ECUADOR: en dos operaciones simultaneas fueron incautadas cerca de dos toneladas de cocaína que vía marítima iban a Centro América

En dos operaciones realizadas en Ecuador fueron incautados 1.917 kilos que tendrían como destino final las calles de Estados Unidos donde su valor podría estar sobre los 57 millones de dólares.

Desde Colombia la Policía Judicial Dijín, interactuó con la Unidad de Investigaciones Antinarcóticos del vecino país y la Agencia Antidrogas de Estados Unidos, DEA, a través del intercambio de información que permitió la ubicación de los cargamentos

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FRANCE (Douane – BSI d’Hendaye): saisie de 27 kg de cocaïne dissimulé dans un véhicule.

Le 1er octobre dernier, des agents de la brigade des douanes d’Hendaye ont découvert 27 kg de cocaïne dissimulé dans un véhicule.

C’est ce qu’à indiqué la direction régionale des douanes et droits indirects de Bayonne dans un communiqué diffusé ce jeudi 11 octobre.

Des caches aménagées

Lors du contrôle du véhicule circulant dans le sens Espagne-France, les agents ont remarqué des manipulations réalisées sur celui-ci et décidé de procéder à un contrôle plus approfondi. Celui-ci a permis de détecter puis de mettre au jour des caches aménagées contenant des paquets de cocaïne.

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FRANCE (DNRED / OCRTIS): quid de l’enregistrement de 2010 réalisé rue de Charonne par la DRD

C’est un enregistrement clandestin longtemps resté secret.

Une bande audio réalisée lors d’une réunion à la DRD (direction du renseignement des douanes), 18 rue de Charonne, met en cause François Thierry, ex-patron de la lutte antidrogue soupçonné d’avoir récupéré des valises de came à Roissy.

Cette bande audio explosive, versée à la justice et authentifiée par un huissier, révèle un nouvel épisode de la guerre des services au sommet de l’Etat et illustre les méthodes troubles de l’ancien patron de l’ Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) François Thierry.

En janvier 2016, tous les douaniers sont à nouveau entendus, dont Roger Combes, le patron de la DRD (Division des recherches) à l’origine de la réunion enregistrée en septembre 2010.«Avez-vous autre chose à déclarer avant que nous mettions fin à notre audition ?» lui demande ce jour-là le magistrat.«Je pense que François Thierry n’est pas honnête mais je ne suis rien par rapport à lui,répond Combes. Je n’ai jamais pu me livrer à ce point, personne ne m’aurait cru. J’ai conscience qu’en vous parlant sur les doutes que j’ai sur ces personnes qui ont eu ce type d’agissements pendant toutes ces années, je mets ma vie en péril.»

Déjà visé par plusieurs procédures judiciaires, François THIERRY est soupçonné d’avoir personnellement récupéré des valises de drogue à l’ aéroport de Roissy , en dehors de toute procédure judiciaire.

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DNRED (Douane française): lorsque NS 55 passait rue de charonne

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BRÉSIL (Rio de Janeiro): un gang brésilien qui a envoyé des tonnes de cocaïne en Europe par conteneurs a été démantelé

Rio de Janeiro, 10 octobre (EFE) .- Les autorités brésiliennes ont démantelé aujourd’hui une organisation qui avait envoyé de grandes quantités de cocaïne en cargos vers l’Europe.

Seules 2,3 tonnes de la cocaine qu’elle tentait d’embarquer ont été saisies cette année, sources officielles rapportées.

Le groupe a été démantelé dans le cadre d’une opération menée mercredi par la police fédérale dans les Etats de Rio de Janeiro, Paraíba et Rio Grande do Norte, après plus d’un an d’enquêtes, selon un communiqué de l’agence.

Lors de l’opération, 12 des 18 personnes ont été arrêtées, principalement à Rio de Janeiro, mais également dans les villes de Joao Pessoa et Natal, où l’organisateur a été arrêté .

La plupart des détenus sont des manutentionnaires et des responsables de l’une des sociétés qui exploitent le port de Rio de Janeiro, accusés d’avoir dissimulé des cargaisons de cocaïne dans des conteneurs déjà expédiés dans des cargos à destination de différents pays européens.

« Le groupe a utilisé de petits bateaux pour approcher les navires ancrés et leurs complices ont chargé les cargaisons de cocaïne dans ces navires et les ont cachés dans des conteneurs contenant des produits légaux portant déjà le sceau d’inspection. Ils ont ensuite placé des faux scellés afin qu’ils ne soient plus revisités. « a expliqué André Santana, le commissaire de la police fédérale chargé de l’opération.

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FRANCE (Beauvais): cocaïne, héroïne, ecstasy à gogo…mais ça, c’était avant!

500 grammes d’héroïne, autant de cocaïne, 6 kilogrammes de résine de cannabis, 800 cachets d’ecstasy, sans oublier du shit.

Les policiers de la BRI de Creil et de la Police judiciaire de Creil ont mis la main sur une importante quantité de stupéfiant et 41 000 euros en liquide, ce mardi matin, dans un immeuble calme de la rue du Docteur-Gérard, en plein centre-ville, comme le raconte Le Parisien. Un homme de 57 ans, soupçonné d’être un personnage clé dans cet important trafic, a été arrêté dans ce même appartement, au petit matin. En parallèle, les policiers ont interpellé, dans tous les quartiers de Beauvais, six autres personnes, cinq hommes et une femme, qui auraient également participé. De la drogue en moindre quantité a été retrouvée dans chacun de leur logement.

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ARGENTINA: interceptaron un camión con más de 90 kilos de cocaína en Salta

Un camión proveniente de Bolivia que transportaba 90 kilos de cocaína escondida en el acoplado fue interceptado por efectivos de Gendarmería Nacional en la ruta nacional 34 a la altura de Salta.

Durante la inspección del acoplado del camión, que se dirigía a la provincia de Santa Fe, los uniformados observaron irregularidades en la tapa de un tubo cilíndrico metálico color rojo con signos de haber sido colocado recientemente, debajo del piso de madera.

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https://www.cronica.com.ar/policiales/Interceptaron-un-camion-con-mas-de-90-kilos-de-cocaina-en-Salta-20181003-0023.html

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PERU (Cusco): PNP destruye laboratorio de droga y más de 2.500 kilos de insumos químicos

La Policía Nacional destruyó un laboratorio clandestino de procesamiento de droga y 2.662 kilos de insumos químicos fiscalizados durante un operativo de interdicción en las inmediaciones del centro poblado Fortaleza, distrito de Pichari, provincia de La Convención, región Cusco.

La intervención contra el tráfico ilícito de drogas estuvo a cargo de los agentes de la División Regional de Inteligencia (Divreint) y agentes del Frente Policial Vraem, en coordinación con efectivos antidrogas.

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https://elcomercio.pe/peru/cusco/cusco-pnp-destruye-laboratorio-droga-2-500-

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CARAÏBES (Aruba): la marine a intercepté un bateau au nord de l’ile avec environ 900 kilos de cocaïne à bord

Interception d’un bateau rapide au nord de l’ile avec environ 900 kilos de cocaïne à bord

Les quatre passagers ont été arrêtés et remis aux garde-côtes américains, ainsi que les drogues qu’ils avaient avec eux.

c’est l’hélicoptère de bord du navire de guerre « Madame La Frise » qui a trouvé le bateau de la drogue lors d’une patrouille dans la nuit du 20 septembre.

SOURCE: divers médias

 

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CORSE (Bastia): 32 personnes devant la justice pour trafic de drogue

Pendant 15 jours, les magistrats vont tenter de connaître ce trafic de drogue qui avait été démantelé au début de l’année 2017 par une saisie de quinze kilos de cocaïne, de cannabis et d’argent liquide!

A suivre!

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INDONÉSIE (île indonésienne de Lombok): plusieurs types de drogues étaient dissimulées dans la valise à double fond d’un Français.

Félix Dorfin, originaire de Béthune, a été interpellé fin septembre à l’aéroport de Lombok avec plusieurs type de drogues dont de la cocaïne, de l’ecstasy et des amphétamines, dissimulées dans une valise à double fond, selon des sources concordantes.

« Le suspect avait apporté les (drogues) directement de France. Il est passé en transit par l’Allemagne, puis par Singapour. Ensuite à Lombok il devait les transférer à quelqu’un« , a indiqué Yus Fadillah, directeur de la police des stupéfiants de la région de West Nusa Tenggara au cours d’une conférence de presse.

À son arrivée sur cette île voisine de Bali, il a essayé de s’enfuir quand les douaniers ont regardé ses bagages. Mais il a été rattrapé, a-t-il précisé.

source et plus
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EUROPE (Belgique): Anvers, la porte d’entrée de la cocaïne avec des banquiers à disposition pour blanchir

Un port ouvert, qu’on peut traverser en voiture

C’est là que le bât blesse au port d’Anvers, un site immense et « ouvert » qu’il est possible de traverser en voiture, et non « fermé » comme le port de Rotterdam.

« Les portiques à scanners ne se trouvent pas comme à Rotterdam sur les terminaux à containers », constate Bob Van den Berghe, ancien officier de police à Anvers et responsable du programme de contrôle des containers de l’UNODC en Amérique latine.

Des manipulations sont donc possibles, dans un port gigantesque qui emploie 60 000 personnes, et où un navire accoste toutes les deux minutes. Le quai fruitier du port serait le plus vulnérable, rapporte le Journal du Dimanche.

Le crime organisé néerlandais, belge, italien, albanais et turc tournerait autour du port, menaçant la sécurité des dockers qui refusent de se laisser corrompre.

Des flyers anonymes avaient été distribués dans la ville, en février, menaçant de mort les « informateurs » de la police.

Une équipe spéciale de 80 personnes

La mairie a monté en mars une équipe de 80 personnes dénommée « Kali-team », qui associe la police, les douanes, le parquet et l’inspection sociale.

L’objectif est de multiplier les contrôles sur les dockers et employés du port, mais aussi les « salons de massage » et autres petites entreprises de la ville, garages compris, qui se font payer en liquide. Elles servent à blanchir de l’argent, mais ne se trouvent qu’au bas de la chaîne, et non au sommet, où trempent les plus lourdes complicités.

Selon le Wall Street Journal, des agents de la US Drug Enforcement Agency (DEA) sont également actifs auprès de la police belge, pour empêcher Anvers d’approvisionner les Etats-Unis. Stanny De Vlieger, le chef de la police fédérale à Anvers, estime que le meilleur moyen de « sécuriser le port serait d’en construire un nouveau en repartant de zéro ».

De son côté, le port réagit mollement, en déclinant toute responsabilité, face à la polémique : « Notre vocation n’est pas d’enquêter, affirme son porte-parole, nous aidons la police à faire son travail ».

source et plus

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FRANCE (Nantes Atlantique): les douaniers interceptent à l’aéroport un individu .. et sa valise avec 44 kilos de cocaïne

Interpellé avec 44 kilos de cocaïne dimanche à l’aéroport de Nantes Atlantique par les Douaniers, l’homme a été incarcéré.

Il a été mis en examen ce soir par la JIRS de Rennes(Juridiction inter-régionale spécialisée) pour « trafic de stupéfiants, importation en bande organisée, et association de malfaiteurs« .

L’homme interpellé dimanche avait été placé en garde à vue pendant près de 96 heures.

Il voyageait à bord d’un avion en provenance de la Martinique qui avait fait escale à Orly avant d’atterrir à l’aéroport de Nantes Atlantique.

source: France bleu

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COKE en STOCK (CCXXVII): la réorientation du trafic, le Honduras comme première destination aérienne (5)

L’un des avions découvert à la Mosquitia cet été a été plus ou moins cerné comme on l’a vu dans l’épisode précédent : avion de trafiquant décoré comme ceux de surveillance ISR déployée par une énorme entreprise privée profiteuse de guerre. On hésite encore à son sujet. Pour le deuxième, ce ne sera guère mieux, puisque trois solutions vont s’offrir à nous comme on va le voir.

Les trois solutions possibles aboutissant à la même conclusion: le « Grand Caravan » découvert n’a sans doute pas été acheté par les trafiquants…

La grande caravane des narcos

Un Beechraft de l’âge de celui découvert c’est abordable, comme on l’a vu. Mais les narcos auraient-ils investi 1,5 ou 2 millions de dollars dans un Cessna 208, son prix moyen d’occasion ? Pas sûr. Il ont peut-être utilisé une autre méthode. C’est assez surprenant après coup, mais elle fait écho à un article prémonitoire du 13 juin 2010 écrit par La Republica, à la suite d’une circonstance particulière : à Nazca, sur l’aérodrome de María Reiche, un gros Cessna de ce ce type d’Aerodiana (OB-1922-P), ex N2360B (le 208B2099 « exported to Peru ») tout récent, il datait de 2009 !) avait en effet été subtilisé le 10 juin 2010, par des trafiquants qui avaient pris l’équipage (double) en otage. Et tout de suite voici ce qu’on en avait dit Milagros Laura S. : « cet avion est le plus recherché par les trafiquants de drogue Il a la polyvalence.

Le Cessna Grand Caravan peut atterrir sur n’importe quelle surface. Il atteint de grandes hauteurs, dépasse même la chaîne de montagnes, avec une charge pouvant atteindre 1500 kilos.

« Il a également un temps de vol de six heures. Pourquoi ont-ils détourné le Cessna Grand Caravan et pas un autre ? Quelles sont les caractéristiques de cet avion, qui a suscité un grand intérêt pour les pirates de l’aéronautique ? Dans quelle mesure cet avion peut-il être utile pour le trafic de drogue ? Cette machine aérienne, d’une valeur de plus de 2 millions de dollars, a la plus haute capacité de survoler la Cordillère des Andes, l’une des plus grandes difficultés des autres avions de même type. Un autre avantage de cet avion  réside dans le fait qu’il peut atterrir sur n’importe quelle surface, même s’il ne dispose pas de mesures d’atterrissage de base telles que l’éclairage. »

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http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-ccxxvii-la-reorientation-du-trafic-le-honduras-comme-premiere-destination-aerienne-5/

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FRANCE (Narcotrafic): TRAFICS 🔜 une série événement au cœur du narco-business raconté par les trafiquants français !

TRAFICS – LE 30/09/18 SUR FRANCE 5

Ce dimanche à 20h50 sur France 5 (3×52′)

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LIRE aussi: https://ns55dnred.wordpress.com/2017/08/06/douane-francaise-dnred-23-ans-apres-marc-fievet-serait-devenu-un-spectre-qui-flotte-sur-le-service/

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TEXAS (USA): un « don » de 540 paquets de cocaine dans 45 cartons de bananes

Des bananes avec de la cocaïne pour une prison, c’est ce qu’on découvert les fonctionnaires du service correctionnel, en constatant le surpoids de certaines caisses de bananes offertes par les fonctionnaires du port de Freeport.

Ce chargement qui n’avait pas été réclamé et dont le murissement se terminait…avait motivé ce don pour les prisons du Texas.

Le DEA enquête!

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FRANCE (Drogue): pour Fabrice Rizzoli, la guerre aux drogues illicites ne fonctionne ps

Le 4ème salon “Des livres et l’alerte” se déroulera les 16/17/18 novembre à la Maison des métallos à Paris.

Grâce à l’engagement des co-organisateurs : la librairie indépendante « Le Presse Papier », « la Maison des métallos » et l’équipe de bénévoles.

Cette année encore, le salon accueillera des personnalités du monde de l’alerte, des auteurs et des journalistes, toutes et tous engagés pour l’intérêt général.

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«On fait la guerre à la drogue et on produit toujours plus de cocaïne. Quand la production de coca baisse, les progrès technologiques permettent de fabriquer plus de cocaïne avec moins de feuilles. Et puis vous avez des effets de vases communicants. Quand vous faites la guerre à tel ou tel cartel dans tel ou tel pays et que vous parvenez pendant un moment à faire baisser la production, elle augmente dans un autre pays. La guerre à la drogue ne fonctionne pas. Elle est perdue», estime Fabrice Rizzoli.

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HISTORIA: aquellos 40 años dorados de la cocaína legal

 

Un estudio reconstruye el auge y caída del comercio lícito de esta droga a finales del siglo XIX

En 1862, un médico vienés, Friedrich Schroff, decidió experimentar consigo mismo una droga descubierta apenas unos años antes.

Dos recogedoras de hojas de coca en Indonesia en los años veinte. R. VIOLLET GETTY

Primero se sintió eufórico, pero poco después deprimido. También notó que al colocar los cristales de cocaína (así se llamaba la sustancia, extraída de la hoja de coca) en la lengua, esta se le quedó adormecida. Aquel mismo año, el gigante farmacéutico alemán Merck comenzó a fabricarla, pero en cantidad reducida y a precios muy altos, principalmente para investigadores. Pero cuando, dos décadas después, Sigmund Freud recomendó en un estudio usarla para tratar la adicción a la morfina y al alcohol y como anestésico local —lo que empezó a permitir cirugías hasta entonces imposibles—, dio comienzo una explosión de la demanda que abrió un periodo de 40 años de intenso comercio legal de cocaína a escala internacional. De él se beneficiaron los países desarrollados que la fabricaban (sobre todo Alemania, pero también Estados Unidos) y los que cultivaban la materia prima imprescindible, la coca: principalmente, Perú y la Isla de Java (hoy Indonesia).

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https://elpais.com/cultura/2018/09/21/act

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FRANCE (l’impossible Prohibition): drogues et toxicomanie en France (1945-2017)

Parmi la sélection littéraire que nous vous avez présenté hier, il est un livre qui a particulièrement retenu notre attention : L’Impossible prohibition, drogues et toxicomanie en France (1945-2017), écrit par Alexandre Marchant et édité aux éditions Perrin.

Il s’agit d’une étude historique sur la drogue, sur ses réseaux, ses acteurs, ses consommateurs, et les politiques d’État visant à la combattre ou à « l’accompagner ». Une étude passionnante, et nécessaire, tant elle montre les difficultés (mais aussi une forme d’hypocrisie) à combattre le trafic de drogue notamment.

Pour présenter le livre, nous avons interrogé Alexandre Marchant, ci-dessous :

Breizh-info.com : Pourriez vous tout d’abord vous présenter à nos lecteurs ?

Alexandre Marchant : Je suis enseignant, professeur d’histoire-géographie dans un lycée de la région parisienne, et chercheur, ayant choisi d’explorer un sujet relativement neuf et peu prisé des historiens français : la drogue et tout ce qu’elle révèle sur l’histoire et le fonctionnement de nos sociétés. Ce livre est issu de ma thèse de doctorat, soutenue en 2014 à l’ENS de Cachan.

Breizh-info.com : Qu’est ce qui vous à amener à écrire ce livre, L‘impossible prohibition ?

Alexandre Marchant : D’abord, un intérêt ancien pour l’histoire des marges et les problématiques de déviance, de normes et de transgression. Quand je me suis inscrit en thèse, je cherchais un sujet qui pouvait s’y prêter et qui puisse mêler histoire sociale, culturelle et politique. L’idée d’écrire sur l’histoire de la drogue en France m’est donc venue rapidement. Il manquait singulièrement de travaux historiques sur une période pourtant cruciale : celle du déclenchement de la « guerre à la drogue », depuis les Etats-Unis, qui a nourri notre imaginaire avec son lot de films, et aujourd’hui de séries, sur les « narcos » et les « stups ».

Au bout de quelques recherches dans les archives, j’ai découvert tout un univers dont je n’avais alors qu’une vision déformée par les clichés : les nébuleuses trafiquantes, le monde des usagers et les problèmes auxquels ils sont confrontés, la laborieuse élaboration d’une politique publique en la matière, des militants, des débats

sans cesse rouverts sur la prohibition, la dépénalisation ou la légalisation… J’ai donc poursuivi jusqu’au bout cette enquête passionnante, puis la thèse s’est transformée en livre.

Breizh-info.com : Votre livre, qui expose l’évolution du marché de la drogue en France dans la deuxième moitié du 20ème siècle, mais aussi le rapport au consommateur, évoque une impossibilité, quelles que soient les mesures prises, à anéantir ce marché. Pourquoi ?

La prohibition entretient en vérité le phénomène qu’elle est censée combattre. Sur le plan de l’offre, la situation ressemble à ce qui s’est passé aux Etats-Unis au temps de la prohibition de l’alcool qui a permis à Al Capone de bâtir son empire. La prohibition des drogues a stimulé l’activité d’organisations

criminelles toujours de plus en plus puissantes et violentes, maîtresses d’un marché incontrôlable car clandestin. Les bandits de la French Connection des années 1960 ont presque l’allure de débonnaires contrebandiers au regard des mafias et des cartels de la drogue qui leur ont succédé.

Quand elle s’abat quelque part, la répression ne fait que déplacer ou, pire, disperser le trafic, en dilatant toujours plus ces réseaux criminels extrêmement souples et dynamiques. Quand la French Connection a officiellement été démantelée au début des années 1970, ce qui est déjà un mensonge car la drogue revient à Marseille quelques années après, de nombreuses cellules de trafiquants ou de chimistes qui ont échappé aux coups de filet policiers sont allés poursuivre leurs activités en Italie, aux Etats-Unis, en Asie du Sud-Est… contribuant à la dispersion et à l’étalement des filières de trafic.

Quant à la lutte contre la demande, elle manque aussi ses objectifs. Criminalisés, les usagers s’enferment dans une trajectoire déviante, hésitent à démarcher le système de soins et finissent par sombrer dans la plus grande misère sanitaire et sociale, quand ils ne finissent pas en prison où ils ne seront guère soignés. Dans les années 1980, nombreux sont les héroïnomanes qui sont morts du sida dans l’ignorance collective, la honte de leur famille et le déni des autorités.

Quel que soit le rapport des autorités à la drogue (chasse féroce, tolérance, accompagnement) il semblerait qu’à chaque fois, cela se révèle un échec, pour contrôler les trafiquants, comme les consommateurs. Pourquoi ?

Il faudrait déjà que les autorités se mettent d’accord pour avoir une politique unifiée et cohérente en matière de drogue. Or la loi de 1970, mal ficelée, se contredit dans ses objectifs à la fois sanitaires et répressifs et les différentes autorités chargés de mettre en œuvre cette prohibition se tirent en permanence dans les pattes : policiers contre douaniers, magistrats contre médecins, ministère contre ministère… Chacun a sa propre vision du problème, ses propres moyens, ses intérêts et ces divergences ont été à l’origine de maints blocages et ont ruiné plus d’une fois l’efficacité de la lutte contre la drogue.

Mais la difficulté tient aussi à la place des substances psychoactives dans notre société qui est à repenser intégralement, d’autant plus que la plupart des substances psychotropes ont été (ou sont parfois encore) des produits pharmaceutiques, avec des frontières particulièrement floues entre drogues et médicaments qui tombent selon les types d’usage. Malgré leur dangerosité avérée, les « paradis artificiels » ou le « bonheur chimique » attireront toujours et il est utopique d’imaginer une société sans drogue. Le faire, c’est être inévitablement condamné à l’échec.

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui a évolué, entre 1945 et aujourd’hui, sur le marché de la drogue ? Comment expliquer vous que la cocaïne par exemple, soit devenu presque banale aujourd’hui, alors qu’elle terrifiait quelques esprits il y a encore deux décennies (tout comme l’héroïne, toute une génération a été marquée par le film Trainspotting) ?

Depuis 1945, les usages se sont massifiés et les drogues viennent davantage du marché clandestin : après-guerre, prédomine toujours la figure de la toxicomanie iatrogène où le « drogué » a contracté sa dépendance à la suite d’un traitement médical et qui cherche à obtenir ses produits opiacés auprès de l’offre légale (ordonnances de complaisance pour des médicaments opiacés…). Les formes nouvelles de la toxicomanie (juvénile, récréative et rebelle…) se développent surtout à partir de la contre-culture des années 1960, même s’il faut se garder du cliché de l’apologie de la drogue par les hippies et les beatniks. Les usages de drogue sont toujours très diversifiés.

Le marché de la drogue évolue constamment et les produits sont souvent pris dans des cycles : la cocaïne était une drogue à la mode dans les années 1920 puis sa consommation a considérablement diminué avant de repartir de façon spectaculaire depuis les années 1980. L’héroïne aussi a connu une progression fulgurante en France dans les années 1970 avant de diminuer en grande partie grâce aux effets de la politique de réduction des risques vingt ans après.

Quand une drogue se banalise, plusieurs facteurs explicatifs s’entre-mêlent : sur le plan de l’offre, la cocaïne arrive en plus grande quantité et franchit désormais l’Atlantique par de multiples routes, en passant par l’Afrique de l’Ouest par exemple, avec de multiples relais offerts par des groupes criminels qui ont compris qu’elle était rentable, et les prix baissent, la rendant plus facile d’accès.

Mais la demande aussi est importante: la cocaïne, par ses effets, s’inscrit admirablement bien dans les pratiques contemporaines, là où l’héroïne et le LSD seyaient aux hippies rêveurs en partance vers Katmandou. La cocaïne une drogue de l’hyperactivité : on en prend pour être encore plus performant, travailler encore plus dur par-delà la fatigue physique, stimuler sa créativité, ou maximiser son euphorie au cours d’une fête… Elle donne l’impression d’être compatible avec un usage socialement intégré, de pouvoir maîtriser ses effets : illusion car tôt ou tard les effets de la dépendance et son cortège de problèmes de santé ou de problèmes relationnels se font sentir. La « lune de miel » dont parlait Claude Olievenstein à propos de toute découverte de drogue finit toujours par se dissiper.

Quant aux films sur la dépendance comme Trainspotting, ils sont toujours ambivalents dans ce qu’ils montrent, tout dépend de la réception. La marginalité et la transgression peuvent attirer certains individus, même parfaitement conscients des effets nocifs. Beaucoup d’héroïnomanes se sont identifiés au personnage de Bloody, dans les BD de Pierre Ouin, un punk hirsute, violent et ravagé par la drogue, un personnage en soi terrifiant mais qui correspondait à un style de vie dans lequel beaucoup d’usagers pouvaient se reconnaître.

Breizh-info.com : Est-ce que l’encadrement, y compris pour les drogues dures (salles de shoot à Paris) constitue une réponse adaptée selon vous ?

Ce n’est pas une solution miracle mais c’est dans l’immédiat la solution la plus adaptée aux problèmes de la marginalisation extrême de certains toxicomanes. Il s’agit de l’ultime étape d’une politique de réduction des risques qui a porté ses fruits. Dans les années 1980, beaucoup d’héroïnomanes en détresse ne démarchaient pas le système de soins, alors focalisé sur l’abstinence comme unique horizon. Ils mourraient en silence du sida ou d’overdose. Quand la réduction des risques a été généralisée en France dans les années 1990 (programme d’échange de seringues, substitution à la méthadone et au Subutex, reconnaissance des associations d’auto-support, ie d’usagers…), on a vu des milliers de toxicomanes invisibles se matérialiser, « capturés » par une politique de soins qui était conforme à leurs attentes.

Beaucoup ont été substitués et ont pu retrouver une vie normale, loin de la violence du marché criminel. Le nombre d’overdoses a fortement baissé. Les salles de consommation à moindre risque fonctionnent sur le même modèle : attirer une population encore plus marginalisée et invisibilisée, la sortir de la rue, « l’accrocher » avec un suivi médico-social et essayer de la mettre sur une trajectoire de soin et de substitution. Les expériences en Suisse ou au Canada ont donné de bons résultats, tout en suscitant évidemment de vifs débats, sur le thème moral de « l’encouragement » à la toxicomanie. Mais quand on parle d’efficacité d’une politique de soins (moins de morts, moins de dégâts…), il faut suspendre son jugement moral.

Quelles sont aujourd’hui les nouvelles drogues qui arrivent, ou qui s’apprêtent à arriver sur le marché français ? Ne va-t-on pas vers des drogues de plus en plus puissantes et dangereuses ?

Parmi les drogues de synthèse, la métamphétamine, star de la série Breaking Bad, fait des ravages aux Etats-Unis et en Asie. Assez curieusement, elle n’a pas encore pris en Europe. Peut-être est-ce pour demain ? Mais il est parfois vain de jouer les Cassandre : l’arrivée du crack en France au tournant des années 1980-1990 avait été anticipée avec beaucoup de crainte, après ce qui avait pu être observé aux Etats-Unis, et finalement son usage est resté relativement circonscrit.

Les drogues ne sont cependant pas de plus en plus puissantes : la méthamphétamine a été créée dans l’entre-deux-guerres. Et la dangerosité dépend de la qualité du produit (et du chimiste) comme des produits de coupe parfois nocifs que les dealers mettent dans leurs doses pour augmenter leurs ventes et leurs marges. Attention donc au cliché du « ça ira de pire en pire ».

Breizh-info.com : Sur la drogue, son histoire, son actualité, avez vous des livres autres que le votre à conseiller à nos lecteurs pour compléter ? Ou des films qui vous ont intéressé sur la question ?

Je recommanderai La catastrophe invisible. Histoire sociale de l’héroïne, publié en février dernier chez Amsterdam. Il s’agit du travail d’une équipe de chercheurs dirigée par le sociologue Michel Kokoreff (et dont j’ai d’ailleurs fait partie…). L’ouvrage explore davantage, grâce à un impressionnant travail de collecte d’entretiens avec les « survivants », l’univers souterrain des usages et le drame qu’ont vécu les héroïnomanes pendant les années Sida.

Quant aux films, j’ai un faible pour French Connection de William Friedkin (1971) pour son petit côté suranné, et la documentation minutieuse d’une véritable affaire (l’Affaire Angelvin de 1962). Mais certains films contemporains restituent fort bien les effets pervers et les échecs de la guerre à la drogue, sans être trop « hollywoodiens », comme Traffic de Steven Soderbergh (2000) ou Sicario de Denis Villeneuve (2015). Quant à la description de la dépendance et de la descente aux enfers du point de vue du consommateur, Requiem for a dream de Darren Aronofsky (2000) est d’une puissance visuelle et sonore inégalée.

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source:https://www.breizh-info.com/2018/09/16/102329/laurent-marchant-impossible-prohibition-drogues

 

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ESPAGNE (Catalogne): un ex policier russe arrêté à Platja d’Aro pour trafic international de cocaïne

Un homme de 29 ans d’origine russe a été interpellé à son domicile par la Guardia Civil. Il est soupçonné de faire partie d’un réseau international de trafiquants de cocaïne.  

C’est un narcotrafiquant russe soupçonné d’avoir importé de grosses quantités de cocaïne en Russie qui a été interpellé à Platja d’Aro au terme de plusieurs mois d’enquête, selon nos confrères du Diari de Girona. C’est sur les renseignements d’une antenne du Ministère de l’Intérieur en Espagne que les agents de la Guardia Civil ont pu identifier l’individu dans la station balnéaire catalane. La Russie avait en effet demandé la collaboration des autorités espagnoles pour appréhender le narcotrafiquant.

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https://www.lindependant.fr/2018/09/13/catalogne-un-ex-policier-russe-arrete-a-platja-daro-pour-trafic-international-de-cocaine,4696317.php

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USA: des milliers de kilos de cocaïne transportés par train

Edgar Roque, 32 ans ayant transporté des milliers de kilos d’héroïne et de cocaïne en train du Mexique jusqu’à la Californie, a été condamné, ce jeudi, à 35 ans de prison.

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https://www.mosaiquefm.net/fr/actualites-internationales/405331/usa-des-milliers-de-kilos-de-cocaine-transportes-dans-un-train

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