« En Afrique du Nord, Daech assure le transport du haschich marocain vers l’Europe »
http://diasporasaharaui.blogspot.fr/2016/04/franco-roberti-en-afrique-du-nord-daech.html?m=1
000000000000000000000000000000
« En Afrique du Nord, Daech assure le transport du haschich marocain vers l’Europe »
http://diasporasaharaui.blogspot.fr/2016/04/franco-roberti-en-afrique-du-nord-daech.html?m=1
000000000000000000000000000000
Nuevo golpe contra el narcotráfico en la provincia de Valencia. La Guardia Civil ha detenido a un hombre como presunto autor de un delito de tráfico de drogas, tras intervenir 110 kilos de hachís que transportaba ocultos en un doble fondo en el interior de su vehículo.
Según ha indicado la Guardia Civil en un comunicado, el hecho ocurrió el pasado 13 de mayo, cuando agentes de la localidad valenciana de Puzol sospecharon del conductor de un vehículo, le identificaron y registraron su coche.
Los agentes descubrieron que la droga estaba escondida en un doble fondo de la parte inferior del vehículo, y se incautaron también de dos teléfonos móviles, 75 euros en metálico y el coche.
leer mas:
000000000000000000000000000
La Guardia Civil de la Región de Murcia, en el marco del ‘Plan operativo integral contra el tráfico de hachís procedente de Marruecos’, desarrolló la operación ‘Alhameña’, una investigación iniciada el pasado año que culminó recientemente, con la detención de tres personas como presuntas autoras de los delitos contra la salud pública, contra la seguridad vial, de desobediencia a agentes de la autoridad y de pertenencia a organización criminal. Se intervinieron 70 fardos de hachís con un peso total de 35 kilos y un turismo.
La investigación se inició en octubre del pasado año cuando, en un control de velocidad establecido por el destacamento de Tráfico de la Guardia Civil de Lorca, en la autovía A-7 sentido Murcia a la altura del municipio de Alhama de Murcia, un vehículo hizo caso omiso a la señal policial de alto y se dio a la fuga a gran velocidad.
leer mas:
http://www.laverdad.es/murcia/201605/18/dedicada-introducir-hachis-murcia-20160518143341.html
000000000000000000000000000000000
« De l’héroïne, de la cocaïne, mais aussi du cannabis étaient importés depuis les Pays-Bas, précise le chef d’escadron Laurent Le Guyader, commandant de la compagnie qui a dirigé l’opération, secondé par le capitaine Denis Lancel. De multiples filatures, observations et surveillances ont été nécessaires », avant une première vague d’interpellations, le 9 mai.
LIRE:
http://www.ouest-france.fr/normandie/drogue-300-gendarmes-mobilises-33-arrestations-4235795
000000000000000000000000
Près de 500 tonnes de kif traité ont été saisies et 10 000 personnes arrêtées en Algérie depuis 2010 dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue, rapporte ce mercredi l’APS, en citant la gendarmerie nationale.
Cette quantité de drogue provenant du Maroc a été saisie dans différentes régions du pays, notamment à la bande frontalière Ouest, a précisé la même source lors d’un colloque organisé à Oran sur drogue et toxicomanie.
LIRE PLUS:
0000000000000000000000000000
La aparición de un camión cargado de droga ha llevado al Cuerpo Nacional de Policía a apresar ya a cuatro personas por su presunta relación con el abultado alijo. Los agentes responsables del caso intervinieron hace dos semanas el vehículo industrial cuando se encontraba estacionado en Novelda y arrestaron a los dos ocupantes del mismo, como confirmaron ayer a este diario fuentes próximas al caso. Mientras, durante el día de ayer pasaron por el juzgado de guardia de Alicante otros dos sospechosos, un hombre y una mujer, que negaron cualquier participación en los hechos, según las citadas fuentes.
Estas últimas detenciones se practicaron a finales de la semana pasada, gracias al avance de la investigación. Se trata de un asunto que dirige el Juzgado de Instrucción número 2 de Novelda, pero cuyos tentáculos se extienden hasta la capital alicantina, lugar donde se efectuaron los arrestos de estos dos últimos supuestos implicados con la carga de alrededor de 180 kilogramos de la sustancia ilegal. Las pesquisas policiales siguen abiertas.
El Juzgado de Instrucción número 8 de Alicante, en funciones de guardia, tomó declaración a los dos y ordenó la puesta en libertad de la mujer, como detallaron fuentes del Tribunal Superior de Justicia de la Comunitat Valencia (TSJCV).
MAS:
http://www.laverdad.es/alicante/201605/18/cuatro-detenidos-alijo-kilos-20160518020516-v.html
000000000000000000000000000000000
La Policía Nacional ha intervenido unos 4.700 kilos de hachís en varias operaciones realizadas en La Línea de la Concepción (Cádiz) y ha detenido a dos personas.
Según ha indicado la Policía en un comunicado, el estupefaciente acababa de ser introducido por vía marítima desde Marruecos hasta la costa del Campo de Gibraltar a bordo de embarcaciones semirrígidas.
http://m.eldiario.es/politica/Intervenidas-toneladas-Linea-Cadiz-detenidos_0_517248839.html
000000000000000000000000000000000
Au péage de Villars-sous-Écot, les douaniers ont intercepté un Estonien qui remontait d’Espagne avec 107 kg de résine de cannabis.
http://pleinair.net/actualites/item/62395-faits-divers-107-kilos-de-cannabis-saisis-sur-l-a36
0000000000000000000000000000000
Après avoir saisi, le 13 avril, quelque 13 tonnes de résine de cannabis au niveau de la gare de péage de Bouskoura, la gendarmerie royale a pu mettre la main sur trois autres membres du réseau de trafiquants. Ils ont été interpellés à Meknès, Oujda et au poste frontalier Guergarat.
Lors des perquisitions effectuées à leurs domiciles respectifs, les forces de l’ordre ont saisi cinq voitures, une trentaine de téléphones mobiles, des cartes SIM ainsi que deux postes talkie-walkie. L’un des mis en cause a tenté de corrompre les enquêteurs en leur proposant une somme de 2,7 millions de dirhams.
lire:http://m.huffpost.com/mg/entry/10001666
000000000000000000000
Le journaliste britannique Johann Hari a enquêté durant trois ans sur la guerre à la drogue. Il en a tiré un livre, qui paraît en français
Johann Hari, 37 ans, a parcouru 50 000 kilomètres et 15 pays différents pour remonter aux origines de la guerre à la drogue. Il s’est entretenu avec un dealer de cocaïne de Brooklyn, un membre repenti des cartels de la drogue mexicain, des scientifiques, des policiers, des politiciens. Son enquête, menée durant trois ans, l’a aussi conduit à Genève. Le journaliste britannique aux origines suisses, qui collabore au Los Angeles Times, au New York Times et au Monde diplomatique, raconte ce périple dans une livre passionnant, dont la traduction en français vient de paraître*.
Le Temps: Qu’est-ce qui vous a le plus frappé au cours de votre enquête?
Johann Hari: Les drogues, la guerre aux drogues ne sont pas ce que nous pensons. J’ai découvert, surtout, notre profonde méconnaissance du mécanisme de l’addiction. Prenons l’héroïne: nous pensons que c’est le produit qui cause la dépendance. La chimie joue un rôle important, mais ce n’est pas elle qui rend toxicomane. Si la dépendance était causée par la molécule, tous les patients traités dans les hôpitaux aux antidouleurs dérivés d’opioïdes, comme la diamorphine, devraient devenir accros. Or ce n’est pas le cas.
LIRE sur:
https://www.letemps.ch/suisse/2016/05/16/legaliser-drogues-c-restaurer-ordre-chaos
000000000000000000000000000000000

El juzgado de Instrucción número 6 de Ceuta ha tomado declaración también durante el transcurso de esta semana a los detenidos en la operación antidroga realizada por la Unidad de Drogas y Crimen Organizado (UDyCO) de Ceuta, el pasado mes de agosto durante la operación Feriante, y donde EL PUEBLO fue testigo de excepción de cómo eran interceptados un total de tres camiones con cerca de cinco toneladas de hachís.
00000000000000000000000000000000000000000
Depuis le milieu des années 80, de nombreux truands français ont adopté le sud de la péninsule Ibérique. Se livrant une guerre sans merci, ils contrôlent tous les trafics. Et la nouvelle génération est encore plus violente que ses aînées
De lourds nuages ourlent la Costa del Sol d’un crêpe noir. Pendant la semaine sainte, qui précède Pâques, l’Andalousie s’offre souvent une pause lacrymale. Courte parenthèse: le Grand Sud espagnol affiche orgueilleusement trois cents jours de soleil par an.
«Le Turbulent», «le Bigleux», «Petit Momo» ou «Eddy»: plus de 200 voyous français profiteraient actuellement de cette exceptionnelle douceur de vivre, dans les cités balnéaires, de l’industrieuse Malaga à la précieuse Marbella, en passant par la très pieuse Séville, à l’intérieur des terres. Les plages, jalonnées de discothèques, desservies par autoroute, s’ouvrent face aux montagnes du Rif marocain. Régulièrement, barques de pêcheurs ou Zodiac chargés à ras bord livrent leur lot de kif. Or, depuis une bonne dizaine d’années, los bandidos franceses occupent une place de choix dans ce business. Ils n’ont pas seulement importé leur savoir-faire et leur faconde. Ils ont aussi emporté leurs inimitiés. Voilà pourquoi la région a tendance à se transformer en vaste cimetière sous la Lune. Enjeu de la guerre: l’or «gris» (le hasch du Maroc) et l’or «brun» (les filles d’Andalousie). Selon divers recoupements, 19 Français impliqués dans divers trafics en Andalousie ont ainsi été tués (ou ont disparu) depuis la fin de l’année 1996. La fièvre n’a cessé de monter ces derniers mois en Espagne.
A première vue, Ronda semble à l’abri de la frénésie côtière. Ce bourg touristique, situé dans l’arrière-pays montagneux de Marbella, vit replié sur ses célèbres arènes et ses ruelles pavées. Jean-Gilbert Para, 63 ans, a ouvert, voilà plusieurs années, une pizzeria en plein centre. Dans sa jeunesse, ce restaurateur français a bourlingué du Maroc aux Pays-Bas, où il a connu quelques ennuis passagers avec la justice. Marié à une Espagnole, il semblait aujourd’hui rangé. Mais, le 11 mars dernier, des inconnus attendaient Para sur le chemin qui mène à sa propriété. On ne retrouvera que son 4 x 4, quelques projectiles de 7,65 dans la portière et du sang sur les sièges. Propriétaire des murs du Playboy à Marbella (un puty club, comme on dit ici), Jean-Gilbert Para finalisait, selon ses proches, un projet hôtelier près de Ronda. Sa famille vient de lancer un appel à témoins pour tenter de le retrouver.
Un règlement de comptes de facture plus classique avait eu lieu sur la côte, le 5 mars. Vers 15 h 30, une fusillade éclate à Fuengirola. Des inconnus visent le conducteur d’une Mercedes, immatriculée à Paris. Le blessé, touché de cinq balles dans le bras, est finalement retrouvé, sous un faux nom, au centre de secours Mijas Costa. Les deux officiers de police français en poste dans la région identifient Samir Benbouabdellah, grâce à ses empreintes digitales. Ce Parisien de 19 ans a déjà un passé chargé. Il est notamment soupçonné d’avoir détourné un hélicoptère pour tenter de faire évader son frère de la prison de Fresnes (Val-de-Marne), en mai 2001. Un surveillant avait été grièvement blessé dans la fusillade.
Louis Carboni avait également misé sur une cavale espagnole. Il a été repéré à Marbella, avant d’être arrêté dans le nord du pays, le 12 janvier dernier. Dans la villa qu’il occupait: un bon kilo de cocaïne, deux billets d’avion pour la Bolivie et un fusil d’assaut. Le Corse, lui aussi, avait joué les filles de l’air: il a eu son quart d’heure de gloire, en juin 2001, en réussissant son évasion par hélicoptère de la prison de Borgo, près de Bastia. Le Marseillais Farid Berrhama s’était également mis au vert sur la Costa del Sol. Il a finalement été interpellé, en décembre 2001, à Torremolinos. Son charmant surnom – «Gremlin’s» – donne une idée de la retenue du personnage passé minuit…
Dernier épisode en date: l’arrestation de Fabrice Havot, le 18 avril dernier. Condamné en France à la perpétuité pour viols, torture et actes de barbarie, il tenait un commerce à Torremolinos.
Au fil des semaines, les malheurs des Français éclipsent dans la presse régionale les quelques assassinats imputés aux mafias russe et italienne, ainsi que les ennuis judiciaires du maire de Marbella: Jesus Gil a été écroué, le 16 avril, pour détournements de fonds publics. «Les Français développent une criminalité très violente, centrée sur l’économie de la drogue, confirme le commissaire central de la province, Florentino Villabona Madera. Les règlements de comptes débordent rarement de la communauté.»
Evadés, braqueurs, trafiquants, maquereaux, assassins… Qui sont-ils réellement, ces nouveaux frères de la côte? Les «aînés» ont découvert cet eldorado au milieu des années 1980 et s’y sont installés. Souvent issus de l’antédiluvien gang des Lyonnais, ils se nomment alors Lothoz, Gandeboeuf, dit «Christo», ou Vidal, surnommé «Momond Vidal». A cette époque, les Français n’inquiètent guère les autorités locales. Mais tout bascule le 9 novembre 1987 au matin. Ce jour-là, l’enlèvement d’une enfant de 6 ans, sur le chemin de l’école, claque comme un coup de tonnerre dans le ciel sans nuages de Marbella. «Oscar» (pseudonyme des ravisseurs) exige 13 millions de dollars des parents de Mélodie, la chanteuse d’opéra pop Kimera et le milliardaire libanais Raymond Nakachian. Heureusement, le 20 novembre, les policiers libèrent la fillette. Huit Français sont inculpés pour ce rapt. Le cerveau, Jean-Louis Camerini, avait repéré sa proie en se déguisant en clown lors d’une réception donnée par les Nakachian… La lourde condamnation du truand – à plus de vingt et un ans d’emprisonnement en 1992 – met temporairement un frein aux appétits français. Temporairement, car, le 29 avril 1998, l’un des «anciens», Jean-Pierre Gandeboeuf, est arrêté par les Stup de Marseille. Il sort d’un grand hôtel de Madrid où il vient de déjeuner avec les clients de la chambre 501, des Mexicains. On le soupçonne d’avoir financé un vaste commerce triangulaire entre l’Espagne, la Colombie et la France. Un «beau mec», disent les policiers: la fiche de Gandeboeuf, 59 ans, évoque pêle-mêle braquages, règlements de comptes et même… un bris de clôture.
Aujourd’hui, bon nombre d’aînés ne profitent plus que du soleil. Ils ont laissé le champ libre à la deuxième vague d’immigration, arrivée dans la seconde moitié des années 1990: celle des «réfugiés». Ils sont parisiens, lyonnais ou marseillais d’origine et tiennent toujours le haut du pavé. Ces aristocrates du braquage ont posé leurs valises en famille pour échapper aux foudres de la justice ou au feu des 11,43. Une fois sur place, ils se sont embourgeoisés, investissant dans le hasch. Jacques Grangeon était l’une des figures de cette bruyante communauté, qui recevait, à l’occasion, la jet-set du cinéma. Il a, depuis, passé l’arme à gauche. Une sale histoire.
Il est près de 23 heures, ce 5 octobre 1996, à Marbella, dans une villa au luxe tapageur. La silhouette athlétique de Grangeon, 45 ans, et celle de sa compagne, Catherine, une ancienne prostituée, se dessinent derrière la baie vitrée. Le couple n’a pas encore tiré les rideaux chamarrés. Trois hommes débouchent du chemin de terre à l’arrière de la propriété. Dans le jardin, ils masquent leur progression en se cachant derrière les troncs des palmiers. Une fois sur la terrasse, ils ouvrent le feu au kalachnikov sans faire le détail. Ils achèveront les victimes au pistolet, sans s’embarrasser des règles du «savoir-tuer», qui imposent d’épargner les compagnes. Grangeon s’apprêtait à acheter un club situé à l’entrée d’Estepona. L’établissement de bains est, depuis, tombé entre les griffes de l’un de ses concurrents français. Un sauna décidément très chaud: le 4 octobre 1997, soit un an après l’élimination de Grangeon, une rafale fauchait, sur le perron, un autre malfaiteur français, surnommé «Sumo»…
Homme d’entregent, Grangeon tentait de resserrer les liens entre Lyonnais, Marseillais et Parisiens. Ainsi avait-il facilité l’implantation de Michel Crutel. Ce spécialiste du braquage éprouvait le besoin de mettre une frontière entre lui et la justice française. On impute, en effet, à ce self-made-man les plus importants hold-up de ces dernières années, comme l’attaque de l’Airbus de Perpignan, en août 1996. Avec sa bande, surnommée «la Dream Team», il s’est spécialisé dans les attaques de sociétés de transport de fonds. Ce violent Blitzkrieg lui a valu un surnom qui sent bon le sable chaud: «le Militaire». Crutel semblait avoir trouvé son équilibre à la Casa Calandria, une villa de Marbella qu’il louait «3 500 euros par mois», selon un policier espagnol. Il avait même inscrit son fils et sa fille dans une école privée. Une nuit du printemps 1999, il a pris la route d’Algésiras, à une centaine de kilomètres de là, pour une ultime opération.
Algésiras. Ville ouverte à tous les trafics. L’inspecteur en chef Fernando Calleja, imperturbable patron de l’Udyco (l’unité de lutte contre le trafic de stupéfiants et le crime organisé), se souvient encore de ce 21 mai 1999. A 8 h 40, le gardien de l’hôpital Punta Europa appelle le commissariat. Dans un fourgon blanc, abandonné devant l’entrée, il vient de découvrir le corps d’un homme tout de noir vêtu, des cheveux aux baskets Nike. Il gît la tête tournée vers le rocher de Gibraltar, au fond de la baie. L’inconnu d’Algésiras a des papiers au nom de «Christian David», trop passe-partout pour être honnête. Il s’appelle en réalité Michel Crutel. Le caïd allait fêter ses 44 ans et venait de raser sa célèbre moustache.
Ce matin-là, Crutel avait tenté le diable pour quelques dollars de plus. Juché sur une échelle métallique, à la fraîche, il avait forcé la fenêtre d’un garage, dans une friche industrielle d’Algésiras. A l’intérieur, 293 kilos de cannabis dormaient dans des sacs de plastique. Mais Crutel n’a pas le pied-de-biche léger: le bruit réveille Antonio, le gardien, qui somnole de l’autre côté de la cour. Le voleur de hasch s’en aperçoit et tire. Antonio riposte à la Winchester. Crutel chute lourdement. Ses trois complices l’embarquent dans leur Citroën Jumper, qu’ils abandonnent devant l’hôpital, à 2 kilomètres de là. La dernière campagne du «Militaire» n’aura pas été la plus glorieuse.
Son avocat et ami Denis Giraud se souvient d’ «un garçon hors norme, qui savait rester simple». Crutel ou une vie faite d’embardées. A la fin des années 1970, jeune voleur sans envergure, il prête sa moto à son amie pour qu’elle l’essaie sur l’autoroute. Il la suit en voiture. La moto dérape. Elle meurt dans ses bras. «Depuis, son comportement avait quelque chose de suicidaire, se souvient l’un de ses fidèles, qui l’a connu à la centrale de Poissy, entre 1979 et 1981, lorsque l’équipe s’est formée. Dans la cour, il passait inaperçu avec sa tête de paysan berrichon. Il n’en rajoutait jamais.» «Pour moi, il y a comme un mirage espagnol, résume joliment cet ami de vingt ans. Tous ceux qui y sont descendus ont déconné. Ils ont vu passer tellement d’argent qu’ils se sont dit: pourquoi pas moi? Quitte à faire des entorses à la mentale [la loi du milieu].»
La loi du milieu relève plus du glaive que de la balance. Nordine Benali, dit «la Puce», en sait quelque chose, lui qui a aussi succombé à l’attrait du Grand Sud. Paname, début des années 1990. Nordine Benali, braqueur en devenir, se rapproche du caïd Claude Genova. Mais l’assassinat du parrain, en août 1994, bouscule tous les équilibres du grand banditisme. C’est, à son échelle, une réplique de l’attentat de Sarajevo, en 1914: il précipite deux blocs l’un contre l’autre, dans une guerre totale (voir L’Express du 2 novembre 2000). Pour les policiers, Nordine est impliqué dans les règlements de comptes sanglants de l’époque, armant le bras de son frère Djamel. Ses proches retiennent qu’il est aussi capable de recueillir une petite chatte abandonnée, baptisée Pénélope.
Quoi qu’il en soit, en 1995, Paris a changé de mains. Fidèles de Genova jusqu’à sa fin, Nordine et Djamel Benali se replient en grande banlieue: sur la Costa del Sol. L’Espagne s’impose comme une évidence pour ces frangins, qui ne se lassent jamais de revoir le film de Carlos Saura Vivre vite. A Marbella, où ils élisent domicile dans une résidence de luxe, ils croisent la route d’autres exilés français. La police les soupçonne, d’ailleurs, de l’assassinat de Jacques Grangeon et de sa concubine. Nordine et Djamel Benali clament leur innocence et vont tenter leur chance à l’intérieur des terres, à Séville. «La Puce» s’était pris d’affection pour ces ruelles tortueuses, pour les visages graves des vierges en azulejos qui ornent les murs, près de la plaza de toros. En 1997, les affaires reprennent. «La Puce» (devenu la Pulga, en espagnol) et Djamel lancent un petit club, situé près de Gran Plaza. Avec un brin de nostalgie, ils baptisent l’endroit El Baron, allusion à un célèbre établissement de nuit parisien, près des Champs-Elysées. Un contentieux entre associés français a eu raison, depuis, du Baron sévillan. L’établissement s’est refait une virginité, en devenant une tranquille bodega.
Le vent tourne en octobre 1998. Les Benali sont arrêtés lors d’un coup de filet policier baptisé «Victoria», l’une des plus importantes opérations antidrogue jamais réalisées en Andalousie. Les affaires du passé semblent, elles aussi, resurgir jusque dans ce bout d’Europe: Djamel est assassiné, le 17 décembre 1999, un vendredi de ramadan. «La Puce» apprend la nouvelle en prison, où il n’absorbe que de la nourriture lyophilisée par peur d’être empoisonné. Il résume l’affaire d’une jolie formule: «Avec la disparition de Djamel, j’ai perdu mon oeil de derrière.» Ce jour-là, Nordine jure d’arrêter la cocaïne pour ne pas trembler au moment de venger son frère. Il ne carbure plus qu’au thé et à la baguette beurrée.
Nordine ne tremble d’ailleurs pas lorsqu’il meurt, à son tour, dans la nuit du 4 au 5 octobre 2001. Il vient d’emménager à Los Pajaros, un quartier populaire du nord de la ville qui lui rappelle Gagny et Le Raincy (Seine-Saint-Denis), où il a grandi. Ce soir-là, le braqueur rentre d’un dîner dans une petite pizzeria, la Casa Nostra, sur les bords du Guadalquivir. Il a laissé son colt 45 dans son nouvel appartement, au quatrième étage de la rue Mirlo. Il arrête sa voiture le long d’une placette en terre battue. Nordine Benali dépose sur le trottoir les petites assiettes, soulignées d’un liseré jaune, qu’il a achetées dans la soirée. Il claque le coffre de l’Opel lorsqu’une voix l’appelle dans son dos: «Nordine, Nordine.» Un «accent français», diront les témoins. Nordine Benali se retourne: la voix porte une cagoule noire. «La Puce» s’écroule, touché de plusieurs balles. Il tente de se relever, lorsque le tueur revient terminer la besogne. Un ami espagnol tiendra à payer une partie des obsèques. Avec la mort de Nordine Benali, voyou à l’ancienne, une page du grand banditisme français en Espagne est tournée.
Car, après la vague des aînés et le flot des «réfugiés», le Grand Sud espagnol subit de plein fouet la déferlante des «héritiers». Issus de cités de banlieue, ils n’appartiennent pas à la voyoucratie traditionnelle. Ce sont des «libéraux» qui militent pour la dérégulation du marché et la suppression des intermédiaires. Souvent d’origine maghrébine, ils sont, d’ailleurs, plus à l’aise que les anciennes générations pour traiter directement avec les fournisseurs marocains. Il faut ensuite remonter la came au plus vite vers le nord pour éviter les balles perdues des concurrents. Comme les armateurs d’antan, ils affrètent donc leurs équipages, mais pour conduire des voitures rapides, rémunérant leurs chauffeurs 150 euros du kilo.
En novembre 2001, la police judiciaire de Versailles stoppe ainsi un convoi sur une aire d’autoroute, près de Poitiers. Trois voitures rentraient, pied au plancher, de Torremolinos pour livrer, en direct, les cités des Hauts-de-Seine et de Seine-Saint-Denis. Une BMW et un Renault Scénic ouvraient la voie à une Range Rover, chargée de 750 kilos d’ «aya», un cannabis de bonne qualité. La force prime sur la discrétion: les passeurs n’ont même pas pris la peine de jeter une couverture sur la marchandise.
Les «héritiers» ont retenu la leçon: il devient dangereux de construire des châteaux en Espagne. D’ailleurs, ils ne font que traverser l’Andalousie. A plus de 200 kilomètres à l’heure…
video et image:
-http://www.sortiespourtous.com/article-petit-voyage-europe-2014-121378533.html
-http://www.lexpress.fr/informations/los-bandidos-franceses_648091.html
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Lire ce témoignage d’un vécu sur la Costa del Sol
dans ce livre
00000000000000000000000000000000000000000000
Cette opération, qualifiée d’envergure, a été menée suite à l’exploitation de renseignements et en vertu d’une autorisation d’extension de compétence territoriale pour les éléments de la section de recherches d’Oran, ont expliqué ses responsables, lors de la présentation de cette affaire, samedi au niveau du siège de la dite section de la Gendarmerie à Oran.
La quantité de kif traité saisie provenait du Maroc, a-t-on ajouté.
0000000000000000000000
Interceptan más de 185 kilos de hachís que pretendían introducir en Almería
13 mayo 201614:50
Agentes de la Guardia Civil han detenido a tres personas en el puerto de capital tras descubrir que iban en un vehículo procedente de Marruecos con más de 180 kilos de hachís. Las detenciones se practicaron el pasado 4 de mayor. A. C., S. C. y M. D., vecinos de las localidades murcianas de Cartagena y Beniel y de entre 33 y 56 años de edad, desembarcaron con un turismo del buque que une Almería con Nador (Marruecos).
leer mas:
http://www.ideal.es/almeria/201605/13/interceptan-kilos-hachis-pretendian-20160513144939.html
0000000000000000000000000
El Guadalquivir acorta la distancia con África hasta convertirse en centro logístico en la ruta hacia Francia

El negocio de la droga sigue siendo tan redondo como preocupante en Sevilla capital y provincia. El narcotráfico está a la orden del día sin que la actuación (supuestamente) coordinada de las fuerzas y cuerpos de seguridad del Estado y la autoridad judicial impida su permanente repunte, con los riesgos que comporta (en términos de seguridad y salubridad públicas) la compraventa ilegal e incontrolada de estupefacientes.
Dentro del mapa nacional e internacional de la droga, Sevilla juega una baza geoestratégica esencial para la distribución europea del hachís por su cercanía al norte de África, reforzada por vía fluvial. De madrugada, toda la ribera del Guadalquivir se convierte en zona caliente para el transporte y desembarco de miles y miles de kilos procedentes del Magreb que parten río arriba en lanchas neumáticas, normalmente desde Sanlúcar de Barrameda.
LEER MAS:
0000000000000000000000000000000
Hervé Rachynski | Publié le Vendredi 13 Mai 2016

Le réseau était placé sous surveillance policière depuis plusieurs mois. Le groupement des stups de la Sûreté Urbaine de Conflans-Sainte-Honorine a démantelé un vaste trafic de stupéfiants à la cité Beauregard, à Poissy.
Huit hommes, âgés de 14 à 29 ans, ont été interpellés, mardi, à l’aube, à leur domicile et placés en garde à vue. L’opération menée par des policiers de la brigade anticriminalité, du groupe de sécurité et de proximité et plusieurs équipes cynophiles, s’est déroulée dans le calme.
LIRE PLUS:
0000000000000000000000000000000
DUBAI// A 29-year-old has been sentenced to 10 years in jail for carrying trying to smuggle more than four kilograms of hashish into the country.
The Iranian was caught at Dubai International Airport on February 26 this year.
At the Dubai Criminal Court last month, he denied a charge of smuggling 4,92kg of hashish.
http://m.thenational.ae/uae/courts/hashish-smuggler-jailed-for-10-years-by-dubai-court
0000000000000000000000000000000000000
Les douanes ont flairé le bon coup mercredi, vers 18 heures, à hauteur du péage Nord de Toulouse. Un automobiliste à bord d’une BMW Série 5 qui filait en direction de Bordeaux sur l’autoroute A 62 a stoppé sa course prématurément. Lors de cette intervention, les douaniers interpellent le conducteur âgé d’une trentaine d’années. Lors de la fouille de la berline, 1, 120 kg de résine de cannabis est saisie. L’automobiliste originaire de Langon, près de Bordeaux est alors transféré à la gendarmerie, dans les locaux du peloton motorisé de Croix-Daurade. Hier, l’enquête sur cette saisie de drogue commençait. L’automobiliste interpellé était simplement de passage en Haute-Garonne avant sa destination finale dans la région de Bordelaise. Simple transporteur ou vendeur de drogue au sein d’un réseau bien précis ? Ces questions demeuraient encore en suspens. Cet homme devait être transféré dans les locaux de la gendarmerie de Langon, où une unité d’enquête devait prendre le relais pour poursuivre les investigations.
000000000000000000000000000000000000000
costs billions of rupees in the international market.
http://nation.com.pk/national/10-May-2016/anf-seizes-5000kg-of-hashish
00000000000000000000000000000