FRANCE 🇨🇵 (Drogues) : le duo Retailleau-Migaud s’accorde pour continuer à promouvoir le narco-business

Un plan tout répressif

C’est le Monde qui nous rapporte que les ministres de l’intérieur et de la justice ont annoncé, vendredi à Marseille, plusieurs mesures, comme la création d’un parquet national dédié à la criminalité organisée et des cours d’assises composées de magistrats professionnels. Ils reprennent en grande partie les propositions de la commission sénatoriale sur le narcotrafic.

Le texte, qui doit être examiné le 27 janvier par le Sénat, propose notamment de recalibrer l’Office antistupéfiants (OFAST) en une véritable « DEA à la française », du nom de l’agence américaine de lutte contre la drogue, et de créer un parquet national antistupéfiants (PNAST).

Il propose également d’améliorer le régime des repentis, qui collaborent avec la justice.

Quant aux infiltrés et autres aviseurs injustement condamnés,  malgré des décisions de justice qui, parfois, innocentent ces derniers, toujours rien en vue. 

L’exemple de Marc Fievet, aka « NS 55 DNRED » en témoigne.

Il est vrai que chez nos « Politiques » et « Hauts fonctionnaires », d’assumer les engagements pris, ne fait pas partie des pratiques habituelles.

L’important chez les premiers étant d’en rajouter pour donner l’impression d’agir alors que pour les autres, les calculs de ces « savants » ne réussissent qu’à temporiser et se décharger de toutes responsabilités d’échecs dans lesquels ils sont devenus des virtuoses.

La conférence de presse

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ESPAGNE 🇪🇸 (UDYCO) : suite à la saisie de 13.062 kilos de cocaïne à Algésiras, plus de 20 millions d’euros en espèces ont été trouvés au domicile madrilène d’un policier au service du cartel des Balkans

Ce policier avait assuré la couverture pour sécuriser l’entrée des conteneurs contaminés en provenance d’Équateur.

Ce sont des agents du SVA (Service de Surveillance Douanière de l’Administration Fiscale) et des agents de la Policia Nacional, qui ont intercepté dans le port d’Algésiras un conteneur qui transportait un total de 13 062 kilos de cocaïne.

Antonio Duarte, directeur d’Udyco Central, avait souligné ce mardi dans le port de Cadix que l’opération était ouverte et que l’objectif était d’aller au fond des choses. Le même jour, de nombreuses perquisitions au domicile de personnes présumées liées à cette saisie étaient menées. Parmi toutes, une s’est démarquée : la perquisition au domicile de l’inspecteur en chef de la section des délits économiques de la préfecture de police de Madrid où plus de 20 millions d’euros en espèces ont été trouvés.

Antonio Martínez Duarte

Plus en castillan

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PARIS 🇫🇷 (Matignon) : le majordome en arrêt maladie était parti se ravitailler en cocaïne

Un majordome de Matignon est en garde à vue à Paris dans les locaux de la Brigade des stupéfiants.

Fichtre, le gaillard de 26 ans s’est fait gaulé en pleine transaction hier soir, vendredi 7 novembre 2024, par la BAC; contrôlé, ce salarié de Matignon, en arrêt maladie, avait dans le coffre de son scooter 28 bonbonnes de cocaïne, soit l’équivalent de 51 g..

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FRANCE 🇨🇵 (les locataires de Beauvau et de la place Vendôme) : comediante, tragediante !!!

Les ministres de l’Intérieur Bruno Retailleau et de la Justice Didier Migaud sont à Marseille ce vendredi pour annoncer des mesures contre le narcotrafic, fléau grandissant contre lequel l’exécutif appelle à une « mobilisation générale ». Lire l’article

-Le ministre de la Justice a annoncé que l’excuse de minorité pour les plus de 16 ans sera assouplie dans « les cas les plus graves ». Lire la brève

-Didier Migaud compte mettre en place un « parquet national » dédié et installer « une cellule de coordination nationale » contre le narcotrafic. Lire la brève

-Bruno Retailleau a lui estimé que le narcotrafic est « une menace existentielle » contre les institutions. Lire la brève

Il ne lâche rien. Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, qui a précisé son plan d’action contre le narcotrafic ce vendredi 8 novembre à Marseille.

Le ministre veut frapper fort, et aussi responsabiliser le consommateur.

« Fumer un joint ou sniffer de la coke, c’est deux balles dans la tête d’un enfant de cinq ans, c’est ce jeune lardé à Marseille de cinquante de coups de couteau puis brûlé vif », image-t-il, poursuivant la rhétorique de son prédécesseur Gérald Darmanin.

Bruno Retailleau veut aussi multiplier les amendes forfaitaires, et créer une campagne de prévention choc.

Source et plus

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Absolom 2022

Et pourquoi pas créer une zone libre où l’on enverrait les consommateurs !

Un où deux départements fermés par des hauts murs d’enceinte et des douves

ou

ré ouvrir les bagnes.

Absolom 2022 (No Escape) est un film américain réalisé par Martin Campbell et sorti en 1994. Il s’agit d’une adaptation du roman The Penal Colony (1987) de Richard Herley.

Synopsis

En 2022, les prisons sont désormais gérées par des sociétés privées. Les criminels sont désormais source de profits car l’affaire est très lucrative. John Robbins, ancien héros de guerre du corps des Marines, est condamné à la perpétuité pour avoir sommairement abattu son officier supérieur lors d’une mission à Benghazi. Comme d’autres détenus, John est envoyé dans les quartiers de haute sécurité d’une prison de niveau 6, Leviticus, où règne en maître un directeur impitoyable, Warden. Ce dernier remarque les états de services de John. Mais le nouveau détenu lui tient tête. Pour le punir, Warden l’envoie immédiatement sur Absolom, une île-prison spécialement réservée aux récalcitrants et reculée du monde. L’île ne connaît qu’une seule règle : s’évader est interdit. Pour le reste, elle ne connaît pas d’autres lois que celle de la jungle. John y croise notamment Marek et ses sbires, les « Outsiders ». Il rencontre aussi Père, qui a créé une communauté pacifique sur l’île mais dont les membres sont bien moins nombreux que la bande de Marek. John va se lier avec le jeune Casey.

SOURCE

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ÉTATS-UNIS 🇺🇸 (opération Mayan Jaguar) : l’implication de services officiels dans le narcotrafic n’est plus un secret

Lorsque que l’on lit qu’une accusation de trafic de drogue est portée directement sur la responsabilité des services US eux-mêmes, cela ne fait que confirmer ce qu’on dénonce depuis 15 ans.

La frontière séparant l’ICE (U.S. Immigration and Customs Enforcement) liée au « Homeland Security », avec la CIA étant plutôt ténue : le lot de drogue découvert était bien trop imposant pour servir d’appât seulement comme il avait pu être dit dans un premier temps. C’était plutôt une livraison sinon, régulière du moins organisée en haut lieu ! Non, il s’agissait bien d’une opération de transfert de drogue de la CIA elle-même, très certainement.

Histoire de s’autofinancer tout simplement !

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A lire beaucoup plus dans:

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HAÏTI 🇭🇹 (Port-au-Prince) : depuis Toussaint Louverture, tous les présidents ont été adeptes d’un pouvoir pour le moins autoritaire prêts à toutes les dérives, même au trafic de stupéfiants

Le 24 août exactement, le Département d’État américain, dans un revirement à 180° dont il a le secret, a en effet déclaré:

Aujourd’hui, les États-Unis désignent le président haïtien Michel Martelly pour son rôle dans le commerce mondial illicite de drogues. M. Martelly a abusé de son influence pour faciliter le trafic de drogue et a parrainé de nombreux gangs basés en Haïti. Le trafic de stupéfiants et la violence liée aux gangs ont contribué à l’instabilité politique et à l’insécurité en Haïti, ce qui a créé une situation intenable pour le peuple haïtien. 

Michel Martelly

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une nouvelle série de 8 épisodes qui commencent

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EUROPE 🇪🇺 (le trafic maritime illicite) : c’est quoi le SEACOP ?

En exclusivité, l’interview de Dominique Bucas, directeur de Seacop par Victor Mendez Sanguos de Narcodiario (première partie)

Victor Mendez Sanguos de Narcodiario

SEACOP vise à contribuer à la lutte contre le trafic maritime illicite et les réseaux criminels associés sur l’axe transatlantique, dans le respect des droits de l’Homme.

Expliquez-nous, de manière générale, quel est le rôle de Seacop ?

Elle a été fondée en 2010 pour lutter contre le trafic international de cocaïne. Cela a commencé en Afrique de l’Ouest. Dès lors, en différentes phases, le projet a traversé les Caraïbes et atteint l’Amérique. Nous couvrons 30 pays très divers. Nous avons le Brésil et la Gambie, nous avons la Colombie… Il faut d’abord voir de quoi il s’agit. S’il s’agit du trafic de drogue, notamment de cocaïne, s’il s’agit, ces derniers temps, du trafic de bois…, mais derrière tout cela, il y a beaucoup de variables. Comment les drogues sont transportées, qui les manipule, quels sont les itinéraires, les changements et les tendances. Nous les avons vu opérer dans différents pays des deux côtés de l’Atlantique. Il y a une « fashion week » du trafic de drogue et chacun doit être conscient de l’image globale pour pouvoir apporter une réponse adaptée. Il y a des choses qui marchent et d’autres qui ne marchent pas. La première chose est de partager les connaissances. La deuxième tâche de Seacop est de créer des équipes de renseignement maritime sur l’immatriculation des navires. La Colombie le sait, le Brésil le sait, mais d’autres pays ne le savent pas, et nous devons leur apprendre, par exemple, à inspecter un bateau. C’est super compliqué. Même sur un petit voilier, il y a des cachettes où se cache la cocaïne. Cela s’enseigne, cela se partage entre les pays. Comment faire du profilage. Comment allons-nous savoir qu’un navire est suspect ? Il faut mélanger les informations, il faut réfléchir. Il faut avoir le nez du policier ou du douanier, qui comprend qu’un itinéraire puisse être étrange, par exemple pour un bateau de pêche. Nous avons un noyau qui lui est dédié. Nous formons également des formateurs, afin qu’à l’avenir, les collaborateurs locaux puissent former leurs propres collègues ou ceux des pays voisins, dans une perspective de durabilité. Et la troisième chose que nous faisons est de gérer les opérations. Nous n’avons pas la capacité juridique d’intervenir, mais nous avons la capacité d’organiser le processus, d’unir certains pays avec d’autres, de mener une opération dans laquelle ils échangeront des informations, se rencontreront et obtiendront des renseignements opérationnels.

Nous disposons de bons renseignements, mais pas des moyens de faire le job derrière.. Nous devons donc tout planifier pour faire le meilleur travail possible.

Quelle est la principale menace à la sécurité dans l’Atlantique ?

La principale menace dans l’Atlantique est le trafic de cocaïne, mais je ferai deux nuances. Le premier est le flux habituel de l’Amérique vers l’Europe, en passant par l’Afrique. La circulation n’est pas toujours directe. 60 à 70 pour cent des trafics illicites documentés transitent par l’Afrique et ne peuvent être contrôlés faute de moyens. Cela donne aux dirigeants du narco-business une plus grande possibilité d’ouvrir la gamme, d’effectuer des transferts et de modifier la chaîne de transport. La première nuance concerne le trafic de cocaïne d’Ouest en Est qui peut emprunter différentes routes. Deuxièmement, inversez le trafic. Aujourd’hui, on sait qu’il existe un trafic de haschisch de l’Afrique vers l’Amérique et un échange contre de la cocaïne, car le prix à l’origine est le même. Ce trafic inversé inclut aussi les précurseurs, ainsi que le trafic de tabac, qui constitue un outil très intéressant pour les trafiquants de drogue afin de blanchir leurs avoirs. La troisième nuance est qu’aujourd’hui, et elle est liée à la deuxième, il existe d’autres trafics. Le trafic de bois par exemple, qui ne va pas vers l’Europe, mais majoritairement vers la Chine. C’est très douloureux pour les pays d’Amérique. Chaque année en Colombie, la superficie équivalente à Bogotá est déboisée. C’est énorme. C’est un trafic contre l’environnement. A cela, il faut ajouter le trafic d’êtres humains, de ressources naturelles, d’armes… Le trafic de cocaïne reste la principale menace, mais il est désormais mêlé aux autres trafics et routes.

« 60 à 70 pour cent des trafics illicites documentés transitent par l’Afrique et ne peuvent être contrôlés faute de moyens »

Les saisies ont diminué en 2024 d’environ 40 pour cent par rapport à 2023, où tous les records avaient été battus, si l’on parle de cocaïne, mais le prix reste stable. Qu’en pensez-vous ?

Je voudrais répondre que l’évaluation est positive, mais, d’abord, il reste quelques mois avant la fin de l’année. Pendant la période des ouragans, au moins dans les Caraïbes, il y a moins de transports en raison de ce risque. Nous verrons ce qui se passera d’ici décembre. En revanche, des saisies importantes ont eu lieu. Au Portugal, par exemple. En France aussi, 10 tonnes ont été saisies dans les Caraïbes, en Guyane il y en a eu deux importantes… Il y a aussi des petites saisies. Cela m’amène à deux conclusions. La première, c’est qu’il existe des bandes très solides qui font de belles expéditions. Et bien sûr, on ne peut pas tout saisir. De gros arrivages y transitent. Il y a une augmentation des quantités en gros et une diversification, pour une multitude de raisons, des expéditions en petites quantités. Il est possible que les chiffres diminuent, mais nous attendrons la fin de l’année. Il faut aussi voir que la qualité du produit augmente, avec le même kilo de cocaïne on peut faire plus de doses.

« Il existe une route de trafic de haschisch vers l’Amérique et un échange contre de la cocaïne, car le prix est le même »

Il existe de petits ports, comme celui de Marín, à Pontevedra, où il n’y a même pas de scanner de surface. Les trafiquants de drogue parient-ils sur eux ?

C’est une image que j’aime utiliser. Lorsque vous allez aux toilettes et que vous pressez le savon avec une main mouillée, le savon s’échappe. Même si vous avez beaucoup de force dans votre main, elle sautera ailleurs. C’est ce qui arrive avec la drogue. Nous avons besoin d’une coopération importante à saisir à deux mains. Le trafiquant de drogue, s’il voit une meilleure affaire, pariera là-dessus. Si demain il leur est plus intéressant de vendre des zamburiñas galiciennes, ils le feront. De plus, ils y vont facilement. Là où il y a un écart, ils y vont. Et les petits ports sont pour eux une opportunité. C’est très sûr. Lorsqu’il n’y a pas de surveillance, il est plus facile de faire sortir les stupéfiants. Les saisies se multiplient en Galice, en France, au Havre, ou dans d’autres ports et même si les cargaisons sont de plus faible tonnage, le marché est approvisionné.

Bucas, lors d’une opération – Narcodiario

Passons à l’Amérique du Sud. Quels sont les points qui vous préoccupent le plus ?

À l’heure actuelle, l’endroit le plus délicat est l’Équateur. J’ai eu la chance d’y mener un projet de décembre à juin. En Colombie, les mesures de sécurité se sont renforcées et les trafiquants de drogue parient sur la porte à côté, où règne un système parfaitement chaotique pour faire leurs affaires. Il y a une faiblesse importante. Le trafiquant de drogue cherche un vecteur de transport, et s’il existe une activité légale, il réussit bien. S’il n’y a pas d’affaires légales, vous ne pouvez pas cacher la marchandise. Ils se débrouillent très bien avec les bananes, 5 000 conteneurs de bananes par semaine quittent l’Équateur. C’est énorme. Une autre raison est son économie, qui est dollarisée, ce qui facilite l’échange de marchandises contre de l’argent. C’est le pays d’exportation le plus important. Deuxièmement, il faut être prudent avec le Suriname et la Guyane, qui sont des portes d’entrée vers l’Europe, pour deux raisons. L’une est bien sûr la jungle, car elle est impossible à surveiller, dans la zone frontalière avec le Venezuela. Le système politique du Suriname est très compliqué, et ces deux pays connaissent une croissance brutale de leur PIB à cause du pétrole. Donc, il y a des casinos, des investissements, ils sont très bons pour blanchir de l’argent. Aujourd’hui, l’Équateur, le Suriname et la Guyane, et demain, je crains que le Pérou ne devienne également un exportateur de cocaïne. Elle est déjà productrice et il faut surveiller de près le port de Chancay, en cours de construction par la Chine.

 » Je crains que le Pérou ne devienne un exportateur majeur de cocaïne grâce au nouveau port de Chancay que les Chinois sont en train de construire. »

La dynamique dans la région peut beaucoup changer en raison des liens avec ce pays et de l’importance du trafic maritime légal qui le traversera.

« L’Équateur exporte 5 000 conteneurs de bananes par semaine. « C’est parfait pour les trafiquants de drogue. »

Quelle est l’importance de l’Espagne dans Seacop ?

Seacop est un projet destiné aux pays d’origine et nous ne formons pas les pays de l’UE, mais nous travaillons beaucoup avec l’Espagne. Mon coordinateur pour l’Amérique est un policier espagnol (Alfredo Díaz) et nous travaillons main dans la main avec le parquet espagnol de Madrid. De là, ils gèrent le réseau ibéro-américain de procureurs, il y a une grande relation. Nous avons un réseau de formateurs de la police espagnole qui viennent former nos équipes et nous créons des liens. Ces jours-ci, je suis à Carthagène (Colombie) pour le lancement de l’initiative GRES-PORTS (Groupe d’intervention spécial-Ports), et viendront le procureur spécialisé de Valence et le responsable de l’initiative Empact, tous deux espagnols. Nous avons un excellent lien avec l’Espagne. Nous constatons que l’Espagne et la Galice continuent d’être des entrées très importantes pour approvisionner le marché européen.

Pouvez-vous expliquer les raisons ?

Il existe de nombreuses entrées de cargaisons de cocaïne en Espagne car il existe en Galice une certaine tradition consistant à gagner de l’argent avec des choses qui ne sont pas légales. De plus, la structure du littoral facilite l’entrée de marchandises illégales. Le trafic de cocaïne en provenance d’Afrique passe par les côtes, c’est une autre raison. La troisième raison est l’augmentation de la surveillance dans les ports du nord, qui entraîne une diversification des routes. Une raison de tradition, une raison d’itinéraire et une raison de diversification. De plus, des bateaux rapides relient désormais la Galice à l’Afrique. Ces bateaux semi-rigides à moteur hors-bord ont été retrouvés à trois reprises au Sénégal. Ils sont capables d’aller très loin pour effectuer le fameux transfert des navires qui traversent l’Atlantique, chargent les marchandises et remontent jusqu’en Galice, par exemple.

SOURCE

Bucas, durante la entrevista / Narcodiario

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BRÉSIL 🇧🇷 (EUROPOL) : 16 suspects ont été arrêtés dans le cadre d’une opération internationale contre un groupe criminel organisé qui trafiquait de la cocaïne entre le Brésil et l’Europe

Le chef du gang, un ressortissant serbe résidant au Brésil, figure parmi les personnes arrêtées.

L’enquête, menée dans le cadre de l’Operational Taskforce (OTF) « Balkan Cartel » d’Europol, est le fruit d’une collaboration entre les autorités chargées de l’application de la loi des deux côtés de l’océan Atlantique. Au cours de la dernière année et demie, les autorités impliquées ont travaillé sans relâche pour recueillir des renseignements et coordonner les activités opérationnelles. Le groupe criminel ciblé, connu pour son réseau complexe s’étendant des deux côtés de l’Atlantique, était impliqué dans le trafic à grande échelle de cocaïne en provenance d’Amérique du Sud vers diverses destinations européennes.

Aux premières heures du 5 octobre, une série de raids ont été menés à différents endroits au Brésil (São Paulo, Ceará, Paraná, Rio Grande do Norte et Santa Catarina). En conséquence, 16 suspects ont été arrêtés, dont plusieurs avaient des liens avec l’organisation criminelle « Primeiro Comando da Capital ». Le chef serbe était l’une des cibles les plus importantes de l’OTF Balkan Cartel d’Europol en raison de son rôle dans l’organisation de nombreuses expéditions de drogue entre les continents.

Les enquêteurs brésiliens ont pu relier ce gang criminel à deux récentes saisies de cocaïne : une de 5,7 tonnes de cocaïne à bord d’un bateau de pêche au Cap-Vert en avril 2022, et une seconde de 1,3 tonne de cocaïne à bord d’un bateau de pêche à Fortaleza, au Brésil, en août 2022.

Au total, 12 suspects – 10 ressortissants brésiliens et 2 ressortissants monténégrins – avaient été arrêtés à ces deux occasions.

L’enquête a été menée en grande partie au sein de l’OTF Balkan Cartel d’Europol, Europol fournissant des informations et des analyses continues pour soutenir les enquêteurs de terrain au Brésil et les agences impliquées dans l’opération. Les preuves recueillies lors des raids seront désormais analysées pour identifier de nouvelles pistes d’enquête qui pourront être développées plus avant au sein de l’Operational Taskforce, qui comprend les autorités chargées de l’application de la loi de 11 pays.

Les autorités suivantes ont participé à l’enquête :

Brésil : Police fédérale (Polícia Federal), Marine brésilienne (Marinha do Brasil)

Cap-Vert : Police nationale (Policia Nacional)

Serbie : Direction de la police criminelle (Управа криминалистичке полиције)

Royaume-Uni : National Crime Agency (NCA)

États-Unis : US Drug Enforcement Administration (US DEA)

Europol • MAOC-N

source

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED) : les douaniers tapent 130 kilos de cocaïne au péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines

reportage douanes autoroute A1

L’opération a eu lieu en début de soirée ce 8 octobre.

C’est Le Parisien qui nous informe que les douaniers ont intercepté un poids lourd immatriculé en Hongrie contenant plus de 130 kilos de cocaïne. Les deux occupants, deux hommes d’une cinquantaine d’années, ont été placés en retenue administrative avant d’ être remis à l’OFAST;

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FRANCE 🇫🇷 (Nice) : un ‘go fast’ intercepté avec plus de 17 kilos de coke

Nouveau coup de filet anti-drogue contre le réseau Sparrow de Cannes

Les policiers niçois ont intercepté un « go fast » arrivant d’Espagne avec plus de 17 kilos de cocaïne à bord. Trois jeunes hommes ont été présentés à un juge d’instruction ce mardi 8 octobre.

source

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FRANCE 🇫🇷 (SURV de la Douane) : entre le 12 juillet et le 9 août 2022, les douaniers avaient saisi lors de plusieurs contrôles plus de 1 700 kilos de cocaïne dissimulés dans des armoires, canapés et des fauteuils expédiés, sous couvert de déménagement de la Martinique vers la métropole

Cette équipe de joueurs de poker avait trouvé le moyen de se financer en menant l’activité la plus rémunératrice du monde du crime.

Tous liés à des cercles de jeux, ces trafiquants de cocaïne faisaient venir la marchandise sous couvert de déménagement.

L’un de ces trafiquants de drogue, âgé de 45 ans, a été remis en liberté, mercredi 2 octobre par la chambre de l’instruction de Paris, grâce à un coup de bluff judiciaire. Cette dernière a confirmé la décision du juge des libertés prise mi-septembre. L’avocat du trafiquant, Me Tarek Koraitem, avait obtenu sa libération en ne se présentant pas au débat. « Un coup un peu tordu parce qu’en appel, l’absence de conseil vaut une remise en liberté », commente une source proche du dossier.

SOURCE et plus

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ÎLES CANARIES 🇪🇸 (Nord est Lanzarote) : le patrouilleur 🇫🇷 « DPF-3 » et le navire « PETREL » du SVA 🇪🇸 ont intercepté le cargo RAS lesté avec plus de 4 tonnes de coke

Le cargo « Ras », long de 70 mètres, battant pavillon tanzanien 🇹🇿, alors qu’il naviguait à environ 130 milles au nord-est de Lanzarote, transportait plus de 4.000 kilogrammes de cocaïne.

L’interception et le contrôle du cargo a été effectué par l’équipage du navire d’opérations spéciales du SVA (Surveillance douanière espagnol) « Petrel », en collaboration avec le patrouilleur douanier français « DPF-3″, au cours de l’opération « Pascal-Lino 2024 »

Les dix membres d’équipage du « RAS » ont été arrêtés.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST Rennes) : 41 kilos de coke saisis avec du fric et des bagnoles…suite à un bon tuyau

Les enquêteurs, qui agissaient sur commission rogatoire d’une juge vannetaise, auraient profité d’un go fast pour faire tomber le réseau. Saisie de 41 kilos de cocaïne. et  découverte de 85 000 € en liquide.

source et plus

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FRANCE 🇫🇷 (œcuménisme à Marseille) : l’OFAST en renfort ou… pour piquer les infos de la DNRED et des gendarmes ?

C’est RTL qui nous annonce que l’OFAST (Office anti-stupéfiants qui a repris l’OCRTIS) vient d’ouvrir une antenne uniquement dédiée au trafic par voies maritimes sur le Port de Marseille.

9 policiers auront pour mission de détecter les mouvements suspects et de renforcer l’échange de renseignements avec les douanes et la gendarmerie maritime, afin de « taper » le bon conteneur, voir la bonne valise de croisiériste.

Les policiers de l’OFAST pourront s’appuyer sur une « cross portuaire », cellule de renseignements opérationnelle sur les stupéfiants qui va réunir chaque mois les différentes autorités sur le Port.

Pour éviter qu’ils se perdent, ‘Aviseur international’ est heureux d’offrir une carte de Marseille aux enquêteurs de l’OFAST, voire aux futurs infiltrés à la DNRED ou à la Gendarmerie maritime.

Je me souviens à Nantes, à l’Échelon DNRED, on était obligé de sortir lorsqu’on abordait sérieusement une opération. L’attaché police avait de très grandes oreilles et des qu’il savait ou imaginait quelque chose, il répercutait à sa hiérarchie! J’ai des témoins en retraite qui peuvent confirmer!

Mais çà c’était hier! Aujourd’hui, ils sont tous « copains comme cochons » et les policiers ont oubliés les « facéties » de David Cugnetti , aujourd’hui parti comme directeur à Perpignan et de son directeur Erwan Guilmin, le DOD de la DNRED, qui fit péter les 7 tonnes du Bd Exelmans!

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BELGIQUE 🇧🇪 (Port d’Anvers) : routine douanière avec la saisie de 62 kilos de coke qui arrivaient du Costa Rica

Les douaniers belges ont la banane

Les 62 kilos de cocaïne ont été découvertes par les douaniers sur le quai 184 dans un conteneur de bananes venant du Costa Rica.

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FRANCE 🇫🇷 (cité des papes) : les agents de la DNRED interceptent près d’une tonne de cannabis ainsi que 4 kilos de cocaïne

Cinq personnes ont été placées en garde à vue au commissariat d’Avignon. Tel est le bilan d’une opération menée au milieu de la nuit du 15 au 16 septembre.

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PARAGUAY 🇵🇾 (Asuncion): saisie de 4016 kilos de cocaïne au départ pour la Belgique

La police anti-drogues du Paraguay a saisi plus de quatre tonnes de cocaïne dissimulée dans des sacs de sucre qui étaient en partance pour la Belgique depuis la capitale Asuncion, ont annoncé les autorités mardi 16 juillet 2024. La saisie totale, représentant 4 016 kilos, «est un record historique», s’est félicité en conférence de presse le responsable du Secrétariat national anti-drogues, Jalil Rachid. L’opération Dulzura (douceur, en français) a été menée par une brigade spécialisée, qui a retrouvé les conteneurs suspects dans le port privé Cacupemi. Selon les autorités, la mission n’est pas encore terminée, car il «pourrait y avoir d’autres surprises».

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FRANCE 🇫🇷 (Narco-Justice) : faudra-t-il envisager de protéger sérieusement nos magistrats ?

Souvenons nous du juge Jean Louis Bruguiére qui aimait tant montrer son 357 magnum qu’il posait sur son bureau lors de ses interrogatoires.

« Par sa folie des grandeurs, ses airs faussement mystérieux, sa pipe façon Maigret, son 357 Magnum ostensible, ses méthodes à la hussarde, sa fascination pour les services secrets et les chefs d’États, sa radinerie maladive et son incroyable mégalomanie, la prétendue «terreur des terroristes» Jean-Louis Bruguière a fini par débecqueter PATRICIA TOURANCHEAU.« 

La violence qui envahit chaque jour nos cités démontrent le peu de valeur que le monde narco-criminel attache à la vie humaine.

L’exemple de l’assassinat du juge Marcelo Pecci, spécialiste du crime organisé, par des hommes arrivés en jet-ski sur la plage du complexe hôtelier où il séjournait démontre que désormais, être Magistrat ne génère plus automatiquement le respect et la garantie de rester en vie.

Dans le dernier COKE en STOCK mis en ligne ce 27 juin 2024, ce drame est abordé en précisant qu’ « On ne dira jamais assez pourquoi l’assassinat du juge Pecci en mai 2022 en Colombie a marqué un tournant dans l’histoire du trafic de cocaïne en Amérique du Sud, car plusieurs pays étaient concernés (La Bolivie, Le Paraguay, l’Argentine et l’Uruguay, -mais aussi Dubaï, autre nœud du problème-) et on s’était enfin avec lui intéressé à un réseau naissant très prometteur via la personnalité fantasque sinon dérangée de son jeune leader imprévisible et fort dangereux. Aujourd’hui en fuite, il nargue toujours les quatre premiers états cités, pas moins, notamment en ayant fait il y a six mois à peine une interview sur une grande chaîne de TV du pays.« 

L’une des premières actions qui avait mis l’action du juge Pecci en lumière était l’exhibition le 6 juillet 2015 dans l’aéroport de la capitale de plusieurs avions ayant servi à transporter de la drogue, détectés avec des traces de cocaïne détectées à bord.

Grâce à lui, et cette mise en scène, on avait pu comprendre les méthodes des trafiquants, à savoir l’utilisation d’avions trafiqués dans tous les sens du terme, et dont un des principaux fournisseurs ne sera, lui, arrêté aux Etats-Unis que fort tardivement, après avoir délivré des dizaines d’avions bons pour la ferraille et littéralement ressuscités à grands coups de marteau, de soudure et de kilos de peinture dans ses ateliers d’Asuncion-Pettirossi tout cela en plein centre du pays, et à la vue des autorités qui l’avaient laissé agir impunément.

Plus grave et inquiétant, Marcelo PECCI s’était aussi heurté à une lutte interne au sein de son administration « alors que la poursuite a ajouté des preuves de l’utilisation de machines pour le transport de stupéfiants, deux juges, Maria Gricelda Caballero (ici àdroite) et Tadeo Fernández Caballero ( à gauche), ont essayé de libérer ou d’enlever la confiscation de sept des avions, affirmant qu’ils n’avaient pas de problèmes d’inscription »

« Pour cette raison, les deux magistrats font l’objet d’une enquête par la Cour Suprême de Justice, tandis que le Bureau du Procureur des Magistrats a rédigé la plainte contre Caballero et Fernández, ont indiqué nos sources ».

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ESPAGNE 🇪🇸 (UCO) : les résultats de l’opération ADRIATICA

Au total, cette opération, qui s’est terminée hier à Malaga, a permis l’arrestation de 40 détenus, dont trois de grande valeur (HVT), au Brésil 🇧🇷, en Croatie 🇭🇷, en Allemagne 🇩🇪, en Espagne 🇪🇸 et en Turquie 🇹🇷 ; huit tonnes de cocaïne ont été saisies en Belgique 🇧🇪, aux Pays-Bas 🇳🇱 et en Espagne 🇪🇸 ; 12,5 millions d’euros en Europe et 3 millions de dollars au Brésil, et plus de 50 millions d’euros bloqués en Serbie 🇷🇸.

Du côté de l’Espagne, cette enquête a été dirigée par le Tribunal Central d’Instruction numéro 6 de la AUDIENCIA NACIONAL, et menée à bien par le Département Anti-Trafic de Drogue de l’UCO.

L’opération Adriatica, dirigée par la Guardia civil, a permis d’arrêter aussi les prétendus caïds Nenad Petrak et Kristjian Palic.

Nenad Petrak

Kristjian Palic.

L’organisation dominait les routes maritimes de la cocaïne du Brésil vers l’Europe, en passant par les îles Canaries et l’Afrique de l’Ouest et les donneurs d’ordres résidaient en Turquie et à Dubaï.

La Costa del Sol réapparaît comme lieu de rencontre des personnes enquêtées.

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COLOMBIE 🇨🇴 : l’inertie de l’État et la criminalité organisée limitent le remplacement des cultures illicites

Les changements à la tête du programme colombien de substitution des cultures illicites, ainsi que les alertes continues sur les problèmes de mise en œuvre et la violence criminelle soulèvent des doutes sur l’avenir de l’initiative.

Le Programme National Intégral de Substitution des Cultures en Colombie (PNIS) est la matérialisation de l’un des points des accords de paix entre le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) signés en 2016. L’objectif du programme était de réduire, par substitution, la quantité de coca cultivée dans le pays et, ce faisant, priver les groupes criminels de la matière première nécessaire à la production de cocaïne. Cependant, sa mise en œuvre se heurte à des obstacles majeurs.

La Colombie continue de posséder le plus grand nombre d’hectares de coca au monde et a battu des records de production de cocaïne ces dernières années.

À la mi-mai, le gouvernement de Gustavo Petro a présenté Gloria Miranda comme nouvelle directrice nationale de la Direction de substitution des cultures à usage illicite, l’entité chargée de mettre en œuvre le PNIS. Jusque-là, Miranda était directrice de la politique en matière de drogues et des activités connexes au sein du ministère de la Justice.

La nomination de Miranda comme nouvelle directrice répond, entre autres, aux critiques du gouvernement pour la mauvaise exécution du programme. En avril, lors d’un débat sur le contrôle politique au Congrès, il a été annoncé qu’en 2023, seuls 5 % du budget alloué à la mise en œuvre du PNIS seraient exécutés.

Le manque de mise en œuvre a également détérioré les relations du gouvernement Petro avec les communautés des zones de culture de coca et a laissé les communautés des zones de culture de coca vulnérables au crime organisé.

Les producteurs de coca des départements de Norte de Santander et de Córdoba ont annoncé qu’ils se mettront en grève pour non-respect du programme de substitution et les familles qui ont signé des accords de substitution continuent d’exiger des réponses.

InSight Crime présente certains des points clés du débat sur les cultures de coca en Colombie, le rôle que le crime organisé a joué dans la mise en œuvre du PNIS et le futur scénario possible de substitution.

Une route pleine d’obstacles

En 2017, lorsque la création du PNIS a été annoncée, de nombreux experts ont considéré qu’il s’agissait de la stratégie de substitution de la culture de coca la plus ambitieuse jamais utilisée en Colombie. Le PNIS devait fonctionner grâce à des accords entre les familles et le gouvernement national : les familles éradiqueraient leurs cultures et, en échange, le gouvernement fournirait des subventions et fournirait des conseils techniques pour entreprendre des projets productifs à court et à long terme.

«C’était un programme excessivement ambitieux avec des objectifs énormes», a expliqué à InSight Crime Luis Felipe Cruz, chercheur à DeJusticia, un centre de recherche juridique et sociale. Les problèmes du PNIS s’aggravaient. Premièrement, le manque d’articulation entre la direction du PNIS et le ministère de l’Agriculture et d’autres institutions a entravé les activités du programme. En outre, le fait qu’il n’y ait pas d’allocation budgétaire claire et qu’il n’y ait pas de conception avec une approche différentielle ou territoriale a affecté sa mise en œuvre, selon un rapport réalisé par le Centre d’études sur la sécurité et les drogues de l’Université des Andes. Cette situation a donné aux groupes criminels présents dans les zones de culture de la coca l’occasion de légitimer leur discours sur le non-respect par le gouvernement des accords de paix et a accru la méfiance des communautés à l’égard du gouvernement. En outre, les échecs dans la mise en œuvre du programme exposent particulièrement les dirigeants sociaux qui ont soutenu la substitution. Les groupes armés illégaux considéraient ces dirigeants comme un obstacle à l’un de leurs principaux métiers.

Après la signature des conventions collectives dans le cadre du PNIS, le taux d’assassinats de dirigeants sociaux a augmenté de 546%, selon une étude réalisée par l’économiste Lucas Marín Llanes.

La stratégie actuelle du gouvernement national, reflétée dans son document de politique en matière de drogues, consiste à exécuter le programme et à envoyer un signal aux communautés de sa volonté de se conformer à l’accord. L’exécution du programme consiste à verser 36 millions de pesos, soit environ 9 000 dollars américains, aux familles qui y ont adhéré. Cependant, au-delà des paiements, les engagements en faveur de projets productifs qui avaient été initialement établis ne se voient pas à l’horizon. Mais la réalité dans les zones productrices de coca est plus complexe et ces mesures ne résoudront pas la violence qui sévit dans les communautés, où les groupes criminels se sont renforcés l’année dernière.

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