AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81

AVISEUR INTERNATIONAL

FRANCE (Mayenne): 300 gendarmes mobilisés, 33 arrestations

leguyaderLe chef d’escadron, Laurent Le Guyader commande la compagnie de gendarmerie du Nord-Mayenne.

Par Audrey VAIRE/Ouest-France

Les gendarmes de Mayenne viennent de démanteler un important trafic d’héroïne, cocaïne et cannabis venant des Pays-Bas. Les interpellations ont concerné cinq départements.

« De l’héroïne, de la cocaïne, mais aussi du cannabis étaient importés depuis les Pays-Bas, précise le chef d’escadron Laurent Le Guyader, commandant de la compagnie qui a dirigé l’opération, secondé par le capitaine Denis Lancel. De multiples filatures, observations et surveillances ont été nécessaires », avant une première vague d’interpellations, le 9 mai.

LIRE:

http://www.ouest-france.fr/normandie/drogue-300-gendarmes-mobilises-33-arrestations-4235795

000000000000000000000000

FRANCE (Camion iranien): à Flixecourt(80), suite à la saisie de 260 kg d’héroïne, le patron d’  »Immo Ouest » est bouleversé !

 

Après la saisie record d’héroïne jeudi dernier dans un camion arrivé d’Iran, le patron d’Immo Ouest, à Flixecourt, réagit. La marchandise avait passé tous les contrôles douaniers.

C’est un coup de projecteur dont se seraient bien passés les employés de la société de transport et de logistique Immo Ouest, basée sur la zone d’activités de Flixecourt, dans la Somme. Le jeudi 12 mai au soir, le site était complètement bouclé par les gendarmes après la découverte de 260 kg d’héroïne cachés dans le faux plancher d’un camion immatriculé en Iran. Le chauffeur, un Iranien de 38 ans qui a acheminé la cargaison jusqu’à l’entrepôt de Flixecourt, a depuis été incarcéré et mis en examen pour importation illicite de produits stupéfiants en bande organisée.

« L’employé n’avait jamais vu de drogue de sa vie »

Si le travail a repris normalement dès le vendredi, l’affaire a laissé des traces parmi les employés de la société, qui n’a pourtant rien à voir avec ce trafic de stupéfiants. « Le téléphone n’arrête plus de sonner, je suis aujourd’hui assailli de coups de fil de mes banquiers et de mes fournisseurs qui se demandent ce qu’il se passe », témoigne Jean-Charles Sarr, le directeur général d’Immo Ouest, qui s’inquiète aujourd’hui

LIRE plus:

http://m.courrier-picard.fr/region/flixecourt-80-saisie-de-260-kg-d-heroine-le-patron-ia0b0n779639

LIRE aussi: DROGUE (Douane française): lettre ouverte à Monsieur Christian Eckert, ministre du Budget

000000000000000000000000000000

FRANCE: Sken’ City, village de la drogue à gare du Nord

gare_du_nord_4_bis18 mai 2016 | Par La rédaction de Mediapart

Ils s’appellent Momo, Adrien, Charlie ou Jenny. Accros au crack ou au skénan, ils tiennent le pavé de Sken’ City, un quartier en plein Paris où tout tourne autour de la drogue. StreetPress a passé plusieurs semaines en leur compagnie. Suivez le guide.

lire plus:

https://www.mediapart.fr/journal/france/180516/sken-city-village-de-la-drogue-gare-du-nord

0000000000000000000000000000000

ARABIA SAUDI: decapitado un ciudadano paquistaní por tráfico de heroína

decapitationRiad, 17 may (EFE).- Un ciudadano paquistaní fue decapitado hoy en el este de Arabia Saudí tras ser condenado por contrabando de heroína, informó el Ministerio saudí del Interior.

El paquistaní, que fue detenido cuando intentaba entrar en el país con la droga, fue ejecutado en la ciudad de Al Damam, según el comunicado de Interior difundido por la agencia oficial de noticias, SPA.

El fallo contra Zauab Qol fue dictado por un tribunal penal, confirmado por las cortes de Apelación y Casación, y aplicado tras una orden del rey saudí, Salman bin Abdelaziz.

mas: http://www.lavanguardia.com/vida/20160517/401852269722/decapitado-en-arabia-saudi-un-ciudadano-paquistani-por-trafico-de-heroina.html

0000000000000000000000000

ARABIE: un Pakistanais décapité pour trafic de drogue

decapitationMohammed Ishaq Thawab Gul avait été reconnu coupable d’avoir introduit de l’héroïne dans le royaume saoudien et son exécution a eu lieu à Dammam, dans la province Orientale, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué, cité par l’agence officielle SPA. Au total, 93 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite depuis le début de l’année, selon un décompte de l’AFP établi à partir d’annonces officielles.

Plus:

http://www.lorientlejour.com/article/986400/arabie-un-pakistanais-decapite-pour-trafic-de-drogue.html

00000000000000000000000000000000

«Légaliser les drogues, c’est restaurer l’ordre dans le chaos»

Le journaliste britannique Johann Hari a enquêté durant trois ans sur la guerre à la drogue. Il en a tiré un livre, qui paraît en français

Johann Hari, 37 ans, a parcouru 50 000 kilomètres et 15 pays différents pour remonter aux origines de la guerre à la drogue. Il s’est entretenu avec un dealer de cocaïne de Brooklyn, un membre repenti des cartels de la drogue mexicain, des scientifiques, des policiers, des politiciens. Son enquête, menée durant trois ans, l’a aussi conduit à Genève. Le journaliste britannique aux origines suisses, qui collabore au Los Angeles Times, au New York Times et au Monde diplomatique, raconte ce périple dans une livre passionnant, dont la traduction en français vient de paraître*.

Le Temps: Qu’est-ce qui vous a le plus frappé au cours de votre enquête?

Johann Hari: Les drogues, la guerre aux drogues ne sont pas ce que nous pensons. J’ai découvert, surtout, notre profonde méconnaissance du mécanisme de l’addiction. Prenons l’héroïne: nous pensons que c’est le produit qui cause la dépendance. La chimie joue un rôle important, mais ce n’est pas elle qui rend toxicomane. Si la dépendance était causée par la molécule, tous les patients traités dans les hôpitaux aux antidouleurs dérivés d’opioïdes, comme la diamorphine, devraient devenir accros. Or ce n’est pas le cas.

LIRE sur:

https://www.letemps.ch/suisse/2016/05/16/legaliser-drogues-c-restaurer-ordre-chaos

000000000000000000000000000000000

NORD THAILANDE: sale temps pour trois Françaises arrêtées avec 34 grammes d’héroïne

THAILANDE 5Trois Françaises âgées de 42, 47 et 58 ans ont été arrêtées samedi à Paï dans la province de Mae Hong Son avec 34 grammes d’héroïne. Selon le Daily News, elles auraient acheté la drogue auprès d’ une tribu près de Ya Po, un village situé à une dizaine de kilomètres de Paï.

Les femmes ont été arrêtées lors d’un contrôle samedi alors qu’elles se déplaçaient à scooter. La police aurait découvert 8 petits récipients contenant 34 grammes de drogue, de la drogue qu’elles auraient avoué destiner à leur consommation personnelle mais aussi à la revente.

 

LIRE plus:

http://www.lepetitjournal.com/bangkok/communaute/bref-thailande-et-francophonie/245330-nord-thailande-trois-francaises-arretees-avec-34-grammes-d-heroine

00000000000000000000

FRANCE (Vaucluse): saisie exceptionnelle d’héroïne

Police_nationale_logoLa police a découvert 12 kg d’héroïne aux domiciles d’un trio soupçonné d’avoir mis en place un important trafic…

Des semaines d’enquête pour une prise exceptionnelle. Trois individus ont été interpellés et douze kilos d’héroïne saisis à Cavaillon et Pernes-les-Fontaines, en début de semaine, par les policiers de la sûreté départementale du Vaucluse, rapporte La Provence.
Onze kilos d’héroïne empaquetés

Au cours de leurs investigations, les enquêteurs auraient d’abord identifié le responsable présumé d’un trafic de drogue : un Cavaillonnais de 41 ans, résidant chez un ami. Une ancienne petite amie est également soupçonnée d’avoir joué le rôle de nourrice dans cette affaire.

Au domicile de Pernes-les-Fontaine de cette dernière, 800 g de produits de coupe ont ainsi été découverts, mardi, mais surtout des clés ouvrant la porte d’un logement mitoyen. C’est dans ce logement que la police a retrouvé 11 kg d’héroïne empaquetés.

LIRE plus:

http://m.20minutes.fr/marseille/1845655-20160514-vaucluse-saisie-exceptionnelle-heroine-chez-trafiquants-presumes

000000000000000000000000000000

NDEA (Seychelles): le tribunal des Seychelles inculpe des marins iraniens pour trafic de drogue

NDEA(Seychelles News Agency) – Onze Iraniens ont été arrêtés le mois dernier et ont été inculpés vendredi par la Cour suprême des Seychelles de deux chefs d’accusation pour trafic et importation de stupéfiants.

Les Iraniens ont été arrêtés mi-avril à bord d’un boutre, un type de voilier répandu dans les États arabes du Golfe, suite à une opération conjointe de la Garde côtière des Seychelles et de l’Agence nationale contre la drogue (NDEA).

Les autorités ont déclaré qu’environ 98 kilogrammes de drogues, notamment de l’héroïne et de l’opium, ont été saisis à bord du navire. La NDEA a déclaré qu’il s’agirait de la plus importante saisie jamais réalisée dans les eaux territoriales des Seychelles, un archipel de l’océan Indien occidental.

Après avoir inculpé les suspects, le juge Mohan Niranjit Burhan a statué sur leur placement en détention provisoire en raison de la « gravité de l’infraction qui est passible de la réclusion à perpétuité. »

LIRE PLUS:

http://m.seychellesnewsagency.com//articles/5163/Le+tribunal+des+Seychelles+inculpe+des+marins+iraniens+pour+trafic+de+drogue

000000000000000000000000000

DNRED (trop occupée à pourchasser les producteurs français de cannabis): 260 kg d’héroïne (le mal absolu – absolute evil) saisis dans la Somme sont entrés sur le territoire sans problèmes !

dnredUne saisie record d’héroïne a été effectuée hier soir à Flixecourt dans la Somme, rapporte aujourd’hui Europe 1. La drogue aurait été découverte par un employé dans le faux-plancher d’un camion immatriculé en Iran lors de son déchargement. Le chauffeur du camion aurait été placé en garde à vue, selon la radio.

C’est en perçant le faux plancher du camion que l’employé serait tombé sur des centaines de sachets de drogue. Il aurait ensuite alerté les gendarmes qui ont saisi au moins 260 kg d’héroïne, soit plus de quatre millions d’euros, selon Europe 1.

Une enquête a été ouverte par l’office central des stups (OCRTIS) de la direction centrale de la police judiciaire.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/05/13/97001-20160513FILWWW00159-260-kg-d-heroine-saisis-dans-la-somme.php

0000000000000000000000000000000000000000

FRANCE: saisie record de 260 kg d’héroïne dans la Somme dans un camion en provenance d’Iran

le 13 mai 2016,
Une énorme saisie d’héroïne a été réalisée jeudi soir dans la Somme. La drogue vaudrait au moins quatre millions d’euros.

INFO EUROPE 1 – C’est un record : au moins 260 kg d’héroïne ont été découverts jeudi soir à Flixecourt, dans la Somme, d’après les informations d’Europe 1. Les faits se sont déroulés dans une zone industrielle, alors qu’un employé décharge le contenu d’un camion immatriculé en Iran, et qui transportait des embrayages de voiture.

Une maladresse à l’origine de la découverte. L’employé a involontairement percé le faux plancher du camion, faisant tomber des centaines de sachets de poudre. Appelés sur place, les gendarmes ont reconnu la drogue, de l’héroïne, et commencé à compter cette saisie record. Au moins 260 kg de cette drogue, qui devra être expertisée, ont été découverts. Cela représente au moins quatre millions d’euros.

L’office central des stups (OCRTIS) de la direction centrale de la police judiciaire a été saisie de cette enquête. Le conducteur du camion a, lui, été placé en garde à vue.

http://www.europe1.fr/faits-divers/saisie-record-de-260-kg-dheroine-dans-la-somme-2744524

00000000000000000000000000000

DOUANE FRANCAISE (Flixecourt – 80): importante saisie de drogue

Publié le 13 mai 2016 à 12:14, mis à jour le 13 mai 2016 à 17:02

carte Flixecourt

© France 3 Picardie

Halima Najibi

Une grosse saisie de stupéfiants a été effectuée ce jeudi en début de soirée par les gendarmes et les douaniers 260 kg d’héroÎne.  Une opération qui s’est déroulée dans la zone d’activités des Hauts du Val de Nièvre à Flixecourt dans la Somme.

Cette saisie aurait été opérée dans un camion immatriculé en Iran. La drogue a été découverte lors du déchargement du camion par les ouvriers d’une société privée. Appelés sur place, les gendarmes ont reconnu la drogue. C’est le groupement d’intervention de Lille qui est en charge de l’affaire. Le chauffeur du poids-lourd a été placé en garde à vue.
Il s’agit d’une saisie record, a titre d’exemple en 2015, 245 kg ont été saisis pour l’année entière en France. Il s’agit de la 3ème plus grosse saisie hors mer de ces 10 dernières années.

http://m.france3-regions.francetvinfo.fr/picardie/somme/flixecourt-80-importante-saisie-de-drogue-996957.html

0000000000000000000000000000000000

BELGIQUE: deux frères, d’origine albanaise, trafiquants de drogue ont été arrêtés à Bruxelles dans le cadre d’une enquête internationale

Deux frères d’origine albanaise ont été arrêtés lundi, annonce jeudi la police judiciaire fédérale de Bruxelles dans un communiqué. Les arrestations ont eu lieu lors de perquisitions menées à Bruxelles, Edegem et Zaventem dans le cadre d’une enquête internationale sur un trafic de drogue.

Les deux suspects, connus des services de police internationaux, ont été déférés mardi devant le juge d’instruction à Bruxelles. Ils ont été placés sous mandat d’arrêt pour participation à une organisation criminelle et détention de produits stupéfiants. Quelque 19.000 euros en liquide, trois voitures et 100 kg de haschich ont été saisis.

http://mobile.lesoir.be/1208721/article/actualite/fil-info/fil-info-belgique/2016-05-12/deux-trafiquants-drogue-arretes-bruxelles-dans-cadre-d-une-enque

000000000000000000000000000000

FRANCE (Flixecourt): grosse saisie de drogue dans la zone des Hauts du val de Nièvre

Les gendarmes sont intervenus entre 19 heures et 20 heures. À 22 heures, ils étaient toujours sur place.
Les gendarmes sont intervenus entre 19 heures et 20 heures. À 22 heures, ils étaient toujours sur place.

Gendarmes et douaniers sont intervenus dans la zone d’activités des Hauts du val de Nièvre, jeudi en début de soirée, où ils ont effectué une saisie de stupéfiants. Selon nos informations, la drogue aurait été découverte dans un camion. Un barrage a été dressé depuis le rond-point de la D1001, desservant plusieurs entreprises de cette zone.

Il s’agirait d’une « très belle saisie » selon les gendarmes, qui n’ont pas souhaité communiquer sur la nature ou la quantité de drogue découverte. À 22 heures, les forces de l’ordre étaient toujours sur place.

>>> Plus d’informations à venir.

J.D., T.D.

http://m.courrier-picard.fr/region/flixecourt-grosse-saisie-de-drogue-dans-la-zone-des-hauts-ia201b0n776020

000000000000000000000000000000

SERBIE: Pali sa 127 kila heroina

http://www.dan.co.me/?nivo=3&rubrika=Hronika&datum=2016-05-09&clanak=545538

MEXICO: las Moicas son de Michoacán, mueven heroína y la DEA lo sabe; en México, la PGR ni en cuenta…

La DEA los tiene bajo la mira desde hace siete años, pero en México la PGR encargada de investigar y perseguir los delitos de orden federal como narcotráfico, no tiene conocimiento de ellos, o por lo menos eso asegura a Vice News. Originarios de Michoacán han traficado heroína desde 2009 con un valor que supera los 17 millones de dólares, sus líderes y fundadores han sido encarcelados y sentenciados, pero su trabajo no se detiene.

leer:http://www.sinembargo.mx/08-05-2016/1657084

000000000000000000000000000000000

DROGUES (Cannabis, Héroïne, Cocaïne, Méthamphétamines etc.etc.): le coût de la politique de lutte contre les drogues en France et dans le monde

A défaut d’avoir une analyse exhaustive du coût de la guerre aux drogues en France dans le périmètre utilisé par la Commission mondiale des drogues, nous disposons de données objectives sur le coût direct de la politique gouvernementale de lutte antidrogues.

La dernière source d’information, difficilement contestable, est un rapport parlementaire publié en novembre 2014.

Une enquête parlementaire

Les données présentées ci-dessous sont issues du rapport d’information de la mission d’évaluation de la politique de lutte contre l’usage des substances illicites publié par l’Assemblée nationale le 20 novembre 2014. Ce rapport est le fruit du travail réalisé par des députés dans le cadre du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques (CEC) de l’Assemblée nationale. Suite à la décision du Conseil d’Etat relative au projet de salle de consommation à moindre risque, le CEC avait en effet inscrit le 31 octobre 2013 à son programme de travail une évaluation de la politique de lutte contre l’usage des substances illicites, proposition formulée par le groupe SRC. Anne-Yvonne Le Dain et Laurent Marcangeli ont été désignés rapporteurs le 5 décembre 2013.

http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i2385.asp

La face émergée de l’iceberg

Les données collectées par la mission parlementaire d’information sont issues du document de politique transversale (DPT) annexé au projet de loi de finances 2014 et intitulé « politique de lutte contre les drogues et la toxicomanie » (rappel : un DPT permet d’individualiser le coût, pour l‘Etat, d’une politique publique). Le DPT 2014 regroupe ainsi les contributions de 26 programmes à cette politique publique. Dit autrement, il s’agit des crédits directement consacrés par l’Etat à la politique publique de lutte contre les drogues. Le coût total de ces programmes publics est de 1,185 milliard euros. Cet argent de l’Etat est dépensé dans trois directions.

Premier bloc : il s’agit des programmes qui traduisent l’activité répressive de l’Etat, en application de la loi de 1970 (répression des infractions à la loi sur les stupéfiants, de l’usage simple au trafic). Le poids budgétaire de cette activité répressive est de 850 millions d’euros, soit près des trois quarts des sommes totales consacrées par l’Etat à la lutte contre les drogues illicites (72%).

Détail

  • police : 225 millions
  • douanes : 252 millions
  • gendarmerie : 167 millions
  • services judiciaires : 101 millions
  • coopération : 48 millions
  • marine nationale : 21 millions

Il conviendrait d’ajouter à ces crédits traduisant l’activité répressive de l’Etat le coût des incarcérations en raison des ILS. Si l’on applique le ratio identifié par la Commission mondiale des drogues, un quart des 65 000 personnes détenues en France seraient donc en prison en raison d’une sanction pénale prise au titre de la loi du 31 décembre 1970, soit 16 000 personnes. Rappelons que le coût annuel moyen d’un détenu en France est de 30 000 euros. En appliquant ce coût moyen au nombre estimé de personnes en prison pour ILS, le coût total annuel pour le budget de l’Etat serait donc de 480 millions d’euros… qui seraient dès lors à ajouter aux montants précédents. Si l’on prend l’hypothèse minimaliste de 5% des détenus en France incarcérés pour usage simple (voir section 2, page 10), cela fait 3 250 détenus, soit un coût annuel total de 97,5 millions d’euros.

Second bloc : programmes de prévention de toutes les addictions (et pas seulement les produits classés comme stupéfiants) : 300 millions d’euros

  • enseignement élémentaire : 4 millions
  • enseignement secondaire : 274 millions
  • politique des sports : 9 millions
  • politique de santé publique : 11 millions

Troisième bloc : solde (35 millions)

  • animation interministérielle : 19 millions (notamment le fonctionnement de la MILDECA)
  • différents programmes transversaux (dont recherche)

A ces coûts directs imputés sur le budget de l’Etat, il convient d’ajouter le coût des dépenses de santé directement liées à la prise en charge des addictions et à la politique de Réduction des Risques. Ces coûts sont imputés sur le budget de l’Assurance-maladie à hauteur de 830 millions d’euros :

  • FNPEIS (dont le budget de l’expérimentation des salles de consommation à moindre risque)
  • CAARUD & CSAPA (les dispositifs médicosociaux dédiés aux usagers de drogues problématiques) : 375 millions (2013) – mais qui incluent aussi la partie alcoologie.
  • Filière hospitalière :
    • consultations hospitalières ou des équipes de liaison en addictologie : 100 millions (2012)
    • activité addictologie des autres établissements de santé : 285 millions (2011)
  • Prise en charge des traitements de substitution aux opiacés : 69 millions (2013) / NB : c’est la seule ligne de cette enveloppe « santé » qui concerne exclusivement les stupéfiants.

TOTAL coûts directs : 2 milliards euros = 0,1% PIB

[1] Office des Nations unies de lutte contre la drogue et la criminalité, l’agence spécialisée du système des Nations unies, et dont le siège est à Vienne.

[2] Pacte international relatif aux droits civils et politiques, adopté par l’Assemblée générale des Nations unies le 16 décembre 1966. Dans son article 6 consacré à la peine de mort, la convention précise que cette peine, dans les Etats où elle n’est pas abolie, ne peut être utilisée que pour « les crimes les plus graves ».

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Le coût mondial de la guerre aux drogues

Depuis une dizaine d’années, de nombreux instituts de recherches et organisations non gouvernementales publient des rapports documentant l’échec de la « guerre aux drogues », mais aussi son coût. En 2011, un groupe d’anciens responsables politiques de haut niveau, dont des anciens chefs d’Etat d’Amérique latine et l’ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, ont décidé de former la Commission mondiale des drogues (www.globalcommissionondrugs.org). Ce groupe, qui agit comme un think tank de haut niveau ciblant les décideurs publics actuels, collige régulièrement toutes les évidences produites pour documenter l’échec de la guerre aux drogues, et son coût ainsi que ses effets contreproductifs. Le dernier rapport produit par la Commission mondiale des drogues en septembre 2014 a brillamment synthétisé ce qu’il a appelé une « défaite » dans la guerre aux drogues. Source : http://www.globalcommissionondrugs.org/reports/.

Ce rapport présente « l’addition » d’une guerre ratée, au travers de six conséquences désastreuses pour le bien-être des individus, des communautés et des Etats. Les propos suivants reprennent in extenso les pages 12 et 13 du rapport de 2014.

UNE DÉFAITE!

La communauté internationale est plus que jamais aux antipodes d’un « monde sans drogues ». La production, l’offre et la consommation de stupéfiants continuent d’augmenter, malgré l’accroissement des ressources consacrées à la répression.

  • La « meilleure estimation » de l’ONUDC[1] du nombre de consommateurs dans le monde (usage pendant l’année précédant l’estimation) est passée de 203 millions en 2008 à 243 millions en 2012, ce qui représente, en quatre ans, une hausse en valeur absolue de 18 %, correspondant à une augmentation de la prévalence de l’usage de drogue en population générale de 4,6 % à 5,2 %.
  • La production illégale d’opium dans le monde a crû de plus de 380 % depuis 1980, passant de 1 000 tonnes à plus de 4 000 tonnes aujourd’hui. Simultanément, le prix de l’héroïne s’est effondré de 75 % en Europe depuis 1990, et de 80 % aux États Unis depuis 1980, malgré une augmentation du degré de pureté.
  • Le système international de contrôle des drogues « patauge », du propre aveu de ses représentants, face à la prolifération de nouvelles substances psychoactives (NSP). En 2013, le nombre de ces substances dépassait celui des drogues interdites en vertu du cadre international de contrôle des drogues.

UNE MENACE POUR LA SANTÉ PUBLIQUE ET LA SÉCURITÉ

L’application de lois punitives pour lutter contre la drogue attise la criminalité et accroît les risques sanitaires liés à l’usage de drogue, en particulier chez les personnes les plus vulnérables. En effet, la production, l’expédition et la vente au détail des drogues sont laissées entre les mains du crime organisé, et les usagers de stupéfiants sont criminalisés, au lieu d’être aidés.

  • La production et la vente au détail clandestines aboutissent souvent à la mise sur le marché de drogues frelatées, dont la puissance et la pureté sont inconnues et qui s’accompagnent de risques nettement supérieurs. Deux exemples : l’héroïne contaminée par de l’anthrax ou la cocaïne coupée avec du lévamisole, un vermifuge.
  • Plus du tiers (37 %) des 1,8 million de personnes qui s’injectent des drogues en Russie sont infectées par le VIH. En raison d’un choix des autorités russes pour la criminalisation des utilisateurs, l’accès à des services vitaux de réduction des risques, tels les programmes d’échange d’aiguilles et de seringues (PES), est très restreint voire, dans le cas des traitements de substitution opiacés (TSO), totalement interdit.
  • Le régime actuel de contrôle des drogues a créé des obstacles légaux et politiques à la distribution d’opiacés aux fins d’atténuation de la douleur et de soins palliatifs. Plus de 5,5 milliards de personnes ont un accès gravement limité – ou n’ont aucun accès – aux médicaments dont ils ont besoin.
  • Les politiques restrictives augmentent le risque de mort prématurée par surdose ou réaction aiguë à la prise de drogues. En 2010, par exemple, plus de 20 000 morts par surdose de drogue illégale ont été dénombrées aux États-Unis. Or la naloxone, médicament en mesure de contrer les effets des surdoses d’opiacés, n’est toujours pas disponible partout (c’est le cas en France).

—————–

DISCRIMINATION ET ATTEINTES AUX DROITS HUMAINS

Les approches politiques punitives en matière de drogues portent atteinte aux droits humains dans toutes les régions du monde. Elles conduisent à l’érosion des libertés civiles et des normes d’équité des procès, à la stigmatisation de personnes et de groupes – particulièrement les femmes, les jeunes et les minorités ethniques – et à l’imposition de peines abusives et inhumaines.

  • Bien que la peine de mort pour des infractions liées à la drogue soit illégale en vertu d’un pacte international[2], elle est encore appliquée dans 33 pays. Ainsi, au motif de telles infractions, plus de 1 000 personnes sont exécutées chaque année dans le monde.
  • L’application des lois contre la drogue a fait exploser le nombre de détenus (peines d’emprisonnement, détention provisoire ou internement administratif). De nombreuses personnes sont en outre internées dans des centres de détention obligatoire pour toxicomanes, en particulier quelque 235 000 personnes en Chine et en Asie du Sud Est.
  • Dans le monde, davantage de femmes sont emprisonnées pour des infractions liées à la drogue que pour tout autre crime. Une femme sur quatre derrière les barreaux en Europe et en Asie centrale a été incarcérée pour une telle infraction, et dans de nombreux pays d’Amérique latine cette proportion est encore plus élevée, comme en Argentine (68,2 %), au Costa Rica (70 %) et au Pérou (66,38 %).
  • L’application des lois antidrogue affecte les minorités de manière disproportionnée. Aux États-Unis, les Afro-américains constituent 13 % de la population, pourtant ils comptent pour 33,6 % des arrestations liées à la drogue et 37 % des personnes incarcérées pour des condamnations liées à la drogue. Des disparités raciales similaires ont été observées et documentées ailleurs, comme au Royaume-Uni, au Canada et en Australie.

UN STIMULANT POUR LE CRIME ET L’ENRICHISSEMENT DES CRIMINELS

Au lieu d’apaiser la criminalité, les politiques basées sur l’application des lois antidrogue la stimulent activement. La cherté des drogues illégales donne un motif de profit aux groupes criminels pour entamer le commerce de ces drogues et pousse certains usagers dépendants à commettre des crimes afin de financer leur consommation.

  • La prohibition des drogues a alimenté un marché mondial illégal de l’ordre de plusieurs centaines de milliards, selon l’estimation de L’ONUDC. D’après les données de 2005, la production aurait atteint une valeur de 13 milliards de dollars, le commerce de gros, 94 milliards, et la vente au détail, 322 milliards. La taille du marché mondial de gros des drogues dépasserait l’estimation équivalente pour les céréales, le vin, la bière, le café et le tabac combinés.
  • Les marchés de la drogue clandestins, non réglementés, sont violents par nature. Paradoxalement, les efforts d’interdiction couronnés de succès et les arrestations de chefs de cartels de la drogue et de trafiquants ont tendance à créer une vacance du pouvoir, qui entraîne à son tour un regain de violence, les acteurs restants se disputant les parts de marché libérées.
  • Le trafic de drogues illégales peut renforcer des groupes armés opérant dans des zones étrangères à l’État de droit. Le commerce de l’opium, par exemple, rapporte jusqu’à 500 millions de dollars par an à des groupes paramilitaires qui sévissent le long de la frontière du Pakistan et de l’Afghanistan.

UNE ENTRAVE AU DÉVELOPPEMENT ET A LA SÉCURITÉ ET UNE SOURCE DE CONFLITS

Les producteurs de drogue clandestins et les trafiquants prospèrent dans des régions du monde fragiles, affectées par des conflits et sous-développées, où l’exploitation de populations vulnérables est facile. Il est largement admis que la corruption, la violence et l’instabilité engendrées par les marchés non réglementés de la drogue constituent une menace pour la sécurité et le développement.

  • Les estimations du nombre de morts violentes liées au commerce illégal de la drogue au Mexique depuis la guerre contre le trafic déclarée en 2006 ont changé d’échelle, passant de 60 000 à plus de 100 000.
  • Les profits tirés des drogues illégales alimentent les instabilités régionales en contribuant à armer des groupes rebelles, paramilitaires et terroristes. Le détournement des investissements intérieurs et étrangers des priorités sociales et économiques vers les secteurs militaires et policiers a un effet néfaste sur le développement.
  • En Colombie, des produits chimiques toxiques ont été appliqués par pulvérisation aérienne sur une superficie d’un million d’hectares environ entre 2000 et 2007 dans le cadre d’efforts d’éradication de cultures illicites. Malgré leur effet destructeur sur les moyens de subsistance et les terres, le nombre de lieux de culture illégaux de coca s’est accru pendant la période.

DES MILLIARDS GASPILLÉS ET DES ÉCONOMIES MINÉES

Des dizaines de milliards sont dépensés chaque année pour appliquer les lois antidrogue. Bien que ces milliards profitent à l’industrie de la défense, ils représentent un coût secondaire désastreux, tant sur le plan financier que sur le plan social.

    • L’accent mis sur des stratégies contreproductives d’application des lois pour s’attaquer aux stupéfiants entraîne un « déplacement » des politiques. Autrement dit, il détourne l’attention et les ressources d’interventions sanitaires éprouvées, d’autres priorités policières et d’autres services sociaux.
    • Le commerce de drogues illégales crée un environnement hostile pour les affaires légales. Il décourage l’investissement et le tourisme, crée des conditions de volatilité sectorielle et de concurrence déloyale (associées au blanchiment d’argent) et perturbe la stabilité macroéconomique de certains pays impliqués dans la production et le transit.
    • Le commerce de drogues illégales affaiblit également la gouvernance. Une étude mexicaine de 1998 révélait que les trafiquants de cocaïne dépensaient une somme de l’ordre de 500 millions de dollars par an en pots-de-vin, soit davantage que le budget annuel du Bureau du Procureur général du Mexique. En 2011, les groupes de trafiquants de drogue mexicains et colombiens auraient blanchi jusqu’à 39 milliards de dollars procurés par les revenus tirés de la distribution de gros.

http://gdgr.fr/section-5-les-couts-de-la-guerre-aux-drogues

000000000000000000000000000000000000

FRANCE (Annecy): un réseau de mafieux albanais écoule de l’héroïne

lac-annecy-tournetteÀ Annecy, un réseau de mafieux albanais écoule de l’héroïne à des prix défiants toute concurrence (environ 20 euros le gramme). Chaque point de vente rapporte 100.000 euros par ALBANIE-Imois, plus d’un million d’euros sur tout le bassin.

Acheminée d’Albanie, la drogue est ramenée jusqu’à la frontière française. Les associations, inquiètes, tirent la sonnette d’alarme.

À ce jour, on dénombre déjà trois à quatre overdoses mortelles dues à cette héroïne.

Video sur: http://lci.tf1.fr/jt-we/videos/2016/heroine-le-trafic-mafieux-qui-empoisonne-annecy-8739826.html

00000000000000000000000000000000

USA (Pensilvania): arrestan dominicano traficando heroína | Periodico Diario Horizonte

PennsylvaniaCPor: Gary Sanchez.-  Hazleton, PA.

Un gran jurado de Scranton en Pensilvania, acusó oficialmente al ciudadano dominicano Juan Elvis Monsanto, de tráfico de heroína.

A principios de febrero, Monsanto de 55 años, fue instruido de cargos los mismos cargos de narcotráfico. En dos ocasiones fue detenido por las autoridades antidrogas; en diciembre del 2015 y enero del 2016.

De acuerdo al procurador Peter Smith, el dominicano enfrenta dos acusaciones por las distintas transgresiones a la ley. Monsanto fue llevado ayer por ante la jueza Karoline Mehalchick en Scranton y esta vez fue ordenado mantenerlo en prisión hasta que sea enjuiciado.

Según la Procuraduría, Monsanto enfrenta hasta 20 años de prisión si es encontrado culpable.

leer:

http://diariohorizonte.com/pensilvania-arrestan-dominicano-traficando-heroina/

0000000000000000000000000

MEXICO (Heroína mexicana): la ruta de la amapola

México se ha convertido en el tercer mayor productor de opio a nivel mundial y Estados Unidos ha sufrido un incremento en sus tasas de adicción a la heroína. El opio, sustancia derivada de la flor de la amapola, se convertirá en un tipo de heroína conocida en el mercado de Estados Unidos como « black tar », la cual es distribuida principalmente por los cárteles mexicanos.

VICE News viajó a las plantaciones de amapola en Guerrero, para luego seguir el camino de la heroína, hasta la frontera con Estados Unidos. Este lucrativo negocio para algunos, representa un alto costo para la vida de otros.

Suscríbete aquí a VICE News en Español: http://bit.ly/VICEenEspanol

http://m.excelsior.com.mx/nacional/2016/05/03/1090339

00000000000000000000