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Archives pour la catégorie Cocaïne
EQUATEUR (base aérienne de Manta): militaires impliqués suite à la tonne de coke découverte en septembre


Les enquêtes menées autour de la tonne de drogue découverte dans la base aérienne de Manta apportent plus d’informations. Les agents qui connaissaient ce cas ont détecté que la collecte d’alcaloïdes de la Fight Wing N ° 23 (partie de la base) était prévue à partir du début septembre.
Après avoir compilé les données, le 12 de ce mois, deux militaires actifs des FAE ont été capturés.
Un mois et demi après l’opération, on a déjà identifié deux autres soldats et un responsable de la Direction de l’aviation civile (DAC), qui auraient permis le passage et la collecte de 990 blocs de drogue camouflés dans des sacs de jute et recouverts de sable.
Ce contenu a été publié à l’origine par Diario EL COMERCIO
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COKE en STOCK (CCXXXVII) – (62): on pensait l’usage de l’hélicoptère mis un peu en retrait pour le transport de cocaïne…
Les hélicoptères toujours présents
Avec l’arrestation de Felipe Ramos Morais (cf le « Coke en stock (CCVIII) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (43) » on pensait l’usage de l’hélicoptère mis un peu en retrait pour le transport de cocaïne, au Brésil. Détrompez-vous : le 12 juin, le terrain de football de Vila Rubim, à Cambará voit surgir un Robinson R-44 « Astro » immatriculé PT-YFK.
Un des 45 portant le matricule PT-Y..; un appareil inscrit au Brésil le 27 juillet 2006 et portant le numéro de fabrication 502. (ici le même type annoncé à la vente à 600 000 reals soit 134 000 euros et là le F-GJCZ français portant la même déco) L’hélicoptère, en difficultés, car certainement à bout de carburant, vient de se poser à l’arraché sur le stade municipal baptisé João Pereira Lima. Les deux pilotes en descendent et partent aussitôt en quête d’essence (en passant au dessus du mur du terrain, alors fermé; ce qui a l’art d’inquiéter la population locale, bien entendu).
–Les hélicos, outils fondamentaux du PCC ?
Morais jouait c’est sûr un rôle imminent au sein des trafiquants; comme j’ai pu vous l’expliquer. Les hélicoptères étaient en fait devenu vitaux pour l’organisation de trafiquants. Un article fondamental paru chez osantarritense.com le 28 février 2014 nous avait éclairé à ce sujet
–La collecte des billets des cartels
Le transport des fonds ramassés par le PCC est devenu une organisation en effet. Ces transferts d’argent « lavés » sont devenus ordinaires dans les années 2000, au vu des importantes sommes amassées. Les cartels mexicains semblent avoir initié le procédé repris par les brésiliens.
–Un Cessna comme tiroir-caisse électoral ?
Des avions servant à transporter de l’argent non déclaré, on en trouve aussi au Brésil. L’un d’entre eux va nous intéresser, même s’il n’a été surpris qu’avec une petite somme à son bord.
–Les écoles de pilotage sponsorisées par le PCC ?
Un autre article confirme l’intérêt du PCC pour les voilures tournantes selon le journaliste spécialisé du Marcelo Godoy de Agencia Estado dans le Jornal do Tocantins du 28 février 2014 : « Des estimations de la police civile et militaire et le procureur (MPF) chiffrent que les criminels du premier commandement de la capitale (PCC) ont consacré 500 mille reals dans des cours de pilotage d’hélicoptère et de location d’avions pour planifier le sauvetage de Marco Willians Herbas Camacho, Marcola et trois autres dirigeants de la faction criminelle. Au total, 300 000 reals ont été investis dans des heures de vol dans des cours de pilotage d’hélicoptères. La faction voulait former trois membres car, outre le sauvetage, l’appareil pouvait également être utilisé pour transporter des armes, de la drogue et de l’argent. Les chercheurs ont constaté que les membres de la faction ont fait quatre vols d’hélicoptères à Sao Paulo et Parana et un seul avec un avion Cessna 510, qui est venu du Paraguay et a atterri à l’aéroport Loanda, Parana. Il devait être là lorsque Marcola et les prisonniers Claudio Barbará da Silva, Celio Marcelo da Silva alias « Ben Laden »), et Luiz Eduardo Machado Marcondes de Barros, seraient amenés après avoir quitté la prison. Le plan était que les quatre d’entre eux monteraient dans l’avion et se rendraient ensuite au Paraguay, où ils étaient attendus par Gilberto dos Santos, alias Fuminho. Près de Loanda, dans la ville de Puerto Rico (PR), les criminels ont loué une maison qui servait de quartier général pour la planification des opérations de sauvetage. L’information provient du journal O Estado de S. Paulo. »
–Fuminho, le nettoyeur insaisissable
Les hélicoptères ont aussi joué un rôle évident lors de l’élimination à Aquiraz des rivaux de Dos Santos Gilberto Aparecido, alias Fuminho, comme on a pu le voir avec l’élimination par guet-apens de Rogério Jeremias de Simone, alias Gegê do Mangue, et Fabiano Alves de Souza, alias Paca. Paca représentait la branche paraguayenne, cellle chargée des revenus de la marijuana principalement, et il était l’un des leaders du PCC; bien connu dans la région d’Amambay.
Le danger principal que représente aujourd’hui le PCC, c’est en effet son organisation méthodique et surtout le fait de s’être charge de l’ouverture du marché européen initié par les colombiens, en liaison en Italie avec la mafia calabraise.
–L’hélicoptère qui change de camp
Certains hélicoptères ont une histoire particulière. En juin 2014, dans la zone rurale de Mamborê, on a découvert abandonné dans le champ d’une fazenda un hélicoptère Robinson 44 Raven II, à Campo Mourão (dans le PR), près de Parque do Lago le samedi 07 juin exactement.
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ECUADOR: con apoyo de la DEA de EEUU (Administración para el Control de Drogas) frenaron una operación que pretendía enviar 1,6 toneladas de droga a mercados internacionales
QUITO (Sputnik) — Autoridades ecuatorianas con apoyo de la Administración para el Control de Drogas (DEA) de EEUU frenaron una operación que pretendía enviar 1,6 toneladas de droga a mercados internacionales, informó el director de la Dirección Nacional Antinarcóticos de Ecuador, Carlos Alulema.
« El 22 de octubre con información proporcionada por nuestros investigadores a los servicios norteamericanos (…) se interceptó, al
noreste de islas Galápagos con rumbo a Centroamérica, una embarcación pesquera con 1.600 kilogramos de clorhidrato de cocaína », dijo Alulema en una conferencia de prensa en Quito.
La operación en altamar se hizo en coordinación con las diferentes unidades investigativas de la Policía Nacional y el Departamento de Administración para el Control de Drogas de EEUU, añadió.
Las Islas Galápagos se ubican a 972 kilómetros del Ecuador continental.
Ese barco, el Ledy Mar II, remolcaba ocho embarcaciones menores entre lanchas y pangas, que transportaban los paquetes de clorhidrato de cocaína, según Alulema.
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ALBANIE: 27 arrestations pour trafic de drogues
Vingt-sept personnes ont été interpellées en Albanie au cours d’une opération de démantèlement d’un réseau de trafic d’héroïne et de cocaïne à destination de pays européens, notamment en Allemagne, selon un communiqué de la police albanaise lundi 22 octobre.
Quatre personnes sont encore recherchées par les forces de l’ordre, dont deux ressortissants turcs.
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USA (Detroit): un policier de Detroit inculpé de complot en matière de drogue
DETROIT – Un grand jury fédéral a rendu un acte d’accusation accusant un officier de la police de Détroit, Christopher Staton, 51 ans, de Detroit, de conspiration pour distribution de substances contrôlées et d’un chef de fausse déclaration à un agent spécial du FBI.
Selon l’acte d’accusation, à compter de 2012 et jusqu’en 2017, l’agent Christopher Staton a comploté avec dix autres membres d’une organisation de narcotrafiquants pour faciliter la distribution d’héroïne, de fentanyl et cocaïne. L’acte d’accusation allègue en outre que Staton a accepté d’apporter son aide en fournissant aux membres du complot des informations sensibles. Staton a également été accusé d’avoir menti aux agents du FBI au sujet de la divulgation de ces informations.
« Les policiers de Detroit sont des fonctionnaires remarquables et les actes de corruption de ce seul accusé ne doivent pas saper la confiance du public dans les forces de l’ordre », a déclaré l’avocat américain Matthew Schneider. « Compte tenu de l’ampleur de la crise des opioïdes, les allégations sont particulièrement troublantes sur le fait que cet accusé aidait activement les trafiquants de drogue à se soustraire à la détection par la police et à distribuer de grandes quantités de drogues illicites. »
« Le département de police de Detroit est un partenaire de longue date dans nos efforts pour protéger la communauté des trafiquants de drogue et de la violence qui y est associée« , a déclaré l’agent spécial de la DEA, Plancon.
« Lorsqu’un officier de la loi viole la confiance de la communauté et enfreint son serment de protection et de service, le FBI veillera à ce qu’ils répondent de leurs crimes« , a déclaré Timothy R. Slater, agent spécial de la division du FBI à Detroit. « L’acte d’accusation d’aujourd’hui témoigne de la trahison de son serment et de celui de ses collègues par un policier. Cela ne doit pas nuire au travail remarquable accompli chaque jour par les hommes et les femmes du département de police de Detroit. »
« Nous sommes déçus des actes de l’officier Christopher Staton, car ils ont laissé une tache sur notre département« , a déclaré le chef de la police, James Craig. « Cependant, les actions de cet officier ne reflètent pas les valeurs de notre département et des hommes et des femmes qui servent honorablement à assurer la sécurité de nos communautés. Notre objectif a été et continuera de créer un climat de confiance et de lutter contre l’existence d’activités illégales au sein de notre communautés. »
Staton est passible d’une peine d’emprisonnement à perpétuité et d’une amende de 10 000 000 USD pour complot lié à la drogue, ainsi que de 5 ans d’emprisonnement et de 250 000 USD pour fausses déclarations.
L’enquête sur cette affaire a été menée par la Drug Enforcement Administration, le Federal Bureau of Investigation et l’Internal Revenue Service, Criminal Investigation.
L’affaire est poursuivie par les avocats américains adjoints, Steven Cares et Mitra Jafary-Hariri.
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FRANCE (Stups – DNRED): de la concussion, de la corruption et de la magouille à tous les niveaux! Quant au 40, ce n’est qu’une carabistouille de dalloziens!
A la lecture de l’article de Libération, « Gérard Fauré, une clientèle haut de came« , je ne peux m’empêcher de repenser à mon action d’infiltration pour le compte de la DNRED au sein des organisations criminelles qui m’ont à l’époque permis de constater la très grande proximité d’intérêts entre le sieur Pasqua Charles et les profits dégagés par le narcotrafic.
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Pasqua n’était guère cocaïnomane – «j’en suis sûr», atteste Gérard Fauré – mais l’argent parallèle du secteur a pu l’intéresser… Fauré, précoce dealer au Maroc puis un peu partout ailleurs continue en écrivant: « Moyennant la moitié de nos gains, il nous garantissait l’impunité sur des affaires juteuses et triées sur le volet, sachant exactement là ou il fallait frapper. »
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A l’époque, les fonctionnaires français de la DNRED et américains du DEA que j’eus en face de moi firent les sourds à mes déclarations.
Il y a quelques semaines, j’écrivais un article intitulé: FRANCE (Douane Française): lorsque NS 55, l’agent infiltré de la DNRED, partait à Bogotá
EXTRAIT
« Je retourne sur la Costa del Sol, mais je repense, sans cesse, à notre dernière conversation dans le bureau de Christian Gatard à l’échelon DNRED de Nantes. J’ai dit à Jo Le Squere que j’irai jusqu’au bout et que je mettrais Pasqua au placard. David May, le correspondant du DEA à Paris, est resté interloqué et sa suprême laideur, dont il use pour provoquer ses interlocuteurs par des manœuvres déstabilisatrices, ne me permettra pas de constater la moindre réaction…Mais, les gens du DEA connaissent bien les réseaux de Monsieur Pasqua. Les dernières informations recueillies à Marseille m’ont encore conforté dans ma position jusqu’au-boutiste ! Ce type qui est ministre de l’intérieur…. » Lire plus
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Le livre de Gérard Fauré s’achève sur cet hommage indirect à la police française: lors d’une perquisition à son domicile, 10 des 15 kilos de cocaïne disparaissent, tout comme 90 % des 300 000 euros logés dans un tiroir. «Je n’ai pas pensé un seul instant me plaindre de la brigade du quai des Orfèvres, dans la mesure où les vols qu’elle commettait chez moi ne pouvaient qu’alléger ma future condamnation.»
Lire tout l’article de Libération
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MAROC (Aéroport Mohammed V): arrestation d’une mule avec 2,5 kg de coke
Les éléments de la police de l’aéroport international Mohammed V de Casablanca ont procédé, samedi, à l’arrestation d’un ressortissant nigérian présumé impliqué dans une affaire de trafic de 2,440 kg de cocaïne.
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VENEZUELA (unité anti-drogue): les agents de l’unité anti-drogue ont saisi 147 kilos de cocaine à bord du pétrolier Jose Progress qui se dirigeait vers le port belge de Gand.
Les autorités vénézuéliennes ont arrêté 20 personnes pour trafic de drogue au cours d’une opération spéciale et ont saisi 147 kg de cocaïne selon EFE.
Parmi les détenus, parmi lesquels des employés de la Garde nationale bolivarienne, se trouvent 13 Philippins, trois Russes, trois Vénézuéliens et un Ukrainien.
Au total, 124 sacs de stupéfiants ont été saisis chez des suspects dans l’État d’Anzoátegi, dans le nord du pays. Cela s’est produit lors d’une inspection effectuée par les agents de l’unité anti-drogue du pétrolier Jose Progress dans la baie de Jose Antonio Anzoategui.
Le pétrolier est actuellement arrêté.
Tous les interpellés, qui ont déjà été placés en détention, sont accusés de trafic de drogue.
On sait que le navire battant pavillon panaméen se dirigeait vers le port belge de Gand.
Selon Corruption TV, les Russes arrêtés seraient Alexander Kravtsov, Oleg Varkamov et Mikhail Marasigan.
La mission diplomatique de la Russie à Caracas n’a pas encore confirmé le fait de la détention de citoyens russe.
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PAYS-BAS (Port de Rotterdam): la porte d’entrée principale de la cocaïne d’Amérique latine en Europe
La partie la plus compliquée pour les trafiquants est de retirer la drogue du quai discrètement.
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Le plus grand trafic de drogue illicite entrant aux Pays-Bas se fait par Rotterdam, où se trouve le plus grand port de transit vers l’Europe pour la cocaïne en provenance d’Amérique latine et où les mafias errent librement menaçant et corrompant les responsables néerlandais.
« Nous pouvons trouver des personnes qui travaillent dans le port et collaborent avec des trafiquants de drogue, mais il y a aussi des personnes d’autres pays qui viennent, entrent sur le port et ouvrent l’un des conteneurs et prennent la drogue« , a déclaré le maire de Rotterdam, le social-démocrate Ahmed Aboutaleb.
Cet homme politique, qui dirige depuis 2009 l’une des villes les plus multiculturelles et les plus populaires des Pays-Bas, a inauguré une exposition du musée de la marine de Rotterdam qui, jusqu’en avril prochain, permettra aux visiteurs de faire l’expérience à la première personne des dilemmes impossibles à un port pressé par le monde complexe du trafic de drogue.
« Que feriez-vous en tant qu’employé du port, fonctionnaire des douanes, trafiquant ou juge? Accepteriez-vous les 3 000 euros offerts et gagneriez-vous trois mois avec votre salaire? Lorsque vous entrerez en contact avec le monde de la drogue, vous ferez face à élections violentes, événements traumatisants et impact du trafic de drogue « , prévient l’annonce de l’exposition, ouverte au public ce week-end.
L’idée de montrer au musée de la marine la confrontation avec les vrais problèmes du monde de la drogue est préparée, entre autres, par des policiers, des juges, des procureurs et des anciens distributeurs de la drogue qui ont mis en place, à l’aide de nouvelles technologies, des simulations réalités.
La drogue provient principalement de Colombie, de Bolivie et du Pérou et que le moyen le plus populaire de l’introduire consiste à utiliser des « sacs à dos de sport remplis de drogues dans des conteneurs à l’insu du propriétaire du conteneur, en soudoyant une personne du port de Rotterdam, puis envoyer des gens de l’extérieur qui entrent dans le port la nuit pour aller chercher la drogue. »
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EN JUIN 2017
EUROPE (DOUANES): rencontre de Rodolphe Gintz avec son homologue néerlandais Peter Hasekamp

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BANGLADESH: les crimes liés à la drogue sont désormais passible de la peine de mort
Nouvelle loi sur les stupéfiants
Le Parlement a adopté hier soir le projet de loi sur le contrôle des stupéfiants de 2018, qui maintient la disposition relative à la peine de mort ou à l’emprisonnement à vie pour quiconque est trouvé avec plus de 200 grammes de yaba ou plus de 25 grammes d’héroïne ou de cocaïne.
Le projet de loi, présenté par le ministre de l’Intérieur, Asaduzzaman Khan, a été adopté à la suite d’un vote, en dépit des objections de plusieurs législateurs du principal parti d’opposition, le Jatiya.
Les députés de l’opposition ont qualifié le projet de loi de « cruel » et ont déclaré qu’il ne pouvait être accepté que des personnes se verraient infliger une peine de mort ou une peine d’emprisonnement à perpétuité simplement pour le transport de si peu de stupéfiants.
Ils ont dit qu’il y avait eu des cas où des forces de l’ordre avaient caché de la drogue sur des personnes et que ces personnes innocentes avaient été piégées.
«Le projet de loi ne prévoit aucune seconde option si une personne devient une victime innocente du port de yaba, d’héroïne ou de cocaïne. Ils doivent faire face à une peine d’emprisonnement à perpétuité ou à la peine capitale. »
Ses préoccupations sont confirmées par plusieurs reportages dans les médias faisant état de cas dans lesquels des policiers ont été accusés d’avoir caché de la drogue sur des personnes pour les impliquer dans des affaires de drogue et extorquer de l’argent.
En septembre de cette année, deux sous-inspecteurs du commissariat de Pirganj à Rangpur – Swapan Kumar et Jahangir Alam – ont été suspendus pour avoir tenté de mettre en cause un agriculteur dans une affaire de drogue en mettant cinq comprimés de yaba dans sa poche.
Pendant ce temps, au Parlement, les députés du Parlement ont proposé à la Chambre d’inviter l’opinion publique sur le projet de loi avant son adoption, mais la proposition a été rejetée.
Répondant à ces objections, le ministre de l’Intérieur a déclaré que la même loi figurait dans la loi sur les stupéfiants promulguée en 1990, ajoutant que la méthamphétamine figurait désormais sur la liste des drogues dangereuses.
«Nous avons inclus la drogue la plus dangereuse, la yaba, dans le projet de loi, car il détruit nos jeunes. En outre, nous avons inclus la sanction des personnes visées dans le projet de loi impliquées dans le commerce et le financement d’activités liées à la drogue, y compris [celles liées à] yaba », a-t-il déclaré.
Les méthamphétamines sont classées comme stupéfiants de classe A dans le projet de loi.
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Coke en stock (CCXXXVI) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (61)
Commençons d’abord au Brésil, par un repêchage, en juin, d’un avion dont on n’avait pu voir que les formes au fond de l’eau, survolé par un hélicoptère de l’armée. On avait eu un peu de mal à en définir l’aspect, mais c’était bien un Beechcraft Baron bien classique, comme le montre la photo, une fois sorti de la la lagune d’Uberaba, dans le Pantanal, puis démonté pour être expédié par barge sur le fleuve. L’avion avait été intercepté le 25 avril dernier par les forces aériennes brésiliennes : repéré par un avion radar E-99, il avait été ensuite abattu par l’un des deux A-29 Tucano lancés à sa poursuite.
L’avion, un Beechraft Baron B-58 d’après ses vitres rectangulaires arrière) emportait une demi-tonne de coke, dont la majeure partie avait été récupérée. Mais comme il en regorgeait littéralement c’est sans surprise qu’on avait découvert 60 kilos supplémentaires à son bord, dans un endroit non déterminé de l’avion. Le corps du pilote n’avait pas été retrouvé : avait-il réussi à s’échapper lors de son amerrisse forcé, l’option reste possible. Selon la police et l’armée, le Tucano avait atteint un des moteurs de l’appareil, et le fuselage ne portait aucune trace d’impact. Tirer sur les avions de trafiquants est autorisé au Brésil en 2004. La procédure a été utilisée pour la première fois en juin 2009, lorsque des pilotes ont tiré sur un véhicule monomoteur transportant 176 kilos de cocaïne à Rondonia. Après les tirs de semonce, le pilote du monomoteur avait atterri. On ne sait ce qu’il est advenu de ce chanceux, donc (et de son coéquipier car ils étaient deux à bord). La seule chose gênante, dans cette pêche aux vestiges, est que dans tous les clichés de l’opération, la police prendra grand soin de disposer devant la partie du fuselage portant l’immatriculation de l’appareil un bout de métal, en l’occurrence ici la partie droite du gouvernail horizontal, disposé sciemment (on a replié exprès vers le haut son aileron, voir ici à droite) pour éviter qu’on ne le distingue.
Pour quelle raison ? Impossible de le savoir. Cherchait-on ainsi à dissimuler le propriétaire de l’aéronef ? A noter que l’on avait acheminé le butin repêché via un petit Cessna immatriculé PT-KCL, siglé « Operaçoes Aéeras », celui de la police et à l’origine l’avion saisi à des trafiquants…
Le vol d’avion, un sport toujours très prisé
Voler des avions, ou tenter de les voler, demeure un sport brésilien fort pratiqué. …. lire plus
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DEALER (France): j’étais le fournisseur de coke du Tout-Paris des années 1980

Dans Dealer du Tout-Paris(éditions Nouveau Monde), Fauré rembobine une vie à peine croyable, faite de braquages, d’allers-retours en prison et de voyages à travers l’Amérique du Sud à la recherche de la meilleure coke.
C’est en France que Fauré a gagné son surnom le plus fameux, celui de « prince de la cocaïne », quand il exerçait la fonction de pourvoyeur en poudre blanche de la jet-set parisienne des années 1980.
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COLOMBIE: Roy Erez, un navigateur israélien, en possession de 234 kilogrammes de cocaïne est inculpé
Selon des informations parues dans « Iton Gadol », un avocat de Roy Erez estime que la cour va conclure que son client a été trompé par des criminels
Les autorités colombiennes auraient inculpé un navigateur israélien accusé de trafic de drogues après que plus de 200 kilogrammes de cocaïne ont été retrouvés sur son bateau, il y a quelques mois.
Selon un article paru sur le site d’information Iton Gadol, qui propose les nouvelles israéliennes en espagnol, deux inculpations ont été décidées à l’encontre de Roy Erez et d’un ressortissant colombien, Hugo Camacho Bustamante. Les deux hommes seraient incarcérés à la prison San Andres, dans le nord du pays.
L’avocat d’Erez, Mordechai Tzibin, a indiqué au média qu’il avait récemment rendu visite à son client et qu’il avait confiance dans le système judiciaire du pays.
« Mon expérience m’a appris à avoir totalement confiance dans le système judiciaire colombien et dans la situation du respect des droits de l’homme dans les prisons. Mon client est une personnalité positive, avec des valeurs, et je pense que la cour va découvrir qu’il a été trompé par des criminels », a commenté Tzibin.
Erez, 39 ans, a été arrêté au mois d’août alors qu’il naviguait depuis le Panama vers la Jamaïque à l’occasion d’un tour du monde.
La sœur d’Erez a expliqué qu’il lui avait dit qu’il avait été forcé par des pirates à transporter un passager colombien qu’il ne connaissait pas, ajoutant qu’elle soupçonnait ce passager d’être un criminel recherché.
La marine du pays a annoncé que 234 kilogrammes de cocaïne avaient été retrouvés à bord du bateau, ont fait savoir les médias israéliens.
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ESPAÑA (Andalucía): Málaga capital, nueva guardería de la droga

El territorio del negocio se amplía.
Del Campo de Gibraltar a la Costa del Sol y, en concreto, a Marbella.
Ahora el radio de acción se prolonga 54 kilómetros más al Este, a Málaga capital.
La segunda ciudad más importante de Andalucía centra ahora el nuevo campo de operaciones de los narcotraficantes. Málaga, guardería de la droga del sur de Europa.
« Es cierto, cada vez es más refugio para los mafiosos. Es una ciudad muy bien comunicada, cómoda para vivir, y que gusta a los extranjeros. Se ha producido un incremento desde hace un par de años », subraya en declaraciones a El Confidencial el fiscal delegado antidroga de Málaga, Fernando Bentabol.
El alijo que este miércoles se incautó en Málaga capital confirma este escenario. Son 6.000 kilos de cocaína, el segundo alijo más grande de Europa de este año. También se han intervenido 300.000 euros en efectivo. Fue en el polígono de Santa Teresa, en la zona oeste de la ciudad, donde se produjo el golpe. La droga estaba en un cargamento de bananas. Por el momento, hay 16 detenidos que se encuentran en dependencias judiciales y continúan las investigaciones por si hay posibles detenciones posteriores.
En la operación se produjeron 20 registros y la mayoría de las personas (13 de los 16) eran holandeses. También había un español, un francés y un esloveno. Introducían la droga por el puerto de Setubal (Portugal) y la mercancía se dirigía al centro de Europa, principalmente a Holanda. Ahora mismo se investiga el patrimonio y la rama económica. El comisario de la Policía Nacional de Málaga, Francisco López, dijo que Málaga « no era un buen sitio para los narcos ». « Estamos teniendo éxito y vendrán más triunfos, seguro, gracias a nuestra especialización », afirmó.
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COLOMBIA (Pacifico): incautan en más de una tonelada de cocaína y detienen a seis ecuatorianos

Las autoridades incautaron en aguas del Pacífico 1,6 toneladas de cocaína y detuvieron, por estos hechos, a seis ecuatorianos que transportaban el alijo en dos lanchas hacia Centroamérica.
Así lo informó la Armada que, además, detalló que la operación se cumplió en el área marítima de Tumaco, en el departamento de Nariño, donde fueron interceptadas las embarcaciones « Delfín » y « Fliper ».
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ALGÉRIE (Affaire de la cocaïne sur le Vega Mercury): le reportage de France 2 qui pourrait innocenter Chikhi
La diffusion par la chaîne française France 2 d’un reportage sur les grosses quantités de drogues dures infiltrées à partir de pays d’Amérique du Sud ou saisies au port du Havre, dans le nord de la France, pourrait confirmer les propos du principal accusé dans l’affaire des 701 kilogrammes de cocaïne interceptés au port d’Oran, lequel accusé plaide son innocence.
Le reportage intitulé «Le Havre, coke en stock», présenté dans le cadre de l’émission «Complément d’enquête», révèle la méthode des trafiquants de cocaïne appelée «rip-off» et qui consiste à placer la drogue dans un conteneur à l’insu de l’expéditeur et du destinataire grâce à de nombreuses complicités dans les pays de départ et d’arrivée. Or, Kamel Chikhi a toujours nié son implication dans la tentative d’introduction de la cocaïne cachée dans la cargaison de viande qu’il venait d’importer du Brésil.
Le prévenu a-t-il été victime de cette méthode révélée par France 2 ?
«Tout puissants sur le port, omniprésents, soudés, les dockers forment une communauté impénétrable. En mars 2016, six d’entre eux ont été interpellés dans une affaire de cocaïne. Sur le port du Havre, combien sont-ils à tremper dans le trafic de stupéfiants ? Comment sont-ils recrutés ?» se sont interrogés les journalistes qui ont enquêté en Colombie et en France suite à la saisie, le 14 septembre dernier, de 750 kilos de cocaïne dans un conteneur sur le port du Havre et qui a débouché sur l’arrestation de plusieurs dockers.
L’enquête sur l’affaire de la cocaïne embarquée à bord du Vega Mercury suit son cours et la justice algérienne se concentre désormais sur «l’affaire dans l’affaire» qui concerne la corruption et les pratiques illégales dont le principal accusé s’est rendu coupable pour fructifier ses affaires dans l’immobilier. Un certain nombre de fonctionnaires ont été interpellés dans le cadre de cette enquête qui n’a pas encore été achevée.
Si Kamel Chikhi venait à être innocenté dans le cas du trafic de drogue, de nombreuses questions demeureront en suspens : qui a caché la cocaïne dans sa cargaison de viande ?
Pourquoi a-t-elle été réorientée vers le port d’Oran après une escale et un contrôle douanier préalables à Valence, en Espagne ?
A qui la marchandise était-elle destinée ?
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NARCOTRAFIC MARITIME (Le Havre): le reportage de Complément d’enquêtes
Le 14 septembre dernier, les douaniers ont saisi 750 kilos de cocaïne dans un conteneur sur le port du Havre. C’est presque une routine sur ces quais, devenus en quelques années la principale porte d’entrée de la cocaïne en France. La technique en vogue chez les trafiquants est le «rip off», une méthode qui consiste à placer la drogue dans un conteneur à l’insu de l’expéditeur et du destinataire grâce à des dockers complices. Omniprésents sur le port, les dockers forment une communauté soudée. En mai 2017, treize d’entre eux ont été interpellés dans une affaire de cocaïne. Sur le port du Havre, combien sont-il à participer au trafic de stupéfiants ? Comment sont-ils recrutés ?
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La CELTICS
Premier port de France pour les conteneurs, la cité Océane est une porte d’entrée majeure pour les marchandises.
De quoi constituer l’essentiel de l’activité des douaniers du Havre. Leur mission ? Repérer tentatives de fraudes et produits illicites.
Nous avons passé plusieurs heures aux côtés des agents pour comprendre le fonctionnement de leurs services.
La Celtics, tour de contrôle et de ciblage
Retour en centre-ville, à la Cellule de lutte contre le trafic illicite par conteneurs (Celtics).
C’est ici que travaillent 30 agents « cibleurs », les yeux fixés sur leurs écrans.
15 douaniers supplémentaires dès 2018
Durant cette journée, le ministre Gérald Darmanin a rendu visite aux différents services de la douane havraise, dans les locaux du centre-ville du Havre et dans la zone portuaire. Des rencontres qui ont permis de découvrir le déroulement des contrôles que la douane pratique dans un port tel que celui du Havre, où plus de trois millions de conteneurs passent à l’année.
L’occasion pour le ministre d’annoncer un renforcement des effectifs nationaux de la douane, sur tout le territoire et notamment pour le port du Havre :
700 équivalents temps plein seront recrutés durant le quinquennat, et dès 2018. Cette année, il y en aura 15 supplémentaires au Havre et nous travaillerons pour connaître les moyens matériels à mettre en place comme un système de scanner.
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FRANCE 🇫🇷(Le Havre): dans ‘Complément d’enquête’, c’est Vincent Le Beguec de l’OCRTIS qui parle de la Douane…
Le port du Havre, les conteneurs, les dockers, la CGT….et la coke aujourd’hui!
La CELTICS? C’est quoi? C’est pas ce « Complément d’enquêtes » qui nous aura permis de découvrir cette cellule de la DNRED!
La Celtics, tour de contrôle et de ciblage
Retour en centre-ville, à la Cellule de lutte contre le trafic illicite par conteneurs (Celtics). C’est ici que travaillent 30 agents « cibleurs », les yeux fixés sur leurs écrans.
Le service, en fonctionnement 24 h/24, tous les jours de l’année, a été étoffé après les attentats du 11-Septembre, avec la mise en place d’un système européen de contrôle des informations.
Selon Anne-Elisabeth Gouesse, responsable de la cellule, « le système informatique analyse, avec des dizaines de critères communautaires, nationaux et locaux, les données de 100 % des conteneurs attendus au Havre, de plusieurs semaines avant leur arrivée au jour même ». Si l’automate relève une incohérence dans les déclarations transmises par les compagnies maritimes (un couple pays/produit suspect par exemple), un agent prend le relais. Et peut demander « une levée de doute », via un contrôle physique de la marchandise.
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FRANCE (narcotrafic): qui est Karim REGUIG, interpellé à Nanterre suite à un mandat d’arrêt italien?
Karim REGUIG a été interpellé par les policiers de l’Office central contre la criminalité organisée (Oclco) de la DCPJ et aux limiers de la Brigade nationale de recherche des fugitifs, à Nanterre suite à un mandat d’arrêt italien.
Karim Reguig fait parti de ces voyous tout droit venus des cités-ghettos d’Ile-de-France qui ont réussit à se faire un véritable nom dans le Milieu français, trônant dans sa catégorie aux côtés des Nordine Mansouri, Mohamed Amimer et autres Hamid Hakkar.
Des Débuts Timides
Surnommé « Pascal le Turbulent », Karim Reguig est né à Saint-Ouen en 1965, d’Amar et Gaétane Reguig. Il commence par du tout petit larcin : vol à la roulotte à 12 ans, agression à treize, vol à l’étalage à quatorze, vol de cyclomoteur à 15 ans… Une caricature du petit délinquant.
Jusqu’au jour où il passe à l’échelon supérieur, en 1983, alors âgé de 18 ans, quand il braque la trésorerie principale de Creil (Val d’Oise) en compagnie de quatre hommes : un martiniquais, un jamaïcains et deux juifs pieds-noirs originaires d’Oran. Butin : 80 000 francs. Pas mal pour un premier pas.
Reguig va ainsi passer une décennie à braquer dans l’Hexagone avec son équipe, commençant à se faire un nom et tâtant un peu du shit.
Mais c’est son séjour en Espagne qui le fera réellement entrer dans la cours des grands. Il s’y réfugie en 1995, alors âgé de 30 ans, avec une partie de ses complices, après le braquage d’un magasin de produits diététiques.
Direction: Marbella, ville qui est avec Malaga la véritable place forte des trafiquants de cannabis français, sur cette Costa Del Sol qui représente (depuis longtemps maintenant) la base-arrière du Milieu hexagonal.
Sous le Soleil des Voyous
Quand il arrive en Espagne, Pascal le Turbulant alias Rachid Reguig a 30 ans et une carrière déjà bien avancée. S’il est vrai que le Milieu est petit, cela l’est encore plus sur la Costa Del Sol. Reguig y fréquente le petit monde des trafiquants de drogue et, peu après son arrivée, est pris en main par Jacques Grangeon, pilier du milieu lyonnais. On trouve aussi dans ses fréquentations un certain Nordine Benali, gangster made in 9-3 trimbalant un très beau CV.
Reguig se lance alors lui aussi dans le trafic de cannabis. Sa carrière est rapidement lancée et son ascension se fait fulgurante, le jeune de Saint-Ouen n’ayant pas de mal à faire augmenter la quantité de drogue échangée à chaque transaction. Ce contrôle du 21 mars 1996 visant Reguig et sa compagne Violette O. confirme en tout cas le fait que le français brasse de grosse sommes : les policiers espagnols ont en effet découvert 1,6 millions de pesetas, un stock de bijoux estimés à 720 000 francs, et la possession de deux comptes en banque crédités de 2,3 millions de francs, et sur lesquels avaient transité 6 millions de francs en deux ans. Reguig était donc bel et bien passé à la vitesse supérieure.
Avec son réseau, Reguig alimente en cannabis non seulement la région parisienne mais aussi une partie du sud-est, notamment Marseille et le Vaucluse. Son équipe est des plus solides, constituée d’amis sûrs. Au total, près d’une quarantaine de personnes travaillerait pour ou avec lui, et sa bande est des plus hétérogènes : il y a là les premiers complices de Reguig (ceux avec qui il s’était lancé dans le braquage), mais aussi trois jeunes de Carpentras (84), un autre de Vitrolles (13), un israëlien d’une cinquantaine d’années, des juifs marocains bien implantés à Marbella, des français exilés en Espagne et évidemment des gangsters issus des cités de la région parisienne (avec en tête Mourad Ferguerre de Montfermeil). De quoi faire frémir ceux qui pensaient encore que le Milieu était communautariste. Karim Reguig s’appuierait aussi sur sa famille lorsqu’il s’agit de gérer ses comptes, notamment du côté des Marchione. En quelques années, voir quelques mois, Karim Reguig est ainsi devenu un pilier incontournable du trafic de drogue en Espagne.
Au total, le « réseau Reguig » procèderait à l’envoi de 600 kilos mensuelles vers la France, par route, à l’aide de grosses cylindrés. Sans compter les nombreuses transactions traitées directement sur le sol espagnol.
Des Atout de Premier Ordre
Lorsqu’il s’agit de gérer ses sous, Karim Reguig sait faire preuve de beaucoup de professionnalisme : aucun compte en France, plusieurs sociétés ouvertes dans des régions connus pour leur mansuétude à l’égard des capitaux étrangers (comme par exemple le Delaware américain), des voyages fréquents dans ce paradis fiscal que sont les îles Caïman, des passages par Miami… Autant dire que Karim Reguig sait y faire lorsqu’il s’agit de blanchir l’argent de la drogue.
C’est en partie grâce à ce professionnalisme, ajouté à la solidité de son équipe, qu’il a réussit à se faire une telle place dans le trafic international de cannabis. Mais ce n’est pas le seul facteur, le « destin » a aussi joué : en effet, l’équipe de Reguig a profité de la disparition des anciens, morts ou en prison, pour reprendre une bonne partie de leurs « parts de marché ». Disparitions auxquels Reguig et ses complices ne seraient pas entièrement étrangers. Autre facteur de réussite : les connaissances, lesquelles ont permis à Reguig d’être très introduit au Maroc, point de départ de tous les réseaux internationaux de cannabis.
Mais la carrière de Reguig ne s’est pas non plus faite sans accrocs. En effet, certains de ses lieutenants ont trouvé violemment la mort, comme Kamel Berkani, tué le 5 octobre 1997 à Estenopa (Espagne), ou Fathia Khitmane, assassiné à Paris le 9 janvier 1998. Jacques Grangeon, qui avait épaulé le jeune de Saint-Ouen à ses débuts en Espagne, est lui aussi décédé, le 5 octobre 1996, assassiné dans sa villa de Marbella avec sa femme, abattu d’une balle dans la tête. Jamel et Nordine Benali, que fréquentait Karim Reguig, passent eux aussi l’arme à gauche, repectivement en décembre 1999 et en octobre 2001, sur la terre espagnole. Des exécutions que certains n’hésitent pas à attribuer à Karim Reguig et son équipe.
Coke, Rêve de Monopole et Ambition Démesurée
Mais Reguig n’aspire pas uniquement à avoir le monopole du trafic de cannabis, mais aussi semble-t-il à contrôler le marché de la prostitution.
En effet, le français gère le ‘César Palace’ ainsi que le Venus et le Milady Palace, (à une autre époque les copropriétaires étaient Jean Gilbert Para, Carlos Ferran, Edouard ´Doudou´ Mari-Chica et Abdel Omar (Adiel OUANOUGLU) « Le Chacal » )des établissements consacrés à la prostitution de luxe. La coke, marché en pleine expansion, semble aussi être de la partie, comme l’atteste l’arrestation de ce colombien qui possédait sur lui les coordonnées de Karim Reguig. Depuis 2002, on le dit aussi lié à Sergio Palma, trafiquant de cocaïne italien incarcéré à Rome. De quoi accentuer sérieusement les soupçons d’implication de Reguig dans le trafic de cocaïne. La police espagnole prête aussi à ce dernier une ambition démesurée, et le soupçonne de vouloir contrôler le trafic de drogue « depuis la Costa Del Sol jusqu’à l’Europe centrale ».
« Concrètement, les flics espagnols ont vu de lourds sacs en plastique passer de main en main, des armes à la ceinture de ceux qui les transportaient, des hommes de Karim Reguig se rendre à Madrid pour y rencontrer des colombiens, et des valises bourrées de billets revenir de France. Un bateau a même été arraisonné au large d’Almeria avec plus de 1800 kilos de shit à son bord » nous apprend Frédéric Ploquin dans son livre « Parrains & Caïds ».
Le directeur de l’Office des stupéfiants, Bernard Petit (au centre entre Vals et François Thierry) , résume ainsi le parcours de Karim Reguig : « ces jeunes ont bien travaillé le cannabis. Ils ont pris de l’assurance, ont investi dans les saunas, les filles, les hôtels, jusqu’au jour où ils se sont mis à la cocaïne. Assez radicaux, ils n’ont pas de temps à perdre et constituent rapidement de petits empires reposant sur des gangs très constitués« .
En 1999, déjà, les Stups alimentaient les plus hauts soupçons à l’égard de Karim Reguig : « Le service a été alerté par la montée en puissance, dans le monde des trafiquants de stupéfiants, d’une équipe de malfaiteurs dirigée par Karim Reguig, dit « Pascal le Turbulant ». Un total de près de quarante personnes travailleraient pour ou avec lui. Il incarnerait une nouvelle génération de malfaiteurs issus de la banlieue parisienne et qui, du statut de chef, est devenu un caïd quasi incontournable du trafic dans le sud de l’Espagne, zone de prédilection où il réside de façon presque permanente. C’est en direction de la région parisienne que Karim Reguig acheminerait de façon régulière de grosses quantités de cannabis et de cocaïne. Il dispose d’une réelle organisation criminelle assurant la fourniture de faux papiers, de voitures maquillées et aménagées, de caches et de la main-d’œuvre nécessaire ».
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