ESPAGNE: grosse prise de trois tonnes de cocaïne pour la police espagnole

ESPAGNE

policeepaC’est la plus importante saisie de ce type de stupéfiants réalisée en Galice depuis 1999…

Un grand succès pour la police espagnole. Elle a annoncé mardi la saisie de trois tonnes de cocaïne dans le nord-ouest de l’Espagne et l’interpellation de douze trafiquants présumés, de nationalités espagnole, néerlandaise et britannique.

Il s’agit de la «plus importante saisie de ce type de stupéfiants réalisée à terre en Galice depuis 1999», s’est félicitée la police nationale dans un communiqué. «Les trois tonnes de cocaïne allaient être achetées par un important groupe de trafiquants de drogue basé sur la Costa del Sol», dans la province de Malaga (sud), ont assuré les enquêteurs dans ce communiqué sans révéler la date de la découverte.

«Douze personnes ont été interpellées dont les transporteurs de la marchandise, de nationalité espagnole, et les vendeurs et acheteurs de la drogue, respectivement de nationalités néerlandaise et britannique», a indiqué la police.
La porte d’entrée en Europe pour de nombreuses drogues

La péninsule ibérique est considérée comme la principale porte d’entrée en Europe de la cocaïne provenant d’Amérique latine. Par la péninsule transitent aussi des cargaisons de cannabis provenant du Maroc.

Ainsi, le 11 décembre, la police avait déjà annoncé la saisie dans le port de Valence (est) de 1,4 tonne de fausses palettes en bois importées de Colombie qui étaient «en réalité faites de cocaïne» et l’interpellation de douze suspects en Espagne, aux Emirats arabes unis et au Royaume-Uni.

Le 12 novembre, un Britannique considéré comme l’un des plus importants trafiquants de drogue d’Europe, Robert Dawes, avait été arrêté dans sa luxueuse villa d’une station balnéaire de la province de Malaga, en Andalousie, puis écroué en France.

Il était notamment soupçonné d’implication dans l’importation, sur un vol Caracas-Paris, d’1,3 tonne de cocaïne saisie à l’aéroport de Roissy en 2013. La police devrait livrer davantage de détails sur la saisie dans le nord de l’Espagne lors d’une conférence de presse à la mi-journée.

http://m.20minutes.fr/monde/1759915-20160105-grosse-prise-trois-tonnes-cocaine-police-espagnole

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OUGANDA: la police enquête sur l’apparente disparition de 80 kg de cocaïne

KAMPALA – La police ougandaise enquête sur l’apparente disparition d’environ 80 kg de cocaïne – d’une valeur de près de 4 millions $ – saisis ces dernières années et entreposés dans ses hangars sécurisés du principal aéroport du pays, a annoncé lundi son porte-parole.

Le directeur de la police nationale Kale Kayihura a mis sur pied «une équipe spéciale devant procéder à un audit du contrôle et de l’inventaire des stupéfiants servant de pièces à conviction au quartier général de la police de l’Air», a déclaré à l’AFP ce porte-parole, Fred Enanga.

Le quotidien New Vision, proche du gouvernement, affirme qu’environ 80 kg de cocaïne, saisis entre 2012 et 2014, ont disparu des entrepôts de la police de l’Air à l’aéroport international d’Entebbe. Citant des sources anonymes, le journal rapporte que «la cocaïne qui y était entreposée a été remplacée par de la farine de blé et de manioc».

«Le trafic a été mis en lumière après le prélèvement l’an dernier par des enquêteurs de 17 échantillons pour des tests au laboratoire d’analyses gouvernemental», explique New Vision.

Le porte-parole de la police a refusé de commenter ces affirmations, laissant le soin aux enquêteurs de dire ce qu’il est advenu de la drogue et assurant seulement que «l’enquête est à un stade avancé». Aucune autre source indépendante n’a pu confirmer l’article du quotidien.

http://www.journaldemontreal.com/2016/01/04/la-police-enquete-sur-lapparente-disparition-de-80-kg-de-cocaine

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BELGIQUE: une femme trouvée en possession de près de 4 kilos de cocaïne à Brussels Airport | Metro

brussel-airportUne femme d’origine dominicaine âgée de 39 ans a été interpellée dimanche en possession de près de 4 kilos de cocaïne dissimulés dans ses bagages. Elle a été mise à la disposition des autorités judiciaires et comparaîtra ce lundi devant le juge d’instruction, a indiqué le parquet de Hal-Vilvorde. La suspecte est arrivée à l’aéroport de Zaventem (Brussels Airport) à bord d’un vol en provenance de la République Dominicaine. Près de 4 kilos ont été trouvés dissimulés dans un double fond de ses bagages.

La femme voyageait en compagnie de son petit-fils âgé de 5 ans, vraisemblablement dans l’objectif de ne pas éveiller les soupçons auprès des services de douane. L’enfant a été recueilli dans l’attente de l’arrivée de ses parents.

Source: Belga

http://fr.metrotime.be/2016/01/04/news/une-femme-trouvee-en-possession-de-pres-de-4-kilos-de-cocaine-a-brussels-airport/

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ARABIE SAOUDITE: cinq millions de pilules d’amphétamines saisies – Le Point

Onze personnes soupçonnées d’être impliquées dans ce trafic ont été arrêtées dans la capitale, Riyad. Elles risquent la peine de mort.

Source AFP

Saisie de stupéfiants par les douanes à Lyon. 19 mars 2015.

Publié le 27/12/2015 à 17:52 | Le Point.fr

Saisie de stupéfiants par les douanes à Lyon. 19 mars 2015. © CITIZENSIDE/NICOLAS LIPONNE

http://www.lepoint.fr/monde/arabie-saoudite-cinq-millions-de-pilules-d-amphetamines-saisies-27-12-2015-2005489_24.php

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FRANCE (OCRTIS): quant à la lutte contre le narcotrafic!

ecusson-OCRTIS« L’OCRTIS est devenu le premier narcotrafiquant de France! »

dixit un ancien magistrat instructeur

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Magouille institutionnelle, dossiers montés et arrangés, les « suceurs de roues » n’ont guère évolué depuis l’époque de Mario Le Corff. (Marc Fievet -NS 55 DNRED)

LIRE: NARCOTRAFIC: quand Mario Le Corff de l’OCTRIS montait des opérations douteuses…Mais ça c’était hier!

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https://narconews.fr/wp-content/uploads/2016/01/pour-marco.jpgpour marco

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MEXICO: el aeropuerto del DF, puerta para la cocaína; reporte de la PGR desde 2009

CIUDAD DE MÉXICO.

Siete de cada diez decomisos de cocaína que se realizaron en el país, de 2009 a la fecha, se hicieron en el Aeropuerto Internacional de la Ciudad de México (AICM), de acuerdo con reportes de la Procuraduría General de la República (PGR).

Información de la dependencia detalla que en seis años se incautaron dos toneladas del alcaloide en 35 operativos, de los cuales 25 tuvieron su origen en las instalaciones de la terminal aérea del Distrito Federal, droga proveniente de Colombia, Panamá y Perú.

En septiembre pasado se realizó el mayor decomiso de cocaína de la historia en el AICM. El caso se conoció como el de la “cocaína negra”.

En el área de aduanas, un grupo especial de la Policía Federal y de la PGR localizó 40 costales identificados con una etiqueta que especificaba: “óxido de zinc”, pero que en realidad era cocaína y provenía de Bogotá, Colombia.

Para la Procuraduría General de la República, la segunda puerta de entrada de la cocaína es el puerto de Manzanillo, Colima.

La Cocaína 
se filtra 
por el AICM

El 75 por ciento de los decomisos de este alcaloide fueron en el Aeropuerto del DF, que suman dos toneladas desde 2009.

Uno de los lugares preferidos de los traficantes para ingresar cocaína al país es el Aeropuerto Internacional de la Ciudad de México ( AICM). El 75 por ciento del total de esta droga que ha sido decomisada y reportada por la Procuraduría General de la República (PGR), en los últimos seis años, ha pasado por dichas instalaciones.

De acuerdo con la PGR, de 35 decomisos de cocaína en el país, 25 fueron en la terminal aérea, lo que sumó un total desde 2009 de dos toneladas de esta droga asegurada , tanto en la terminal 1 como en la 2.

La procedencia de la cocaína que llegó hasta el Distrito Federal fue enviada desde Colombia, Panamá y Perú, principalmente.

Así como en épocas de Pablo Escobar, en las que este capo colombiano empleó los métodos más ingeniosos para camuflar la droga entre obras de arte, maletas con doble fondo, viejos refrigeradores y harina de pescado para comercializarla en diversas partes del mundo, en el AICM las autoridades mexicanas han descubierto la droga en las maneras más inusuales como en bultos ocultos en un sarcófago; los narcotraficantes han escondido la cocaína dentro de cajas de cereal y bolsas de café o de plano la han teñido de negro para hacerla pasar por otro tipo de sustancia.

El 3 de julio de 2010, la PGR aseguró más de 16 kilos de cocaína oculta en un sarcófago de caucho en las instalaciones de la aduana del Aeropuerto de la Ciudad de México, que era remitida desde Santiago de Compostela, España.

Mientras en la plataforma 54 de la Terminal 2, meses antes del incidente del sarcófago, estaban escondidos 17 kilos 620 gramos de droga entre cajas de cereal y bolsas de café que venían en un vuelo procedente de Lima, Perú.

El mayor decomiso de cocaína de la historia en el AICM se conoció como el caso de la “cocaína negra”, en septiembre de este año. En el área de aduanas, un grupo especial de la Policía Federal y de la PGR localizó 40 costales identificados con una etiqueta que especificaba: “óxido de zinc”, pero que en realidad era cocaína y provenía de Bogotá, Colombia.

Pero entre las formas más comunes de ingresar cocaína a México también está una que ha puesto en riesgo la vida de decenas de “burreros” (transportistas clandestinos de droga). Aunque este método parezca simplemente una trama de película como la contada en el guión de la cinta nominada al Óscar María llena eres de gracia, no lo es, pues constantemente la PGR, detiene a sudamericanos que consumieron cápsulas de cocaína para transportar la droga, a través de su estómago.

Ésta es la historia de Manuel Alejandro Orduña Corrales, él ingirió en total 70 cápsulas en forma de pequeñas salchichas, las cuales contenían aproximadamente 707 gramos de cocaína. El 22 de febrero de 2011 fue detenido cuando las autoridades detectaron la droga mediante rayos X y desde ese entonces, está pagando una condena en el Reclusorio Preventivo Sur.

Jesús Emmanuel León Vargas también fue detenido en la Terminal Uno. En su abdomen hallaron 462.6 gramos de cocaína en envoltorios confeccionados con látex cuando intentaba abordar un vuelo con destino a Ámsterdam-Copenhague.

Éste es un método peligroso. Un periódico boliviano reportaba que en un baño del aeropuerto de La Paz, una joven española murió al reventársele en el estómago, sólo siete de las 97 cápsulas que había tragado para llevar de contrabando.

Otras entradas

Aunque los decomisos más frecuentes de cocaína desde 2009 han sucedió en el Aeropuerto Internacional de la Ciudad de México, de acuerdo con los boletines de la PGR, el Puerto de Manzanillo, Colima, también se ha convertido en el segundo foco rojo para su tráfico.

En abril de 2015, en la Aduana de Manzanillo, en el interior del buque Diego Bridge, se reportaba un contenedor con cuatro maletas que transportaban 101 kilos de la droga.

En tierra también han habido decomisos, uno de estos trasiegos, 14 mujeres se hicieron pasar por turistas mientras viajaban en el autobús. Les descubrieron38 kilos de cocaína.

http://m.excelsior.com.mx/nacional/2015/12/27/1065470

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FRANCE (Aero-narcotrafic): grand guignol à Punta Cana (6) en passant par La Môle

aeroport-plata

On va (enfin) se pencher sur les protagonistes de l’affaire autres que les deux pilotes qui ont retenu notre attention jusqu’ici. Avant de revenir sur le cas Castany – via notre deuxième série « Coke en Stock »- , je vous propose d’étudier de plus près le passager du vol stoppé à Punta Cana, « agent immobilier en Roumanie« , ou plutôt son patron, l’homme n’étant visiblement qu’un faire-valoir. Avec Franck Colin, en  détention provisoire à Marseille depuis plus de deux ans et demi, on  change de registre, en effet et on découvre un drôle de milieu qui brasse énormément d’argent facile, ce qui a pu lui brûler les doigts, à l’évidence. C’est le milieu des boîtes de nuit, où l’on sait que des produits illicites circulent. Celui de la jet-set, mais aussi celui de l’argent vite fait et de la frime, celui des gens partis de rien et devenus des stars : des chanteurs, des footballeurs, autour desquels tourne une faune peu recommandable de profiteurs. Chaque roi de la nuit a sa cour, et comme fou du roi et organisateur de spectacles un homme qui semble avoir oublié son nom de famille, et qui est devenu le mentor de Franck Colin, vers qui convergent tous les regards de la justice française, qui le soupçonne d’être en grande partie à la base des vols douteux… sans jamais en avoir fait partie lui-même, mais en prenant grand soin à suivre leur déroulement. Le propre des plus intelligents, disent les spécialistes… mais pour ça, il nous faut repasser par la Môle, d’abord… ou expliquer un peu la faune des boîtes de nuit tropéziennes ou de la capitale… ce qui prend un peu de temps, il est vrai. 

oe-idxIl serait temps en effet, après toutes ces aventures antillaises, de revenir en métropole. A St-Trop, par exemple, ou plus exactement, à la Môle, ce petit aérodrome devenu point obligé de la jet-set par la volonté de Cochonou… ou plutôt par celle de qui vient de fêter le 8 août 2014 ses 50 ans d’existence. Michel Reybier, le mystérieux patron de Cochonou, des jambons d’Aoste et de la marque Justin Bridou (entre autres). Celui  (1) qui prête régulièrement son avion à Gérard Depardieu (qui emprunte aussi ce lui de Gérard Bourgoin, le « roi du poulet »). Reybier reconverti depuis dans le vin haut de gamme et ses 9,82% de parts dans la société autrichienne d’aviation Global Jet Austria (GJA) fondée en 2005 (à droite le Falcon OE-IDX de Global Jet Austria). L’homme qui avait mis fin également en 2003 à l’activité publique de l’aéroport varois avec un sentante sans appel : «  »les lignes régulières et le service public n’étant pas des activités rentables  » Un habile tour de passe-passe qui a permis de privatiser le site (2). En 2013, l’aérodrome, qui avait multiplié les atterrissages de jets privés, est tombé sous la coupe de la société Aéroports de la Côte d’Azur, « 2ème société aéroportuaire française après Aéroports de Paris (aéroports de Roissy-Charles de Gaulle et Paris-Orly) en termes de trafic commercial avec 11,2 millions de passagers en 2012 et 2ème également après Paris-Le Bourget en termes d’aviation d’affaires avec environ 42.500 mouvements en 2012, annonce aujourd’hui qu’elle a acquis 99,9% des actions de la société Aéroport du Golfe de Saint-Tropez (AGST) appartenant au groupe Reybier, actionnaire majoritaire depuis près d’une quinzaine d’années ». On aurait pu s’attendre avec cette reprise en mains à une sécurité accrue… comme l’indiquait le nouveau directeur en octobre 2013 (ne serait-ce qu’en raison du flux d’été, par exemple) :  « de nombreux évènements obligent à réajuster les mesures de sécurité sur ce site qui compte en 2012, 6658 passagers pour 8065 mouvements. « Depuis les attentats du 11-Septembre, explique Pierre Fourques, tous les avions de plus de 15 tonnes sont contrôlés. Nous disposons aussi d’un poste inspection filtrage avec rayon X ». Le tonnage maximal autorisé sur cet aéroport est de 44 tonnes. Les plus petits modèles seraient donc épargnés ? Pas forcément, nous assure-t-on. Car même s’il n’y a pas de bureaux permanents sur cet aéroport pourtant international, des « contrôles aléatoires » de l’Inspection générale de l’aviation civile ; des douanes (Fréjus); et de la gendarmerie des transports aériens (Nice) sont régulièrement effectués ». Aie : des contrôles « aléatoires » seulement, a-t-on bien lu ; voilà qui réjouit d’emblée notre ami Marc Fievet… loin d’être persuadé de l’efficacité des douanes en général , et à la Môle en particulier. Un discours tenu en octobre, alors qu’en mars de la même année le Falcon de SN-THS venait déjà de se faire pincer… lui qui était bien connu sur place, pourtant… pour de nombreux voyages qui posaient question aux enquêteurs de la Gendarmerie.

afflelou aircraftCar lorsque les quatre larrons se font mettre à part à terre au sortir de leur avion  (ici en photo prise le 29 août 2011 à Biarritz-Anglet-Bayonne devant le Gulfstream de CDT VENTURES GROUP LLC) bourré de 700 kilos de coke, cela fait des mois qu’ils sont suivis, car un étrange manège a été repéré autour du même avion… et des mêmes pilotes. C’est cela que l’on retient aujourd’hui : ça a toujours tenu autour de la même équipe !!!  Tout d’abord au Bourget, le 9 décembre 2012, où le Falcon revient déjà de Puerto Plata, attendu de pied ferme par un douanier venu de Toulon, François Xavier-Manchet. L’homme est plutôt nerveux, et il a fait ouvrir des grilles pour que des berlines emportent au plus vite de lourdes valises descendues de l’avion. A bord, il y a les (mêmes) pilotes Fauret et Odos, mais aussi, déjà, Nicolas Pisapia, l’homme de main transparent de Franck Colin. Tout est suivi et filmé : les gendarmes sont sur la piste d’un trafic et cherchent à effectuer un flagrant délit, en laissant faire le trafic pour laisser croire aux trafiquants qu’ils agissent impunément. La présence d’un douanier de Toulon, François Xavier-Manchet, les intrigue : renseignement pris, c’est celui qui est en poste… à la Môle. Il n’a logiquement rein à faire au Bourget ! Et c’est le grand copain de Colin, que les enquêteurs soupçonnent d’être le chef du réseau de trafiquants. Les gendarmes du Golfe de Saint-Tropez ont en effet reçu un courrier anonyme en date du 7 janvier 2013 dans lequel son nom était cité. Elle indiquait que Xavier-Manchet avait aussi rédigé une déclaration douanière de 500 000 euros,  antidatée, faite au nom de… Franck Colin. Les gendarmes retrouveront chez le douanier 30 000 euros en espèce, dont l’intéressé justifiera la présence, selon son avocat. A la même époque rappelons-le, un autre Falcon le petit Falcon 10 de SN-THS (enfin pas le sien exactement) fait des aller-retours tour aussi étranges à St-Trond en Belgique, notamment le 10 décembre 2012, où des valises toujours aussi lourdes ont été déchargées et mises dans de grosses limousines, entrées elles aussi sur l’aérodrome. En somme, le même scénario, qui se répète. Le même Falcon qui voyage aussi vers la Roumanie comme j’ai déjà pu le montrer dans cette série.

aeroport plataIl y aurait donc plusieurs « points de départ de la drogue » en République Dominicaine ? C’est à Puerto Plata (à gauche l’aéroport Gregorio Luperón de la ville) également que Liana Guillon, lors de son voyage de noces, s’était retrouvée avec de la coke glissée dans son sac, le 29 avril 2012. Avec pas moins de 11 kilos !!! En  juin 2008, ou Céline Faye et Sarah Zaknoun avaient passé dix-huit mois de détention au même endroit… de quoi sérieusement alerter les services français sur des complicités dominicaines à Puerta Plata, il me semble, non ? L’affaire terrible et traumatisante de Liana Guillon montre comment la justice française aurait pu s’y prendre avec les pilotes ; condamnée à 8 ans là-bas, son rapatriement à été négocié avec les autorités dominicaines. Elle a été rapatriée le 15 août 2014 pour être incarcéré en France, en accord avec les juges dominicains (et deux ans de négociation !). Elle en est (enfin) sortie le  mercredi 21 janvier 2015 de la prison de Fresnes, bien traumatisée, obligée des porter un bracelet électronique : la fin du cauchemar pour elle. « Malgré sa libération tant désirée, la Française garde toutefois un goût d’amertume. Elle n’a toujours pas réussi à faire reconnaître l’innocence qu’elle clame depuis le début de sa terrifiante histoire. Alors que Liana Guillon et son mari venaient de profiter de leur “lune de miel” en République dominicaine, tout a basculé le 29 avril 2012 : ils ont été arrêtés juste avant d’embarquer dans l’avion du retour vers Paris, après la découverte de 11 kilos de cocaïne dans leur bagage à main. La suite est un cauchemar : pas l’ombre d’une enquête, aucune audition du couple – ce qui viole les droits élémentaires de la défense – pas de réelles expertises, beaucoup d’incohérences dans les éléments à charge, et finalement Liana Guillon condamnée à une lourde peine de huit ans de prison ferme pour trafic de drogue international. Autre décision surréaliste, le mari, Christophe, a été libéré au bout de cinq mois, tout simplement parce que seul le nom de son épouse était inscrit sur le bagage ». Le plus étonnant, dans l’affaire Air Cocaïne, c’est que le comité de soutien à Odos et Fauret n’a pas une seule fois fait allusion à ce cas-là. Alors qu’elle même avait bénéficié d’un comité fort efficace, qui avait relayé son sort auprès du ministère des affaires étrangères. En 2007, déjà, certains fourreurs faisaient été de bien étranges pratiques à l’aéroport de Puerta Plata. Même chose ici à Samana, ou le bakchich était quasi obligatoire selon des touristes. Le fameux Royaume de Danemark où tout est pourri…

geisse-rochMais il y a mieux encore, quand le système déboule jusqu’en France, avec « l’affaire des deux ripoux de la PAF« , arrêtés le 25 janvier 2015 en plein « flag » : ils venaient de « réceptionner » deux passeurs et leurs valises contenant 39 kg de cocaïne, en provenance de… Puerta Plata. « Au cours de leurs auditions » raconte le Parisien  « Clément Geisse, un gardien de la paix de 38 ans (ici à gauche, fort actif sur le net, il était aussi inscrit à des castings de figurant !), et Christophe Peignelin, 51 ans, brigadier-chef, affectés au terminal 2A de l’aéroport, ont reconnu avoir sécurisé, « à une dizaine de reprises », l’arrivée de « mules » transportant entre 40 et 60 kg de cette même drogue dans leurs bagages. Des passeurs de nationalité française, de retour de Punta Cana, principale station balnéaire du pays. Selon nos informations, les deux policiers auraient mis en place leur trafic début 2011. Au volant d’une voiture sérigraphiée, un des deux fonctionnaires se rendait sur le tarmac de l’aéroport afin de récupérer les mules directement à leur descente d’avion avec leurs bagages. Il leur permettait ensuite de contourner l’ensemble des contrôles de sécurité et notamment ceux des douanes, avant de les exfiltrer discrètement de l’aéroport. Les deux policiers assuraient ensuite la livraison de la drogue dans un endroit discret et déterminé à l’avance avec le commanditaire présumé de ces multiples importations. Ce dernier, Kamel Berkaoui, 39 ans — sérieusement blessé par balle au cours de son interpellation par un policier –, remettait également un téléphone portable « de guerre », à usage unique, aux policiers peu scrupuleux, avant chaque arrivée de ses passeurs (lire encadré). « Ces portables servaient aux fonctionnaires et aux passeurs afin qu’ils puissent se retrouver à la descente de l’avion, assure une source judiciaire. Les policiers corrompus ont avoué avoir perçu 80 000 € par couple de passeurs et jusqu’à 180 000 € pour un trio. Près de 500 kg de cocaïne ont ainsi pu être acheminés par cette filière et les deux agents de la PAF ont touché près de 500 000 € chacun en échange de leur précieux service », assure la même source ». Le dénommé Berkaooui se faisait appeler « Virenque« , on ne se demande même pas pourquoi !

ferrari douanes goodPlus inquiétant encore, le fait que l’un des deux douaniers (Clément-Roch Geisse) frimait tant qu’il aurait dû être placé auparavant sous surveillance (il arrivait au boulot en Maserati ou en Ferrari – la photo est du JDD – et postait celle-ci sur son compte Facebook !), et que les deux petits malins avaient accès aux fichiers de la police des douanes pour s’assurer de leurs « mules » : « les enquêteurs de l’OCRTIS et de la PJ de Versailles ont également établi que Clément Geisse, originaire de Bordeaux (Gironde), fasciné par le monde de la nuit, et un temps propriétaire d’une rutilante Ferrari et d’un petit bateau, avait été approché, en 2010, par Kamel Berkaoui, au cours d’une soirée dans un restaurant chic de la porte de Saint-Cloud, dans le XVIe arrondissement parisien. Un premier voyage, à vide, entre la République dominicaine et la France, avait ensuite été rapidement organisé pour vérifier la « fiabilité » des deux policiers. Le tandem prenait aussi la précaution de vérifier le nom des mules qu’il était chargé de réceptionner dans le Fichier des personnes recherchées (FPR) afin de s’assurer qu’elles n’étaient pas placées sous surveillance ».  On notera les coup du « voyage à vide » qui rappelle beaucoup celui de … Quito du trio de SN-THS. Lors de l’enquête, il n’y avait pas eu que Puerta Plata de cité, et l’enquête avait débuté dès 2011… mettant logiquement la police au courant d’un trafic sur place : ‘l’office des Stups qui s’intéressait à des déplacements suspects vers Punta Cana. Et la PJ parisienne qui enquêtait sur l’origine des quelque 500.000 € retrouvés dans le coffre de la Peugeot de Berkaoui, lors d’un contrôle inopiné à Paris en 2011. » En somme, pendant quatre ans on avait su, la Ferrari était visible sur Facebook, et rien n’aurait été fait ni tenté pour empêcher le trafic ??? Car on baignait en plein monde de truands, l’air de rien, avec  « Virenque »: « il est soupçonné d’avoir écoulé une partie de la cocaïne importée de République dominicaine auprès d’un certain James Hornec, membre de la famille des frères du même nom, présentés comme des parrains de la pègre parisienne »avait précisé le Parisien. Si depuis 2011 les policiers se doutaient d’un trafic d’une telle intensité à partir de vols commerciaux classiques, pourquoi n’ont donc t-ils pas surveillé cette « commande » d’avion privé vers les deux lieux de « départ » connus de la drogue, qui plus est avec une société d’aviation qui n’a jamais traversé l’Atlantique ? Avouez que ça ne tient pas debout ! Un douanier toujours bien mis raconte la radio Europe 1, qui ajoute une information passée inaperçue ailleurs : « ce dernier, d’allure toujours très soigné, selon des témoignages recueillis par Europe 1, affichait toujours un bronzage impeccable et faisait même retoucher ses uniformes pour qu’ils lui aillent parfaitement. Un policier avec beaucoup d’entre-gens, bien connu à Roissy, qui était également un fêtard invétéré, noctambule averti et d’ailleurs neveu d’un des rois de la nuit en France ». L’homme s’appelle en effet Clément Roch-Geisse, et il serait le neveu d’un autre Roch… dont on va entendre parler un peu plus loin…

pict aeroRappelons en effet qu’à ce moment-là, ce Falcon 50 d’Afflelou n’a jamais traversé l’Atlantique pour SN-THS (photo à gauche PICT-AERO), de même que Fauret et Odos (Fauret, lui, a été engagé quelques mois auparavant seulement : en juin 2012 seulement !). Un deuxième voyage à lieu fin février 2013, … avec toujours le même trio à bord, mais il se pose à Quito, où les pandores locaux font une descente qui semble refroidir les ardeurs des jet-setters et l’avion revient à vide, les douaniers français recevant de leurs collègues les photos de la fouille de l’appareil, qui n’a rien donné. Le troisième vol… les policiers et douaniers français sont aux taquets : cette fois, c’est sûr c’est la bonne, et tout est prêt pour coffrer tout le monde : au Bourget, mais aussi à Versailles, où l’avion, est un temps annoncé au retour,… et à la Môle. Le 26 mars, 6 jours après l’annonce de l »arrestation des 4 français à Punta Cana, les gendarmes vont cueillir chez lui Franck Colin, signe que tout était prêt déjà et que l’arrestation dominicaine les a pris de court : il était visiblement dans le collimateur. Lors de son interpellation il réclame de pouvoir accéder à son coffre-fort de la Société Générale : les policiers refusent. Il leur affirme que c’est pour « l’alimenter de 4 700 euros ». Selon lui, son coffre contiendrait  352 000 euros, provenant de « ses revenus immobilier en Roumanie » (on va voir lesquels un peu plus loin) mais la police n’en trouvera que 95 000. Lors de l’enquête, on découvrira que les trois vols n’avaient pas été réglés, ni par Pisapia, ni par Colin en tout cas : rien n’apparaît dans la comptabilité de SN-THS. Le premier vol pour Puerto Plata a bien été  pris en charge par CAPS SA, mais c’est par une société luxembourgeoise qui appartient à… Fabrice Alcaud ! SN-THS, qui a ce moment-là n’a plus un sou (cf  l’affaire du Falcon US loué) avance l’argent d’un voyage plus que douteux : quels est le but caché de la manœuvre ? Qu’espère en retour SN-THS ? Au passage, On apprend en revanche que Castany aurait touché 3000 euros pour chacun des trois vols…. pour les avoir apportés comme « broker ».

Tout converge donc vers Franck Colin, donc, dont le début de carrière nous replonge… dans le Var et les truands du coin et pas des moindres, ce qui vaut une large explication, qui va prendre un peu de temps en fait.  Car évoquer Franck Colin, au dossier judiciaire vierge à ce jour, il faut le noter, c’est revenir sur ce qui a pu l’influencer, et là, on ne comprend pas grand chose si on n’a pas suivi ces vingt cinq dernière années dans le sud de la France ainsi que dans le milieu des plaisirs de la jet-set, à Paris comme à St-Trop. Précisons bien que les personnes citées qui vont suivre n’ont rien à voir à priori avec l’affaire de Punta Cana, et qu’elles ne servent qu’à préciser le décor et l’ambiance générale qui baigne tout cette opération. Evitons les procès d’intention ridicules. Mais attachez vos ceintures, car ça risque d’être long. L’histoire de Franck Colin est en effet étroitement liée à ce milieu, et ce, dès son adolescence : « Frank Colin en sait quelque chose, lui qui, avant de connaître la fortune, a été videur de boîte de nuit. À 17 ans, déjà, il jouait les portiers pour Louis régnier, dit Loulou, le caïd local qui régnait à l’époque sur les nuits varoises. Quelques années plus tard, il transportera même les enveloppes des recettes des clubs pour le successeur de Loulou, Jean-Louis Fargette, surnommé savonnette pour sa propension à échapper à la justice... » Fargette, celui que Louis Régnier a fait entrer à la Bande des Trois Canards à Paris, où l’on trouvait par exemple Auguste Ricord (3)… de la French Connection. (Ricord Ricord-Auguste– ici à droite- aurait financé son « exfiltration » à lui vers l’Argentine grâce à l’argent de la carlingue, la gestapo française, installée rue Lauriston – la Carlingue, dirigée par Henri Lafont, de son vrai nom Henri Chamberlin) . Son surnom lui venait effectivement de sa science à éviter de se faire prendre. C’est aussi lui qui va prendre en grippe la députée FN Yann Piat, qui à l’Assemblée était membre de la commission d’enquête sur les tentatives de pénétration de la mafia et qui sera assassinée le 25 février 1994. Elle avait déjà quitté le FN après le jeu de mot sinistre de JM Lepen sur Durafour. Dans une lettre posthume, elle dénonçait le rôle néfaste de Fargette et de ses concurrents politiques. La mort de Piat (à gauche les enquêteurs sur la route des Oiseaux où elle a été exécutée) route piatverra ensuite un autre commanditaire que Fargette, Gérard Finale, le patron du bar Le Macama et deux de ses hommes de main Marco di Caro et Lucien Ferri, arrêtés le 15 juin 1994. Mais certains dont un journaliste du Canard Enchaîné, qui sera plus tard évincé du palmipède, évoquent des problèmes immobiliers varois, dont l’extension de l’aérodrome de Toulon-Hyères… en citant comme source  un obscur » général », soi-disant « ancien de la Direction du renseignement militaire« . Pure coïncidence, lors de l’enquête, il fait le dire, on a appris que « l’ancien pilote de chasse Pascal Fauret s’était lié d’amitié avec Bruno Odos, l’autre pilote impliqué dans l’affaire Air Cocaïne, sur la base aéronautique de Hyères dans les années 80 ». Colin, lui est déjà passé du côté « sécurité :  dès l’âge de 21 ans, il avait déjà créé une société de bodygards, appelée « Caméléon », qui affiche avoir eu comme clients les politiques Philippe Douste-Blazy et Charles Millon et comme vedettes George Clooney ou Mike Tyson… mais aussi de Jean-Roch, « le roi de la nuit« , le propriétaire du Bash, puis du VIP Room, sur les Champs-Élysées (on le voit ici en plein…. play-back raté). Le VIP room, un club qui existe aussi à St-Trop, et qui a des drôles de supporters… et le célèbre Jean-Roch, dont tout le monde a oublié le nom de famille !!!

Avec le fameux « Jean-Roch » (photo « 20 minutes »)boite de nuit roch, perçu comme son modèle, on revient également et en effet à la French Connection et à la France, via un livre bourré d’informations sur le milieu, « Parrains du siècle, destins et déclins » de Bruno Aubry qui nous évoque ici la famille de « Jean-Roch », dont son père, Nedo Pedri, originaire de Piazza al Serchio, en Toscane était aussi une « figure du milieu toulonnais«  comme on disait alors. Ce dernier est mort assassiné le 6 décembre 1982, au volant de sa Golf GTI à Piaza village toscan (dans une biographie édulcorée de « Jean-Roch », on peut lire « Alors qu’il a 16 ans, son père décède accidentellement » de plusieurs balles, ce qui peut plutôt surprendre !)…. Nedo a été en fait abattu en fait par les hommes de Fargette, justement, alors en cavale en Italie (4). « Nedo Pedri possède des brasseries fameuses, Le France et La Frégate, un garage, un salon de coiffure, des flippers et une ou deux sociétés financières. lediableA sa table réputée fort gastronomique, il invite volontiers de nombreux notables de la région. Il a une façade légale mais aussi des activités moins avouables qui lui ont fait croiser la route des voyous. Il est ainsi très proche d’un autre Toulonnais, également lié aux Régnier, Jean-Claude Kella, – ici à gauche- un ex de la French Connection, tombé aux Etats-Unis dès 1971 et dont le nom reviendra comme un leitmotiv dans plusieurs gros dossiers de trafic de stupéfiants. caprice2Nedo voit aussi de temps en temps Gilbert Hoarau  dit Le Libanais, un membre important du milieu marseillais, ou Roch Orsini, frère de Jean Orsini, autre grand trafiquant de came. » nous dit Alain Leauthier dans son livre  « Mort d’un voyou ». Fichier, on avait oublié tout çà, à ne jamais entendre que « Jean-Roch » et non…. Pedri. Kella, mort à Nice le 8 juillet 2014, surnommé « Le Diable », ami de Francis le Belge, et de  Louis Cirillo, l’envoyé de la famille mafieuse  Genovese, il faut le savoir, a passé 25 ans de sa vie en prison, dont une grande partie aux USA, avant de revenir… à Toulon (pour y écrire un livre passionnant, « l’Affranchi « ) ! L’homme du Caprice des Temps, premier grand voyage de la French Connection, de Marseille à la Floride !

caprice grande

44On a oublié en effet que le vrai nom du prince des nuits de St-Trop et de Paris est Jean-Roch Pedri (ou lui fait tout pour ne pas que ça remonte à la surface). A peine le père disparu, les deux fils vont profiter des règlements de compte entre caïds, éliminant à la fois Fargette et la députée Yann Piat, visiblement trop curieuse, pour faire fructifier leurs boites de nuit de la Côte d’Azur, devenues de plus en plus juteuses. « Si la réussite des frères Pedri junior provoque quelques jalousies, aucun nuage ne jointe à l’horizon. À Cannes, l’Hysteria fait le plein lorsque EIton John en personne vient y jouer du piano debout. Viendra le tour de stars internationales comme Vanessa Paradis, Mickey Rourke, Madonna ou Johnny Hallyday. « Jean-Roch » se fait un prénom, loin de ses racines italiennes : il devient le boss des nuits françaises. Le discockey roule sa bosse « all around the world » mixe à l’Amnesia de Boudou à Miami. Plus tard, les deux frères Pedri inaugurent le Bash, une boîte parisienne où se retrouvent les stars du ballon rond, nouvelles icônes d’un fool business dont les agents, comme Jean-Luc Barresi, Luciano D’Onafrio ou Alain Migliaccio (en photo ici avec Zidane, dont il affirme être le « grand frère »), sont les éminents représentants. Ils créent la marque VIP (Virtual In Paris) qui leur permettra d’ouvrir des discothèques et de réaliser des soirées au festival de Cannes sous le même label. »  C’est donc ça, le modèle de Franck Colin (à droite une photo de soirée au VIP de Cannes en 2005) ! benzema veyronComprenez qu’avec une telle formation, on puisse avoir quelques doutes, aujourd’hui, sur sa personne !!!

Colin a baigné très tôt et très jeune dans cette ambiance de boîtes de nuit branchées où l’on sait que de la drogue circule, même si on s’en défend, et où aussi l’argent coule à flots, et où l’on rencontre toute sorte d’individus, dont des sportifs, ceux aux salaires faramineux, qui drainent derrière eux une faune interlope qui les dépasse. Il faut savoir, par exemple, que l’agent de footballeurs Migliaccio, cité dans l’ouvrage, qui est aussi l’agent d’un dénommé Zidane, a été condamné à cinq ans de prison et 13,6 millions d’euros d’amende par la justice espagnole, et qu’il est ensuite réfugié en Suisse (après avoir habité aux Baléares). A la presse, en juin 2015, il déclarait « ne pas se cacher »... il décrit ici son rôle «  J’ai inventé ce métier au début des années 80. A l’époque, il existait des impresarii qui prenaient des joueurs et qui les mettaient d’Amérique du Sud en France ou d’ex-Yougoslavie en Suisse. Ils pzidanerenaient leur commission et ne s’occupaient de rien. En 82, lorsqu’il y a eu le scandale des caisses noires de Saint-Etienne, j’ai demandé aux joueurs qui les conseillaient. Il n’y avait personne. J’ai alors créé un cabinet qui s’occupait vraiment de la carrière du joueur et pas seulement de le placer. C’est un métier qui demande énormément de déplacements. Je me suis installé à Lyon. » Cela ne l’empêche pas d’être à la fois lucide… et cynique  : « on le dit, parce qu’à la fin de leur carrière, ils ont une situation financière meilleure. Mais avant, ils gagnaient aussi moins. Désormais, n’importe quel international gagne 2 millions d’euros net au minimum. Avec un contrat de quatre ans, cela fait 8 millions. Cela permet de fm775TfF_YfzuUCsMtfKFeIQaire plus d’une connerie. Il faut que le joueur soit vraiment léger pour perdre tout son argent. » Et des « légers », Dieu sait s’il y en a, pourtant : en photo le désormais fameux Karim avec sa Bugatti Veyron (son prix est de 130 fois une Renault Clio) un de de ses nombreux trophées automobiles ! Et Dieu sait dans quoi ils investissent leur argent, ni à qui exactement ils le confient !!! L’entourage des footballeurs, tout un poème…  à un point qui dépasse l’entendement, avec leurs amis des cités jamais lâchés (un exemple simple ici (4))… En 2012, une enquête du très sérieux cabinet allemand Schips Finanz révélait que « la moitié des footballeurs européens finissent ruinés » : « le train de vie dispendieux des athlètes (achats de maisons, voitures de luxes, bijoux) n’expliquerait pas tout. La faillite de certains seraient plus souvent le fait de mauvais placements, d’investissements désastreux, de divorce coûteux et de la mauvaise influence d’agents et des conseillers peu scrupuleux.gulfstream 200 Bernie Kosar ex-star de la NFL (du football américain) raconte qu’au temps de sa splendeur sur les terrains de football américain, il faisait vivre de 20 à 25 familles avec son seul salaire. En 2009, treize ans après la fin de sa carrière, Bernie Kosar a tout perdu, jusqu’à sa splendide propriété« . En France, Bruno Bellone, garçon fort sympathique, surnommé « Lucky Luke », auteur de but magnifiques (et des plus chanceux !) avait -hélas- inauguré la descente aux enfers d’un sport, en perdant  tout. Son manager est parti un jour en lui laissant 5 millions de francs d’ardoises diverses et douze années pour s’en remettre :  » oui, un ami intime de mon père en qui j’avais entièrement confiance, m’a mal conseillé. Au final, de mauvais placements financiers m’ont fait perdre tout ce que j’avais gagné dans ma carrière. Pourtant, j’avais anticipé les choses, je ne voulais pas me retrouver sans rien après ma carrière. Et je pensais avoir fait les bons choix. J’ai passé douze années à manger mon pain noir ». Chez les footballeurs, les jets sont plus rares que les voitures, sauf chez CR7 (Christian Ronaldo) très fier de présenter récemment à la presse son nouveau joujou : un Gulfstream 200 Galaxy, (Astra Galaxy, avec l’aide de Yakolev !)) d Israel Aircraft Industries, immatriculé EC-KBC (ci-dessus à droite), n° de fabrication 145, un jouet – d’occasion – , ex  TAG Aviation Espana et ex Executive Airlines. Il été revenu en Espagne en février 2015. L’engin, un des 250 construits, vaut 23,5 millions de dollars neuf, la presse annonçait en novembre dernier 19 millions. Gag ultime, en 2011, un petit malin se faisant appeler « Cesar », (« Cesar Arevalo ») avait déjà tenté de le vendre et l’annonçait à 16 millions seulement, « avec 500 000 pour l’intermédiaire« … CR7 se serait-il fait… berner ? Le jour de sa livraison à TAG, en 2008, l’avion avait fait des siennes, et le lendemain encore avec de faux messages d’alerte.. en provenance des moteurs. Les pilotes, dont un commandant venu des Boeing 707 de l’armée, avaient été mis en cause dans le rapport final en ayant mal calculé le poids de l’avion au décollage.

cap d'agdeDes boites de nuit dont les propriétaires sont pour beaucoup des inconnus, car ils préfèrent rester eux-mêmes dans l’anonymat. La boîte « Amnesia » était celle de… André Baudou. Elle a été fermée un temps pour des affaires de stupéfiants. Si ce nom ne vous dit rien, voici quelques explications salutaires : « Avant de devenir le Beau-père de Smet, André Boudou était un inconnu du grand public. Dans les années 1970, il crée une société de promotion immobilière, participe au développement de la station balnéaire du Cap d’Agde, haut lieu du naturisme en France, et ouvre le Petit Liberty’s en 1974. Associé à Jacky Bonnieu, qui deviendra une autre figure de la nuit de la région montpelliéraine, Boudou fait de la boîte de nuit un lieu incontournable de la fête, grâce notamment à ses nombreux amis issus du monde du rugby, de la tauromachie et des clubs de motards. Bonnieu, de son côté, ouvre Le Liberty’s Beach, qui, selon les témoins de l’époque, inaugure la mode de nouveaux établissements de luit, aux dance floors immenses et aux intimes recoins. Surfant sur l’aménagement de la station balnéaire, amnesai miamiun chantier qui a débuté en 1969 sous l’égide de l’architecte Jean le Couteur, Jacky Bonnieu joue son va-tout et crée I’Amnesia en 1986, un temple du disco pouvant accueillir quelque 2 000 personnes sur une piste à ciel ouvert. Quatre ans pIus tard, ayant pour projet d’investir le milieu de la nuit de Montpellier et les plages privées, Bonnieu, qui connaît personnellement Johnny Hallyday, vend ses parts à Boudou avec lequel il fut naguère associé.  amnesia miami2En 1992, Boudou ouvre une deuxième Amnesia à Miami, la plus grande discothèque des États-Unis, dit-on. Installé depuis une quinzaine de mois en Floride, il a pris le temps de sonder le marché et d’investir dans la démesure à ciel ouvert. Pourquoi l’Amérique ? Pour des raisons personnelles, assure-t-il, pour s’éloigner de la France, « ce pays que je voyais devenir communiste depuis l’élection de Mitterrand ». Laeticia, sa fille, débute une carrière de mannequinat, pendant que son fils Grégory se prépare à assurer la relève ». On note ailleurs que l’Amnesy avait aussi des actionnaires :  « d’après « Aujourd’hui en France », 95 % du capital de cette société française est détenu par des actionnaires anonymes, basés dans des points de chute aussi exotiques que Tortola aux Caraïbes ou Nuie dans le Pacifique, via deux sociétés luxembourgeoises« , Ah tiens, Tortola… dans les  Îles Vierges britanniques (on se rapproche de St-Martin !)…

Chez Franck Colin, interrogé sur l’origine de ses revenus en liquide, l’explication est simple : « comment des sommes de cash si importantes peuvent-elles circuler en France ? Et ce, sans éveiller la curiosité des autorités ? En garde à vue, Franck Colin, un brin provocateur, donne quelques éléments de réponse. Le mis en cause raconte comment il gagne de l’argent en réglant, pour le compte de clients fortunés de Russie, du Koweït, ou des Émirats, leurs dépenses en espèces : banque« Ça pouvait être des maisons à 300 000 euros le mois, une quinzaine de voitures à 200 000 euros le mois, une soirée en discothèque à Saint-Tropez à 150 000 euros avec 200 et quelques bouteilles de Dom Pérignon ou du Cristal Roederer », fanfaronne-t-il. Et d’ajouter lors d’une autre audition : « Au port de Saint-Tropez, chaque été, vous avez des yachts, des vrais de 50, 60, 80 mètres, qui arrivent avant leur propriétaire et qui restent pour la saison. Quand ils arrivent, les bateaux, il y a 80 % de chances qu’il y ait du cash à l’intérieur, de 300 000 à 2 millions de dollars. Pour les avions, c’est pareil. Et, si je ne me trompe pas, il existe une loi qui oblige la venue d’un douanier pour compter les billets en vue d’une déclaration. » Des propos confirmés par son ami douanier, François Xavier-Manchet : « C’est la réalité, il m’est arrivé des dizaines de fois de faire ça. »  Des monceaux de billets acceptés tels quels par les Banques, semble-t-il, c’est ça le plus étonnant : à quoi sert donc Tracfin ???  Le magazine Le Point le confirme, en affichant un surprenant mail en provenance de la Société Générale, sa banque attitrée, qui affirme qu’il est bien devenu le « propriétaire de supermarchés en France et en Roumanie« … En fait de Roumanie, nous verrons bientôt que c’est dans un autre pays, en réalité : la presse n’est pas allée vérifier ces affirmations, pas plus que la banquière chargée du compte

500 000 euros  en liquide ? La somme rappelle un autre événement, qui touche cette fois à la vie politique : le 10 mai 2015, à Orly, Christophe  Letchimy, un martiniquais est intercepté. L’homme se prétend travailler dans le bâtiment. On ne sait s’il construit lui aussi des supermarchés, mais il a dans ses bagages 582 000 euros en billets. « Le 14 mai, une information judiciaire est ouverte pour « blanchiment de trafic de stupéfiants en bande organisée », « importation de stupéfiants », « trafic de stupéfiants » et « association de malfaiteurs ». Le lien avec la drogue a été établi grâce à un test qui révèle que les billets de banques trouvés dans la valise ont été en contact avec de la cocaïne, mais aussi de l’héroïne » indique 1ere Outremer. L’article précise qu’en ce cas, l’individu exercerait une autre fonction dans la nébuleuse du trafic de drogue : « de source policière, on qualifie cette affaire d’inhabituelle. En temps ordinaire, dans les affaires de drogues, ce sont généralement les convoyeurs qui se font interpeller, mais cette fois, l’homme arrêté pourrait être un « collecteur », celui qui récupère l’argent généré par la vente de la drogue. 582.000 euros, cela représente environ 20 kilos de cocaïne vendu en Europe. Selon les spécialistes, le collecteur est rémunéré au forfait ou au pourcentage de la somme transportée ».  Voilà qui n’est pas sans rappeler le courrier anonyme du  7 janvier 2013 reçu par les gendarmes de La Môle… . « L’homme âgé de 38 ans, entrepreneur en bâtiment, s’appelle Christophe Letchimy. Il n’est pas le neveu de Serge Letchimy, président du conseil régional de Martinique, bien qu’il ait, selon certaines sources, prétendu le contraire lors de son arrestation » a-t-on pu lire ici. Le démenti viendra vite, non sans humour, par le véritable neveu (le nom Lechtimy étant très répand là-bas). Mais peu de temps après, raconte L 1ere une  deuxième affaire survient, qui « commence  il y a huit jours après l’arraisonnement d’un voilier avec 86 kilos de Cocaïne, et 18 arrestations. Les deux martiniquais impliqués portent eux aussi  des noms connus : Séminor et René-Corail. L’un est le fils du conseiller général PPM de Fort de France, l’autre un parent vraiment très éloigné du  maire des Trois-Ilets. Cette affaire remonte jusqu’à la mafia italienne. Xénio Séminor est actuellement mis en examen et incarcé. Selon les autorités, les deux affaires n’ont aucun lien l’une avec l’autre. » Le conseil régional de Martinique, déjà dans la tourmente, n’avait pas besoin de çà en plus, visiblement.

Car on est loin d’en avoir fini avec ce milieu de noctambules qui semble avoir exercé une profonde influence sur le jeune videur de boîte toulonnais devenu serial entrepreneur à l’étranger.. Je vous propose de creuser un peu plus l’idée bientôt…. pour mieux cerner encore le problème. Celui de la fascination pour ce qu’on vient à peine d’aborder…

(1)  « Faut-il, pour allonger la piste de l’aérodrome de la jet-set, détourner le cours de la Mole? Dans l’arrière-pays de Saint-Tropez (Var), du côté de Cogolin, le projet des gestionnaires du site – une société basée au Luxembourg, elle-même détenue par une autre, sise aux îles Vierges et que préside l’industriel français et résident suisse Michel Reybier (autrefois propriétaire des saucissons Justin Bridou) – agite les conseils municipaux et les associations locales de défense de l’environnement.  L’aérodrome, qui avait un temps ouvert une ligne internationale saisonnière avec Zurich et Genève, accueille environ 7 000 vols par an. Il doit se conformer aux nouvelles normes de sécurité, impliquant une plus longue piste. Point d’allongement, point de Suisses. Conséquences néfastes sur l’eau potable, les crues ou les espèces rares: les opposants s’inquiètent, jusqu’à brandir le caractère rural mis en avant par le schéma de cohérence territoriale, défini par les collectivités. Et de rappeler que le local servant d’aérogare fut édifié sans permis de construire.  La rencontre chez le sous-préfet de Draguignan, le 20 juillet, n’a rien donné de concret. «Les gestionnaires de l’aérodrome connais- sent depuis longtemps ces normes, ils auraient déjà pu penser à sa reconversion», suggère l’association de défense de la Mole-Cogolin. En mars 1997, l’aviation civile avait interdit la piste à tout aéronef de plus de 5,7 tonnes et/ou plus de 10 passagers. Deux mois plus tard, un arrêté ministériel fermait bien le site à la circulation aérienne publique, mais l’ouvrait aux pilotes professionnels et aux 5,7 tonnes agréés. Détenteur, depuis dix ans, d’une délégation de service public, l’aérodrome bénéficie d’une subvention (383 000 euros en 2005) représentant 30% de son chiffre d’affaires. Est-elle utilisée au mieux du service public, s’interroge-t-on alentour? » lisait-on dans l’Express du 10 août 2006. Aujourd’hui tout est rentabilisé : ces riches propriétaires qui louent leurs propres avions  louent aussi leurs propriétés  !

(2) lire ici le texte paru dans le Canard Enchaîné au sujet de la Môle :

st trop caneton

(3) « Il sera arrêté en 1972 à Asunción au Paraguay en compagnie de Christian David dit « Le beau Serge » pour ensuite être extradé aux États-Unis où il purgera une lourde peine de prison. Il sera condamné à 22 ans de prison et il en purgera 10. Peu après sa sortie, en 1983, il retournera au Paraguay. Il y mourra en 1985′′ selon Wikipédia. Il apparaît aussi ici : http://www.centpapiers.com/wp-content/uploads/cadavres-dans-le-placard-de-Charly-7-.pdf

Extrait : « Le « Vieux » s’était entouré de vrais durs… Épluchons la liste des membres du gang en 1970 : Ricord donc, condamné à mort pour ses activités aux côtés de la Gestapo en France ; Lucien Sarti, recherché pour le meurtre d’un policier belge ; Christian David condamné à mort par contumace ; André Condemine, recherché, lui aussi, pour le meurtre d’un policier ; Jean Leonardi, recherché pour homicide ; François Chiappe, recherché pour deux assassinats, et Michel Nicoli, un truand français ancien membre du SAC. Naturellement, dans toutes les grandes villes d’Amérique latine, la vaste toile d’araignée tissée avec patience qu’était le réseau Ricord possédait ses correspondants. Affluant de tous côtés, l’argent était investi dans les restaurants et night-clubs de Buenos Aires, Sâo Paulo ou Caracas; »

(4) « Quand Karim Benzema rentre au bercail, il crèche chez son frère, Gressy, au Terraillon, dans l’appartement où il a grandi. Les gosses du quartier considéré par les policiers lyonnais comme « le plus dur de la région » se regroupent alors pour contempler et toucher la dernière voiture grand luxe du footballeur. La Ferrari, surtout, les a impressionnés. En 2011, après avoir tourné dans sa cité toute la nuit, Karim Benzema abandonne le bolide, réservoir vide, au pied des immeubles. Il ne reviendra jamais la chercher ». « A Lyon, il n’hésite pas à s’arrêter en double file pour aller s’acheter une montre à la bijouterie de luxe Maier. Les gens klaxonnent, en vain… « Il aime les boîtes où on rencontre que des mecs bizarres », explique un connaisseur de la nuit lyonnaise, « il reste un gamin de la rue ». Les responsables de l’Imprévu, une boite de nuit située à Massieux, à une trentaine de kilomètres de Lyon, le savent bien -. La place devant l’établissement lui est réservée »… (…) Mal conseillé, mal entouré, « Karim Benzema est déconnecté de la vie réelle et pense que tout s’achète », commente un journaliste sportif »...

Le problème de l’international Benzema étant son entourage proche, qui a déjà été pincé en go-fast après avoir déjà été condamné une première fois : « Si Karim Benzema s’est retrouvé mis en examen dans l’affaire de la sextape de Mathieu Valbuena, c’est, semble-t-il, en grande partie à cause de son entourage, en particulier un ami, également proche de son frère Gressy, un certain Karim Zenati. Ce dernier pourrait avoir servi d’intermédiaire entre les maîtres-chanteurs et Karim Benzema. L’attaquant du Real Madrid a grandi avec ce jeune homme (32 ans), dans le quartier de Bron-Terraillon, dans la région lyonnaise. Mais lorsque Benzema s’épanouit dans une carrière de footballeur, Zenati plonge, lui, dans la délinquance. Arrêté suite à un braquage en 2003, il est condamné à en 2006 à huit ans de prison. Il est également impliqué, en 2009, dans une affaire de transport de cannabis sur l’autoroute A7. Malgré ses démêlés judiciaires, les liens d’amitié entre les deux hommes ne se sont pas rompus. Benzema aurait ainsi rendu visite à Zenati en prison, selon lemonde.fr. »

Extrait d’un post de 2009  : « Au terme de d’une longue à garde à vue dans les locaux de la PJ de Lyon, deux individus interpellés sur l’autoroute A7 à bord d’une voiture revenant d’Espagne et chargée de 210 kg de cannabis, ont été présentés au parquet samedi en fin de matinée. Mis en examen pour détention et transport de stupéfiants ainsi que pour association de malfaiteurs, ils ont été placés sous mandat de dépôt. Une décision qui n’étonne pas leur défenseur Me David Metaxtas au vu de l’infraction et de leurs antécédents mais qui pose pour lui le problème de l’origine même de l’intervention de la DIPJ. Il entend déposer une requête en nullité auprès de la chambre de l’instruction dès ce lundi. Car tout débute avec un appel anonyme à l’hôtel de police le 17 novembre en début d’après midi. Un mystérieux informateur indique qu’Osman Tutak, 27 ans demeurant à Meyzieu et son ami Karim Zenati, 26 ans, résidant à Bron s’apprêtent à partir pour l’Espagne à bord d’une Audi TT blanche immatriculée en Allemagne. le dispositif se met en place et c’est parti pour une longue filature. Les enquêteurs de la DIPJ laissent le véhicule passer la frontière et le reprennent en chasse quelques heures plus tard à son retour sur le territoire national. C’est en pleine nuit sur une aire de station-service de Porte les Valence qu’ils décident d’intervenir. Les deux comparses ont le temps de prendre la fuite. S’engage alors une folle course poursuite sur une trentaine de kilomètres et se solde par l’interpellation des fuyards roulant depuis un moment avec une roue crevée. Ils n’étaient pas porteurs d’armes mais dans le coffre étaient bien rangés dans des sacs en jute, des « valises marocaines » dans le jargon, deux cent kilos de résine de cannabis. Assurément une opération réussie. D’autant que les malfaiteurs sont loin d’être des inconnus de la justice malgré leur jeune âge. Osman Tutak se trouvait en libération conditionnelle. En effet, il a été condamné en janvier 2006 à dix ans de réclusion par la cour d’assises du Puy de Dôme pour sa participation à un braquage commis le 2 décembre 2002 au préjudice d’une bijouterie de Clermont-Ferrand. Ce jour-là, un véritable commando de cinq personnes originaires de la banlieue lyonnaise n’a pas fait dans la dentelle. Tandis que deux hommes maintenaient en respect les passants avec un fusil à pompe, trois autres s’engouffraient dans le magasin pour gazer le personnel, défoncer les vitrines à coups de masse et faire main basse sur les objets de valeur. L’équipe a longtemps été soupçonnée par les gendarmes du Rhône de faire partie du gang des « enturbannés » à lui l’on a prêté pas moins d’une vingtaine de hold-up en moins d’un an. Karim Zenati n’est pas en reste question casier judiciaire. Il a été condamné en mars 2006 à 8 années de prison pour une série de braquages commis avec trois autres complices de son quartier de Bron -Teraillon. Les faits s’étaient déroulés au cours de l’hiver 2003 au préjudice d’une demi-douzaine de supérettes du Rhône, de la Loire et de l’Isère. Des attaques éclairs commises avec des armes de gros calibres. Tutatk et Zenati viennent de replonger en optant pour une délinquance moins violente mais sans doute plus lucrative ».

GhostofMomo

un bon document sur les mafieux corses
sur la Môle
quelques uns des visiteurs de la Môle
Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.
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NARCOS: les cartels brouillent les drones des douanes américaines

Un drone Predator des Douanes américaines. Source : CNET, http://www.cnet.com/news/dhs-built-domestic-surveillance-tech-into-predator-drones/

Un drone Predator des Douanes américaines. Source : US Department of Homeland Security

Les cartels ont trouvé la parade aux Etats-Unis face aux contrôles accrus des agences de sécurité. Alors que les douanes américaines et la Customs and Border Protection Agency (CBP) intensifient leurs patrouilles de drones le long de la frontière mexicaine, les trafiquants de drogue ont répondu à cette « menace » à leur juteux trafic avec leur propre technologie, rapporte le site Defense One.

« Les méchants ont beaucoup d’argent qu’ils mettent dans des systèmes de brouillage des GPS et de ‘spoofing’ (attaque par usurpation d’adresse IP) des drones. Nous finançons des programmes afin que nous puissions contrer cette menace », a déclaré Timothy Bennett, un gestionnaire de programmes sur la science et la technologie au département fédéral de la sécurité intérieure (Department of Homeland Security, DHS), qui supervise le CBP.

Contrairement aux grands drones conçus pour les besoins militaires, de nombreux petits drones sont beaucoup plus vulnérables au piratage et au spoofing. Des chercheurs chinois, Lin Huang et Yang Qing, avec Qihoo 360, ont réussi à perturber l’enceinte virtuelle ou « geofence » sur un drone Phantom DJI par usurpation (spoofing) de GPS, ce qui est illégal aux Etats-Unis.

Drone d'observation ShadowHawk de Vanguard Defense Industries. Source : Vanguard Defense Industries.

Drone d’observation ShadowHawk de Vanguard Defense Industries. Source : Vanguard Defense Industries.

Certaines sociétés qui travaillent pour le DHS s’adaptent. Ainsi, Vanguard, qui produit le drone ShadowHawk, utilise un cryptage de niveau militaire et modifie les fréquences GPS chaque demi-seconde, selon son président Michael Buscher.

« En ce moment, il y a beaucoup de systèmes antibrouillage qui peuvent détecter, mais ils sont gros et lourds », explique M. Bennett. L’enjeu est de développer des systèmes plus légers.

Les attaques des trafiquants entravent les capacités pour cartographier les routes de la drogue. « Nous ne pouvons pas obtenir de bons systèmes de coordonnées sur ces routes parce que nos systèmes sont usurpés. Il faut impérativement régler ce problème « , souligne M. Bennett.

Drone du DHS.

Drone du DHS.

Résultats insuffisants

Hormis ces problèmes de brouillage, le DHS est confronté à l’augmentation des coûts de l’heure de vol de drones de surveillance – 11 MQ-9 Reaper non armés –, estimés au départ à 2 468 dollars alors qu’ils sont en réalité de… 12 225 dollars !

En conséquence, de grands espaces et des portions de la frontière ont été laissés sans surveillance. Et les drones ont permis seulement 2 % des arrestations sur la frontière sud-ouest des Etats-Unis.

Les drones Reaper, au départ à vocation militaire, ne sont peut-être pas adaptés à la mission. La DHS a lancé un programme, appelé RAPS II, pour utiliser des drones plus petits et plus adaptés. Le Département finance aussi un programme de recherche et développement pour améliorer les capacités de surveillance de ses drones frontaliers afin de mieux détecter les mouvements au sol… au risque d’atteintes à la vie privée ?

http://robots.blog.lemonde.fr/2015/12/21/quand-les-cartels-de-drogue-brouillent-les-drones-des-douanes-americaines/

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FRANCE (livraison surveillée): la douane met la main sur le rhum-cocaïne

Afficher l'image d'origineLa douane vient d’interpeller deux Poitevins qui réceptionnaient de la cocaïne expédiée depuis Cayenne dans des cubitainers de rhum.

La procédure s’appelle la « livraison surveillée » : un douanier accompagne le facteur qui livre un colis suspect. Le fonctionnaire constate que le destinataire ne manifeste aucune surprise de recevoir un colis posté outre-mer. Son compte est bon : impossible de prétendre ensuite qu’il ne savait pas de quoi il s’agissait, qu’on lui a sans doute expédié cette marchandise par erreur, ce qui, jusqu’à une date récente, permettait généralement aux intermédiaires de divers trafics d’échapper à toute poursuite.

C’est grâce à cette procédure que les douanes viennent de coincer, début décembre, deux maillons poitevins d’un vaste trafic de cocaïne au départ de Cayenne. Le premier de ces « réceptionnistes » s’appelle Mike Gyver Jin Peï. Il était destinataire d’un colis contenant un cubitainer de rhum, lequel renfermait un tube de deux kilos de cocaïne.

La cocaïne diluée dans l’alcool

Ce colis a été livré par la poste dans un foyer de jeunes travailleurs poitevins, en l’absence du destinataire. Celui-ci s’est fait coincer alors qu’il retirait le paquet chez le concierge du FJT.
Le second colis était destiné à une jeune habitante de Buxerolles, âgée de 19 ans, Gladys L., amie de Mike Gyver. Légèrement différent du premier, le cubitainer contenait non seulement un tube avec 1,37 kilo de cocaïne mais aussi 464 autres grammes dilués dans le rhum.
C’est le 18 novembre dernier que les douaniers en poste à Cayenne ont repéré à l’aéroport les colis suspects et les ont laissés continuer leur voyage jusqu’à leur destination.
Aux enquêteurs, Mike Gyver Jin Peï a indiqué qu’il avait auparavant fait quatre allers-retours entre Cayenne et la métropole, important à chaque fois de la cocaïne qu’il avait préalablement ingérée, pour un poids total de 2,2 kilos.
De source judiciaire, il s’agirait d’un important trafic au départ de la Guyane, sur lequel la douane poursuit ses investigations. Un troisième colis de même nature a été repéré à Toulouse début décembre. Ce colis contenait également de l’or, selon nos informations.
L’homme qui devait récupérer la marchandise sur le territoire métropolitain, connu sous le pseudonyme de « Happy Di », aurait été identifié. Mike Gyver Jin Peï et Gladys L. ont été placés en détention provisoire le 4 décembre à l’issue de 96 heures de garde à vue.

Vincent Buche

http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2015/12/18/La-douane-met-la-main-sur-le-rhum-cocaine-2569238

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AERONARCOTRAFIC ???: here’s where people are flying private jets

by Emily Jane Fox @emilyjanefox

private jet top

If you see a private plane in the sky, there’s a pretty good chance it’s coming from — or heading to — New York City.

Of the most traveled private jet routes in 2013, seven out of the top 10 were flown either in or out of New York, according to Knight Frank’s Wealth Report.

While jet setters were jumping in and out of the big apple most often, the report found that the most popular route was the trip from Moscow to the Cote d’Azur in the south of France.

The ranking of routes is based on data from NetJets, a subsidiary of Berkshire Hathaway (BRKA) that allows customers to charter or partially own private planes.

MORE: http://money.cnn.com/2015/03/04/luxury/top-ten-private-jet-routes/

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BIRMANIE (triangle d’or): Rangoun croît au milieu du trafic d’opium

Mis en ligne le 17.12.2015

Julie Zaugg et Clément Bürge Birmanie

Clément BürgeLe chemin de boue rouge zigzague entre les plantations de gingembre, d’avocats et de mangues.

Au-dessus: la crête des montagnes bleutées de l’Etat Shan, au nord-est de la Birmanie. En contrebas: les toits de tôle des maisons en bambou tressé du village de Ho Hwait, scintillants sous le soleil. Et, au détour d’un col, un vallon, couvert de pavots à opium. Les petites tiges vertes aux feuilles crénelées s’étalent à perte de vue, au milieu d’une forêt d’épis qui ont noirci sur leur tige.

«Le maïs sert à cacher les plantations de pavot», signale Hnin Sandar, une habitante de ce village où tout le monde cultive l’opium. Après la floraison, la sève violette contenue dans le bulbe du pavot sera récoltée à la main, puis séchée sous forme de boule.

Planté au bout d’une route en gravier qui serpente entre les rizières et les forêts de bambou, à une heure et demie de la ville la plus proche, Taunggyi, le village de Ho Hwait se situe dans la «zone noire», c’est-à-dire en territoire Pa-O, un groupe tribal armé qui contrôle une partie de l’Etat. Et se trouve aussi au cœur du Triangle d’or. Une région à cheval sur la Birmanie, la Thaïlande, le Laos et la Chine, qui génère une bonne partie de l’opium mondial.

La production de la pâte brune qui sert de matière première à l’héroïne a explosé ces dernières années. En 2014, la Birmanie en a généré 670 tonnes, contre 320 tonnes en 2006. Le pays est aujourd’hui le deuxième producteur mondial d’opium derrière l’Afghanistan.

La culture de cette plante psychotrope a déjà une longue histoire dans cette partie du monde. «Ce sont les troupes du parti politique du Guomindang, réfugiées dans le nord de la Birmanie après la prise de pouvoir par les communistes chinois en 1949, qui l’ont introduite», détaille Sai Lone, un humanitaire originaire de l’Etat Shan qui travaille pour Swissaid. Au départ de ces troupes, ce sont les minorités ethniques Wa et Kokant, en lutte contre le régime militaire birman, qui se sont emparées d’une partie du trafic de l’opium, comme l’ont fait, de leur côté, les milices créées par le gouvernement pour lutter contre les insurgés.

Cet équilibre précaire a été rompu au début des années 2000, quand les Wa et les Kokant, mis sous pression par Pékin, ont décrété une suspension de la culture du pavot, faisant ainsi chuter la production d’opium. Pas pour longtemps. «Ces interdictions ont alors engendré une migration des régions frontalières avec la Chine vers le sud de l’Etat Shan», raconte encore Sai Lone. La culture d’opium y a repris de plus belle dès 2006, cette fois dans les zones sous contrôle Shan et Pa-O.

Opium ou café?

Dans le village de Ho Hwait, plusieurs femmes se sont rassemblées dans une salle revêtue de linoléum bleu. Orné d’un petit temple bouddhiste, devant lequel sont posées des offrandes, cet espace sert de lieu de rencontre aux habitants. Assises en tailleur à même le sol, les femmes débattent du choix de remplacer une partie de l’opium par du café, sous l’égide d’un projet pilote de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime. «Il va falloir attendre encore deux ans avant que le café, planté en 2014, ne génère des profits, fait remarquer Hnin Sandar. En attendant, nous devons manger.»

Ces populations, qui pratiquent une agriculture de subsistance sur des coteaux escarpés à plus de 1500 mètres d’altitude, sont extrêmement pauvres. «Elles parviennent à faire pousser de quoi se nourrir durant huit mois de l’année, ensuite elles doivent générer de l’argent pour acheter à manger pour les quatre mois restants», souligne Akiko*, une travailleuse humanitaire japonaise.

Pour ces populations, la culture du pavot à opium représente plusieurs avantages: il pousse aisément, même en altitude, dans les sols de mauvaise qualité. Et l’opium peut être stocké durant de longs mois avant d’être monnayé petit à petit. Vendu en portion de 1,6 kilo valant de 600 000 à 1 million de kyats (entre 630 et 720 francs), il est facile à transporter. «Certains villages se trouvent à cinq jours de marche du prochain marché», précise Akiko.

«La plupart de ces paysans dépendent de l’opium pour 40 à 50% de leurs revenus, souligne Jochen Wiese, responsable du projet de substitution de café de l’ONU. Cela leur permet de gagner environ 1200 dollars par an.» Ce grand Allemand flegmatique aux airs de Bill Murray a passé vingt-huit ans à convaincre les cultivateurs de coca au Pérou de passer au café. Il veut réitérer l’exercice en Birmanie.

Dans la salle communautaire de Ho Hwait, les visages des femmes se sont subitement refermés. La discussion a pour objet les trafiquants qui viennent leur acheter l’opium. Qui sont-ils? «Je ne sais pas: ils viennent la nuit, nous ne voyons pas leur visage», lâche Ma Nang Kyu, une villageoise.

Des trafiquants protégés

«Les acquéreurs sont en général des hommes d’affaires locaux qui ont un pied dans l’économie formelle et un pied dans les trafics en tout genre: opium, méthamphétamine, jade, teck», note Patrick Meehan, un chercheur britannique qui s’apprête à publier une thèse sur ce sujet. La récolte d’opium est ensuite transformée en héroïne dans des laboratoires de fortune, puis acheminée de l’autre côté de la frontière chinoise, à pied et à dos de mules.

Elle arrive dans la province du Yunnan, frontalière de la Birmanie, puis est distribuée dans le reste du pays par des groupes liés aux triades de Hong Kong ou de Taiwan. «La demande a explosé en Chine ces dernières années, 90% de l’opium birman y est exporté», fait remarquer Tom Kramer, un expert de la drogue basé en Birmanie. L’Empire du Milieu compte désormais 1,3 million d’héroïnomanes.

Rien ne distingue le bureau de l’Armée de l’Etat Shan du Sud (SSA-S) des autres maisons qui bordent cette ruelle tranquille de Taunggyi, si ce n’est les barbelés qui l’entourent et le drapeau rouge orné d’un fusil et d’un sabre qui flotte sur le toit. A l’intérieur, le général Sai Oo sirote un thé sucré assis sur un grand canapé en similicuir gris, un talkie-walkie à la main. Ce groupe armé fondé en 1995 est l’une des principales factions ethniques en lutte contre le régime militaire.

«Le gouvernement protège les trafiquants et permet à l’héroïne de passer la frontière, dénonce le général. Lorsqu’il procède à des arrestations, ce n’est que du menu fretin, jamais les gros poissons.» La plupart des soldats ne reçoivent pas de salaire de l’Etat central et se financent en soutirant des pots-de-vin aux cultivateurs d’opium et aux trafiquants. Plusieurs observateurs locaux disent avoir vu des convois de l’armée accompagner les chargements de drogue jusqu’à la frontière.

Les factions rebelles, comme la SSA-S, et les milices progouvernementales ne sont pas non plus des oies blanches. «Ces formations récoltent un impôt auprès des cultivateurs d’opium dans les zones sous leur contrôle», détaille Tom Kramer. Cette taxe peut atteindre 20 millions de kyats (14 400 francs) par village et par saison.

Baron de la drogueHLEDAN CENTER, Rangoun Le complexe comprenant un centre commercial et des bureaux a été construit par l’entreprise Asia World, un conglomérat fondé par le baron de la drogue Lo Hsing Han et dirigé par son fils, Steven Law.

Le Hledan est l’un des centres commerciaux les plus chics de Rangoun. Une boutique Tissot y côtoie de petites échoppes vendant des nids d’hirondelle, des bracelets en jade et du thé à bulles. Des enfants sillonnent les couloirs, perchés sur des éléphants à roulettes électriques.

C’est l’une des dernières œuvres d’Asia World, un conglomérat fondé en 1992 par Steven Law. Cet homme d’affaires discret de 57 ans est le fils du baron de la drogue Lo Hsing Han, décédé en 2013. Ce dernier «avait reçu une concession de la part de l’ex-premier ministre birman Khin Nyunt lui permettant de pratiquer la culture et le trafic d’héroïne», selon un câble diplomatique américain publié par WikiLeaks. En 2008, les Etats-Unis l’ont accusé d’avoir, avec son fils, monté «un empire de la drogue».

Asia World se trouve derrière les principaux projets immobiliers de Rangoun. La firme a construit l’aéroport de la ville et l’exploite. On lui doit aussi le principal port de Rangoun, le Traders Hotel, un établissement de luxe, ainsi que la chaîne de supermarchés Asia Light. Elle a également construit un pipeline gazier et pétrolier qui relie la Birmanie à la Chine, et une bonne partie de Naypyidaw, la nouvelle capitale créée par le régime militaire en 2005.

Asia World n’est pas le seul conglomérat né de l’argent de la drogue à avoir investi dans l’économie birmane. A Rangoun, le coût moyen d’un appartement a augmenté de 600% en dix ans. A près de 750 dollars en moyenne le mètre carré, la location d’un logement y coûte plus cher qu’à Bangkok. «Cette bulle immobilière est alimentée par l’argent du trafic, précise Tom Kramer. La plupart des acquisitions se font en cash, sans reçu et à des prix défiant toute logique.»

Blanchiment dans l’immobilier

Sachant que la Birmanie produit environ 70 tonnes d’héroïne par an, les profits générés par ce trafic pourraient atteindre 2 milliards de dollars par an. «Cet argent a servi de capital de départ pour toute une série d’entreprises birmanes créées par des hommes d’affaires impliqués dans le trafic de drogue, explique Patrick Meehan. Ils ont par la suite utilisé ces firmes pour blanchir les profits tirés d’activités illicites en les investissant dans des projets immobiliers.»

Shwe Taung, une entreprise créée en 1990 par Aik Htun, un homme d’affaires shan que les Etats-Unis ont dans leur collimateur en raison de ses liens avec le trafic d’héroïne, en fait partie. La firme a construit un mall à Rangoun appelé Junction Square, des bureaux, des hôpitaux et une école. L’homme de 67 ans se trouve encore derrière Asia Wealth Bank, un établissement dont la licence a été révoquée en 2005 en raison de ses activités de blanchiment d’argent.

Le Hong Pang Group, créé par Wei Hsueh-kang, un ex-associé du baron de la drogue Khun Sa recherché par la justice américaine, a pour sa part construit une partie de l’autoroute Rangoun-Mandalay. Le milicien Kyaw Myint se trouve quant à lui derrière la banque Mayflower, accusée de blanchiment d’argent aux Etats-Unis et fermée par l’Etat birman en 2005. Il se concentre aujourd’hui sur sa société immobilière Chin Su et ses usines de papier. En 2010, il a été élu au Parlement régional de l’Etat Shan, aux côtés de cinq autres trafiquants, sous les couleurs du parti de la junte militaire, l’USDP.

L’aéroport de Rangoun est un étrange pot-pourri architectural. Le rectangle tout de verre et d’acier du terminal international trône à côté d’une pagode dorée d’où partent les vols domestiques. Construit par Asia World en 2007 pour 13,3 millions de dollars, il sera bientôt assorti d’un nouveau terminal. Il pourra alors accueillir 6 millions de passagers par an. Cela rapportera 120 millions de dollars par an au conglomérat de Steven Law, rien qu’en taxes de passagers.

* Prénom d’emprunt.

http://www.hebdo.ch/hebdo/cadrages/detail/rangoun-cro%C3%AEt-au-milieu-du-trafic-d%E2%80%99opium

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AERO-NARCOTRAFIC (Coke en stock (CVII)): l’incroyable histoire de la Caravelle enterrée au Mexique

17 décembre 2015

 L’affaire est encore assez méconnue, et pourtant, elle mérite le détour. En ce qui concerne les gros porteurs de drogue, l’histoire a en effet retenu un autre préalable à l’expédition du Mali de 2009 dont je vous ai longuement déjà entretenu sur le net à plusieurs reprises, tant le sujet est emblématique (c’est le point de départ de ma série « Coke en Stock », débutée il y a cinq ans déjà !!!). Un jet commercial a en effet effectué un vol au départ de Colombie vers le Mexique, avec un lot astronomique de drogue à bord : c’était en 1994, et l’avion utilisé… cocorico, une Caravelle !!

Une Caravelle portant le numéro de construction 184, qui avait volé pour la première fois le 12 octobre 1965 pour la Syrian Arab Airlines (d’inscription YF), puis après avoir été louée à plusieurs compagnie a été adoptée en 1984 par Air Calédonie, pour atterrir chez Aero Services en FranceAEI caravelle, en 1990. L’un des deux avions tombé entre des mains colombiennes, après être devenu Air Entreprise International (AEI ici en haut à gauche la F-BJTU, qui sera aussi Air Charter) et ainsi enregistrée chez Iberoamericana de Carga portant l’enregistrement HK-3962X, puis HK-4029X. Son incroyable histoire figure dans un cara bismagazine des narcotiques américains retrouvé après une longue recherche. Suivie par un Orion P-3 muni d’un radar lenticulaire, la Caravelle s’était en effet posée sur une piste en terre à Sombrerete, près de la Sierra Madre dans l’état de Zacatecasau Mexique, en pleine nuit, à une heure du matin, le 4 août 1994. Elle était tellement surchargée qu’elle en a explosé son train avant et brisé son nez. Impossible de redécoller. Voilà qui n’est pas sans rappeler les déboires du Boeing 727 de Tarkint !

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On enterre le biréacteur en plein désert !

Sur place, on décide de la découper au lieu de l’incendier, et d’enterrer les morceaux les plus grands, les plus petits étant brûlés ! Avant cela, trois Chevrolet Suburban avaient été nécessaires pour la vider : elle contenait en effet environ entre 8 et 10 tonnes de cocaïne ! La police arrêtera plus tard un convoi de 16 véhicules de la police des transports dans lesquels avait été transvasé les 3/4 de la drogue contenue dans la Caravelle. Les conducteurs de camion étaient tous… officiers de la police fédérale mexicaine ! C’était elle, l’organisatrice du réseau : l’avion avait vu entre temps ses ailes d’avion démantelées, ses équipements électroniques enlevés, et le reste avait été enterré dans le sable, comme on le retrouvera plus tard (voir l’image ci-dessous).  L’opération avait en fait été élaborée de bout en bout, par le chef du bureaCaravelle baturi4-nov-1995u mexicain des narcotiques, Mario Ruiz Massieu, qui était en réalité le maître de tout le réseau de cocaïne du pays. Les investigations de la police américaine poussèrent plus haut encore, et conclurent également à l’implication du frère aîné du président mexicain, Raul Salinas de Gortari. Pour effectuer de tels transferts, il faut remonter jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Exactement comme pour ATT !!!

L’enquête démontra également que l’armée mexicaine avait participé au déchargement de l’avion, comme on a pu le voir. La corruption incroyable du gouvernement mexicain d’alors, aussi veniel que celui de Mauritanie sous ATT, avait rendu caduque la lutte contre la drogue ! Le public américain n’en saura rien : pour ne pas déclasser le Mexique de son titre accordé par Clinton « d’allié de lutte contre la drogue », on étouffera l’affaire Massieu, qui remontait pourtant jusque Amado Carrillo Fuentes, alors le « Maître des Airs » des vols de cocaïne dont il avait été l’initiateur avec Massieu. A l’époque, le chargement de chacune des Caravelle valait 200 millions de dollars... Pour des observateurs, le Mexique de 1994 était déjà une « narco-démocratie » Fuentes aurait possédé à lui seul une fortune de 25 milliards de dollars ! De quoi acheter toutes sortes de collections ! Fuentes, mort pendant un opération de chirurgie plastique ratée, a laissé une descendance… qui continue son « œuvre » : son propre fils, qui a été arrêté le 2 avril 2009. Un des plus violents du moment. Un reportage télévisé, excellent, montre comment était mort Fuentes, très certainement d’une crise cardiaque durant l’opération de chirurgie esthétique, ou en raison d’une allergie à un sédatif ayant interféré avec ses prises de coke journalières, mais aussi comment ses chirurgiens, retrouvés par les amis du défunt furent sauvagement assassinés et leurs corps entassés dans des fûts ensuite rempli de béton. La vision d’un des cadavres encore replié dans sa gangue de béton glace le sang. Pour parfaire cette vision apocalyptique, lorsque la police remettra le corps de Fuentes passablement abîmé lors de l’opération et en cours de putréfaction, les parents venus chercher son corps s’apercevront que son cerceueil ne rentrait pas par le portillon de cabine du Learjet affrété pour le conduire sur son lieu d’enterrement: ils devront le monter à bord dans un boddybag noir, laissant le cercueuil sur place !!!

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Pas la première à transporter de la coke

L’avion était la troisième Caravelle ayant servi à ce genre de transport. Ci-dessus, la HK-3857X, N°268, au départ une Sterling partie de Copenhague le 23 août 1993 pour Bogota via Malaga et le Cap-Vert. Elle est alors décapée et change de numéro pour devenir HK-3869. En 1994 elle est revenue 3857X chez Aerogolfo. Elle aurait elle aussi été enterrée au Mexique après un vol de drogue.   » La première avait été la HK-3676X qui avait passé par des périodes sombres sous la marque Aerosucre Colombie, en 1994″. On ne s’était pas embêté en peinture, une méthode que tous les trafiquants futurs reprendront. L’article visible ici précise en effet que « vous pouvez noter que les couleurs Aerosucre sont en fait la même que Aero Lloyd, on a seulement effacé le nom et on a mis le drapeau colombien, pour vous donner un aperçu de la nature des affaires d’Aerosucre ». Un article qui décrit ici son périple : « le 4 août 1994, la Caravelle a quitté l’île colombienne de San Andres, l’un des points de départ pour les routes habituelles de trafic de drogue, a fait un arrêt quelque part au Panama et est entrée dans le ciel mexicain au niveau de la péninsule du Yucatan, et a continué tranquillement vers le centre du pays sans être inquiété. Mais le Service des douanes américaines détecté le vol, et l’a dit aux autorités mexicaines. L’avion a atterri sur la piste d’une mine de la société Zacatecas. à la périphérie de Sombrerete Lorsque les policiers sont arrivés à l’avion, il a été constaté que son intérieur avait vu ses sièges retiréspour accueillir les emballages de drogue : 2 tonnes et demi ont été trouvés à bord, mais il a été estimé que le dispositif en contenait dix , le reste de la charge n’ayant jamais été connu On pense que cet envoi était adressé à Amado Carrillo, « le seigneur du ciel », qui est alors responsable de leur transport aux États-Unis par d’autres moyens. En ce qui concerne les avions, les pilotes de l’armée de l’air mexicaine (FAM) ont été chargés de mener la Caravelle saisie à la base aérienne militaire de Santa Lucia, dans l’État de Mexico. »

caravelle SEC

La saga des modèles

« La deuxième était la Caravelle 10B3 de type, qui a commencé sa vie en 1966, avec le nombre de construction 211, le 20 Janvier elle avait été livrée à la compagnie aérienne finlandaise Finnair, réceptionnée sous l’immatriculation OH-LSH, etsurnommé « Kuopio » en l’honneur d’une ville de ce pays. L’avion a fourni un service sur des routes situées en Finlande et certaines en Europe (…) en août 1991, en fin de vie commerciale chez Finnair, elle a été vendue à la compagnie charter française Aero Service Europe, Ltd. et a reçu l’enregistrement F-GDFZ. L’avion est devenu un vétéran dans son pays natal, et commence alors la période triste où l’avion est tombé dans les mains colombiennes illégales. Notre deuxième Caravelle, a été emmenée en Colombie avec l’inscription HK-3836X, et inscrit au registre de la société SERCA Colombie en Avril 1993, huit mois après son apparition sur le circuit avec les compagnies aériennes d’Amérique du Sud, et en juin 1994 chez Express Jet Colombie et en décembre de cette année auprès de la SEC en Colombie, où elle a continué de porter le même registre. L’auteur note sur la photo visiible ici montre qu’ à travers les fenêtres se trouvait peut être vu la cargaison mystérieuse Le 11 mars 1995, la Caravelle 10B3 numéro de construction 211 et inscription HK-3836X est devenu le deuxième Caravelle à tomber au Mexique, quand elle a quitté la Colombie. Les autorités vont détecter l’avion sur son chemin à travers les cieux mexicains, et les avions du bureau du procureur général de la République (PGR) vont même réussir à filmer le vol et l’atterrissage sur un site connu comme étant Punta Baja, à Guaymas, Sonora, et également filmé comment l’expédition illégale a été placée dans plusieurs camions. La police et les forces militaires sont arrivées plus tard, seulement pour sécuriser la zone et de saisir l’avion,qui avait eu un atterrissage dur mais des dégâts modérés. Le personnel de FAM réussit à la faire rédécoller, et l’a emmenée à Sainte-Lucie, pour retrouver les autres Caravelle. »

La découverte de celui qui autorisait les vols en Colombie

Et l’affaire ne s’arrête pas loin et rejoint un des acteurs récents de la lutte antidrogue (du moins ce qu’il a toujours prétendu faire). Les avions partaient alors tous de Colombie. Avec des autorisations accordées facilement par le Directeur de l’Aviation Civile du moment dans le pays : un poste-clef, incontournable même pour délivrer les documents nécessaires ! Des tonnes de cocaïne seront ainsi transportées à bord de ses Caravelles et autres 727, depuis des aéroports clandestins. L’homme qui délivrait les fameux passes s’appelait… Alvaro Uribe. Oui, l’ancien président de Colombie. « Dans un document officiel, classé « sans vérification finale »datant de 1991 et rendu par la Defense Intelligence Agency (DIA), en page dix du numéro 82, Uribe est décrit comme collaborateur du cartel de Medellin, et ami intime de Pablo Escobar ; il aurait également aidé le cartel en ce qui concerne les lois sur l’extradition. L’accusation concernait notamment des permis accordés par Uribe – lorsqu’il était directeur de l’aéronautique colombienne – à des avions du narcotrafiquant Pablo Escobar.  » précise Wikipédia. Uribe sera ensuite maire de Medellin et Gouverneur d’Antioquia, et développera les brigades paramilitaires Convivir, responsables de massacres épouvantables dans l’Uraba Antioquenio. Fuentes utilisera aussi de plus petits avions, ceux vus dans la propriété d’Escobar de type Cessna, qui transporteront généralement autour de 600 kg. Ils largueront la drogue en mer, parfois sur terre, aux environs des Etats de Veracruz, de Chiapas, de Oaxaca et de Guerrero. En somme, si Wikileaks avait existé en 1991, tout le monde aurait pu lire le rapport secret de la DIA américaine sur les activités réelles d’Alvaro Uribe…

Des transferts industriels de coke

transapelLe but était d’amener directement au Mexique ou aux USA d’importantes quantités de cocaïne, en alternant avec de plus petits appareils. Le trafic avait été inauguré par l’américain Barry Seal, dont je ne répète pas la carrière, lisible ici. Escobar et les trafiquants colombiens faisaient dans l’industriel, travaillant en flux tendu, en quelque sorte, alternant petits et gros appareils selon la demande. Il existait pour Barry Seal d’autres points de chute, en Arkansas même ou ailleurs dans le pays (*) : « Selon Bo Abott, une des pistes d’atterrissage dans l’Arkansas réalisée pour livrer la drogue était juste au sud de l’Interstate 30 sud-ouest vers Memphis, Tennessee, appelé Marianna. Plusieurs autres témoins sérieux comme contacts m’ont écrit le même aéroport, et le rôle joué par la police de l’Etat pour protéger les opérations de drogue et d’armes. Abbott m’a décrit la manière dont la Police de l’état d’Arkansas avait bloqué les routes menant à la petite piste d’atterrissage lorsque les avions de cocaïne arrivaient. Cara bloquéeJ’ai un de ces cas décrits au printemps de 1982. Abbott a volé sur un Cessna 210 contenant 300 kilos de cocaïne (ici sa version pressurisée) de l’un de plusieurs entrepôts de Tocumen appartenant aux trafiquants de drogue Walter et Sonia Atala et sur les pistes de « cropdusters » (comme celui-ci) comme la piste d’atterrissage à Marianna, Arkansas. Il a fait une escale de ravitaillement au Belize, célèbre pour la transfert de la drogue chargée par avion, puis il s’est rendu à sa destination de Marianna. Un agent de la DEA de Memphis a pris la cocaïne apportée par Abbott, tandis que des soldats de la cavalerie d’état de l’Arkansas bloquaient la route menant à la piste d’atterrissage. Une semaine plus tard, Abott a redécollé avec six valises pleines d’argent, pour l’apporter à Cesar Rodriguez sur l’île de Contadora. Abbott dit que l’avion avait été fourni par Robert Corson par l’intermédiaire de Jim Bath de Houston. (Corson avait été impliqué dans des les scandales de prêts bancaires.) Il existe plusieurs points de chute répertoriés ici (*), pour les atterrissages comme pour les largages. Dans le chapitre, deux clichés de l’atterrissage de la N°232, décrit ci-dessous.

L’incroyable atterrissage de la Caravelle de Transapel

train caravelleDes atterrissages en kamikaze, il y en eut d’autres. Tel celui de la Caravelle 10 R HK-3869 qui effectua pour Aerogolfo des vols en 1994 vers l’île colombienne de San Andrés, au large du Nicaragua, alors complètement aux mains des trafiquants, selon la DEA américaine. En juin de cette année-là, cette N° 232 se vit remettre un autocollant en faisant un avion de chez « Transapel », société de cargos colombiens de type Lockheed Electra, plutôt. Peu de temps après, le 4 août 1994, elle est retrouvée abandonnée sur la piste de Sombrerete, dans l’état de Zacatecas, au Mexique. Elle avait été suivie jusque là ou presque par un Lockheed P-3 Orion des douanes américaines depuis San Andrés d’où elle avait décollé, puis par un petit Cessna Citation du gouvernement mexicain qui avait pris le relais.  ra plus cessnaSon atterrissage fut on ne peut plus rude : elle grilla littéralement les pneus de son train principal, la rendant inutilisable et incapable de redécoller. On la voit ici entouré d’avions de la PGR mexicaine, notamment en Cessna 421. On pense qu’elle transportait ce jour-là entre 8,5 et 10 tonnes de cocaïne, dont seulement 2,5 tonnes furent retrouvées, ce qui fera accuser les agents fédéraux qui l’avaient prise en charge dès son arrivée et qui avaient donc détourné le reste. Selon la DEA la Caravelle aurait appartenu au baron de la drogue Amado Carrillo Fuentes, du cartel de Juaiez, surnommé le “seigneur des cieux”. Or ce dernier utilisait plutôt des Beechcraft 200 ou des Aero Commander, comme on peut le voir sur un extrait de vidéos montrant un rassemblement de ses appareils (d’autres 200 présents sur le cliché étant ceux de la PGR).

 

fuentes

L’entrée en scène de Noriega

C’est Noriega qui avait intronisé Rodriguez comme dirigeant de la compagnie privée d’avions desservant l’île, la plupart véhiculant de la drogue à bord. Bref, le lien avec les leaders narco-trafiquants existait bel et bien ! Des liens associant des trafiquants et des hommes en vue : Bath étant lui-même un ancien directeur de la plus que controversée Bank of Credit and Commerce International (BCCI), dans laquelle il servait de représentant à Salem Ben Laden, le frère de l’autre, après avoir dirigé une banque à Houston où l’on trouvait John Connally ; et les saoudiens Ghaith Pharaon et Khalid bin Mahfouz. En 1981, il était à la tête de Skyway Aircraft Leasing Ltd, un broker de jets, fort lié à la CIA (u’on retrouvera dans l’affaire des 4,5 tonnes de coke du DC-9 coincé au Mexique). Il gérera aussi Southwest Airport Services, dirigeant ainsi le Houston Gulf Airport, tout en devenant le fournisseur attitré en kérosène de la base militaire d’ Ellington Field : bref, il avait le profil parfait de l’homme travaillant pour la CIA. Ce qu’il a été pendant des décennies maintenant !!!

La « corporacion »

L’autre version d’un Bo Abott de son vrai nom Basil Norris Abbott III, comme simple trafiquant démasqué est lisible ici. Mais il semble bien avoir été plus que cela, dans le jeu habituel des informateurs US. L’homme s’est en effet défini comme informateur de Ron Gospodarek, agent de la DEA… ce qui a été prouvé. Même chose pour le couple Atala, resté inconnu aux USA, et décrit comme piliers du trafic par Abott : or Michael Levine, l’ancien chef de la DEA à Buenos Aires, a lui aussi nommé Suarez et Atala comme les maîtres du trafic bolivien en 1993 dans son livre « Thcover225x225e big white lie ». Dans cet ouvrage, Levine explique comment la CIA a créé  » La Corporacion« , appelée aussi la « General Motors de la cocaïne, » qui a conduit directement à l’épidémie de cocaine/crack des années 80 aux USA. Selon l’ouvrage encore, Abbott explique « qu’ Atala avait un entrepôt dans une zone de libre-échange à Colon, au Panama, qu’il a participé à des vols de drogue à partir de cette installation. Colon étant devenu après un pôle majeur dans le commerce de la drogue dans l’hémisphère. Selon Abbott le gouvernement américain n’avait pas vraiment envie d’attraper les grands barons de la drogue. Au lieu de cela, l’objectif était de vérifier le trafic et de protéger certains courtiers. Il affirme que c’était bien la méthode de la CIA pour maintenir un contrôle politique sur les pays d’Amérique centrale et du Sud ». Abott avoue aussi dans le livre un soutien direct à Arce Gomez, le « ministre de la cocaïne » bolivien, et son aide flagrante aux escadrons de la mort de type néo-nazis. Tout est bien lié ! Arce Gomez, qui avait terrorisé la Bolivie, en ayant comme conseiller Klaus Barbie, sera extradé en 2009 seulement… après avoir reçu des cartels la bagatelle de 75 000 dollars tous les deux semaines en échange de sa collaboration !

Une armada aérienne pour les suivre, pourtant

Pour suivballonre le trajet des Caravelle (mais sans les intercepter donc !) les douanes américaines avaient pourtant mis en place tout un dispositif. Comportant à la fois un avion P-3 Orion spécialement modifié, car porteur d’une antenne lenticulaire de type Awacs et plus étonnant encore des… ballons, porteurs de radars, d’un modèle surnommé « Fat Albert ». Le premier ballon à hélium de 12,000 m3 attaché à 7600 m de câble de ce genre avait été testé en décembre 1980, à Cudjoe Key, en Floride. Le premier site opérationnel anti-drogue ayant été établi à High Rock, Grand Bahamas Island, en 1984, sous le nom de Tethered Aerostat Radar System, et devenu le réseau AFER. Chaque ballon emportait au départ le radar Lockheed Martin L-88, qui avait un rayon de 370 km de portée (depuis c’est l’AN/DPS-5 S-band CFAR/MTI ou l’AN/TPS-63 qui le remplace). Le second site, celui qui avait suivi les Caravelle, a été construit à Fort Huachuca, en Arizona, deux ans plus tard. Avant 1992, trois agences exploitent le réseau TARS : l’Armée de l’Air, l’US Customs Service (les douanes) et l’US Coast Guard. En 1992 a transféré la gestion entière du système au ministère de la Défense, sous l’égide de l’Air Force.
Des ballons ?

Aujourd’hui, 10 sites exploitent ce système autour de la frontière mexicaine et en Floride et Lousiane (Deming, au Nouveau-Mexique, Eagle Pass, Marfa et Matagorda au Texas, Yuma et Fort Huachuca en Arizona, Morgan City en Louisiane, plus celui de Cudjoe Key, en Floride et un à Puerto Rico, à Lajas). En 2004, à Cudjoe Key, un des ballons a été équipé d’un émetteur de télévision pour transmettre le programme de « TV Marti » vers Cuba… en février 2013, comme l’année précédente, le Congrès avait recommandé d’arrêter le système en raison de ses coûts, mais il semble avoir échappé jusqu’ici au couperet financier. La question qui demeure étant pourquoi un tel déploiement de technique pour au final laisser passer plusieurs bi-réacteurs Caravelle ??? Aurait-on voulu rassurer le Congrès, pour lui prouver que l’argent octroyé était bien investi dans la lutte anti-drogue ? Ces ballons semblent avoir été maintenus comme supports de radars aériens, et l’un d’entre eux a récemment défrayé la chronique en s’échappant de son aire de fonctionnement, arrachant des lignes électriques avec ses câbles qui pendaient. Echappé de sa base située dans  région de Washington, il a dérivé jusqu’au comté de Montour, dans l’État de Pennsylvanie.

L’imbroglio entretenu des immatriculations

Avait été également mis en place sous Clinton tout un système, dont les ravages continuent aujourd’hui, notamment la valse des numérotations d’appareils, jamais vérifiée par les officiels de l’aviation US (la FAA) : « Abbott m’a dit que la CIA volait des avions de l’aviation générale Aux États-Unis pour son utilisation propre (et celui du Conseil de Sécurité Nationale) et pour les envois de drogues illicites. Ce qui coïncidait avec ce que plusieurs d’entre mes informateurs m’avaient déclaré ces dernières années, et tel que l’avait décrit aussi Reed Terry, ancien de la CIA dans son livre « Compromised ». Certains des avions volés avaient été enregistrés au nom de la société Pacific Sea Food. L’avion volé avait été repeint et de nouveaux numéros de série lui avaient été appliqués, après quoi il avait volé en Amérique centrale et en Amérique du Sud avec des chargement d’armes, puis sur les vols de retour avec de la drogue. « L’opération « rachat » – « BuyBack » impliquait l’Operation Pacific Seafood Company de la  CIA. La drogue était  emballée dans des containers de crevettes et expédiés à divers endroits aux Etats-Unis. « Il s’agissait d’une opération commune DEA-CIA ; comme celle du « Snow Cone » – une opération voisine de contrebande de drogue en Amérique centrale ».  De la drogue et des fruits de mer, des crustacés ou du poisson, pour déjouer l’odorat des chiens détecteurs. En Afrique, on effectuera la même chose avec les poissons des grands lacs… les fameux Tilapias. Avec un autre précurseur… anglais, Christopher Barrett-Jolley, qui travaillait pour le trafiquant belge Ronald Rossignol. A l’époque, pour embarquer des caisses de Kalachnikovs, on ne s’embarrasse pas trop : on les pose sur les sièges d’un BAC-101 qui était pourtant destiné à la ferraille… l’équilibrage d’un avion est tout un art, on le sait !!!

Des balises disséminées pour guider les avions

customsPendant ce temps, la CIA ne chômait pas, en créant tout un circuit de passage d’avions déterminé par des points de contrôles savamment disséminés. Sans GPS, à l’époque, voilà qui aidait particulièrement bien les pilotes de nuit ! De véritables autoroutes à coke avaient ainsi été tracées… au détriment des brigades anti-drogues US : « Les différentes opérations sous Snow Cone comprennaient notamment le fonctionnement « Watch Tower », qui se composait de balises radio secrètes stationnées à des endroits éloignés les uns des autres entre la Colombie et le Panama. Les pilotes suivent les balises d’aide de la CIA pour voler de l’Amérique centrale au Panama au ras du niveau de la mer sans être détectés par des avions US d’interdiction de la drogue volant à haute altitude Les pilotes des vols de drogue suivaient les signaux basse fréquence émis par les balises pour atteindre leur destination d’Albrook Army Airfield au Panama. » L’infrastructure mise en place par la CIA était donc très lourde pour assurer le trafic !!!volpati

L’armée de l’air mexicaine (FAM), elle, fera reprendre du service aux vieilles Caravelles saisies. Elles y ont gagné le surnom de « narcojets ».  « La 232 est devenue l’enregistrement et la 211 a hérité du 10506 Elles ont été peints avec le schéma utilisé par les avions cargos de la FAM à l’époque : fuselage blanc, avec le fond en gris (seulement sur la 10507), avec un filet bleu sur les deux côtés... »

Ghostofmomo avec un coup de main de Falcon (sur les sources en particulier).

Les photos des Caravelle sont empruntées en grande partie  l’ouvrage « CARAVELLE, LA FRANÇAISE DE LA JET SET » de John Wegg

(*) les différentes pistes utilisées par Barry Seal avec son Provider :

 Marana Air Strip, AZ 

 Pinal Air Park, AZ 

 Firebird Lake Airstrip/Gila Indian Reservation, AZ 

 Angel Fire Airstrip, NM 

 Greybull, Wyoming

 Homestead Air Force Base, FL area 

 Blue Grass Airport, Lexington, Kentucky

le compte rendu de la première Caravelle poursuivie

http://www.abqjournal.com/border/c1…

reportage sur Barry Seal

http://www.youtube.com/watch?v=Bicz…

documentaire sur Mena et le trafic de cocaïne :

 

1) http://www.youtube.com/watch?v=bZ-T…

2) http://www.youtube.com/watch?v=Mdai…

3) http://www.youtube.com/watch?v=WRxX…

4) http://www.youtube.com/watch?v=1NOf…

5) http://www.youtube.com/watch?v=g1qC…

6) http://www.youtube.com/watch?v=01y9…

sur les liens entre le Mexique actuel et la période des années 90 :

http://www.pbs.org/wgbh/pages/front…

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cvii-lincroyable-histoire-de-la-caravelle-enterree-au-mexique/

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MADRID (Guardia civil): interceptan una maleta con 28 kilos de cocaína en el Aeropuerto Adolfo Suárez Madrid Barajas

Afficher l'image d'origineLa ausencia de etiquetas identificativos en la maleta que viajaba desde Santa Cruz de Bolivia llamó la atención de los agentes de la Guardia Civil

Agentes de la Guardia Civil interceptaron el 30 de noviembre una maleta con 28 kilos de cocaínaen el Aeropuerto Adolfo Suárez Madrid Barajas, ha informado la Benemérita en un comunicado. La ausencia de etiquetas identificativos en la maleta que viajaba desde Santa Cruz de Bolivia llamó la atención de los agentes de la Guardia Civil que procedieron a su retirada con las oportunas medidas de seguridad.

Fue analizada a través de los escáneres aeroportuarios y se detectaron varios bultos en su interior. Cuando se abrió se localizaron 25 paquetes de similares dimensiones pero con diferentes colores, doce de ellos con un símbolo de corona.

Una vez se realizó el análisis de la sustancia que había en el interior de los paquetes dio positivo a la cocaína y se encontraron 28 kilos de esta sustancia. La Guardia Civil del Aeropuerto Adolfo Suárez Madrid Barajas ya ha puesto en marcha el dispositivo que pretende garantizar la seguridad aérea tanto en el próximo puente festivo como en las próximas fiestas navideñas.

Por este motivo se intensificarán los controles no sólo sobre pasajeros, también en equipajes, mercancías y vehículos que transiten por el aeropuerto madrileño.

 

http://m.abc.es/espana/madrid/abci-interceptan-maleta-28-kilos-cocaina-aeropuerto-adolfo-suarez-madrid-barajas-201512181132_noticia.html?ref_m2w=

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MEXICO: aseguran 300 kilos de cocaína en terminal dos del AICM

Afficher l'image d'originehttp://www.eluniversal.com.mx/articulo/metropoli/df/2015/12/16/aseguran-300-kilos-de-cocaina-en-terminal-dos-del-aicm

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NARCOTICS (Colombia): the UK agents tackling Colombia’s drug barons – BBC News

From the section UK

British law enforcement officers have been working with drug officers in Colombia since 1989 in a bid to stem the flow of cocaine into the UK. For the first time, the National Crime Agency has provided a glimpse of the work it is doing there.

In the early hours of the morning, covered by darkness, a group of anti-narcotics special forces surround a cocaine-producing lab in a mountainous and forested area at Norte de Santander, north-eastern Colombia, close to the border with Venezuela.

They wait silently while a constant drizzle falls on them.

At about 5am, when the lab workers start to arrive, the officers raid the site – a complex of some five big green and black canvas tarpaulins set up within the dense forest – filled with big cans of chemicals, microwaves, a press, and other devices used in the cocaine production process.

‘Good result’

They manage to capture one man and collect evidence – among it the carved plastic slates used to brand the cocaine bricks – before blowing the lab up with C4 explosives.

The intelligence needed to find the lab and carry out the raid was gathered with help from officers of the UK’s National Crime Agency (NCA) working in Colombia.

Anti-narcotics police raid cocaine lab

Image caption Colombian police raided a cocaine lab near the Venezuelan border with help from UK officers

Cocaine brick stamps

Image caption Officers seized plastic stamps used to brand the cocaine blocks

Lab on fire

Image caption The cocaine lab was blown up with explosives after the raid

One of the NCA’s officers, whose identity cannot be revealed, was at the raid.

« Very happy, yeah, very happy after today. We’ve had a good exchange of intelligence with neighbouring countries and other NCA officers in other countries, so yeah, it’s been a good result, » he said.

« It just means that the flow of cocaine going into the UK is lessened. I mean, obviously, this is a small lab and this happens all the time but the more that we can do here working with the anti-narcotics police, the better. »

‘Small team’

The NCA mainly targets the traffickers who take the cocaine to the UK and Western Europe – it estimates that between 25 and 30 tonnes of cocaine are brought into the UK every year.

Cocaine

Image caption The NCA says a « large percentage » of the cocaine in the UK originates in Colombia

« Consumption of cocaine is still a major problem for the United Kingdom, » said Steve Reynolds, the NCA’s deputy director and head of international operations.

« We’ve got a large community of drug consumers and it does great harm to society, both in terms of health and in terms of feeding other forms of organised crime. »

Mr Reynolds, who spent 12 years working in Colombia, said a « large percentage » of the cocaine trafficked into the UK originated in the South American country.

« If we can help through a partnership with the Colombian law enforcement agencies to deal with that problem here at source, then it’s something that we feel that we should do, » he said.

« We are here with a small team of experts, with resources to support our Colombian colleagues to work in operations against specific drug trafficking groups. »

SAS trained

Beyond helping with intelligence gathering, the UK assists the Colombian anti-narcotics police with technical support and training.

The Jungla special commandos from the anti-narcotics police that raided the cocaine lab in Norte de Santander were originally trained by the UK’s SAS in 1989.

Anti-narcotics police

Image caption Colombian police believe they seize about half the cocaine produced in the country

British officers started operating on the ground in Colombia in the same year, first as British law enforcement, then in 2006 as the Serious and Organised Crime Agency, which was superseded by the NCA in 2013.

The UK’s financial contribution to Colombia is much more limited than that of the US, which has put $10bn into Colombia’s defence and security services over the past 15 years, according to Colombian government sources.

Having less spending power means the UK is much more strategic when choosing objectives and preparing operations.

The Colombian government says the British contribution to the fight against organised crime is invaluable, and that without its help, its officers would not be able to achieve the same results.

For its part, the NCA considers its working relationship with Colombia’s anti-narcotics authorities one of the best it has in Latin America.

Profitable business

It is estimated that a highly pure kilo of cocaine costs about $1,500 (£1,000) before leaving a Colombian lab, but can reach as much as $50,000 (£33,000) when it arrives in the US or Europe.

Colombian police drugs dog checks sacks

Image caption Traffickers use land, air and sea routes to smuggle cocaine out of Colombia

 

READ more: http://www.bbc.com/news/uk-34963435

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VENEZUELA (Narcotrafic): serait-ce la fin du cartel de « Los Soles » y de Maduro?

assembléeVENEZCoke en Stock (CVI) : une promesse de 800 kilos de coke et… la chute de la maison Maduro à la clé

Y aurait-il un lien direct entre le trafic de cocaïne et la vie politique, dans un pays ? On serait bien tenté de le croire, à constater l’étrange coïncidence entre la saisie d’un jet espérant transporter 800 kilos de cocaïne en Haïti et la claque électorale prise par le pouvoir actuel aux dernières élections vénézuéliennes (1). Car l’affaire, survenue le 11 novembre dernier, et dont on découvre aujourd’hui les arcanes, est bien plus grave encore qu’il n’y paraissait au départ. Ce jour-là des « proches » du président vénézuélien en exercice avaient été arrêtés en Haîti, à leur descente d’avion, un jet d’affaires privé, avait-on brièvement appris. Aujourd’hui on en sait un peu plus : c’est bien 800 kilos de cocaïne qui devaient être à bord au prochain voyage, et encore une fois, l’armée vénézuélienne qui était dans le coup : une participation dont je vous avais parlé, ici-même, mais cette fois-là, c’était bien la première fois qu’on s’approchait autant de la famille même de Nicolas Maduro, et même d’Huguito, le propre fils d’Hugo Chavez !!! Pas vraiment une bonne nouvelle pour le bien léger Nicolas Maduro à la veille des élections… qui viennent de se terminer par… la perte totale de la majorité à l’Assemblée Nationale. L’incroyable corruption du régime va-t-elle enfin éclater au grand jour, beaucoup l’attendent en effet… et avec elle, la dénonciation du trafic d’Etat de la cocaïne, d’un pays bel et bien devenu un narco-Etat.

assembléeVENEZ…..L’équipe de l’ineffable Michel Collon n’a toujours pas commenté, au moment où je vous écris, la défaite électorale cinglante (2). La seule chose que l’on trouve en se lançant dans l’investigation du blog du même nom c’est une théorie complotiste comme quoi le 7 décembre, il allait y avoir des attentats pour déstabiliser les électeurs, ces actions menées bien sûr par l’opposition. Manque de chance, les observateurs étrangers ont dit que ça c’était plutôt bien passé dans l’ensemble, malgré quelles velléités de bourrages d’urnes ici et là. Les personnes jetées en prison par Maduro comme opposants commencent donc à respirer :  « Il devient très difficile pour le gouvernement vénézuélien de cacher ses vraies couleurs », a confié Thor Halvorssen, président d’une fondation pour les droits de l’homme et proche de Leopoldo Lopez, un leader de l’opposition incarcéré. Critique de longue date de Chavez et de Maduro, Thor Halvorssen a indiqué que ces deux arrestations sont un autre exemple de la corruption qui prévaut au sein de l’administration Maduro. « Le gouvernement vénézuélien est une entreprise criminelle composée de cartels de drogue, d’un système financier qui blanchit de l’argent et de kleptocrates », a dit Thor Halvorssen à la télévision Fox New Latino. « Maduro, sa famille et ses hommes de main font que le cartel de Pablo Escobar parait désorganisé et petit en comparaison », a-t-il dit. « Le Venezuela utilise l’armée, le ministère des affaires étrangères et le secteur bancaire comme des accessoires à son lucratif business de drogue », a-t-il poursuivi. »  web-versionSi la charge paraît forte, on peut quand même rappeler qui l’a faite : Thor Halvorssen,  de son nom complet Thor Halvorssen Mendoza (ici à l’ONU),  est le créateur du mouvement de l’Oslo Freedom Forum, le président de l’Human Rights Foundation et il tient le Venezuela à cœur : son père, un moment injustement accusé de trafic de drogue pour le Cartel de Medelin a été torturé par la police vénézuélienne alors qu’il était innocent et sa mère, qui participait à un meeting pacifique a été tuée par balles… par des membres de la sécurité présidentielle. Les assassins après deux procès aux jugements contraires avaient été condamnés à 3 ans de prison, dont ils n’effectueront qu’à peine 6 mois… Halvorssen est en prime d’être tenace un homme vigilant : lorsque Lionel Messi était venu par exemple prétendre à aider le Gabon en serrant la main d’Ali Bongo, en opération de com complète de ce dernier, il avait sévèrement tacle le régime, en affirmant que la famille du président «est tristement célèbre pour son traitement de la trésorerie nationale comme un compte bancaire privé». Pour Michel Collon, il est vrai, Ali Bongo est bien un « héritier de dictateur« , mais pas Maduro, alors…. si l’on comprend bien.

YV2030Mais revenons d’abord sur le scénario décrit au début. Un petit jet avait quitté l’aéroport de Caracas le 8 novembre dernier et s’était arrêté à Marqueta jusqu’au 10 novembre. Il était reparti plus tard vers Port-au-Prince, avec aux commandes le capitaine Paul Urbano, avait -on appris (il est ici photographié par Reuters). Surprise à l’arrivée  ; la DEA US fait débarquer tout le monde, deux pilotes et quatre passagers, Efraín Campos et Francisco Flores, Jesfran Moreno, et Marco Uzcategui, suivis d’une fouille de l’avion qui découvre de la drogue à bord. Si l’on évoquait d’abord la présence à nord de 800 kg de cocaïne (3) , il s’avère que c’était ce qui avait été promis d’être acheminé du Honduras et non ce qu’il y avait dedans : où ne figurait que des échantillons de coke pour en montrer la qualité, soit un seul kilo à bord. L’avion n’avait en tout cas pas été inspecté lors de son décollage alors que les autorités avaient il y a quelques mois fait tout un barouf sur leurs contrôles aux aéroports ! Comme à l’habitude, c’était un informateur de la DEA qui avait attiré tout ce beau monde au Honduras, dans un premier temps. Et comme à l’habitude, tout avait été filmé, énonçant le deal pour 800 kilos, preuve de l’implication directe des personnes arrêtées. Comme seule réaction, le président Maduro avait parlé « d’embuscade impérialiste ».

Mais revenons donc d’abord à l’avion lui-même, avant d’examiner la personnalité de ses occupants. D’abord l’appareil, donc, hautement reconnaissable avec son train d’atterrissage bas, ses ailes droites et son cockpit à hublot de côté similaire à une vitre de portière de voiture : c’est bien un Citation I, apparu en 1971 dans les cieux : (beaucoup) plus lent que les Learjet, il avait vite été surnommé « Slowtation » ou « Nearjet » ! Des clichés le montrent arborant une immatriculation à un endroit inhabituel : sur les Citation de ce type, ce sont plutôt les réacteurs qui l’arborent.Ce pourrait être un… autocollant, la méthode habituelle pour les avions de trafiquants, dérobés ou achetés, ils sont en effet maquillés de la sorte. Mais on s’apercevra que non.  YP-55CP-1024x419On retrouve  assez vite son historique, qui est pour le moins tourmentée. L’avion, un Citation-I, numéro de fabrication 500-0215, a porté d’abord l’immatriculation YV-TOOO en 1975 puis est devenu YV-55CP, deux ans plus tard (il est photographié ici à droite  le 6 novembre 1979 par Peter Nicholson) . Il appartient depuis le début à la Banque de Maracaibo. Cette banque fermée (6 avaient fait faillite à l’arrivée de Chavez !), l’avion est revendu plus tard -à une date non précisée de prime abord-  à la Sabenpe, une une entreprise vénézuélienne fondée en 1980 et dédiée à la collecte, YV-55CPle transport et la récupération des déchets, dont le fondateur s’appelait Jose Domingo Santander. La société, dont le capital a un montant de trois milliards de bolivars, est en réalité gérée par les frères d’origine libanaise, Khaled Majed et Khalil Majzoun. Les profits réalisés lui permettent en 2003, de prendre le contrôle du principal producteur de thon vénézuélien, et de son usine de boîtes (Eveba) se ralliant à ce moment-là au régime de Chavez pour fonder tout un empire industriel. Eveba avait été rachetée à l’influente famille de Castro Iglesias, et l’homme qui avait grandement facilité la transaction était Diosdado Cabello. Les frères Majed et Majzoun Khalil étaient  en effet alors décrits par ‘opposition comme des proches de l’actuel président de l’Assemblée Nationale. On voit ici (ci-contre à gauche) l’appareil décoller de la base de Francisco de Miranda  le 24 juillet 2003 appartenant toujours à la Sabenpe. Il avait gardé son appellation YV-55CP. On remarquera que ce sont les réacteurs qui supportent alors l’immatriculation.

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Sun_Channel_Kalil_Ferragud_Les liens avec les sociétés des frères Khalil avec le nouveau pouvoir n’ont fait que se renforcer, une fois Chavez en place. Les industriels l’ayant soutenu étant en effet largement récompensés en obtention de marchés nationaux. Majed Kalil (ici en photo avec Nara Farragut et Carlos Arroyo, du marketing d’AdSales), est un libanais d’origine, étroitement lié à José Vicente Rangel et son épouse, ainsi qu’à Diosdado Cabello comme on a pu le voir. « Les frères Khalil ont émergé et monté fortement en puissance durant les premières années de l’administration Chavez, qui a favorisé certaines entreprises avec d’importants contrats, des prêts et un accès facile aux licences en franchise de droits à l’importation. Ces compagnies privilégiées ont été aidés dans la mesure ou elles plaçaient leurs produits sur le marché local à travers des programmes sociaux financés par le gouvernement, à travers des organisations comme la Casa, le Programme des services agricoles ou Proal, le Programme des aliments stratégiques, que Khalil a investi » peut-on lire.

RIMBeaucoup plus troublant, l’empire des frères Khalil s’est aussi étendu dans l’armée : « de nombreux contrats ont été obtenus avec le gouvernement. Grâce à sa compagnie Hardwell Technologies responsable des systèmes informatiques du Département de renseignement de l’armée vénézuélienne, il a obtenu le contrat pour l’installation de l’équipement radar et de la tour de contrôle du Maiquetia Simon Bolivar International Airport. La société Pacific Rim Energy a également été choisie pour des de travaux et de services pour le maire de la municipalité Libertador de Caracas, le Commandement général de la Marine, la Banque centrale du Venezuela et de l’état Inviobras Bolivar, en collaboration avec différents ministères tels l’éducation, la Défense, le tourisme ou l’économie populaire, entre autres organismes gouvernementaux ». La liste de ses clients comprend aussi Corporation de Guayana, Edelca (Electrification del Caroni), PDVSA ou il apparaît également. Tout ceci sans qu’il y ait eu un quelconque appel d’offres, nulle part : « Le député de l’Assemblée nationale, Juan Jose Molina, a indiqué que dans les activités menées dans la société Pacific Rim Energy (une société de production et distribution d’énergie,  d’accessoires électriques et d’éclairage, d’exploitation minière et de forage, entre autres) des frères Khalil n’avaient aucune année d’expérience. Et qe la société n’ avait alors que seulement deux employés de déclarés. » A ce stade on peut en effet évoquer clairement la prévarication, un des piliers du système Chaviste… du favoritisme, pour des sociétés souvent incompétentes dans le domaine recherché.

rodriguezPlus grave encore quand on découvre que Majed Khalil est lié au lieutenant Jose Antonio Morales Rodriguez, qui a servi comme directeur du Bureau du Secrétaire de la Présidence et qui a été mentionné par l’ancien magistrat Eladio Aponte, dans un des grands scandales qui a émaillé en 2012 le régime de Chavez.  Aponte est en effet l’un des hommes qui a ordonné la libération d’un trafiquant de drogue notoire, Pedro Magino Belicchi, arrêté avec pas moins de deux tonnes de cocaïne au Venezuela. L’homme était soupçonné de trafic de cocaïne au sein même des casernes de l’armée vénézuéliennes ! En 2012, Aponte avouera avoir agi sur ordre gouvernemental pour sa libération, d’où l’énorme scandale provoqué. Dans une terrible confession il avait avoué en effet qu’en tant que membre de la Commission judiciaire, il avait sciemment  écarté un grand nombre de juges qui ne voulaient pas suivre les décisions demandées par le gouvernement. « Le pire de tout,c’est quand Aponte a cité le cas  d’un lieutenant de l’armée qui avait été arrêté avec plus de 2 000 kilos de cocaïne. Aponte a déclaré que la cocaïne « dormait » tranquillement au quartier général de l’Armée vénézuélienne en attendant d’être transportée vers le centre du pays. Il a affirmé que le lieutenant était la main droite d’un haut commandant militaire qui était devenu l’aide de Dona Elena Frias de Chavez – la propre mère d’Hugo Chavez (Pedro José Magino Belicchi). L’homme, qui est actuellement attaché militaire au Brésil, a rapporté avoir reçu des appels téléphoniques de partout du Haut Commandement militaires vénézuéliens, y compris d’un capitaine nommé Morales (l’assistant personnel du Président de la République, Hugo Chavez) pour relâcher l’homme et le laisser tel quel ». Pour certains juges comme pour certains journalistes, ces révélations étaient « à vomir ». « Incroyable mais vrai: tout le haut commandement militaire, y compris le Président adjoint, appelant un juge de la Cour suprême à libérer un lieutenant qui a été capturé avec 2 000 kilos de cocaïne! Au sein d’une caserne de l’armée !!! » note l’article. Sidérant, en effet !

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Mais il n’y a pas eu que cela. Son partenaire dans la société, Tarek William Saab, et l’un des liens les plus importants des cellules régime fondamentaliste islamiques qui ont aidé des islamistes virulents, admirateurs du Hezbollah, à s’installer, notamment dans l’île de Margarita. Ils suivent les préceptes du Sheikh Abdulaziz Bin Ibrahim Al Ibrahim (la gigantesque mosquée de Caracas porte son nom, elle a été payée par les saoudiens), avec Hassan Majzoub, comme président du Venezuela’s Islamic Center. L’antisémitisme est une constante en effet du régime, comme le montre ce rapport (et celui-ci, sur le langage même de Chavez).   Tarek William Saab est depuis 2004 gouverneur de l’État d‘Anzoátegui dont le fief est BarcelonaSon visa américain  a d’ailleurs été révoqué pour ses liens avec ces extrémistes. base_image« Lorsque Rangel était vice-président, Majed était en charge du lobbying pour ouvrir des portes à l’étranger pour Chavez. » peut-on lire. Le 4 octobre dernier, Tarek William Saab avait été interrogé par Interpol, à sa descente d’avion à Mexico, à propos de drogue et du narcotrafic, et aussitôt, sur Twitter, l’homme avait parlé « d’agression contre le Venezuela » et de « provocation ». Selon lui, il était sur place pour participer à la « 12e Conférence des Instituts nommés par les droits de l’homme de l’ONU ». Plus tard,  un peu gêné, il déclarait qu’il avait été arrêté pour une autre raison, car « il n’avait pas renouvelé son visa américain depuis 2001 ». Sa nomination comme nouvel  Ombudsman (médiateur de la République), à la tête de la Commission pour la Vérité et la Justice chargée d’enquêter sur les meurtres, la torture, les disparitions et les violations des droits humains entre 1958 et 1998 avait été l’objet de critiques, vu ses postures… plutôt musclées (depuis il s’est acheté un costume). En février dernier, il démentait l’usage de la torture à la prison de la Sebin (Servicio Bolivariano de Inteligencia Nacional), malgré les témoignages opposés les dénonçant.

ramon-carrizales_16958Pour revenir au fameux jet, en 2004, le fils de son propriétaire d’origine, Domingo Alberto Santander, le revend à Marco Uzcategui, qui a pour amie une députée chaviste, Iris Varela. Encore une proche du pouvoir… Elle a été députée de 2001 à 2011, et est l’actuelle ministre des Affaires pénitentiaires, depuis le 26 juillet 2011 (ça devrait bientôt changer !) L’avion est alors enregistré aux archives du Ministère de l’Infrastructure, dont le responsable est alors le colonel Ramón Carrizales (ici avec Chavez). Cet ancien colonel de l’Armée vénézuélienne, diplômé de l’Académie Militaire du Venezuela en 1974,  admis à la retraite en 1994 et est devenu le ministre des Infrastructures de 2004 à 2006 puis a été ministre du Logement de 2006 à 2008 mais il a aussi été vice-président du Venezuela du 6 janvier 2008 au 25 janvier 2010, date à laquelle il a présenté sa démission pour « raisons personnelles ». Or un mystérieux incendie déclaré comme accidentel (et plutôt providentiel selon certains !) dans l’immeuble du ministère à Parque Central avait détruit les archives des avions qui y étaient stockés, dont ceux saisis pour trafic de drogue. Voilà qui était bien pratique ! Et entre temps, le colonel Ramón Carrizales était devenu le responsable de l’Etat d’Apure… là où ont lieu les atterrissages clandestins de « jets » qui emportent la cocaïne !

avion-narco-rampla-4Ce n’est pas la seule surprise. Le 23 février 2011, un surprenant avis judiciaire de saisie conservatoire du fameux avion est prononcé par la justice vénézuélienne (les archives ayant brûlé ?) . On apprend alors qu’il a changé d’immatriculation et qu’il est devenu l’YV2030 (ici à droite), « que sa valeur est estimée à 800 000 dollars et qu’il a été cédé à Alexander Vasquez Mendoza, citoyen, vénézuelien titulaire de la carte d’identité n°8.380.584, en sa qualité de directeur général de l’aéroport de Caracas, pour qu’il en prenne soin et le place sous la garde ». achatL’acte précise bien sûr qui sont les personnes qui s’opposent et s’écharpent alors comme propriétaires de l’avion : « Pacheco Laura Yepez citoyen en sa qualité de président de la société Construction et de Maintenance Company Coinspectra, CA, dûment inscrit au registre du commerce de la deuxième circonscription judiciaire du district et de l’Etat de Miranda Capital à compter du 3 Avril, 1989 , enregistré sous le n ° 26, Volume 122-A-Sgdo; et aux statuts modifiés en date du 11 Juin 2003, enregistrée sous le n ° 53 Volume 72- A-Sgdo; et Marco Tulio Uzcategui ». Tous deux sont impliqués dans les sérieux  litige à propos de l’appareil dont ils réclament l’un et l’autre propriétaires . En cherchant un peu, on retrouve même l’acte de transaction de Coinspectra, CA, qui date du 7  juin 2002, l’avion ayant été acheté 2 730 000 dollars exactement, , réglé en un seul chèque de la banque Banco Mi Casa Entidad de Ahorri y Prestamo; le vendeur étant bien Inversions Sabenpe CA. Passer de 2,3 millions à l’achat pour être revendu à 800 000, c’est une excellente affaire pour celui qui le récupère !!! Aurait-on assisté à une belle magouille judiciaire ?
C’est en tout cas bien le même avion : « il est précisé que la Cour a déménagé au hangar n ° 067 à la ligne C, où l’avion de marque Cessna Citation Jet 500 modèle, de série 500-0215, YV2030 acronyme, blanc avec des rayures d’or rouge et bleu, u qui est dans le hangar 067 rangée C  de l’aéroport de Caracas ».  Le motif de sa saisie est assez obscur en fait:  c’est un imbroglio à partir d’un défaut de paiement à un avocat d’entreprise, Humberto B. La Rosa, qui gérait justement la propriété de l’avion, installé au départ à l’aéroport situé près de la ville de Charallave, dans l’État de Miranda Oscar Machado Zuloaga. L’appareil est donc manifestement récupéré à la suite d’un accord passé par l’une des deux personnes citéJOSE-VICENTE-RANGEL-AVALOS-6es dans le litige, qui n’est autre que Marco Tulio Uzcategui. Son rival a abandonné. Derrière sa saisie se profilait aussi une sombre histoire de drogue reliée à divers services gouvernementaux, y compris l’ancien maire de la municipalité de Sucre, José Vicente Rangel Avalos (ici à gauche), qui avait à l’époque, la responsabilité du contrat de service avec la collecte des déchets. C’est le fils de l’ancien avocat et homme politique José Vicente Rangel  (vice-président, il avait remplacé Diosdado Cabello et a été ministre des affaires étrangères et de la Défense). Avalos a été lui aussi mêlé au trafic de drogue via sa relation avec Hector Tobia, un courtier d’assurance internationale, partenaire en affaires du père et du  fils Rangel qui lui servaient d’hommes de paille. L’homme à son bureau à Multicentro Empresarial Las Mercedes et vit à Prados del Este. Uzcatequi, lui, étant un homme fort proche de la famille présidentielle actuelle ; sa fille unique est en effet l’amie d’enfance et d’école des enfants de Cilia Flores, la première dame du pays !
avion haitiMais il y a d’autres moyens de récupérer des avions que ceux d’en modifier les actes d’achat… pour traficoter. En août 2013, le fameux avion réapparait à Barquisimeto, à Panama City (ici ça en est un autre), autorisé à nouveau à voler par l’autorité de l’aviation civile du pays. Lors de ce vol, le 30 et 31 août, on avait remarqué que son commandant de bord n’était autre que Víctor Daniel Álvarez, le même qui a été arrêté le 8 mai dernier  en République Dominicaine, au cours d’une tentative de vol raté sur l’avion de la banque Peravia, alors aux mains du banquier vénézuélien Jose Luis Santoro.. qui avait fui le pays par!s la faillite de son établissement et les accusations de fraude des autorités dominicaines (il s’incrustera longtemps sur le net avant de s’échapper : jusqu’en  juin 2015  un blog célébrait ses exploits de banquier !) !!! Et là encore, l’histoire est invraisemblable (à croire que le Venezuela y est abonné).  Selon les dominicains en effet, « José Luis Santoro castillan, président de la banque, Gabriel Jimenez Aray, le vice-président; et l’éxécutant Daniel Morales Santoro, s’étaient associés pour commettre divers crimes et blanchir des actifs totalisant 28,8 millions de dollars. Actuellement, ils sont recherchés par la justice de ce pays des Caraïbes. »Selon le site Acento, de la République Dominicaine «  Santoro est monté à bord du vol 107 de Copa Airlines à destination de Panama, où il vrochaers le Venezuela, et Jimenez a voyagé sur le vol 324 de la compagnie aérienne américaine Delta Airlines à destination d’Atlanta, en Georgie, aux États-Unis. » Un énorme escroquerie, encore une !  Fait sidérant, la plainte contre eux émanait au départ…  du Venezuela, même; ou plutôt du groupe – américain- Consortium Kaya Armoring qui avait remporté la construction de véhicules blindés pour la Banque centrale du Venezuela !!! Santoro n’est pas tout à fait un inconnu à vrai dire : en 1994, c’est lui qui avait fondé la Cámara Venezolana de Televisoras Independientes, dont il était devenu le vice-président !!  En réalité c’était une magouille bien montée depuis le début par une minuscule société américaine : la fameuse société Kaya Armoring, justement, qui avait en effet engrangé 3 591 000 dollars versés par la Central Bank of Venezuela (BCV) avec son contrat, déposés chez Santoro et depuis totalement évaporés… Or Consorcio Kaya Armoring Blindados Inc, est une firme de Floride… aujourd’hui inexistante !!! Derrière elle, il n’y avait que deux hommes , dont Javier Rocha, d’Onyx Armor Corp… un beau cas d’espèce que ce Javier..  il est aussi…charpentierLe pouvoir vénézuélien; à l’évidence, s’était fait escroquer, tout simplement  par deux hommes, en cheville avec des banquiers véreux !!!

citation2-1024x396Revenons donc à cette tentative (ratée) de « rapatriement »de l’appareil du banquier, car la suite de l’histoire dans l’histoire est fort surprenante. L’avion qui avait été visé par Victor Alvarez, avec ses complices, était un Cessna 550, tiens un modèle similaire à celui d’Haïti, immatriculé N61MA (à gauche en photo signée Juan Antonio Rodriguez, prise à Puerto Rico)…. Les quatre complices étaient arrivés à l’aéroport avions Joaquin Balaguer dans un Aero Commander AC90, immatriculé YV3962, piloté par Armando Gutierrez et Jorge Ygner. Un deuxième avion saisi, un Cessna, était piloté par Victor Alvarez et Alexander Lira. Le 10 mai, ils écopaient d’une peine de prison légère de trois mois… levée dès le 25 suivant par la Cour d’Appel dominicaine de la province de Santo Domingo, dirigée par Mary Perez,, la cour ayant «  constaté qu’il n’y avait eu aucune tentative de vol »…. à cette occasion, l’avocat des pilotes avait fait remarquer qu’on pouvait avoir confiance dans Alvarez : c’est un «  militaire retraité de la Force aérienne vénézuélienne » !!! Etaient-ils venus récupérer le Cessna Citation du banquier, et qui les avait bien envoyés, l’affaire demeure bien étrange ! Qui était de mèche avec qui, dans cette affaire, on se pose la question… sur l’entreprise de bâtiment à l’origine du dernier vol… haïtien !!!

Car même si ont ne possède aucun détails sur d’autres aéronefs en possession de l’entreprise incriminée, on peut remarquer l’existence de toute une organisation, l’exploitation du Citation réapparu a en effet conduit à la formation d’une nouvelle société appelée Coinspectra Aviacion, C.A. , bel et bien déclarée selon les documents de la FAA américaine. Or une autre société en Floride avait déjà été enregistrée en juillet 2009, possédant trois immeubles, avec les adresses de dizaines d’autres entreprises,  mais qui n’ont jamais exercé d’activités leur statut étant resté totalement inactif. Et comme responsables elles avaient toutes comme nom Uzcategui et Laura Pacheco… de Construction et de Maintenance Company Coinspectra, CA !!!

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neveuxMais ce sont aussi les passagers de l’avion qui retiennent l’attention dans cette affaire. Car outre Marco  Uzcategui en personne (de nouveau, dira-t-on !), les deux jeunes personnes à bord posent particulièrement problème : ce sont en effet deux neveux de Nicholas Maduro, pas moins (voir l’arbre généalogique Maduro-Flores ci-dessus). En réalité, ce n’est pas la première fois que des jeunes gens proches de Maduro et Flores sont impliqués dans le transport de drogue (pour s’y retrouver dans la famille, c’est ici). Des informations  ont circulé immédiatement sur le fait que Pablo Urbano Perez, et Pedro Miguel Rodriguez, soient deux pilotes de la Venezuelan Air Force. Il ne semble pas, le premier étant diplômé civil de la FAA : c’est en revanche bel et bien un ancien pilote de PDVSA, peut-être un ancien pilote militaire, tout au plus. Fait plus troublant, son certificat d’aptitude physique a piloter s’arrêtait en juin 2015... Fait tout aussi troublant, un ancien chef de la sécurité de Hugo Chavez réfugié aux USA avait révélé lors de son interrogatoire que Walter Jacob Gaviria Flores (le fils de Cilia et de Walter Gaviria), utilisait des jets appartenant à la compagnie nationale de pétrole PDVSA, justement  (ici  et ci-dessous le Bombardier Learjet 45 YV2565 à San Tomé (4)) pour transporter de la drogue, selon ABC News. Le chef de la sécurité avait alors impliqué aussi Huguito Chavez, le fils de l’ancien président Hugo Chavez et l’ancien ambassadeur cubain au Venezuela, German Sanchez Otero, et d’autres officiels cubains dans le transport de cocaïne. Il avait affirmé que les jets de PDVSA transportaient régulièrement des cargaisons de drogue vers Cuba pour qu’elles soient ensuite  acheminées vers les USA (4). L’opposition, en apprenant la saisie de l’avion et les noms des neveux pouvait alors ironiser, en jouant sur les mots : » el cartel de la los Soles, ou el cartel de los Flores «  ? Voir pourquoi pas les « turbulents neveux de l’oncle Picsou Maduro » ? Pourquoi donc un pays qui promettait tant socialement parlant a-t-il réussi à sombrer dans le pire des narco-trafics ? Qui a trompé les gens à ce point ? Les responsables seront-ils jugés un jour ?

 

learjet(1) je ne suis pas le seul à faire le lien : lire ici l’analyse de The National Interest.

« Le mauvais état de l’économie du Venezuela a officiellement laissé la porte ouverte pour la pénétration du commerce de la drogue dans le pays. Selon L’International Narcotics Control Strategy Report du Département d’Etat (en mars 2015), « Le Venezuela est un des principaux pays de transit de la cocaïne. La proximité du pays avec  des pays producteurs de drogue, une AML (Anti-Money Laundering) inefficace du régime, la coopération bilatérale limitée, et la corruption endémique dans le commerce et le gouvernement, incluant la police, ont continuer à rendre le Venezuela vulnérable au blanchiment d’argent et à d’autres délits financiers. Les principales sources de fonds blanchis sont générés par les organisations de trafic de drogue et la corruption dans le contrôle du régime de change du Venezuela. « 

(2) le premier billet signé Alex Anfruns est paru le 8 décembre. On le retrouve avec son collègue Philippe Menut chez Jacques Tourtaux, le « sanglier rouge » de Lille… ou le nostalgique du stalinisme, un énième confusionniste, ce qui n’a pas l’air de les déranger  : « Le Sanglier Rouge – le blog de Jacques Tourtaux, militant pseudo Anti impérialiste et ex militant de la CGT cheminot, National -Stalinien convaincu , nationalisme débridé, apologies de régimes totalitaires « non alignés » liens directs vers des sites d’extrême droite comme Alterinfo , La Voix de la Syrie (site de la négationniste Ginettte Skandrani) , alainindependant (site négationniste) voir la page  » cachée » **** jacques-toutaux.pro/links.html, basé a lille *** jacques-toutaux.pro/ pour le reste un ramassis perpétuel de copiés collés d’agence officielles des régimes de Poutine, d’Iran et de Syrie.. »

(3) des informations contradictoires subsistent à ce sujet : selon ACN, l’agence d’infos privée  vénézuélienne de l’Etat de  Carabobo, ne pas confondre avec l’agence cubaine (Agencia Cubana de Noticias):  « la plupart de la cachette de 800 kilos qu’aurait cherché à négocier les neveux de la première dame Cilia Flores était sur un yacht, de style dbanca andorrae catamaran, resté en République Dominicaine, vraisemblablement à La Romana; et aucun dans l’avion  le Citation 500. Cet avion avait seulement des échantillons de haute pureté de la cocaïne ».  Y-a-t-il eu confusion avec cet autre info anglaise émanant de The Times (of US and Americas), selon laquelle la fouille d’une maison en République Dominicaine, à Casa de Campo, où habitait l’un des neveux avait révélé 125 kg de cocaïne et 22 d’héroïne, dont une partie aurait été dissimulée dans un yacht de 135 pieds appelé The Kingdom (immatriculé Y0016 portant le drapeau de Nassau). Le hic, c’est que l’homme arrêté ce jour -là sur le bateau s’appelait Francisco Flores Suarez, qui aurait été confondu avec Franqui Francisco Flores de Freites, celui arrêté aux côtés d’Efrain Flores à Haiti.  floresLa confirmation de l’erreur arrivait le 21 novembre. Beaucoup plus intéressante, en revanche, était l’annonce de poursuites contre le trésorier de PDVSA, nommé Erick Flores Malpica dénoncé justement par Efrain Flores comme complice dans un énorme schéma de blanchiment d’argent. (4) Selon un  journal espagnol (ABC) en effet, le travail de Malpica dans l’opération était de blanchir de l’argent provenant de la vente de drogue à travers la compagnie pétrolière appartenant à l’État. Or Erik Flores Malpica avait aussi été nommé le 16 octobre 2012 « commissaire présidentiel pour les affaires économiques et financières« , alors que c’est lui aussi un autre neveu de la première dame… En mars dernier, les autorités andorranes et l’Espagne avaient accusé la Banca Privada d’Andorre de blanchiment d’argent dont l’origine était bien celle du pétrolier vénézuélien PDVSA. Son directeur Joan Pau Miguel, un temps en fuite, avait été arrêté le 13 mars (photo Cronica Business). Avec lui, c’est tout un énorme château de cartes qui s’était effondré. : on parle de 2 milliards de dollars de blanchiment de drogue ! Entraînant la chute de la maison Maduro !

(4) voir ici en détail les appareils

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxviii-chavez-le-160616

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiii-au-venezuela-160235

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxvii-au-venezuela-160116

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxii-le-venezuela-160618

http://www.alterpresse.org/spip.php?article15882#.VmYMBrzQbcc

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cvi-une-promesse-de-800-kilos-de-coke-et-la-chute-de-la-maison-maduro-a-la-cle/

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HAÏTI (Politico-Aeronarcotrafic): une piste atterrissage au milieu du champ de banane de Jovenel Moise dixit Simon Dieuseul Desras

 

image Simon Dieuseul Desras

L’ancien sénateur Dieuseul Simon Desras a déclaré, ce vendredi, sur les ondes d’une station de radio de la capitale, que le champ de banane du candidat à la présidence Jovenel Moise (PHTK) qui se trouve à Trou-du-Nord (Nord-Est), sert aussi de piste d’atterrissage pour des trafics de cocaïne.

M. Desras qui intervenait sur les ondes de la Radio Vision 2000, à la rubrique « Invité du Jour » a déclaré que pendant qu’il était sénateur de la République, Jovenel Moise, accompagné de l’homme d’affaires du Sud Daniel Evinx (porté disparu depuis janvier 2014), l’avait rencontré à un hôtel à Pétion-Ville pour lui convaincre à voter la politique générale de Daniel Gérard Rouzier, nommé comme Premier ministre d’Haïti par Martelly en mai 2011.

Pour rappel, Daniel Evinx, proche ami du chef de l’Etat, avait au cours de l’année 2013 découvert une énorme cargaison de drogue au large de la cote Sud, et qu’il avait lui même rendu à la police. M. Evinx avait été interrogé par la DEA avant sa disparition le 5 janvier 2014.

Dieuseul Simon Desras, ancien président du Parlement haïtien, a aussi fait savoir que le protégé de Michel Martelly, Jovenel Moise, dort ces derniers jours au consulat d’Italie en Haïti.

Source HPN

http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/simon_dieuseul_desras_une_piste_d_att_rissage_au_milieu_du_champ.html

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BELGIQUE (Cocaïne): le dernier vol des bagagistes de Zaventem

Ju. B. Publié le samedi 05 décembre 2015
Des centaines de kilos de cocaïne passés et un bilan catastrophique pour Brussel National.Le 7 janvier, le tribunal correctionnel rendra sa décision à l’endroit de dix personnes jugées la semaine passée pour un énorme trafic de stupéfiants réalisé depuis l’aéroport de Zaventem, grâce à des complicités internes à l’entreprise Flightcare.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 122 kilos saisis en quatre fois, en l’espace de quelques mois, en 2010. À 50€ le gramme, cela fait des saisies d’une valeur totale supérieure à six millions d’euros. Tout en sachant que l’enquête a déterminé que les douaniers et policiers sont au moins passé à côté du double de ces quantités durant la même période…

À cette époque, vers la fin des années 2000, l’aéroport Brussel National vivait un véritable enfer. Deux bandes rivales, dont les têtes pensantes avaient inflitré le bagagiste Flightcare, s’étaient « partagé le marché » du trafic de stupéfiants dans le principal aéroport du pays.

Leur manège a été repéré par les autorités qui ont fini par frapper, en deux temps. Mais entre-temps, ce sont certainement des milliers de kilos de cocaïne qui ont pu passer entre les mailles du filet.

En juin 2007 , un premier réseau de bagagistes de Flightcare avait été démantelé. Puis, à l’été 2008, la police judiciaire fédérale a fait tomber le réseau Akhim, toujours au sein de Flightcare. Celui-ci a été jugé en 2013, entraînant de lourdes condamnations Pour ce troisième dossier, le ministère public a requis des peines allant de quatre à huit ans de prison pour le chef présumé du réseau, ainsi que des peines d’amende de 60.000€ pour les trois principaux auteurs.

Lors de l’audience, plusieurs prévenus ont plaidé qu’ils n’avaient pas eu de problème avec la justice, ni avant, ni après les faits. Et que, depuis, ils se sont rangé des voitures. Il a ainsi été plaidé, notamment pour les petites mains du réseau, qu’un vrai système d’intimidation des nouvelles recrues parmi les bagagistes avait été mis en place par les cerveaux du trafic.

Peu nombreux, les bagagistes sont régulièrement des pièces maîtresses pour les architectes du transport de cocaïne. Il est en effet facile pour eux de déplacer les sacs contenant la drogue une fois sur le tarmac.

Les nouveaux bagagistes étaient ainsi appâtés par une somme d’argent – entre 5.000 et 10.000€ – mais également menacés, car le réseau leur donnait des précisions sur leur famille. Montrant ainsi qu’il pourrait y avoir des conséquences si le bagagiste ne jouait pas le jeu…

Il a enfin été montré qu’à chaque saisie réalisée par la police, le bagagiste était sanctionné par son chef et devait travailler gratuitement pour compenser la perte…

Les prévenus ont tous comparu libres. Ils étaient défendus par des spécialistes tels que Mes Carette, Tordoir, Couquelet ou Gallant.

http://www.dhnet.be/actu/faits/cocaine-le-dernier-vol-des-bagagistes-de-zaventem-56633f8e35709322e72af1b4

AERONARCOTRAFIC: jusqu’à 8 ans de prison pour trafic de cocaïne entre la Guyane et Orly

Publié le Vendredi 04 Déc. 2015, 22h50 | Mis à jour : 23h52

Aéroport d’Orly. Onze personnes ont comparu devant le tribunal de Créteil pour un vaste trafic de cocaïne entre la Guyane et le Val-de-Marne. (LP/Q.L.)

Ils avaient mis au point un important trafic de cocaïne entre la Guyane et l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne) : dix personnes ont été condamnées à des peines allant d’un an avec sursis à huit ans de prison ferme vendredi par le tribunal correctionnel de Créteil.

Des mules jusqu’aux têtes de pont du réseau, les prévenus, tous originaires de Guyane ou de Martinique, étaient accusés d’avoir fait transiter au moins 100 kilos de cocaïne entre janvier et septembre 2014. Ce trafic de grande ampleur reposait sur des complicités au sein de l’aéroport Félix-Eboué de Cayenne.

Le procureur avait requis jusqu’à douze ans de prison, des peines «particulièrement lourdes au regard des quantités saisies, de l’organisation et de la corruption qui a permis à des personnes de s’enrichir». Pour le magistrat, les prévenus étaient particulièrement bien organisés.

Au départ de Guyane, une passeuse se voyait confier un bagage dans lequel elle mettait ses affaires personnelles. Puis un second bagage presque identique contenant, lui, de la cocaïne était introduit clandestinement dans la soute de l’avion avec l’aide d’hôtesses au sol chargées de l’enregistrement des bagages. Ensuite, des bagagistes complices permettaient à ce sac d’éviter les contrôles aux rayons X. Une fois arrivée à l’aéroport d’Orly, la mule n’avait plus qu’à récupérer le bagage dissimulant la cocaïne, tandis qu’une autre personne présente sur le même vol devait prendre le bagage contentant les effets personnels de la passeuse.

En cas de contrôle, la mule, rémunérée quelques milliers d’euros, pouvait ainsi prétendre à une erreur.  Ce système ne pouvait fonctionner qu’avec des complicités aéroportuaires, a souligné le procureur. «Il y a quelque chose de pourri à l’aéroport de Cayenne», a-t-il affirmé. Selon lui, d’autres acteurs de ce trafic n’ont pas pu être identifiés et «ont peut-être passé les mailles du filet»». L’enquête avait commencé en juin 2014 après l’arrestation à l’aéroport d’Orly d’une femme qui transportait près de 30 kilos de drogue dans ses valises. Au total, 112 kg de cocaïne ont été saisis, pour une valeur estimée à plus de 4 millions d’euros.

http://m.leparisien.fr/faits-divers/trafic-de-cocaine-entre-la-guyane-et-orly-jusqu-a-8-ans-de-prison-04-12-2015-5340515.php

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FRANCE (aéro – narcotrafic): l’Anglais Robert Dawes derrière le « vol Air Cocaïne » de Roissy

La drogue de la mafia volait sur Air France mais c’est un Anglais qui pilotait l’opération. Deux ans après la saisie record de près de 1.4 tonne de cocaïne à Roissy, Robert Dawes, l’organisateur présumé vient d’être écroué en France.

 

Des valises portant encore l’étiquette du vol Air France Caracas – Charles de Gaulle aux noms de passagers fantômes. (Bernard Bisson/JDD)

 

« Air Cocaïne » : cette compagnie aérienne n’existe pas mais l’appellation refleurit à chaque fois que des trafiquants utilisent la voie aérienne pour transporter leur « marchandise ». On se souvient du Boeing, vraisemblablement chargé de quelque 6 tonnes de coke, dont la carcasse fumante avait été retrouvée en plein désert dans le nord-est du Mali à l’automne 2009. Depuis mars 2013, l’affaire du jet d’Alain Afflelou et de son chargement (680 kg de cocaïne) bloqués en République Dominicaine n’en finit pas de rebondir jusqu’à la rocambolesque  « exfiltration » des deux pilotes français en octobre dernier. Mais c’est aujourd’hui le dossier du vol d’Air France « Caracas – Paris » qui revient sur le devant de la scène judiciaire avec le placement en détention provisoire en France d’un Anglais soupçonné d’avoir organisé l’expédition de plus de 1.3 tonne de cocaïne saisie à Roissy – la plus importante jamais réalisée en métropole – en septembre 2013.

Résultat de recherche d'images pour "robert dawes"A 44 ans, Robert Dawes est considéré comme l’un des dix plus importants acteurs du trafic de drogue en Europe.

« Vous lui confiez n’importe quel produit, en n’importe quelle quantité, il vous le transporte n’importe où dans le monde! » A écouter ce policier spécialisé, Dawes serait un peu le « DHL »du trafic de drogue capable de faire voyager héroïne, cocaïne ou cannabis dans des camions, des containers, des extincteurs ou de simples valises… Une réputation non usurpée si l’on se penche sur les ressorts de la saisie opérée en septembre 2013 à Roissy. A l’époque, Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, avait fait le déplacement jusqu’à Nanterre, au siège de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), pour féliciter les enquêteurs et constater l’ampleur de la prise estimée à plusieurs dizaines de millions de d’euros.
400 kg pour la Camorra napolitaine

D’un côté, des pains de 1.1 kg de coke estampillés « Patek Philippe – Genève » ou encore barrés d’une croix rouge ou de deux lignes parallèles. De l’autre, une trentaine de valises portant encore l’étiquette du vol Air France Caracas – Charles de Gaulle aux noms de passagers comme « Biancha Sanchez » ou « Carlos Ortegas »… Des passagers fantômes dont les bagages avaient été enregistrés grâce de nombreuses complicités locales au Venezuela. Au total, une vingtaine de personnes, dont plusieurs militaires anti-drogue vénézuéliens, ont été arrêtés sur place. Ainsi que le chef d’escale adjoint de la compagnie française. Des accusations injustifiées selon son avocat français Me Alex Ursulet mais aussi pour son employeur qui a d’ailleurs pris en charge financièrement sa défense. « Alberto Chirino est innocent », martèle le pénaliste parisien. « L’enquête le démontre : d’abord il ne devait pas travailler ce jour-là; ensuite les images vidéo de l’enregistrement des bagages le dédouanent également; enfin, l’examen de la téléphonie apporte la preuve que les autres mis en cause sont en contact téléphonique avant, pendant et après l’opération alors que mon client n’a jamais été en contact avec eux! »

Aucune complicité n’a pu être établie sur la plate-forme de Roissy. C’est pourtant là, sous la discrète surveillance des policiers de l’OCRTIS, que les valises ont été stockées avant qu’un premier camion ne vienne prendre livraison de 400 kg. Il sera intercepté avant la frontière Luxembourgeoise. Sa destination : Naples où la Camorra ne le verra jamais arriver. Le reste de la cargaison était destiné, selon une source proche de l’enquête, aux Pays-Bas puis au Royaume-Uni. Trois Italiens âgés d’une quarantaine d’années sont toujours écroués dans ce dossier. Ainsi que deux Anglais, âgés de 28 et 32 ans, deux lieutenants présumés de Dawes.
Des liens avec la famille Karzaï

Originaire des environs de Nottingham en Angleterre, Robert Dawes a commencé sa « carrière »comme simple homme de main dans l’ombre de son père Arthur et de son frère ainé John avant de gagner ses galons de « baron de la drogue » à la fin des années 90 dans le sud de l’Espagne. C’est là, dans la très chic station balnéaire de Benalmádena près de Málaga sur la Costa del Sol, que ce père de trois enfants a été interpellé début novembre par la Garde civile suite à un mandat d’arrêt européen délivré par la France. Mais l’homme intéresse également les polices anglaise et hollandaise: son nom a en effet cité dans au moins deux affaires de meurtre en 2002 à Groningen aux Pays-Bas et a Sutton, sa ville d’origine.

Voyageur infatigable – il revenait d’un séjour en Finlande lors de son interpellation- l’Anglais a été signalé au fil des ans aussi bien en Afrique du Sud, qu’en Amérique du Sud ou encore à Dubaï où il est tombé en 2007 notamment pour blanchiment. A cette occasion, ses liens avec le sulfureux neveu de l’ancien président afghan Karzaï avaient été mis à jour. Cela ne l’aurait pas empêché de poursuivre son business depuis sa cellule aux Emirats-Arabes-Unis selon les autorités espagnoles qui obtiennent son extradition en 2011 suite à une saisie antérieure de plus de cinq tonnes de résine de cannabis, 100 kilos d’héroïne et 210 kilos de cocaïne… Avant de résoudre à le laisser filer suite à un problème de procédure. Présenté à la juge Anne Bamberger à son arrivée à Paris, Robert Dawes a été mis en examen et placé en détention provisoire.

Stéphane Joahny – Le Journal du Dimanche

http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Un-Anglais-derriere-le-vol-Air-Cocaine-de-Roissy-762641

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