NARCOTRAFIC (Colombie): onze personnes ont été interpellées en Colombie, dix en Espagne, six en Australie et trois aux Etats-Unis.

L’opération, préparée pendant six mois, a été menée en collaboration avec l’agence américaine de l’immigration et des douanes (ICE), le Parquet colombien, ainsi que les autorités espagnoles et australiennes.

Ce réseau était dirigé par un Espagnol, Jorge Juan Merlo, alias « Mono » ou « Palido », qui fait l’objet de 32 procédures judiciaires pour trafic de drogue dans les pays où a été menée l’opération, a précisé la police dans un communiqué. Il a été arrêté en Colombie, avec sept autres personnes, pour trafic de drogue, fabrication ou détention de stupéfiants, et association de malfaiteurs. Au total 790 kilos de cocaïne, 10 véhicules, plus de 200.000 dollars en espèce, 21 téléphones portables, une arme à feu et huit passeports ont en outre été saisis dans les différents pays où s’est déroulée l’opération.

Le réseau était basé dans le département colombien du Valle del Cauca, sur la côte Pacifique, ainsi qu’à Bogota. La cocaïne, fabriquée dans le sud de la Colombie, était expédiée sur des vols commerciaux et payée par l’intermédiaire de maisons de change. En un seul voyage, un passager pouvait emporter près de 60 kilos de drogue dissimulée dans ses valises, selon la même source.

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FRANCE (Narcotrafic maritime): comment Le Havre est devenu une porte d’entrée de la cocaïne en France

Depuis la Colombie et ses plantations de bananes infiltrées par les nouveaux rois de la cocaïne jusqu’aux terminaux du Havre, comment la drogue transite-t-elle dans les conteneurs ?

Explications dans un document exceptionnel de « Complément d’enquête », le 25 octobre 2018.

Le Havre, c’est le plus grand port français pour le transport des conteneurs. Le 6 septembre dernier, la CMA CGM, fleuron français du transport maritime, y inaugurait le Saint-Exupéry : 400 mètres de long pour 59 de large, le plus grand porte-conteneurs au monde. Voilà le visage que le port aime montrer. Mais il y en a un autre, beaucoup plus sombre, que révèle « Complément d’enquête ». Le 25 octobre 2018, un document exceptionnel montre comment la cocaïne colombienne transite dans des conteneurs jusqu’aux terminaux du Havre. Le Havre est devenu sa principale porte d’entrée en France.

Dix jours après l’inauguration du Saint-Exupéry, 750 kg de cocaïne ont été ont été découverts dans un conteneur de chips de banane (les bananeraies colombiennes sont infiltrées par les narcotrafiquants). Spectaculaire, mais pas pour autant inhabituel : 900 kg saisis en 2015 ; 1,5 tonne l’année suivante ; 3,5 tonnes en 2017.

Une goutte d’eau dans un océan de drogue…

« Les dockers sur Le Havre, c’est vraiment un monde à part »

Comment les trafiquants font-ils sortir leur marchandise des conteneurs à l’insu des destinataires ?

Pour cette manœuvre de « rip-off », il leur faut des complices : le plus simple est de les recruter parmi… les dockers. Contre de grosses sommes d’argent, certains acceptent facilement de récupérer la drogue, affirme un trafiquant français. Selon lui, ils ont l’habitude de voler des parfums, et quand on leur propose autre chose, « ils ne disent pas non ». La « grapille » à l’ancienne a pris une dimension de trafic mondial.

L’équipe de « Complément d’enquête » va découvrir qu’enquêter sur les dockers, c’est se frotter à une communauté très fermée. Une communauté protégée par un syndicat, la CGT des dockers du Havre, et son patron, Johann Fortier, qui n’ont aucune envie de parler des brebis galeuses. « Un système tout à fait improbable, confie un autre témoin, où une seule personne a le pouvoir de décider de la parole de chacun des acteurs de la communauté portuaire du Havre ».

Une communauté qui n’hésite pas, semble-t-il, à recourir à l’intimidation.

Que risquent ceux qui s’y intéresseraient ? « Se faire casser la gueule, avoir ses locaux abîmés »… Comment cette communauté a-t-elle réussi à imposer la loi du silence à la ville du Premier ministre ?

source et vidéo

https://mobile.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/cocaine/video-comment-le-havre-est-devenu-une-porte-d-entree-de-la-cocaine-en-france_3000325.html

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MAROC (Berrechid): la cocaïne voyage aussi par le train

Une « mule » ferroviaire arrêtée à Berrechid

La brigade de la police judiciaire de Berrechid a ouvert, mardi soir, une enquête judiciaire sous la supervision du parquet en vue d’élucider les circonstances de la possession par une femme d’une quantité de la drogue de cocaïne dans un compartiment de train, a indiqué la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

Le contrôleur du train en provenance de Marrakech et à destination de Casablanca a renvoyé, mardi soir au 1er arrondissement de police de Berrechid, une femme âgée de 26 ans en possession d’une quantité de cocaïne d’environ 525 grammes emballée dans un sac en plastique, souligne la DGSN mercredi dans un communiqué. La mise en cause a été placée en garde à vue à la disposition de l’enquête menée sous la supervision du parquet, en vue de déterminer l’origine et la destination de la drogue saisie et d’identifier toutes les personnes éventuellement impliquées dans cette affaire.

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FRANCE (Quimper): la cocaïne était en route pour Brest

La marchandise, qui venait de Paris, du Mans ou des Pays-Bas, devait alimenter le bassin brestois.

Deux femmes, de 17 et 18 ans, et deux hommes de 24 et 31 ans, ont été interpellés mardi 24 octobre sur le parking d’une grande surface, dans le quartier quimpérois de Gourvily. Les deux jeunes femmes étaient en possession de quatre « boudins » de cocaïne pure, pour un poids atteignant 662 g.

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FRANÇAISE des STUPS 🇫🇷 (Justice): nos dalloziens ont ouvert la porte à Sofiane Hambli

Des dallozziens de Nancy et Paris avaient arrangé une garde à vue fantôme dans une chambre de l’hôtel Mercure de Nanterre le 3 avril 2012 !

Aujourd’hui, les dalloziens de Bordeaux ont décidé qu’il était temps de remettre dehors Sofiane Hambli, trafiquant notoire, condamné à 14 ans de prison, qui s’était vu promettre une sérieuse remise de peine s’il acceptait de passer commande de plusieurs tonnes de cannabis à son ancien lieutenant, installé en Algérie.

Sofiane Hambli, l’informateur préféré de Françaois Thierry, donc de l’OCRTIS, avait pu téléphoner de sa cellule à Nancy, comme il le faisait régulièrement d’ailleurs ; si ce n’est que dans ce cas précis les agents de l’OCTRIS tenaient à être à ses côtés pour ne rien rater de la séquence et donner en temps réel leurs informations et ordre en Espagne.

D’où l’organisation de la fausse garde à vue.

La fausse garde à vue avait été prolongée, après l’intervention de Véronique Degermann , selon sa collègue de permanence le même jour. Mais pas de chance, Véronique Degermann a perdu la mémoire lorsque les bœufs-carottes de l’IGPN la mettent en garde à vue il y a quelques jours.

A Bordeaux, pas loin de la maison ENM, les dalloziens de la chambre de l’instruction n’ont pas encore dit s’ils décidaient de passer par pertes et profits la saisie d’octobre 2015 du Boulvard Exelmans….

Souvenez vous, même Michel Sapin avait trainé son copain François à la DNRED où seule Hélène Crocquevieille, la DG de la Douane française était là pour le recevoir accompagnée bien sûr de l’énarque du service,le directeur de la DOD Erwan Guillemin.

Jean Paul n’était pas là, retenu pour affaires familiales…Savait-il que la DOD allait taper 7 tonnes Bd Exelmans? Jean Paul faisait totale confiance à ses directeurs qui ne lui disaient pas tout! Lui, n’avait pas ses propres taupes auprès de chacun d’entre eux! Depuis, dans son immense sagesse, la DG l’a mis dans un placard comme chef d’un obscur poste à Bordeaux en attendant de connaitre les suites de sa mise en examen décidé par la juge d’instruction parisienne Aude Buresi pour « détournement de fonds publics par négligence« .

La liberté pour Sofiane

Comment ne pas être surpris de cette élargissement décidé par des dalloziens au sens de discernement limité à la seule lecture du Dalloz, la seule chose qu’il semblerait qu’on apprenne à l’ENM.

« L’Etat de droit, se gargarisent-ils à longueur de séances entre deux rires, de quelques remémorations de soirées entre-soit, de vacances passées entre-soit et du prochain mercato-dallozien! »

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Mais revenons à notre affaire de la « Française des Stups » qui défraie la chronique depuis de trop nombreuses années maintenant!

Quid de François Thierry, l’homme qui portait des valises et savait parler à l’oreille des narcos? Pour l’instant, il est toujours payé par les deniers publics!

Quid du magicien Erwan Guilleminn, responsable d’un tour de passe-passe assimilable à une dissimulation de preuves. Il a été mis en examen ? Aura-t-il le courage de démissionner? Mais non, entre énarques, on se soutient! Une promotion, c’est sûr!

Quid de Magalie Noël, la numéro trois de la DRD, le service de renseignement de la DNRED, qui a été mise en examen pour « complicité d’importation et détention en bande organisée de marchandise contrefaite, escroquerie en bande organisée et détournement de fonds publics ».?

Quid de Pascal Schmidt, le responsable de l’échelon DNRED du Havre, qui est poursuivi pour ainsi que pour « complicité d’importation et détention en bande organisée de marchandise contrefaite, escroquerie en bande organisée et détournement de fonds publics corruption passive, destruction de preuves et faux et usage de faux ».

Quid de Vincent Sauvalère, parti en 2014 à l’Office européen de lutte antifraude de Bruxelles, où il dirige l’unité « tabac et contrefaçons ». qui a été, en juillet dernier, la cible de deux perquisitions, à son bureau et à son domicile bruxellois! Il n’est plus à Bruxelles!

Quid du trop confiant Jean Paul Garcia, mis en examen pour « détournement de fonds publics par négligence »?

Quid de l’enregistrement de 2010 réalisé rue de Charonne par la DRD?

Quid des « douaniers encaisseurs » de Roissy aux magots établis en Andorre et ailleurs?

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L’agent infiltré NS 55 de la DNRED a été maintenu plus de dix ans en prison sans une seule journée de sortie.

Il a tout au long de ce chemin de croix à 23 stations-prisons rencontré de nombreux fonctionnaires de justice en Japerie incapables de prendre une décision sensée, se planquant tous derrière le sacro saint Dalloz.

Constaté également l’attitude scélérate de François Auvigne le DG de la Douane française comme des administrateurs Thomas et

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FRANCE (Angers): l’Angevine avait pris l’avion avec des plaques de cocaïne autour du ventre

Elle a été interpellée à Angers avec l’argent de la drogue.

Peu loquace lors de sa comparution au tribunal correctionnel, lundi 22 octobre, la prévenue écoute docilement la présidente, Nathalie Bujacoux, relater les faits qui l’ont amenée derrière la barre.

C’est à la descente de son TGV à la gare d’Angers, mercredi 17 octobre, que la jeune femme d’origine guyanaise a été arrêtée en possession de 16 950 €. Cette somme correspond à deux plaques de cocaïne qu’elle a transportées depuis Cayenne, attachées autour d e son abdomen ( Ouest-France du 20 octobre).

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DOUANE FRANÇAISE (aéroport de Toulouse-Blagnac): deux mules de nationalité paraguayenne étaient lestées à la coke

Deux passagères de nationalité paraguayenne ont été contrôlées à l’aéroport Toulouse-Blagnac, jeudi 18 octobre 2018, alors qu’elles arrivaient du Brésil, via une escale à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle (Paris).

Les agents des Douanes de Toulouse-Blagnac décident d’effectuer un test urinaire sur les passagères, avec leur accord.

La drogue révélée par une radiographie

Transportées dans un hôpital de Toulouse, des radiographies abdominales révèlent la présence de corps étrangers dans ce qui s’avèrent être « des ovules contenant de la cocaïne », indique la direction régionale des douanes de Toulouse.

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FRANCE (Douane Française): lorsque NS 55, l’agent infiltré de la DNRED, partait à Bogota

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Extrait de l’Archipel des Soumis écrit par Marc Fievet entre 2002 et 2003

Dans ce contexte, pour une fois, je ne suis pas mécontent de quitter l’Espagne pour la Colombie, même si je dois voyager en compagnie de Carlos Hernandez-Reumbeaut. Je pars à Bogotá pour négocier avec les « parrains » des cartels de Cali et Baranquilla l’enlèvement de quatre à cinq tonnes de cocaïne. À notre arrivée à l’aéroport de Bogotá, nous sommes attendus par deux gardes du corps qui nous font monter à l’arrière d’une Renault 7 -version colombienne de la Renault 5- et nous emmènent vers un immeuble de la 100ème avenue. Parfaitement en évidence, un pistolet mitrailleur, chargeur engagé, est négligemment posé devant le levier de vitesse de notre voiture.

Salle de conférence au 17ème étage d’un immeuble sur la 100ème avenue à Santa Fe de Bogota en Colombie

Cinq membres des cartels de Cali et Barranquilla nous attendent dans une salle de conférence digne des conseils d’administration les plus solennels. Longue table en bois massif ovale et fauteuils recouverts de cuir couleur vert foncé. Sagement assis, ils écoutent attentivement nos exposés et la description de nos moyens logistiques, puis manifestent leur satisfaction par des grognements appuyés faisant office de mots. Lors de cette réunion, personne ne représente Bipe et Cardell, les hommes de Gilberto Rodriguez Orejuela (à gauche sur la photo) que j’avais rencontré à Caracas, mais, le plus âgé des participant à cette table ronde n’est autre que Miguel, le frère de Gilberto (à droite sur la photo). Ce qui me paraîtra surprenant, c’est qu’ils agissent comme n’importe quelle « Cofradia (coopérative agricole) ».

De retour en Europe, j’accélère au maximum les préparatifs du voyage pour la Colombie en expliquant à Mario (Locatelli) que nos commanditaires sont pressés. Je me retiens bien sûr d’ajouter que Joseph Le Luarn, le successeur fossoyeur de Jean Henri Hoguet à la tête de la DNRED est également impatient. J’ai négocié pour un transfert de marchandise de bateau à bateau. Il faut accélérer le déroulement des opérations et modifier toutes les sécurités qui avaient été mises en place pour le Poseidon qui était normalement chargé de cette action.

Le 12 décembre le Pacifico quitte les chantiers de Gdansk (photo au radoub à droite) pour rejoindre Kiel en Mer du Nord. Ralf De Groot le fait visiter quatre jours plus tard à Raymond Leblanc, l’émissaire des trafiquants canadiens. Lors d’une visite de ce Leblanc à Fuengirola, j’avais demandé à Christian Gatard de vérifier le parcours de ce Canadien. Tout se met en place pour le plus vaste transport de drogue jamais réalisé par Mario. Nous sommes même certainement en train de pulvériser un sinistre record mondial.

J’avertis Gatard qui en bâille de plaisir. Rien qu’à imaginer les dix tonnes de cocaïne qu’on va saisir, il imagine déjà, sans aucun doute, les manchettes des journaux : « La plus grosse saisie du siècle… » et les honneurs qu’il ne manquera pas d’en tirer.

Au Liechstentein, blanchiment assuré!

La longue traversée que doit effectuer le Pacifico vers l’Amérique centrale me laisse le temps de faire un saut à Vaduz, au Liechtenstein, charmant paradis fiscal, pour y rencontrer un avocat que Mario (Locatelli) a sorti de sa boîte à malice et que le blanchiment d’argent ne rebute absolument pas.

En recomptant le million de dollars que je lui apporte, il me précise simplement: « –Attention, pour commencer, je ne pourrai vous absorber qu’un million de dollars par semaine. Merci de vérifier que les billets soient toujours remis à mon cabinet, correctement enliassés. »

Quand je pense que des milliers de policiers sont censés remonter les filières de l’argent sale à travers le monde entier et qu’ils n’y parviennent pas, paraît-il, je trouve que les contraintes imposées par l’avocat ne sont pas insurmontables.

Lorsque je fais part de mon étonnement à Christian Gatard en lui communiquant l’adresse de cet homme dit de loi, il passe rapidement à un autre sujet.

Début Janvier, je rencontre Jean Paul Garcia, l’attaché des douanes françaises en poste à Madrid. Je lui apporte les dernières factures que la compagnie anglaise Marconi m’a fait parvenir pour le règlement des factures de communication par satellites du télex embarqué sur le Melor.

Le 16 janvier 1994, dans le port de Paramaribo, le Pacifico qui est un navire de commerce tout à fait respectable, charge ainsi de la ferraille qui sera recyclé dans une usine du Canada. L’affréteur qui assure les enlèvements a prévu de nombreuses brèves escales à Georgetown, au Guyana, puis à Willemstadt au Curaçao, et enfin Puerto Odaz, au Venezuela avant de permettre au capitaine du Pacifico de retrouver son indépendance et son autonomie pour passer aux choses sérieuses.

Des petits avions bimoteurs venus de Colombie doivent larguer au lever du jour huit tonnes de cocaïne autour du Pacifico loin au large des côtes du Venezuela. L’équipage les récupèrera avec les Zodiacs embarqués à bord comme canots de sauvetage, lors de l’escale à Kiel.

L’opération n’est déclenchée que le 7 février 1994. Installé à Montréal, Mario (Locatelli) est régulièrement informé de la manœuvre par radio. Son compère Carlos Hernandez-Rembeault est aussi à Montréal et négocie l’enlèvement qui suivra cette première opération. Il tombe d’accord sur dix tonnes de cocaïne qui seront transbordées sur le Pacifico qui a déjà retenu du fret au départ de Philadelphie pour le Liban. Il est prévu qu’au passage en

Méditerranée, au sud de la Sardaigne ; le motor yacht Sea Harmony (photo ci-dessus à droite) récupérera la marchandise avant de la décharger sur Propiano.

Mais, pour l’heure, nous n’en sommes qu’au début des opérations et je suis chargé de superviser la partie technique du parachutage par téléphone depuis l’Espagne. Avisé de conditions météorologiques détestables je décide d’interrompre l’opération et j’interdis au pilote d’un avion-cargo un dernier largage de trois tonnes. J’estime que l’état de la mer que l’on me décrit ne permettrait plus de récupérer la marchandise.

Les narcotrafiquants se mettent au marketing…

Pierino Divito... (Photo: La Presse)

Pierino Divito

Au total, ce ne sont donc finalement que cinq tonnes quatre cents de coke – et non huit comme prévu – qui seront récupérées par l’équipage et cingleront vers le Canada, ce qui constitue tout de même un record. Autre grande première dans le monde du commerce illicite : non seulement les ballots de drogue sont livrés en même temps par plusieurs fournisseurs, mais la marchandise est également destinée à deux circuits différents: Carlos Hernandez-Rembeault pour l’organisation de Pierino Divito, et les Colombiens Bipe et Cardel.

Alors que le Pacifico approche de la Nouvelle-Écosse au Canada, les ballots de cocaïne reliés entre eux par un cordage sont jetés à la mer. Ils sont récupérés par un bateau de pêche, le Lady Terri Anne qui met aussitôt le cap sur le port de Shelburne. À peine arrivé à quai, le bateau est laissé au seul contrôle d’un homme d’équipage et ne sera envahi par une cohorte de policiers que plusieurs heures plus tard. La drogue est rapidement découverte et les responsables de la Gendarmerie Royale clament sur toutes les ondes : « C’est la plus grosse saisie jamais réalisée à ce jour dans le monde. »

Dans le même temps, suite aux informations données par Raymond Leblanc au gendarme Fournier, le Pacifico est arraisonné en haute mer et dirigé vers Halifax. Des enquêteurs hélitreuillés fouillent le bord, ne trouvent bien sûr plus de drogue, mais se régalent avec des télex dont ils attribuent l’origine au propriétaire supposé du navire: c’est-à-dire moi.

La situation devient parfaitement ubuesque

Alors qu’ils devraient me remercier, et m’offrir le champagne pour la formidable saisie record que je viens de leur servir sur un plateau, les Canadiens me condamnent!

En effet, dès le 7 février, sans même consulter les douanes françaises, les Anglais et les Canadiens font établir un mandat d’arrêt contre moi et contre Mario, m’imputant une conspiration depuis 1991, alors que je n’ai jamais mis les pieds au Canada.

Mon officier traitant de Nantes ne réagit pas.

C’est David May le représentant à Paris de la DEA, la Drug Enforcement Administration, qui monte à Londres fin mars pour prendre ma défense et demander aux douaniers anglais de suspendre les poursuites contre moi.

En revanche, la Douane et la DNRED, mes employeurs français, eux, ne semblent absolument pas concernés par ce qui arrive et se soucient comme d’une guigne du mandat lancé contre moi. Par contre, je rencontre bientôt le nouveau directeur de la DNRED, Bernard Puyanet, en compagnie de Gatard dans une brasserie de la place de la Bastille et il me promet une prime de trois millions de francs si je réussis à faire charger le Sea Harmony (ici à droite au mouillage) toujours en réfection à Saint-Martin.

Afin que je puisse continuer à coopérer et à voyager, j’utilise mon passeport établi au nom de Charles-Henri de Bossieu et le divisionnaire Hervé Maignier, d’un aller retour à Jersey, s’est assuré que la photo y figurant est suffisamment sombre pour qu’on ne puisse pas comparer avec celle fournie par les Anglais pour le mandat d’arrêt. Me voilà tout à fait rassuré…Plus même, Hervé, lors de son déplacement à Jersey pour sécuriser cette identité, a désinformé les services de Jersey et téléphone aussi dès son retour à Nantes aux services anglais pour tenter d’obtenir des informations sur un certain Mark Van de Velde, une des identités que j’ai utilisée pour l’opération contre l’IRA.

La réponse des Anglais est formelle, Van de Velde est inconnu par les services de sa très gracieuse majesté! Par hasard, je réussis à faire dire à Jo Le Squere que les numéros de télex relevés sur les factures de Marconi remises à Jean Paul Garcia à Madrid, ont permis de savoir que mon navire, le Melor (ici à gauche au départ de Rotterdam), alors qu’il était chargé de plus de trente tonnes de cannabis afghan, était en communication avec un télex sur liste rouge dans le département du Var en France et avec une grande banque américaine de New York. Je ne pourrais pas obtenir le nom et l’adresse de ces correspondants !

Par ailleurs, une réunion est organisée par Christian Gatard et Hervé Maignier dans un hôtel du XVe arrondissement avec un agent du TRACFIN, service rattaché au ministère des Finances chargé du traitement du renseignement et de l’action contre les circuits financiers clandestins. C’est évidemment de l’ouverture de ma banque à Zagreb que je dois l’entretenir. Je m’aperçois très vite que cet agent est à mille lieux des réalités. Ficelé à ses certitudes, et à sa culture livresque, il ne me croit pas et préfère s’en tenir à ses dossiers. La fin de la réunion sera marquée par une démonstration éloquente de l’attitude de certains de nos chers fonctionnaires qui ne pensent avant tout qu’à leur petite carrière. J’osais suggérer à l’homme du TRACFIN de démissionner puisqu’il reconnaissait ne pas pouvoir agir efficacement; il s’exclama en se dressant debout:

Certainement pas!

L’humour ne semblait pas être apprécié par ce fonctionnaire de Bercy.

Ambassade des États-unis à Paris

Brusquement très demandé, je parviens pourtant à caler un rendez-vous avec mon « défenseur » David May à l’ambassade des Etats-Unis à Paris. Son homologue du bureau de Rome fait le déplacement pour me rencontrer à cette occasion et les deux hommes me prient d’effectuer pour eux une série de photos du Sea Harmony. Le même jour, à la demande de Hervé Maignier, je révèle aussi l’exact rôle du juge Domenico Catenacci à l’attaché de la police italienne à Paris. Puis je prends l’avion pour Saint-Martin via Pointe-à-Pitre. A mon retour je remets les photos du Sea Harmony à David May qui me donne chichement dix mille dollars après m’avoir fait signer un reçu de caisse pour une mission officielle parfaitement bidon au nom de Marc Fiévet alors que j’étais entré sous l’escorte de Jo Le Squere et Hervé Maignier à l’Ambassade américaine avec mon identité de Charles Henri De Bossieu.

La réunion à Pornic avec la DEA

Le 8 juin 1994, une nouvelle réunion au sommet se tient dans une villa du Pornic, sur la côte bretonne, à coté de Nantes. Christian Gatard ne vient pas, je le vois de moins en moins.

Ce sont Jo Le Squere et Hervé Maignier qui nous reçoivent David May et moi.

D’emblée, David May (photo à gauche) , mon « défenseur américain » m’informe:

-« Ce matin, à Tampa, en Floride, il y a quelque heures, dans nos bureaux, installés au Département de la Justice, nos agents de la DEA ont transmis tous les renseignements que vous nous avez fournis sous le nom de code NS55 au gendarme Michel Fournier, représentant de la Bathurst Drug Section de la Police Montée canadienne. Ces renseignements portent essentiellement sur l’organisation mafieuse de Mario, Claudio Locatelli de son vrai nom et sur ses trafics de drogue. La liste des numéros de téléphone qu’il utilise nous a été précieuse. Merci. »

Une fois de plus je me tourne vers Jo Le Squere:

Mais pourquoi nous n’arrêtons pas Mario tout de suite ? Pourquoi laisser les Canadiens prendre ça en main ? Vous voulez que je lui passe les menottes moi-même ?

David May, l’homme du DEA Paris s’énerve:

Mario, on l’arrêtera quand on voudra. C’est nous qui décidons.

Hervé Maignier renchérit:

Le cas échéant, si c’était utile dans l’intérêt du service, est ce que tu serais prêt à le descendre?

je crie alors:

Mais t’es cinglé…T’es complètement ravagé ! C’est hors de question…

Cette simple idée me donne envie de vomir. Je suis outré que l’on ose seulement envisager cette hypothèse, mais pour Hervé, il imagine cette option comme tant d’autres ! J’ai hâte de quitter les lieux et de me rendre à Marseille où j’ai rendez-vous avec Pino et Lucien. Je dois leur confirmer qu’après tous ces déboires leurs dix tonnes de drogue seront bien livrées en Corse par le Sea Harmony.

Quand et comment, je ne sais pas encore!

Les services pour « protéger » NS 55…ne le suivent plus!

Pour garantir ma sécurité, aucune couverture par les services qui ne me couvrira donc pas… Déjà que David May m’avait dit qu’il n’était pas envisageable de prévenir les Espagnols de mon infiltration, ne pas me suivre dans ces prises de contact n’était qu’une anomalie supplémentaire. Après un bon repas dans un restaurant au pied du château d’Anne de Bretagne à Nantes, j’appelle Mario (Locatelli) à partir du téléphone portable de l’agent DEA de Rome. Mario (Locatelli) m’informe avoir été en contact le jour même avec Gilberto (ici à droite), un des frères Rodriguez Orejuela….Gros poissons, puisque ce sont eux les successeurs de Pablo Escobar!

Les mecs du DEA sont satisfaits!

Je retourne sur la Costa del Sol, mais je repense, sans cesse, à notre dernière conversation dans le bureau de Christian Gatard à Nantes. J’ai dit à Jo Le Squere que j’irai jusqu’au bout et que je mettrais Pasqua au placard. David May est resté interloqué et sa suprême laideur, dont il use pour provoquer ses interlocuteurs par des manœuvres déstabilisatrices, ne me permettra pas de constater la moindre réaction…Mais, les gens du DEA connaissent bien les réseaux de Monsieur Pasqua. Les dernières informations recueillies à Marseille m’ont encore conforté dans ma position jusqu’au-boutiste ! Ce type qui est ministre de l’intérieur et qui vient, fort de sa position de ministre des cultes, de rencontrer Monseigneur Tauran, le ministre français des affaires étrangères du Vatican, le N° 3 du Pape, pour « s’occuper » de Jacques Gaillot, cet évêque impudent par les propos tenus dans son livre Coup de gueule contre l’exclusion contre lui, Charles Pasqua, le tout puissant magouilleur de la Vème république, ne mérite absolument pas la moindre réserve dans mon action. Bon d’accord, avec Jacques Gaillot, il ne va pas mobiliser l’arrière garde du SAC et refaire un « Auriol bis », mais sa position dominante de ministre va lui permettre d’obtenir la tête de Jacques Gaillot.

Ah, le terrible Monsieur Pasqua comme aimait à le dire François Mitterrand!

La DNRED connaît tout ça, et même plus, après tout que du normal pour un service de renseignement, comme sur la nébuleuse Tranchant, oui, oui, Georges Tranchant, l’ex député RPR, à qui d’ailleurs des douaniers, égarés sans doute, piquèrent un gros paquets de biffetons en partance pour la Suisse!

La DNRED connaît aussi Benjamin, l’un des fils qui faisait de la trésorerie… avec son jet!

Mais tout ça ne doit pas être révélé au grand public et nos gabelous sont d’une discrétion à toute épreuve!

Ah mon bon monsieur, au Bourget, ils savent quand il le faut s’absenter ! Discret, prudent, réservé, voire effacé jusqu’à l’insignifiance, telles sont les qualités indispensables du fonctionnaire de base…Surtout ne pas découvrir quelques turpitudes commises par nos puissants! Encore mieux que le « secret défense »! Pour un fonctionnaire, cela correspondrait à coup sûr à un arrêt de mort pour le moins dans sa trajectoire professionnelle s’il persistait dans le constat de tels méfaits… Pour souvenir, ce gabelou qui fut sanctionné pour avoir osé constater qu’une intellectuelle qui accompagnait un président de la République avait profité de son voyage pour s’approvisionner en poudre colombienne…

La Françoise Sagan se faisait aussi envoyer par la poste sa consommation et un jour, les agents de la DNRED qui ne pourront intervenir qu’après avoir eu l’accord de Jean Dominique Comolli, le DG de la Douane, saisissent 75 grammes de coke. Toi, le lecteur, tu penses que le procès verbal qui va être établi entrainera des poursuites…! Mais tu rêves! Non, seulement un classement sans suite par le parquet!

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Mario (Locatelli – photo à droite) a été arrêté en douceur le 6 septembre 1994 à Madrid. C’est Christian Gatard qui me l’a annoncé. Ça s’est passé dans un restaurant où il dînait avec son conseiller, le magistrat Domenico Catenacci, son cher avocat Pascuale Ciolla et sa fidèle secrétaire, la suissesse Heidi Hoffmann. Dans la valise de Domenico Catenacci qu’il avait à ses pieds, les policiers trouvèrent l’équivalent de 200 000 dollars et, vu sa « qualité », le magistrat Catenacci ne subit que quelques heures de retenue policière. L’avocat Pascuale Ciolla, lui, restera quelques semaines en détention.

Marc Fievet sera arrêté le 23 septembre 1994 à Fuengirola en Espagne par Interpol et découvrira que la DEA qui finalisait l’opération DINERO n’avait pas informé l’agent NS 55 de la DNRED! Marc Fievet attendra 33 mois pour arriver au Canada via Madrid et Londres, bénéficiant alors des meilleurs attentions carcérales.

Contraint par la Douane française à plaider coupable, sans avocat, Marc Fievet sera condamné par la Cour provinciale de Bathurst au Nouveau-Brunswick le 5 août 1997 à… perpétuité!

De retour en France, c’est la poudre d’escampette!

Le DG François Auvigne (photo à gauche), malgré les demandes réitérées de Jean Puons, le directeur de la DNRED pour faire respecter les engagements pris à l’égard de l’agent NS 55 et le faire libérer, refusera d’intervenir, n’ayant pas, d’après lui, à assumer les actions de ses prédécesseurs.

La continuité du service de l’Etat sera passée à la trappe par cet inspecteur des finances qui sera le seul, à ma connaissance, à demander à quitter son poste de DG de la Douane française!

Avec Christophe Pech de Laclause, son avocat français, Marc Fievet dépose plainte pour complicité de trafic de drogue et subornation de témoins contre X.

Pour Maitre Pech de Laclause: « Puisque Fiévet travaillait pour les douanes, son supérieur hiérarchique, et pourquoi pas le ministre du Budget, n’auraient-ils pas dû comparaître à ses côtés devant le tribunal canadien ?

La juge d’instruction Sophie Clément rendra un non-lieu en 2006…

Dans ses conclusions, la magistrate reconnaît que Marc Fiévet ne s’est pas livré à un quelconque trafic de stupéfiants, puisqu’il était chargé d’infiltrer un réseau et donc… qu’il n’est pas un narcotrafiquant.

Pourtant Marc Fievet subira 3 888 jours d’enfermement dans 23 prisons d’Espagne, d’Angleterre, du Canada et de France!

Extrait de l’Archipel des Soumis, écrit par Marc Fievet entre 2002 et 2003


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FRANCE (DCSP – DGSE – DGSI – DIPJ – DRPJ- DNRED – OCRTIS): quant à l’impossible infaillibilité des magistrats

En France contemporaine, il est régulièrement précisé que l’on n’intervient jamais dans une affaire judiciaire en cours et qu’une fois la chose jugée, on ne s’autorise pas à commenter la décision des fonctionnaires de justice que sont les « dalloziens » magistrats.

Et pourtant!

Trop souvent, il m’est arrivé de constater que des décisions contradictoires émanant de juges indépendants que sont les juges d’instruction n’arrivaient pas à faire changer les décisions de jugement émises par certains dalloziens du siège.

Trop souvent, il m’est arrivé de constater que nos éminents dalloziens aimaient clôturer un dossier sans pour autant avoir personnellement réussi à se convaincre de la justesse des décisions qu’ils prenaient!

Trop souvent, j’ai constaté que dans les dossiers d’affaires importantes, les manipulations et autres petits arrangements dans le traitement ou l’interprétation des procès verbaux pouvaient transformer un innocent en coupable ou un coupable en innocent!

Trop souvent, je constate que nos grands pouvoirs de la société actuelle française que sont les sociétés du CAC 40 (ACCOR HOTELS, AIRBUS GROUP, AIR LIQUIDE, ARCELORMITTAL, ATOS, AXA, BNP PARIBAS, BOUYGUES, CAPGEMINI, CARREFOUR, CREDIT AGRICOLE, DANONE, ENGIE, ESSILOR INTERNATIONAL, KERING, LAFARGE HOLCIM, LEGRAND, L’ORÉAL, LVMH, MICHELIN, ORANGE, PERNOD RICARD, PSA GROUPE, PUBLICIS, RENAULT, SAFRAN, SAINT-GOBAIN, SANOFI, SCHNEIDER ELECTRIC, SOCIETE GENERALE, SODEXO, SOLVAY, STMICROELECTRONICS, TECHNIPFMC, TOTAL, UNIBAIL-RODAMCO, VALEO, VEOLIA ENVIRONNEMENT, VINCI, VIVENDI), les hauts fonctionnaires (ENA, EHESP, INET, Polytechnique, Science Po, MINES etc.etc qui font pour la plupart des allers-retours entre privé et public), les gouvernants (Ministres et secrétaires d’état), les parlementaires (députés et sénateurs), les forces régaliennes de maintien de l’ordre (Police, Gendarmerie, Douane et services spéciaux), la Justice (indépendante…) et les médias (pas franchement indépendants, mais parfois instrumentalisés par des magistrats), bénéficient tous de la possibilité de s’adjoindre un partenaire supplémentaire, dés que besoin, qui s’appelle Alzheimer. Ce dernier permettant des pirouettes procédurales dans les affaires sensibles que doit gérer la justice aujourd’hui et arranger la sauce pour qu’elle paraisse vraisemblable aux yeux du peuple!

Et reste toujours à disposition le « secret défense », l’arme fatale pour protéger les turpitudes de nos puissants!

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Mais revenons aux affaires DNRED et OCRTIS

Dans l’ affaire de l’OCRTIS, comme dans celle de la DNRED il est certain que des individus de chacun de ces grands services ont eu des comportements pour le moins inappropriés, voire crapuleux pour ne pas dire criminels dans la tache qu’ils étaient sensés accomplir.

Des sanctions auraient du tomber, mais trop souvent ce sont des promotions qui récompensent les incapables, les incompétents et même les déviants !

Pourtant, il me semble que les magistrats qui semblent découvrir aujourd’hui toutes ces irrégularités ont fait preuve de grande naïveté ou… de complaisance!

Par exemple, comment imaginer à la lecture des fiches et affaires conclues sur l’ensemble du territoire français voire à l’international, par la mise en œuvre de MYRMIDON, que nos magistrats ne savaient pas, ignoraient tout et que c’est grande découverte aujourd’hui des actions menées par l’OCRTIS de François Thierry qui n’étaient que la continuation des opérations menées par l’OCRTIS depuis les années 1980. C’était l’époque de Mario Le Corff. (Ces magistrats auront-ils à assumer une quelconque responsabilité? J’en doute!)

Toutes ces opérations ont été inspirées par les actions douanières de la DNRED lorsque ses agents se retrouvèrent à lutter contre les narcotrafiquants alors qu’ils faisaient surtout dans la poursuite des valises de fric.

A l’époque, il fallut donc inventer de nouvelles méthodes pour obtenir des résultats.  Ce qui était nouveau, c’était l’infiltration d’agents et Jean Henri Hoguet qui était aux manettes avait demandé et proposé une loi inspirée de ce qui se faisait aux USA. Le texte fut transmis par le ministre Michel Charasse au ministère de la justice, lequel répondit au bout de plusieurs mois que ce qui était demandé était… » anticonstitutionnel « …!!!

Un  investissement immobilier à Estepona en Espagne sensibilisa alors le Ministre Michel Charasse!

Jean Dominique Comolli, le DG  de la Douane française d’alors, savait, comme le Directeur du Trésor, comme toute la hiérarchie douanière. Oui, tous savaient! Mais… souffrirent d’amnésie lorsqu’ils furent questionnés!

Les flics, à l’époque, n’avaient pas hésité à utiliser des méthodes douteuses pour « saper » les actions douanières. Et il est savoureux de noter que lorsque les flics ont fait incarcérer six douaniers avec la complicité d’un juge d’instruction, Michel Charasse a pu faire voter à l’unanimité en 15 jours une loi autorisant l’infiltration, plus l’amnistie pour les douaniers.

Peu après, lors de la visite que Michel Charasse rendit à Marc Fievet à San Pedro d’Alcantara à l’Hotel Puente Romano, le ministre se confia longuement sur l’incapacité des juges à gérer et juger des situations d’actions spéciales des services de l’Etat.

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Des magistrats incapables du discernement nécessaire dés que l’on aborde des affaires de services spéciaux.

En effet, alors que les comportement individuels délictueux devraient être sanctionnés avec la plus grande sévérité, nos dalloziens préfèrent jeter l’anathème sur l’ensemble des services indispensables à la société actuelle totalement minée par la drogue et ses effets dévastateurs.

Qui laisse fuiter tous ces documents dans une presse avide de lecteurs pour mieux vendre sa publicité?

Qui jette le discrédit sur nos régaliennes entrainant, pour la sacro-sainte transparence, le merdier dans lequel vivent aujourd’hui nos fonctionnaires de la Police, de la Douane et les militaires de la Gendarmerie?

Qui, si ce ne sont que les décideurs dont les décisions ne peuvent être remises en cause!

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COKE en STOCK: le Venezuela, un narco-Etat… Une confirmation!

Le Venezuela, un narco-Etat : une confirmation

Il avait beaucoup parlé, même, ce fameux Hurtado.  Et indiqué par exemple, selon les journalistes Sebastiana Barráez et Maibort Petit, qu’il était en cheville avec le trafiquant colombien Loreno Lozano, arrêté et emprisonné depuis mai 2014 au Venezuela, originaire de Cundinamarca et étroitement lié au narco Daniel Barrera Barrera alias « Loco Barrera. Lozano avait déjà été cité dans l’affaire Flores, celui des neveux de l’épouse de Maduro, Efraín Campo Flores et Franqui Francisco Flores de Freitas.  Le 14 décembre 2017, les deux neveux héritaient de 18 ans chacun.  Les deux pilotes de l’affaire Pablo Rafael Urbano Pérez et Pedro Miguel Rodríguez González s’étant portés lors du procès comme « témoins protégés », à savoir eux aussi prêts à tout raconter.  Comme l’avait fait Hurtado.  Lozano, selon eux, dans ses contacts, s’était dissimulé sous les alias « d’Alexis Antonio Rodríguez Rodríguez », de « Juan Carlos » et de « Luis Carlos Vélez López » car il continuait à travailler directement depuis le siège de la Sebin à Caracas (?).  De là il traitait des affaires de transferts de coke de Puerto Rico, par exemple, ce que des documents d’écoutes portoricaines révèlent. Il est d’ailleurs toujours recherché à Puerto Rico pour avoir importé une centaine de kilos de coke de là-bas.  Car selon les deux journalistes, c’était aussi l’organisateur du réseau de drogue vénézuélien, malgré le fait d’être emprisonné dans les locaux de la Sebin (ici à droite son bâtiment appelé el Helicoide (5)) !!!

Selon le journal InfoBae, « la plus explosive de ses déclarations est que le baron de la drogue maintiendrait ses opérations « normalement ».  A savoir depuis sa cellule même !!!  Des cellules dans lesquelles des vidéos récentes montraient des détenus déchaînés dénonçant la situation incontrôlable à l’intérieur même de l’Hélicoïde...

La chute du confident du régime Maduro, héritier de Chavez

L’homme bénéficiant selon eux jusqu’ici de la protection de protection du tout puissant « salsa taquera«  (« sauce piquante », ou le « saupoudreur »), le général Miguel Rodríguez Torres (l’ancien responsable de la Dirección Nacional de los Servicios de Inteligencia y Prevención (DISIP) !!!  L’homme qui avait accompagné Chavez lors de son coup d’Etat et avait même porté son cercueil le jour de son enterrement, celui au milieu des arènes du pouvoir (il était devenu ministre sous Mauro) et celui qui a tout vu du système et de sa corruption fondamentale jusqu’à ce jour funeste du mardi 13 mars dernier (2018) où il a été emprisonné par le Sebin… qu’il avait lui-même fondée, après un revirement de dernière minute de Maduro qui l’a accusé de travailler pour la CIA, après en fait l’avoir trouvé bien encombrant à le critiquer ouvertement (lui évitant ainsi aussi un coup d’Etat, tant Rodriguez Torres avait l’écoute encore des généraux, il semble bien).  A moins que ce ne soit plutôt de lui avoir reproché une embrassade…. ,celle du 6 août 2017, avec une personne pas vraiment appréciée par Maduro (comme on peut le lire ici).  L’habituel retournement des pouvoirs aux abois. Depuis quelque temps en effet, Rodriguez était passé dans l’opposition à Maduro et à son clan. Enfermer le détenteur de secrets inavouables n’étant peut-être pas un gage d’éclaircissements futur pour la population (mais cela fait longtemps que le gang de Maduro ne pense plus qu’à lui seul ou a sauver les meubles).  Surtout si celui-ci sait comment on dirige un narco-trafic du fond d’une cellule… ce qu’on n’aimerait pas trop découvrir officiellement, sans aucun doute.

Pour étayer leur propos, dans un article bien documenté, les deux journalistes cités étaient revenus sur un événement qui avait laissé beaucoup de traces (autant que s’il s’agissait d’un énième Beechcraft ou d’un Hawker tombé bourré de coke en Apure, au Venezuela), celui, relativement récent, de la découverte en décembre 2017 en pleine nature d’une camionnette noire, de la Sebin, remplie de coke (plus d’une demie-tonne au total, ici à gauche pour la camionnette et à droite pour une partie de son chargement,il y avait trois véhicules dont un a été renversé, image plus bas à gauche).

Voici leur texte : « ce n’est pas par hasard si en décembre dernier, un groupe de fonctionnaires de Sebin a été détecté, portant, dans trois fourgonnettes portant les emblèmes de la Sebin, 588 mille 393 kilos de drogue. Ils ont été capturés au kilomètre 25 de la route de Perijá, dans l’État de Zulia. L’un des capturés s’est avéré être l’inspecteur en chef Daniel Villegas, précisément celui qui a participé à l’arrestation de Mario Moreno Lozano. L’un des fonctionnaires de la Sebin, le premier inspecteur Angel Eduardo Barrios est décédé dans l’événement. L’un des détenus, outre Villegas Herrera, est le premier inspecteur Orlando Santeliz Díaz. Les deux autres personnes impliquées, et qui ont réussi à s’échapper, seraient l’inspecteur principal Emilio Adales et le détective John Rojas. Dans les locaux de Sebin, lorsque l’arrestation des officiers a été apprise, Moreno Lozano a immédiatement été lié à elle, car il dirigerait son réseau de trafic de drogue depuis la cellule de la Sebin.
En dépit de l’affaire embarrassante, le chef de Sebin, est resté silencieux, et aucune enquête n’a été ouverte envers les hauts placés de la Sebin, se hâtant de dire que ça avait été une action individuelle des détenus et que leur chef était mort ».

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COKE en STOCK (CCXXXIV): la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (60)

Brésil, Bolivie, Paraguay, Argentine, mais il ne faudrait pas non plus oublier le Venezuela, nous rappelle récemment et fort à propos un journal de Miami.

Le Venezuela et ses trafiquants venus acheter des avions à un broker de Floride bien précis.

L’affaire date de quelques années déjà, et c’est bien elle qui est à l’origine de la découverte du trafic et des procédés mis en place pour se munir des avions indispensables, comme vient tout juste de le rappeler ici le Miami New Times sous la signature de Penn Bullock (1). Un journaliste qui, il y a quatre ans, avait écrit un remarquable article sur les sulfureux frères Whittington, coureurs au Mans en 1986 à bord de leur Porsche alors qu’ils traficotaient déjà (l’un des frères créera plus tard World Jet (2). Ceux-là même impliqués dans l’opération Mayan Jaguar dans laquelle s’était illustré notre fameux vendeur « Joao » Malago (voir ici notre épisode 15 et les suivants). Décidément, tout se tient (3) !!!

L’article du jour – orné d’une belle illustration, celle ci-contre à droite) évoque en effet comme point de départ un avion particulier.

Un avion de taille conséquente (il fait plus de 12 mètres de long et pas moins de 15 mètres d’envergure), puisqu’il s’agît d’un Cessna Grand Caravan saisi le 2 novembre 2010 par les autorités honduriennes dans la zone de Las Marías, près de Brus Laguna, région de La Mosquitia, à 650 kilomètres au nord de Tegucigalpa, un fief narco comme on le sait (voir ici les épisodes sur le Honduras). Dans l’appareil, forcé à atterrir après avoir été poursuivi par deux chasseurs honduriens, avaient été retrouvées 25 balles de cocaïne et 75 kilos à part, au total pour 500 kilos de drogue. Lors de l’arrestation de l’appareil, le copilote guatémaltèque avait été tué durant un échange de tirs au sol, et le pilote arrêté, le colombien Mario Fernando Sánchez Cardona. On avait retrouvé à bords trois armes à feu, deux pistolets et un fusil calibre 5,56 mm.

La presse évoquait alors un « bimoteur » et non le grand Cessna (la confusion pouvant provenir de sa taille inhabituelle). Celui-ci, datant de 2002 était immatriculé HK-4669G, dont on retrouve assez vite l’origine américaine (c’était le N665DL) : son certificat de vol US a été radié le 14 octobre 2009 parce que l’avion a été exporté vers cette date-là en Colombie. En somme, cela faisait une année environ qu’il volait dans le pays !!! L’avion avait été vendu aux trafiquants par la société américaine Skyline Enterprises Corp, installée au 8040 NW 156th ter à Miami Lakes. En réalité, Skyline Enterprises avait servi de prête-nom à une autre société Eagle Support Corporation, dirigée par Hector Alfonso Schneider, qui l’avait vendue à une firme d’origine vénézuélienne dont Skyline était le représentant à Miami. L’avion a depuis repris du service, après sa saisie, transféré en 2013 sur l’aéroport général Gustavo Rojas Pinilla de la ville de Tunja.

L’avion posé sur une route de Belize

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(1) l’auteur est aussi celui qui avait écrit au sujet de l’impayable et jeune trafiquant d’armes Ephraïm Diveroli,  dont j’ai moult fois raconté l’histoire (ici, il y a 10 épisodes).  C’est devenu un film depuis, d’ailleurs, War Dogs, complètement loufoque, mais pas si éloigné que ça de la réalité.

(2) Les impayables Whittington qui trichaient tout le temps comme le raconte ici  le magazine The Motorhood : « comment ont-ils réussi à financer ces exploits, cependant, est devenu un intérêt croissant parmi les autres coureurs et éventuellement l’IRS (nota : les impôts), aux côtés de la DEA. Nous voulons dire qu’ils étaient clairement riches, mais on ne savait pas d’où venait l’argent et au rythme où ils le dépensaient, il yen avait beaucoup à venir. On savait encore moins que les Whittington avaient acheté une compagnie d’avions pour compte d’autrui et, selon l’ancien historien John Ficarra de Canepa, que deux avions volaient en pleine nuit à l’unisson, que la ligne droite de la route d’Atlanta servait à l’un de piste tandis que l’autre atterrissait dans un aéroport régulier pour couvrir leurs traces. Qu’est-ce qu’ils transportaient? Du hasch, beaucoup, beaucoup de haschich. Ficarra allègue qu’il y avait des zones du circuit on l’on n’avait pas le droit de s’aventurer et où était stocké d’énormes quantités de marijuana – expliquant d’où venait tout ce flux de trésorerie. » Les Whitgtington trichaient sur tout en fait : Les Whittingtons vivaient clairement en dehors des règles, et cette attitude ils l’appliquaient aussi à leurs voitures de course qui courraient sans aucun ou ceux qui ont été trouvés sur les voitures, étaient complètement faux – comme l’a été le remarquable CW. Cobb, distributeur de lotions de bronzage qui se révélera être sera plus tard une coquille vide à 300 millions de dollars. Ils iront même plus loin encore pour embaucher des modèles pour vaporiser des parfums sur des ventilateurs, en prétendant être l’un de leurs sponsors de nouveaux produits, pour une entreprise qui n’existait pas, et en utilisant des étiquettes de marques authentiques. CW Cobb, un distributeur de lotion solaire de Fort Lauderdale qui a été condamné par la suite pour l’organisation d’un gang de contrebande de hasch de 300 millions de dollars, découvert Au cours d’une enquête fédérale baptisée « Opération coup de soleil. » Ils étaient connus pour contourner les règles, comme on l’a appris après qu’une équipe de restauration ayant pris en main la voiture la Kremer 935 КЗ, victorieuse du Mans, et qui a trouvé une grande cavité vide dans le rebord du côté du conducteur. En consultant des mécanos et les membres d’équipage qui ont travaillé sur la voiture après l’avoir déplacée aux États-Unis, il a été révélé qu’un kit d’oxyde d’azote avait été ajouté pour pousser la puissance du moteur, déjà à 750 hp vers les 1000 hp, un système qui aurait détruit complètement le moteur de 40 000 $ avant de franchir la ligne d’arrivée s’il avait été utilisé tout le temps – utilisable pendant un temps court, mais, pas pendant longtemps ». Le procédé du gonflage pari injection à l’azote des moteurs provenant des courses de dragsters.

(3) le procédé n’était pas neuf : en juin 2000 déjà, un grand Cessna Caravan avait servi à transporter de la coke dans les Caraïbes. L’avion venait alors de Haîti, c’était celui de « Air d’Ayiti », société aérienne qui en possédait alors deux, les deux servant à transporter de la coke !!! A l’époque la DEA avait saisi quatre valises de cocaïne d’une valeur de 2,3 millions de dollars. Le verdict du responsable des douanes du moment avait été sans appel : « les événements du week-end sont très importants. Il s’agit d’une preuve concrète que les cartels de la drogue utilisent les Caraïbes pour les opérations de contrebande par air en plus des bateaux et cargos arrivant des Bahamas et d’Haïti « , a déclaré Frank Figueroa, l’agent en chef des douanes à Miami. » Il ne croyait pas si bien dire en effectuant ce qui est devenu depuis une prophétie (en ce qui le concerne, il finira mal lui-même). A gauche le N813MA (ex N880MA) de Air d’Ayiti, prise à Fort Lauderdale. L’avion (208B0505) a fini en Afrique, devenu namibien, car immatriculé V5-TGR (ici à droite en mai 2017  au Windhoek International Airport) après avoir été ZP-PFL, N1129H, YV-734C et N813MA. J’avais évoqué ailleurs son cas : « Parfois, les lâchages ratés d’avions ou le chavirage de chaloupes font le bonheur des plus démunis : « beaucoup de gens dorment le jour le long des 1771 kilomètres de côtes que compte Haïti, particulièrement dans le Sud et le Nord-Ouest. « La nuit, tous les véhicules de luxe qui franchissent les petites villes côtières sont suspects et passibles de fouilles ou d’attaques de paysans », confie un étudiant, qui prend régulièrement part à ces veillées. Tous rêvent de tomber sur un gros arrivage. Dans ces régions, la drogue est larguée de petits avions venant habituellement de Colombie et récupérée par des chaloupes qui abordent sur quelque plage tranquille au nez et à la barbe des autorités. Rien n’est plus facile. Le corps policier, miné par des scandales à répétition, compte moins de 6000 agents répartis pour l’essentiel dans les villes et dépourvus de moyens de locomotion ». « En juin 2000, plusieurs habitants de Grand-Goâve ont profité allègrement de ce mariage tordu. Pendant la nuit, les dealers avaient laissé tomber 2500 kilos de cocaïne sur une plage privée près de cette petite ville de l’ouest de la capitale. Une frénésie incontrôlable s’empara alors des habitants, qui se disputèrent pour mettre la main sur les précieux ballots de poudre blanche. Paysans, pêcheurs et même policiers s’enfuirent à toutes jambes, les bras chargés de sacs de cocaïne. Les autorités n’en confisquèrent finalement que 147 kilos… » En 2000, les autorités US arrêtaient les occupants d’un Cessna 208 d’ Air d’Ayiti qui venait de se poser à Opa Locka : à bord, quatre valises pleines à ras bord de coke. Il y en avait pour 2,3 millions de dollars. Dans deux saisies d’avions du week-end, il y avait pour près de 115 kilos de cocaïne… »

Article précédent:

Coke en stock (CCXXXIII) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (59)

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OCRTIS (la Française des Stups): avec MYRMIDON, tout avait pourtant si bien commencé

Le bilan des « Opérations MYRMIDON » en date du 21 juin 2016

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Pour l’OCRTIS de François Thierry

104 fiches exploitées, 28 affaires réalisées, 112 individus serrés, saisie de 1 426 kilos de cocaïne, 15 038 kilos de cannabis, 2 536 220 euros, 70 véhicules et 4 armes.

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Pour la DRPJ de Paris

33 fiches transmises, 12 affaires réalisées, 52 individus interpellé, saisie de 37,5 de coke, 4 435 kilos de haschich, 82 345 euros, 22 véhicules et dix armes.

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Pour la DRPJ de Versailles

12 fiches transmises, 7 affaires réalisées, 14 individus interpellés, saisie de 728 kilos de shit, 170 600 euros, 4 véhicules et une arme.

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Pour la DIPJ de Lille

15 fiches transmises, 5 affaires réalisées, 14 individus interpelés, 3 407 kilos de cannabis, 16 000 euros et 11 véhicules saisis.

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Pour la DIPJ de Dijon

1 fiche transmise, 5 individus interpellés, 176 kilos de cannabis et 2 véhicules saisis.

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Pour la DIPJ de Lyon

18 fiches transmises, 9 affaires réalisées, 47 individus interpellés, saisie de 2 067 kilos de cannabis, 21 véhicules, 72 200 euros et 7 armes.

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Pour la DIPJ de Marseille

26 fiches ont été transmises, 15 affaires ont été réalisées, 87 individus furent interpellés et saisie de 179 kilos de cocaïne, 5 786 kilos de cannabis, 3 kilos d’héroïne, 402 000 euros, un bateau, 29 véhicules et 15 armes à feu.

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Pour la DIPJ de Bordeaux

5 fiches transmises, 3 affaires réalisées, 8 individus interpellés,saisie de 551 kilos de cannabis, 1120 euros et 5 véhicules.

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Pour la DIPJ de Rennes

12 fiches transmises, 21 personnes arrêtées, 2036 kilos de haschich saisis, 103 kilos de cocaïne, quelques 48 400 euros, 9 véhicules et une arme.

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Pour la DGSI et la DGSE

4 fiches transmises

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Pour la DCSP

une fiche transmise, 1 affaire réalisée, 1 individu interpellé, saisie de 400 kilos de shit et 1 véhicule.

 

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Pour les services étrangers:

Angleterre: une fiche transmise.

Belgique: 2 fiches transmises, 1 affaires réalisée, 1 individu interpellé et 300 kilos de cannabis saisis avec un véhicule.

Espagne: 10 Fiches, 5 affaires réalisées, saisie de 501 kilos de cocaïne, 55 450 kilos de cannabis et 110 000 euros. (deux camions à Algeciras)

Maroc: 2 fiches transmises

Portugal: 1 fiche transmise

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NARCOTRAFICO: incautadas dos toneladas de cocaína en El salvador procedente de Colombia

Foto:Policía Judicial Dijín

A través del intercambio de información entre las autoridades de Colombia y El Salvador se logró ubicar un semisumergible con dos toneladas de cocaína en aguas del país Centroaméricano.

La droga procedía de Colombia, y en la embarcación se dio captura a tres hombres, de nacionalidad colombiana, que podrían ser solicitados en extradición.

El director de la Policía Judicial de Colombia, general Jorge Luis Vargas, dijo que la operación contó con el apoyo de la agencia antidrogas de Estados Unidos, DEA y la Fiscalía de Colombia.

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https://m.eltiempo.com/justicia/conflicto-y-narcotrafico/incautadas-dos-toneladas-de-cocaina-en-el-salvador-procedente-de-colombia-282280

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BÉNIN (Justice…?!?): accusé de trafic de cocaïne, l’opposant béninois Sébastien Ajavon ne se rendra pas à son procès

Le principal opposant du président béninois Patrice Talon, l’homme d’affaires Sébastien Ajavon, ne se rendra pas à son procès jeudi, ont annoncé mercredi ses avocats. Ils dénoncent de « graves irrégularités » dans la procédure.

Sébastien Ajavon a préféré la manière forte.

Alors qu’il séjourne depuis plusieurs semaines en France, l’opposant politique et hommes d’affaires béninois ne se rendra pas à son procès jeudi à Cotonou, dans lequel il est mis en cause pour trafic de cocaïne, a annoncé mercredi 17 octobre dans un communiqué l’un de ses avocats français, Éric Dupont-Moretti.

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https://m.france24.com/fr/20181017-benin-opposant-politique-sebastien-ajavon-proces-dupont-moretti

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FRANCE (Le Havre): une saisie de 200 kilos de cocaïne et des affrontements avec la police

Une importante opération de police, mardi soir au Havre, a permis une saisie de plus de 200 kilos de cocaïne. Le Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Rouen, a procédé à plusieurs interpellations.
Des affrontements avec la police

En marge d’une perquisition, des heurts ont éclaté dans le quartier de la Mare-Rouge. Selon une source policière, pendant près d’une heure, la police a fait face à des jets de projectiles. Ils ont répondu par des tirs de flashball et de grenades lacrymogènes.

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https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/au-havre-une-saisie-de-200-kilos-de-cocaine-et-des-affrontements-avec-la-police-1539773547

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COKE en STOCK (CCXXXIII): la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (59)

Au départ, on a un avion… d’allure assez anodine, ou bien ordinaire, à vrai dire. Un Cessna immatriculé LV-GKL et montré dans son un hangar du petit aérodrome de l’Aeroclub Chaco -ici à gauche- accompagné d’un petit Piper Cub.

L’avion est un modèle 182J, numéro de série 18257176. Il est peint de façon extrêmement sobre, avec une décoration ne correspondant à aucun modèle de design connu, ancien ou récent. C’est un Cessna 182J de 1966, un Stylante qui est aussi l’ancien N3076F, exporté alors récemment puisque son certificat de vol aux USA n’a été annulé que le 12 janvier de la même année.

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FRANCE (Bercy): déjà plus de 10 ans que NS 55 DNRED écrivait au ministre de tutelle de la Douane Française

A Gérald Darmanin, ministre

A Rodolphe Gintz, directeur général de la Douane française

Pour info:

A Messieurs les administrateurs Thomas Charvet et Michel Baron, à l’inspecteur des finances François Auvigne, à Pierre Mathieu Duhamel, à l’inspecteur général d’HSBC François Mongin, au directeur du Budget Jérôme Fournel, à l’énarque Jean Dominique Comolli, à Nicolas Sarkozy, à Jean François Copé et à Michel Charasse.

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Paris, le 06 mars 2008
Monsieur le ministre,

Après avoir parcouru plus de 24 000 kilomètres à la rencontre des douaniers et personnels de la douane française, en visitant les écoles, les centres opérationnels et de très nombreuses directions aux quatre coins de l’Hexagone, j’ai alerté sur la question de la drogue dans notre société comme sur ma situation personnelle.

Adoubé et envoyé mener la guerre contre le narcotrafic en première ligne il y a presque vingt ans par votre prédécesseur Michel Charasse, et suite à ses propos tenus il y a quelques jours dans son fief de Puy-Guillaume – « Que la douane fasse son travail et que le ministre actuel fasse le sien ! Ce sont à eux d’agir !» -, il m’a semblé tout naturel de boucler ce tour de France en cherchant à vous rencontrer. C’est d’ici aussi que sont partis les ordres et les envoyés spéciaux pour venir me demander de cacher mon identité d’agent infiltré, faisant de moi un coupable idéal et à bon compte.

Voici trois jours que je suis devant votre ministère jour et nuit et vous n’avez pas estimé possible, ni intéressant ni opportun, de me recevoir malgré les sollicitations adressées à votre cabinet.

Démontreriez-vous par là votre mépris pour les agents de l’ombre sans lesquels vos services perdent toute efficacité dans la lutte contre la grande criminalité ?

Vous avez jugé préférable de m’ignorer, refusant par là-même de vous pencher sur mon dossier que vous pouvez, par votre position et votre intervention, enfin solutionner.

Je n’ose imaginer que la décision de justice de 2006 m’innocentant n’a aucune valeur à vos yeux… Faudrait-il encore que vous puissiez la consulter pour en apprécier la teneur.

Face à la superbe ignorance dans laquelle vous me laissez me débattre, vous ne vous étonnerez pas que je transforme ce courrier en lettre ouverte, en le transmettant aux médias qui n’ont cessé de dénoncer le caractère scandaleux et inique de ma situation.

Confronté à une montagne d’indifférence, c’est la seule solution que vous me laissez pour espérer que vous lirez ce courrier.

On ne choisit pas toujours les armes avec lesquelles on va au combat, Monsieur le Ministre.
Ce 6 mars, NS55 de la DNRED dépose à vos pieds les armes de cette dernière campagne.

Ce faisant, soyez assuré que je continue le combat.

Respectueusement.

Marc Fiévet, NS55 DNRED
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A ce jour, les ministres successifs n’ont rien fait
et
les DG de la Douane française préfèrent réécrire l’histoire plutôt
que d’assumer les actions menées, toutes souhaitées par le ministre Michel Charasse.
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COKE en STOCK (CCXXXI): la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (57)

Le Brésil est handicapé par sa géographie, qui oblige ses politiciens à se munir de jets privés s’ils veulent se faire voir partout.

Le réseau ferré est en effet inexistant et les routes sont loin d’être toutes en bon état. Mais il l’est aussi par son agriculture qui utilise à foison des pesticides (c’est le royaume de Monsanto (1)) et jonche le sol de pistes de décollage disséminées partout dans le pays. Des pistes propices aux trafiquants, qui n’a aucune difficulté à recruter des pilotes d’épandage, comme on l’a vu. Tout cela sous le regard bienveillant de politiciens qui se partagent le gâteau (fourré à la coke). Ce qui mène jusque Jaime Campos, André Puccinelli ou même José Dirceu, un homme très proche de Lula. Avec lui, on se rapproche de plus en plus du sommet de l’Etat.

Les politiciens leurs grandes propriété et leurs avions agricoles 

Les politiciens brésiliens sont donc aussi parfois, et c’est logique, des agriculteurs.  Ou plus exactement de grands propriétaires terriens, avec ce que l’on vient de voir, localisés plutôt dans le sud du pays et le Mato Grosso essentiellement, et ils possèdent des jet privés mais aussi aussi des avions épandeurs, comme le rappelle ici la presse nationale : « une enquête menée par le site Contas Abertas, basée sur des données publiées par le Tribunal électoral suprême (TSE), révèle que 49 politiciens en lice pour les élections de 2014 ont déclaré avoir 63 avions. Ensemble, ils représentent environ 43,5 millions de reais.  La liste comprend cinq candidats pour les élections au Mato Grosso: le député d’état Zeca Viana (PDT, ici à gauche devant un de ses tracteurs); le député d’état Nininho Bortolini (PR); l’homme d’affaires Paulo Gasparato (PSD); l’ancien maire de Juara, Oscar Bezerra (PSB); et Silvio Delmondes (PSD).  Avec un capital total de 87 millions de reais, l’adjoint Zeca Viana, l’un des principaux articulateurs de la campagne du sénateur Pedro Taques (PDT) auprès du gouvernement du Mato Grosso, se classe au 11ème rang de la liste du site.  Le parlementaire a déclaré devant le Tribunal électoral qu’il détient un quota de 50% de chacun des cinq avions qu’il possède.  Parmi les modèles, il y a des avions agricoles et un avion Ipanema. La valeur estimée de l’avion dépasse 3 millions de reals ( environ 792 000 dollars)».

Outre les treize fermes (?) lui appartenant, on retrouve facilement les cinq avions appartement à Zeca Viana, dont la fortune à bondi de 1644% en 4 ans, note également finement Keka Werneck : « entre 2010 et 2014, les actifs de Zeca Viana (PDT) sont passés de 5 millions de reals 87 millions » ! 

Cela représente 82 millions de reals de plus en seulement quatre ans.  Il est le candidat parlementaire le plus riche du Mato Grosso ». On lui trouve tout d’abord, en épluchant sa déclaration de campagne électorale, un Air Tractor AT-4028-1222 de 2009 valant un demi-million de dollars (579 000 dollars exactement), et en « copropriété »  à 50% des autres Air Tractor plus récents (de 2013) le T502B-2927  (ex N10028 ici sur la droite), et l’AT502B-2929 (ex N1005Z ici à gauche), plus un Embraer Ipanema modèle BEM 202 (comme celui-ci) immatriculé PT-USQ (l’engin est vendu dans les 230 000 dollars neuf), soit environ 870 000 reals). En enfin le cinquième appareil lui appartenant et qui n’a rien d’un avion agricole, c’est un Beechcraft Baron 58 (ici à droite) lui aussi détenu à 50%, le N° TH1924, l’ancien  N717VP aux USA devenu PR-JGV au Brésil (l’avion n’a pas été repeint comme on peut le constater ici à droite).

Des propriétaires politiciens qui ne respectent pas les lois…………..

 

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COKE en STOCK (CCXXXII): la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (58)

Retour au Paraguay

Le monde de la Banque, pas beaucoup mieux que celui des trafiquants.

Les frères Roberto et José Carlos Acevedo

Une mise en scène des saisies ?

A-ton assisté en 2015 à une mise en scène des avions saisis au Paraguay et regroupés à Asuncion sous un hangar particulier ? Oui, très certainement. Le but politique étant de montrer qu’on s’occupait du problème… en apparence, en le laissant se poursuivre en fond.

Un avion particulier va bien servir aux politiciens, comme on va le voir un peu plus loin. Les appareils montrés à Asuncion sous un hangar sont bien une des clés du problème, en tout cas, comme l’affirmait déjà l’épisode précédent.

Revenons à ce fameux hangar ouvert, construit dans les premiers mois de 2012, situé pas loin des hangars de Latourrette & Parini, de ceux du PAS ou de l’immeuble contre lequel a été adossé le Hawker 700 (tous déjà vu ici, je n’y reviens pas), un autre avion saisi comme on la vu.

Voilà pour le décor:

Le hangar, Google Earth nous le prouve (cf ci-dessous), a été construit entre janvier 2012 (première image ici à gauche) et août 2012 (deuxième cliché ici à droite) sur un emplacement où étaient stockés trois vieux C-47B Skytrain (DC-3) militaires paraguayens scrappés à cette époque (un DC-3 demeure préservé sur la base de Nu Gauzu de Campo Grande). En octobre 2014, on peut voir sur l’extérieur vers l’ouverture située à l’ouest, ce qui semble être un grand Cessna 208 (troisième image sur la droite au premier rang. Peut-être bien le ZP-BZP aperçu ici chez Laourrette en 2015 et ici le 23 juillet 2016 au Florianópolis Hercílio Luz, au Brésil.

Ce n’est qu’en 2015 que le hangar ouvert à tous les vents a servi à montrer les avions saisis qui ont réunis sont sous son toit lors de leur exposition médiatique, comme on a pu le voir plusieurs fois ici. Dès 2016 ces appareils sont déplacés à l’extérieur côté nord, cinq sortis également ou ramenés sur place étant alignés au sud. Parmi ceux-ci, celui que l’on distingue le mieux demeure un appareil à l’avant et aux ailes bleu-violet, mais qui ne correspond par pour autant au fameux CP-2657 qui avait les ailes blanches. Un avion jaune à aile basse haubanée semble bien être un avion agricole, deux avions à aile basse monomoteurs l’entourent, type Beechcraft 36 ou Embraer Corisco. Un seul bimoteur est visible au sud, de type indéterminé. On rappelle que ce n’est qu’en 2017 que l’on arrêtera les fonctionnaires de la Dinac qui falsifiaient les appareils et les maquillaient avec comme tête de file Jesus Rios, un ancien colonel. Les avions étaient modifiés dans le Hangar N°10 d’Asuncion par le mécanicien en chef Rubén León Téllez, employé par la Dinac. Il possédait sa propre entreprise appelée « Airparservice » société qui affichait encore en 2014 un Cessna 401 bimoteur dans sa page Facebook, le montrant à l’extérieur notamment le 25 mars 2015. Un appareil qui questionne, lui aussi, car en 2010 encore il affichait les couleurs de la « Navale » paraguayenne, qui existe en effet bel et bien. Sur le premier cliché en haut, l’appareil est présenté sur le côté du hangar d’Aeromecanica, à Asuncion toujours. Un hangar dont nous reparlerons très bientôt ici-même.

La découverte d’un appareil appartenant aux militaires et passé dans le domaine civil interpelle en effet. A-t-il été vendu et comment ? Est-ce dans une procédure comme celle de la vente des domaines en France ? On l’ignore. Cela questionne en effet, comme son usage tel ci-dessus « quelque part dans un endroit au Paraguay » comme le précise son nouveau pilote en commentaire de la photo , l’appareil posé sur une piste en herbe inconnue. L’appareil étant désormais immatriculé ZP-BFX aperçu ici à Formosa le 31 décembre 2015. Et c’est en Argentine (et ici au Florianópolis Hercílio Luz au Brésil )!

L’examen du Facebook lié à l’entreprise montre d’autres clichés de l’appareil ainsi que celui du ZP-TAX, mais aussi d’un hélicoptère Robinson dont l’immatriculation a été mise hors-champ de vue (à nous de deviner pourquoi), le Cessna cité, montrant lui un DOUBLE venturi, sur son flanc droit !!! Ironie, le fameux ZP-TAX est un ancien Cessna des forces armées du pays, le modèle D-3140 (un Cessna 175 comme celui-ci) !!!

 

Que faire de tous ces avions saisis ?

Evidemment, le gouvernement paraguayen se retrouve fort tenté de remettre en service pour son propre usage ces appareils, dont bien sur les moins anciens ou ceux en meilleur état. Ça se distingue assez rapidement sur Google Earth, où le stock d’avions accumulés début 2015 a fondu depuis.

Un bimoteur de taille moyenne est toujours là : d’après la forme de son aile et ses fuseaux moteurs étroits, on peut parier sur un vieux Jetstream, bien répandu aussi dans le pays (on a déjà écrit ici lequel était-ce). On peut s’attendre à ce qu’ils atterrissent dans les casernes mais ce n’est toujours pas le cas. Tous les Cessna employés même par la SENAD sont des avions anciens, comme ceux de la « Naval ».

Sauf quelques appareils, dont certains effectivement empruntés aux trafiquants… ce qui va provoquer en 2015 une étrange situation, deux d’entre réclamant leur appareil au juge Miguel Tadeo Fernández, au prétexte d’une saisie juridiquement contestable (les avions auraient été saisis en dehors de l’enquête elle-même). Parmi eux, Adilson Gibellato, propriétaire aussi du petit Cessna 152 N7338L, et du modèle 150 N11175 en plus d’être le propriétaire du ZP-BHF, avait carrément demandé au juge de l’époque, Miguel Tadeo Fernández, de rendre son avion saisi. Le procureur Marcello Pecci faisant immédiatement appel de la décision du juge, provoquant un imbroglio juridique qui va se compliquer car son oiseau rouge et blanc (un Cessna 210L) avait été versé entre-temps à la Brigada Aérea – Grupo Aéreo de Transporte Especial du pays. Or le 20 janvier 2017, l’avion s’écrase près de l’aéroport Silvio Pettirossi, après une défaillance électrique, avec à bord Hugo Marcial Sánchez, instructeur et un cadet Orlando Zárate Solís : il était devenu semble-t-il le 0235 de la flotte de l’armée !!! En mai, les ZP-BHF, requis par Adilson Gibellato et le ZP-BCQ demandé par Vicente Cano Espinola sont examinés à nouveau par la juge María Griselda Caballero, qui recommande de libérer les appareils. Ce qui donne des idées à trois autres : le 12 juillet 2016, est déclarée recevable la plainte de 5 détenteurs d’appareils saisis : ceux de Fidel Silva Caceres, de Pablino Candia, de Sixto Benitez, de Javier Romero et de Patricio Rodolfo Ibarra, phénomène auquel s’oppose à nouveau le procureur Pecci. Impossible en tout cas de rendre le ZP-BHF… détruit (à droite son examen par les militaires paraguayens, sous son ancienne livrée lors du « show de 2015 », à Asuncion même)!

Manipulation politique des avions saisis……

Au Paraguay, je vous l’ai décrit et démontré, une bonne partie de la classe politique, notamment celle gravitant autour du parti Colorado, parti présidentiel on le rappelle, est noyée jusqu’au cou dans le trafic de drogue. Le meilleur exemple qui soit, c’est encore une fois une image qui nous le démontre. Celle de la visite électorale d’un député (et futur sénateur qui va même devenir le président de l’assemblée sénatoriale !) venu visiter le centre de la Senad, qui s’occupe de la lutte contre la drogue dans le pays. La scène se passe le 25 mars de 2015, elle a été ainsi décrite : « une Commission pour la prévention du trafic des drogues et les crimes connexes présidé par le sénateur Roberto Acevedo accompagné des membres sénateurs Fernando Silva, Arnaldo Giuzzio, Enrique Bacchetta et Julio Quiñonez, fait la connaissance de la presse et à travers vous à l’opinion publique généralement membres de la Commission sur la prévention et la lutte contre le trafic des drogues et des infractions connexes de la Chambre des sénateurs ont assisté à la réunion pour présenter le projet de gestion des biens saisis et confisqués pour l’Amérique latine (BIDAL), réalisée Le 25 mars 2015, à 10h00, dans la salle de l’Auditorium du Secrétariat national antidrogue SENAD (…). Dans ce contexte, ils ont l’occasion de visiter les installations de la Force aérienne, où sont déposés les aéronefs saisis par le SENAD, et il a été constaté que 36 avions s’y trouvaient avec différentes plaques d’immatriculation (Paraguay, Argentine, du Brésil et de la Bolivie) dont certains déposés il y a plus de 20 ans, la plupart sont détériorées et inutilisables ». Et quel avion montre-t-on ce jour-là bardé de collants servant de scellés ? célèbre CP-2657, si reconnaissable, bien sûr ! Une avion (Cessna 210) on le rappelle, qui avait atterri à Pedro Juan Caballero, dans un ranch de bétail, situé sur les rives de la Aguaray Guazú River et à environ 20 kilomètres à l’est de la «jonction de Lima» de la route III. Sur un terrain appartenant au général (SR) Carlos Egisto Maggi, qui avait nié toute implication… bien sûr. C’était le père de père de Carlos Manuel Maggi, membre du mouvement « Honor Colorado » soutenant la présidence Cartes !!! Dans l’avion on avait trouvé 11 sacs chargés de plusieurs « pains » de cocaïne, totalisant 311 kilos. Le député et futur sénateur était-il le plus capable de diriger une telle commission ? Son frère et lui vont nous démontrer le contraire en fait…

Les deux terreurs de l’Amambay

Car Roberto Acevedo et son frère José Carlos; maire de Pedro Juan Caballero, tous deux opposants à Cartes, il faut le préciser, avaient déjà derrière eux de belles casseroles. Leur début de carrière remonte à leur association avec Fahd Jamil Georges lorsque le « turc » dominait la frontière dans un triple trafic d’armes, de cigarettes et de cocaïne.

es deux frères n’ont jamais voulu révéler d’où leur venait leur immense fortune… pas plus que leurs comptes en Suisse. Aux trois trafics déjà cités, ils en avaient ajouté un quatrième : ils ont en effet été accusés par leur collègue Colorado, Héctor González de monopoliser la vente de carburant à la frontière. Ils en possédaient en effet six, de stations services, gérées avec l’accord du trafiquant Fahd Jamil Georges. Extérieurement, ça n’empêchait pas Roberto de se faire le chantre de la lutte antidrogue, comme on vient de le voir. Tenté par la politique, il a été en effet élu tôt gouverneur de l’Amambay en 2004, son frère devint le maire de Pedro Juan Caballero, comme on l’a dit.

Une ascension politique qui fait bien des jaloux.

Le 27 avril 2010, le pick-up électoral de Roberto est assailli par deux hommes à moto, qui tirent une quarantaine de balles sur lui. Il s’en sort légèrement blessé, un vrai miracle. Bien entendu, il incrimine aussitôt les trafiquants, et notamment Jorge Rafaat (Toumani ), passé depuis à la sulfateuse gros calibre comme on l’a vu ici-même, profitant de l’événement pour renforcer sa stature de candidat antidrogue.

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DROGUE: la lutte contre la drogue en Afrique, un défi colossal

Publié le 11 octobre par Aviseur international

Par Arnaud Jouve Publié le 16-09-2018 Modifié le 16-09-2018 à 19:43

Pour le secrétariat de l’ONUDC, le constat pour l’Afrique est le suivant : « Le trafic de drogues et d’autres formes de criminalité organisée continuent d’entraver le développement économique et social de nombreuses régions du continent. Cette situation est aggravée par d’autres facteurs tels que les guerres et les conflits internes, les répercussions des soulèvements en Afrique du Nord, les faiblesses du système social et de justice pénale, la corruption, les perspectives limitées qui s’offrent aux jeunes et la disparité des revenus, qui favorisent tous amplement les activités que les groupes criminels organisés mènent dans la région ».

De plus, l’organisation observe que depuis plusieurs années, les pays d’Afrique sont de plus en plus touchés par le développement de routes de la drogue qui la traversent, notamment avec l’itinéraire de la cocaïne depuis l’Amérique latine et la route dite du Sud, de l’opium afghan en direction de l’Afrique de l’Est. A cela, le secrétariat rajoute que sur la base des informations transmises par les gouvernements, « il existe un lien de plus en plus clair entre trafic de drogues et groupes terroristes, notamment en ce qui concerne l’utilisation du produit du commerce illicite de drogues pour financer des activités terroristes ».

Ce bilan global, affiné chaque année, permet à l’ONUDC d’appuyer le Plan d’action de l’Union africaine et de fournir une assistance technique aux pays pour sa mise en œuvre. Un plan d’action basé sur un Programme mondial de contrôle des conteneurs de l’ONUDC et de l’Organisation mondiale des douanes (OMD) qui a permis la création de services mixtes de contrôle portuaire dans diverses parties de l’Afrique, et sur un projet de communication aéroportuaire (AIRCOP) qui s’est étendue, au-delà de l’Afrique de l’Ouest, à l’Ethiopie, au Kenya et au Mozambique. Cette stratégie préconise aussi en priorité le renforcement de la coopération régionale dans des domaines comme l’échange croissant d’informations dans la région, la lutte contre les flux financiers liés au trafic de drogues et la prévention du détournement des précurseurs utilisés pour fabriquer des drogues.

Pour illustrer cette lutte et comprendre les questions sur lesquelles vont travailler les délégations à la réunion de Dar es Salam, voici quelques observations non exhaustives provenant du dernier rapport de travail 2017 de l’organisation, région par région.

■ L’Afrique de l’Ouest

En Afrique de l’Ouest, la cocaïne est un sujet de préoccupation majeure. Le transport de cette drogue par voie aérienne, favorisé probablement par la hausse du trafic aérien entre l’Amérique du Sud et l’Afrique de l’Ouest, devrait, d’après le rapport, connaitre un important développement au vu de l’augmentation de la consommation dans la région. 1,9 tonne de cocaïne ont été saisies dans le cadre du projet AIRCOP.

Pratiquement le même volume de métamphétamine a été saisi dans la région, principalement sur les aéroports de Lagos (Nigeria) et de Cotonou (Bénin). C’est aussi dans ces mêmes aéroports et celui d’Accra (Ghana) où ont été réalisées les principales prises d’héroïne et de divers opioïdes pharmaceutiques comme le Tramadol de plus en plus consommé, notamment dans le Sahel. C’est aussi sur ces aéroports qu’ont été saisis de nombreux précurseurs qui pourraient indiquer l’existence en Afrique de laboratoires servant à la fabrication de nouvelles substances psychoactives. Les rapports notent qu’environ 65 % des passeurs de drogues arrêtés dans la région étaient des ressortissants du Nigéria.

■ L’Afrique centrale

Les activités de l’ONUDC en Afrique centrale restent fortement limitées par manque de ressources, mais le rapport signale des progrès importants réalisés dans le cadre du projet AIRCOP sur les aéroports de Douala et de Yaoundé au Cameroun avec des saisies de cocaïne (20 kg), de khat (555 kg), de métamphétamine (100 kg), d’amphétamine (27 kg) et de médicaments contrefaits ou illicites (680 kg).

■ L’Afrique de l’Est

Le Programme régional pour l’Afrique de l’Est pour la période 2016-2021 qui s’intitule « Promotion de l’état de droit et de la sécurité humaine » contre la criminalité transnationale organisée et les trafics obtient des résultats intéressants. Il vise en priorité le trafic de drogues, la traite des personnes et le trafic de migrants, les flux financiers illicites et le recours aux réseaux de transport à des fins de trafic, y compris la criminalité maritime.

Par exemple pour la lutte contre le trafic portuaire, le programme de contrôle mondial des containers s’est doté de nouvelles unités qui sont maintenant opérationnelles à Mombasa (Kenya), à Dar es Salaam (Tanzanie) et à Kampala (Ouganda). Les pays partenaires de la lutte contre la route du sud ont réalisé d’importantes saisies de drogues. En Tanzanie, 111 kg et 64 kg d’héroïne ont été interceptés respectivement en octobre et en décembre 2017. En juin 2017, 140 kg de diverses drogues, dont 18kg d’héroïne, ont été saisie à Madagascar et 10 kg d’héroïne au Kenya en mars 2018…

■ L’Afrique australe

Depuis quelques années, l’Afrique australe est devenue une plaque tournante de plus en plus importante du trafic d’opiacés par voie aérienne depuis l’Asie occidentale et la Tanzanie, l’un des principaux pays de transit. Plusieurs affaires concernant l’héroïne ont révélé la présence de trafic entre le Pakistan et les Etats-Unis via l’Afrique australe avec une saisie record en juin 2017 de 963 kg d’héroïne en Afrique du Sud.

Le trafic de cocaïne est également en hausse : en 2017, 480 kg de cocaïne à destination ou en provenance d’Afrique australe ont été saisis dont 207 kg à l’aéroport international de Sao Paulo-Guarulhos au Brésil à destination de Johannesburg en Afrique du Sud.

L’Afrique australe connaît aussi un développement du trafic de métamphétamines. 403kg ont été interceptés entre 2011 et 2017 à destination de l’Afrique australe. Depuis 2018, les cellules de lutte du projet AIRCOP des aéroports de Lagos et Cotonou ont saisi 20kg à destination de Johannesburg (Afrique du Sud) et 34,5 kg à destination de Maputo (Mozambique).

L’Afrique australe a également été touchée par le détournement de précurseurs chimiques (éphédrine) utilisées dans la fabrication de stimulants de type amphétamine.

■ L’Afrique du Nord

Le Programme régional pour les Etats arabes (2016-2021), mené en étroite collaboration avec la Ligue arabe et ses Etats membres, prend en compte les défis auxquels l’Afrique du Nord et le Moyen–Orient sont confrontés. Une région marquée en 2018 par de nombreuses crises avec des conflits qui se poursuivent en Irak, en Libye, en Syrie et au Yémen, qui ont des conséquences néfastes aussi sur les pays voisins.

Sur cette région, l’une des principales préoccupations reste le trafic de cocaïne qui a de plus en plus recours à des moyens maritimes. Une tendance probablement liée, d’après le rapport, à l’augmentation de la fabrication mondiale de chlorhydrate de cocaïne pur ces dernières années. Le Maroc a connu en 2017 un accroissement de 128 % de ses prises de cocaïne par rapport à 2016 avec par exemple en octobre 2017, une saisie de 2,58 tonnes de cocaïne en provenance du Venezuela.

De son côté, l’héroïne afghane continue d’atteindre le Moyen-Orient malgré un nombre croissant de saisies en Afrique du Nord : 34 % d’augmentation de saisies d’héroïne au Maroc entre 2016 et 2017 et 51 % d’augmentation dans la même période en Algérie, mais la plus grosse prise d’héroïne dernièrement interceptée, l’a été à Safaga en Egypte sur le bord de la mer Rouge début 2018.

D’autre part, plusieurs tonnes de Tramadol (essentiellement en provenance d’Inde) à destination de la Libye ont été saisies dans plusieurs pays de la région et confirment le trafic florissant de ce produit en Afrique du Nord.

Au cours des trois dernières années, les saisies de cannabis en Afrique du Nord, particulièrement au Maroc et en Algérie ont sensiblement diminué. Forte baisse également des saisies de cannabis dans les ports européens du fait probablement du renforcement des contrôles depuis les ports d’Afrique du Nord. Par contre, le trafic de résine de cannabis par voie terrestre s’est étendu aux pays du Sahel, avec pour exemple une prise de 72 kg de résine de cannabis au Niger sur un véhicule en provenance du Nigeria qui envisageait de rejoindre la Libye via Agadez (Niger).

Sur cette axe transsaharien, on observe notamment une augmentation du trafic d’amphétamines en provenance d’Afrique de l’Ouest et à destination de l’Europe ou de l’Asie de l’Est.

L’Afrique est aujourd’hui traversée par de multiples routes qui alimentent le trafic international, qui connait une forte augmentation de sa consommation de toutes sorte de drogues et qui s’affirme comme un continent de production avec la multiplication de plantations, de laboratoires de transformation et d’organisation criminelles de plus en plus actifs sur le marché mondial.

SOURCE

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