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SANTO DOMINGO (narcotrafic): grand guignol à Punta Cana (suite 2)

Christophe Naudin, pour y revenir, malgré ses casseroles (évoquées précédemment), est un agitateur qui n’est pas dénué d’un solide sens du commerce, car c’est aussi une des personnes qui vit sur la peur que l’on fabrique parfois : outre sa société prise dans la tourmente IKEA est aussi à la tête d’une autre société de sécurité (Caps Training, axée sur l’imager scanner) qui profite de la peur créée par d’autres, ou même… par ses soins (dans son listing, une bonne partie des aéroports français : on conçoit qu’à partir de là il se soit créé quelques facilités pour lui-même ou deux de ses nouveaux amis !). Dans un reportage terrible sur lui réalisé par Elise Lucet, on comprend mieux les principes biaisés qu’il utilise pour « placer » sa société de sécurité. Dans ce saisissant reportage, il se fait en effet piéger et ridiculiser en avouant toucher de l’argent d’une entreprise qui fabrique des broyeurs-déchiqueteuses de documents, alors que dans un autre reportage télévisé on le voyait fouiller une poubelle pour en sortir un papier dont il affirmait qu’il permettait de « voler l’identité » de celui qui l’y avait jeté. Pris sur le fait, dans le reportage, de bien montrer en évidence la MARQUE du broyeur, en gros plan, il sera obligé de reconnaître que oui, il avait passé un accord avec les fabricants pour faire ce reportage qui une fois encore attisait la peur chez les gens (il avouera en tirer « 2000 euros par an » dans l’interview). Le « spin-doctor » s’en prend plein la tête ce jour-là, car Elise Lucet, plutôt tenace, on le sait, démontre avec brio que ces peurs manipulées sont totalement bidonnées. Dans son reportage sur » « Le Business de la Peur », c’est à 55 minutes après le début du visionnage. Vous le verrez fuir physiquement les questions embarrassantes pour lui quelques minutes plus loin… lorsqu’on lui montrera les tripatouillages des chiffres de l’usurpation d’identité, annoncés à 210 000 par lui et à 10 297 par la Police… On sait que la peur de l’autre est un des moteurs essentiels de l’extrême droite, et Naudin participe donc à créer cette atmosphère qui favorise grandement l’explosion de l’extension des idées d’extrême droite, justement. Naudin a d’autres dadas aussi, telle la biométrie, qu’il tente d’imposer partout… car bien entendu il tire profit directement des installations de protection y ayant recours, avec sa société « Caps Training ». Bien entendu, il se défend d’être lui même d’extrême droite…
Le procureur dominicain si décrié (son procès a été bâclé, ça personne n’en doute pour ne pas trop mettre en évidence la déliquescence des services de lutte contre le trafic de cocaïne, dans lequel un nombre considérable de fonctionnaires dominicains est impliqué, sur ce quoi je reviendrai aussi ici, soyez en sûr) ne connaissait pas la personnalité sulfureuse de l’homme venu en tant qu’expert aérien, mais il avait bien perçu que l’ancien fouilleur de dossier de la police française ne venait pas seulement formuler une parole experte. Il venait donner un coup de main direct aux deux pilotes, qui avaient déjà semble-t-il pris contact avec un autre personnage connaisseur à la fois de l’armée et de la République Dominicaine. Ça c’est la deuxième découverte qui nous relie à nouveau… à l’extrême droite, encore elle. On l’a en effet assez vite appris, par l’individu lui-même, qui a tôt fait de mettre en ligne une étonnante photo sur son compte twitter. En date du 21 octobre, on voyait en effet un Aymeric Chauprade en mocassins pour bateaux entouré des deux pilotes en tongs et sandalettes, photographiés à l’hôtel Embajador où ils résidaient (ils n’étaient donc pas repartis en prison pendant leur appel). Prêts à prendre le bateau, en quelque sorte. Voire l’hélicoptère comme on l’a appris… d’un journal d’extrême droite, Valeurs Actuelles, très fier visiblement d’impliquer Chauprade dans l’affaire, avec preuves à l’appui… Tout cela sentant fort l’orchestration d’officine ou les dissensions internes (c’est à qui sort le scoop le premier pour tirer la couverture à lui !). Quant à s’assurer de quel bord politique est ce sauveur tombé du ciel, pour cela, il suffit de jeter un œil sur son compte twitter, où juste en dessous de son post du 21 figure celui de la veille, qui se présente ainsi :
C’est pour le moins flagrant ! On a bien affaire à un extrémisme de droite. Et à une organisation très fière de nous présenter au plus vite comment elle a opéré : et là, comme par hasard encore, c’est le magazine le plus à droite existant en France (avec Rivarol), « Valeurs Actuelles », qui ne tenant plus, a lâché le morceau.
En donnant sans s’en apercevoir, trop entraîné dans la gloriole à tirer du rapatriement, un élément fort important du puzzle. Valeurs Actuelles, il faut le savoir, fait partie du groupe Valmonde qui est devenu une filiale à 100 % de la holding Dassault Communication de Serge Dassault avant de passer chez Sud Communication, (avec Pierre Fabre), le résident du comité éditorial du groupe Valmonde étant François d’Orcival. De son vrai nom Amaury de Chaunac-Lanzac, celui qui aujourd’hui encore commet des éditoriaux provocateurs et choisit des « unes » immondes (telle celle-ci, ou celle figurant à gauche ici dans le chapitre). Partisan de l’Algérie française dans sa jeunesse, il a débuté sa carrière politique chez Jeune Nation (mouvement d’extrême droite dissous en 1958) pour devenir le président de la Fédération des étudiants nationalistes mais en écrivant en même temps dans la revue Défense de l’Occident de Maurice Bardèche mais aussi à celle de de Dominique Venner, le suicidé de Notre Dame (Europe-Action). Valeurs Actuelles, si désireux de montrer que l’extrême droite est bien derrière l’affaire (ça semble vraiment les exciter comme des puces cette affaire !) a en effet sorti rapidement un dossier surprenant sur comment s’est passée l’exfiltration des deux pilotes. En mettant en ligne une surprenante preuve des préparatifs: celui de la location d’un hélicoptère de la société Helidosa. Notamment son Bell 429 Global Ranger, numéro de série 57142 et immatriculé HI931, recruté pour transporter les deux évadés vers les Antilles.
Le magazine prend un malin plaisir à montrer la facture réglée par Chauprade en personne : 12 110 dollars, ce qui n’est pas rien. Qui donc a pu le renseigner ? On songe au même Chauprade, bien sûr, ravi de se faire une telle publicité !! On n’imaginait pas l’ex titulaire de la chaire au Collège Interarmées de Défense, devenu depuis député européen, capable de sortir une telle somme pour ce qui est complaisamment présenté, en prime, comme une opération de diversion dans la rocambolesque présentation de l’opération. Pourquoi donc Chauprade, s’interroge alors la presse, qui découvre vite qu’il connaît très bien la République Dominicaine, et dont les amis – et les ennemis- sont forts intéressés à détruire sur Wikipedia par vandalisme d’IP tout ce qui pourrait nuire à sa réputation. Visiblement, ce monsieur n’a pas que des amis dans la vie ! C’est Europe 1 qui a lâché le premier le morceau sur son cas : « parfait connaisseur de la République dominicaine. Toujours est-il que la République dominicaine est un pays qu’Aymeric Chauprade connaît bien. Géopoliticien, il a été conseiller de l’ancien président, Leonel Fernandez, et a résidé quatre ans durant sur le territoire. L’homme a aussi u
ne carrière militaire, puisqu’il a été professeur au Collège interarmées de défense et officier de réserve dans la marine nationale. » Un Leonel Fernandez, dont un trafiquant notoire, Quirino Ernesto Paulino, condamné à 10 ans de prison pour trafic de cocaïne, a dit il y a peu (en février dernier) qu’il lui aurait reçu de sa part 4,6 millions de dollars en cash de 2002 à 2004 … Quinto, arrêté en décembre 2004 avec 1,4 de coke, la plus large saisie jamais faite en République Dominicaine ! Cas particulier de Quririno : c’est un homme d’affaires mais aussi, et c’est plus courant là-bas, un ancien capitaine de l’armée de la République dominicaine (dans la Force aérienne dominicaine ou FAD): la République Dominicaine n’est certes pas le Danemark de Shakespeare, mais plusieurs choses semblent quelque peu pourries dans le pays !!!
La prise qui remonte à loin était assez faramineuse en effet. « Le 18 Décembre, 2004 a été découvert et arrêté un camion contenant 1.387 kilos de cocaïne, d’une valeur de 30 millions de dollars, qui provenait de Colombie. Le camion venait de la région sud de la République Dominicaine et se dirigeait vers la région industrielle du Nord, pour en traiter le contenu et et l’envoyer vers leur destination finale, les États-Unis. Le conducteur du camion était Tirso Cuevas Nin, en compagnie de l’ancien colonel Lidio Arturo Nin Terrero,
ce dernier était le chef de la prison de sécurité maximale de Azua qui, au moment de son arrestation, se déplaçait dans le petit camion Daihatsu (cf. les quatre images provenant de la DNCD). Les deux ont été interceptés par des agents de la DEA et de la Direction nationale de contrôle des drogues (DNCD). Nin Terrero a déclaré être juste un passager et a affirmé ne pas savoir ce qui était dans le camion. Jusqu’au 18 mai 2008, Nin n’a jamais changé sa déclaration selon laquelle il a reçu une « bola » (c’est un remède de cheval du pays, constitué d’une boule dont les ingrédients sont non précisés, qui est dissous dans l’eau et bu comme les gens pour les faire guérir). Des questions sur le rôle du président,
d’un pays soumis au narcotrafic, ce n’est pas ce qui manque. Pour lui, bien sûr, l’affirmation du trafiquant n’était de la provocation et de l’agitation politique. Et pourtant, des événements aujourd’hui oubliés demeurent fort troublants. En 2008, par exemple, le pilote Harold Manzano Garcia était tombé entre les mains de la Dirección Nacional de Control de Drogas (DNCD), avec à bord de son appareil, un modèle Areospatiale
Dauphin AS365N2 de couleur bleu-nuit immatriculé N646GE. Chauprade a cette époque-là n’est pas encore conseiller du président dominicain, avec qui il se fera complaisamment photographier… en 2009 (photo chapitre du dessus, mise en ligne sur son propre CV). Il est resté quatre ans à son service, entre 2009 et 2012. Le 4 octobre 2012, le même hélicoptère présidentiel se fera remarquer en taillant en pièces un coin de hangar de l’aéroport Higuero, à St Domingue, piloté cette fois par un dénommé Fidel Báez (voir ci-dessous à gauche). Le N646 GE était en fait un hélicoptère de remplacement de l’appareil officiel, dont les problèmes récurrent avaient provoqué son envoi aux Etats-Unis en 2013 : il datait déjà de plus de 20 ans.
Mais ce fameux hélicoptère défaillant va faire l’objet d’une étrange présentation chez les soutiens des deux pilotes alors encore retenus. Dans la revue « Piloter », qui a ouvert ses colonnes au collectif pour faire rentrer en France les des deux pilotes, un article est en effet bizarrement consacré au « fameux » à hélicoptère présidentiel : « la présidence de la République Dominicaine ne dispose qu’un d’un vieil hélicoptère Dauphin AS 265-N (immatriculation 3029 de la Fuerza Aera de la Républica Dominicana). Un mois avant le verdict condamnant Pascal Fauret et Bruno Odos, on a appris que, « faute de crédit pour payer la réparation », le Dauphin était simplement « abandonné » dans l’atelier américain où il avait été mis en révision. Il serait question de le remplacer par un Falcon 50 d’occasion… Coup de chance, la Dirección Nacional de Control de Drogas est placée sous les ordres directs du Président de la République. » Les sous-entendus des défenseurs des pilotes ont été fort surprenants parfois durant ces derniers mois. L’info provenait de acento.com.do et d’Hispanola TV. La thèse défendue par Jean-Pierre Otelli, de « Piloter »(ici en Fouga Magister (1)) étant assez simplette : « c’est un secret de polichinelle à Saint-Domingue que cet acharne- ment a été motivé par la volonté de protéger les véritables responsables au sein des services dominicains, mais aussi dans le but de s’approprier l’avion. Les autorités dominicaines pensaient qu’une condamnation de l’équipage impliquait obligatoirement la saisie définitive de la machine » écrit-il en août 2015. Une thèse qui était largement répandue dans l’entourage même des deux pilotes, dans les forums surtout : selon ces gens, le Falcon 50 sur lequel aurait lorgné les dominicains aurait ainsi été en quelque sorte « kidnappé ». Une thèse pratique pour évacuer tout problème de contenu : c’était donc le contenant qui était visé !!! Simplette, en effet, cette théorie l’était ! Le nouvel hélicoptère présidentiel est devenu en réalité un peu plus tard un Dauphin, EC 155B, datant de 2004, acheté aux États-Unis et amené au pays le 7 Juillet 2014. C’était l’ex N151PM, ex N151MP, ex G-LBAI, ex N672LE.. photo ci-dessous). le premier modèle du type EC 155 avait volé en 1998. Le Falcon d’Afflelou retenu n’avait donc en fait rien à voir dans ce remplacement d’appareil présidentiel ! On avait bien eu affaire à une manipulation orchestrée et entretenue par le comité de défense des deux pilotes !
Le hic, surtout, c’est que c’était aussi pour en revenir à 2008 le pilote personnel « bis » du Président de la République N646 GE; et que c’était aussi devenu l’hélicoptère de la présidence, en effet. Pour se défendre, le responsable du bureau présidentiel Rafael Nunez avait évoqué un « frère » de Garcia, et que celui-ci ne « pilotait qu’occasionnellement l’hélicoptère »… En répense aux attaques, le président demandera à ses militaires et ses policiers de faire corps contre ces accusations sans vraiment susciter l’enthousiasme. L’explication du pourrissement constaté tenant dans l’affaire Rosado Fermin, dont je vous parlerai bientôt en détail : en résumé le directeur d’une compagnie aérienne mêlée à un trafic de cocaïne. Ses nombreuses indélicatesses fiscales l’avaient fait repérer. Elles mèneront à au carte de Los Sapos (le gang des crapauds) mais aussi… à celui de Sinaloa, au Mexique. Parmi les personnes arrêtées dans ce vaste coup de filet, on relèvera Juan Ramon Perez Rosado, qui était aussi un ancien officier de la police nationale, Carlos Manuel Ramirez de la Force aérienne, et le Lieutenant Henry Valdez Garcia. L’armée, en première ligne dans le trafic, comme c’est le cas… Au Venezuela ! Dans un épisode de « Coke en Stock » à venir, vous verrez que cette découverte impliquait aussi le patron de CaribAir, lui aussi accusé de narcotrafric.
Etrangement, le 11 mars 2014, un juge, Elka Reyes Olivo, libérait une bonne partie de ceux impliqués, leur interdisant de sortir du territoire, tout en effectuant la saisie de 4 appareils détenus depuis octobre 2012. « Dans l’acte d’accusation, on pouvait lire qu’au début de 2012, un agent infiltré de l’état comme pilote, pour déterminer dans quel le but avait-il été embauché pour faire se poser en Apure, au Venezuela, un avion bi-moteur et recevoir en récompense 40 000 dollars » note ici Arecoa.com, laissant entendre que depuis 2012 tout le monde était surveillé, et que certains vols avaient été suivis, en attendant de plus gros chargements à prendre en flagrant délit… la justice et la police dominicaine (ainsi , visiblement, cherchait à remonter vers de plus gros poissons encore… le New-York Times avait lui aussi découvert ce trafic, montrant le 26 juillet 2012 la photo du Cessna T210 M Centurion immatriculé XB-KTC tombé en pleine jungle de l’Apure le 7 mai (2012). Selon le bureau du Safety Network, ce sont deux appareils qui avaient été brûlés par les vénézuéliens, et non abattus, le début d’une autre longue saga dont j vous ai déjà parlé ici. Les photos des deux appareils avant et après leur incendie avaient fait la une de Noticias 24, visible ici. Le journal américain diffusait alors un incroyable schéma : celui du nombre d’appareils (121 !) ayant décollé du Venezuela pour atterrir prioritairement au Honduras, ainsi que dans tout l’arc ouest du Golfe du Mexique, mais aussi vers Haïti et… la République Dominicaine. Selon le schéma, les convoyages par voie aérienne ne représentaient que 20% du trafic !!! Sachant que le plus petit modèle (le Centurion) pouvait contenir jusqu’à 600 kilos de cocaïne, c’est donc au minimum 72 tonnes qui auraient ainsi transitées par la voie des airs !
Parmi les personnes arrêtées, des militaires, donc; mais aussi des gens de la DNCD et des policiers :
ce fut ce jour-là un camouflet complet contre la lutte antidrogue que prônait alors Leonel Fernandez… d’autant plus que l’on avait fini par remonter jusqu’au cerveau de l’affaire, qui n’était autre que Francisco Antonio Hiraldo Guerrero, l’ancien directeur en personne de la DNCD de 2006 à 2008, et dont l’adjoint direct s’appelait …. Quirino Paulino !!! Grâce à la drogue, l’homme avait engrangé 14,6 millions de pesos sur 25 comptes bancaires différents, dont 19 à son nom (ou à celui de sa belle-mère, Céleste Peña González de Vries !). Les biens immobiliers ayant été mis au nom de sa femme, Bethany Rivas Peña de Hiraldo. l’un des immeubles d’Hiraldo abritait la Fundación Dios es Bueno (« Dieu est bon ») ! Le président Fernandez pouvait-il être ignorant de ce que manigançait véritablement son responsable de l’antidrogue, la question reste en suspens. Ce que lui a alors conseillé de faire Chauprade en est une autre… lors de l’enquête il avait été calculé qu’Hiraldo Guerrero avait au moins effectué 25 voyages d’en moyenne 400 kilogrammes de cocaïne, chacun équivalait à 100 000 dollars minimum. Le président pouvait-il ignorer à ce point une telle dérive ?
Chauprade, donc, conseiller » du même président, et la galaxie frontiste qui l’entourait toujours à l’époque (depuis une sortie islamophobe à l’emporte pièce, Marine LePen a pris ses distances avec lui) : « L’implication du FN en République dominicaine ne m’étonne pas », confie à L’Express un bon connaisseur de la vie politique locale. Selon cette source, Jean-Marie Le Pen s’est rendu à de nombreuses reprises en vacances sur l’île, hébergé chez un homme d’affaires corse et « facilitateur » des investissements hexagonaux en République dominicaine. Un « très proche » de Leonel Fernandez, l’ancien président qu’a conseillé Aymeric Chauprade pendant trois ans. « Ah tiens, voici la mouvance corse maintenant ! Ne manquait plus qu’elle !Historiquement, c’est tout ce qu’il y a de plus évident, pourtant. Rappelons que la célèbre bande de la Brise de Mer, auteur d’attaques de type militaire, au bazooka notamment, avaient élu justement domicile en République Dominicaine dès 1998 : « au mois de mai 1998, des informations selon lesquelles « un groupe de corses » serait arrivé en République Dominicaine en novembre 1997 pour acheter un hôtel-casino, « le Dominican Fiesta » (ici en photo promotionnelle à gauche), pour une valeur de 12 millions de dollars. Parmi les membres de ce groupe figurent MM Luciani et Rossi ainsi qu’une femme prénommée « Marie-Claire », architecte de profession. Les points de contact du groupe, implantés dans la partie hollandaise de l’île de Saint-Martin, sont deux sociétés d’acheminement de courriers et de valeurs. Ces sociétés, « Fernandez courrier service » et « Caribe United », acheminent l’argent, de Miami à l’aéroport international de Saint-Domingue où il est récupéré par le patron, d’origine corse, d’une société implantée sur l’aéroport. La somme transférée au mois de mars 1998, s’élève à 6 millions de dollars, et est portée à la connaissance de la police française mais le manque de coopération des autorités de la République dominicaine ne permettait pas d’approfondir, ni de vérifier ces renseignements » (2)… les mêmes qui avaient des liens avec des mafieux russes, à Kemerovo, avec l’obscure banque de transport Kuzbass (Kuzbasty transporty bank) du mafieux Vladimir Slabskin, qui gérait un casino à Kemerovo.
Chauprade (ici aux côtés de Marine le Pen) est en effet également un chaud partisan de la Russie et de ses nouveaux riches tendance russes blancs : « le géostratège du FN avoue se rendre plusieurs fois par an en Russie, où il a tissé de nombreuses «amitiés», notamment avec le milliardaire Konstantin Malofeev, qui consacre une partie de sa fortune et de son entregent à la promotion de la famille russe, de l’orthodoxie mais aussi des séparatistes ukrainiens. Kiev le considère comme le grand argentier des «bandes armées» dans l’est de l’Ukraine. » Malofeev, qui alimente la guerre en Ukraine et se présente comme celui qui parle à l’oreille de Poutine, dans… Valeurs Actuelles ! L’homme, qui est aussi à la tête du fonds d’investissement Marshall Capital, et de la fondation (caritative) Saint-Basile-le-Grand, a été sanctionné par l’Union européenne pour « financement illégal de groupes armés et d’actions terroristes » en Ukraine ! Le 4 juin 2014, Chauprade a organisé à Vienne avec l’aide (et l’argent de) Malofeev (photo signée Radiovox) une journée de rencontres entre élus du Front national français (FN), des des ultranationalistes russes, dont le « célèbre » Russe Alexandre Douguine, qui en France (3), passait au « Local » de Serge Ayoub (!) ceux du FPÖ autrichien et du parti bulgare Ataka, fasciste et xénophobe… fin septembre 2014,
Le FN contractait un prêt de 9 millions d’euros auprès de la banque russe First Cezch Russian Bank (FCRB)… un financement pour lequel Jean-Luc Schaffhauser, un ancien consultant de chez Dassault, aurait beaucoup joué de sa personne. en dénichant cette banque… minuscule. Selon Mediapart, « parallèlement à l’emprunt par le FN de 9 millions d’euros, l’association de financement présidée par Jean-Marie Le Pen a reçu, en avril 2014, deux millions d’euros d’une société chypriote détenue par Yuri Kudimov, un ancien du KGB reconverti dans la banque d’État russe VEB Capital. L’argent a été envoyé depuis un compte suisse. Le Pen affirme qu’il s’agit d’un prêt »… bien sûr. Autre gag de la saga interne du FN : dans un numéro de Spécial Investigation fort récent de Canal *+, le fameux Chauprade se plaignait à mots couverts de l’influence de Malofeev sur le groupe de Marine le Pen en le catégorisant comme étant…. « mafieux « !!!
Officiellement, c’était pourtant un « ami« . Ces gens-là sont décidément complotistes et paranos en tout ! En photo à gauche, Aymeric Chauprade au forum sur la famille à Moscou le 10 septembre 2014… il avait débuté ce jour là son discours par un retentissant « éminences honorables, invités, chers amis ! Je voudrais remercier les organisateurs de ce forum sur la famille et le futur de l’humanité. Avec une attention particulière pour la fondation St. André et pour mon ami Konstantin Maloféev que je salue ici, qui s’investit beaucoup pour la défense de notre cause patriotique et spirituelle ».. un discours fort applaudi. Juste après, une tirade marquait son territoire de pensée fort… limité : « cette guerre prend une forme individualiste dont les gouvernements de l’UE et le gouvernement des USA sont les principaux promoteurs. Ils se font les promoteurs de la culture de mort contre la culture de vie, de l’avortement, de la destruction du mariage fondé sur la différence sexuelle, de la théorie du genre, de tout ce qui va contre la vie et de tout ce qui est en train de construire un monde de barbarie ». Sous un costume bien coupé d’honnête homme, Chauprade enfile les perles anti-homo et Pro-vie à l’encan. Une vraie caricature, et une vraie duplicité surtout !
Les comptes suisses de LePen, alimentés en lingots d’or ? Un vieux serpent de mer, soulevé la première fois en 1981 avec l’annonce d’un compte ouvert chez UPS; mais revoilà qu’il ressort du Golfe du Mexique avec le journal Mediapart, qui en a retrouvé un autre, doté de 2,2 millions d’euros, un joli bas de laine composé en majeure partie, effectivement, de… lingots d’or. Jean-Marie collectionne les lingots, depuis son héritage « capté » des ciments Lambert (4). « Si Jean-Marie Le Pen a souvent défrayé la chronique judiciaire, ce n’est pas que pour ses jeux de mots racistes. Les conditions de son héritage du cimentier millionnaire Lambert en 1976, qui l’a rendu propriétaire de l’hôtel particulier de Montretout, à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), d’un immeuble parisien, d’avoirs financiers conséquents, posent question. Une fortune estimée à « 40 millions de francs lourds » par son ex-épouse, Pierrette Le Pen. La même que Le Pen chargeait, racontait-elle à Genève Home Informations en 1987, de retirer de son compte suisse des « petits nègres », code correspondant à 10 000 francs. En 2013, Le Pen justifiait ses voyages en Suisse dans les années 1980 par la diabolisation subie alors, ayant, disait-il, « du mal à trouver du crédit dans les banques françaises ». Depuis, le Front national a ouvert un nouveau front bancaire à l’Est, en se finançant auprès de banques russes… pour ses activités publiques. Pour entasser son magot personnel, la Suisse – comme l’or – reste une valeur sûre ». Un compte en lingots, donc, géré par un très proche de Jean-Marie : son majordome, depuis 1994 : Gérald Gérin, qui a aussi été son ancien assistant parlementaire (à tout faire, donc) mais aussi le trésorier de l’association de financement du parti d’extrême-droite, Cotelec (le précurseur de Jeanne, donc !). Aujourd’hui l’homme est à la fois l’assistant parlementaire de l’eurodéputée FN Marie-Christine Arnautu et l’assistant personnel de Jean-Marie Le Pen.
Un compte suisse sans nom véritable, à vrai dire : « le compte appartenait à un trust, une structure juridique qui permet théoriquement de dissimuler l’identité des bénéficiaires du dit trust, appelé Balerton Marketing Limited, raconte Mediapart, qui explique que le compte du trust est passé de HSBC à la Compagnie bancaire Helvétique à la veille des élections européennes il y a un an, en mai 2014 ». Un trust particulier, installé aux Iles Vierges, indique l’Humanité : « Balerton Marketing Limited », « structure gérée depuis Genève », nous apprend le site d’information, par Marc Bonnant, un avocat d’affaires dont le nom apparaît comme intermédiaire dans l’affaire SwissLeaks » un avocat sulfureux, ayant largement épousé les idées de celui pour qui il serait le mandataire. Ce que l’interessé nie farouchement : « contacté par Le Temps, il réaffirme le démenti déjà opposé à Mediapart: «Je ne gère et je n’ai jamais géré l’argent de Jean-Marie Le Pen. Je ne suis pas l’ayant droit de fonds des Le Pen ou du Front national.» «Je ne connais ni son majordome, ni sa chambrière», ironise-t-il encore. Certes, Marc Bonnant admet qu’il administre les fonds de Balerton Marketing Limited, mais «ce ne sont ni ceux de Jean-Marie Le Pen, ni ceux de Marine ou de Marion. Ils n’ont ni de près ni de loin à voir avec le FN», affirme-t-il. » Ou ça devient passionnant, c’est quand on apprend que le même avocat a réclamé la bagatelle de 4 milliards de francs suisses pour d’Elena Rybolovlev, dans son divorce d’avec Dmitry Rybolovlev, plus connu comme étant l’homme d’affaires russe propriétaire de l’AS Monaco. Sentant le vent venir, Rybolovlev avait revendu juste avant sa société minière Uralkali à des trusts chypriotes. Une structure offshore, qui lui permettait de ne pas déclarer la même fortune, pour n’avoir à verser que 564 millions à son ex !
Le 4 novembre, le fameux manoir de LePen était perquisitionné, suite à l’enquête de Tracfin. Le soupçon de fraude fiscale en est la raison. Pour LePen, qui se présentait ‘les mains propres » lors de sa campagne de 2007, c’est aussi d’une autre dissimulation dont il est accusé : « d’autres soupçons d’irrégularités visent les assistants payés par Jean-Marie Le Pen. Ce dernier a salarié au Parlement européen son assistant personnel Gérald Gérin ou encore sa secrétaire personnelle en Ile-de-France Micheline Bruna. Début 2014, on retrouvait également parmi les bénéficiaires de l’enveloppe mensuelle celui qui était alors le vice-président du FN en charge des élections: Jean-François Jalkh (député européen depuis juillet 2014, ndlr). De même pour Julien Sanchez, élu maire de Beaucaire en mars 2014, et qui fut aussi adjoint du responsable du service de presse du parti ».
Gérin, depuis, a été remplacé par un autre « petit jeune » tout droit sorti de l’armée, qui a pour nom… Pierre Jean Boleslaw Malinowski. Interviewé fort récemment sur son cas, le vieux lion a affirmé en bottant en touche que ce même Malinowski est « surtout un collaborateur d’Aymeric Chauprade« . En somme, l’assistant parlementaire de Jean-Marie est aussi l’assistant de celui qui sert de poil à gratter à sa fille… un assistant aux propos surprenants (on l’écoute ici se présenter) : « je préfère me promener dans les bois de ma campagne, près de Reims, plutôt que de me rendre dans les dîners mondains qui se tiennent sur Paris. Je ne cherche pas la notoriété. Sur le plan politique, je peux simplement dire que j’ai un profond respect pour le président Poutine. J’ai eu l’honneur d’être dans sa tribune à Moscou, le 9 mai, puis de déjeuner au Kremlin avec les vétérans de la Seconde Guerre mondiale – ce en l’absence du gouvernement socialiste. Il est le dernier rempart contre la décadence universelle. » Ouh là, on a du lourd aussi, là, avec le minot de JM, qui préfère les balades dans la nature au brouhaha parisien ! Signalons que ce jour-là, Laurent Fabius avait assisté au déjeûner (mais pas à la parade militaire). Malinowski aurait-il la vue basse ?
Chauprade, qui pour attirer encore plus le chaland vers sa personne, révèle avant hier que l’opération avait même un nom de code : « Diner en ville« . On se dit que ça sonne comme dans une production hollywoodienne, cette façon de présenter les choses de façon aussi cavalière, qui frise le grotesque complet. Et effectivement : des cinéphiles retrouvent vite l’origine du choix incongru : c’est en effet aussi le nom d’une d’une exfiltration hollywoodienne, celle de Brad Pitt, effectuée par Robert Redford dans le film « Spy Game » de Tony Scott… les deux complotistes qui se prennent pour des James Bond, décidément ils n’ont peur d’aucun ridicule, ces deux là !!! A Part que Naudin n’a rien d’un Brad Pitt, loin s’en faut, et que Chauprade est à mille lieues des engagements politiques et sociaux d’un Redford ! Mais Christophe Naudin a une autre corde à son arc : il sait aussi naviguer. En eaux troubles, en yachtman aguerri, comme vous vous y attendiez, j’imagine : ça, ce sera pour demain… avec un autre invité surprise au grand guignol de Punta Cana. Mais vous avez son nom, déjà, en ayant lu cette page … ah un petit cadeau de fin de page : Naudin en train de nous expliquer le latin et le sens du mot biométrie. Rien que ça vaut le détour. Au détour aussi de son discours, un petit schéma : on y distingue l’adresse IP de l’individu, mêlée aux empreintes digitales (5). Orwell, vous avez dit ?
Reportage (Suisse) un peu mou sur la Brise de Mer :
http://www.rts.ch/play/tv/zone-d039ombre/video/le-gang-corse-de-la-brise-de-mer?id=4088564
(1) le même Otelli photographié jeune à bord d’un Fouga de l’armée n’a en fait piloté que des avions légers (Cessna 172 et Cap 231) comme l’indique ici un posteur en forum, ulcéré d’avoir lu ses propos sur les pilotes d’Air France lors de la catastrophe du vol AF447. Marc Leroy, commandant de bord d’A330 et ancien officier pilote de l’Armée de l’Air l’avait aussi vertement repris. Il est intervenu à plusieurs reprises sur le sujet comme ici encore. Otelli, a une vision de l’aviation plutôt… discutable, à regarder que les titres de certains de ses ouvrages… accrocheurs, disons (celle ici à droite, il faut oser, en effet…). A noter que la société d’édition d’Otelli a sorti aussi « Pilote de Crusader » de Claude Gaucherand. L’homme a fini contre amiral, avant de s’illustrer dans l’humanitaire au Sahel chez Aviation Sans Frontières à bord d’un Cessna 182. Ce monde des anciens militaires de l’aviation est bien petit… Gaucherand, qui cite facilement du John le Carré, a aussi été le conseiller militaire de Jean-Pierre Chevènement, qui aujourd’hui se rapproche de Dupont Aignan…
(2) pour savoir qui est ce Douguine, relisez donc ceci :
http://www.centpapiers.com/poutine-n’est-jamais-alle-lune-2/
y figure une photo de Dougine en plein exposé en janvier 2011 dans le fief de Serge Ayoub…
(2) lors du procès de l’assassinat de Sabri Brahimi, le 29 janvier 2009, et de celui de Thierry Castola, à Bastelicaccia, on avait pu noter l’attitude d’un des accusés principaux juste après : « À l’heure de l’exécution de Sabri Brahimi, en plein coeur d’Ajaccio, Guy Orsoni affirme qu’il se faisait « couper les cheveux chez le coiffeur, sa tante », en l’occurrence. Il quittait la Corse le lendemain pour Marseille et, quelques jours plus tard, s’envolait avec trois de ses coaccusés en République Dominicaine. » Il sera arrêté deux ans plus tard en Espagne, à Madrid. Dans cet étrange procès, tous seront acquittés sauf Orsini,qui écopera de 8 ans, accusé seulement d’avoir fait des faux papiers. Le parquet qui avait fait appel a été débouté en septembre dernier…
(4) l’histoire est racontée ici:
http://www.politique.net/2007122602-enquete-sur-la-fortune-de-le-pen.htm
(5) parmi les hauts faits du fameux « conseiller » de BFM : « en se basant sur les expériences des Red-Team de l’administration américaine, il est le premier à conduire des tests de sûreté en 2003 et 2005 dans les aéroports français à la demande du député Charles de Courson (UDF), tests qui sont désormais reproduits régulièrement par la police ou par les douanes pour évaluer la perméabilité des aéroports » selon Wikipedia. Voilà qui a dû être très pratique en effet pour faire passer deux copains de virée aux portiques, non ? Orwell, vous avez dit ?
Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.
http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-2/
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FRANCE (Air Cocaïne): le convoyeur des pilotes persona non grata chez les gendarmes – Le Parisien
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FRANCE (Air Cocaïne): Chauprade s’exfiltre du FN | Mediapart
http://www.mediapart.fr/journal/france/091115/air-cocaine-chauprade-sexfiltre-du-fn
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SANTO DOMINGO (Air Cocaïne): la crainte d’une vengeance judiciaire
NARCOFRIC: pourquoi le nom de Benzema a été cité dans l’affaire Air Cocaïne – Le Point
Relaxé dans l’affaire Zahia et mis en cause dans le chantage à la sextape de Mathieu Valbuena, le buteur du Real Madrid doit soigner ses fréquentations.
Par Marc Leplongeon

La star du Real Madrid pourrait bien – malgré elle – avoir joué un rôle dans le dénouement d’un des plus gros trafics de drogue de ces dernières années. Il y a quelques mois, Le Point.fr révélait que le suspect n° 1 de l’affaire dite Air Cocaïne, celui que l’on accuse d’avoir payé et commandité les vols transtlantiques à destination de la République dominicaine et de l’Équateur, avait été identifié grâce à ses liens avec Karim Benzema. Depuis le début de cette affaire, la juge d’instruction marseillaise, Christine Saunier-Ruellan, s’interroge en effet : qui a la surface financière pour payer plusieurs vols transatlantiques de centaines de milliers d’euros ? Quel gros bonnet du grand banditisme a la faculté d’acheter 700 kilos de drogue sur le marché andin, pour l’écouler ensuite en Europe, pour des millions et des millions d’euros de bénéfices ? Nécessairement quelqu’un qui a beaucoup d’argent.
Or, l’organisateur présumé des vols, Franck Colin, et Nicolas Pisapia, le passager VIP arrêté à Punta Cana en mars 2013, ont toujours dit que le véritable commanditaire des voyages transtlantiques était un certain « Daryan » ou « Rayan » (cela varie selon les versions), agent de joueurs et grand amateur de ballon rond. C’est lui qui aurait apporté le cash pour payer la SN THS, la compagnie aérienne qui emploie les deux pilotes, Bruno Odos et Pascal Fauret. Selon plusieurs personnes qui l’ont rencontré, et qui ont ensuite témoigné devant les enquêteurs, « Daryan » se présentait toujours comme vivant en Espagne ou en Italie, et se disait à chaque fois proche de Karim Benzema. Interrogé à de multiples reprises par les policiers et par la juge, Franck Colin, peut-être par peur, n’a jamais voulu révéler la véritable identité du fameux « Rayan » ou « Daryan ».
Des chaussures dédicacées !
Les gendarmes, en lien avec la Guardia civil espagnole, vont alors activer leur réseau, puis repérer leur suspect sur plusieurs « rencards » à Nice, mais également sur la Costa del Sol*. L’homme n’est pas très discret : il arpente les rues de Marbella en Bentley cabriolet rouge. Les enquêteurs attendent patiemment qu’il se grille sur un gros coup pour l’arrêter. Le flag’ aura lieu quelques jours plus tard, le 16 octobre 2014, à Carthagène. Huit personnes sont arrêtées alors qu’elles déchargent dans un entrepôt plus de 400 kilos de cocaïne !
Une perquisition est immédiatement dilligentée chez un des caïds arrêtés, Ali Bouchareb, 43 ans, sous le coup de plusieurs mandats d’arrêt internationaux émis notamment par la France, pour braquage. À son domicile, plusieurs faux papiers d’identité, dont un au nom de… « Ryan ». Jackpot pour les enquêteurs, qui poursuivent leurs saisies et découvrent avec stupéfaction plusieurs photographies du malfrat au côté de Karim Benzema, ainsi que des chaussures dédicacées ! Après quelques vérifications d’usage (réquisitions téléphoniques, planche photographique présentée aux témoins…), le fameux Ali Bouchareb, pris avec 400 kilos de coke en Espagne, et qui se dit proche de Karim Benzema, est bien le suspect numéro un de l’affaire Air Cocaïne. Emprisonné en Espagne, l’homme sera cependant, à la surprise générale, libéré quelques semaines plus tard, avant que les enquêteurs français aient eu le temps de l’interroger…
Joint par Le Point.fr, l’agent de Karim Benzema, Karim Djaziri, dit ne pas en revenir : « Je n’ai pas connaissance de cette histoire et n’ai jamais entendu parler d’un membre de l’entourage de Karim qui aurait été emprisonné en Espagne pour trafic de drogue. Vous savez, Karim a 20 millions de fans sur Facebook. N’importe quel fan fou furieux peut avoir pris des selfies avec lui à plusieurs reprises. Cela ne signifie pas que c’est un de ses proches. »
Des fréquentations à surveiller
Karim Benzema ferait bien, à l’avenir, de surveiller ses fréquentations. Relaxé dans l’affaire Zahia, les juges d’instruction l’avaient soupçonné d’avoir eu, alors qu’il passait une soirée avec son agent, une relation sexuelle tarifée avec la prostituée alors qu’elle était mineure. Karim Benzema avait finalement été mis hors de cause, le tribunal estimant que le footballeur ne pouvait pas, dans tous les cas, connaître l’âge de la jeune femme.
Dans l’affaire du chantage à la sextape de Mathieu Valbuena, Karim Benzema a été placé en garde à vue mercredi à Versailles, puis déféré à un juge jeudi matin. Selon une source proche du dossier citée par l’Agence France-Presse, « Karim Benzema a reconnu être intervenu auprès de Valbuena à la demande d’un ami d’enfance, approché par trois escrocs qui avaient en leur possession la sextape. Il a déclaré s’être mis d’accord avec l’ami d’enfance sur ce qu’il devait dire pour que son coéquipier négocie exclusivement avec lui », a affirmé cette source. L’attaquant a affirmé qu’il avait « voulu rendre service à son ami » sans penser qu’il portait tort à Valbuena.
* L’Affaire Air Cocaïne, Mafia et jets privés, éd. du Seuil, 19 euros, par Jérôme Pierrat et Marc Leplongeon (journaliste au « Point » et auteur du présent article).
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AIR COCAÏNE: la DNRED, l’OCRTIS, le TRACFIN avaient ils des informations sur cette affaire ?
Depuis la fameuse saisie des camionnettes lestées de cannabis qui permit à François Hollande d’aller faire le beau avec son copain Michel Sapin au siège de la DNRED pour encenser ce grand service dont le directeur, le DI Jean Paul Garcia, était absent .
Comme sont absents aujourd’hui dans le dossier » Air cocaïne » nos services spécialisés en matière de stupéfiants.
Nos services spéciaux ne seraient ils aujourd’hui devenus que des « faire valoir » des politiques?
Que savent ils réellement sur le narcotrafic, sur le narco-terrorisme, sur l’ Aero-narcotrafic, sur l’évasion fiscale …et surtout que font ils réellement pour lutter contre ces plaies societales actuelles ?
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AERO-NARCOTRAFIC: grand guignol à Punta Cana (1) | CentPapiers
Des liens particuliers, des connections, des relations…
Vous trouverez dans ce premier volet de « Grand guignol à Punta Cana » des informations inédites !
http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-1/#comment-40953
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FRANCE (dossier Air cocaïne): le pilote Bruno Odos au tribunal de Marseille pour être entendu par la juge
French pilot Bruno Odos, accused of trying to fly dozens of suitcases packed with cocaine from the Dominican Republic to France, convicted of crimes related to drug trafficking and sentenced to 20 years in prison, speaks on August 14, 2015. Odos and other three French citizens and 37 Dominicans are Involved in a drug trafficking case which the French media dubbed the « Air Cocaine » affair.
AFP PHOTO / ERIKA SANTELICES – ERIKA SANTELICES/AFP
Bruno Odos, l’un des deux pilotes impliqué dans l’affaire Air Cocaïne, est arrivé mardi matin à Marseille, pour y être entendu par la juge d’instruction en charge de cette affaire en France, a annoncé à l’AFP son avocat Jean Reinhart.
M. Odos est arrivé peu avant 09H00 au palais de justice, à l’arrière d’une voiture de gendarmerie, dissimulant son visage derrière une veste.
L’autre pilote, Pascal Fauret, 55 ans, doit être entendu mercredi par la juge Christine Saunier-Ruellan, qui instruit l’enquête sur ce vaste trafic de drogue transatlantique depuis février 2013.
Pour cette première audition, dix jours après une rocambolesque fuite depuis la République Dominicaine, les questions de la juge d’instruction devraient rester « très générales » selon Me Reinhart: identité, conditions dans lesquelles se passaient les vols suspects.
Pour M. Odos, l’enjeu de la journée est de savoir s’il pourra recouvrer ce soir la liberté, éventuellement sous contrôle judiciaire, ou s’il sera maintenu en détention pour permettre la poursuite de l’enquête.
Les deux pilotes avaient été arrêtés lundi à l’aube chez eux, dans le Rhône et dans l’Isère.
Ils s’étaient enfuis il y a dix jours de République Dominicaine où ils avaient été condamnés en août 2015 à 20 ans de prison, et laissés libre en attendant leur appel.
Air cocaïne : l’arrivée d’un des pilotes au… par LaProvence
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AERO-NARCOTRAFIC (Air cocaïne): pour Philippe Labro, la vérité sur cette affaire….vous ne la saurez jamais!
Labro – La vérité sur Air Cocaïne ! par LePoint
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Même les AWACS n’ont rien vu du trajet maritime de l' »exfiltration »!
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EVASION (Air Cocaïne – INFO FRANCE 2): l’assistant parlementaire de Jean-Marie Le Pen, Pierre Malinowski, faisait partie du commando qui a organisé la fuite des deux pilotes

Le voile se lève tous les jours un peu plus sur les détails de l’évasion des deux pilotes mis en cause dans l’affaire Air Cocaïne. Selon les informations de France 2, l’assistant parlementaire de Jean-Marie Le Pen, Pierre Malinowski, figure parmi les hommes qui ont aidé Pascal Fauret et Bruno Odos à échapper aux autorités dominicaines.
Pierre Malinowski était à bord de la première embarcation qui a permis aux deux pilotes de fuir la République dominicaine. Le commando était composé de trois personnes. Un marin recruté sur place par les Français conduisait la vedette rapide, affrétée spécialement par Aymeric Chauprade, eurodéputé Front national, également à bord. Le troisième homme n’était autre que Pierre Malinowski, l’assistant de Jean-Marie Le Pen au Parlement européen.
Sur la photo qui a filtré peu après cette cavale rocambolesque, on le voit installé à l’arrière du bateau, coiffé d’un chapeau blanc. Il consulte deux téléphones satellite. Joint par France 2 au téléphone, Pierre Malinowski a confirmé sa participation à l’opération, par « solidarité militaire », et affirme n’avoir touché « aucun centime ».
Un ancien légionnaire, membre du FN depuis deux ans
Fils d’un historien spécialiste de la Grande Guerre, Pierre Malinowski est inconnu du grand public. Cet autodidacte s’est engagé dans la Légion étrangère à l’âge de 17 ans.
Il a rencontré Jean-Marie Le Pen en 2010 dans des conditions qu’il entend garder « secrètes ». Cet homme de l’ombre a adhéré au Front national il y a deux ans seulement et gère les activités parlementaires européennes de l’ancien leader frontiste.
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AERO-NARCOTRAFIC: retour sur le Boeing 727 d’un autre prince saoudien, prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud

ilfattoquotidiano.fr
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Coke en stock (VIII) : le 727 du prince saoudien
Et de quatre ! Non, de cinq, si l’on remonte un peu plus loin dans l’histoire. Car l’idée de remonter de Colombie des poids astronomiques de drogue par avion n’est pas totalement nouvelle, à vrai dire. Ni même la sorte d’avion qui le permet. Il y a plus de dix ans déjà, un appareil similaire à celui qui s’est écrasé au Mali avait déjà tenté de le faire. Là encore, on a déjà tout oublié le concernant. Logique, quand on se remémore son propriétaire. Il est en effet des personnes, qui bénéficient assez vite de l’omerta de la presse si on les prend en situation délictueuse. Car l’individu a le bras très long, et peut se permettre de n’être condamné que par contumace et ne jamais avoir à se livrer. C’est le cas de certains princes saoudiens parmi ceux qui conduisent cette planète, assis sur leur matelas de pétrole qui parfois ne leur suffit pas. C’est le cas incroyable d’un prince saoudien déjà oublié, trafiquant de drogue récidiviste à ses heures.
Lorsqu’on dévoile les noms des trois pilotes arrêtés par la police de Guinée Bissau, Carmelo Vásquez Guerra, Carlos Luis Justiniano Núñez et Daniel Aguedelo Acevedo, une étrange impression apparaît : l’un d’entre eux nous dit quelque chose. Le premier cité a en effet un frère. Michael Vásquez Guerra, qui, le 21 avril 2006, avait lui aussi dû lui aussi faire un atterrissage d’urgence à Ciudad del Carmen, dans l’Etat du Campeche, au Mexique sur la route du Vénézuela. A bord de ce DC-9 immatriculé N900SA, les policiers mexicains avaient saisi 128 valises noires, représentant 5,5 tonnes de cocaïne. Un record ! Mais à la limite, ce n’est pas ça qui avait le plus choqué. Non, c’était la livrée extérieure de l’avion, celui de la très officielle SNA américaine (« System of National Accounts »), une subdivision de la Transportation Security Administration (TSA). L’avion était enregistré lui en Floride au nom de Sky Way appartenait de droit à la compagnie charter de Floride « Royal Sons Inc ».
« Royal Sons Inc », la même firme que j’ai citée dans l’épisode rocambolesque de la mort d’un agent de la CIA à Houston, l’incroyable Roland Carnaby, membre de l’Association of Former Intelligence Officers (les anciens de la CIA). L’organisateur de transferts de voitures américaines vers l’Irak et qui possédait des entrepôts dans le port juste à côté de Karam LLC et de… Royal Sons. Karam, le nom de l’entreprise qu’avait créé à Orlando, en Floride, un dénommé Mohammed Atta, un ressortissant « français » habitant « Marseilles » (sic) selon sa fiche locale d’entrepreneur ! Mieux encore : le hangar à Venice détenu par Royal Sons avait auparavant appartenu à Huffman Aviation, là ou Atta prenait ses cours de pilotage ! Décidément le monde de la Floride est bien petit ! Le monde des trafiquants de drogue est étonnant, et la Floride un siège mondial !
Le DC-9 avait encore intrigué pour deux autres raisons : ses logos « officiels » du gouvernement américain, et à son arrivée, visiblement, des militaires mexicains qui l’attendaient. Quelques minutes après avoir arrêté les trois pilotes, en effet, le général mexicain Carlos Gaytan tenait une bien étrange conférence, pleine d’erreurs et de contradictions, dans laquelle il indiquait que « le pilote », hélas, s’était échappé ! La conférence tournait au gag, car pendant qu’il le faisait, l’un des pilotes, justement, vu par plusieurs journalistes, fendait les rangs des soldats pour s’échapper ranquillement derrière eux, à pied. Le général précisant alors, pour rattraper sa bévue, qu’il avait réussi à capturer… un co-pilote ! A ce stade de magouilles éhontées, on se dit que l’on n’est pas dans un cas de figure de simple vendeurs de drogue, mais bien de ce qui semble être une protection ressemblant comme deux gouttes d’eau à une totale immunité diplomatique. Ce qui sera confirmé un peu plus loin. Celui qui partait tranquillement ce jour là de l’aéroport sans être inquiété était, vous l’avez deviné, Michael Vásquez Guerra.

Pendant la conférence de presse surréaliste, les journalistes remarquaient aussi une chose : à côté du DC-9 stationnait, avant que l’armée ne déplace le DC-9 un Falcon 20… Or ce Falcon était mexicain, ou en tout cas arborait une numérotation mexicaine : XB-IYK. Il était arrivé plusieurs jours avant, avec deux pilotes militaires dont le comportement avait étonné. Ils avaient tenté de soudoyer les responsables de la tour de contrôle pour qu’ils acceptent l’atterrissage express du DC-9, au prétexte d’ennuis hydrauliques. Le bon vieux plan des trafiquants de drogue pour imposer un atterrissage imprévu. Ce qui fut fait, à vrai dire. C’est au nom de ses ennuis que les militaires interdiront aux personnes présentes de monter à bord en « raison d’explosion possible » et saisiront la drogue. En France, certains savaient tout de cette histoire : selon les services de renseignement français, en effet, l’avion pisté par leurs services devait transvaser son chargement venu de Colombie vers un appareil plus petit » venu d’Arabie Saoudite ». Une vieille histoire datant de 1999 qui remontait à la surface… Avait-on eu affaire à un faux Falcon Mexicain ? Le 15 août 2007, un spotter retrouve le fameux appareil. Il s’intitule XC-HID, et appartient désormais à la Police mexicaine, après avoir été XC-DIP de la Banco Nacional de Crédito Rural et le fameux YB-IYK…Décidément on s’enfonce dans les gouvernements et non pas dans un circuit de simples trafiquants ! Le 11 juillet qui suivait, on apprenait que le président urugayen Ramón Vázquez Rosas achetait lui aussi aux français un Falcon 20, pour 26 millions de dollars. Le même qu’Hugo Chavez !
L’avion lui-même posé à Ciudad del Carmen avait lui aussi beaucoup à dire. Agé, (il avait été construit en 1996 et avait donc quarante ans !), le DC-9 avait appartenu auparavant à TWA (sous le numéro N1061T), Tracinda Investment(numéro N241TC), le chanteur de country (genre variété) Kenny Rogers, le temps d’une tournée, (avec le N9KR), mais aussi sous le registre de Southmark Corporation (N89SM), puis repeint aux couleurs de l’équipe de football américainSeattle Seahawks (N40SH), et enfin sous le nom d’HW Aviation, avant d’être vendu à une firme appelée Skyway…
Skyway, qui en avait acheté deux, de DC-9 (ici en photo tous les deux à St Peterburg !). Le N900SA et le N120NE (vu ici à Van Nuys, endroit connu pour maquiller les appareils ! ), destiné selon elle a tester un tout nouveau procédé de communication entre le sol et les avions, et de pouvoir faire même de l’internet à plus de 30 000 pieds d’altitude. Evidemment, la firme avait décroché avec un pareil intitulé un contrat avec l’armée et s’était associée à des investisseurs, notamment des koweitiens et des banquiers d’Arabie Saoudite. Surfant sur la grande peur du 11 septembre, la firme, dont les trois dirigeants sont le mari, sa femme et leur fils, allait alors engranger 40 milions de dollars d’investissements de 2002 à 2005, louer à Tampa un énorme hangar de « réparations » …. et ne jamais rien produire ni réparer ! Son projet de transmissions était du flan complet ! En mai 2005, elle se déclare en faillite, embarquant avec elle « 24 investisseurs du Proche Orient lésés »annonce brutalement la presse. Parmi ceux-ci, l’homme à la tête de la Kuwaiti National Guard, le prince Miteb Bin Abdullah Bin AbdulAziz Al Saud. Dont l’armée est entraînée par l’US Army.
Le patron, Brent Kovar, et son associé James S. Kent, ancien des services spéciaux de l’armée, ne seront reconnus comme fraudeurs que le 18 mars 2009 par le gendarme de la Bourse, la SEC Securities and Exchange Commission. Pourquoi donc avoir attendu si longtemps ? On cite le chiffre de 1,8 millions de dollars détournés, sur le dos de 18 investisseurs. Selon la SEC, ce sont 76,65 millions de dollars d’actions qui avaient été levées, pour 12 millions de profits pour Kovar… Parmi les investisseurs, une firme, ’DuPont’ qui avait injecté en 2004 plus de 7 millions de dollars avec en prime un des deux DC-9, une société associée à un autre fond d’investissement intitulé « Red Sea Management » … le nom d’emprunt presque pas transparent des « saoudiens » dans l’affaire. Le second DC-9, le 120NE était devenu Genesis Aviation en 2004. Genesis, un clone de Skyway, faisant partie des sociétés de Floride en forme de poupée russe et n’ayant qu’une boîte aux lettres telles que Royal Sons, Express One International et United Flite Inc, toutes mouillées dans les « renditions flights ». On nage toujours dans un marigot à crocodiles, en Floride.
Mais il y a mieux encore derrière Skyway. Au conseil d’administration, il reste toujours le fondateur : James R. Bath, au milieu de tas d’affaires et de relations, qui a créé Skyway Aircraft Leasing Ltd en changeant le nom de sa firme précédente, Cotopax Investments, enregistré en 1980 aux îles Cayman. Cette année là, il est devenu le seul membre du conseil d’administration : deux membres l’avaient quitté pour former chacun leur société, respectivement « Cayhaven Corporate Services » et « Bird », qui vont vite fusionner pour devenir « I.C., Inc ». Or c’est justement le nom de la société qui va servir d’écran à Olivier North pour ses trafics d’armes et de drogue pour alimenter les Contras ! L’éclatement de l’entreprise était bien une volonté commune de cacher quelque chose. D’ailleurs, quand le 7 mars 1987 North est dénoncé, James R. Bath supprime aussitôt les noms de ses anciens associés de ses registres. La société de Bath est étroitement liée au pouvoir en place. Logique, G.W.Bush et James Reynolds Bath ont fait ensemble leur service militaire dans la Guarde Nationale, ce qui leur évitait d’aller au Viet-Nam. Ce sont tous deux deux « champagne pilots » de leur base de F-107 dans lesquels ils ne montèrent jamais. Sauf pour la photo. Ils ne mirent jamais les pieds à la base non plus d’ailleurs. Les deux seuls généraux qui ont essayé de le dire sont morts brutalement. Un pur hasard, bien entendu.
Au sortir de son service militaire, James R. Bath va être un temps banquier : à la BCCI (lui aussi), qui va s’effondrer et fonder une compagnie de revendeur d’avions JB&A Aviation. A la BCCI, il s’est acoquiné avec Ghaith Rashad Pharaon, un multimililardaire saoudien de Rhyad enrichi par le pétrole et rival d’Adnan Khashoggi. Pharaon, un homme ayant fait ses études en France, au lycée Janson-de-Sailly ! Propriétaire du château de Montfort, dans le Périgord. A un moment de la débâcle de la BCCI, en 1991, le FBI cherchera à saisir le yacht de Ghaith Rashad Pharaon, sans jamais parvenir à le faire avant 2006. On se dit que l’état US a bien une dent contre lui. Pensez-donc : le 4 juin 2008, le Pentagone a accordé un contrat de 8 millions de dollars à Pharaon ! Via sa société pakistanaise de fourniture d’ essence, Attock Refinery Ltd, pour fournir les bases américaines en Afghanistan ! L’année précédente, Attock avait fourni pour 40 millions de dollars de kérosène aux américains ! Le 11 juin 2006, pourtant, on avait appris que le yacht Le Pharaon avait été investi par le FBI au large de la Sicile, près de l’île de Pantelleria. Parmi ceux qui avaient révélé au grand jour les liens douteux de la famille Bush avec la famille saoudienne, le sénateur Kerry, très actif sur ce front. James R. Bath était en effet aussi aux Etats-Unis le représentant de Khalid bin Mahfouz, le propre beau-frère de Ben Laden. Kent étant en liaison avec le sénateur Mel Martinez, et avec Charlie Christ, le remplaçant de… Jeb Bush en Floride ! Un bien joli petit monde ! Khalid bin Mahfouz était membre lui aussi de la Bank of Credit and Commerce International (BCCI) ! Pharaon, serré par le juge Van Ruymbeke en 2003 pour la vente d’un superbe immeuble, l’hôtel de Coislin, situé place de la Concorde, à Paris.

En 1999, un événement ahurissant va se produire avec la firme : c’est à la fois une bombe médiatique et la préfiguration d »un système qui nous ramène au crash du Mali : la boucle est bouclée. Un avion piloté par le personnel de Skyway International se retrouve bloqué au sol à Paris au Bourget : la police française a découvert à bord deux tonnes de cocaïne. A bord, il y a le prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud. Voilà pourquoi les services français se doutaient qu’un Falcon saoudien allait venir, pour sûr, au Mexique ! Diplomatiquement, c’est fort délicat, on le conçoit : on marche alors sur des œufs ! Le prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud, gendre du vice-ministre saoudien de la Défense du pays, possédait son propre avion « royal », celui de la famille régnante, et c’était justement un Boeing 727 ! Géré par Skyway ! Or, justement, c’est cet appareil qui devait servir au transport des deux tonnes de coke venant de Colombie. Le 16 mai 1999 le Boeing 727 atterrissait au Bourget, et les deux tonnes de drogues étaient débarquées discrètement à Noisy-le-Sec dans la résidence française du prince saoudien. La police française en retrouvera 800 kilos seulement. Pour obtenir la drogue, il avait rencontré directement Oscar Eduardo Campuzano Zapata, Juan Gabriel Usuga Norena et Carlos Alfonso Ramon Zapata -les membres du cartel de la drogue de Medellin-, à Marbella, où le roi Fahd possédait une énorme résidence.
Les princes saoudiens, de vulgaires trafiquants ? Pour des bloggueurs ayant de l’humour, c’est bien la « French Deconnection » !! !
Le 10 Mai 2007, le prince se voyait condamné au tribunal de Paris à dix années de prison par contumace, avec ses dix co-inculpés. La condamnation est plutôt discrète dans la presse. Parmi les autres condamnés à 10 ans : Mario Oller-Martinez, Jean-Francois Tixador, Wilson Rodrigo Jimenez Montanez, Humberto Gomez Maya et Edgar Augusto Gutierrez Guevara. Seul Jose Maria Clemente avait hérité de 5 ans. A l’autre bout de la sentence parisienne, Oscar Campuzano, Carlos Ramon and Juan Usuga, trois colombiens, faisant partie des personnes recherchées, seront arrêtés par la police américaine… à Miami. Et pas avec n’importe qui. Dans le lot, le FBI met la main sur l’ancienne petite amie du prince, qui, logiquement, a des choses à dire.
Parmi les informateurs du FBI on trouvait l’omniprésent Baruch Vega ! Celui qui retournera Victor Patino Fomeque, un ancien chef de bande du cartel de la Vallée du Nord colombienne mais aussi ancien membre de la Police Nationale colombienne ! Les deux derniers avaient vu leur peine réduite car ils avaient décidé d’aider la justice américaine : ils ne firent que trois ans de prison. Les repentis, l’arme fatale des réseaux. Durant le procès, une des écoutes avait montré qu’avec son 727, Le prince avait promis de pouvoir ramener de 10 à 20 tonnes de drogue en une seule fois ! A Noisy, il y en avait déjà pour 15 millions de dollars de l’époque avec deux tonnes ! Voilà qui n’est pas sans rappeler le crash malien…
Le 30 août 2005, épiloque de l’affaire : Doris Mangeri Salazar, est condamnée à 24 ans et 4 mois de prison et Ivan Lopez Vanegas à 23 ans : Doris est l’ancienne petite amie du prince, et Ivan un des colombiens qui a servi d’intermédiaire avec les barons de la drogue du pays. Ils avaient été arrêtés tous deux le 17 juillet 2002 à Coral Gables, en Floride. Revoilà le nom déjà cité ! Or, il intervient ailleurs historiquement : dans les archives de Jim Garrison , le procureur intègre à qui on doit d’énormes avancées sur l’assassinat de Kennedy, on tombe régulièrement sur cette ville. Clay Shaw, impliqué selon Garrisson dans l’assassinat, avait comme contact Sergio Arcaha Smith, un agent du FRD (Frente Revolucionario Democratico), une association bidon d’anticastristes créée entièrement en mai 1960 par la CIA. Or, de novembre 1960 jusqu’à Octobre 1961 la boîte postale de contact entre la CIA et Arcacha était celle des bureaux du FRD à… Coral Gables ! S’il y a bien un fief d’anticastristes maqués jusqu’au cou avec la CIA, c’est bien à Coral Gables !

Et qui trouve-t-on aussi à Coral Gables ? Wackenhut, auprès de qui Blackwater passe pour un clan de louveteaux !!! La présence à sa tête de personnes comme Clarence M. Kelley, ancien directeur de la National Security Agency, le directeur de la Defense Intelligence Agency, le général Joseph Carroll, celui de L’US. Secret Service, James J. Rowley ou encore de Bobby Ray Inman, ancien directeur de la CIA et conseiller de Bush père, ou de l’ancien secrétaire à la défense et de la CIA Frank Carlucci, indique tout de suite qu’on n’a pas affaire à des marioles. Wackenhut est apparu, rappelons-le dans l’affaire des tueurs du Brabant, en Belgique ! Et dans les années 80, comme par hasard c’est Wackenhut qui est au premier plan de lutte anti-communiste en Amérique du Sud ! Wackenhut, l’ancêtre de Blackwater est dans le secteur depuis toujours !

Lors du procès de la belle, on avait appris le circuit utilisé pour l’acheminement : la drogue venait bien de Colombie, était cachée dans des camions de pommes de terre… siglés de l’ONU (!) et avait passé la frontière vénézuelienne sans encombre ! Sidérant ! L’avion du prince était parti de La Maqueita, à Caracas, pour arriver en Arabie Saoudite (on ne donne pas le détail des aéroports-relais utilisés). Bref, il avait inauguré 10 ans avant le parcours communément utilisé aujourd’hui ! Dans un sens, ce prince saoudien est un visionnaire ! On y avait appris aussi pourquoi en 1984 le prince, alors qu’il faisait ces études à Miami avait quitté rapidement le pays : il avait été tout simplement déjà pris dans un trafic de cocaïne avec un petit Cessna dans le Mississipi ! Il avait été condamné… mais la Cour de justice du Mississipi ne pouvait plus rien prouver : le jugement avait disparu de ses archives !!! Encore un curieux hasard ! C’est fou dans ce genre d’affaires ce qu’il peut y en avoir !
On y avait appris aussi comment il s’était fait prendre notre si bon prince : dans le coffre de sa petite amie Doris Mangeri Salazar, au comportement bien étrange, plusieurs photos l’avaient montré en plein désert, en compagnie des trafiquants,notamment Juan Gabriel Usuga et Carlos Ramon, en train d’organiser avec lui une dernière réunion pour organiser le transfert dans son avion personnel ! La précédente avait eu lieu au « Cyclops Cattle Ranch » près de Medellin. Pris sur le fait, documents photographiques à l’appui que la belle gardait jalousement dans son coffre personnel ? De quoi faire chanter un prince saoudien quand elle le désirerait ? Deux ans plus tard, le jugement est cassé en appel et les deux condamnés libérés. Aujourd’hui, en 2009, personne n’est donc plus en prison ! La belle travaillait pour qui ? Certainement pas pour elle…
La dernière fois qu’on avait vu un Boeing royal en France c’était à Mulhouse, le 14 avril 2005,repeint à neuf. On ne sait si le prince était à bord, au quel cas il aurait pu être arrêté. Le 13 novembre 2007 on apprenait qu’un autre prince de la famille royale, le Prince Mohamed Bin Issa Al Jaber of Saudi Arabia venait de se commander un airbus A380, vendu 320 millions de dollars. Il possédait lui aussi un 727 à son sigle, MBI, pour Mohamed Bin Issa. Et un Bombardier BD-700-1A11 Global 5000. également. (pour faire ses petites courses, certainement). On ignore si c’est pour y mettre des pommes de terre au dessus de ses valises… en juin 1994, c’est lui qui avait apporté 500 millions de dollars dans le parc Disney qui était en difficulté. L’ami de Patrick Balkany ne lésine pas. Il « pèse », il est vrai, 5,3 milliards de dollars !
L’histoire abracadabrantesque du prince saoudien dealer à été racontée dans « La Coke Saudienne : au coeur d’une affaire d’Etat » (Editions Flammarion), écrit par Fabrice Monti, ancien membre de cabinet du ministère de l’intérieur au Quai des Orfevres. Le livre décrit clairement une véritable « guerre de la drogue » entre la DEA américaine et le Quai des Orfevres. Une guerre sans merci, où les intérêts divergent complètement sur les buts et les attenants. Un ouvrage fondamental qui éclaire sur les circonvolutions de cette guerre à la drogue aux multiples facettes. « Le livre raconte l’intrigue où de grands trafiquants appartenant au cartel colombien de Medellin, interceptés et retournés par la police de Floride, auraient donné leurs acolytes de France et le maître d’oeuvre saoudien impliqués. Par-delà les péripéties, le dénouement partiel, l’auteur fixe son intérêt sur le prince saoudien resté jusqu’ici indemne de toute sanction. Deux nations sont en jeu dans la relation d’un échange entre le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Nayef Ibn Abdel Aziz et l’ambassadeur de France à Ryadh, Bernard Poletti. L’auteur cerne l’enjeu, à savoir le projet de contrat de sécurité entre les deux pays, assurant par l’entremise des moyens mis en oeuvre par les grandes sociétés françaises Thalès et Alcatel et le groupe européen EADS (lesquels viennent de remporter de gros marchés en Libye au cours de la visite du président Chirac) la sécurité des frontières, la surveillance et la défense de 5000 kms du périmètre saoudien (SBGDMSA). » C’est vrai ça, en définitive « que pourraient faire les justices françaises, américaines et suisses d’un aussi encombrant prévenu que le prince Nayef Al-Shaalan ?« conclut le livre ! Voilà notre prince devenu subitement hindou : un véritable intouchable ! Il fallait surtout le voir trouver de belles excuses pour tenter de concilier islamisme et usage ou trafic de drogue…
Quand à notre pilote, Carmelo Vásquez Guerra, le frère de l’autre, il est décidément aussi fort que lui : détenu quelque temps dans les cellules de la po lice judiciaire du pays, il a été relâché par un juge bissau- guinéen, mais ça vous le savez déjà depuis les épisodes précédents ! Le revoilà libre, comme son frère !!! Incroyable fratrie qui traverse impunément toutes les geôles du monde !! Et quant à l’aspect historique, nos découvertes ont montré que cet appareil n’a pas non plus été véritablement le pionnier du transport en gros porteur à réaction de quantités importantes de drogue. Mais cela, on a bien le temps d’y revenir dans les épisodes qui vont suivre…
PS : le reportage de la série « Royal Inquest« , d’Atlas Medi Corp, dirigé par le prolifique réalisateur Bruce David Klein, véritablement très saisissant, est visible ici. Il mérite d’être visionné (ou même téléchargé) ! Ménagez vous les 48 minutes nécessaires pour le regarder entièrement ! A s’étonner pourquoi n’a-t-on jamais évoqué le sujet en France… dans « Faites entrer l’accusé« , par exemple ! Pourquoi donc ? A, c’est vrai, il y a ça…
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-viii-le-727-du-88727
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FRANCE (Air cocaïne): les pilotes Bruno Odos et Pascal Fauret ont été écroués
Air Cocaïne : les deux pilotes ont été écroués
14h09 : On apprend que Pascal Fauret a à son tour été écroué, après avoir été entendu à Lyon.
13h43 : L’un des pilotes de l’affaire Air Cocaïne, Bruno Odos, a été écroué à la prison de Varces en Isère après son audition devant le juge des libertés et de la détention à Grenoble, selon Le Dauphiné Libéré.
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ledauphine.com
Lundi 2 novembre 2015
EN DIRECT Air cocaïne : les pilotes Bruno Odos et Pascal Fauret écroués
14 H 11 : Pascal Fauret a également été écroué après avoir été entendu à Lyon, selon une source judiciaire.
13 H 26 : Bruno Odos a été interpellé ce matin entre son domicile d’Autrans et Grenoble, apprend le Dauphiné Libéré. Il a été ensuite conduit immédiatement au palais de justice de Grenoble.
13 H 25 : Bruno Odos a été écroué en attendant d’être amené à la juge de Marseille.
12 H 46 : une voiture de gendarmerie sous escorte de motards vient de quitter le palais de justice de Grenoble Il s agit très probablement du véhicule dans lequel est emmené Bruno Odos. Sa destination n’est pas encore connue.
12 H 45 : au palais de justice de Grenoble, l’audition de Bruno Odos par le juge des libertés et de la détention est terminée, a indiqué une source judiciaire au Dauphiné Libéré. Il a été notifié au pilote le mandat d’amener le concernant, délivré par la juge d’instruction marseillaise.
Selon nos informations, l’escorte attend actuellement les consignes de la magistrate. Soit Bruno Odos est transféré dans l’après-midi à Marseille, ce qui semble peu probable, soit il sera placé sous mandat de dépôt dans l’attente du transfert, qui doit intervenir dans un délai maximum de cinq jours.
10 H 08 : Me Dupond-Moretti, avocat des deux pilotes, se dit « révolté, atterré ».
9 H 42 : l’avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, a annoncé lundi qu’il allait écrire « dès ce matin » au procureur de Marseille pour « demander des explications » au sujet d’informations sur la géolocalisation du téléphone de l’ex-président de la République en marge de l’affaire Air cocaïne.
Selon des informations publiées dimanche dans le Journal du dimanche, le téléphone de l’ancien chef de l’Etat a été géolocalisé et les factures détaillées de ses communications demandées par la juge marseillaise chargée de l’enquête sur un vaste trafic de drogue transatlantique.
« On ne peut pas en permanence mettre en cause des personnalités pour ensuite expliquer que c’est le cours normal de la justice », s’est insurgé Me Herzog au micro d’Europe 1, dénonçant par ailleurs une « atteinte à la vie privée » et des « mesures coercitives » contre son client. « M. Sarkozy n’a eu aucun contact avec les personnes mises en cause dans cette affaire », a-t-il martelé.
« Il y a une volonté de traiter le président Sarkozy (…) différemment des autres citoyens », a estimé Me Herzog. « Des informations qui sont à notre disposition, ça n’a rien à voir avec du trafic de drogue », avait expliqué dimanche la garde des Sceaux, interrogée sur BFMTV.
Se défendant de toute manœuvre, Christiane Taubira a rappelé que le juge d’instruction « prend ses décisions en toute liberté. Nous sommes informés après ». « Ce que nous savons c’est qu’il s’agit d’une autre infraction et d’une autre procédure et que le trait commun entre ces deux procédures c’est qu’il s’agit de la même société de transport », a-t-elle expliqué.
En marge de l’affaire Air cocaïne, une information judiciaire est ouverte à Paris pour abus de biens sociaux autour de trois vols en jet privé de l’ex-président en 2012-2013, facturés à la société Lov Group de son ami Stéphane Courbit. L’un de ces vols a été effectué à bord de l’avion incriminé dans l’affaire Air cocaïne.
9 H 22 : Bruno Odos et Pascal Fauret vont comparaître devant des juges des libertés et de la détention grenoblois et lyonnais. Bruno Odos, qui est domicilié à Autrans, a été interpellé par les gendarmes isérois ce matin. Contrairement à ce qui a pu être annoncé ce matin, il n’est pas en route pour Marseille mais a été conduit au palais de justice de Grenoble. Pascal Fauret a quant à lui été conduit au tribunal de Lyon.
Selon une source judiciaire au Dauphiné Libéré, le fait que Marseille (juridiction de la juge d’instruction qui a délivré le mandat d’amener) se trouve à plus de 200 kilomètres de Grenoble et Lyon a contraint les autorités judiciaires grenobloises et lyonnaises à présenter les deux suspects devant un juge des libertés et de la détention (JLD) des TGI locaux.
Ces deux JLD vont statuer sur un éventuel placement sous mandat de dépôt des pilotes en attendant leur transfert vers Marseille et leur présentation à la juge dans un délai légal de cinq jours.
9 H 07 : les gendarmes se sont présentés au domicile de Pascal Fauret, à 7 heures, a confirmé son avocat, Jean Reinhart, se disant « surpris » par la procédure choisie par la juge d’instruction marseillaise. « C’est un peu spécial », a-t-il souligné rappelant que son client, et l’autre pilote, Bruno Odos, avaient « dit à la juge et ensuite publiquement qu’ils étaient disposés à se rendre à une convocation » de la justice.
‘Le mandat d’amener était inutile, c’est pour faire du spectacle’, a-t-il noté. L’avocat n’est pas certain que son client soit entendu dans la journée de lundi. « Dans le cadre d’un mandat d’amener, la juge a le temps, elle peut l’entendre demain ». Me Reinhart a également jugé « pas impossible » que les pilotes puissent être placés en détention provisoire. Un mandat d’arrêt international a été lancé contre eux par la République de Saint-Domingue.
8 H 51 : les deux hommes étaient les pilotes d’un Falcon 50 intercepté en mars 2013 à l’aéroport de Punta Cana avec 680 kg de cocaïne à son bord. Ils ont été condamnés mi-août à Saint-Domingue à 20 ans de prison mais avaient été laissés libres en attendant leur procès en appel.
Des proches ont alors organisé dans le plus grand secret une opération d’exfiltration rocambolesque, par bateau puis par avion, et ils ont réussi à regagner la France fin octobre, assurant toutefois s’en remettre à la justice française pour prouver leur innocence.
Ils attendaient depuis d’être entendus par la juge marseillaise qui enquête depuis février 2013 sur un vaste trafic de drogue transatlantique.
8 H 38 : ils sont mis en examen pour tentative d’importation de produits stupéfiants en bande organisée. Ils doivent être conduits à Marseille dans la matinée.
8 H 36 : les deux pilotes français qui ont fui la République dominicaine où ils avaient été lourdement condamnés pour trafic de drogue étaient acheminés lundi matin par les gendarmes chez la juge marseillaise qui instruit l’enquête française sur l’affaire Air cocaïne.
Les gendarmes se sont présentés aux domiciles de Pascal Fauret, 55 ans, dans la banlieue de Lyon, et de Bruno Odos, 56 ans, en Isère, selon cette source. Ils escortaient les pilotes dans le cadre de la mise en œuvre d’un mandat d’amener de la part de la juge d’instruction.
8 H 25 : selon les informations du Dauphiné Libéré, Bruno Odos et Pascal Fauret, les 2 pilotes qui se sont enfuis de République dominicaine il y a 10 jours ont été interpellés à leurs domiciles respectifs ce lundi matin.
Par Denis MASLIAH | Publié le 02/11/2015 à 14:11 |Mis à jour il y a environ 1 heures
DNA – Dernières Nouvelles d’Alsace–il y a 40 minutes
Cité à de nombreuses reprises–Le Dauphiné Libéré–il y a 15 minutes
Éditorial–La Voix du Nord–il y a 3 heures
AERO-NARCOTRAFIC (LIBAN): ce n’ était pas à la première tentative de transport del’émir saoudien, Abdul Mohsen Ben Walid Ben Abdel Aziz al-Saoud du captagon

« Ce n’est pas la première visite effectuée par l’émir saoudien, Abdul Mohsen Ben Walid Ben Abdel Aziz al-Saoud au Liban. Ce n’est pas la première fois qu’il mène une opération de trafic de drogues dans son avion privé, à partir de l’aéroport international de Beyrouth. »
Ce sont les propos d’une partie concernée par le dossier des gangs de drogues au Liban.
Les sources ont révélé à Al-Ahednews, que le prince en question avait mené des opérations de trafic à deux reprises dans le passé, profitant de son immunité diplomatique et de son avion privé.La source interviewée par Al-Ahednews, a précisé que le bureau de lutte antidrogue a reçu une lettre d’Interpol sur la dernière opération de trafic de drogue. Un fait qui a mené à l’arrestation du prince à l’AIB, au moment où il quittait le Liban, transportant plus de 1700 KG de drogues.
Dans les détails, on rapporte que certains trafiquants de drogues à Beyrouth et dans la Bekaa du Nord étaient surveillés de près, ce qui a permis de suivre les pas du prince saoudien, qui communiquait avec eux, via des médiateurs. Ces derniers lui avaient assuré les quantités demandées.
Selon les sources, les autorités libanaises n’étaient point en mesure d’ignorer le télégramme d’Interpol, en dépit des périls politiques auxquels le Liban serait exposé, en raison de l’arrestation d’un des membres de la famille royale saoudienne à Beyrouth. Il semble que des pressions diplomatiques et politiques aient immédiatement été exercées par l’ambassade saoudienne et ses alliés au Liban afin de remettre le prince en liberté et de tourner la page de l’affaire avant d’élargir l’enquête et de porter atteinte à des personnalités locales, que le prince avait l’habitude de visiter au Liban.
Ainsi, après la rapidité de l’arrestation d’Abdel Mohsen, on prévoyait l’embarras dans lequel sera placé l’Etat Libanais, auprès d’Interpol et sur le plan local. En effet, certains proches de trafiquants de drogues en détention, se préparaient à manifester pour réclamer la libération de leurs proches, si l’émir saoudien est remis en liberté.
A noter dans ce contexte que le trafic des drogues s’est activé depuis le début de la guerre syrienne, notamment lorsque les organisations takfiristes ont lancé la culture de l’opium et du hachich dans les deux rifs d’Idlib et d’Alep et dans certaines régions du sud de la Syrie. Ces organisations sont en relation étroite avec les trafiquants de drogues au Liban. Le «front Al-Nosra» et «Daech» avaient recouru à des agriculteurs afghans et pakistanais, experts dans la culture du hachich et de l’opium avant de livrer leurs produits aux trafiquants.
De fait l’arrestation du prince saoudien a prouvé que ces derniers étaient des figures éminentes dotées de pouvoir et même des membres de la famille saoudienne au pouvoir. Une dynastie dont le terrorisme s’aggrave du jour au lendemain, passant par le meurtre et le trafic des drogues. Le Liban résistera-t-il devant les pressions saoudiennes?
Source: Al-Ahednews
sources:
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SANTO DOMINGO (Ambassade de France): Michel Segura, un policier de l’ambassade de France en République dominicaine, serait en partie à l’origine des ennuis des quatre Français impliqués en 2013 dans l’affaire dite « Air Cocaïne »
http://www.ambafrance.org.do/Celebration-du-14-juillet-a-la-Residence-de-France
Une note confidentielle adressée au chef de la police antidrogue dominicaine et signée par Michel Segura, un policier de l’ambassade de France en République dominicaine, serait en partie à l’origine des ennuis des quatre Français impliqués en 2013 dans l’affaire dite « Air Cocaïne » et condamnés à vingt ans de prison (vidéo), selon Philippe Heneman, président du comité de soutien aux deux pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos. Ce document daté du 23 mars 2013, soit quatre jours après leur arrestation sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana après la découverte de 700 kilos de cocaïne dans leur avion, est le compte rendu de l’interrogatoire du policier français.
« Aller voir des gars qui sortent de 48 heures de cachot, se présenter comme quelqu’un de l’ambassade sans décliner sa qualité de policier, enregistrer une déposition sans le dire, la transmettre à la justice dominicaine hors de tout cadre de coopération, ce n’est pas exactement une assistance consulaire, explique ce commandant de bord à Air France. Cette note a immédiatement été exploitée par le procureur dominicain. Le juge des détentions, vu l’ampleur de l’affaire, a envoyé tout le monde en cabane pour un an. »
« Aucune connaissance du contenu exact des valises »
Transportaient-ils autre chose que de la cocaïne ? « Et même s’ils transportaient une cargaison d’or… Est-ce illégal ? Non ! Il suffit de payer la TVA à l’arrivée. Et pour être très franc, c’est en substance ce qu’ils ont dit au policier français, raconte cet ancien de l’Aéronavale. Les deux pilotes lui ont dit ne pas avoir connaissance de la nature du chargement et que c’était peut-être des valeurs ou de l’or, quelque chose comme ça, ce qui n’est pas illégal. C’est un transport de valeurs qui est reconnu et admis. »
Les pilotes se sont-ils dit qu’ils allaient peut-être transporter de l’or ? « Oui, voilà, peut-être quelque chose comme ça, mais jamais de la cocaïne », répond Philippe Heneman. Selon la note connue de la justice dominicaine depuis le début, et qui n’a jamais été rendue publique, les pilotes ont déclaré n’avoir « aucune connaissance du contenu exact des valises chargées dans l’avion. Leur mission était de piloter cet avion peut-être avec un chargement de valeurs (or ou devises) à destination de la France ». S’il y avait de l’or dans le Falcon 50, où est-il passé ?
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FRANCE (Air cocaïne): mandat d’amener (pour les pilotes Bruno Odos et Pascal Fauret) exécuté par les gendarmes
Les gendarmes se sont présentés aux domiciles de Pascal Fauret, 55 ans, dans la banlieue de Lyon, et de Bruno Odos, 56 ans, en Isère, selon une source proche du dossier consultée par l’Agence France-Presse (AFP). Ils escortaient les pilotes dans le cadre de la mise en œuvre d’un mandat d’amener de la part de la juge d’instruction.
AERO-NARCOTRAFIC (Air cocaïne): quant aux éventuelles retombées politiques suite à l’évasion des pilotes – Pour NS 55 DNRED, parler d’exfiltration signifierait-il qu’il s’agissait d’une opération menée par, pour ou sous couverture de services français…
L’ opération d’exfiltration ne serait-elle qu’un complot d’extrême droite qui n’est qu’une infime partie de l’iceberg?

L’extrême droite française, on le sait, est prête à tout pour arriver à ses fins. L’occasion s’est présentée récemment de faire un « coup » pendable à un gouvernement qu’ils haïssent. L’occasion, c’est bien entendu le retour extravagant des deux pilotes condamnés à 20 ans de prison en République Dominicaine, et qui sont revenus sur le sol français d’une manière qui a surpris tout le monde. Pourquoi ont-ils eux-mêmes accepté cette méthode, qui les a poussés à le faire, on les laissera en juger eux-mêmes. Ils disent aujourd’hui souhaiter se présenter devant la justice française, néanmoins, qui leur promet pourtant d’être mis en examen pour avoir participé à un trafic de drogue (1) qui a démarré bien avant l’affaire sur l’aérodrome de la Môle (2), celui qui dessert toute la jet-set de Saint-Tropez. Revenir se jeter dans la gueule du loup est plutôt rare, et c’est cependant bien à quoi on vient d’assister… à la surprise générale !
Tout est hors norme dans cette affaire : le volume de coke saisi, près de 700 kilos, l’avion utilisé (appartenant à Afflelou a-t-on pu lire, mais c’est un peu plus compliqué que cela), le nombre de pilotes à bord, puisqu’un troisième s’était invité à bord : Alain Castany, le pilote habituel d’un autre avion étonnant… celui, un temps, d’Alexandre Balkany, (on distingue ici à gauche ses cheveux blancs,à bord du F-GMMC, de Saint-Ex Aero, photographié au Bourget en juin 2009) l’homme avait enfilé au dernier moment une des deux vestes des pilotes pour tenter de se ranger parmi ceux qui en cas d’arrestation, doivent bénéficier du doute, on le sait, en cas de cargaison délictueuse.( C’est donc qu’il savait la cargaison sans facture et documents d’origine – NS 55 DNRED) (à droite on le voit également dans le HB-VWW de Dralla SA, le 8 mars 2012;, l’ex Saint-Ex F-GMMC (3)) Mais aussi la justice dominicaine, qui a réussi à arrêter une cinquantaine de personnes pour en relâcher pas mal et en disculper bien d’autres, pour rejeter au final l’ensemble des responsabilités sur les seuls quatre français, alors qu
e l’on sait à quel point le pouvoir en place est corrompu et noyé jusqu’au trognon dans le trafic : il n’y a pas si longtemps, un gigantesque coup de filet avait mené au responsable du trafic de coke local, qui n’était
autre que le chef de l’antidrogue du pays, Francisco Guerrero Hiraldo: il a été extradé depuis aux Etats-Unis. L’ancien directeur en personne de la DNCD de 2006 à 2008, qui a fini par être démasqué comme étant lui-même un trafiquant, dont les Etats-Unis, qui travaillaient étroitement avec lui avec la DEA demande aussitôt l’extradition pour être jugé en Amérique et non dans son pays d’origine. L’enquête menée sur la DNCD avait révélé qu’Hiraldo possédait des millions de dollars sur des comptes bancaires et plusieurs de ses propriétés ont été confisqués depuis.
Son complice étant Quirino Paulino, un capitaine de l’armée !!! Ziraldo a été condamné à 4 ans de prison le 4 juin dernier seulement !
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Hors norme aussi, le forum associé à l’affaire sur un site français, ‘Parole de Gaulois », qui affiche la couleur dès l’entrée (« Le Gaulois du XXI siècle est un français qui ne se reconnait plus dans son pays et qui a décidé de le crier haut et fort », clame-t-il), et qui a atteint il y a peu les 600 pages de débats, entre les partisans de « tous coupables », pilotes compris et une belle frange d’ex de l’aéronavale venus polluer les discussions avec une défense bec et ongles de leurs deux anciens collègues.
Un forum a (longuement) parcourir, pour y découvrir plein de choses intéressantes sur les personnes mises en cause, d’où ressort avant tout les aventures précédentes des deux restés sur place : l’aide d’un homme inculpé pour trafic par une juge française, et un ancien broker de Caravelle (et oui, et pas n’importe lesquelles, vous allez être bientôt surpris), également pilote du fils Balkany (voir ci-dessus) à qui vient d’arriver un bien étrange accident sur place (se faire renverser par une moto !). Aujourd’hui, il se retrouve plutôt virulent envers ses deux collègues d’infortune, s’estimant lâché et surtout craignant lors du procès d’appel subir les conséquences de la fuite de ses deux anciens collègues de cellule… sur le fameux forum, une rapide enquête ayant mobilisé 46 participants affiche 72% de partisans de « tous coupables » parmi les 4 arrêtés à Punta Cana… (la photo de l’arrestation provient du Point).
Hors norme également, la mise en scène et la manipulation de leur exflitration par un habitué des écrans de TV sous le registre d’expert en sécurité. Un homme qui a laissé derrière lui pas mal de traces, et de casseroles, dont celle en 2013 d’une retentissante affaire de surveillance ratée au sein de la firme IKEA, ou un souvenir impérissable lors d’une enquête d’Elise Lucet sur les « « Fabricants de peur », ces fameux « Spin Doctor » à l’américaine dont est si friande la chaîne privée française BFM, surnommée depuis quelques mois déjà BFN, tant elle privilégie à l’antenne les idées nocives du mouvement politique de Jean-Marie LePen, dont on a oublié qu’il passait toutes ses vacances d’hiver… Punta Cana, et ce, depuis des dizaines d’années (on y trouve plutôt habituellement Rihanna, mais bon) ! Naudin, qui en mars 2014 avait carrément écrit au au Président de la République Dominicaine Danilo Medina Sánchez, en termes fleuris : « je vous accuse de ne pas intervenir et d’autoriser officiellement un déni de justice. Combien de temps encore, allez-vous tolérer cette situation ? » avait-il dit. Au passage, il avait dans la même lettre déjà disculpé les deux pilotes seulement, affirmant que les 26 valises n’appartenaient qu’aux deux autres individus de l’affaire… ce qui consistait à les charger sans aucune hésitation : en voilà un qui avait déjà clairement choisi son camp, en tout cas.
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Sidérante encore la deuxième récupération de l’opération par un individu qui s’est empressé de se montrer en photo au milieu des deux revenants (le cliché provient de son compte internet) un ex-toujours compagnon de Marine lePen (au FN ce n’est jamais simple : viré par sa patronne pour propos ant-islam, il continue à la soutenir en Twitts islamophobes rageurs), un homme très proche des militaires, qu’il formait au Collège interarmées de défense (CID) avant là aussi d’être exclu pour dérives lexicales sur le 11 Septembre par le ministre des armées de l’époque (l’ineffable et transparent Hervé Morin, qui avait été ensuite désavoué !). L’homme en question
s’appelle Aymeric Chauprade, qui a aussi reconnu avoir été pendant quatre ans le « conseiller » du président précédent de la République Dominicaine (Leonel Fernández) au moment où celui-ci s’attirait les foudres de la DEA américaine, pour ses mauvais résultats à propos du trafic de cocaïne et son laxisme évident sur le contrôle du trafic, malgré des discours lénifiants sur ses capacités à enrayer ce même trafic (4) . Dans Paris-Match du 29 octobre, le même Chauprade fanfaronne en déclarant et en revendiquant : « j’étais le chef de l’équipe 1« clame-t-il, en posant en fier à bras. Ce qui laisse supposer… une deuxième, celle de Naudin bien sûr !
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Sidérant encore, le mode opératoire consistant à prendre un avion commercial comme si de rien n’était pour le vol de retour vers la France, ou plutôt même deux, faits via Air Caraïbes puis via Corsair (du même groupe…vendéen de Jean-Paul Dubreuil !). Une opération rendue seulement possible par l’octroi de faux papiers, des faux passeports (5) dont Naudin ne souhaite rien dire sur l’origine. Le même Naudin, qui chiffrait complaisamment il n’y a pas si longtemps le nombre de « faux permis de conduire à 30 000 » et le tarif de la réalisation des faux papiers : « selon Christophe Naudin, le prix de faux papiers s’échelonne selon la qualité de 300 euros pour une mauvaise imitation de permis de conduire à 1.500 euros pour très bonne vraie-fausse carte de séjour valable dix ans. » Le même avait clamé partout en 2011 que cette FRAUDE « coûtait des milliards d’euros à la France !!! Un expert en fraude sur BFM utilisant sans vergogne des faux papiers (il était dans l’avion de retour avec les deux pilotes !) avouez qu’il y a de quoi sourire… « Ils ont fait le voyage grâce à des cartes d’identité refaites récemment, selon les informations de France 2, » écrit France TV-Info.
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Surprenant encore l’absence de réaction gouvernementale; telle celle d’un Laurent Fabius, qui ne souhaite peut-être pas trop en ce moment se retrouver à la une des journaux, au quel cas il ne serait pas seul, et celle d’un ouvrage (« Air Cocaïne, mafias et jets privés ») sorti sur l’affaire qui ne contient que fort peu de choses que l’on ne sache déjà, et qui a surtout servi à renforcer l’idée de deux pilotes plutôt innocents (6) ce dont la justice française prendra en compte à sa juste valeur, je pense, maintenant qu’ils sont revenus sur le sol français. Des pilotes (7) ayant fui un pays souverain et venus faire deux extravagantes apparitions sur les écrans… la seconde d’un surréalisme total, le ténébreux pilote s’en prenant à l’infortuné présentateur en termes cinglants et virulents qui lui ont valu de vives remarques sur le net, et la première apparition en compagnie d’un des ténors français du barreau… En 2011, cet avocat avait défendu
celui qui était considéré comme le cerveau français du circuit de coke par avion vers l’Afrique de l’Ouest, qui avait arrêté en Mauritanie, puis relâché quelque temps après et depuis cet été – et ça c’est nouveau également (8) -, qui est à nouveau recherché par le gouvernement mauritanien, revenu sur sa décision, semble-t-il berné par des juges dont on avait grassement payé la mise en liberté de leur prisonnier. Celui-là court toujours, on le pense réfugié au Sénégal, dans son fief de Saly, qui a été aussi le lieu de villégiature d’un certain Michel Neyret… ou même pourquoi pas en France, qui sait…
Il travaillait en cheville avec d’autres français, dont un fort particulier qui mérite une nouvelle explication. L’homme, lui aussi un temps arrêté au Mali et lui aussi relâché (c’est une manie ou quoi ?), est en train de remettre en place, discrètement, dans un pays voisin, une structure mafieuse similaire à celle qui l’avait mené à venir en aide à au moins deux reprises, avec sa propre société d’aviation, a des trafiquants utilisant des jets pour amener la cocaïne à la tonne sur le territoire africain (notamment en Guinée Bissau). Car cela continue depuis, sans interruption, malgré la guerre ou la chasse au terroriste. Il faut savoir en effet que même pendant l’opération militaire française Barkhane, au Mali, lancée en aout 2014, deux autres appareils ont réussi à se poser à proximité de l’endroit où le fameux Boeing 727 avait été découvert en novembre 2009, ces deux-là avec à bord avec environ 600 kilos de cocaïne, alors que les militaires français étaient déjà sur place… avec leurs moyens de surveillance aériens, dont des Bréguet Atlantic II et des Predators flambant neuf (9) ! C’est dire le degré d’organisation des trafiquants, et leur maîtrise de la corruption à tous les niveaux : du départ, au Venezuela ou en République Dominicaine, à l’arrivée sur la côte Ouest de l’Afrique, jusqu’aux profondeurs du Mali !!!
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Bref, il va falloir que vous sachiez les attenants exacts de ce qui vient de se passer, ce que je vous propose de découvrir dans les jours à venir… en plusieurs épisodes, tant il y a à dire et expliquer sur ce fléau qu’est la circulation de la cocaïne dans le monde entier et dont cette surprenante affaire n’est qu’un petit bout d’iceberg émergeant.
« Entre 50 et 60 % de la cocaïne qui circule en France aurait transité par la République dominicaine, selon l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants » (10). Hier encore, l’ancien général dominicain Antonio Valentín Jáquez López, venu donner son avis sur l’opération a eu cette phrase symptomatique : « Les éléments et les caractéristiques de cette affaire nous conduisent à penser que cette est une opération de trafic de drogue et de crime organisé », a déclaré l’ancien responsable de la Direction nationale des enquêtes (DNI). Selon l’expert, une manœuvre de cette nature ne pouvait pas être exécutée de façon unilatérale si des dominicains n’avaient pas participé à sa coordination logistique »… Vous n’êtes donc pas encore au bout de vos surprises ! Loin de là !!!
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(1) selon le quotidien le Monde en date du 28 octobre : « l’enquête française a été ouverte en mars 2013, dans la foulée de l’interception du Falcon 50 que les deux pilotes français s’apprêtaient à faire décoller de l’aéroport de Punta Cana avec 680 kg de cocaïne à bord. Elle a été confiée à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille. La juge d’instruction chargée de l’enquête travaille toutefois sur un trafic plus vaste encore que celui sur lequel s’est penchée la justice dominicaine. Il concerne une dizaine de vols transatlantiques au départ de Punta Cana ou de Quito en Equateur (…) Une dizaine de personnes sont actuellement mises en examen pour importation de stupéfiants en bande organisée et association de malfaiteurs. Dans ce volet français de l’affaire dite « Air Cocaïne », on retrouve les principaux protagonistes du dossier dominicain – dont les deux pilotes – mais aussi François-Xavier Manchet (http://www.varmatin.com/la-mole/air-cocaine-le-douanier-toulonnais-remis-en-liberte.1654695.html), un douanier français, basé dans le Var ou encore les responsables d’une société de location d’avions, la Société nouvelle trans hélicoptère service (SNTHS). »
(2) Selon Var-Matin, « les policiers dominicains et l’agence américaine anti-drogue surveillaient de près les rotations du jet privé, au-dessus de l’Atlantique. Sa piste était retrouvée dans le Var, dans un aéroport plutôt connu pour les déplacements de VIP et d’hommes d’affaires, à moins de vingt kilomètres de Saint-Tropez. L’aéroport de La Môle aurait vu se poser ce Falcon 50, « cinq ou six fois en 2012 », apparemment pour des vols intérieurs. »
(3) l’avion est devenu depuis N88ME, on peut le voir ici avec son immatriculation provisoire en auto-collant, une photo prise par un spotter au Robin Hood (Doncaster Sheffield) Airport le 26 mars 2013.
(4) Il avait été interpellé juste après sa réélection de par le sénateur Wilton Guerrero, le représentant la province Peravia où un assassinat fort étrange s’était produit : « le 5 août (2008), sept cadavres criblés de balles ont été retrouvés en bordure d’un champ de canne à sucre à proximité de cette ville réputée pour ses mangues et ses pâtes de fruits. Parmi les victimes, menottées et ligotées, se trouvaient un Vénézuélien, plusieurs Colombiens et un Dominicain. Seul le Nicaraguayen Holi Gomez a survécu, se faisant passer pour mort. Blessé de trois balles, « il fait mine d’être fou pour ne pas répondre aux questions », dit un enquêteur. Les autorités ont qualifié ce massacre à la Al Capone de « règlement de compte du narcotrafic international« . Le seul témoignage est celui de la domestique de la maison où résidaient les victimes à Ojo de Agua, un village près de Bani. Selon cette employée, Mercedes Carvajal, les assassins, lourdement armés, portaient des gilets pare-balles de la Direction nationale du contrôle de drogues, l’agence chargée de la lutte contre le trafic de stupéfiants. Ils ont chargé plusieurs sacs à bord d’un camion. Selon un enquêteur, ces sacs contenaient 1 200 kilos de cocaïne, qui venaient d’arriver par bateau, et plus de 200 000 dollars ». Le sénateur a révélé qu’il avait remis, il y a deux ans, un épais dossier au ministre de l’intérieur et au conseiller juridique du président, détaillant les complicités des autorités de sa province avec les narcotrafiquants. Aucune suite n’avait été donnée à ses démarches ».(4) les deux se connaissent très bien » Nous nous connaissons bien et depuis longtemps. J’ai édité son «Histoire de l’identité individuelle» aux éditions Ellipses et je l’ai fait inviter en République Dominicaine, en 2010, lorsque j’étais conseiller du président Leonel Fernandez. Nous avons été amenés à nous intéresser à cette affaire «Air Cocaïne» par des biais différents: lui en tant qu’expert en aviation, moi en tant qu’élu des français de l’étranger. Nous partageons la même conviction : ces deux pilotes sont innocents ». Un peu plus loin il affirme : « nous avons travaillé en binôme. L’idée était de monter deux équipes distinctes: l’une en République Dominicaine pour l’exfiltration Terre-Mer et l’autre pour le retour en métropole. J’étais le chef de l’équipe 1 -Dans l’ordre chronologique de réalisation- et Christophe celui de l’équipe 2. Nous avons formé nos équipes séparément, en évitant de se donner les détails parce que plus il y a d’étanchéité plus l’opération est préservée ».
(5) dans le forum déjà décrit, en page 571 du 20 octobre, un intervenant au nom de Yannix avait posté cette phrase : « pour ma part, au vu de la merdouille dans laquelle ils sont, je ferais appel aux comités de soutien pour payer les faux passeports et un voyage vers l’une des 193 nations (selon l’ONU) qui n’a pas de convention d’extradition avec la RD ou la RF. Ce à quoi il lui avait été répondu « Voilà une idée qu’elle est bonne. Complicité de faux et usage de faux, complicité d’association de malfaiteurs. Voilà de quoi re-remplir les prisons… »
(6) Présentés comme tels, mais avec une phrase intrigante laissée à l’opinion du lecteur à propos de Pascal Fauret : « le 21 janvier 2013, Pascal Fauret a envoyé un très étrange SMS au dirigeant de la SNTHS, Pierre Marc Dreyfus : « Vu ce midi avec Alain Castany. Le vol (déjà payé) attendra la réouverture de la Môle prévue vers le 15 février. Le conditionnement du chargement a été revu à une dimension plus pratique, son acheminement « plus classique », et une liste de passager « plus vacances ». Nature du chargement confirmée, provenance : m’en parler ! Je rentre chez moi commander la piscine. » C‘est à la page 38 du livre « L’affaire Air Cocaïne : Mafia et jets privés ». Visiblement, Fauret s’attendait donc avant de partir à un « chargement », en prime « conditionné ».
(7) ce ne sont pas n’importe qui en effet : « les deux hommes, âgés d’une cinquantaine d’années, sont tous deux d’anciens pilotes de chasse chevronnés de l’aéronavale française. Ils ont été décorés à plusieurs reprises pour les services qu’ils ont rendus à la France lors de différentes opérations, notamment la médaille d’Or de la Défense nationale pour leurs actions en ex-Yougoslavie ou bien dans le Golfe. Comme le précise Ouest France, Pascal Fauret a obtenu le grade de lieutenant de vaisseau en 1991 et a fini commandant dans la marine en 1997. Bruno Odos, lui, était au service de la marine de 1981 à 1990 avant d’intégrer l’armée de l’air jusqu’en 1999. Des parcours prestigieux ». Un commandant de marine avait en 2010 un salaire oscillant entre 3000 et 3500 euros par mois. Pour le calcul des retraites, la participation à des opérations spéciales ouvre droit à des bonus, nous dit en plus le service des armées …
(8) « Nouakchott a sollicité le concours d’Interpol pour l’arrestation du français Eric Walter Amegan, libéré par les autorités mauritaniennes, en vertu d’une grâce présidentielle accordée par le Chef de l’Etat mauritanien le 15 avril 2011. On se souvient, le scandale d’Amegan et consorts, avait entraîné la radiation de quatre magistrats, soupçonnés d’avoir libéré des personnes condamnées pour un très important trafic de cocaïne. La Cour suprême avait annulé cette décision et ordonné la remise en prison des prévenus. Mais entretemps, trois d’entre eux avaient fui : deux Mauritaniens, Mini Ould Soudani et Sid’Ahmed Ould Taya, et le franco-africain, Eric Walter Amegan, au parcours pour le moins surprenant, objet de l’appel lancé par Nouakchott auprès d’Interpol. » Amegan avait pourtant entretemps déjà avoué (à des policiers français) être à l’origine de l’arrivée de l’avion de Nouadhibou, chargé de plus de 600 kilos de coke, en mai 2007. Parmi les personnes incriminées, Sidi Ahmed Ould Taya, qui n’est autre quel le commissaire de police mauritanien… chargé de la coordination avec Interpol !!!
« Immédiatement, les autorités mauritaniennes demandent son extradition. Mais l’homme a manifestement des relations. D’après une source policière française, Francis Spizner, ténor du barreau parisien et avocat de plusieurs dirigeants africains dont Théodore Obiang Nguema et Abdoulaye Wade, intervient auprès de la présidence sénégalaise pour empêcher cette extradition, affirmant qu’Amegan risque la peine de mort en Mauritanie. Le décret d’extradition sera pourtant bien signé le 20 avril 2009 par le chef de l’Etat et le Premier ministre sénégalais. Le procès s’ouvre début 2010, à Nouakchott. Décidément doté d’un bon carnet d’adresse, Eric Walter Amegan est défendu par deux avocats français bien connus, Jacques Vergès (cf mort le 15 août 2013 à Paris) et Eric Dupond-Moretti. Peine perdue. Il est condamné le 11 février 2010 à 15 ans de prison. Six autres personnes écopent de peines de prison, dont Sid’Ahmed Ould Taya, un commissaire de police, un ancien correspondant d’Interpol en Mauritanie, et l’homme d’affaires Mini Ould Soudani. L’affaire semble alors bel et bien terminée. Pourtant, Amegan bénéficie d’une étonnante mansuétude. Le 15 février 2011, il bénéficie ainsi d’une mesure de grâce présidentielle qui réduit de 15 à 10 ans la condamnation à la réclusion criminelle. Puis le 11 juillet 2011, coup de théâtre, il est acquitté par la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Nouakchott, ainsi que de nombreux co-accusés poursuivis dans le cadre de ce dossier. Il est libéré le lendemain et n’a pas été revu depuis ». Plus intrigante encore, la rencontre de l’ambassadeur français Michel Vandepoorter, le 12 septembre 2008, juste après le coup d’Etat, avec son auteur le Général Mohamed Ould Abdel Aziz, avait fait l’objet de bien des interrogations: le sort d’Amenant avait-il été évoqué ce jour-là ? D’aucuns le pensent.
(9) selon le Point, numéro spécial N°7 de juillet-août 2015, « Le vrai pouvoir des Mafias » page 200.
(10) selon Blandine Kreiss, l’ambassadrice française en République Dominicaine, « L’Ocrtis estime que 60% de la drogue découverte en France transite par la République dominicaine. Tout ce qui vient de Colombie, du Pérou, remonte et passe par la République dominicaine et Haïti. C’est une zone de rebond vers l’Europe. Paris est relié directement à Saint-Domingue par Air France, Air Caraïbes, sans compter les vols charters. Les Antilles françaises, la Martinique et la Guadeloupe sont dans notre environnement régional proche. En 2013, 10 tonnes ont été saisies ici et quasiment rien en Haïti. Outre les liaisons aériennes, le gros du trafic se fait par voie maritime, avec des volumes transportés pouvant aller jusqu’à 1,5 tonne sur des bateaux de plaisance et encore plus sur des conteneurs ». A noter que pour leur retour, les deux pilotes avaient pris un vol… Air Caraïbes… et qu’auparavant, ils avaient utilisé un bateau de plaisance..
Un résumé de l’affaire depuis le début
http://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/Actualite/Punta-Cana-Saint-Trop-ligne-de-coke-605539
une mise au point récente :
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NARCO-TERRORISME: le Captagon, la drogue de Daech et des princes saoudiens

Les frasques du jeune souverain de 29 ans lui vaudront-elles la décapitation dans son pays? Probablement pas, Sa Majesté a des relations. Et au pays de toutes les interdictions, le Captagon est légion. Cinquante-cinq millions de ces comprimés supprimant la douleur et la fatigue tout en boostant les performances sexuelles sont saisis chaque année en Arabie saoudite, selon un rapport des Nations Unies.
Très prisée dans les pays du Golfe, cette drogue stimulante produite à partir d’une molécule amphétaminique nommée Fénéthylline est aussi très appréciée des djihadistes du groupe Etat islamique (Daech). Plus de coups de barre, plus de sentiments (des fois qu’ils en aient encore), plus faim, plus mal et même plus peur. Idéal pour commettre l’indicible tout en restant de bonne humeur. Daech, qui prohibe pourtant officiellement le recours aux paradis artificiels, en a fait l’une de ses spécialités.
Production «délocalisée» en Syrie
Juteux trafic
LIRE sur http://mobile2.tdg.ch/articles/13412787
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PUNTA CANA (Air cocaïne): la fuite des… responsabilités … par Philippe Bilger
J’ai très mauvais esprit. Cela doit résulter du fait que pendant plus de vingt ans à la cour d’assises de Paris, j’ai entendu beaucoup plus de coupables contester les crimes qu’ils avaient commis que les reconnaître.
Dès l’origine, quand les deux pilotes du Falcon 50, Pascal Fauret et Bruno Odos, ont été interpellés, avec Alain Castany membre de l’équipage et Nicolas Pisapia passager, par les autorités dominicaines au mois de mars 2013, il était facile de prévoir l’imbroglio qui allait s’ensuivre (Le Monde, Le Parisien, Le Figaro).
L’avion qu’ils s’apprêtaient à faire décoller de l’aéroport de Punta Cana contenait 680 kg de cocaïne.
Le 14 août, ses quatre occupants étaient condamnés pour trafic à 20 ans d’emprisonnement.
Ils interjetaient appel de cette décision. Alors que le ministère public s’opposait à la remise en liberté des deux pilotes qui avaient déjà subi quinze mois de détention provisoire en arguant d’un risque de fuite, le tribunal de Saint-Domingue avait fait droit à leur demande en leur interdisant de quitter le territoire dominicain.
Castany et Pisapia étaient également placés sous contrôle judiciaire et demeurent à la disposition de la justice dominicaine dans l’attente du procès en appel.
Pour, paraît-il, un si piètre état de droit, il était en tout cas capable d’une mansuétude et d’une naïveté dont probablement la justice française n’aurait pas su faire preuve.
Lors de leur condamnation à tous quatre, même si apparemment ils continuent à protester de leur innocence, des éléments ont été portés à notre connaissance par les médias français, notamment sur les circonstances de leur interpellation et l’acheminement, par une voie détournée, des 26 valises contenant la cocaïne dans l’avion. Ils permettaient de considérer qu’il y avait pour le moins matière à enquêter, à soupçonner, voire à condamner, globalement ou en partie.
La fuite des deux pilotes Fauret et Odos prétendant s’en remettre à la justice française me fait songer, toutes proportions gardées puisque Battisti avait commis deux assassinats et était complice de deux autres, au comportement de fuyard de ce dernier qui placé sous contrôle judiciaire par la chambre d’accusation de Paris en avait profité pour disparaître.
Les modalités du retour en France de MM.Fauret et Odos – en bateau puis en avion – ont été maintenant dévoilées par un criminologue français et spécialiste de la sûreté aérienne, Christophe Naudin, qui s’est chargé de la partie « opérationnelle » de l’entreprise pour un coût de 100 000 euros financés par des « donateurs ». Le député européen FN Aymeric Chauprade aurait, lui, recueilli la demande des familles pour l’exfiltration des pilotes. Ceux-ci – ancien commandant de la Marine pour Odos et ancien lieutenant de vaisseau pour Fauret – auraient bénéficié de la solidarité active de marins et de militaires de l’Aéronavale. Un Sénateur UDI des Français à l’étranger, Olivier Cadic, n’a cessé d’affirmer l’innocence – à partir de quoi ? – de Fauret et Odos en se permettant de dénoncer l’attitude du pouvoir qui les aurait abandonnés.
Cette sauvegarde collective faisant échapper les deux condamnés à leur procès en appel en République dominicaine qui n’est pas un Etat totalitaire, loin de m’apparaître comme un processus honorable et patriotique, ressemble fort à une soustraction opportune à la justice dominicaine.
Quelle étrange attitude que de profiter, pour échapper à leurs responsabilités, de soutiens fidèles, anciens, prêts à tout en abandonnant Alain Castany qui juge « leur fuite irresponsable et déloyale » et Nicolas Pisapia qui invoque son honneur et sa volonté de se voir innocenté par la justice dominicaine ! Quel singulier et désinvolte propos que celui de Pascal Fauret exprimant qu’il n’était pas « marié avec Castany et Pisapia » ! Cette manière de quasiment se vanter d’avoir fait « justice » à part ne laisse pas d’étonner de la part de personnalités ayant profité au contraire d’une aide discutable mais altruiste…
Outre le sentiment d’une totale indifférence à l’égard des deux qui sont restés et risquent de subir les conséquences judiciaires de cette disparition, je ne peux pas m’empêcher d’éprouver la trouble impression que cette fuite des uns et ce maintien en République dominicaine des autres cachent autre chose que ce qui nous est présenté publiquement mais peut-être la traduction d’une implication inégale dans le trafic de cocaïne concerné.
La procédure dominicaine se poursuivra avec l’appel mais une information avait déjà été ouverte à Marseille, au mois de février 2013, pour des présomptions d’un très vaste trafic de cocaïne dans lesquelles l’interpellation du mois de mars 2013 a ajouté sa pierre.
Bruno Odos a déclaré qu’il n’avait pas « peur » et qu’il n’avait « rien à se reprocher ». Pour l’instant, contre lui et Pascal Fauret – celui-ci a choisi un second avocat, Me Dupond-Moretti, il est donc très coupable ou très innocent ! -, n’existe que la condamnation dominicaine.
Pour le procureur général de la République dominicaine, « leur fuite est une preuve supplémentaire de leur culpabilité ». C’est un point de vue qui peut se soutenir mais Me Dupond-Moretti qui n’a plus le choix nous dit qu’ils sont innocents. Alors ?
Pour ma part, je refuse de me laisser enfermer dans un patriotisme de mauvais aloi. Je déteste plus les trafiquants de cocaïne que je ne me sens solidaire avec des Français qui en seraient coupables.
Une ultime interrogation : si les pilotes étaient condamnés en France, dans quel pays se rendraient-ils ensuite pour réclamer une justice à leur goût, une justice qui n’aurait le droit que de les croire ?
Philippe Bilger
http://www.philippebilger.com/
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Air cocaïne: l’évasion des pilotes a coûté « des dizaines de milliers d’euros »
Sur BFMTV, Christophe Naudin, expert en sécurité aérienne, revient sur sa participation à l’évasion des deux pilotes français condamnés en République dominicaine. Il explique avoir « répondu à une demande » et raconte la fuite.
Le spécialiste de la sécurité aérienne et consultant BFMTV, Christophe Naudin revient sur l’évasion des pilotes d’Air cocaïne. L’expert a participé à « l’exfiltration » des deux Français condamnés en République dominicaine pour trafic de drogue.
« Il y a une demande qui m’a été communiquée, comme quoi il était nécessaire et indispensable, pour des questions d’assistance à personne en danger, de monter une opération pour aller chercher nos amis, nos compatriotes ».
Il précise que cette demande a été « faite par les familles » et est « passée par un élu ». Lui assure n’avoir rien fait tout seul. « Il y a une équipe derrière », plaide-t-il.
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