AVISEUR INTERNATIONAL

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SANTO DOMINGO (Grand guignol à Punta Cana (7)): quand on reparle de Frank Colin, mais pas que de lui…

Les boîtes de nuit rencontrées à l’épisode précédent ont généré, et génèrent encore, énormément d’argent. C’est en effet hautement rentable : comme pour les hypermarchés, les investissements architecturaux sont faibles, pour un entrepreneur, sauf chez certaines comme celle qui a connu son heure de gloire en Corse, dans les années 90, comme on va le voir. D’où les rancœurs chez ceux qui ont été évincés du juteux circuit, les inimitiés qui peuvent tourner à des règlements de compte chez les tempéraments plutôt sanguins… . De conflits qui se terminent soit par des exécutions à moto, soit par des explosions mémorables, en Corse, en général. Et au milieu de tout ça, quand ce ne sont pas des footballeurs, ce sont des vedettes du show-biz qui déferlent, voire notre Jojo national, dont on a oublié  une peu la famille et le rôle qu’a pris dans sa vie son beau-père (alors autant le rappeler ici au passage). Des vedettes qui circulent en yacht, montrés comme billes de verre au milieu de la cour chez les élèves de maternelle : plus le yacht est grand, et plus elles sont admirées. Mais pour en avoir un de bonne taille, il faut être fortuné. Sauf chez un constructeur bien particulier, qui va se ruiner à en prêter plein à des…  truands notoires, mêlés à des trafics de drogue. Tous ces gens ont exercé une influence certaine chez Frank Colin, visiblement hypnotisé par tout cet argent visible et palpable, gagné parfois dans d’étranges circonstances, dont certaines restées ignorées des journalistes, qui n’ont pas assez épluché les journaux… roumains, pourtant plein d’informations. Ni non plus les moldaves, comme on va le voir.

L’argent généré par les boîtes de nuit rend certains nerveux, c’est bien connu. L’une d’entre elles va être réduite en miettes à l’explosif… et révéler en même temps les  liens entre le beau-père de Johnny et la famille Lantieri, si intéressée par le Cercle de jeux Concorde, à Paris. L’un des fils Lantieri, Paul, en 2010, était toujours en cavale depuis 2007 (ici à gauche filmé par FR3), mais trois ans plus tard il se livrera à l’étonnement général à la justice« En 2006, les policiers s’intéressent à Paul Lantieri, gérant d’un restaurant d’Aix-en-Provence, « La Rotonde », dont les conditions de rachat, six ans plus tôt, avaient intrigué la justice. Le 4 avril 2006, il a aidé à l’hospitalisation discrète d’Ange-Toussaint Federici, blessé lors dans la fusillade du bar des « Marronniers » à Marseille, au cours de laquelle ont été abattus un caïd local et deux de ses proches« . Mais ces liens n’ont pas empêché André Boudou de vouloir créer un boîte de nuit en Corse même. « Une troisième Amnesia voit le jour en France, plus précisément sur la commune de Bonifacio, petite ville située sur une falaise de calcaire. IMG_0002Nous sommes en 1995, année de la rencontre entre « Letti » et « Johnny » à Miami, et la Corse, notamment le sud, sort tout juste d’une élection présidentielle tumultueuse où gangsters et nationalistes jouent les francs-tireurs (…) ans plus tard, le 15 avril 2000, la boîte de nuit est tout simplement pulvérisée (ici ce qu’il en rest aujourd’hui). Des policiers attribuent l’explosion à un groupe de jeunes truands ayant l’intention de s’installer en Corse-du-sud : la Bande de la Casinca (1) aurait, avant l’attentat, abattu des membres de la famille C. présentée comme proche des Lantieri. Après l’attentat, vécu comme un ultimatum, « Paul Lantieri aurait préféré s’exiler sur Aix-en-Provence ». Ce serait donc Lantieri qui avait été visé dans l’explosion de la boîte d’André Boudou. Mais le même Boudou va mettre du temps à reconnaître qu’il le « connait » :  « Depuis la falaise de Bonifacio, les badauds ne peuvent que constater les dégâts : cinq charges de nitrate-fuel, de cent kilos chacune, ont pulvérisé l’Amnesia. L’attentat du 15 avril 2000 n’étant pas revendiqué, les enquêteurs découvrent très vite une coïncidence pour le moins troublante : cinq jours avant l’explosion, le 10 avril, l’administration fiscale avait adressé au parquet d’Ajaccio une plainte pour fraude fiscale contre Paul Lantieri (…) Si les bons comptes font les bons amis, il arrive aussi qu’un grand boum vienne simplifier les procédures fiscales, voire résoudre quelques petites tensions autour des caisses enregistreuses. Pressé de répondre aux questions d’un journaliste, André Boudou admet un lien d’amitié avec « Monsieur Paul Lantieri avec lequel, dit-il, il « a passé le dernier réveillon de fin d’année dans la montagne corse ». hallyday boudouQuand on sait que les frères Lantieri ont monté une Société civile immobilière et une SARL, la première louant les murs à la seconde, la seconde ne payant jamais le loyer à la première, et qu’une autre société gérée par Jean-Baptiste Lantieri aurait fourni en boissons l’Amnesia pour une somme globale de 900 000 francs, qui n’aurait pas été payée et qui n’aurait pas non plus été réclamée par « solidarité familiale », alors, oui, on peut comprendre l’embarras de Boudou. Son gendre n’est-il pas le « parrain » de la discothèque ? Plus tard, obligé de s’expliquer sur le montage financier d’une autre boîte parisienne en 2003, il déclarera au sujet des Lantieri : « Ce sont des amis très proches et des hommes d’affaires très sérieux que j’estime […]. Mais ils n’interviennent absolument pas dans le projet de l’Amnesia Paris »... Ici, une photo signée Pure People montrant Johnny Hallyday, Laeticia et son père, André Boudou, à L’Amnésia le 25 mars 2004.

jojo ford GTUn Jojo dépensier et flambeur, (depuis toujoursmais qui engrange à chaque tournée des quantités astronomiques de billets.  Ses concerts monumentaux lui assurent en effet un train de vie hors du commun. Des concerts qui rapportent combien,on en a eu une petite idée en 2010 avec un fiasco mémorable, celui de sa venue à Saint-Martin-de-Seignanx,  petit bourg de 5000 habitants près de Dax. Le 18 juillet 200,  on y attendait des milliers de spectateurs, et il y en y eut en effet 19 000 de présents – seulement- dans le stade. Mais pas assez encore, visiblement pour financer le 1,4 million d’euros réclamé par la tournée dont 875 000 euros pour le seul producteur, et 36 500 pour la société « BC Organisation ». Tout ça en raison du déploiement habituel d’un concert de Johnny soit « une centaine de techniciens sur place, 30 semi-remorques, 7 autobus, 260 projecteur, 2 écrans géants de 140 m2, 400 m2 de bâches et 60 tonnes de matériel pour la scène (de 66 mètres) voulue comme un opéra en ruine et des gardes du corps très à l’affut ». Le comité des fêtes du village avait vu trop grand et laissé ce jour-là une ardoise de 550 000 euros à la mairie, dont 300 000 seulement courts par une garantie bancaire et un emprunt. Pour la maire du village, du Parti Radical (de gauche) supportrice de la première heure, de Jojo, qui sera quand même réélue plus tard, le fiasco n’avait même pas été évoqué dans le compte rendu de la soirée : «  Vidé, laminé, exténué, ruisselant, il est parti dans son Hummer tout noir, vers ailleurs, dans cette voiture stupéfiante dans laquelle il était venu quelques heures avant le spectacle, près des chapiteaux, à l’écart, pour se restaurer. Il y avait là Laetitia. Johnny a mangé tranquillement, a fumé une cigarette et a caressé tendrement les cheveux de Jade. Puis il a disparu dans sa loge. Avec celles des musiciens, des choristes, des repasseuses, de son producteur Jean-Claude Camus, elles formaient un cercle à l’intérieur duquel un jardin avait été aménagé : phoenix, agapanthes, bougainvillées. Un vrai petit Eden où ne manquaient que des oiseaux de paradis, des jaguars repus et des licornes pour donner une idée du bonheur parfait sur terre. C’est là qu’il a reçu, quelques minutes avant le concert, Christine Dardy, maire de Saint-Martin-de-Seignanx, et une poignée de bénévoles pour leur dire tout le bien qu’il pensait de l’organisation. C’est vrai, ce concert, était un pari fou et tous les bénévoles locaux peuvent être fiers de l’avoir gagné ». Et un peu moins fiers peut-être d’avoir perdu plus d’un demi-million d’euros, en l’occurence ! Un petit bout de vidéo (de mauvaise qualité) existe de ce mémorable concert..

Peu de temps après, Jojo se fâchait avec son producteur… un ami de trente ans. Ce dernier, un peu las, concluait : « Johnny est une star nationale qui a le train de vie d’une vedette internationale. Cela crée des besoins. En août dernier, par appât du gain, il m’a quitté, car je ne voulais pas m’aligner sur la somme très alléchante, 12 millions d’euros, qu’on venait de lui proposer pour une tournée en 2012 » expliquait-il.  En comparaison le contrat de Karim Benzema oscille entre 4 M€ et 8 M€ au Real de Madrid… l’un achète des yachts, l’autre une Bugatti Veyron. . Jojo, c’est simple, vit au dessus de ses moyens : « jusqu’au bout, il faudra assurer ce train de vie démentiel qu’un ancien conseiller fiscal, éléments à l’appui, situe « entre 200 000 et 400 000 euros mensuels ». « Et encore, précise-t-il, ce chiffre ne comprend pas le remboursement des maisons. Il couvre simplement les frais d’entretien, de personnel, les voitures, les déplacements en jet et les dépenses quotidiennes. » canard jojoEn 2014 encore , la famille Hallyday-Boudou était rattrapée par le fisc, avec un redressement fiscal croquignolet, portant sur… la discothèque Amnésie, encore elle !!! En 2012, le même fisc avait déjà réclamé 9 millions d’euros pour d’étranges montages fiscaux ! « Dans son édition du jour, Le Canard Enchaîné affirme qu’une enquête de la brigade natio­nale des enquêtes fiscales, déclen­chée en décembre 2010, a révélé un «réseau complexe de socié­tés au fonc­tion­ne­ment plutôt baroque», notam­ment des trans­ferts d’actifs au Luxem­bourg vers une société dont les action­naires comptent une autre entité domi­ci­liée au Libé­ria. Contacté par le Canard Enchaîné, le fondé de pouvoir du chan­teur, Pier­ric Carbon­neaux Le Perdriel, s’est refusé à tout commen­taire, ajou­tant qu’«(il) quitte toutes (ses) fonc­tions dans les socié­tés de M. Hally­day dans un délai d’un mois».

Car notre jojo national, devenu le beau fils d’André Boudou, que vient-il donc faire dans cette galère, ou plus exactement dans cette description du paysage qu’a contemplé Franck Colin pendant ces dernières années ? Par hasard, il faut l’avouer, c’est lui qui fait le lien avec cette faune et la relie à un constructeur de yacht qui va se révéler bien peu prudent… « C’est à Miami, où André Boudou vivait et exploitait une boîte de nuit, que Johnny Hallyday rencontre la fille et le père, en mars 1995. «Un ami m’a proposé de dîner avec Johnny un soir. Laeticia est venue. Ils ne se sont plus séparés.» Un an après, le couple est marié. Boudou commence à jeter un oeil sur l’entreprise Hallyday. «Il était pillé, j’ai fait le ménage.» A Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine), dans la résidence du chanteur, la famille Boudou s’installe, avec la grand-mère et l’arrière-grand-mère de Laeticia (décédée depuis). La «purge» commence. Elle va au-delà des pique-assiettes et «amuseurs» qui emplissaient la vie du chanteur ». shane1« Le rôle de Boudou a dépassé celui de simple nettoyeur des indésirables. Selon les proches du chanteur, c’est lui qui dégotte plusieurs yachts de Johnny. Il opine, mais jure avoir été opposé à la dernière acquisition de la star, un yacht de 6,4 millions d’euros, pas encore payé en totalité mais… déjà à vendre dans un port de la Côte d’Azur ». On retrouve assez vite lequel ce fameux yacht : « Et on se souvient surtout d’un yacht acheté 6,4 millions d’euros au milieu des années 2000. Gigantesque et ultra luxueux, shane2l’engin était surtout très mal conçu et devait au premier vent sérieux  rester au port. Ou même amarré il coûtait très cher car les caractéristiques techniques du bateau imposaient la présence permanente à bord d’un capitaine de la marine marchande d’un capitaine en second et d’un ingénieur pour les moteurs, Comme tout cet équipage tous était embauché à l’année,  au final la facture mensuelle s’élevait à près de 30 000 euros, beaucoup ,oui beaucoup d’argent pour un yacht dont Johnny ne se servait quasiment jamais. » Le yacht étant le Le Shane, un Mangusta 80 ‘hard top« , de chez Rodriguez, dans lequel se serait passé en 2003 un  événement oublié depuis par tout le monde (devenu ce genre de propos dans la presse, à mettre en correspondance avec une autre déclaration surprenante du chanteur).

jojo fochAujourd’hui, le même chante sa vie désordonnée et son rythme affolant dans le refrain de « Une vie à l’envers » de son tout dernier album (la vidéo ici c’est Johnny sur le porte-avions Foch en 1979, car il y effectivement donné un concert devant les Etendard de la Marine… juste avant que Fauret et Odos n’intègrent l’Aéronavale !)  :

Les hélicoptères, les avions, les nuits

Une vie à l’envers, à l’envers je vis.

Les hélicoptères, les avions, les nuits

Une vie à l’envers, à l’envers je vis.

attaque de 1990Rodriguez, et ses yachts ?  Une autre affaire dans l’affaire : pour le comprendre, il faut revenir encore une fois en arrière (c’est à tiroirs en effet et l’ouverture de l’un en enclenche un autre !) :  « le 1er mars 1990, sur une bretelle d’accès à l’autoroute, près de Mulhouse, des véhicules bloquent un fourgon de transport de fonds, des hommes cagoulés en jaillissent et, sous la menace de leurs armes, ils font main basse sur 300 kg de billets de banque (photo d’actualité ici à gauche). Un butin estimé à plus de cinq millions d’euros. Pas un coup de feu. Ni vu ni connu. Du travail d’artiste. Mais, à défaut de la moindre piste, la PJ de Marseille subodore que les truands ne sont pas forcément originaires de l’est de la France. Les policiers grattent un peu et parviennent à mettre un nom sur une partie des malfaiteurs. Il s’agit de « l’équipe de l’Opéra », dont Bernard Barresi est le maillon central. Mais celui-ci, bien informé, parvient à prendre la poudre d’escampette. En 1994, il est jugé par contumace et condamné à vingt ans de réclusion criminelle ». Plutôt adroit, Barresi a réussi à se faire oublier… pendant 20 ans, jusqu’à ce qu’une écoute de 2010 du clan Campanella lâche le nom de « Jambon« , ce qu’un policier ayant de la mémoire et plutôt subtil fait aussitôt bondir : la compagne de Barresi s’appelle en effet… Serrano. Les policiers qui épluchent son cas découvrent qu’elle « était la gérante d’Alba Sécurité, une société de 143 salariés basée à Gardanne, laquelle, selon le site Bakchichaurait été sous contrat avec le conseil général des Bouches-du-Rhône et aurait fourni des centaines de « stadiers » lors des matchs de l’OM » (elle a été liquidée le 16 octobre 2012) : Barresi, alias « Jambon », était tout bêtement devenu businessman tranquille, via sa compagne !!! La suite, c’est une filature classique, qui ramène à… Rodriguez :

barresi« Un bateau de plaisance, ce fameux Yes, devient dès lors le nouveau fil d’Ariane des enquêteurs. Ils découvrent très vite que ce superbe yacht estimé à plus de 800 000 euros est en fait mis à la disposition de « Jambon », alias Barresi, par le PDG d’un groupe de renommée internationale, le groupe Rodriguez. Ils révèlent également qu’Alexandre Rodriguez dirige une entreprise aux multiples ramifications qui vont de la construction de navires de plaisance à leur revente en passant par leur réparation. Elle possède des bureaux de représentation aux États-Unis, à Dubai, à Genève. C’est au bord du lac Léman qu’Alexandre Rodriguez a employé au sein du groupe un certain Gérald Lafarge identifié par la suite comme étant Gérald Campanella. Décrypter la relation entre le magnat de la plaisance et « Bombelus » devient dès lors une priorité de l’enquête. Des machines à sous des bars marseillais à cet univers doré de la Côte d’Azur, le juge Philippe Dorcet doit désormais comprendre quel est le lien. L’affaire démontre en tout cas que le clan Barresi-Campanella est depuis longtemps sorti des routes traditionnelles du milieu pour s’acoquiner avec le monde des affaires. Les investigations traduisent  notamment la forte amitié qui lie Alexandre Rodriguez et Gérald Campanella. Ils partent ensemble en Floride avec leurs compagnes, roulent en Roll’s et dépensent sans compter dans les meilleurs établissements de Miami. C’est la belle vie, même si le groupe Rodriguez connaît depuis l’année 2008 quelques difficultés financières. Et ce sont justement ces difficultés qui semblent avoir rapproché le fils d’entrepreneur et le caïd. L’enquête permet rapidement de comprendre que l’emploi de Gérald Campanella à Genève est avant tout une couverture lui permettant de se mettre au vert durant sa cavale. C’est donc tout le clan qui bénéficie de la protection et de la manne Rodriguez. Si Jambon peut parader sur le Yes, Gérald lui peut frimer allègrement sur Bono, une autre superbe unité mouillée à proximité. Pour la petite histoire Barresi et Campanella sont des affectifs. Ils ont donné aux deux bateaux les noms de leurs chiens respectifs. L’affaire Rodriguez est d’autant pluyacht atlass juteuse que nos truands n’ont pas versé le moindre centime pour acquérir ces yachts de grand luxe avec menuiserie en acajou, siège en alcantara et tout ce qui va avec. Rodriguez, décidément généreux, met en fait gratuitement à disposition du gang ses belles unités.  troisième homme, Jean-Claude Pietrotti, joue lui aussi les petits Niarkos sur une troisième vedette, le Santo-Pietro »… Quand Barresi est arrêté « le couple s’apprête à embarquer sur l’Atlas  » (ici à gauche, photo Nice-Matin-La Provence), un yacht de 27 mètres qui appartient à Alexandre Rodriguez. Cet armateur de la Côte d’Azur qui a accroché dans sa cabine une toile de Dufy a l’habitude d’accueillir sur ses yachts les stars du show-business comme Johnny Hallyday » note le Point. Le 11 juin 201à, Alexandre Rodriguez, qui n’a que 25  ans, est mis en examen, pour « blanchiment, d’infraction à la législation sur les jeux et d’extorsion de fonds aggravée, recel de malfaiteurs, abus de biens sociaux» et il est écroué  par le juge Philippe Dorset. Même le New-York Times relatera l’arrestation, qui surprend dans le milieu.

serenityParmi ses clients les plus connus,  on comptait l’animateur français Arthur (exilé fiscal en Belgique !), avec le yacht de 27 mètres Serenity (ici à droite). Alexandre Rodriguez est alors « poursuivi pour abus de biens sociaux car, selon les enquêteurs, il a prêté «gratuitement» des yachts «qui se louent 3 000 euros la journée hors taxe, sans l’équipage ni le carburant». Il a aussi «salarié Gérald Campanella comme chauffeur». Il l’aurait rencontré sur un salon nautique, «il y a six ou sept ans». «Les autres s’étaient incrustés. Ils disaient qu’ils allaient acheter les yachts, les faisaient réparer gratos, mais ils ne les auraient jamais payés, dit un enquêteur. Ce qui les intéressait, c’est le blanchiment. Ils n’avaient pas besoin de hausser la voix.» Quatre yachts de Rodriguez ont été saisis, ainsi que 200 000 euros en cash. Mais aussi des faux papiers, des armes, des véhicules, des montres de luxe, et une quarantaine de machines à sous. Selon la police, l’un des suspects disposait de 70 téléphones portables.. » Le 6 août 2014, le groupe Rodriguez, exsangue financièrement, est placé en redressement judiciaire. L’un des chantiers est racheté par Claus Johansen, associé au  holding néerlandais Industrial and Marine Diesels. Dans « La Provence » du 26 mars 2012 voici ce qu’on décrit du train de vie que Campanella s’offrait à bord du yacht de Rodriguez : « la fouille du Yes, le yacht sur lequel Bernard Barresi est arrêté livre un aperçu de son train de vie : deux montres Audemars Piguet dont l’une d’une série limitée à 300 exemplaires. On retrouvera treize autres montres chez sa compagne, Carole Serrano, patronne d’Alba Sécurité, basée à Gardanne, aujourd’hui en redressement judiciaire. Le 4X4 Audi Q5 dans lequel il roule est celui de la société. « Bé » vit sous une fausse identité, sans carte bancaire. » Lorsque la firme Rodriguez est liquidée, elle a accumulé 96 millions d’euros de dettes ! Le juge chargé de l’enquête a aussi fait une découverte intéressante : « faut-il s’étonner si les investigations de la justice française conduisent dans le canton de Genève ? D’une part, Alexandre Rodiguez est domicilié à Corsier, une petite commune du canton de Genève. Par ailleurs, il est administrateur de la société Service de Navigation Plaisance (SNP) Boat Service, installée rue du Commerce à Genève. Une entreprise spécialisée dans l’achat, la location, la vente de bateaux neufs et d’occasions, ainsi que dans l’acquisition de places dans les ports, comme Bakchich l’a déjà raconté. »

03TUNEZ_250Au sortir de cette jeunesse quelque peu mouvementée, et de ces rencontres « formatrices » de la jet-set et des clients des boîtes de nuit tropéziennes, Franck Colin a aussi croisé Marc Chouraqui, fils de Gérard Chouraqui, l’ancien directeur général adjoint du groupe L’Oréal et riche à millions (il possède 25 Ferrari !). Marc lui-même étant lui aussi passionné de voitures : on le voit ici aux côtés du pilote nordiste François Delecour, sur Buggy SMG, lors de la 1ère « Transorientale » organisée par le champion belge René Metge, à partir de St -Pétersbourg. C’est Chouraqui qui l’oriente vers la Roumanie où il y a énormément d’argent à faire avec l’immobilier qui flambe là-bas, d’après lui, dans l’après Ceausescu et où tout se paye en espèces, ou en … lingots (ah tiens, les revoilà). Pas de taxes, pas d’impôts, que du benef brut !!! Mais pas que là : nos deux lascars ont aussi investi en… Moldavie voisine – voir la carte Quid ici à gauche (et ça aussi ça a été oublié par la presse, qui n’a pas beaucoup cherché, hélas !) . Avec des moyens surprenants pour faire un maximum d’argent au plus vite. On retrouve une trace hélas trop discrète de son passage dans un magazine roumain, National, en date dmoldavie_carteu 4 novembre 2014, qui raconte une histoire édifiante, sinon sidérante, question moralité, celle de l’achat d’un terrain fort particulier pour y construire un centre commercial… qui se situe en Moldavie : « Mark Chouraqui est le jeune milliardaire de 35 ans qui est en train d’apporter presque tous la mode mondiale à la capitale (…) Chouraqui est arrivé en Roumanie il ya quelques années, lorsque l’entreprise a ouvert ses portes. Pendant ce temps, l’entreprise a été combinée avec le plaisir, et ont passé à travers son lit Raicu, Lili Sandu, et d’autres modèles plus ou moins connus (…) Mark est d’origine française, mais titulaire d’un passeport suisse. Il réside sur la Côte d’Azur, à Moscou ou Bucarest et c’est un collectionneur de voitures de luxe. Chouraqui fait partie d’un club exclusif des propriétaires de Rolls Royce, et chaque fois qu’il vient à Bucarest il atterrit l’aéroport à Bucarest-Baneasa à bord d’un jet privé (l’histoire ne dit pas s’il s’agit du petit Falcon de SN-THS). En Roumanie, il a développé autour de 30 entreprises dans lesquelles est associé, entre autres,  Frank Colin, le mari de Maria Marinescu. Frank était au début le garde du corps du milliardaire, mais peu à peu il a gagné sa confiance et est arrivé à gérer une partie de l’entreprise. L’entreprise Chouraqui a été énormément aidé par son père, qui a dirigé la célèbre entreprise l’Oréal. » Le terrain acheté par Chouraqui et Colin était en effet… exceptionnel, c’est le mot, pour y construire un supermarché (?) : « nos sources nous ont révélé qu’à Chisinau le milliardaire a payé environ 4,3 millions d’euros pour deux hectares de terres. 
cimetière heroesL’enjeu d’affaires était énorme, car sont intervenus pour la transaction en faveur de l’ancien milliardaire le premier ministre de Bessarabie Tarlev et le président Vladimir Voroniq.  Aujourd’hui  Chouraqui veut y élever un centre commercial, ce qui a généré un scandale énorme. L’adjoint au maire de Chisinau, Nistor Grozavu, a essayé de bloquer le projet. « Je leur ai expliqué (à Mark Chouraqui et associés) qu’ils ne pouvaient pas y construire quelque chose. Avant le début des travaux, ils avaient dit vouloir y créer un marché pour des produits industriels, mais ils n’avaient obtenu aucun certificat d’autorisation et ni de planification. Car pour cela, ils  auraient du procéder en conformité avec les principes propres aux déplacements de cimetières militaires, « a déclaré Grozavu. En outre, le président de l’Association d’anciens combattants, Basil Zaiaţ, a menacé de poursuivre le gouvernement s’il changeait d’emplacement le cimetière -. « Nous exigeons l’annulation de l’accord pour le transfert du cimetière. La vente a eu lieu illégalement, parce que tout établissement, religieux ou monument militaire est protégé par la loi », a déclaré Zaiaţ ». Raser un cimetière militaire pour en faire un hyper !!!

jumbo1Il fallait oser !!! C’est tout simplement ahurissant ! La morale des jet-setters ? Elle n’existe pas, en boîte de nuit comme dans la vie courante ! Le cimetière appelé Botanica Heroes, contenait des tombes de soldats troupes roumains russes, autrichiens, tchèques, français, Grecs, Polonais, etc., morts dans les deux guerres mondiales en Bessarabia. Les soviétiques avaient abattu auparavant la chapelle-ossuaire construite à la mémoire des militaires roumains et étrangers. La vente proprement dite remontait à octobre 2007 avec un prix d’achat élevé à l’époque, note la presse – 70 millions de leus moldaves, (3,2 millions d’euros) à la compagnie « Buiucani Real Estate Holding«  LLC »jumbo2déclarée au nom des citoyens français Marc Gerard Georges Chouraqui comme le relève la presse locale. Le centre commercial Jumbo avait été construit, finalement «  le cimetière a été rasé et l’Institut de Pneumologie et de Physiologie, une maison d’habitation ont été construits sur l’emplacement (en 1959) et un magasin commercial Jumbo a été récemment érigé »  affirmaient le 23 avril 2008 les vétérans, qui avaient défini le même jour vouloir restaurer la partie du cimetière épargnée, devenue une véritable friche pleine de détritus ! Les intervenants rappelant à l’occasion que la Heroes Cemetery est « soumis aux lois sur la protection du patrimoine culturel, et que la Moldavie fait partie de la Convention de Genève de 1949 sur la protection des victimes de la guerre. »

Chisinau, où le 13 juillet 2013 était pris dans le filet du service des douanes 2,08 kgs de cocaïne d’une valeur marchande estimée à 145 600  € dans les bagages d’un homme de 48 ans, habitant la République Dominicaine, arrivé directement à bord d’un vol de Punta Cana. Chisinau, le fief d’un certain Viktor Bout et de ses appareils décrits ici : « Ceux-là, ou les fameux Skylink Arabia, autre avions notoirement dévolus à la sphère de Viktor Bout et dont un bon nombre sera photographié le 4 avril 2009 par un spottteur doué de bons réflexes à… an72pecotox-airChisinau, encore cet endroit, dans le fief moldave du « maître de guerre ». L’Antonov 26 de Sky Link Arabia ER-AVB, l’Antonov 24 d’Air Moldova, ER-46417, l’Antonov 26 d’Air Moldova ER-26046, l’Antonov 24 de Sky Link Arabia ER-AZX, loué à une société moldave, Pecotox Air… (ici son Antonov 72, photo de Vaclav Hudela)  une firme signée… Victor Bout. On y voit même les vieux Ill-18 aux hélices bleues si prisés par AirCess et Air Pass, devenus Grixona, l’ER-ICB notamment (devenu vieux machin pour VIPs en ml de finances ?- les photos sont à hurler, à voir le degré zéro des finitions- !). La bonne vieille mule de transport du système Bout ! Sans oublier l’ Antonov 24 de Tandem Aero ER-46508, et encore et surtout l’Antonov 32 d’El Magal Aviation, matricule ST-NSP, qui ressemble comme deux gouttes d’eau avec son dessous de fuselage noir à celui de….Yaroshenko« . Yaroshenko étant ce pilote arrêté pour avoir tenté d’emporter de la coke du Venezuela vers la côte ouest de l’Afrique en très gros porteur (c’est un Ill-76 qui était prévu pour l’opération).  Le lien entre les deux Air Cocaïne : celui du Boeing 727 de Tarkint et celui du Falcon de Punta Cana. L’antonov 72 An-72-100 ER-AVE deviendra D2-MBW en Angola… il est vu ici en 2008 à Tallinn, en Estonie.

confidentialEn Moldavie, qui héberge rappelons-le en son sein l’incroyable Transnitrie, un trafic intense existe en effet, comme l’explique Wensley Clarkson dans  « Cocaine Confidential: True Stories Behind the World’s Most Notorious Narcotic » qui revient sur ces fameux avions Moldaves  « Le trafic de cocaïne en Moldavie, comme dans toutes les anciennes républiques soviétiques, a augmenté de façon spectaculaire depuis la disparition de l’Union soviétique. Les crimes économiques et liés à la drogue, résu220px-TransnistrianRegionMapltats les plus visibles et prévisibles de la situation économique qui se détériore dans les pays nouvellement indépendants, ont submergé les ressources humaines et financières qui leur sont consacrées. Le rôle de la Moldavie en tant que point de transbordement pour les drogues illicites est au cœur de toutes les connexions de ce pays à la cocaïne.  Sammy affirme même qu’un certain nombre de pilotes locaux – à l’origine formés dans l’armée – ont récemment été embauchés par les barons de la coke colombiennes pour déplacer un avion de ligne nouvellement acquis de la Moldavie vers la Roumanie, et ensuite vers la Guinée-Bissau, en Afrique de l’Ouest. ‘Tu vois ? Tout le monde est payé quand ils ont besoin de se déplacer de la cocaïne », dit Sammy. Ceci est seulement le début, mon ami. La Cocaïne va faire beaucoup de Moldaves très riche au cours des prochaines années. » La Moldavie, et le trafic d’armes de son enclave de la Transnitrie, cocaïne et armes étant étroitement liées. Un pays fort peu fiable, questions transactions économiques, donc, où tout se règle… en espèces !

air moldova airbusLa Moldavie, sujette à d’autres secousses avec l’implication d’hommes politiques véreux dans le circuit. L’histoire du trafic moldave est elle aussi une histoire à tiroirs, nous dit Moldova 24. C’est d’abord celle de la compagnie Air Moldova, justement, privatisée et vendue en 2000 à la société allemande Unistar Vencer, ou plus exactement Unistar Vencer s’était octroyé 49% des parts de l’entreprise. En fait c’était un beau tour de passe-passe.  Car le directeur de l’Administration de l’aviation moldave , Victor Topa, avait alors expliqué  fort sérieusement aux députés moldaves que la reprise d’Air Moldova par Unistar Vencer avait été accomplie par une augmentation des actifs de la société. Ce qui signifiait qu’Unistar avait ajouté des fonds dans les actifs d’Air Moldova et donc en était devenu propriétaire. Or  Unistar Vencer avait en fait comme propriétaire Victor Topa lui-même !!! Le terrain ayant été préparé depuis 1999 par le responsable en charge de laprivatisation des actifs des entreprises publiques, Vlad Filat, du  Parti libéral-démocrate de Moldavie (PLDM), alors futur premier ministre, un  fidèle ami de Victor Topa. Les avions d’Air Moldova ont ensuite été impliqués en Afrique dans des transports d’arme ou de drogue, payés en or ou en diamants, les pays où ils atterrissaient n’ayant pas de monnaie forte. Le nom d’un baron de la drogue était apparu auprès de celui de Victor Topa, lors de l’opération Cellmate, déclenchée par la DEA et l’UE. yak 42 air moldovaC’était une entreprise familiale : c’est Viorel Topa, alors à la tête de la Caisse d’épargne moldave (BEM), a avait fourni des prêts à Air Moldova : un million de dollars avaient ainsi été transférés chez Victor, en utilisant les comptes d’Air Moldova. Un transfert effectué par une obscure société offshore nommée Sparks Corporation. Rattrapé par la justice, Topa, devenu aussi ministre des transports en 2001 se voyait poursuivi par le procureur Andrei Nastase. Mais l’affaire s’était réglée comme par miracle quand la famille de Anastase part s’installer à Francfort, dans une maison… offerte par Victor Topa. Entretemps ce dernier s’était emparé de la banque Victoria, après voir extorqué (par la menace) à sa propriétaire Galina Proidisvet les droits de 15% que sa famille possédait encore, d’une valeur de  9.000.000 de dollars. « En 2011, le magazine allemand Der Spiegel avait scandalisé l’opinion publique avec une histoire qui prétendait que l’avion du gouvernement de Theodor Heuss, utilisé par la chancelière allemande Angela Merkel, avaitété vendu avec l’aide de certains investisseurs Est-européens à l’Iran (un Airbus A-310 devenu EP-MMX pour Mahan Air). Le problème était que l’avion était devenu une partie de la flotte iranienne, en violation de l’embargo européen imposé à l’Iran. Ce qui est illégal et scandaleux. Plus intéressant encore, l’avion avait été vendu par une société enregistrée à Gibraltar, sous le nom d’Aero Flight Limited, dont le titulaire principal est Avalon Services Limited, enregistrée aux Bahamas. Le propriétaire d’Aero Flight inscrite à Gibraltar est nul autre que Victor Topa. Il est intéressant de voir comment la mvlad filat goodême société, Aero Flight Limited, était également le propriétaire de Victoria Aircraft Lease, dans laquelle Vitor Topa et Vladimir Orsovschi étaient autrefois gestionnaires. Cette entreprise fut plus tard rebaptisée German Medical Diagnostic GmbH, dont le propriétaire était le German Diagnose Centrer. Et maintenant, retour au régime de privatisation d’Air Moldova. Étrangement similaire à elle est la manière dont la République de Moldova a perdu ses actions à la Banque d’épargne en 2013. Ça avait été fait de la même manière, par une augmentation de capital. Nos héros ont utilisé une méthode qui a été prouvée comme fructueuse grâce aux actions de Topa et Filat depuis 2000. Comme nous l’avons dit, rien n’est accidentel lorsque beaucoup d’argent est en jeu. Tant le hold-up d’Air Moldova que la fraude de BEM ont eu lieu dans des conditions politiques instables. Dans les deux cas, Filat (ici à gauche) tenait les postes-clés qui lui ont permis de camoufler ces méfaits ».  En Octobre 2011, Victor Topa a été condamné à 10 ans de prison pour extorsion suivie par l’acquisition de biens, en grandes proportions (telles les actions de VictoriaBank), l’APB, puis a été recherché par l’intermédiaire d’Interpol. En septembre 2015 le ministère de la Justice de la République de Moldova a adressé aux autorités allemandes demandent l’extradition de Victor et Viorel Topa. Vlad Filat a été arrêté en octobre dernier seulement pour la disparition de… 1 milliard de dollars de trois banques moldaves, pas moins (la Banque des Economies, Unibank et la Banque sociale). Dont 250 millions versés en pots de vin sur le compte de « Fortuna United », le nom de deux coquilles vides appartenant à Filat aux Seychelles ! Pour beaucoup, dans ce pays parmi les plus pauvres d’Europe, c’est « la fraude du siècle » ! Pour d’autres, c’est le « hold-up de tout un pays« , dont on a fait fort peu de cas hélas, en France, ou… au Canada !!!

colinAu passage, l’ancien petit caïd de Toulon visiblement dépourvu de scrupules, dans l’affaire du cimetière, a en effet épousé (en grande pompe dans un château français) une styliste roumaine, Maria Marinescu, nièce par alliance de l’ancien président Ion Iliescu, l’ancien président roumain (photo Var-Matin ici à droite (4))… et fait la fête à St-Trop le soir, dans des endroits où coule le Champagne et où est censé circuler de la coke, beaucoup de coke, comme on peut s’en douter. C’est alors qu’il a rencontré… Alain Castany : « son vieux copain, l’entrepreneur O.J., lui a présenté alain Castany, un pilote chevronné bien connu au Bourget. C’est notamment lui qui s’occupe du jet privé d’Alexandre Balkany, le fils du sulfureux député-maire de Levallois. en échange de quelques milliers d’euros, Castany a bien volontiers accepté d’emmener Colin à Saint-Tropez. L’homme n’a pas beaucoup hésité avant de confier aux mains de cet inconnu la vie de sa petite famille, tant on lui a vanté les qualités de ce pilote exceptionnel. en plus d’être très professionnel, Alain Castany s’est de surcroît révélé drôle et sympathique. Il a même laissé son ils prendre quelques secondes le manche de l’appareil… Un numéro que le pilote a l’habitude de répéter avec ses clients fortunés ». O.J  qui est aussi un farceur dans le genre en appelant une de ses sociétés « Eliott » et l’autre « Ness », possède aussi Air Stream et Aircom, qui n’ont pas de rapport à l’aviation, ou SpringWest, mais aussi Ojo et Far West. Toutes ont leur siège au  59 bis rue Bonaparte, dans le VI eme !

colin mariéFrank Colin, abandonné ou trahi aujourd’hui par ses proches, ou par ses soutiens peu recommandables ? La presse roumaine people (ou « Spy News ») bruisse de l’annonce de la demande de divorce faire après un an d’incarcération (mais « pas reçue par le prisonnier », paraît-il !). Elle a aussi été mariée quelques mois à Alexandru Tiriac (à droite ici) fils du milliardaire Ion Tiriac que l’on connait bien ici en France : devenu l’homme le plus riche de Roumanie et la 840e fortune mondiale avec une fortune estimée à 1,1 milliard de dollars US selon le classement du magazine Forbes en business2 tiriac2007, c’était aussi le compère fort drôle sur les cours des doubles de démonstration avec Ilie Năstase (ils ont fait ensemble  294 matchs de double, dont 22 titres gagnés notamment les Internationaux de France de tennis !). Etrange coïncidence (?) , Alexandru Tiriac a été acquitté en 2009 dans une affaire de trafic de cocaïne, lui aussi... l’épais dossier du procureur roumain l’ayant serré s’appelait  » « Cocaïne pour les VIP », et il comprenait la joueuse de tennis Raluca Sandu, (elle aussi devenue mannequin) la fille du président de la Fédération roumaine de football (FRF) Mircea Sandu, et un neveu de ce dernier. »Le fait que le fils d’homme d’affaires Ion Tiriac était un utilisateur de drogue a été confirmé hier au Tribunal de Bucarest, par Robert Mircea Sandu, quant à lui condamné à trois ans de prison pour des infractions sur la circulation d’armes et l’utilisation de drogues illicites » avait-on pu lire dans la presse roumaine. Depuis, les relations du fils (remarié depuis avec Iliana Lazariuc),  avec son père Ion, semblent plutôt tendues… La même épouse, sacrée la »roumaine la plus sexy« , est un ancien mannequin et l’ex-chanteuse dans un groupe appelé Trinity.  Maria Marinescu a été entendue longuement par la DIICOT roumaine à la demande des policiers français.

neacsuCar la belle Maria est aussi aujourd’hui soupçonnée de complicité, par la justice française, pour avoir tenté de supprimer des fichiers d’enregistrement de vols d’avions de son mari, à la demande de ce dernier (ce qui aggrave sensiblement son cas). Enfin pas elle directement : c’est un homme de main, appelé Daniel Neacsu, qui l’a fait à sa demande, car c’est dans l’agence de ce dernier, gérée par sa compagneBeatrice Tican (un régal pour la presse People) liée aussi semble-t-il à Adrian Cristea, un footballeur international roumain; que la tentative a été faite (les deux tourtereaux vivent une relation fort conflictuelle). Selon Neacsu, les billets étaient pour la France, mais il n’aurait rien précisé à la presse pour les destinations vers la République Dominicaine »(«  il a évité une réponse claire » dit la Presse : il a éludé en effet !) Neacsu, visiblement, servait aussi de gros bras (tatoué) auprès de Colin, et dans l’enquête est devenu une personne importante. groupe roumanieOr ses antécédents n’aident pas en sa faveur.  L’homme, avant un interrogatoire ayant duré 6 longues heures (en visio-conférence ?) , venait juste d’être entendu pour avoir agressé une femme dans la rue, car il fait aussi partie du groupe ultra violent et fascisant du « Sportivilor ». Un procès visant ce groupe de nervis s’était terminé en mai dernier par 5 mois fermes infligé à Neacsu, après 8 ans de procédure (il les avait déjà faits en préventive), pour chantage et extorsions de fonds sur des personnes vulnérables. Car à Bucarest, son groupe de gros bras (ici à droite) fait régner la terreur sur des petits commerçant, en les menaçant ou les humiliant. En août 2011, les policiers avaient filmé une incroyable bagarre de rues avec trois blessés par arme blanche au centre commercial de Bercent, contre le clan rival. En 2012, le 8 janvier, une énorme vague de perquisitions (14 en même temps) menée dans plusieurs faubourgs de Bucarest avait été déclenchée pour soupçons de trafic… de cocaïne, quel hasard, et d’armes contre ce même groupe du Sportivilor. En août, lors du procès consécutif à la bagarre de 2014, un membre du groupe rival (Metin) avait sorti un couteau en plein prétoire ! Tous les jours, depuis des années, les télévisions roumaines montrent les rixes entre les deux clans violents ou les arrestations à répétition de leurs leaders. On baigne en pleine pègre ! Pas sûr que le dénommé Neacsu ait été d’une grande aide pour blanchir le toulonnais Frank Colin et lui éviter d’être assimilé à ce même milieu ! L’encombrant nervis risque fort en effet de plomber la défense de Colin !!!

undercoverUn Frank Colin qui s’ennuie ferme depuis deux ans au fond de son cachot, et qui a eu le temps de réécrire tout ça à sa façon, en qualité de premier concerné, comme vient de le révéler le magazine Marianne. Dans un surprenant article, intitulé « Air Cocaïne: Les confidences du suspect Numéro Un »il se décrit désormais comme… aviseur, chargé d’infiltrer un réseau de trafiquants, pour des commanditaires restés fort mystérieux (voilà qui va faire bondir l’ami Marc Fievet !). Au passage, il fait des quatre de Punta Cana des trafiquants, tous sans exception ! Ce n’est en rien sa première déclaration de 2013. Selon lui-même, il aurait été l’envoyé de l’ « International Drug Enforcement Center » roumain, alors que le nom de l’agence nationale est la «  National Anti-drug Agency« , L’International Drug Enfoncement Center étant tchèque… et non pas roumaine ! On imagine fort mal l’ancien videur travailler pour les « haricots verts » (déformation amusante chez les douaniers français de « undercovered » !), du Service interministériel d’assistance technique (Siat) en effet. « Le jour de sa mise en examen chez le juge, à l’issue de sa garde à vue à Nanterre, Frank Colin s’était d’abord préoccupé de sa Rolex et de ses cartes de crédit qui n’auraient pas suivi avec sa fouille. Étrange personnage qui, gamin d’une cité défavorisé, laissé à lui-même par des parents séparés, a trouvé sa voie dans les sports de défense et un métier de portier en boîte de nuit » écrit la Provence. Un homme de la nuit, qui papillonnait, en quelque sorte, propulsé au grand jour et s’être brûlé les ailes pour s’être approché d’un peu trop près des projecteurs.

(1) La bande de la Casinca, ou Ceux de la Casinca, ou Bergers de Venzolasca

« Groupe criminel structuré dont les principaux membres, une centaine environ, sont originaires des villages de Venzolasca et de Vescovato situés en Haute-Corse – région de la Casinca, au sud de Bastia. La bande de la Casinca a commencé à braquer des banques sur le continent au milieu des années 1980. Par la suite, l’essentiel de ses membres a travaillé pour la Brise de mer, notamment en gérant les divers parcs de machines à sous clandestines autour de Marseille et de Paris, avant pour les uns de migrer en Amérique centrale, pour les autres d’investir le milieu du jeu et diverses activités légales.

Principaux personnages : Toussaint Acquaviva ; Jacques Buttafoghi (abattu en 2009) ; Ange-Toussaint Federici ; Jean-François Federici ; Pierre Federici ; Jean-Luc Germani ; Stéphane Luciani ; Jean-Fleur Perrin- Martin ; Antoine Quilichini ».

un bon article sur les « haricots verts » ici:

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/10/01/01016-20111001ARTFIG00007-les-indics-dans-l-ombre-ils-informent-l-etat.php

Pour la Transnitrie, voir les 5 épisodes de  « Transnistria Trafficking Arms » sur You Tube (ci-dessous le 1er épisode).

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

lire AUSSI: http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-6/

source: http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-7/

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ESPAGNE (Drogues): la vente d’héroïne auprès de Français augmente à Figueras

Véhicule de la police catalane, les Mossos d'esquadra © Mossos d'esquadraSans tabous, les autorités policières de Figueres pointent du doigt le phénomène de 2015 : les saisies d’héroïne et de cocaïne auprès de revendeurs, dont les clients sont le plus souvent français, ont progressé en 2015.

Le trafic de drogues dures a augmenté cette année à Figueres, selon les statistiques de la police catalane, les Mossos d’esquadra, et de la police municipale. Depuis le mois de janvier, 1995 grammes d’héroïne et 465 grammes de cocaïne ont été saisis en centre-ville auprès de dealers de petites quantités. Le 15 décembre, l’inspecteur Alfonso Sánchez, chef du commissariat des Mossos, a détaillé ces chiffres en précisant que la vente de drogue à Figueres attire des consommateurs du Sud de la France, car les substances proposées sous le manteau, en premier lieu l’héroïne, présentent une «grande pureté», à un prix «très compétitif». Les autorités emploient des mots directs pour dépeindre la réalité, dans le but de la combattre.

Le cannabis pousse dans les quartiers Ouest

Depuis plusieurs années, les agents de police de la région de Figueres s’emploient aussi à identifier des plantations de cannabis, surtout dans les quartiers Ouest de la ville. Ces cultures illicites, en pleine recrudescence, ont donné lieu en 2015 à la saisie de 196 kilos de plants. En revanche, les saisies de cannabis prêt à consommer ont représenté 983 grammes en 2015, une quantité importante mais inférieur de moitié aux saisies d’héroïne.Afficher l'image d'origine

http://www.la-clau.net/info/11281/la-vente-lheroine-aupres-de-francais-augmente-a-figueres-11281

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FRANCE (OCRTIS): quant à la lutte contre le narcotrafic!

ecusson-OCRTIS« L’OCRTIS est devenu le premier narcotrafiquant de France! »

dixit un ancien magistrat instructeur

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Magouille institutionnelle, dossiers montés et arrangés, les « suceurs de roues » n’ont guère évolué depuis l’époque de Mario Le Corff. (Marc Fievet -NS 55 DNRED)

LIRE: NARCOTRAFIC: quand Mario Le Corff de l’OCTRIS montait des opérations douteuses…Mais ça c’était hier!

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https://narconews.fr/wp-content/uploads/2016/01/pour-marco.jpgpour marco

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SENEGAL (Trafic de drogue): le caïd Mamadou Lamine Keïta tombe avec 6 képas d’héroïne

 Khadim FALL

Caïd du trafic de drogue dure au populeux quartier de la Médina à Dakar, Mamadou Lamine Keïta a été perdu par ses traces, vendredi dernier, par une descente inopinée des limiers de la Sûreté urbaine de Dakar. Filé, le trafiquant est tombé avec 6 képas d’héroïne qu’il venait d’acquérir à Grand-Dakar.

C’est sous l’impulsion de son nouveau patron, le commissaire El Hadj Dramé, qu’une traque ardue continue a ciblé, ces temps-ci, la Médina et ses environs. Une démarche qui a permis de localiser une bonne partie des principaux tenanciers de ce commerce illicite dans ce populeux quartier de la capitale,  informe « l’Observateur ». Et, dans ce lot, figure Mamadou Lamine Keita qui opère à la rue 6. Pour le mettre hors d’état de nuire avec sa marchandise nocive, un dispositif de surveillance et de filature a été mis en branle après l’avoir infiltré. Ce qui a permis aux limiers de savoir que le bonhomme se ravitaillait dans un autre quartier réputé abriter un intense trafic de drogue dure.

Filé à son insu, il sera appréhendé dans la journée de vendredi, à la rue 31X8. Les limiers ont découvert sur lui une quantité de 6 képas d’héroïne qu’il s’apprêtait à écouler dans le marché noir. Interpellé sur la provenance de la drogue, Mamadou Lamine Keïta a indiqué s’être approvisionné auprès de son fournisseur attitré opérant à Grand-Dakar. Finalement, il a été placé en garde-à-vue pour trafic d’héroïne.

http://m.pressafrik.com/Trafic-de-drogue-Le-caid-Mamadou-Lamine-Keita-tombe-avec-6-kepas-d-heroine_a144498.html

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LUXEMBOURG (Quartier Gare): regard sur le commerce de la drogue

Publié le lundi 28 décembre 2015 à 15:08

Deux principaux gangs ont la mainmise sur le trafic de drogues du quartier Gare à Luxembourg
Deux principaux gangs ont la mainmise sur le trafic de drogues du quartier Gare à Luxembourg
Photo: Lex Kleren

Les rues où évoluent les dealers sont les rues Joseph Junck, de Strasbourg ou l’avenue de la Gare; leurs transactions avec les consommateurs se font au vu et au su de tous, se shootant dans des cours ou devant des pas-de-porte.

 Deux réseaux majeurs sévissent

La police grand-ducale est consciente du problème et pense que deux réseaux majeurs contrôlent le trafic de drogue dans le quartier Gare.

Les deux gangs seraient originaires de pays d’Afrique de l’Ouest: le Nigéria et la Guinée. Les activités du réseau nigérian ont amené à plusieurs reprises la police à un café situé au milieu de la rue de Strasbourg. Le gang a depuis déplacé ses activités à l’avenue de la Gare, entre deux fast-foods.

Les trafiquants de Guinée se sont installés dans un restaurant de la rue Joseph Junck. Cependant, prouver la responsabilité des patrons de bars ou de restaurants dans le trafic de drogue n’est pas évident, celui-ci se déroulant généralement en pleine rue. Et les bars changent fréquemment de main.

Des rôles bien définis

Le procédé est toujours le même: un éclaireur fait le guet au coin de la rue pour signaler la venue éventuelle de la police. Les intéressés prennent contact avec ce « runner » comme on le nomme.

Un autre reçoit l’argent de la transaction et un troisième se charge de rapporter la marchandise en quelques instants. Cette répartition des tâches entre plusieurs personnes rend le travail plus ardu pour la police pour qui il devient beaucoup plus compliqué d’assembler des preuves. Les dealers ne transportent ainsi que de très petites quantités de drogues sur eux, rarement plus de six petits sachets d’héroïne ou de cocaïne.

Les drogues elles-mêmes arrivent au Luxembourg via les Pays-Bas et l’Espagne. Le gang nigérian est plutôt spécialisé dans la cocaïne et le guinéen dans l’héroïne.

Un travail difficile pour la police

Pour la police, traquer tous ces dealers n’est pas évident. La plupart d’entre eux ont des papiers en règle, italiens la plupart du temps. Mais seule une minorité est enregistrée comme résidente au Luxembourg. L’équipe chargée de combattre les drogues a vu ses effectifs réduits il y a plusieurs années et les policiers craignent que la réorganisation de leur service ne provoque encore une réduction des effectifs, ce qui fera la joie des gangs.

Dans le cadre de l’enquête, les drogues vendues au Luxembourg sont testées dans un laboratoire d’Etat à Dudelange, où des scientifiques analysent leur composition chimique. Les résultats montrent que l’héroïne et la cocaïne sont souvent coupées avec des substances comme le lactose, la caféine ou le paracétamol.

Parmi les diluants retrouvés fréquemment dans les drogues au Luxembourg, le laboratoire a trouvé du Levasimol, un médicament vétérinaire permettant de vermifuger les animaux domestiques et qui peut être dangereux pour les êtres humains.

https://www.wort.lu/fr/politique/quartier-gare-a-luxembourg-regard-sur-le-commerce-de-la-drogue-56813fa30da165c55dc5040e

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FRANCE: Annecy assiégée par l’héroïne

Implantés à l’orée des bois qui entourent Annecy, les dealeurs vendent l’héroïne à 100 € les 5 g, soit deux fois moins cher qu’ailleurs en France.La ville est devenue une porte d’entrée de cette drogue en France via la Suisse proche et des réseaux d’Europe de l’Est.

Sébastien Roselé | 17 Déc. 2015,

Implantés à l’orée des bois qui entourent Annecy, les dealeurs vendent l’héroïne à 100 € les 5 g, soit deux fois moins cher qu’ailleurs en France.
(PhotoPQR/«le Dauphné libéré»/Gregory Yetchleniza.)

3,5, kg d’héroïne et 18 000 € en liquide. C’est un des derniers exemples en date des prises de la brigade des stups du commissariat d’Annecy (Haute-Savoie). Sur cette opération du 8 décembre, quatre ressortissants albanais ont été interpellés et placés en détention provisoire.

Ce qui ne pourrait n’être qu’un simple trafic de stupéfiants local se révèle être, depuis deux ans, un phénomène inquiétant sur les bords du lac, et qui pourrait même gangrener toute la région. Un sacré contraste avec l’image paisible et cossue associée à la ville. « Nous sommes confrontés à une implantation massive d’une mafia albanaise spécialisée dans la revente d’héroïne », explique le procureur d’Annecy, Eric Maillaud. Le magistrat décrit l’implantation progressive de dix à vingt points de vente situés à l’orée des bois tout autour de la cité lacustre, qui alimentent « entre 1 000 et 2 000 clients ». « Un dealeur interpellé nous parle de 17 kg d’héroïne qu’il a vendus en trois mois, pour un chiffre d’affaires de 350 000 € », ajoute-t-il.

C’est une nouvelle politique suisse plus répressive, ciblant les clients, qui a poussé les trafiquants albanais à se délocaliser en France. Baptisée Hydra et lancée en 2011, cette opération a progressivement dissuadé les acheteurs français de traverser la frontière. « Pour être au plus près des clients, les dealeurs se sont installés d’abord à Annemasse (ville française à deux pas de Genève et à 50 km d’Annecy) », explique un fonctionnaire. Et ils ont continué leur progression.

Selon un autre agent, l’expansion ne fait que commencer : « On perd du terrain ! » Policiers et parquet sont incapables d’évaluer avec précision les quantités revendues, les chiffres d’affaires et le circuit permettant d’alimenter les points de vente. La drogue, elle, vient d’Afghanistan. «  Elle est acheminée par des réseaux turcs avec lesquels leurs collègues albanais entretiennent des relations historiques », explique un fonctionnaire français basé en Albanie et chargé de lutter contre les trafics.

Un réseau tombe, un autre prend la relève

Pour asseoir leur business, les mafieux mènent « une politique commerciale agressive », note le procureur Maillaud. La drogue est vendue 100 € les 5 g, soit 20 € le gramme, deux fois moins cher que partout ailleurs en France. Mieux, le produit vendu est de très bonne qualité, avec une teneur en héroïne oscillant entre 12 % et 18 %, quand la qualité moyenne nationale tourne autour des 5 %*.

Le système est bien rodé. Un contact parlant français accueille au téléphone les consommateurs qui lui passent commande. Un rendez-vous est donné. La transaction se fait par un autre vendeur dans les bois. La drogue est cachée dans une souche d’arbre, l’argent dans une autre. Et quand un réseau tombe, le contact téléphonique, qui n’a pas été arrêté, relance les clients. « Il envoie même des SMS aux 200 ou 300 clients de son prédécesseur ! Ça peut faire sourire mais c’est terriblement inquiétant », relate le procureur. Certains consommateurs sont même incités, contre un gramme gratuit, à faire venir de nouveaux clients.

* Source : Observatoire français des drogues et des toxicomanies.

Une drogue qui revient en force

Dans une note confidentielle datant d’avril dernier, la direction centrale de la police judiciaire relève « une hausse exceptionnelle de 74 % des saisies d’héroïne » en France en 2014, comparé à 2013. Les quantités de drogue interceptées sont passées de 570 kg à 990 kg. Il s’agit des derniers chiffres disponibles. Dans ce même document, la police judiciaire considère que « cette augmentation témoigne d’une présence accrue de l’héroïne sur le territoire national ».

Ce retour de l’héroïne fait suite à une période de raréfaction de ce produit hautement addictif en France et, plus généralement, en Europe dans les années 2011 et 2012, à la suite du « démantèlement de grosses structures d’approvisionnement », explique-t-on du côté de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Pour autant, le nombre de consommateurs resterait stable. L’observatoire évalue à 600 000 le nombre de consommateurs qui auraient déjà pris de l’héroïne au moins une fois dans leur vie en France. Ce qui reste très marginal par rapport à d’autres produits. « C’est presque quatre fois moins que le nombre d’expérimentateurs de cocaïne. »

Pas de hausse des consommateurs, certes, mais, reconnaît l’OFDT, « l’intérêt pour l’héroïne semble aujourd’hui plus net, au détriment de celui pour des médicaments de substitution, car le produit est plus disponible depuis deux ans et sa pureté augmente ». La police judiciaire, elle, met en garde contre « la reprise de ce trafic qui laisse percevoir l’implantation durable en France de filières d’acheminement. Il pourrait s’accroître dans les prochaines années en raison de la disponibilité croissante de l’opium dans les zones de production (notamment en Afghanistan) ».

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/annecy-assiegee-par-l-heroine-17-12-2015-5378797.php

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FRANCE (Rouen): un trafiquant de drogue démasqué lors d’une vente en voiture – France 3 Haute-Normandie

Publié le 24 décembre 2015

patrouille nuit police

© Olivier Arendel/ Max PPP

Sylvie Callier

La brigade anti-criminalité de Rouen a pris en flagrant délit un vendeur et son client le 17 décembre dernier à Rouen en pleine transaction

Le vendeur âgé de 39 ans avait sur lui de petites quantités d’héroine, cocaine, cannabis. Son client de 34 ans avait quatre-vingt dix euros en espèces.

Les policiers ont fait une perquisition au domicile du vendeur de drogue. Avec eux un chien au flair affûté pour la recherche de stupéfiants. Dans plusieurs caches, les policiers ont trouvé 700 grammes d’héroine, 150 grammes de cannabis et une petite quantité de cocaine. 

Une balance faisait aussi partie des objets suspects. Plus de 3000 euros en liquide ont aussi été retrouvés.

L’homme interpellé devait comparaitre le 20 décembre. L’audience a été reportée. Il est placé en détention provisoire. l’enquête se poursuit.

http://m.france3-regions.francetvinfo.fr/haute-normandie/rouen-un-trafiquant-de-drogue-demasque-lors-d-une-vente-en-voiture-891141.html

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FRANCE (Besançon): 19 kilos d’héroïne saisis

Près de 19 kilos d’héroïne ont été saisis lors d’une opération anti-drogue à Besançon au cours de laquelle trois jeunes hommes ont été arrêtés et placés en garde à vue, ont annoncé aujourd’hui le parquet et la police.

Au cours de l’opération, près de 19 kg d’héroïne, un kilo de cocaïne, 6 kilos de produits de coupe et un kilo de résine de cannabis ont été saisis par les enquêteurs. Quelque 5900 euros d’argent liquide, une balance, une presse pour compacter la drogue coupée ainsi qu’un bâton d’explosif ont également été découverts. Trois suspects d’une vingtaine d’années ont été interpellés et placés en garde vue. Deux d’entre eux, mis en examen pour trafic de stupéfiants ont été placés en détention provisoire par le parquet de Besançon.

Le troisième suspect devait être déféré au parquet aujourd’hui. La valeur de la drogue a la revente est estimée à au moins 650.000 euros, ont précisé le substitut du procureur de Besançon Emeline Herlet, le commissaire Patrick Roussel, le lieutenant-colonel Julien Jeammaud du GIR lors d’une conférence de presse. Les suspects qui occupaient illégalement un appartement appartenant à un bailleur social, étaient connus de la justice, et avaient été condamnés pour des faits similaires.

A l’arrivée des enquêteurs, les trafiquants présumés ont pris la fuite par l’extérieur avant d’être interpellés. Ils ont pris de « gros risques » pour s’enfuir, a commenté le commissaire divisionnaire Patrick Roussel. L’opération a été menée dans la nuit de dimanche à lundi dans un appartement d’une barre d’immeuble du quartier sensible dit des « 408 » à Besançon. Le lieu visé par l’opération était semble-t-il « un appartement de conditionnement, pas de revente », selon le commissaire Roussel.
Il s’agit de la plus importante saisie d’héroïne jamais réalisée à Besançon, selon une source policière.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/12/23/97001-20151223FILWWW00246-besancon-19-kilos-d-heroine-saisis-3-arrestations.php

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FRANCE: un couple avec un enfant arrêté avec 14,5 kg d’héroïne, près du Havre

Le couple a été interpellé en gare de péage de Saint-Romain-de-Colbosc, sur l’A29, près du Havre. | Google maps

Un homme et une femme de 52 et 49 ans ont été interpellés, la semaine dernière, à Saint-Romain-du-Colbosc. Dans la roue de secours de leur véhicule : 14,5 kg d’héroïne.

Samedi 19 décembre 2015, les enquêteurs de la brigade des stupéfiants du Havre (Seine-Maritime) ont interpellé un couple, en gare de péage de Saint-Romain-de-Colbosc, sur l’autoroute A29. Dans la roue de secours de leur véhicule, ils ont découvert 14,5 kilogrammes d’héroïne, pour une valeur marchande de près de 600 000 €.

« Nous savions que ces deux suspects revenaient d’un voyage aux Pays-Bas et avions mis en place un important dispositif de surveillance », rapporte une source policière à Normandie-actu.

L’homme et la femme, originaires du Havre, voyageaient avec leur enfant, âgé d’une dizaine d’années. Ils étaient connus pour des faits de consommation d’héroïne et ont été placés en garde à vue.

Mercredi 23 décembre 2015, une information judiciaire devrait être ouverte à leur encontre.

http://www.ouest-france.fr/normandie/un-couple-avec-un-enfant-et-145-kg-dheroine-interpelle-pres-du-havre-3935364

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U.K (Liverpool Crown Court): Merseyside prison cell drugs baron given further jail sentence

 Christopher WelshImage copyright Merseyside
Police Image caption Christopher Welsh, 37, was already serving a 17 year sentence for trafficking drugs when he set up an operation from his cell

A drug dealer who ran a « massive » operation from his prison cell has been sentenced to a further 12 years in jail.

Christopher Welsh was already serving nearly 17 years for his part in a multi-million pound drugs plot after being jailed in 2013.

The 37-year-old supplied heroin, cocaine and amphetamines to criminals in Scotland from inside HMP Garth.

He was sentenced along with 10 others at Liverpool Crown Court.

Welsh was transferred from Garth to HMP Lowdham Grange in Nottinghamshire when his mobile phone and SIM cards were confiscated.

Another man, Neil Sutemire, then began a second operation supplying drug dealers in Cumbria, Teesside and North Wales.

drugs in sieve and in plastic bagImage copyright Merseyside Police
Image caption Christopher Welsh supplied heroin, cocaine and amphetamines to criminals in Scotland

Sutemire, 42 from Bootle, Liverpool was sentenced to a total of 14 years.

John Reid, 31, who ran the Scottish operation, was sentenced to nine years and four months.
‘Complete contempt’

A former nursery nurse, 36 year-old Wendy Abraham from Kirkby, was sentenced to 10 years and six months for working as a courier and allowing her home to be used as a safe house to store drugs.

She also smuggled phones and drugs into prison, the court heard.

The conspiracy was uncovered by officers working for Titan, the regional crime unit.

Judge Denis Watson QC said it was « a depressing truth » that so much crime flows from the evils of drug supply. He described Welsh, originally from Wirral, as a « sophisticated, determined and calculating criminal with complete contempt for the law ».

Det Supt Jason Hudson, head of operations at Titan, said: « The audacity of Christopher Welsh and his associates is astounding but it has ultimately been his downfall and for that he is now paying a very heavy price indeed. »

http://www.bbc.com/news/uk-england-merseyside-35151232

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BIRMANIE (triangle d’or): Rangoun croît au milieu du trafic d’opium

Mis en ligne le 17.12.2015

Julie Zaugg et Clément Bürge Birmanie

Clément BürgeLe chemin de boue rouge zigzague entre les plantations de gingembre, d’avocats et de mangues.

Au-dessus: la crête des montagnes bleutées de l’Etat Shan, au nord-est de la Birmanie. En contrebas: les toits de tôle des maisons en bambou tressé du village de Ho Hwait, scintillants sous le soleil. Et, au détour d’un col, un vallon, couvert de pavots à opium. Les petites tiges vertes aux feuilles crénelées s’étalent à perte de vue, au milieu d’une forêt d’épis qui ont noirci sur leur tige.

«Le maïs sert à cacher les plantations de pavot», signale Hnin Sandar, une habitante de ce village où tout le monde cultive l’opium. Après la floraison, la sève violette contenue dans le bulbe du pavot sera récoltée à la main, puis séchée sous forme de boule.

Planté au bout d’une route en gravier qui serpente entre les rizières et les forêts de bambou, à une heure et demie de la ville la plus proche, Taunggyi, le village de Ho Hwait se situe dans la «zone noire», c’est-à-dire en territoire Pa-O, un groupe tribal armé qui contrôle une partie de l’Etat. Et se trouve aussi au cœur du Triangle d’or. Une région à cheval sur la Birmanie, la Thaïlande, le Laos et la Chine, qui génère une bonne partie de l’opium mondial.

La production de la pâte brune qui sert de matière première à l’héroïne a explosé ces dernières années. En 2014, la Birmanie en a généré 670 tonnes, contre 320 tonnes en 2006. Le pays est aujourd’hui le deuxième producteur mondial d’opium derrière l’Afghanistan.

La culture de cette plante psychotrope a déjà une longue histoire dans cette partie du monde. «Ce sont les troupes du parti politique du Guomindang, réfugiées dans le nord de la Birmanie après la prise de pouvoir par les communistes chinois en 1949, qui l’ont introduite», détaille Sai Lone, un humanitaire originaire de l’Etat Shan qui travaille pour Swissaid. Au départ de ces troupes, ce sont les minorités ethniques Wa et Kokant, en lutte contre le régime militaire birman, qui se sont emparées d’une partie du trafic de l’opium, comme l’ont fait, de leur côté, les milices créées par le gouvernement pour lutter contre les insurgés.

Cet équilibre précaire a été rompu au début des années 2000, quand les Wa et les Kokant, mis sous pression par Pékin, ont décrété une suspension de la culture du pavot, faisant ainsi chuter la production d’opium. Pas pour longtemps. «Ces interdictions ont alors engendré une migration des régions frontalières avec la Chine vers le sud de l’Etat Shan», raconte encore Sai Lone. La culture d’opium y a repris de plus belle dès 2006, cette fois dans les zones sous contrôle Shan et Pa-O.

Opium ou café?

Dans le village de Ho Hwait, plusieurs femmes se sont rassemblées dans une salle revêtue de linoléum bleu. Orné d’un petit temple bouddhiste, devant lequel sont posées des offrandes, cet espace sert de lieu de rencontre aux habitants. Assises en tailleur à même le sol, les femmes débattent du choix de remplacer une partie de l’opium par du café, sous l’égide d’un projet pilote de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime. «Il va falloir attendre encore deux ans avant que le café, planté en 2014, ne génère des profits, fait remarquer Hnin Sandar. En attendant, nous devons manger.»

Ces populations, qui pratiquent une agriculture de subsistance sur des coteaux escarpés à plus de 1500 mètres d’altitude, sont extrêmement pauvres. «Elles parviennent à faire pousser de quoi se nourrir durant huit mois de l’année, ensuite elles doivent générer de l’argent pour acheter à manger pour les quatre mois restants», souligne Akiko*, une travailleuse humanitaire japonaise.

Pour ces populations, la culture du pavot à opium représente plusieurs avantages: il pousse aisément, même en altitude, dans les sols de mauvaise qualité. Et l’opium peut être stocké durant de longs mois avant d’être monnayé petit à petit. Vendu en portion de 1,6 kilo valant de 600 000 à 1 million de kyats (entre 630 et 720 francs), il est facile à transporter. «Certains villages se trouvent à cinq jours de marche du prochain marché», précise Akiko.

«La plupart de ces paysans dépendent de l’opium pour 40 à 50% de leurs revenus, souligne Jochen Wiese, responsable du projet de substitution de café de l’ONU. Cela leur permet de gagner environ 1200 dollars par an.» Ce grand Allemand flegmatique aux airs de Bill Murray a passé vingt-huit ans à convaincre les cultivateurs de coca au Pérou de passer au café. Il veut réitérer l’exercice en Birmanie.

Dans la salle communautaire de Ho Hwait, les visages des femmes se sont subitement refermés. La discussion a pour objet les trafiquants qui viennent leur acheter l’opium. Qui sont-ils? «Je ne sais pas: ils viennent la nuit, nous ne voyons pas leur visage», lâche Ma Nang Kyu, une villageoise.

Des trafiquants protégés

«Les acquéreurs sont en général des hommes d’affaires locaux qui ont un pied dans l’économie formelle et un pied dans les trafics en tout genre: opium, méthamphétamine, jade, teck», note Patrick Meehan, un chercheur britannique qui s’apprête à publier une thèse sur ce sujet. La récolte d’opium est ensuite transformée en héroïne dans des laboratoires de fortune, puis acheminée de l’autre côté de la frontière chinoise, à pied et à dos de mules.

Elle arrive dans la province du Yunnan, frontalière de la Birmanie, puis est distribuée dans le reste du pays par des groupes liés aux triades de Hong Kong ou de Taiwan. «La demande a explosé en Chine ces dernières années, 90% de l’opium birman y est exporté», fait remarquer Tom Kramer, un expert de la drogue basé en Birmanie. L’Empire du Milieu compte désormais 1,3 million d’héroïnomanes.

Rien ne distingue le bureau de l’Armée de l’Etat Shan du Sud (SSA-S) des autres maisons qui bordent cette ruelle tranquille de Taunggyi, si ce n’est les barbelés qui l’entourent et le drapeau rouge orné d’un fusil et d’un sabre qui flotte sur le toit. A l’intérieur, le général Sai Oo sirote un thé sucré assis sur un grand canapé en similicuir gris, un talkie-walkie à la main. Ce groupe armé fondé en 1995 est l’une des principales factions ethniques en lutte contre le régime militaire.

«Le gouvernement protège les trafiquants et permet à l’héroïne de passer la frontière, dénonce le général. Lorsqu’il procède à des arrestations, ce n’est que du menu fretin, jamais les gros poissons.» La plupart des soldats ne reçoivent pas de salaire de l’Etat central et se financent en soutirant des pots-de-vin aux cultivateurs d’opium et aux trafiquants. Plusieurs observateurs locaux disent avoir vu des convois de l’armée accompagner les chargements de drogue jusqu’à la frontière.

Les factions rebelles, comme la SSA-S, et les milices progouvernementales ne sont pas non plus des oies blanches. «Ces formations récoltent un impôt auprès des cultivateurs d’opium dans les zones sous leur contrôle», détaille Tom Kramer. Cette taxe peut atteindre 20 millions de kyats (14 400 francs) par village et par saison.

Baron de la drogueHLEDAN CENTER, Rangoun Le complexe comprenant un centre commercial et des bureaux a été construit par l’entreprise Asia World, un conglomérat fondé par le baron de la drogue Lo Hsing Han et dirigé par son fils, Steven Law.

Le Hledan est l’un des centres commerciaux les plus chics de Rangoun. Une boutique Tissot y côtoie de petites échoppes vendant des nids d’hirondelle, des bracelets en jade et du thé à bulles. Des enfants sillonnent les couloirs, perchés sur des éléphants à roulettes électriques.

C’est l’une des dernières œuvres d’Asia World, un conglomérat fondé en 1992 par Steven Law. Cet homme d’affaires discret de 57 ans est le fils du baron de la drogue Lo Hsing Han, décédé en 2013. Ce dernier «avait reçu une concession de la part de l’ex-premier ministre birman Khin Nyunt lui permettant de pratiquer la culture et le trafic d’héroïne», selon un câble diplomatique américain publié par WikiLeaks. En 2008, les Etats-Unis l’ont accusé d’avoir, avec son fils, monté «un empire de la drogue».

Asia World se trouve derrière les principaux projets immobiliers de Rangoun. La firme a construit l’aéroport de la ville et l’exploite. On lui doit aussi le principal port de Rangoun, le Traders Hotel, un établissement de luxe, ainsi que la chaîne de supermarchés Asia Light. Elle a également construit un pipeline gazier et pétrolier qui relie la Birmanie à la Chine, et une bonne partie de Naypyidaw, la nouvelle capitale créée par le régime militaire en 2005.

Asia World n’est pas le seul conglomérat né de l’argent de la drogue à avoir investi dans l’économie birmane. A Rangoun, le coût moyen d’un appartement a augmenté de 600% en dix ans. A près de 750 dollars en moyenne le mètre carré, la location d’un logement y coûte plus cher qu’à Bangkok. «Cette bulle immobilière est alimentée par l’argent du trafic, précise Tom Kramer. La plupart des acquisitions se font en cash, sans reçu et à des prix défiant toute logique.»

Blanchiment dans l’immobilier

Sachant que la Birmanie produit environ 70 tonnes d’héroïne par an, les profits générés par ce trafic pourraient atteindre 2 milliards de dollars par an. «Cet argent a servi de capital de départ pour toute une série d’entreprises birmanes créées par des hommes d’affaires impliqués dans le trafic de drogue, explique Patrick Meehan. Ils ont par la suite utilisé ces firmes pour blanchir les profits tirés d’activités illicites en les investissant dans des projets immobiliers.»

Shwe Taung, une entreprise créée en 1990 par Aik Htun, un homme d’affaires shan que les Etats-Unis ont dans leur collimateur en raison de ses liens avec le trafic d’héroïne, en fait partie. La firme a construit un mall à Rangoun appelé Junction Square, des bureaux, des hôpitaux et une école. L’homme de 67 ans se trouve encore derrière Asia Wealth Bank, un établissement dont la licence a été révoquée en 2005 en raison de ses activités de blanchiment d’argent.

Le Hong Pang Group, créé par Wei Hsueh-kang, un ex-associé du baron de la drogue Khun Sa recherché par la justice américaine, a pour sa part construit une partie de l’autoroute Rangoun-Mandalay. Le milicien Kyaw Myint se trouve quant à lui derrière la banque Mayflower, accusée de blanchiment d’argent aux Etats-Unis et fermée par l’Etat birman en 2005. Il se concentre aujourd’hui sur sa société immobilière Chin Su et ses usines de papier. En 2010, il a été élu au Parlement régional de l’Etat Shan, aux côtés de cinq autres trafiquants, sous les couleurs du parti de la junte militaire, l’USDP.

L’aéroport de Rangoun est un étrange pot-pourri architectural. Le rectangle tout de verre et d’acier du terminal international trône à côté d’une pagode dorée d’où partent les vols domestiques. Construit par Asia World en 2007 pour 13,3 millions de dollars, il sera bientôt assorti d’un nouveau terminal. Il pourra alors accueillir 6 millions de passagers par an. Cela rapportera 120 millions de dollars par an au conglomérat de Steven Law, rien qu’en taxes de passagers.

* Prénom d’emprunt.

http://www.hebdo.ch/hebdo/cadrages/detail/rangoun-cro%C3%AEt-au-milieu-du-trafic-d%E2%80%99opium

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FRANCE (Cancon): saisie de 8,5 kg de cannabis et d’une presse à cocaïne

Photo Fred PascaudPhoto Fred Pascaud

 

 

Mercredi après-midi, le service des enquêteurs de la police judiciaire de Bordeaux est revenu dans le village de Cancon. Les policiers ont procédé à de nouvelles perquisitions. La première a concerné un véhicule stationné sur une place du village depuis l’été. Il s’avère que cette voiture a été volée sur le bassin d’Arcachon, en Gironde, cet été, et a ensuite été faussement immatriculée.

À l’intérieur du véhicule, les policiers ont mis la main sur 8,5 kg de résine de cannabis. La deuxième perquisition concernait à nouveau le domicile du Canconnais, âgé de 28 ans. La police judiciaire de Bordeaux a trouvé une presse à cocaïne, outil permettant de tasser la cocaïne dans son conditionnement pour la convoyer ensuite.

Des saisies qui vont se rajouter au dossier de cette affaire de stupéfiants à grande échelle. Pour rappel, lundi 13 décembre, aux environs de 5 h 30, une importante opération de police judiciaire, sous la direction de la sûreté départementale de Bordeaux, avec l’appui d’un groupe du RAID, d’un hélicoptère de la gendarmerie, avait lieu à Cancon, dans une habitation rue de la Briotte, dans le cadre d’une commission rogatoire d’un juge bordelais. Deux hommes étaient interpellés : un Canconnais de 28 ans et un homme originaire de Troyes, âgé de 32 ans.

Au cours de la perquisition, les policiers bordelais ont trouvé 3 kg de stupéfiants, cocaïne, héroïne et cannabis en quantité égale, ainsi que 980 g d’explosif, du TNT semble-t-il, et un détonateur. Le Troyen se servait semble-t-il de la maison du Canconnais comme entrepôt. Hier, les deux suspects étaient toujours en garde à vue à Bordeaux.

http://www.ladepeche.fr/article/2015/12/18/2240823-apres-8-5-kg-cannabis-presse-cocaine.html

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FRANCE (Gaillon (27) : trafic d’héroïne en milieu rural – France 3 Haute-Normandie

Publié le 11 décembre 2015 à 12h47, mis à jour le 11 décembre 2015 à 12h51

carte google Gaillon

© Capture Google Map

Sylvie Callier

Les gendarmes de l’Eure et de Seine-Maritime ont interpellé lundi 7 décembre quatre personnes soupçonnées de faire du trafic d’héroïne à Gaillon dans l’Eure 167 grammes d’héroïne, deux balances de précision, du cannabis,  et de l’argent en liquide;

L’enquête des gendarmes a fait mouche.

Le 7 décembre, une opération mobilisant les gendarmes de Gaillon, les Andelys, le groupe cynophile de l’Eure et une unité venue de Rouen a permis d’interpellé 4 individus et de perquisitionner leurs domiciles.

D’autres personnes soupçonnées de faire partie des consommateurs d’héroïne ont reçu la visite des gendarmes.

Trois des quatre interpélés ont été présentés devant le parquet ce jeudi 10 décembre et convoqués devant le tribunal correctionnel en février.

http://m.france3-regions.francetvinfo.fr/haute-normandie/eure/gaillon-27-trafic-d-heroine-en-milieu-rural-879671.html

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FRANCE (opération anti-drogue en Charente et en Dordogne): saisie de 12 kg d’héroïne

Trafic – 03 Décembre

Une opération de démantèlement d’un réseau de drogue entre la Charente et la Dordogne a permis la saisie de 12 kg d’héroïne et l’arrestation d’une dizaine de personnes.

Dans le cadre d’une enquête menée par un juge d’instruction d’Angoulême, les gendarmes avaient mis sous surveillance deux sites, l’un à Chalais, en Charente, et l’autre au Pizou, petite commune du département voisin de la Dordogne.

Une perquisition effectuée le 1er décembre au Pizou, au domicile d’un des trafiquants présumés, a abouti à la saisie de 9 kg d’héroïne. Simultanément, les gendarmes perquisitionnaient à Chalais, découvrant trois autres kilos de drogue. Au total, la valeur marchande des 12 kg d’héroïne est évaluée à quelque 500 000 euros.

Au total, une dizaine de personnes âgées de 27 à 45 ans soupçonnées de faire partie du réseau ont été interpellées et placées en garde à vue. Elles devraient être déférées vendredi devant le juge d’instruction.

Le mois dernier, la police d’Angoulême avait déjà saisi 2,5 kg d’héroïne à Soyaux (Charente). L’an dernier, les douanes françaises ont saisi au total 546 kg d’héroïne, deux fois plus qu’en 2013.

http://www.ouest-france.fr/faits-divers/trafic/operation-anti-drogue-en-charente-et-en-dordogne-12-kg-dheroine-3887993

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CONSOMMATION: la carte du monde des drogues révèle quelques surprises!

Par: rédaction
2/12/15 – 12h24  © photo news.

Une cartographie des habitudes des consommations de drogues par pays révèlent de grandes disparités selon les continents et les pays concernés. La Belgique ne figure pas dans cette étude qui érige l’Ecosse au rang du pays le plus amateur de cocaïne.

L’association Recovery Brand a utilisé les données recueilles en 2014 par l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime en fonction des habitudes de consommation de drogues et du type de traitement des addictions.

  1. Read more:

http://www.recoverybrands.com/  and tohttp://recoverybrands.com/drug-treatment-trends/ .

Comme le révèle The Independant, il s’en dégage un classement (où ne figure pas la Belgique) selon les régions du globe. La drogue la plus consommée au monde reste le cannabis, selon les informations recueillies par l’ONUDC. Notamment en Islande, où près d’une personne sur cinq fume de l’herbe (la fréquence de consommation n’est pas précisée).

Sa consommation dans les pays étudiés dépasse les autres psychotropes à l’exception du Salvador, de la Thaïlande, du Laos ou des Philippines, où prédominent des stimulants de type amphétamines. La Nouvelle-Zélande et l’Amérique du nord complète le podium.

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Si le Canada apprécie les effets de la THC, les Etats-Unis luttent contre la dépendance aux « opoïdes », soit des médicaments disponibles en pharmacie types morphine, méthadone ou codéine. Un mal qui ronge l’Europe, même si on découvre que l’Ecosse et l’Espagne sont les pays les plus accros à la cocaïne.

Les îles britanniques sont particulièrement touchées puisque l’Angleterre et le pays de Galles complètent le top 5 sans que l’étude n’apporte une réponse objective aux raisons d’une telle présence.

Contre toute attente, la Colombie, plus gros producteur de cocaïne au monde, ne figure même pas dans le top 10.

L’intérêt de cette étude est notamment de mettre en évidence les paramètres qui influencent le type de drogue présent sur un territoire. Par exemple, la circulation de l’héroïne en Iran est favorisée par la proximité du pays avec l’Afghanistan, connue pour être le premier producteur mondial d’Opium. Iran qui, à l’instar de la Nouvelle-Zélande, souffre du plus grand taux de cure de désintoxication par nombre d’habitants de la planète. Entre 1 et 3% de la population moyenne iranienne abuse d’héroïne et de méthamphétamine.

Cette dernière serait, selon le Washington Post, très prisée par les femmes.
Selon le quotidien américain, le crystal meth, est appréciée de la gent féminine pour ses « vertus » amaigrissantes, en occultant ses ravages.

© ap.
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http://m.7sur7.be/7s7/m/fr/1506/Sciences/article/detail/2543848/2015/12/02/La-carte-du-monde-des-drogues-revele-quelques-surprises.dhtml

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COCAINA: ¿ha cambiado el mercado? – Público.es

‘Público’ y la Encuesta Global sobre Drogas se asocian de nuevo para estudiar el consumo en España. El objetivo del sondeo, que el año pasado logró más de 100.000 participantes en 50 países, busca analizar el consumo en España de alcohol, cannabis, cocaína o anfetaminas y contabilizar las personas que compran drogas a través de Internet.

 
Un empaque de cocaína.

MADRID.- La cocaína sigue siendo una de las drogas más consumidas en todo el mundo. En España, se estima que aproximadamente un 10% de la población la ha probado alguna vez en la vida y que un 1% es consumidora habitual. Su precio se ha mantenido relativamente estable, en torno a unos 60 euros por gramo, independientemente de las épocas de crisis o de bonanza. Quizá sea esta una muestra de lo importante que es el mercado global de esta sustancia.

Como todo mercado, el mercado de la cocaína genera ingentes beneficios económicos. Su elevado precio y las tácticas del mercado hacen de éste un negocio muy lucrativo. Sin embargo, algunos expertos comienzan a alertar de que este negocio ha comenzado a moverse para competir con la llegada de nuevas drogas y atraer a clientes con diferentes poderes adquisitivos y expectativas. Así, el Observatorio Europeo para las Drogas y las Toxicomanías (EMCDDA) advirtió en su último informe de 2015 de que la pureza de la cocaína está experimentando un aumento aunque su precio permanece relativamente estable.

Sin embargo, no toda la cocaína que se vende es realmente cocaína. El uso de adulterantes es habitual para incrementar los beneficios económicos de quien trafica con ella. Los adulterantes más habituales, tal y como ha encontrado el programa Energy Control de la Asociación Bienestar y Desarrollo, suelen ser el levamisol, la fenacetina y anestésicos locales como la procaína o la tetracaína que simulan el efecto de adormecimiento (anestesia) típico de la cocaína. El levamisol, un antiparasitario, parece potenciar los efectos de la cocaína aunque no está exento de riesgos. Su consumo regular aumenta el riesgo de necrosis vascular y de agranulocitosis. Algunos de estos adulterantes pueden ser añadidos en el punto de producción, mientras que otros pueden añadirse durante su distribución.

Aun así, la cocaína sigue siendo la droga más cara. Según los resultados de la Encuesta Global sobre Drogas del pasado año, con la que Público colabora desde hace tres años, la mayoría de personas usuarias de cocaína (en torno al 80%) la consumen en unas 10 ocasiones al año en la mayoría de países y pagan por ella un precio medio de 70 euros por gramo. La cantidad habitualmente consumida suele ser medio gramo. Nueva Zelanda y Australia son los países donde la cocaína es más cara: un gramo puede costar unos 200 euros. Por el contrario, donde es más barata es en Brasil: unos 12 euros.

Los resultados de esta encuesta en España nos permitieron saber cosas como que la mayoría de quienes dijeron haber tomado cocaína, lo hacían esnifándola, sacando unas 12 rayas de cada gramo y, en la mayoría de casos, tomándola junto con alcohol. Efectivamente, este suele ser el patrón habitual y podemos conocerlo gracias a este tipo de encuestas. Los resultados son de gran importancia y utilidad porque permiten, no sólo mejorar nuestro conocimiento sobre los hábitos de consumo de esta sustancia y otras, sino mejorar también la información que podemos darle para que los potenciales problemas derivados de su consumo sean los menores posibles.

La encuesta es totalmente anónima y se puede participar en ella a través de este enlace. El año pasado más de 100.000 personas de 50 países aportaron su experiencia en el consumo de drogas para convertir esta encuesta en una de las más importantes que se realizan en el mundo.

http://m.publico.es/sociedad/1942224/cocaina-ha-cambiado-el-mercado

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FRANCE (narcotrafic maritime): la DACG (Direction des affaires criminelles et des grâces) a réuni l’ensemble des acteurs de l’action de l’Etat en mer pour des rencontres France – Espagne – Italie

Lutter contre le trafic de stupéfiants en haute mer

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L’action de l’État en mer : une compétence partagée

Du 25 au 27 novembre 2015 dans l’emprise de la base navale de Toulon, Robert Gelli, directeur des affaires criminelles et des grâces, a organisé des rencontres internationales sur la lutte contre le trafic de stupéfiants en haute mer.

Cette initiative, soutenue par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) et organisée avec l’appui de la Préfecture maritime Méditerranée, a permis de réunir tous les acteurs institutionnels concernés par le transport de stupéfiants en mer en France, en Espagne et en Italie :magistrats, policiers, militaires, douaniers spécialisés dans le traitement de cette criminalité organisée ainsi que des représentants du secrétariat général à la mer et du ministère des affaires étrangères  français.

Contexte et enjeux

.Ce séminaire s’inscrit dans un contexte particulièrement dense. En effet, la lutte contre les trafics de stupéfiants en haute mer présente un .caractère éminemment international nécessitant une coopération forte de l’ensemble des Etats concernés, aux premiers rangs desquels figurent l’Espagne et l’Italie dans la zone Méditerranée. Par ailleurs, la lutte contre le trafic de stupéfiants a connu une activité particulièrement intense  depuis 2013 (arraisonnements du navire ADAM, du LUNA-S et du STINA en 2013, notamment). Enfin, l’immigration irrégulière par voie maritime a pris une dimension humaine et juridique particulière en Méditerranée, appelant une réponse adaptée.

Ainsi, le partage d’expérience acquise par chaque État et la coopération transfrontalière apparaissent essentiels pour l’appréhension desréseaux criminels transnationaux, dont le narcotrafic constitue l’une de leurs principales sources de financement.

Publics concernés et programme des rencontres

.Ce séminaire consacré à la lutte contre le trafic en haute mer a réuni, mercredi 25 novembre, les autorités françaises intervenant dans le dispositif interministériel de l’action de l’État en mer : autorités judiciaires (procureurs généraux et procureurs de la République  des ressorts concernés, magistrats du siège et du parquet des JIRS qui traitent ce contentieux)  et services spécialisés français de l’action de l’État en mer : secrétariat général de la Mer, Marine nationale, Douanes, services de police et ministère des affaires étrangères et du développement international.

.Jeudi 26 novembre, les participants français ont été rejoints par leurs homologues espagnols et italiens. Ils ont pu évoquer avec eux les évolutions récentes des trafics de stupéfiants en haute mer, préciser les dispositifs de chaque pays en la matière et échanger sur les stratégies communes à mettre en place pour intensifier les échanges et mieux lutter contre cette criminalité organisée.

 

Vendredi 27 novembre au matin, l’ensemble des participants était invité par la Marine nationale à bord d’une frégate pour une démonstration à la mer des capacités d’action des forces navales lors d’un arraisonnement d’un navire de narcotrafiquants.

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Les participants ayant souligné l’intérêt de ces rencontres et les échanges ayant été particulièrement denses et fructueux, Robert Gelli a, en conclusion, annoncé la pérennisation de ces journées d’échanges tous les 18 mois.

http://www.justice.gouv.fr/justice-penale-11330/lutter-contre-le-trafic-de-stupefiants-en-haute-mer-28518.html

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FRANCE (Bellenglise): sa visite en Hollande cachait l’achat d’héroïne – Faits divers – L’Aisne Nouvelle

  Parti pour acheter une voiture, l’accusé est revenu avec de l’héroïne. Photo illustration. Parti pour acheter une voiture, l’accusé est revenu avec de l’héroïne.

Jérémy Parmentier n’a pas le profil du trafiquant de drogue, du dealer de grand chemin. Pourtant, tant le procureur de la République ainsi que son avocat ont trouvé le qualificatif pour résumer cette affaire : stupidité.

Ce Hamois de 32 ans a été arrêté le 27 novembre dernier à Bellenglise lors d’un banal contrôle routier. Son véhicule est fouillé et les gendarmes trouvent dans un accoudoir un pain emballé dans du scotch, qui, après analyse, contient 213 grammes d’héroïne. À la barre, l’accusé déballe alors une histoire pour le moins saugrenue. Il s’est rendu à Rotterdam pour faire l’acquisition d’un véhicule pour son travail chez un grossiste en véhicules d’occasion. Mais rencontre sur le parking deux semi-grossistes en drogues dures qui lui proposent de travailler pour eux. S’il reconnaît, au début, ne pas avoir prêté l’oreille à cette offre, il rappelle ces deux personnes avant un nouveau voyage aux Pays-Bas, cédant aux sirènes de l’argent facile. Un pays dans lequel il se rend finalement à cinq reprises en trois mois. Autant de virées dans lesquelles il engloutit une partie de l’argent qu’il a emprunté pour financer l’achat de son véhicule, et sans avoir même trouvé son bonheur. Circonstances aggravantes, il a détruit la puce d’un de ses deux téléphones portables, et a effacé la majeure partie du répertoire de l’autre.

« Vos explications sont fantaisistes »

De quoi passablement irriter le procureur de la République Damien Savarzeix. « Votre fable, vos explications sont fantaisistes. On est aux antipodes de l’acheteur malheureux à cinq reprises qui pour se refaire une santé financière, décide, la mort dans l’âme, de s’acheter de la drogue. » Pour le représentant du ministère public, il n’y a pas l’ombre d’un doute : c’est la cupidité qui a poussé Jérémy Parmentier à acheter de la drogue. « C’est au tribunal de protéger la société de ce fléau. Je demande deux ans de prison dont un assorti du sursis, et le maintien en détention. »

L’avocat de l’accusé évoque lui aussi, la stupidité, le gros péché de son client. « Son but n’est pas de monter un commerce, il a simplement voulu trouver une solution pour enrayer la précarité dans laquelle il est. »

D’accord avec le procureur sur le quantum de la peine, Maître Gallier espérait que son client échappe à la prison. Peine perdue puisque le tribunal condamne le Hamois à 18 mois de prison dont 9 avec sursis. Mais il est reparti réfléchir sur ses actes à la maison d’arrêt.

Grégory BEUSCART

L’Aisne Nouvelle

http://m.aisnenouvelle.fr/region/bellenglise-sa-visite-en-hollande-cachait-l-achat-ia12b0n299074

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Etats-Unis: l’héroïne, nouveau front de la lutte antidrogue | Courrier international

heroine_krauzeDe Newton (New Hampshire) – Quand Courtney Griffin prenait de l’héroïne, elle mentait, disparaissait de chez elle et volait de l’argent à ses parents pour satisfaire une addiction qui lui coûtait 400 dollars [375 euros] par jour. Sa famille payait ses dettes, n’a jamais porté plainte et a gardé le secret sur sa toxicomanie jusqu’à ce que la jeune fille succombe à une overdose l’année dernière. Lors de ses funérailles, ses parents ont décidé de rendre publique la réalité : leur fille, belle et brillante, qui avait tout juste 20 ans, qui jouait du cor au lycée et rêvait de vivre à Hawaii, avait été renvoyée du corps des Marines pour usage de drogue. Elle a fini par faire une overdose au […]

Katharine Q. Seelye

http://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-lheroine-nouveau-front-de-la-lutte-antidrogue

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DROGUE: Héroïne, drogue, rush, coma

Une drogue à très forte dépendance connue sous le nom de « fromage d’héroïne » est un mélange de goudron noir d’héroïne mexicaine (appelée « goudron noir » en raison de sa couleur) et d’un médicament contre le rhume, qu’on se procure sans ordonnance, comme le Tylenol PM.

La drogue ne coûte que quelques dollars la dose et des enfants rendus accros au fromage d’héroïne, dès l’âge de 9 ans, ont été dépêchés vers les salles d’urgence des hôpitaux pour sevrage de l’héroïne.

La combinaison de ces deux drogues peut provoquer des dysfonctionnements des fonctions vitales du corps, comme un ralentissement de la respiration et des battements cardiaques qui peuvent entraîner la mort. Depuis 2004, le fromage d’héroïne est responsable d’au moins quarante morts dans le nord du Texas, selon les autorités locales.

Ce que les dealers vous diront

Lorsque des adolescents ont été interrogés pour savoir la raison de leur première prise de drogue, 55 % ont répondu qu’ils l’avaient fait suite à des pressions de leurs amis. Ils voulaient être cool et populaires. Les dealers le savent.

Ils vont vous approcher comme un ami et vous proposer de vous « aider » avec quelque chose qui « va vous remonter ». La drogue vous « aidera à entrer dans le moule » ou « à avoir l’air cool ».

Les dealers, motivés par le profit, diront n’importe quoi pour que vous achetiez leurs drogues. Ils vous diront que l’héroïne vous protège contre l’anxiété ou que « l’héroïne sera ta meilleure défonce ».

Ils se fichent pas mal de savoir si les drogues détruisent votre vie du moment qu’ils sont payés. Ils ne se soucient que de l’argent. D’anciens dealers ont admis qu’ils considéraient leurs acheteurs comme des « pions sur un échiquier ».

Obtenez les faits sur la drogue. Prenez vos propres décisions.

lire

http://fr.drugfreeworld.org/drugfacts/heroin/the-destructive-effects-of-heroin.html

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