nuevo Herald, las autoridades de ambos países buscan determinar si « El Chapo » será enjuiciado en Miami o Nueva York bajo cargos de narcotráfico luego de que se concrete la esperada extradición a suelo norteamericano.

Fiscales federales en seis estados presentaron acusaciones contra Guzmán

Fiscales federales en seis estados presentaron acusaciones contra Guzmán, pero el Distrito Este de Nueva York y el Distrito Sur de Florida tienen casos con aspectos comunes que pudieran combinarse, y las jurisdicciones de Brooklyn y Miami surgieron como las principales candidatas para el juicio.

« El extraordinario historial del Distrito Sur de la Florida en materia de casos importantes de narcotráfico puede ser un factor clave », afirmó en Miami a la cadena de diarios McClatchy el ex fiscal federal Kendall Coffey.

« El Chapo » Guzmán podría ser enjuiciado en Miami o en Nueva York

El Nuevo Herald consigna que en llamadas telefónicas y reuniones personales esta semana, funcionarios del Departamento de Justicia en Miami, Nueva York y Washington han discutido con altos funcionarios judiciales mexicanos a qué ciudad enviarían a Guzmán.

« Al principio, el plan era enviarlo a Nueva York« , dijo a McClatchy un funcionario familiarizado con el caso. « Después que volvieron capturar a Guzmán hace unos días, Miami se considera seriamente como una sede potencial para el juicio« .

« El extraordinario historial del Distrito Sur de la Florida en materia de casos importantes de narcotráfico puede ser un factor clave »

Distintos fiscales en Miami, Nueva York y Chicago acusan a Guzmán de inundar sus ciudades con cientos de toneladas de cocaína, heroína, marihuana y otras drogas a lo largo de los últimos 25 años.

El narcotraficante fue detenido el viernes pasado luego de una intensa búsqueda que duró más de medio año. En los últimos meses, la cacería del narco más peligroso del mundo había sido encarada por la Armada mexicana, la misma fuerza que lo había capturado el 22 de febrero de 2014 en un hotel de Mazatlán, en una procedimiento conjunto entre fuerzas de Estados Unidos y de la Procuraduría General de la República de México.

Guzmán, de 58 años, se había fugado la noche del 11 de julio de 2015 a través de un túnel de 1,5 km que conducía a una vivienda en construcción en Almoloya, desde donde se dirigió por tierra a Querétaro (centro) para luego abordar una avioneta que lo condujo a una zona entre su natal Sinaloa y Durango (noroeste).

http://www.infobae.com/2016/01/15/1783276-miami-y-nueva-york-las-ciudades-que-pueden-juzgar-el-chapo-guzman

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NARCOS (El Chapo): vie et tribulations du roi de la cocaïne

El Chapo: vie et tribulations du roi de la cocaïne
El Chapo: vie et tribulations du roi de la cocaïne

© AP Photo/ Rebecca Blackwell

14:22 16.01.2016

L’arrestation d’El Chapo, survenue le 8 janvier, est devenue le plus grand coup de la police mexicaine depuis l’assassinat de Pablo Escobar. Le roi de la mafia mexicaine, célèbre pour sa passion pour le cinéma, son trafic de cocaïne et ses meurtres, était en train de tourner un film biographique quand la police l’a intercepté.

« Le courtaud Guzmán », ou l’homme le plus recherché du Mexique

Joaquín Archivaldo Guzmán Loera, dit « El Chapo », est né le 25 décembre 1954 dans le hameau de La Tuna dans la commune de Badiraguato, Etat de Sinaloa (Mexique). Les autorités américaines le considéraient comme le « plus puissant narcotrafiquant au monde ». Son cartel de Sinaloa, organisation spécialisée dans le trafic international d’une variété inouïe de substances illégales, compte des divisions sur tous les continents. Les autorités mexicaines ont mis sa tête à prix pour la somme de 3.8 millions de dollars, tandis que La Drug Enforcement Administration (DEA), le service de police fédéral américain, l’estimait, lui, à 5 millions.

On le surnomme El Chapo Guzmán (« Le courtaud Guzmán » ou « le petit Guzmán ») à cause de sa taille de 1,67 m.

Dans l’ombre jusqu’au bout… ou presque

Au fil des années, El Chapo a toujours su tenir en bride son amour de la gloire et n’a jamais donné d’interview. Toutefois, il n’a pas pu résister au charme de Sean Penn. L’interview, publiée le 9 janvier dans le magazine Rolling Stones, a été l’objet de diverses critiques et controverses. D’ailleurs, M.Penn a depuis regretté que son interview n’ait pas atteint le but qu’il visait au départ, soit relancer le débat sur la lutte antidrogue.

Je suis un simple agriculteur

Entre-temps, El Chapo a assuré plusieurs fois la communauté internationale qu’il n’était qu’un simple « agriculteur qui cultive de la marijuana ». Apparemment, dans cette description bucolique le courtaud omet certains détails, dont le moindre n’est certainement pas le fait qu’il aurait plus de 2.000 meurtres à son actif.

« Je livre plus d’héroïne, de méthamphétamine, de cocaïne et de cannabis que quiconque. Je dispose d’une armée de sous-marins, d’avions, de bateaux et de camions », se targue l' »agriculteur » Guzmán.

Un peu de vanité

En 2009, le magazine Forbes a inclut El Chapo dans son classement des personnalités les plus riches du monde. Le baron de la drogue occupait la 701e place, ce qui n’était pas si mal si l’on tient compte de ses 7 milliards de concurrents.

Toujours selon le même magazine, il serait le « plus important baron de la drogue de tous les temps ». Furieuses, les autorités mexicaines ont accusé le magazine d’élever au rang de valeur le fait d’atteindre le succès tout simplement en vendant des stupéfiants.

A quoi El Chapo a répliqué: « Celui qui pense que c’est simple, qu’il l’essaie ».

Un vrai mécène

Comme Pablo Escobar, autre célèbre baron de la drogue, El Chapo voulait se présenter comme un tonton généreux, toujours prêt à soutenir la population locale. Il finançait la construction d’écoles et d’hôpitaux et allouait des fonds au secteur municipal de Medellín. Et qui donc ira se soucier de savoir ce que peut vendre ce gentil tonton…

°°°°°°°°°°°°°°°°°

Lire aussi:
Le Mexique veut entendre Sean Penn sur sa rencontre avec « El Chapo »
Sean Penn a facilité l’arrestation de « El Chapo »
Mexique: le baron de la drogue « El Chapo » remis derrière les barreaux

http://fr.sputniknews.com/international/20160116/1020985078/elchapo-crimes-vie.html

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ESPAGNE (Andalousie): un réseau de trafic de cannabis démantelé, deux hélicoptères saisis, 20 arrestations

L’enquête a démarré lorsque des agents ont détecté un hélicoptère volant à très basse altitude, sans aucune lumière, entre le Maroc et le sud de l’Espagne tout proche, a annoncé la police, dans un communiqué, sans préciser la date de cette découverte. L’appareil a été intercepté dès son atterrissage, dans une propriété, au milieu du parc naturel des Alcornocales (Andalousie). Le pilote, de nationalité ukrainienne, son copilote, et une troisième personne ont été détenus.

La police a saisi 615 kilos de cannabis qui se trouvaient dans l’appareil et détenu ultérieurement 17 autres personnes. Un deuxième hélicoptère a été découvert plus tard, dissimulé sous de la terre après un accident qui l’avait rendu inutilisable.

http://mobile.lesoir.be/1093948/article/actualite/fil-info/fil-info-monde/2016-01-14/un-reseau-trafic-cannabis-demantele-deux-helicopteres-saisis-20-arr

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FRANCIA: policía francesa incauta 41 kilos de cocaína en un vuelo procedente de RD

Droga incautada Oa

La droga fue incautada el viernes en el Aeropuerto Orly, en el sur de París.

Foto de archivo. Fuente externa.

Paris. — La policía incautó 41 kilogramos (90 libras) de cocaína en un aeropuerto de París de un vuelo procedente de República Dominicana y arrestó a seis franceses involucrados en una red de narcotráfico, incluyendo a tres cargadores de equipaje.

Vincent Annereau, de la policía judicial de París, informó que los narcóticos incautados el viernes en el Aeropuerto Orly, en el sur de París, tienen un valor superior a los 2 millones de euros (2,2 millones de dólares) de acuerdo al valor actual en las calles.

Annereau comentó el jueves en conferencia de prensa que la cocaína estaba en 41 paquetes, divididos en dos maletas, y que fueron descubiertos a la llegada de la aeronave desde la isla caribeña. Los seis sospechosos fueron encarcelados.

http://hoy.com.do/1347946/

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SANTO DOMINGO (Grand guignol à Punta Cana (7)): quand on reparle de Frank Colin, mais pas que de lui…

Les boîtes de nuit rencontrées à l’épisode précédent ont généré, et génèrent encore, énormément d’argent. C’est en effet hautement rentable : comme pour les hypermarchés, les investissements architecturaux sont faibles, pour un entrepreneur, sauf chez certaines comme celle qui a connu son heure de gloire en Corse, dans les années 90, comme on va le voir. D’où les rancœurs chez ceux qui ont été évincés du juteux circuit, les inimitiés qui peuvent tourner à des règlements de compte chez les tempéraments plutôt sanguins… . De conflits qui se terminent soit par des exécutions à moto, soit par des explosions mémorables, en Corse, en général. Et au milieu de tout ça, quand ce ne sont pas des footballeurs, ce sont des vedettes du show-biz qui déferlent, voire notre Jojo national, dont on a oublié  une peu la famille et le rôle qu’a pris dans sa vie son beau-père (alors autant le rappeler ici au passage). Des vedettes qui circulent en yacht, montrés comme billes de verre au milieu de la cour chez les élèves de maternelle : plus le yacht est grand, et plus elles sont admirées. Mais pour en avoir un de bonne taille, il faut être fortuné. Sauf chez un constructeur bien particulier, qui va se ruiner à en prêter plein à des…  truands notoires, mêlés à des trafics de drogue. Tous ces gens ont exercé une influence certaine chez Frank Colin, visiblement hypnotisé par tout cet argent visible et palpable, gagné parfois dans d’étranges circonstances, dont certaines restées ignorées des journalistes, qui n’ont pas assez épluché les journaux… roumains, pourtant plein d’informations. Ni non plus les moldaves, comme on va le voir.

L’argent généré par les boîtes de nuit rend certains nerveux, c’est bien connu. L’une d’entre elles va être réduite en miettes à l’explosif… et révéler en même temps les  liens entre le beau-père de Johnny et la famille Lantieri, si intéressée par le Cercle de jeux Concorde, à Paris. L’un des fils Lantieri, Paul, en 2010, était toujours en cavale depuis 2007 (ici à gauche filmé par FR3), mais trois ans plus tard il se livrera à l’étonnement général à la justice« En 2006, les policiers s’intéressent à Paul Lantieri, gérant d’un restaurant d’Aix-en-Provence, « La Rotonde », dont les conditions de rachat, six ans plus tôt, avaient intrigué la justice. Le 4 avril 2006, il a aidé à l’hospitalisation discrète d’Ange-Toussaint Federici, blessé lors dans la fusillade du bar des « Marronniers » à Marseille, au cours de laquelle ont été abattus un caïd local et deux de ses proches« . Mais ces liens n’ont pas empêché André Boudou de vouloir créer un boîte de nuit en Corse même. « Une troisième Amnesia voit le jour en France, plus précisément sur la commune de Bonifacio, petite ville située sur une falaise de calcaire. IMG_0002Nous sommes en 1995, année de la rencontre entre « Letti » et « Johnny » à Miami, et la Corse, notamment le sud, sort tout juste d’une élection présidentielle tumultueuse où gangsters et nationalistes jouent les francs-tireurs (…) ans plus tard, le 15 avril 2000, la boîte de nuit est tout simplement pulvérisée (ici ce qu’il en rest aujourd’hui). Des policiers attribuent l’explosion à un groupe de jeunes truands ayant l’intention de s’installer en Corse-du-sud : la Bande de la Casinca (1) aurait, avant l’attentat, abattu des membres de la famille C. présentée comme proche des Lantieri. Après l’attentat, vécu comme un ultimatum, « Paul Lantieri aurait préféré s’exiler sur Aix-en-Provence ». Ce serait donc Lantieri qui avait été visé dans l’explosion de la boîte d’André Boudou. Mais le même Boudou va mettre du temps à reconnaître qu’il le « connait » :  « Depuis la falaise de Bonifacio, les badauds ne peuvent que constater les dégâts : cinq charges de nitrate-fuel, de cent kilos chacune, ont pulvérisé l’Amnesia. L’attentat du 15 avril 2000 n’étant pas revendiqué, les enquêteurs découvrent très vite une coïncidence pour le moins troublante : cinq jours avant l’explosion, le 10 avril, l’administration fiscale avait adressé au parquet d’Ajaccio une plainte pour fraude fiscale contre Paul Lantieri (…) Si les bons comptes font les bons amis, il arrive aussi qu’un grand boum vienne simplifier les procédures fiscales, voire résoudre quelques petites tensions autour des caisses enregistreuses. Pressé de répondre aux questions d’un journaliste, André Boudou admet un lien d’amitié avec « Monsieur Paul Lantieri avec lequel, dit-il, il « a passé le dernier réveillon de fin d’année dans la montagne corse ». hallyday boudouQuand on sait que les frères Lantieri ont monté une Société civile immobilière et une SARL, la première louant les murs à la seconde, la seconde ne payant jamais le loyer à la première, et qu’une autre société gérée par Jean-Baptiste Lantieri aurait fourni en boissons l’Amnesia pour une somme globale de 900 000 francs, qui n’aurait pas été payée et qui n’aurait pas non plus été réclamée par « solidarité familiale », alors, oui, on peut comprendre l’embarras de Boudou. Son gendre n’est-il pas le « parrain » de la discothèque ? Plus tard, obligé de s’expliquer sur le montage financier d’une autre boîte parisienne en 2003, il déclarera au sujet des Lantieri : « Ce sont des amis très proches et des hommes d’affaires très sérieux que j’estime […]. Mais ils n’interviennent absolument pas dans le projet de l’Amnesia Paris »... Ici, une photo signée Pure People montrant Johnny Hallyday, Laeticia et son père, André Boudou, à L’Amnésia le 25 mars 2004.

jojo ford GTUn Jojo dépensier et flambeur, (depuis toujoursmais qui engrange à chaque tournée des quantités astronomiques de billets.  Ses concerts monumentaux lui assurent en effet un train de vie hors du commun. Des concerts qui rapportent combien,on en a eu une petite idée en 2010 avec un fiasco mémorable, celui de sa venue à Saint-Martin-de-Seignanx,  petit bourg de 5000 habitants près de Dax. Le 18 juillet 200,  on y attendait des milliers de spectateurs, et il y en y eut en effet 19 000 de présents – seulement- dans le stade. Mais pas assez encore, visiblement pour financer le 1,4 million d’euros réclamé par la tournée dont 875 000 euros pour le seul producteur, et 36 500 pour la société « BC Organisation ». Tout ça en raison du déploiement habituel d’un concert de Johnny soit « une centaine de techniciens sur place, 30 semi-remorques, 7 autobus, 260 projecteur, 2 écrans géants de 140 m2, 400 m2 de bâches et 60 tonnes de matériel pour la scène (de 66 mètres) voulue comme un opéra en ruine et des gardes du corps très à l’affut ». Le comité des fêtes du village avait vu trop grand et laissé ce jour-là une ardoise de 550 000 euros à la mairie, dont 300 000 seulement courts par une garantie bancaire et un emprunt. Pour la maire du village, du Parti Radical (de gauche) supportrice de la première heure, de Jojo, qui sera quand même réélue plus tard, le fiasco n’avait même pas été évoqué dans le compte rendu de la soirée : «  Vidé, laminé, exténué, ruisselant, il est parti dans son Hummer tout noir, vers ailleurs, dans cette voiture stupéfiante dans laquelle il était venu quelques heures avant le spectacle, près des chapiteaux, à l’écart, pour se restaurer. Il y avait là Laetitia. Johnny a mangé tranquillement, a fumé une cigarette et a caressé tendrement les cheveux de Jade. Puis il a disparu dans sa loge. Avec celles des musiciens, des choristes, des repasseuses, de son producteur Jean-Claude Camus, elles formaient un cercle à l’intérieur duquel un jardin avait été aménagé : phoenix, agapanthes, bougainvillées. Un vrai petit Eden où ne manquaient que des oiseaux de paradis, des jaguars repus et des licornes pour donner une idée du bonheur parfait sur terre. C’est là qu’il a reçu, quelques minutes avant le concert, Christine Dardy, maire de Saint-Martin-de-Seignanx, et une poignée de bénévoles pour leur dire tout le bien qu’il pensait de l’organisation. C’est vrai, ce concert, était un pari fou et tous les bénévoles locaux peuvent être fiers de l’avoir gagné ». Et un peu moins fiers peut-être d’avoir perdu plus d’un demi-million d’euros, en l’occurence ! Un petit bout de vidéo (de mauvaise qualité) existe de ce mémorable concert..

Peu de temps après, Jojo se fâchait avec son producteur… un ami de trente ans. Ce dernier, un peu las, concluait : « Johnny est une star nationale qui a le train de vie d’une vedette internationale. Cela crée des besoins. En août dernier, par appât du gain, il m’a quitté, car je ne voulais pas m’aligner sur la somme très alléchante, 12 millions d’euros, qu’on venait de lui proposer pour une tournée en 2012 » expliquait-il.  En comparaison le contrat de Karim Benzema oscille entre 4 M€ et 8 M€ au Real de Madrid… l’un achète des yachts, l’autre une Bugatti Veyron. . Jojo, c’est simple, vit au dessus de ses moyens : « jusqu’au bout, il faudra assurer ce train de vie démentiel qu’un ancien conseiller fiscal, éléments à l’appui, situe « entre 200 000 et 400 000 euros mensuels ». « Et encore, précise-t-il, ce chiffre ne comprend pas le remboursement des maisons. Il couvre simplement les frais d’entretien, de personnel, les voitures, les déplacements en jet et les dépenses quotidiennes. » canard jojoEn 2014 encore , la famille Hallyday-Boudou était rattrapée par le fisc, avec un redressement fiscal croquignolet, portant sur… la discothèque Amnésie, encore elle !!! En 2012, le même fisc avait déjà réclamé 9 millions d’euros pour d’étranges montages fiscaux ! « Dans son édition du jour, Le Canard Enchaîné affirme qu’une enquête de la brigade natio­nale des enquêtes fiscales, déclen­chée en décembre 2010, a révélé un «réseau complexe de socié­tés au fonc­tion­ne­ment plutôt baroque», notam­ment des trans­ferts d’actifs au Luxem­bourg vers une société dont les action­naires comptent une autre entité domi­ci­liée au Libé­ria. Contacté par le Canard Enchaîné, le fondé de pouvoir du chan­teur, Pier­ric Carbon­neaux Le Perdriel, s’est refusé à tout commen­taire, ajou­tant qu’«(il) quitte toutes (ses) fonc­tions dans les socié­tés de M. Hally­day dans un délai d’un mois».

Car notre jojo national, devenu le beau fils d’André Boudou, que vient-il donc faire dans cette galère, ou plus exactement dans cette description du paysage qu’a contemplé Franck Colin pendant ces dernières années ? Par hasard, il faut l’avouer, c’est lui qui fait le lien avec cette faune et la relie à un constructeur de yacht qui va se révéler bien peu prudent… « C’est à Miami, où André Boudou vivait et exploitait une boîte de nuit, que Johnny Hallyday rencontre la fille et le père, en mars 1995. «Un ami m’a proposé de dîner avec Johnny un soir. Laeticia est venue. Ils ne se sont plus séparés.» Un an après, le couple est marié. Boudou commence à jeter un oeil sur l’entreprise Hallyday. «Il était pillé, j’ai fait le ménage.» A Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine), dans la résidence du chanteur, la famille Boudou s’installe, avec la grand-mère et l’arrière-grand-mère de Laeticia (décédée depuis). La «purge» commence. Elle va au-delà des pique-assiettes et «amuseurs» qui emplissaient la vie du chanteur ». shane1« Le rôle de Boudou a dépassé celui de simple nettoyeur des indésirables. Selon les proches du chanteur, c’est lui qui dégotte plusieurs yachts de Johnny. Il opine, mais jure avoir été opposé à la dernière acquisition de la star, un yacht de 6,4 millions d’euros, pas encore payé en totalité mais… déjà à vendre dans un port de la Côte d’Azur ». On retrouve assez vite lequel ce fameux yacht : « Et on se souvient surtout d’un yacht acheté 6,4 millions d’euros au milieu des années 2000. Gigantesque et ultra luxueux, shane2l’engin était surtout très mal conçu et devait au premier vent sérieux  rester au port. Ou même amarré il coûtait très cher car les caractéristiques techniques du bateau imposaient la présence permanente à bord d’un capitaine de la marine marchande d’un capitaine en second et d’un ingénieur pour les moteurs, Comme tout cet équipage tous était embauché à l’année,  au final la facture mensuelle s’élevait à près de 30 000 euros, beaucoup ,oui beaucoup d’argent pour un yacht dont Johnny ne se servait quasiment jamais. » Le yacht étant le Le Shane, un Mangusta 80 ‘hard top« , de chez Rodriguez, dans lequel se serait passé en 2003 un  événement oublié depuis par tout le monde (devenu ce genre de propos dans la presse, à mettre en correspondance avec une autre déclaration surprenante du chanteur).

jojo fochAujourd’hui, le même chante sa vie désordonnée et son rythme affolant dans le refrain de « Une vie à l’envers » de son tout dernier album (la vidéo ici c’est Johnny sur le porte-avions Foch en 1979, car il y effectivement donné un concert devant les Etendard de la Marine… juste avant que Fauret et Odos n’intègrent l’Aéronavale !)  :

Les hélicoptères, les avions, les nuits

Une vie à l’envers, à l’envers je vis.

Les hélicoptères, les avions, les nuits

Une vie à l’envers, à l’envers je vis.

attaque de 1990Rodriguez, et ses yachts ?  Une autre affaire dans l’affaire : pour le comprendre, il faut revenir encore une fois en arrière (c’est à tiroirs en effet et l’ouverture de l’un en enclenche un autre !) :  « le 1er mars 1990, sur une bretelle d’accès à l’autoroute, près de Mulhouse, des véhicules bloquent un fourgon de transport de fonds, des hommes cagoulés en jaillissent et, sous la menace de leurs armes, ils font main basse sur 300 kg de billets de banque (photo d’actualité ici à gauche). Un butin estimé à plus de cinq millions d’euros. Pas un coup de feu. Ni vu ni connu. Du travail d’artiste. Mais, à défaut de la moindre piste, la PJ de Marseille subodore que les truands ne sont pas forcément originaires de l’est de la France. Les policiers grattent un peu et parviennent à mettre un nom sur une partie des malfaiteurs. Il s’agit de « l’équipe de l’Opéra », dont Bernard Barresi est le maillon central. Mais celui-ci, bien informé, parvient à prendre la poudre d’escampette. En 1994, il est jugé par contumace et condamné à vingt ans de réclusion criminelle ». Plutôt adroit, Barresi a réussi à se faire oublier… pendant 20 ans, jusqu’à ce qu’une écoute de 2010 du clan Campanella lâche le nom de « Jambon« , ce qu’un policier ayant de la mémoire et plutôt subtil fait aussitôt bondir : la compagne de Barresi s’appelle en effet… Serrano. Les policiers qui épluchent son cas découvrent qu’elle « était la gérante d’Alba Sécurité, une société de 143 salariés basée à Gardanne, laquelle, selon le site Bakchichaurait été sous contrat avec le conseil général des Bouches-du-Rhône et aurait fourni des centaines de « stadiers » lors des matchs de l’OM » (elle a été liquidée le 16 octobre 2012) : Barresi, alias « Jambon », était tout bêtement devenu businessman tranquille, via sa compagne !!! La suite, c’est une filature classique, qui ramène à… Rodriguez :

barresi« Un bateau de plaisance, ce fameux Yes, devient dès lors le nouveau fil d’Ariane des enquêteurs. Ils découvrent très vite que ce superbe yacht estimé à plus de 800 000 euros est en fait mis à la disposition de « Jambon », alias Barresi, par le PDG d’un groupe de renommée internationale, le groupe Rodriguez. Ils révèlent également qu’Alexandre Rodriguez dirige une entreprise aux multiples ramifications qui vont de la construction de navires de plaisance à leur revente en passant par leur réparation. Elle possède des bureaux de représentation aux États-Unis, à Dubai, à Genève. C’est au bord du lac Léman qu’Alexandre Rodriguez a employé au sein du groupe un certain Gérald Lafarge identifié par la suite comme étant Gérald Campanella. Décrypter la relation entre le magnat de la plaisance et « Bombelus » devient dès lors une priorité de l’enquête. Des machines à sous des bars marseillais à cet univers doré de la Côte d’Azur, le juge Philippe Dorcet doit désormais comprendre quel est le lien. L’affaire démontre en tout cas que le clan Barresi-Campanella est depuis longtemps sorti des routes traditionnelles du milieu pour s’acoquiner avec le monde des affaires. Les investigations traduisent  notamment la forte amitié qui lie Alexandre Rodriguez et Gérald Campanella. Ils partent ensemble en Floride avec leurs compagnes, roulent en Roll’s et dépensent sans compter dans les meilleurs établissements de Miami. C’est la belle vie, même si le groupe Rodriguez connaît depuis l’année 2008 quelques difficultés financières. Et ce sont justement ces difficultés qui semblent avoir rapproché le fils d’entrepreneur et le caïd. L’enquête permet rapidement de comprendre que l’emploi de Gérald Campanella à Genève est avant tout une couverture lui permettant de se mettre au vert durant sa cavale. C’est donc tout le clan qui bénéficie de la protection et de la manne Rodriguez. Si Jambon peut parader sur le Yes, Gérald lui peut frimer allègrement sur Bono, une autre superbe unité mouillée à proximité. Pour la petite histoire Barresi et Campanella sont des affectifs. Ils ont donné aux deux bateaux les noms de leurs chiens respectifs. L’affaire Rodriguez est d’autant pluyacht atlass juteuse que nos truands n’ont pas versé le moindre centime pour acquérir ces yachts de grand luxe avec menuiserie en acajou, siège en alcantara et tout ce qui va avec. Rodriguez, décidément généreux, met en fait gratuitement à disposition du gang ses belles unités.  troisième homme, Jean-Claude Pietrotti, joue lui aussi les petits Niarkos sur une troisième vedette, le Santo-Pietro »… Quand Barresi est arrêté « le couple s’apprête à embarquer sur l’Atlas  » (ici à gauche, photo Nice-Matin-La Provence), un yacht de 27 mètres qui appartient à Alexandre Rodriguez. Cet armateur de la Côte d’Azur qui a accroché dans sa cabine une toile de Dufy a l’habitude d’accueillir sur ses yachts les stars du show-business comme Johnny Hallyday » note le Point. Le 11 juin 201à, Alexandre Rodriguez, qui n’a que 25  ans, est mis en examen, pour « blanchiment, d’infraction à la législation sur les jeux et d’extorsion de fonds aggravée, recel de malfaiteurs, abus de biens sociaux» et il est écroué  par le juge Philippe Dorset. Même le New-York Times relatera l’arrestation, qui surprend dans le milieu.

serenityParmi ses clients les plus connus,  on comptait l’animateur français Arthur (exilé fiscal en Belgique !), avec le yacht de 27 mètres Serenity (ici à droite). Alexandre Rodriguez est alors « poursuivi pour abus de biens sociaux car, selon les enquêteurs, il a prêté «gratuitement» des yachts «qui se louent 3 000 euros la journée hors taxe, sans l’équipage ni le carburant». Il a aussi «salarié Gérald Campanella comme chauffeur». Il l’aurait rencontré sur un salon nautique, «il y a six ou sept ans». «Les autres s’étaient incrustés. Ils disaient qu’ils allaient acheter les yachts, les faisaient réparer gratos, mais ils ne les auraient jamais payés, dit un enquêteur. Ce qui les intéressait, c’est le blanchiment. Ils n’avaient pas besoin de hausser la voix.» Quatre yachts de Rodriguez ont été saisis, ainsi que 200 000 euros en cash. Mais aussi des faux papiers, des armes, des véhicules, des montres de luxe, et une quarantaine de machines à sous. Selon la police, l’un des suspects disposait de 70 téléphones portables.. » Le 6 août 2014, le groupe Rodriguez, exsangue financièrement, est placé en redressement judiciaire. L’un des chantiers est racheté par Claus Johansen, associé au  holding néerlandais Industrial and Marine Diesels. Dans « La Provence » du 26 mars 2012 voici ce qu’on décrit du train de vie que Campanella s’offrait à bord du yacht de Rodriguez : « la fouille du Yes, le yacht sur lequel Bernard Barresi est arrêté livre un aperçu de son train de vie : deux montres Audemars Piguet dont l’une d’une série limitée à 300 exemplaires. On retrouvera treize autres montres chez sa compagne, Carole Serrano, patronne d’Alba Sécurité, basée à Gardanne, aujourd’hui en redressement judiciaire. Le 4X4 Audi Q5 dans lequel il roule est celui de la société. « Bé » vit sous une fausse identité, sans carte bancaire. » Lorsque la firme Rodriguez est liquidée, elle a accumulé 96 millions d’euros de dettes ! Le juge chargé de l’enquête a aussi fait une découverte intéressante : « faut-il s’étonner si les investigations de la justice française conduisent dans le canton de Genève ? D’une part, Alexandre Rodiguez est domicilié à Corsier, une petite commune du canton de Genève. Par ailleurs, il est administrateur de la société Service de Navigation Plaisance (SNP) Boat Service, installée rue du Commerce à Genève. Une entreprise spécialisée dans l’achat, la location, la vente de bateaux neufs et d’occasions, ainsi que dans l’acquisition de places dans les ports, comme Bakchich l’a déjà raconté. »

03TUNEZ_250Au sortir de cette jeunesse quelque peu mouvementée, et de ces rencontres « formatrices » de la jet-set et des clients des boîtes de nuit tropéziennes, Franck Colin a aussi croisé Marc Chouraqui, fils de Gérard Chouraqui, l’ancien directeur général adjoint du groupe L’Oréal et riche à millions (il possède 25 Ferrari !). Marc lui-même étant lui aussi passionné de voitures : on le voit ici aux côtés du pilote nordiste François Delecour, sur Buggy SMG, lors de la 1ère « Transorientale » organisée par le champion belge René Metge, à partir de St -Pétersbourg. C’est Chouraqui qui l’oriente vers la Roumanie où il y a énormément d’argent à faire avec l’immobilier qui flambe là-bas, d’après lui, dans l’après Ceausescu et où tout se paye en espèces, ou en … lingots (ah tiens, les revoilà). Pas de taxes, pas d’impôts, que du benef brut !!! Mais pas que là : nos deux lascars ont aussi investi en… Moldavie voisine – voir la carte Quid ici à gauche (et ça aussi ça a été oublié par la presse, qui n’a pas beaucoup cherché, hélas !) . Avec des moyens surprenants pour faire un maximum d’argent au plus vite. On retrouve une trace hélas trop discrète de son passage dans un magazine roumain, National, en date dmoldavie_carteu 4 novembre 2014, qui raconte une histoire édifiante, sinon sidérante, question moralité, celle de l’achat d’un terrain fort particulier pour y construire un centre commercial… qui se situe en Moldavie : « Mark Chouraqui est le jeune milliardaire de 35 ans qui est en train d’apporter presque tous la mode mondiale à la capitale (…) Chouraqui est arrivé en Roumanie il ya quelques années, lorsque l’entreprise a ouvert ses portes. Pendant ce temps, l’entreprise a été combinée avec le plaisir, et ont passé à travers son lit Raicu, Lili Sandu, et d’autres modèles plus ou moins connus (…) Mark est d’origine française, mais titulaire d’un passeport suisse. Il réside sur la Côte d’Azur, à Moscou ou Bucarest et c’est un collectionneur de voitures de luxe. Chouraqui fait partie d’un club exclusif des propriétaires de Rolls Royce, et chaque fois qu’il vient à Bucarest il atterrit l’aéroport à Bucarest-Baneasa à bord d’un jet privé (l’histoire ne dit pas s’il s’agit du petit Falcon de SN-THS). En Roumanie, il a développé autour de 30 entreprises dans lesquelles est associé, entre autres,  Frank Colin, le mari de Maria Marinescu. Frank était au début le garde du corps du milliardaire, mais peu à peu il a gagné sa confiance et est arrivé à gérer une partie de l’entreprise. L’entreprise Chouraqui a été énormément aidé par son père, qui a dirigé la célèbre entreprise l’Oréal. » Le terrain acheté par Chouraqui et Colin était en effet… exceptionnel, c’est le mot, pour y construire un supermarché (?) : « nos sources nous ont révélé qu’à Chisinau le milliardaire a payé environ 4,3 millions d’euros pour deux hectares de terres. 
cimetière heroesL’enjeu d’affaires était énorme, car sont intervenus pour la transaction en faveur de l’ancien milliardaire le premier ministre de Bessarabie Tarlev et le président Vladimir Voroniq.  Aujourd’hui  Chouraqui veut y élever un centre commercial, ce qui a généré un scandale énorme. L’adjoint au maire de Chisinau, Nistor Grozavu, a essayé de bloquer le projet. « Je leur ai expliqué (à Mark Chouraqui et associés) qu’ils ne pouvaient pas y construire quelque chose. Avant le début des travaux, ils avaient dit vouloir y créer un marché pour des produits industriels, mais ils n’avaient obtenu aucun certificat d’autorisation et ni de planification. Car pour cela, ils  auraient du procéder en conformité avec les principes propres aux déplacements de cimetières militaires, « a déclaré Grozavu. En outre, le président de l’Association d’anciens combattants, Basil Zaiaţ, a menacé de poursuivre le gouvernement s’il changeait d’emplacement le cimetière -. « Nous exigeons l’annulation de l’accord pour le transfert du cimetière. La vente a eu lieu illégalement, parce que tout établissement, religieux ou monument militaire est protégé par la loi », a déclaré Zaiaţ ». Raser un cimetière militaire pour en faire un hyper !!!

jumbo1Il fallait oser !!! C’est tout simplement ahurissant ! La morale des jet-setters ? Elle n’existe pas, en boîte de nuit comme dans la vie courante ! Le cimetière appelé Botanica Heroes, contenait des tombes de soldats troupes roumains russes, autrichiens, tchèques, français, Grecs, Polonais, etc., morts dans les deux guerres mondiales en Bessarabia. Les soviétiques avaient abattu auparavant la chapelle-ossuaire construite à la mémoire des militaires roumains et étrangers. La vente proprement dite remontait à octobre 2007 avec un prix d’achat élevé à l’époque, note la presse – 70 millions de leus moldaves, (3,2 millions d’euros) à la compagnie « Buiucani Real Estate Holding«  LLC »jumbo2déclarée au nom des citoyens français Marc Gerard Georges Chouraqui comme le relève la presse locale. Le centre commercial Jumbo avait été construit, finalement «  le cimetière a été rasé et l’Institut de Pneumologie et de Physiologie, une maison d’habitation ont été construits sur l’emplacement (en 1959) et un magasin commercial Jumbo a été récemment érigé »  affirmaient le 23 avril 2008 les vétérans, qui avaient défini le même jour vouloir restaurer la partie du cimetière épargnée, devenue une véritable friche pleine de détritus ! Les intervenants rappelant à l’occasion que la Heroes Cemetery est « soumis aux lois sur la protection du patrimoine culturel, et que la Moldavie fait partie de la Convention de Genève de 1949 sur la protection des victimes de la guerre. »

Chisinau, où le 13 juillet 2013 était pris dans le filet du service des douanes 2,08 kgs de cocaïne d’une valeur marchande estimée à 145 600  € dans les bagages d’un homme de 48 ans, habitant la République Dominicaine, arrivé directement à bord d’un vol de Punta Cana. Chisinau, le fief d’un certain Viktor Bout et de ses appareils décrits ici : « Ceux-là, ou les fameux Skylink Arabia, autre avions notoirement dévolus à la sphère de Viktor Bout et dont un bon nombre sera photographié le 4 avril 2009 par un spottteur doué de bons réflexes à… an72pecotox-airChisinau, encore cet endroit, dans le fief moldave du « maître de guerre ». L’Antonov 26 de Sky Link Arabia ER-AVB, l’Antonov 24 d’Air Moldova, ER-46417, l’Antonov 26 d’Air Moldova ER-26046, l’Antonov 24 de Sky Link Arabia ER-AZX, loué à une société moldave, Pecotox Air… (ici son Antonov 72, photo de Vaclav Hudela)  une firme signée… Victor Bout. On y voit même les vieux Ill-18 aux hélices bleues si prisés par AirCess et Air Pass, devenus Grixona, l’ER-ICB notamment (devenu vieux machin pour VIPs en ml de finances ?- les photos sont à hurler, à voir le degré zéro des finitions- !). La bonne vieille mule de transport du système Bout ! Sans oublier l’ Antonov 24 de Tandem Aero ER-46508, et encore et surtout l’Antonov 32 d’El Magal Aviation, matricule ST-NSP, qui ressemble comme deux gouttes d’eau avec son dessous de fuselage noir à celui de….Yaroshenko« . Yaroshenko étant ce pilote arrêté pour avoir tenté d’emporter de la coke du Venezuela vers la côte ouest de l’Afrique en très gros porteur (c’est un Ill-76 qui était prévu pour l’opération).  Le lien entre les deux Air Cocaïne : celui du Boeing 727 de Tarkint et celui du Falcon de Punta Cana. L’antonov 72 An-72-100 ER-AVE deviendra D2-MBW en Angola… il est vu ici en 2008 à Tallinn, en Estonie.

confidentialEn Moldavie, qui héberge rappelons-le en son sein l’incroyable Transnitrie, un trafic intense existe en effet, comme l’explique Wensley Clarkson dans  « Cocaine Confidential: True Stories Behind the World’s Most Notorious Narcotic » qui revient sur ces fameux avions Moldaves  « Le trafic de cocaïne en Moldavie, comme dans toutes les anciennes républiques soviétiques, a augmenté de façon spectaculaire depuis la disparition de l’Union soviétique. Les crimes économiques et liés à la drogue, résu220px-TransnistrianRegionMapltats les plus visibles et prévisibles de la situation économique qui se détériore dans les pays nouvellement indépendants, ont submergé les ressources humaines et financières qui leur sont consacrées. Le rôle de la Moldavie en tant que point de transbordement pour les drogues illicites est au cœur de toutes les connexions de ce pays à la cocaïne.  Sammy affirme même qu’un certain nombre de pilotes locaux – à l’origine formés dans l’armée – ont récemment été embauchés par les barons de la coke colombiennes pour déplacer un avion de ligne nouvellement acquis de la Moldavie vers la Roumanie, et ensuite vers la Guinée-Bissau, en Afrique de l’Ouest. ‘Tu vois ? Tout le monde est payé quand ils ont besoin de se déplacer de la cocaïne », dit Sammy. Ceci est seulement le début, mon ami. La Cocaïne va faire beaucoup de Moldaves très riche au cours des prochaines années. » La Moldavie, et le trafic d’armes de son enclave de la Transnitrie, cocaïne et armes étant étroitement liées. Un pays fort peu fiable, questions transactions économiques, donc, où tout se règle… en espèces !

air moldova airbusLa Moldavie, sujette à d’autres secousses avec l’implication d’hommes politiques véreux dans le circuit. L’histoire du trafic moldave est elle aussi une histoire à tiroirs, nous dit Moldova 24. C’est d’abord celle de la compagnie Air Moldova, justement, privatisée et vendue en 2000 à la société allemande Unistar Vencer, ou plus exactement Unistar Vencer s’était octroyé 49% des parts de l’entreprise. En fait c’était un beau tour de passe-passe.  Car le directeur de l’Administration de l’aviation moldave , Victor Topa, avait alors expliqué  fort sérieusement aux députés moldaves que la reprise d’Air Moldova par Unistar Vencer avait été accomplie par une augmentation des actifs de la société. Ce qui signifiait qu’Unistar avait ajouté des fonds dans les actifs d’Air Moldova et donc en était devenu propriétaire. Or  Unistar Vencer avait en fait comme propriétaire Victor Topa lui-même !!! Le terrain ayant été préparé depuis 1999 par le responsable en charge de laprivatisation des actifs des entreprises publiques, Vlad Filat, du  Parti libéral-démocrate de Moldavie (PLDM), alors futur premier ministre, un  fidèle ami de Victor Topa. Les avions d’Air Moldova ont ensuite été impliqués en Afrique dans des transports d’arme ou de drogue, payés en or ou en diamants, les pays où ils atterrissaient n’ayant pas de monnaie forte. Le nom d’un baron de la drogue était apparu auprès de celui de Victor Topa, lors de l’opération Cellmate, déclenchée par la DEA et l’UE. yak 42 air moldovaC’était une entreprise familiale : c’est Viorel Topa, alors à la tête de la Caisse d’épargne moldave (BEM), a avait fourni des prêts à Air Moldova : un million de dollars avaient ainsi été transférés chez Victor, en utilisant les comptes d’Air Moldova. Un transfert effectué par une obscure société offshore nommée Sparks Corporation. Rattrapé par la justice, Topa, devenu aussi ministre des transports en 2001 se voyait poursuivi par le procureur Andrei Nastase. Mais l’affaire s’était réglée comme par miracle quand la famille de Anastase part s’installer à Francfort, dans une maison… offerte par Victor Topa. Entretemps ce dernier s’était emparé de la banque Victoria, après voir extorqué (par la menace) à sa propriétaire Galina Proidisvet les droits de 15% que sa famille possédait encore, d’une valeur de  9.000.000 de dollars. « En 2011, le magazine allemand Der Spiegel avait scandalisé l’opinion publique avec une histoire qui prétendait que l’avion du gouvernement de Theodor Heuss, utilisé par la chancelière allemande Angela Merkel, avaitété vendu avec l’aide de certains investisseurs Est-européens à l’Iran (un Airbus A-310 devenu EP-MMX pour Mahan Air). Le problème était que l’avion était devenu une partie de la flotte iranienne, en violation de l’embargo européen imposé à l’Iran. Ce qui est illégal et scandaleux. Plus intéressant encore, l’avion avait été vendu par une société enregistrée à Gibraltar, sous le nom d’Aero Flight Limited, dont le titulaire principal est Avalon Services Limited, enregistrée aux Bahamas. Le propriétaire d’Aero Flight inscrite à Gibraltar est nul autre que Victor Topa. Il est intéressant de voir comment la mvlad filat goodême société, Aero Flight Limited, était également le propriétaire de Victoria Aircraft Lease, dans laquelle Vitor Topa et Vladimir Orsovschi étaient autrefois gestionnaires. Cette entreprise fut plus tard rebaptisée German Medical Diagnostic GmbH, dont le propriétaire était le German Diagnose Centrer. Et maintenant, retour au régime de privatisation d’Air Moldova. Étrangement similaire à elle est la manière dont la République de Moldova a perdu ses actions à la Banque d’épargne en 2013. Ça avait été fait de la même manière, par une augmentation de capital. Nos héros ont utilisé une méthode qui a été prouvée comme fructueuse grâce aux actions de Topa et Filat depuis 2000. Comme nous l’avons dit, rien n’est accidentel lorsque beaucoup d’argent est en jeu. Tant le hold-up d’Air Moldova que la fraude de BEM ont eu lieu dans des conditions politiques instables. Dans les deux cas, Filat (ici à gauche) tenait les postes-clés qui lui ont permis de camoufler ces méfaits ».  En Octobre 2011, Victor Topa a été condamné à 10 ans de prison pour extorsion suivie par l’acquisition de biens, en grandes proportions (telles les actions de VictoriaBank), l’APB, puis a été recherché par l’intermédiaire d’Interpol. En septembre 2015 le ministère de la Justice de la République de Moldova a adressé aux autorités allemandes demandent l’extradition de Victor et Viorel Topa. Vlad Filat a été arrêté en octobre dernier seulement pour la disparition de… 1 milliard de dollars de trois banques moldaves, pas moins (la Banque des Economies, Unibank et la Banque sociale). Dont 250 millions versés en pots de vin sur le compte de « Fortuna United », le nom de deux coquilles vides appartenant à Filat aux Seychelles ! Pour beaucoup, dans ce pays parmi les plus pauvres d’Europe, c’est « la fraude du siècle » ! Pour d’autres, c’est le « hold-up de tout un pays« , dont on a fait fort peu de cas hélas, en France, ou… au Canada !!!

colinAu passage, l’ancien petit caïd de Toulon visiblement dépourvu de scrupules, dans l’affaire du cimetière, a en effet épousé (en grande pompe dans un château français) une styliste roumaine, Maria Marinescu, nièce par alliance de l’ancien président Ion Iliescu, l’ancien président roumain (photo Var-Matin ici à droite (4))… et fait la fête à St-Trop le soir, dans des endroits où coule le Champagne et où est censé circuler de la coke, beaucoup de coke, comme on peut s’en douter. C’est alors qu’il a rencontré… Alain Castany : « son vieux copain, l’entrepreneur O.J., lui a présenté alain Castany, un pilote chevronné bien connu au Bourget. C’est notamment lui qui s’occupe du jet privé d’Alexandre Balkany, le fils du sulfureux député-maire de Levallois. en échange de quelques milliers d’euros, Castany a bien volontiers accepté d’emmener Colin à Saint-Tropez. L’homme n’a pas beaucoup hésité avant de confier aux mains de cet inconnu la vie de sa petite famille, tant on lui a vanté les qualités de ce pilote exceptionnel. en plus d’être très professionnel, Alain Castany s’est de surcroît révélé drôle et sympathique. Il a même laissé son ils prendre quelques secondes le manche de l’appareil… Un numéro que le pilote a l’habitude de répéter avec ses clients fortunés ». O.J  qui est aussi un farceur dans le genre en appelant une de ses sociétés « Eliott » et l’autre « Ness », possède aussi Air Stream et Aircom, qui n’ont pas de rapport à l’aviation, ou SpringWest, mais aussi Ojo et Far West. Toutes ont leur siège au  59 bis rue Bonaparte, dans le VI eme !

colin mariéFrank Colin, abandonné ou trahi aujourd’hui par ses proches, ou par ses soutiens peu recommandables ? La presse roumaine people (ou « Spy News ») bruisse de l’annonce de la demande de divorce faire après un an d’incarcération (mais « pas reçue par le prisonnier », paraît-il !). Elle a aussi été mariée quelques mois à Alexandru Tiriac (à droite ici) fils du milliardaire Ion Tiriac que l’on connait bien ici en France : devenu l’homme le plus riche de Roumanie et la 840e fortune mondiale avec une fortune estimée à 1,1 milliard de dollars US selon le classement du magazine Forbes en business2 tiriac2007, c’était aussi le compère fort drôle sur les cours des doubles de démonstration avec Ilie Năstase (ils ont fait ensemble  294 matchs de double, dont 22 titres gagnés notamment les Internationaux de France de tennis !). Etrange coïncidence (?) , Alexandru Tiriac a été acquitté en 2009 dans une affaire de trafic de cocaïne, lui aussi... l’épais dossier du procureur roumain l’ayant serré s’appelait  » « Cocaïne pour les VIP », et il comprenait la joueuse de tennis Raluca Sandu, (elle aussi devenue mannequin) la fille du président de la Fédération roumaine de football (FRF) Mircea Sandu, et un neveu de ce dernier. »Le fait que le fils d’homme d’affaires Ion Tiriac était un utilisateur de drogue a été confirmé hier au Tribunal de Bucarest, par Robert Mircea Sandu, quant à lui condamné à trois ans de prison pour des infractions sur la circulation d’armes et l’utilisation de drogues illicites » avait-on pu lire dans la presse roumaine. Depuis, les relations du fils (remarié depuis avec Iliana Lazariuc),  avec son père Ion, semblent plutôt tendues… La même épouse, sacrée la »roumaine la plus sexy« , est un ancien mannequin et l’ex-chanteuse dans un groupe appelé Trinity.  Maria Marinescu a été entendue longuement par la DIICOT roumaine à la demande des policiers français.

neacsuCar la belle Maria est aussi aujourd’hui soupçonnée de complicité, par la justice française, pour avoir tenté de supprimer des fichiers d’enregistrement de vols d’avions de son mari, à la demande de ce dernier (ce qui aggrave sensiblement son cas). Enfin pas elle directement : c’est un homme de main, appelé Daniel Neacsu, qui l’a fait à sa demande, car c’est dans l’agence de ce dernier, gérée par sa compagneBeatrice Tican (un régal pour la presse People) liée aussi semble-t-il à Adrian Cristea, un footballeur international roumain; que la tentative a été faite (les deux tourtereaux vivent une relation fort conflictuelle). Selon Neacsu, les billets étaient pour la France, mais il n’aurait rien précisé à la presse pour les destinations vers la République Dominicaine »(«  il a évité une réponse claire » dit la Presse : il a éludé en effet !) Neacsu, visiblement, servait aussi de gros bras (tatoué) auprès de Colin, et dans l’enquête est devenu une personne importante. groupe roumanieOr ses antécédents n’aident pas en sa faveur.  L’homme, avant un interrogatoire ayant duré 6 longues heures (en visio-conférence ?) , venait juste d’être entendu pour avoir agressé une femme dans la rue, car il fait aussi partie du groupe ultra violent et fascisant du « Sportivilor ». Un procès visant ce groupe de nervis s’était terminé en mai dernier par 5 mois fermes infligé à Neacsu, après 8 ans de procédure (il les avait déjà faits en préventive), pour chantage et extorsions de fonds sur des personnes vulnérables. Car à Bucarest, son groupe de gros bras (ici à droite) fait régner la terreur sur des petits commerçant, en les menaçant ou les humiliant. En août 2011, les policiers avaient filmé une incroyable bagarre de rues avec trois blessés par arme blanche au centre commercial de Bercent, contre le clan rival. En 2012, le 8 janvier, une énorme vague de perquisitions (14 en même temps) menée dans plusieurs faubourgs de Bucarest avait été déclenchée pour soupçons de trafic… de cocaïne, quel hasard, et d’armes contre ce même groupe du Sportivilor. En août, lors du procès consécutif à la bagarre de 2014, un membre du groupe rival (Metin) avait sorti un couteau en plein prétoire ! Tous les jours, depuis des années, les télévisions roumaines montrent les rixes entre les deux clans violents ou les arrestations à répétition de leurs leaders. On baigne en pleine pègre ! Pas sûr que le dénommé Neacsu ait été d’une grande aide pour blanchir le toulonnais Frank Colin et lui éviter d’être assimilé à ce même milieu ! L’encombrant nervis risque fort en effet de plomber la défense de Colin !!!

undercoverUn Frank Colin qui s’ennuie ferme depuis deux ans au fond de son cachot, et qui a eu le temps de réécrire tout ça à sa façon, en qualité de premier concerné, comme vient de le révéler le magazine Marianne. Dans un surprenant article, intitulé « Air Cocaïne: Les confidences du suspect Numéro Un »il se décrit désormais comme… aviseur, chargé d’infiltrer un réseau de trafiquants, pour des commanditaires restés fort mystérieux (voilà qui va faire bondir l’ami Marc Fievet !). Au passage, il fait des quatre de Punta Cana des trafiquants, tous sans exception ! Ce n’est en rien sa première déclaration de 2013. Selon lui-même, il aurait été l’envoyé de l’ « International Drug Enforcement Center » roumain, alors que le nom de l’agence nationale est la «  National Anti-drug Agency« , L’International Drug Enfoncement Center étant tchèque… et non pas roumaine ! On imagine fort mal l’ancien videur travailler pour les « haricots verts » (déformation amusante chez les douaniers français de « undercovered » !), du Service interministériel d’assistance technique (Siat) en effet. « Le jour de sa mise en examen chez le juge, à l’issue de sa garde à vue à Nanterre, Frank Colin s’était d’abord préoccupé de sa Rolex et de ses cartes de crédit qui n’auraient pas suivi avec sa fouille. Étrange personnage qui, gamin d’une cité défavorisé, laissé à lui-même par des parents séparés, a trouvé sa voie dans les sports de défense et un métier de portier en boîte de nuit » écrit la Provence. Un homme de la nuit, qui papillonnait, en quelque sorte, propulsé au grand jour et s’être brûlé les ailes pour s’être approché d’un peu trop près des projecteurs.

(1) La bande de la Casinca, ou Ceux de la Casinca, ou Bergers de Venzolasca

« Groupe criminel structuré dont les principaux membres, une centaine environ, sont originaires des villages de Venzolasca et de Vescovato situés en Haute-Corse – région de la Casinca, au sud de Bastia. La bande de la Casinca a commencé à braquer des banques sur le continent au milieu des années 1980. Par la suite, l’essentiel de ses membres a travaillé pour la Brise de mer, notamment en gérant les divers parcs de machines à sous clandestines autour de Marseille et de Paris, avant pour les uns de migrer en Amérique centrale, pour les autres d’investir le milieu du jeu et diverses activités légales.

Principaux personnages : Toussaint Acquaviva ; Jacques Buttafoghi (abattu en 2009) ; Ange-Toussaint Federici ; Jean-François Federici ; Pierre Federici ; Jean-Luc Germani ; Stéphane Luciani ; Jean-Fleur Perrin- Martin ; Antoine Quilichini ».

un bon article sur les « haricots verts » ici:

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/10/01/01016-20111001ARTFIG00007-les-indics-dans-l-ombre-ils-informent-l-etat.php

Pour la Transnitrie, voir les 5 épisodes de  « Transnistria Trafficking Arms » sur You Tube (ci-dessous le 1er épisode).

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

lire AUSSI: http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-6/

source: http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-7/

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