AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81

AVISEUR INTERNATIONAL

FRANCE (Canteleu): ils vendaient de l’héroïne en pleine rue – paris-normandie.fr

Drogue. Un majeur et un mineur ont été interpellés lundi soir sur place en plein «travail».

À Canteleu, ils vendaient de l’héroïne en pleine rue
150 g d’héroïne et 15 grammes de cocaïne ont été saisis (photo B. Maslard)

Suite à des informations faisant état d’un trafic de stupéfiants à Bapeaume-lès-Rouen, près du City Stade, des policiers de la Brigade anticriminalité se mettent « en planque » un peu avant 18 heures. Ils observent ainsi les allées et venues de personnes auprès d’une Volkswagen Golf stationnée rue du canal près de laquelle se trouvent deux individus. Plutôt que de les interpeller tout de suite, les policiers préfèrent s’intéresser aux clients. Deux hommes, originaires de Saint-Valery-en-Caux et âgés de 27 et 35 ans, avaient une vingtaine de grammes d’héroïne dans leur Renault Clio et deux Dieppois, de 35 et 36 ans, 5 grammes qu’ils avaient acheté 80 euros. Deux derniers acheteurs, âgés de 20 et 22 ans vivant à Freulleville, près de Dieppe, et à Saint-Martin-la-Campagne, possédaient avec un gramme. Tous ont confirmé s’être fournis auprès des deux suspects. Ils seront convoqués ultérieurement devant le tribunal. Vers 19 heures, les policiers se sont ensuite tournés vers le duo remonté dans la Golf. A leur vue, le plus jeune, qui avait ôté ses chaussures, a pris la fuite à pied, en chaussette. Rattrapé, ce Cantilien de 17 ans a tenté de porter des coups mais a été rapidement maîtrisé. Son collègue, un Rouennais de 32 ans déjà connu des services de police, a lui aussi été interpellé. Dans leur fuite, ils avaient jeté une boîte contenant 150 grammes d’héroïne et 15 grammes de cocaïne. En perquisition au domicile du plus âgé, un couteau et une balance de précision ont été découverts. Le mineur, chez les parents duquel rien n’a été découvert, « n’avait pas trop l’air de savoir pourquoi il était là » en compagnie du Rouennais, a indiqué la police.

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/4551580/a-canteleu-ils-vendaient-de-l-heroine-en-pleine-rue#.VlrnXnbjI0M

Posté avec WordPress pour Android

00000000000000000000000000000000000000000

FRANCE (Valence): découverte de sept kilos d’héroïne

Par Florence Beaudet, France Bleu Drôme-Ardèche vendredi 27 novembre 2015 à 18:05

L'héroïne découverte à Valence
L’héroïne découverte à Valence – Police Nationale

Sept kilos de cocaïne ont été découverts dimanche dans un bâtiment désaffecté, près du quartier Fontbarlettes, à Valence, dans la Drôme. Cette saisie de drogue représente une valeur marchande de 350.000 euros.

C’est une importante saisie effectuée par les policiers dimanche dernier, le 22 novembre. Ils ont découvert l’héroïne dans un bâtiment qui tombe en ruine à la périphérie du quartier Fontbarlettes de Valence. Aucune trace des dealers. Mais c’est un coup d’arrêt au trafic. Les sept kilos de drogue représentent une valeur à la revente estimée à 350.000 euros.

Pourquoi la drogue était-elle cachée là ? Toutes les pistes sont explorées. Y compris celle des trafiquants qui auraient pris peur suite à la multiplication des perquisitions administratives depuis l’état d’urgence et qui auraient trouvé là une cachette qu’ils pensaient plus sûre.

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/valence-decouverte-de-sept-kilos-d-heroine-1448643948

Posté avec WordPress pour Android

0000000000000000000000000000000000000000

NARCOTRAFICO (cocaina): «Galicia continúa siendo un sitio importante de entrada de droga»

El teniente fiscal gallego señala que «la cocaína y las nuevas sustancias parecen que han sustituido a la heroína»

José Ramón Piñol
José Ramón Piñol – EFE
ABC.ES@abcengaliciaSantiago – 28/11/2015 a las 11:25:13h. – Act. a las 11:27:10h.Guardado en: Galicia

Aunque la situación no tiene nada que ver con la de hace veinticinco años, el teniente fiscal de la Fiscalía Superior de Galicia advirtió ayer que «Galicia sigue siendo un sitio importante de entrada» de la droga en Europa, aunque ya «no es tan exclusivo como antes» dado que también se da esta situación en el sur de la Península Ibérica. Así lo indicó José Ramón Piñol en unas jornadas en la Facultad de Derechos de la Universidad de La Coruña al cumplirse un cuarto de siglo de la «operación Nécora», primer gran golpe al narcotráfico en las Rías Baixas.

«Fue un hito en el desarrollo de la lucha contra la drogadicción, la primera operación intensa contra las grandes redes y dirigida a la cabeza y no a los pies de las organizaciones. Fue una situación memorable», declaró Piñol. Subrayó que su relevancia radicó en que llegó cuando «parecía que el narcotráfico era algo contra lo que no se podía hacer nada y demostró que se podía actuar, desarrollar todo el aparato del Estado y conseguir resultados eficaces». Con respecto a principios de la década de los noventa, el teniente fiscal considera que «la cooperación internacional ha aumentado», aunque las bandas «siguen teniendo unas redes importantes y obtienen grandes ventajas», puesto que «saben adaptarse a las nuevas situaciones».

Cocaína por heroína

También «han variado los consumos», precisó según recoge Efe, pues «la cocaína y las nuevas sustancias parecen que han sustituido a la heroína». En cualquier caso, recordó que el problema sigue siendo muy preocupante.

Bajo el título «Estrategias político-criminales y actuaciones judiciales en materia de tráfico de drogas:pasado, presente y futuro», Piñol disertó sobre estas cuestiones en una sesión organizada por la Fundación Internacional Baltasar Garzón, cuya vicepresidenta, Carmen Durán, reclamó que las leyes se adapten a las demandas de la sociedad actual. Para Durán, la «operación Nécora» supuso «una esperanza para las familias». En la inauguración de las jornadas, rememoró el ambiente de «una época durísima y de miedo. Aún no se gritó todo lo que pasó entonces», manifestó.

 

http://m.abc.es/espana/galicia/abci-galicia-continua-siendo-sitio-importante-entrada-droga-201511281125_noticia.html?ref_m2w=

Posté avec WordPress pour Android

00000000000000000000000000000000000000

FRANCE (Justice): Laurent Fiocconi a écopé de 6 ans

Pas de retraite pour El mago

French connection / Milieu / 6 novembre 2015 / Olivier-Jourdan Roulot

Dans le procès de la Papy connection, qui se tenait à Marseille depuis deux semaines, le tribunal a prononcé des peines de 2 à 12 ans de prison avec des mesures de sûreté. Laurent Fiocconi écope de 6 ans. A 74 ans, je l’ai retrouvé vieilli, boitant et s’appuyant sur une canne… Il y a quatre ans, j’avais publié son portrait dans le quotidien corse 24 Ore.

La poudre d’escampette

Mardi, sur France 2, Laurent Fiocconi évoque Pablo Escobar, une vieille connaissance. En matière de came, le Corse est un expert — de Marseille à New York, de la French aux narcos mexicains, en passant les clans italo-américains et les cartels colombiens. Une légende vivante.

Dans le métier, Fiocconi — « Charlot » pour les intimes — est ce qu’on appelle un gros bonnet. Le genre de clients avec qui mieux vaut éviter de jouer « les mariolles », comme il le dit lui-même, sous son panama. Charlot, c’est du calibre de ces mecs dont on se raconte l’épopée, les soirs de cavale, quand le Libecciu souffle, la nuit tombée.

La Leçon du parrain. Le Milieu est sa famille. Chez lui, on est truand de père en fils, d’oncle en neveu. Gamin, son oncle Jean-Félix, caïd à Toulon, l’envoyait faire de petites commissions chez Antoine Guérini. Dans la boîte de nuit du Calenzanais, puissant parrain de Marseille, c’était la grande vie : les filles, les costumes, le champagne coulant à flot, les vedettes de passage venues s’encanailler.

« Quand Antoine faisait son entrée, après minuit, tout le monde était content de lui faire la bise, se souvient-il. Lui, grand seigneur, remettait sa bouteille. Sauf que les mecs en avaient déjà bues une… centaine avant ! »

On appelle ça le sens des affaires. Une leçon utile.

Antoine Guérini, vie et mort d’un parrain…

Les filles. Pour se faire la main, Fiocconi prend quelques filles sous sa coupe. Débuts classiques. Avant de croiser ceux dont les noms vont rester dans la légende du Milieu. À côté du sien. Avec Zampa, le premier contact est délicat. Pour un peu, la rencontre tourne mal. Une histoire de fille, forcément…

Quand il arrive au Canotier, le bar qui servait de QG à Tany, une centaine d’hommes compose le comité d’accueil… Charlot s’en sort sans une égratignure.

« On lui précisé que la fille était avec mon cousin, désormais. Du coup, il n’y a plus eu de problème ».

Un autre jour, toujours à Marseille, on ramasse un macchabée sur le trottoir. Alors qu’il est en train de se battre avec Fiocconi, un coup de feu part et le mec devient aussi lourd qu’un pantin… Refroidi ! Charlot prend la tangente. Sa première cavale. Finalement, accompagné de son oncle, qui a ses relations, il se présente au commissariat. Et ressort libre, comme si de rien n’était.

Laurent “ Charlot “ Fiocconi en 1970…

Baraka ! Comme souvent, une rencontre va tout changer. Celle avec Jean-Claude Kella (autre légende du milieu marseillais, Kella est décédé en juillet 2014). Les deux hommes ne se quittent plus. Et optent pour la came. Bien plus lucratif que les armes, les bracos ou les filles.

« On a tout de suite gagné énormément d’argent. On nous avait surnommé « la baraka » : tout ce qu’on touchait se transformait en or ! »

Très vite, Kella et Fiocconi deviennent incontournables dans les flux de blanche qui inondent les villes américaines. Ils font équipe avec Francis Vanverberghe, dit « le Belge ». C’est l’âge d’or de la French. L’héroïne marseillaise va faire de Charlot un millionnaire. Kella est à New York, le Corse à Marseille. La capitale mondiale de la drogue.

« Aux États-Unis, se souvient Fiocconi, ils ne voulaient que celle-là. Les Italo-américains n’ont jamais retrouvé la même ».

Les deux amis sont en business avec les Gambino et Cirillo, deux des familles de Cosa Nostra. L’argent coule à flot. Charlot change de voiture tous les trois mois. « Et encore, tous les trois mois, ce n’est même pas sûr ».

Baraka ou pas, ils finiront tout de même derrière les barreaux. Au moment où Charlot passe devant les juges, à New York, le French connection de William Friedkin sort sur les écrans américains. La sentence tombe : 25 ans. Puis 19 ans de plus, à Boston.

Laurent “ Carlito “ Fiocconi, un siècle plus tard…

Don Pedro… L’histoire s’accélère. Au bout de la… quinzième tentative, Fiocconi s’évade du pénitencier de haute sécurité d’Atlanta. Et repart en cavale, à 33 ans. Pour de longues années de clandestinité, en Amérique du sud — et entrecoupées de séjours derrière les barreaux et de deux nouvelles évasions, dont une de La Picota, la prison de maximum sécurité de Bogotá. Au même moment, les Colombiens bouleversent la géopolitique de la came mondiale. Ils font de la cocaïne une activité industrielle.

Forcément, à court de liquidités, Fiocconi s’y met. Et met à profit son réseau — « un des plus beaux du Milieu français », siffle ce policier, admiratif. En Amérique du sud, il est « don Pedro ». Se déplace en avion privé. Pour aller à la banque, il prend une camionnette bourrée de sacs de billets.

Pablo… Cette vie passée à fuir, la DEA (le service anti-stups des Américains) aux trousses, et organiser des livraisons de poudre, Fiocconi l’a racontée dans un livre (1). Il a aussi pratiqué les cartels mexicains. Les rencontres sont nombreuses. Avec Carlos Lehder, le fondateur du cartel de Medellin, dont l’île aux Bahamas servira de plaque tournante à la coke à destination des villes américaines. Celles avec Escobar restent parmi les plus marquantes.

« C’était un mec impressionnant, souffle Charlot, désormais revenu dans son village de la montagne corse. Brillant et très déterminé. Il se moquait de mal finir. Il disait qu’il avait tout eu et tout goûté, ce qui était vrai ».

Pablo Escobar, “ un mec impressionnant “…

Charlot, lui, est un survivant, dans un univers où on ne fait pas de vieux os, après un parcours de près d’un demi-siècle. À la fin de la décennie 80, il sera balancé par Scapula « la balance ». Et une enquête sur 323 kg de cocaïne colombienne lui vaudra une dernière interpellation, en 2003, et 24 mois de prison.

Quand on l’interroge sur le jugement dernier, Charlot esquisse un sourire. Quand il se présentera devant Dieu, il lui dira quoi ?

« Ce que je lui dirais ? Que j’ai fait de mon mieux ! Voilà. De mon mieux avec ce qu’on m’a donné entre les mains ».

Olivier-Jourdan Roulot

(1). Le Colombien, des parrains corses aux cartels de la coke, éditions du Toucan/Manufacture de livres.

La couverture du livre sorti en 2009…
 https://medium.com/france/pas-de-retraite-pour-el-mago-9b2649287485#.htrx5rvfo
000000000000000000000000000000000000000000000000000

NARCOTRAFICO (Cataluña): 83 detenidos en la macrorredada contra el menudeo de cocaína y heroína en varios municipios catalanes

los-mossos-despliegan-una-macroredada-contra-el-menudeo-de-cocaina-y-heroina

PHOTO: http://www.elconfidencial.com/espana/2015-11-23/los-mossos-despliegan-una-macro-redada-contra-el-menudeo-de-cocaina-y-heroina_1104710/

——————————–

La policía catalana ha informado de que la operación se ha iniciado hacia las 04.30 horas

  • EL MUNDO
  • Barcelona

Actualizado 23/11/201515:05

Los Mossos d’Esquadra han desplegado a primera hora de este lunes una macrorredada contra dos clanes dedicados al menudeo de droga, principalmente cocaína y heroína, en la que han detenido a 83 personas en una quincena de municipios.

La operación ha comenzado a las 4.30 horas, con 71 registros, y el epicentro en los barrios del Besòs de Barcelona y de La Mina, en Sant Adrià de Besòs (Barcelona).

El conseller de Interior, Jordi Jané, ha apuntado que se han desarticulado dos grandes grupos que vendían la droga « a todas las escalas ». Se han intervenido 60.000 euros en efectivo, armas y drogas como heroína, cocaína y marihuana.

El conseller ha destacado que se ha actuado a raíz de las continuadas quejas vecinales por este tráfico de droga, y que incluso en algunos casos se utilizaban pisos vacíos para la venta. « Es el dispositivo policial más grande que han hecho los Mossos d’Esquadra », según el conseller, ya que se han utilizado 1.300 agentes.

La investigación comenzó en 2014 cuando la policía detectó un aumento de nuevos puntos de droga en pisos ocupados, principalmente en estos barrios.

Los Mossos iniciaron dos investigaciones paralelas, una liderada por la comisaría de Sant Martí, en Barcelona, y otra en Badalona, que han sido tuteladas por los juzgados 3 y 4 de Badalona.

http://www.elmundo.es/cataluna/2015/11/23/5652d51622601dfb328b4592.html

000000000000000000000000000000000000000000000000

SICILIA (Italia): traffico di eroina e cocaina, 24 arresti in tutta la Sicilia

italie-3Fermi e perquisizioni nelle province di Siracusa, Catania, Trapani e Vibo Valentia. Altre due operazioni a Catania ed Agrigento
di SILVIO SCHEMBRI

23 novembre 2015

Traffico di eroina e cocaina, 24 arresti in tutta la Sicilia
(ansa)
Traffico di eroina e cocaina, 24 arresti in tutta la Sicilia

Operazione antidroga dei carabinieri di Siracusa. Smantellata un’organizzazione dedita al traffico e allo spaccio di sostanze stupefacenti. Arresti e perquisizioni hanno interessato le province di Siracusa, Catania, Trapani e Vibo Valentia. I carabinieri del comando provinciale di Siracusa, con la collaborazione dei militari dei comandi provinciali di Catania, Trapani e Vibo Valentia e del Nucleo Cinofili di Nicolosi e di un elicottero del nucleo di Catania, hanno eseguito 24 ordinanze di custodia cautelare in carcere. Gli indagati sono tutti pregiudicati e la maggior parte delle quali residenti nella zona sud della provincia di Siracusa. I provvedimenti sono stati emessi dal gip del Tribunale di Catania su richiesta della Procura Distrettuale Antimafia. L’indagine, condotta dai Carabinieri della Compagnia di Noto, ha consentito di accertare l’esistenza di un’organizzazione ben strutturata, dedita allo spaccio di sostanze stupefacenti, principalmente di eroina e cocaina.

Altre due operazioni antidroga sono state portate a termine a Catania ed Agrigento. Viaggiavano da Reggio Calabria verso Agrigento su due diverse autovetture: in una delle due Fiat Punto seguite dalla polizia c’erano Antonino Mangione, 35enne di Raffadali (Agrigento), e Roberto Lampasona, 38enne di Santa Elisabetta (Agrigento), già noti alle forze dell’ordine e già arrestati nell’ambito di un’operazione antimafia. Sull’altro mezzo, quello dove era nascosta la droga, c’era invece Vincenzo Politanò, 64enne di Melicuccà (Reggio Calabria) insieme ad una donna, F. F. R. di 31 anni. Gli agenti della squadra mobile di Agrigento, che stavano pedinando quei mezzi già da tempo, hanno fermato entrambe le auto sulla strada statale 640, all’altezza di Canicattì (Agrigento). Poi la perquisizione e la « sorpresa »: due involucri rispettivamente di 598,5 e 593 grammi di cocaina, così come accertato dal narco test. Droga che, una volta immessa nel mercato, avrebbe fruttato oltre centomila euro. L’indagine (coordinata dal procuratore aggiunto Ignazio Fonzo e dai sostituti Salvatore Vella e Andrea Maggioni della Procura di Agrigento) ha consentito di bloccare un carico destinato quasi certamente al mercato della provincia agrigentina. Politanò, Mangione e Lampasona sono stati arrestati con l’accusa di detenzione ai fini di spaccio di sostanze stupefacenti. La donna che viaggiava con l’uomo calabrese, invece, è stata denunciata a piede libero. L’operazione della squadra mobile è iniziata la notte tra sabato e domenica scorsa.
Gli agenti stavano seguendo i quattro soggetti che, in piena notte, stavano viaggiando dalla Calabria verso Agrigento. Poi il blitz e la perquisizione, che ha dato ragione ai sospetti dei poliziotti che stavano già indagando da tempo su quel traffico. Mangione e Lampasona non sono volti nuovi per la squadra mobile della questura di Agrigento: i due, infatti, erano già stati arrestati nel giugno del 2013 nell’ambito dell’operazione antimafia « Nuova cupola ».

http://palermo.repubblica.it/cronaca/2015/11/23/news/traffico_di_eroina_e_cocaina_24_arresti_in_tutta_la_sicilia-127968458/?refresh_ce

00000000000000000000000000000000000000000000000

NARCO TERRORISME: l’infiltration reste le moyen le plus efficace pour démanteler une organisation quoiqu’en dise Gérard Schoen, DI de la Douane Française

Pourquoi l’infiltration reste le moyen le plus efficace pour démanteler une organisation narco terroriste (et l’utilisation de drones n’y changera rien)

E. Follis témoigne de sa carrière au sein du service de lutte antidrogue de la brigade des stupéfiants (DEA). Pendant 27 ans, il a négocié des marchés de plusieurs millions de dollars à bord de jets privés, acheté des kilos de cocaïne, est devenu intime avec les plus gros trafiquants de drogue, qui étaient parfois des agents d’Al-Qaida ou des membres de cartels.

Publié le 11 Novembre 2015
Pourquoi l’infiltration reste le moyen le plus efficace pour démanteler une organisation narco terroriste (et l’utilisation de drones n’y changera rien)

Atlantico : L’infiltration est comme un art selon vous. Qu’est ce qui est le plus difficile lorsque l’on est infiltré dans une organisation terroriste comme les narcotrafiquants ?

Edward Follis : J’ai toujours voulu travailler dans l’univers de la police. Quand j’étais chez les marines j’ai travaillé avec la police militaire et c’est là où j’ai commencé les infiltrations. J’ai toujours été fasciné par les drogues, non pas pour en consommer bien entendu. J’étais fasciné par les trafiquants de drogues et leur façon de fonctionner. On rencontre tous les types de criminels dans le marché de la drogue, que ce soit aux Etats Unis ou à l’étranger. Après un diplôme en criminologie je suis devenu un agent de la DEA [Drug Enforcement Administration].

L’infiltration est le moyen le plus fort et le plus méthodique pour comprendre les trafiquants de drogues et les terroristes et leur façon de fonctionner. C’est la façon la plus sûre de pénétrer pour démanteler ces narcotrafiquants dans n’importe quel pays dans le monde. Lorsque l’on est à l’intérieur d’un groupe on a une vue plus claire, compréhensive et plus détaillée qu’à l’extérieur. Vu de l’intérieur on peut constater les faiblesses autant que les forces d’une organisation ainsi que du leader de l’organisation. On a de meilleures possibilités de démanteler l’organisation.

Lorsque l’on est infiltré il faut totalement se fier à son intuition et la petite voix dans sa tête parce qu’il y a tellement de tourments autours. Il faut faire confiance à sa propre intelligence. De plus on ne peut pas gagner la confiance de quelqu’un si on ne leur offre pas une petite partie de soi. Eux même donnent une partie d’eux même en retour encore plus grande. Si on ne fait pas attention pendant une certaine période on peut commencer à développer une véritable relation avec l’ennemi. Il faut toujours mettre des barrières, des paramètres sur soi-même.

Je me suis construit mes propres barrières intellectuelles. Même au moment où le danger était extrême je restais toujours conscient de qui j’étais. C’est comme le jonglage, il faut être suffisamment proche tout en restant très éloigné. En prenant trop de distance on ne peut plus rentrer dans leur monde et être efficace. Il faut donc s’investir au maximum.

°°°
Atlantico: Les nouvelles technologies ont tout bouleversé dans le renseignement. Pour vous piloter un drone c’est comme jouer à un jeu vidéo : en appuyant sur un bouton on tue des personnes. Comment l’infiltration va-t-elle être affectée par celles-ci ?

Edward Follis :Il faut se souvenir de ceci: nous sommes dans un monde de guerre. Il y a la Syrie, des dictatures, Birmanie, des tueries de masse, un nombre énorme d’ennemis qui ont essayé de prendre le contrôle de l’horreur et de profiter du malheur des autres. C’est pour cela qu’il est très important que l’Ouest de l’Europe, l’Australie, les Etats Unis, le Canada continuent à respecter le droit. Quand le droit est absent, nous sommes en plein chaos. Quand le chaos arrive, le pire chez l’être humain arrive et les plus faibles en souffrent. Notre système judiciaire c’est ce qui nous définit en tant qu’individus en Europe de l’Ouest, aux Etats Unis, au Canada. L’utilisation de nouvelles technologies pour tuer ne revient qu’à se débarrasser de quelques personnes. Ce n’est pas le genre de procédé admissible dans un tribunal. Au contraire, tous les infiltrés doivent avoir une passion  qui peut les amener devant un jury et accepter de témoigner. Il faut avoir envie d’être sur une estrade après avoir prêté serment. Si on ne veut pas faire ça, c’est le moment d’être un garde du corps ou tout autre job. Il faut avoir la volonté de côtoyer les bandits, être dans la même pièce qu’eux, gagner leur amitié, comprendre leur fonctionnement, leur financement, comment ils blessent des gens, comment ils transportent de la drogue, tout leur business model. Après tout cela il faut aller dans un tribunal et témoigner devant un juge.

Les nouvelles technologies étaient souvent utilisées pour le maintien de l’ordre. Elles peuvent capturer des dialogues, des infos, des images, des vidéos. Mais pour que les nouvelles technologies soient utilisées pour le maintien de l’ordre, avec notamment l’enregistrement d’une conversation, il faut une autorisation judiciaire. C’est alors admissible, mais il faut quelqu’un derrière les nouvelles technologies. Il faut surtout se rappeler qu’il est difficile d’avoir une influence réelle dans un groupe ou une organisation criminelle.

 On ne peut pas rejeter l’élément humain ainsi que le côté procédural. Les militaires eux oui bien entendu ils peuvent tout démolir, absolument rien laisser. Ils peuvent tout démolir ça ne pose pas de soucis.
°°°

Atlantico: Après avoir lutté toute votre vie contre le trafique de drogue quel bilan peut on faire ? Où en est-on ? Va-t-on réellement en finir un jour avec ?

Edward Follis : L’héroïne, la méthamphétamine, la LSD, l’ecstasy, toutes ces drogues volent des âmes. Elles détruisent totalement la vie des gens. Parce qu’une fois addicts, ils ne pensent à rien d’autre dans leur vie. A chaque moment de leur vie. Elles détruisent tout sur leur passage : des vies, des carrières, des familles, des corps. Les drogues dites plus douces comme l’alcool, le café, la marijuana, n’ont pas le même impact. Les gens peuvent l’observer. Je pense qu’aux Etats Unis avec la marijuana médicale qui devient de plus en plus à la mode, cela devient logique qu’elle devienne légale. Elle doit être régulée par nos représentants et notre gouvernement. Je ne connais absolument personne qui a un minimum de jugeote qui voudrait que les drogues dures soient légales puisqu’elles détruisent les gens.

Je pense que l’éducation et la prévention sont absolument impératives. Elles vont équiper des gens avec un savoir. Mais combien de personnes peuvent réellement contrôler leurs pulsions ? Tout le monde a une addiction. Ça peut être l’alcool, les cigarettes, des films, l’internet, des jeux vidéo, un voyage, foot, baseball. Les gens ont une satiété. Le problème c’est quand on satisfait son appétit avec des drogues dures. Ces moments de satisfaction peuvent aboutir à un esclavage. Pas besoin d’être un scientifique pour savoir ça. Quand j’étais petit, j’avais déjà de la peine pour les addicts. Ce sont toutes les organisations de narco terrorisme qui en profitent. Il n’est pas possible de prendre de la drogue sans être totalement addict. Je suis très fier d’avoir pu passer ma vie dans une mission aussi noble que la lutte antidrogue.

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-infiltration-reste-moyen-plus-efficace-pour-demanteler-organisation-narco-terroriste-et-utilisation-drones-changera-2413679.html#idXGCR3KtHsXjmH8.99

°°°°

°°°°

Gérard Schoen à partir de la minute 4.15

0000000000000000000000000000000000000000000000

NARCOTERRORISME: le trafic de cocaïne finance le terrorisme

Afficher l'image d'origineAntonio Maria Costa, directeur exécutif de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), dont le siège est à Vienne, prône une plus grande vigilance des Etats ouest-africains dans la répression du trafic de drogue.

Vous venez d’effectuer une tournée en Afrique de l’Ouest afin de rencontrer un certain nombre de chefs d’Etat. Pourquoi?

Je me suis, notamment, entretenu avec le président Abdoulaye Wade avant le lancement, le 15 février, de l' »Initiative de Dakar » visant à renforcer la coopération policière entre sept Etats de la région (Gambie, Guinée-Bissau, Guinée, Cap-Vert, Mali, Mauritanie et Sénégal).

 Puis, je suis allé à Freetown, où un effort similaire de coordination en matière de lutte contre le trafic de drogue et le crime organisé se met en place dans quatre Etats côtiers (Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Liberia et Sierra Leone).

J’ai fini ma tournée au Mali et au Burkina Faso, où l’ONUDC va créer deux nouveaux bureaux, qui s’ajouteront à celui de Dakar. Partout, j’ai tenu le même discours à mes hôtes: il est plus que jamais nécessaire de collaborer au plan régional et international tout en agissant au plan national.

La quantité de cocaïne saisie a diminué depuis 2008, certes, mais la situation n’en demeure pas moins préoccupante.

Le nombre des saisies de cocaïne est en baisse en Afrique de l’Ouest, en effet, après une période de croissance très forte. Comment l’expliquer?

60% des saisies réalisées en 2006 concernaient de la cocaïne en provenance de l’Amérique latine ayant transité par l’Afrique de l’Ouest. Ces prises représentaient un quart de la cocaïne consommée en Europe. Les saisies en provenance d’Afrique de l’Ouest sont ensuite tombées à 10%, puis à 5%.

On pourrait se réjouir des progrès accomplis au cours des trois dernières années, mais l’explication la plus vraisemblable est que les cartels de la drogue sont en train de se réorganiser. Les trafiquants n’ont pas de programme politique. Ce qui les intéresse, c’est de réduire les risques et de maximiser leurs gains. Or la plupart des Etats africains qu’ils utilisent pour transférer la drogue vers l’Europe sont faibles ou en crise.

Vous avez soutenu devant le Conseil de sécurité que l’argent de la drogue servait à financer le terrorisme dans le Sahel. Est-ce le cas au Mali?

Nous avons acquis des preuves que deux flux de drogues illicites – l’héroïne dans l’est de l’Afrique et la cocaïne dans l’Ouest – se rejoignent désormais au Sahara en empruntant de nouveaux itinéraires à travers le Tchad, le Niger et le Mali. Ce trafic n’enrichit pas que le crime organisé.

Dans le Sahel, les terroristes et les forces antigouvernementales puisent dans les ressources du trafic de la drogue pour financer leurs opérations, acheter des équipements et payer leurs troupes. De plus, ce trafic est en train de prendre une dimension nouvelle. Aujourd’hui, on saisit non plus des kilos mais des tonnes de cocaïne! Et, au lieu de se faire par caravanes, le transport de la drogue est devenu plus rapide, plus perfectionné, comme l’attestent les débris d’un Boeing 727 trouvés le 2 novembre dans la région de Gao, au Mali, une zone affectée par la rébellion et le terrorisme. Il pouvait y avoir eu 10 tonnes de cocaïne à bord de l’appareil, qui a été brûlé après avoir été déchargé.

La Guinée est-elle le seul pays, en Afrique de l’Ouest, où l’on produise de la drogue synthétique et des « précurseurs », ces produits chimiques pouvant être utilisés pour la fabrication de produits illicites?

Pour l’instant, nous n’avons pas trouvé d’autres preuves que celle des deux laboratoires mis au jour l’été dernier à Conakry. Cette découverte est de très mauvais augure, car elle indique que l’Afrique de l’Ouest n’est plus seulement une région de transit, mais qu’elle est, aussi, un lieu de production.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/le-trafic-de-cocaine-finance-le-terrorisme_852978.html

Posté avec WordPress pour Android

0000000000000000000000000000000000000000000000

REPUBLICA DOMINICANA: encuentran 80 kilos de cocaína en la casa del sobrino de Nicolás Maduro | Venezuela, Nicolás Maduro, Narcotráfico – América

El sobrino de  Francisco Flores de Freites, preso en EEUU por narcotráficoEl sobrino de  Francisco Flores de Freites, preso en EEUU por narcotráfico

En un registro realizado hoy de madrugada en la casa de Flores, que se encuentra detenido en EEUU acusado de narcotráfico, además de la droga se localizó un yate llamado The Kingdom, registrado en Bahamas a su nombre y en cuyo interior se halló más droga, incluidos diez kilos de heroína.

La operación se llevó a cabo con la colaboración del Departamento Antidrogas de EEUU (DEA), que detuvo a un ciudadano venezolano, ahora testigo protegido, según la fuente.

Fuentes de la Dirección Nacional de Control de Drogas (DNCD) de la República Dominicana consultadas por EFE se limitaron a informar que el « caso se está investigando ».

El pasado lunes la agencia antidrogas dominicana ya había informado de que incautaron 54 paquetes de una sustancia blanca, presumiblemente cocaína o heroína, en el citado yate de lujo en La Romana y que habían detenido a seis personas por el caso, pero no difundió sus identidades ni los vinculó a la familia Flores.

http://www.infobae.com/2015/11/13/1769529-encuentran-80-kilos-cocaina-la-casa-del-sobrino-nicolas-maduro

Posté avec WordPress pour Android

00000000000000000000000000000000000000000000

IRLANDE: la cocaïne et l’héroïne bientôt décriminalisées

 Par Direct Matin, publié le 3 Novembre 2015 à 12:10
Des salles de shoot devraient également ouvrir à Dublin en 2016. Photo d’illustration. [CC / Roelofzen].
 Le secrétaire d’État irlandais chargé de la stratégie nationale sur la drogue, Aodhán Ó Ríordáin, a annoncé en début de semaine que la possession de petites quantités d’héroïne, de cocaïne et de cannabis allait être décriminalisée.

Le député travailliste a déclaré qu’un « changement culturel radical » était nécessaire dans l’approche politique des addictions. Selon lui, la stigmatisation et la honte associées traditionnellement à la consommation de drogue dissuadent les personnes dépendantes et leurs familles d’aller chercher de l’aide. Le but de la décriminalisation – différente de la légalisation en ce que la vente restera interdite, c’est de dire « la substance est illégale, mais en consommer ne fait pas de toi un criminel », a-t-il expliqué lors d’une conférence à la London School of Economics.

Aodhán Ó Ríordáin a également annoncé que des salles de shoot allaient ouvrir à Dublin l’an prochain, avant que le dispositif soit étendu aux villes de Cork, Galway et Limerick. « Chaque ville est différente, chaque population dépendante est différente, donc les besoins seront différents selon les endroits », a-t-il précisé, soulignant que ces salles ne seraient pas des « libres services » pour les drogués. »Il s’agira d’environnement cliniquement contrôlés, destinés à des populations difficiles à atteindre », comme les personnes sans domiciles, qui sans cela consommeraient de la drogue à l’extérieur, créant un risque pour eux-mêmes et pour les autres.

http://www.directmatin.fr/monde/2015-11-03/irlande-la-cocaine-et-lheroine-bientot-decriminalisees-715000

000000000000000000000000000000000

DNRED (Douane française): comment calcule-t-on le prix de la drogue en France?

Une saisie de plus de 79 kilos de cocaïne par les douanes françaises.
S’il n’existe évidemment pas de marché officiel du cannabis ou de la cocaïne, les autorités françaises disposent d’un barème officieux pour donner une valeur aux saisies. Mais celle-ci reste approximative.


 

Explications.

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/comment-calcule-t-on-le-prix-de-la-drogue-en-france-926147.html

Posté avec WordPress pour Android

0000000000000000000000000000000000000000000000

FRANCE (Strasbourg): importante saisie d’héroïne et de cocaïne au Neuhof

Par G.D-AAfficher l'image d'origine

La brigade des stupéfiants de la Sûreté départementale à Strasbourg a saisi mercredi dernier 12 kg d’héroïne très pure et 6 kg de drogue déjà coupée. Les stupéfiants étaient conditionnés dans des sacs cachés dans un garage situé dans le quartier du Neuhof à Strasbourg. Les enquêteurs ont également découvert dans la cache, 96 kg de produits de coupe et plus d’un kilo de cocaïne non coupée. A la revente, cette quantité de drogue, selon sa pureté aurait pu générer entre 1, 8 et 3 millions d’euros.

C’est la découverte, mercredi matin dans un appartement du quartier, de résine de cannabis qui a conduit à la perquisition du domicile et du garage correspondant. Le locataire de l’appartement, un homme âgé de 26 ans, a été placé en garde à vue et présenté au parquet de Strasbourg samedi. Il a été placé en détention. Il affirme avoir été simplement nourrice et ne pas connaître le contenu des sacs entreposés chez lui.

Le propriétaire présumé de la drogue, un homme âgé de 32 ans domicilié dans la couronne de l’agglomération strasbourgeoise a été interpellé lundi et placé en garde à vue. Il a été déféré mercredi au parquet qui a requis son placement en détention. Il a été écroué. Sa compagne, plus jeune, a également été interpellée et placée’ en garde à vue. Elle a été remise en liberté sous contrôle judiciaire.

Une information judiciaire a été ouverte auprès d’un juge d’instruction de Strasbourg pour association de malfaiteurs, non justification de ressources et trafic de stupéfiants. La drogue saisie a été détruite, à l’exception d’échantillons envoyés dans un laboratoire à des fins d’analyse. Les avoirs et les biens (argent et biens immobiliers notamment) des personnes incriminées ont également été saisis. D’autres personnes impliquées dans ce trafic sont activement recherchées.

http://www.lalsace.fr/actualite/2015/10/22/importante-saisie-de-drogue

00000000000000000000000000000000000000000000000000

AFGHANISTAN: les réseaux des barons afghans du trafic d’opium et d’héroïne et le terrorisme

edward-follis-un-ex-cadre-de-l-agence-americaine-antidrogue-dea_5443927« Les trafiquants contrôlent toute la chaîne de production, explique Edward Follis. Ils soudoient leurs interlocuteurs, chez les talibans comme au sein du gouvernement.« 

B. CHAROY POUR L’EXPRESS

Edward Follis, un ex-cadre de l’agence américaine antidrogue DEA, raconte dans un livre comment il a infiltré les réseaux des barons afghans du trafic d’opium et d’héroïne. Il explique à L’Express leurs liens avec les talibans.Dans votre livre (1), vous racontez avoir travaillé comme agent infiltré aux Etats-Unis, en Thaïlande ou au Mexique. En 2006, vous êtes nommé attaché spécial de la Drug Enforcement Administration (DEA) à Kaboul (Afghanistan). Quelle est alors votre mission?

Après les attentats du 11 septembre 2001, la DEA est devenue un acteur majeur dans la guerre globale menée par les Etats-Unis contre le terrorisme. Les principales ressources financières d’Al-Qaeda et de ses alliés talibans proviennent de l’opium et de l’héroïne produits dans ce pays. Comment voulez-vous que ces organisations puissent financer leur logistique, les besoins en armement et mener des opérations d’envergure?

Grâce à l’argent de la drogue, évidemment. C’est la cash machine du narcoterrorisme. En 2006-2007, ma mission est donc d’aider les nouvelles autorités afghanes à lutter contre les trafics, mais surtout d’identifier les responsables et de démontrer leurs liens avec les talibans, puis de les faire interpeller pour les traduire en justice. Mais on ne peut pas combattre ces réseaux de façon conventionnelle. Il faut les approcher, les infiltrer, entrer en affaires avec eux pour les piéger.

Votre équipe a ainsi fait arrêter l’un de ces barons…

Haji Bagcho Sherzaï. Certainement le plus riche trafiquant d’héroïne de tous les temps. Grâce à des écoutes et à des renseignements, nous avons pu établir qu’il reversait une partie de ses bénéfices aux talibans. Pour le rencontrer, un de nos agents locaux, Aziz, s’est rendu à Djalalabad [en Afghanistan, près de la frontière pakistanaise], où se trouvait alors le plus vaste marché d’opium et d’héroïne au monde. Aziz avait un mouchard sur lui. Haji Bagcho lui a confirmé qu’il finançait les talibans. Aziz lui a acheté 2 kilos d’héroïne pure.

La preuve était faite. Une unité des forces spéciales a débarqué pour capturer le trafiquant. Des saisies effectuées dans ses propriétés ont permis de prouver qu’au cours de l’année 2006 il avait vendu 123 tonnes d’héroïne! Cela représentait 250 millions de dollars, dont une partie alimentait le gouverneur taliban de la province et des chefs militaires… Nous avons transféré Haji Bagcho aux Etats-Unis. Lors de son procès, en mars 2012, j’étais le seul témoin à charge. Il a été condamné à la prison à perpétuité.

Comment les barons en question parviennent-ils à maintenir leurs activités dans un pays si instable?

Ces gars ont résisté à l’invasion soviétique, à la guerre civile, au régime taliban et même à l’intervention américaine… parce que ce sont des hommes d’affaires très avisés. Dans leur région d’activité, ils contrôlent toute la chaîne de production: paysans cultivateurs de pavot, fournisseurs de produits chimiques, laborantins, usines d’emballage, transporteurs routiers… Ils parlent plusieurs langues et dialectes locaux, afin d’être en contact direct avec chaque maillon de cette chaîne.

Ils ont des alliés et des amis au plus haut niveau: ils soudoient leurs interlocuteurs, aussi bien du côté taliban que du côté gouvernemental. Ils paient pour protéger leur business mais, à l’inverse, tout le monde a besoin d’eux. Le plus étonnant est qu’ils vivent de manière très frugale, sans aucune ostentation, contrairement aux mafieux mexicains ou thaïlandais, par exemple. Ils sont capables de rester des mois dans leur village de montagne, entourés d’un troupeau de chèvres, comme le faisaient leurs ancêtres. Impossible d’imaginer qu’ils brassent des millions de dollars…

haji-juma-khan_5445639En 2007, au côté d’Haji Juma Khan, un baron de l’opium, aujourd’hui en prison à New York, avec qui Follis avait sympathisé.

DR

Vous vous êtes lié d’amitié avec l’un des plus puissants, Haji Juma Khan (HJK). Pour lui éviter d’être tué par une attaque de drones de l’armée américaine, vous avez favorisé son arrestation, puis son extradition vers les Etats-Unis, où il est en attente de jugement. Comment fonctionnait le business de cet homme que vous présentez comme proche de Ben Laden et du mollah Omar?

HJK est quelqu’un de brillant, que j’apprécie, je ne m’en cache pas. Il n’a jamais reconnu devant moi être un trafiquant, mais je sais qu’il gérait tout cela avec intelligence, un sens inné du commerce. Il faut dire que sa proximité avec certains membres du gouvernement favorisait les choses… Une fois la drogue sortie du pays, par des « caravanes » entières de puissants véhicules tout-terrain, ce n’était plus son affaire, il avait fait son job, d’autres filières prenaient le relais. Au passage, pour pouvoir poursuivre ses activités, il versait de l’argent aux talibans. Mais ce n’est pas un violent ni un extrémiste. Il désapprouvait les attentats du 11 septembre 2001, contraires à l’islam selon lui.

Dans le livre, j’explique qu’il a été un précieux atout pour notre pays dans la lutte contre le terrorisme. S’il payait les talibans, ce n’est pas trop en raison du mal qu’ils pouvaient lui faire, c’est plutôt à cause de leur capacité de détruire tout ce qu’il avait mis en place. Haji Juma Khan vivait dans des conditions modestes. Quand nous déjeunions ensemble, il était habillé d’un simple shalwar kameez, le vêtement traditionnel. Son argent était placé à l’étranger, notamment à Dubaï, au Pakistan et en Turquie.

Le retrait des troupes de l’Otan, à la fin de 2014, a entraîné une forte hausse de la production d’opium. A quoi faut-il s’attendre dans les mois à venir?

Au pire. Les talibans se renforcent. Leur principale source de financement est, plus que jamais, la drogue (opium et héroïne). Après l’intervention de la coalition internationale, en 2001, un programme avait été instauré pour aider les paysans afghans et les orienter vers d’autres cultures que celle du pavot. Mais tout cela a été mal pensé, sans aucun débouché commercial pour les produits agricoles en question. Du coup, sous la pression des grossistes en drogue, l’aide a été détournée pour produire encore plus de pavot.

La situation est d’autant plus inquiétante qu’un autre danger menace: Daech. Cette organisation criminelle dirigée par des gens très intelligents ne cesse de s’étendre et de s’impliquer dans le trafic de drogue. Au Liban, où ses combattants cherchent à s’imposer dans la vallée de la Bekaa, mais surtout en Afghanistan, où des conflits armés les opposent aux talibans pour le contrôle de zones de culture du pavot.

Selon des sources russes, le trafic d’héroïne afghane devrait rapporter 1 milliard de dollars à Daech cette année. Et ce n’est pas fini, si l’on tient compte du nombre croissant de toxicomanes à travers le monde. La hausse de la consommation de médicaments opiacés, que nous appelons « painkillers » (antidouleurs) aux Etats-Unis, est pour beaucoup dans ce phénomène. Certaines personnes sont si accros à ces médicaments qu’elles deviennent des junkies et passent, un jour ou l’autre, à l’héroïne. Pour les trafiquants, le marché est donc énorme. Comment les combattre? En s’attaquant d’abord à leur argent.

(1) Infiltré au coeur du narcoterrorisme, par Edward Follis. Flammarion, 346p., 21€.

source: http://www.lexpress.fr/actualite/societe/la-drogue-cash-machine-du-narcoterrorisme_1725153.html

000000000000000000000000000000000000000000000000000

NARCOTRAFICO (Guardia Civil de Oviedo): ocho detenidos, seis de ellos gallegos, con 7 kilos de cocaína en Mieres y Gijón

Guardia-Civil_artículo-03La Guardia Civil de Oviedo arresta a un empresario arosano y a varios correos cuando se disponían a vender el alijo a dos mierenses

15.10.2015 | 02:25

Oviedo, L. Á. VEGA

Es el mayor golpe de la Guardia Civil de Oviedo al tráfico de drogas de los últimos años. Los agentes detuvieron el pasado puente a ocho presuntos traficantes, seis de ellos gallegos, cuando se disponían a realizar un intercambio en la localidad mierense de Carraspientes. El resultado de la operación no ha podido ser más satisfactorio. Los guardias se incautaron de siete kilos de cocaína, y también se apoderaron del dinero que iban a entregar los compradores, dos mierenses, a los gallegos, y que se acerca a los 240.000 euros. En la operación ha sido detenido un conocido empresario arosano Javier M. F., según fuentes conocedoras del operativo.

Los agentes llevaban tiempo detrás de narcotraficantes. Habían tenido conocimientos de una entrega anterior de cocaína. La titular del Juzgado de instrucción número 4 de Oviedo dirigía las investigaciones y había ordenado la práctica de escuchas telefónicas a los implicados. Mediante este procedimiento, los guardias tuvieron conocimiento de que se iba a producir una entrega el pasado domingo, día 11, en el pequeño núcleo de Carraspientes, cerca de Rioturbio (Mieres).

El domingo, los agentes interceptaron el vehículo en el que cuatro gallegos trasladaban la droga hacia el punto de encuentro. En Carraspientes, los dos mierenses esperaban la llegada de los gallegos y comenzaron a ponerse nerviosos ante su tardanza, puesto que tenían fama de puntuales. Los compradores advirtieron la presencia de una furgoneta y pensaron que se trataba de los narcotraficantes que esperaban. Su sorpresa fue mayúscula cuando, tras acercarse al vehículo, comprobaron que quienes estaban en el interior no eran los gallegos, sino varios guardias civiles que estaban monitorizando la entrega. En ese momento emprendieron la huida, y trataron de ocultar los 240.000 euros que portaban, pero los agentes lograron encontrar el escondite y finalmente detuvieron a ambos.

No serían las únicas detenciones. Al día siguiente, fiesta de la Hispanidad, se produjeron otros dos arrestos en Gijón, uno el de Javier M. F., y el otro, el de un taxista gallego que había trasladado a Asturias a las esposas de varios implicados, y del que se sospecha que forma parte del entramado de la banda.

Los ocho detenidos pasaron ayer a disposición judicial, tras permanecer varios días bajo custodia de la Guardia Civil de Oviedo. Ni en las instalaciones de la Benemérita ni ante la juez instructora prestaron declaración. La juez, que ha decretado el secreto de las actuaciones, envió a los ocho detenidos a prisión como presuntos autores de un delito de tráfico de drogas y pertenencia a organización criminal.

Las investigaciones aún no se dan por concluidas y podrían producirse nuevas detenciones en los próximos días u horas. Esta es la mayor aprehensión de cocaína que se produce en muchos años en la Comandancia de Oviedo, que en los últimos tiempos había dado varios golpes contra el tráfico de heroína.

fuente: http://www.lne.es/sucesos/2015/10/15/ocho-detenidos-seis-gallegos-7/1827157.html

0000000000000000000000000000000000000000000

 

WORLDWIDE (alerte): moins chère, plus pure, l’héroïne revient en force

Par Philippe Broussard et Boris Thiolay, avec Henrique Valadares, publié le 16/10/2015 à 15:38


saisie-de-58-kilogrammes-d-heroine-a-djalalabad_5444535Saisie de 58 kilogrammes d’héroïne à Djalalabad, en novembre 2012. L’Afghanistan, à lui seul, produit 85% de la poudre consommée dans le monde. AFP PHOTO/Noorullah Shirzada

Des Etats-Unis à la Russie, cette drogue dérivée de l’opium fait des ravages. Comme au temps de la French Connection, l’Europe est touchée. L’Afghanistan inonde les marchés d’une poudre à bas prix, qui séduit de nouveaux clients. Un trafic dont filières mafieuses et terroristes tirent bénéfice.

Dès la sortie du métro, le parcours est balisé. Place du 8-Mai-1945, à côté de la mairie de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), des rabatteurs aiguillent le client potentiel. 300 mètres plus loin, les voies d’accès à la cité Cordon sont surveillées par les « choufs » (guetteurs), des mineurs en jogging et sweatshirt à capuche. Soudain, l’un d’eux hurle: « Pu! Pu! » Ce cri d’alerte – « Ça pue! » – signale l’arrivée d’une fourgonnette de police. A l’intérieur de la cité, les dealers remballent leur marchandise et les acheteurs s’éparpillent. Le business reprend dès que les flics ont tourné le dos. Pour se réapprovisionner, un vendeur va chercher des doses planquées dans le cimetière voisin.

« Une came disponible, parmi d’autres »

A l’image de la cité Cordon, une quinzaine de « fours » (points de vente) tournent à fond à Saint-Ouen, commune accolée aux XVIIe et XVIIIe arrondissements de Paris. Chaque jour, près de 2000 consommateurs – des jeunes banlieusards, des bobos, des salariés lambda – font leurs emplettes dans ce « supermarché de la drogue » à neuf stations de métro de la place de l’Etoile. La plupart d’entre eux sont là pour acheter de la résine de cannabis (10 euros la barrette de 2 grammes) ou de l’herbe (20 euros le sachet). Mais tous les types de stupéfiants sont en stock. Certains demandent de la « CC », la cocaïne, à 80 euros le gramme. D’autres cherchent « Hélène », alias H.: de l’héroïne. La plus dangereuse, la plus addictive des poudres. Moyennant 40 euros le gramme, Hélène arrive en quelques minutes…

Même tableau, trois stations de métro plus loin, à Saint-Denis: à deux pas de la basilique et du Stade de France, certains fours débitent des dizaines de grammes aux heures de pointe. 1 kilo a d’ailleurs été saisi, en avril, dans la cité Gabriel-Péri. « Il y a encore vingt ans, se défoncer à l’héro, c’était revendiquer une marginalité, des références culturelles: Baudelaire, William Burroughs, Lou Reed… explique Gérald, un musicien de 49 ans, dont quinze passés avec une seringue prête à l’emploi. Aujourd’hui, des jeunes consommateurs y arrivent presque par hasard, parfois sans le savoir. C’est une came disponible, parmi tant d’autres. » Lui-même continue, une ou deux fois par mois, de « chasser le dragon », technique consistant à inhaler la fumée libérée par la poudre chauffée sur une feuille d’aluminium.

Aux Etats-Unis, les autorités crient à l' »épidémie »

C’est ainsi: l’héroïne n’est pas seulement une drogue d’autrefois, estampillée années 1970, truands marseillais et French Connection. Ce film noir de 1972, ressorti en août dernier en version restaurée, renvoie à un temps lointain où elle se consommait avant tout par injection. Blanche ou brune, elle avait alors l’image d’une poudre tueuse de stars et de jeunes urbains plus ou moins marginalisés. L’émergence du sida, dans la décennie suivante, n’a fait qu’assombrir le tableau; l’héro et ses seringues sont apparues plus repoussantes encore, et nettement moins glamour, aux yeux des clients potentiels, qu’un sniff de cocaïne aux effets énergisants.

Cette époque-là est révolue. L’héroïne est bien de retour. Aux Etats-Unis, où les autorités crient à l' »épidémie ». En Russie, où le phénomène atteint des sommets. En Europe occidentale, où 1,3 million d’usagers dits « problématiques » sont recensés. En France, le nombre de personnes (11-75 ans) ayant expérimenté au moins une fois cette drogue dérivée de l’opium est passé de 500000 en 2010 à 600000 en 2014.

Prudent, le directeur de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), François Beck, rappelle que la population concernée demeure très inférieure à celle des adeptes de la cocaïne. Il préfère souligner la hausse de la consommation de l’ensemble des produits opiacés, notamment les médicaments détournés de leur usage. Il n’empêche, et l’Observatoire le relève dans ses études, l’héroïne attire de nouveaux consommateurs, habitués à passer d’une drogue à l’autre. « Dans les milieux festifs, son usage est dédramatisé, confirme Agnès Cadet-Taïrou, spécialiste du sujet à l’OFDT. En général, elle est sniffée ou inhalée à chaud. Seuls les héroïnomanes plus anciens utilisent encore des seringues. »

Si l’héroïne inquiète tant, c’est aussi parce que, après une période de relative pénurie (2010-2012), elle revient en masse sur le marché, en France comme à l’étranger. D’après l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), la production mondiale d’opium n’a jamais été aussi élevée depuis les années 1930. Les prix s’en ressentent, qui ne cessent de baisser. A Paris, il faut débourser entre 35 et 40 euros pour 1 gramme, c’est-à-dire de quoi faire trois ou quatre doses. A Amsterdam, au plus près des fournisseurs, le coût peut chuter à une dizaine d’euros. Idem aux Etats-Unis.

L’Afghanistan en surproduction

Toutes les régions productrices contribuent au phénomène. L’Asie du Sud-Est, avec son « triangle d’or » Birmanie-Laos-Thaïlande, alimente les marchés en « blanche » (la qualité supérieure) et profite du boom économique des pays voisins, la Chine en tête, où la demande est forte. Mais l’Afghanistan domine largement, en fournissant à lui seul 85% de l’héroïne consommée sur la planète. Sa spécialité: la brune, plus répandue et moins onéreuse que la blanche.

A l’origine, le pavot à opium avait pour fief la province du Badakhchan, dans le nord-est du pays. Mais, ces trente dernières années, sa production s’est développée ailleurs, au gré des conflits successifs. Résultat: l’héroïne est devenue le nerf de la guerre, voire un enjeu. « L’Afghanistan est entré en surproduction depuis l’invasion soviétique de 1979, témoigne Olivier Maguet, administrateur de Médecins du monde, qui a mené plusieurs missions à Kaboul. A l’époque, les Américains ont laissé les moudjahidines profiter du trafic pour financer leur lutte contre le communisme. » En une décennie, la production annuelle d’opium est ainsi passée de 250 à 1200 tonnes.

Après le retrait de l’armée soviétique et sept années de guerre civile, le régime radical des talibans (1996-2001) prend le relais. Comme dans toute transaction commerciale classique, il taxe le trafic à hauteur de 5 à 10%. En 2000, les « étudiants en religion » font mine d’interdire la culture du pavot afin d’amadouer la communauté internationale. En réalité, la production d’opium grimpe à 4600 tonnes par an. En 2001, l’intervention militaire de l’Otan contre Al-Qaeda et ses soutiens talibans n’inverse pas la tendance.

Certes, la CIA tente de faire pourrir sur pied les fleurs de pavot grâce à un champignon parasite, mais la manœuvre échoue. En 2007, sous la présidence de Hamid Karzaï, allié de l’Occident, l’Afghanistan établit même un nouveau record annuel: 8200 tonnes!

Afghanistan: l’équivalent des Yvelines planté de pavot

« Aujourd’hui, les profits tirés du trafic rapportent chaque année 3,5 milliards d’euros à l’économie locale, soit davantage que le budget de fonctionnement de l’Etat, estime Karim Pakzad, spécialiste de l’Afghanistan à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Que ce soient les représentants d’un pouvoir corrompu, les insurgés talibans ou les seigneurs de guerre locaux, aucune des parties en présence ne veut s’en priver. »

La machine de mort tourne donc à plein régime. Au détriment, d’abord, de la population: plus de 1 million d’Afghans sur 38 millions sont dépendants. Selon l’ONUDC, la superficie des champs de pavot a augmenté de 7% entre 2013 et 2014, pour atteindre 2254 kilomètres carrés, soit la taille du département des Yvelines. Dans les provinces du Sud et de l’Est, sous contrôle des talibans, ces derniers tirent du trafic entre 10% et 15% de leurs revenus. Cette année, la production pourrait de nouveau franchir la barre des 7000 tonnes. Sans oublier que le pays compte des centaines de laboratoires clandestins de raffinage – notamment à Kaboul – capables de livrer quelque 400tonnes d’héroïne très pure.

Et la tendance n’est pas près de s’inverser. « Les producteurs profitent des recherches en agronomie pour utiliser de nouvelles graines à haut rendement », prévient le commissaire Clément Vivès, responsable de la Mission de lutte anti-drogue (Milad) au ministère de l’Intérieur.

La multiplication des circuits d’exportation prouve combien ce business est mondialisé . Le trafic d’opium et d’héroïne produits en Afghanistan rapporterait chaque année près de 70 milliards d’euros aux divers cartels qui en contrôlent la production et la distribution. Au passage, des groupes terroristes prélèvent leur dîme, comme l’indique un ancien cadre de l’Agence américaine de lutte contre la drogue (DEA), Edward Follis, dans l’entretien qu’il a accordé à L’Express.

Aux Etats-Unis, les cartels mexicains qui raflent la mise

Aux Etats-Unis, où le nombre d’usagers a doublé en six ans, ce ne sont pas les djihadistes mais les cartels mexicains qui raflent la mise. Et à grande échelle… Une opération menée d’avril à juillet par les gardes-côtes américains a abouti à la saisie de 2 tonnes d’héroïne. Il a fallu pour cela intercepter une trentaine d’embarcations et deux… sous-marins! Pour les mafieux mexicains, tout est une question de stratégie commerciale, voire de marketing. Leur chiffre d’affaires concernant la cocaïne étant en baisse et celui du cannabis perturbé par sa légalisation dans certains Etats, ils ont misé sur le retour en grâce de l’héroïne.

Explication de Christopher Wilson, spécialiste du sujet au Centre de recherche Wilson à Washington: « La forte demande s’explique d’abord par l’abus de médicaments opiacés, prescrits pour des douleurs aiguës, tels que l’OxyContin. Les gens les utilisent de plus en plus et en deviennent dépendants. Mais comme cela revient très cher, ils se tournent vers l’héro, bien plus abordable. »

Les cartels ont flairé le filon et inondé le marché de poudre brune (chiva) et de « black tar » (« goudron noir »), héroïne surnommée ainsi parce qu’elle se présente sous forme de pâte visqueuse ou de caillou. Pour s’assurer des parts de marché face aux Colombiens et aux réseaux concurrents, ils n’ont pas hésité à agrandir les plantations de pavot, ouvrir des laboratoires non loin de la frontière, enrôler des chimistes, améliorer la qualité des produits…

« Ces organisations, structurées comme des entreprises, ont vite cerné le profil des clients, précise Christopher Wilson. Ceux-ci ne vivent plus seulement en zone urbaine. Il y a aussi des gens installés en milieu rural, dans des endroits épargnés auparavant. » De récentes études montrent que l’héroïne attire de jeunes Blancs de la classe moyenne, alors que, dans les années 1960 et 1970, plus de 80% des usagers venaient des quartiers noirs. Le sujet préoccupe tant le pays qu’il fait débat dans la précampagne pour l’élection présidentielle de 2016. La candidate démocrate Hillary Clinton s’est d’ores et déjà engagée à lancer un plan de lutte estimé à 10 milliards de dollars.

En France, en zone rurale, un commerce de proximité

En France, de telles études manquent. Mais une évolution sociologique des consommateurs semble également se dessiner. L' »héro », à l’évidence, séduit un public moins « trash » que par le passé. « Des poly-usagers, qui vont d’une drogue à une autre et pratiquent le sniff », résume le commissaire Matthieu Pittaco, de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). « Le public concerné n’est plus le même qu’avant, confirme un intermittent du spectacle d’une quarantaine d’années, très au fait des pratiques dans le milieu alternatif. On est sorti de la caricature des junkies prêts à braquer pour une dose. Au tarif actuel de 35 euros, c’est abordable et facile d’accès.

A Paris, certains dealers, souvent originaires d’Afrique francophone, se déplacent à domicile sur un simple coup de fil. » Ce nouveau public, parmi lesquels des habitués du milieu techno, n’a pas toujours en mémoire les ravages d’autrefois ni la connaissance des usages liés à cette drogue très dangereuse. Certains feignent même d’ignorer qu’il s’agit d’héroïne (mot à consonance négative) pour la désigner sous le nom de « rabla » (« poudre » en arabe), mais aussi de « horse » (cheval) ou de « smack ». Ils en apprécient les effets planants et apaisants. « Elle aide à sortir en douceur d’une prise de coke à la suite d’une soirée, confie un habitué. C’est utilisé en phase d’atterrissage, comme un antidouleur surpuissant. Sauf que la dépendance vient vite, très vite… »

Selon la police, les réseaux du marché français ne sont pas comparables à ceux du cannabis ou de la cocaïne. En milieu rural, où le nombre d’usagers va crescendo, le deal s’apparente plutôt à un commerce de proximité. « Nous avons affaire à des acheteurs-revendeurs, poursuit Matthieu Pittaco. Ils vont aux Pays-Bas pour leurs besoins personnels, reviennent avec un peu de tout et vendent pour rentrer dans leurs frais, voire gagner un peu d’argent. Bref, c’est ce que nous appelons un trafic de fourmis. » D’après la Mission de lutte antidrogue, 99,4% des saisies effectuées en France sont inférieures à 5 kilos. En règle générale, il s’agit d’héroïne brune. La « blanche », destinée à une clientèle plus aisée, ne représente que de 5 à 10% de la consommation nationale.

L’émiettement du trafic s’accompagne de disparités régionales: l’héroïne est fortement présente dans le nord et l’est de la France, autrement dit à proximité des pays d’approvisionnement (Pays-Bas, Belgique, Allemagne), beaucoup moins dans le sud-ouest (Bordeaux, Toulouse), où les toxicomanes utilisent avant tout des médicaments opiacés. Autre constat: la drogue ne cesse de gagner en « pureté », c’est-à-dire en taux d’héroïne pure. Or, plus ce dernier est élevé, plus le risque d’overdose est grand. Surtout pour un public de consommateurs occasionnels, comme celui des rave parties et autres soirées techno, moins vigilant que les « anciens » face aux charmes mortels de l’éternelle « Hélène ».

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/alerte-a-l-heroine_1725138.html

000000000000000000000000000000000000000

WORLWIDE (opération Blue Amber): trois tonnes de cocaïne saisies lors d’une opération internationale

Afficher l'image d'origine
http://www.zdnet.fr/actualites/europol-a-cree-un-groupe-de-travail-pour-lutter-contre-la-cybercriminalite-internationale-39806505.htm
Par: rédaction
16/10/15 – 18h13  Source: Belga 
© thinkstock.
Les polices européennes, australienne, colombienne et américaine ont saisi 3 tonnes de cocaïne et interpellé 179 personnes, dans le cadre d’une opération internationale effectuée entre fin septembre et début octobre, indique vendredi Europol.L’opération, baptisée Blue Amber, impliquait les polices des 28 Etats de l’Union européenne, ainsi que les polices albanaise, australienne, bosnienne, colombienne, macédonienne, islandaise, monténégrine, norvégienne, serbe, suisse et américaine.

Trafic
Elle se focalisait sur le « démantèlement des activités de bandes criminelles actives dans l’immigration clandestine, le trafic de drogues, d’armes à feu et de véhicules », a encore précisé Europol. L’agence a contribué à coordonner l’opération depuis son quartier général de La Haye (Pays-Bas).

MDMA
Outre la cocaïne, 250kg de drogues synthétiques et 74 véhicules ont été saisis. En Australie, la police a, par exemple, mis la main sur 32kg de MDMA -plus communément appelée ecstasy- cachées dans des bouteilles envoyées par la poste depuis les Pays-Bas.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/2492518/2015/10/16/Trois-tonnes-de-cocaine-saisies-lors-d-une-operation-internationale.dhtml

00000000000000000000000000000000000000000000

Panorama mundial del consumo y la producción de drogas

Según la UNODC, entre 167 y 315 millones de personas, es decir del 3,6% al 6,9% de la población mundial, han consumido drogas (sin receta) al menos una vez en 2011

00000000000000000000000000000000000000000000000000

USA (Bronx): DEA seizes 46 kilos of heroin in the Bronx, Yonker

STATEN ISLAND, N.Y. – Federal authorities say they’ve taken another big bite out of the city’s heroin supply — with a 46-kilo bust in the Bronx and Yonkers over the weekend.

On Monday, the Drug Enforcement Administration (DEA) announced that its New York Drug Enforcement Task Force, — which includes DEA agents, NYPD detectives and state police investigators – had arrested two Bronx men in connection with the Saturday bust.

The bust comes four months after an even larger raid — a 70-kilo bust in May that officials called the largest heroin seizure the federal DEA has ever made in New York state.

Saturday’s bust was part of what the DEA is describing as « ongoing efforts to intercept bulk heroin shipments passing through New York City. »

Investigators made their move on the two men, Ramon Rivas, 59, and Jose Rodriguez, 50, at 3:40 p.m., while they were parked in a silver Jeep Cherokee outside of Rivas’ apartment at 2830 Segewick Ave.

Task force members engaged the men in conversation, and that led to a search of the vehicle, and the discovery of 22 one-kilo bricks of heroin in a concealed compartment in the trunk, authorities said.

A search of Rivas’ apartment revealed six more kilograms hidden in a floor compartment in a bedroom closet, plus another 14 kilos and $50,000 cash in a wall compartment, authorities said.

Task force agents then searched a storage unit in Yonkers that belonged to Rodriguez and found another four kilos, authorities said.

The drugs could have been sold for $30 million worth of individual doses of heroin across the East Coast, DEA officials said.

« Heroin is like a monster in a horror movie, just when you think it is gone, it reemerges with a vengeance, » said DEA Special Agent in Charge James J. Hunt. « This massive load of heroin was destined for NYC streets and is a reminder that heroin trafficking organizations are targeting NYC for retail distribution and transshipments throughout the Eastern Seaboard. »

Rivas and Rodriguez face charges of first- and third-degree criminal possession of a controlled substance. They are being prosecuted by city Special Narcotics Prosecutor Bridget Brennan’s office.

« Reducing the supply of heroin is critical to reining in the scourge of addiction. Today’s seizure will keep millions of packages of heroin from hitting the streets, » Brennan said.

John M. Annese | annese@siadvance.com By John M. Annese | annese@siadvance.com

http://www.silive.com/news/index.ssf/2015/09/dea_seizes_46_kilos_of_heroin.html

0000000000000000000000000000000

Le Pouvoir de la drogue dans la politique Mondiale

Moncomble Yann

2_ Le Pouvoir de la drogue dans la politique mondiale - Moncomble Yann - photos A

Le capitalisme de la drogue… de banques à banques. « Comment blanchir des narco-dollars ? »

C’est ainsi que débute une remarquable étude parue dans Science et Vie Economie Magazine de novembre 1989, sous la signature de Mohsen Toumi. Nous la lui empruntons car c’est clair, net et précis.

« Le 18 septembre dernier, les représentants de quinze pays riches se sont réunis à Paris pour renforcer la coordination internationale contre le « blanchiment » de l’argent de la drogue. Nos responsables politiques se sont en effet aperçus que la lutte portait surtout sur le trafic des produits eux-mêmes et très peu sur les circuits financiers.

Et que, au-delà de la guerre contre les intermédiaires et les producteurs (comme en Colombie), il serait au moins aussi efficace de frapper les gros trafiquants au tiroir-caisse. « Il faut dire qu’il y a de quoi faire : l’ensemble du trafic de stupéfiants aurait généré, en 1988, 500 milliards de dollars. Soit l’équivalent du PIB de la France en 1985 !

Ce chiffre repose bien entendu sur l’estimation du volume physique de drogue consommée. Et dans ce domaine on ne peut qu’extrapoler à partir des saisies effectuées. Les autorités américaines et françaises estiment, dans le cas de l’héroïne, que ces saisies représentent tout juste 5 % de la production mondiale. Au total, l’an dernier, la consommation de feuilles (coca, marijuana, haschisch) aurait atteint 30 000 tonnes et celle de poudre (cocaïne et héroïne) 800 tonnes.

En multipliant ces quantités par les prix de vente au détail pratiqués un peu partout dans le monde, on obtient des montants variant entre 300 et 500 milliards de dollars. M. Kendall, secrétaire général d’Interpol penche plutôt pour le second chiffre (1). Mais quel que soit leur montant, ces narco-dollars représentent une énorme masse d’argent liquide. Et c’est là que commencent les problèmes pour tous ceux qui perçoivent la majeure partie de ce pactole.

C’est-à-dire les transformateurs de produits-base, les transporteurs et les grossistes. Le premier est tout bêtement un problème physique : comment stocker et transporter une telle quantité de billets ?

Il paraît difficile de se déplacer à longueur de journée avec un fourgon blindé en guise de porte-feuille et, naturellement, il est suspect d’effectuer toute une série de transactions en liquide. D’ailleurs, dans de nombreux pays, au-delà d’un certain montant, les paiements en cash ne sont pas admis. Impossible, par ailleurs, de déposer une valise entière de billets à la banque ; c’est la meilleure manière d’éveiller les soupçons, du moins dans les grands établissements qui ont pignon sur rue. Deuxième problème : cet argent, s’il reste liquide, ne rapporte rien. Il faut donc l’investir et le placer.

« D’où la nécessité de le « blanchir », c’est-à-dire à la fois de lui faire changer de nature (le transformer en monnaie scripturale), de lui donner une apparence respectable (en dissimuler l’origine délictueuse) et de l’utiliser de manière profitable (le transformer en actifs mobiliers ou immobiliers).

L’Expression de « blanchiment » n’est pas récente : elle remonte à l’époque de la prohibition aux Etats-Unis, où les revenus des ventes d’alcool illicite, tous en billets de banque, étaient investis dans des blanchisseries de quartier, légalement inscrites au Registre du commerce. Le système était simple. À l’époque, il était tout à fait possible d’acheter une boutique en liquide.

L’avantage était double :

d’une part l’argent « sale » était investi dans un commerce légal, d’autre part, les clients payant tous en espèces, il était facile d’augmenter la recette normale de la semaine en y ajoutant les bénéfices provenant du trafic d’alcool.

Le gérant portait le tout à sa banque qui n’y voyait que du feu. « Aujourd’hui, il existe de nombreux et souvent meilleurs moyens pour blanchir les narco-dollars. Pour commencer, le vieux système de la « blanchisserie » du temps de la prohibition est encore utilisé.

L’achat d’un commerce, dans lequel les clients paient en liquide, est une valeur sûre.

Encore que, selon les spécialistes, il est difficile de faire la part dans ces investissements de ce qui provient de la drogue, ou d’autres formes de délinquance. « Certains capitaux d’origine douteuse utilisent aussi le monde du show-business pour se refaire une virginité. Le procédé est apparemment très développé en Italie, en France et en Belgique. La « tournée triomphale » de la vedette (qui en réalité fait un bide partout) permet de mettre sur un compte en banque tout l’argent « sale » qui est présenté officiellement comme la recette des spectacles.

De même, certaines sociétés créées dans des paradis fiscaux servent de relais pour recueillir les recettes de films diffusés dans de nombreux pays. S’il est impossible de vérifier le nombre exact de spectateurs, il est facile en revanche de recycler ainsi de l’argent douteux.

« Plus sérieux, car portant sur des sommes nettement plus importantes, le système du casino. Le principe est simple : on achète pour 500 000 dollars (par exemple) de jetons dans un casino.

On ne joue à rien mais quelques heures plus tard on échange les plaques contre un chèque du casino, de même montant, que l’on va tout simplement déposer sur son compte. Officiellement, il s’agira, en cas de contrôle, d’un gain au jeu. Le système fonctionne très bien dans sa variante internationale. Après avoir échangé un gros paquet de billets contre des jetons qu’on n’utilise pas, grâce à un simple télex on peut transférer la somme dans un casino américain ou moyen-oriental appartenant à la même chaîne.

Là on va prendre ses jetons, on ne joue toujours à rien et on va tranquillement les changer contre un chèque à la caisse en sortant. Rien à dire.

Et l’argent est bel et bien blanchi. Même si ces méthodes permettent de traiter de gros montants, le blanchiment bancaire est, de loin, celle qui permet actuellement d’en recycler la majeure partie.

Certaines affaires ont permis depuis quelques mois aux autorités internationales de se faire une idée assez précise sur les mécanismes mis en œuvre. Comme on va le voir, les trafiquants ont su largement exploiter la mondialisation des transferts de capitaux qui caractérise la finance moderne.

Aéroport de Los Angeles, 27 novembre 1986. Craignant un attentat à la valise piégée, la police décide de faire sauter trois valises laissées dans un coin par leur propriétaire. Elles se révèlent inoffensives : elles contiennent deux millions de dollars en petites coupures ! La police américaine a, sans le savoir, mis la main sur un transfert de narco-dollars. Partout dans le monde, des passeurs transportent l’argent liquide, en utilisant les mêmes chemins et les mêmes techniques que pour transporter la drogue. L’objectif est de pouvoir déposer cet argent dans une banque. Mais pas n’importe quelle banque :il faut un guichet complaisant pour accueillir les liasses suspectes. En réalité, il existe principalement deux catégories de banques susceptibles d’accepter de tels dépôts : les banques installées dans des paradis fiscaux, qu’elles soient ou non filiales de grandes banques internationales, et les banques suisses.

« Les places financières offshore que sont les Bahamas, Panama, les îles Vierges, les îles Caïmans, Chypre, etc., ne sont pas vraiment regardantes sur la nature et l’origine des fonds qui sont déposés à plein tombereau.

Les autorités de ces petits Etats ont parfois permis aux banques de disposer de postes de débarquement spéciaux dans les aéroports, sans contrôles policier ou douanier contraignants.

Aux îles Vierges britanniques, une filiale de la vénérable Barclay’s Bank a même installé un héliport privé.

Dans tous ces endroits de la zone caraïbe, les trafiquants peuvent donc déposer tranquillement leurs liquidités en provenance directe de Colombie ou de Miami.

À ces paradis fiscaux, il faudrait ajouter toute une série de places financières où le fait de déposer une valise entière de billets de banque n’étonne personne : toute l’Amérique centrale, certaines place du Moyen-Orient (le Souk El Manach à Koweit, le Liban), la Malaisie, l’île Maurice, Hong Kong…

« La Suisse, c’est bien connu, offre depuis longtemps une entrée libre et illimitée pour l’or et les devises de toutes provenances. Il se réalise chaque année en Suisse 65 milliards de dollars de transactions diverses en billets, soit 8 % de l’ensemble de ces transactions dans le monde ! Et certaines affaires récentes ont mis en évidence le rôle particulièrement actif de quelques-unes des principales banques du pays dans le recyclage de narco-dollars : l’Union de banque suisse et le Crédit Suisse.

« Le système helvétique comporte deux phases. Dans un premier temps, les passeurs déposent de grosses quantités de narco-dollars chez un intermédiaire qui peut être un avocat, un notaire ou un agent de change.

En Suisse, ces professions ont la particularité de pouvoir fonctionner comme un établissement financier sans être soumis à la législation bancaire. Un passeur peut donc tout à fait légalement déposer une caisse entière de billets de banque dans le cabinet d’un avocat. Cette première opération correspond à ce que les spécialistes appellent le « prélavage ».

Dans un deuxième temps, après avoir perçu ses honoraires, cet avocat va déposer ces sommes dans des banques réputées, sans être obligé de révéler l’identité de son client. L’argent ainsi déposé sur un compte numéroté, en vertu du fameux secret bancaire suisse, est bon pour le service : on pourra effectuer des virements de compte à compte sur toute la surface du globe.

La Suisse, outre ces facilités, est très prisée en raison de la qualité du service offert : les transferts peuvent se faire en quelques heures seulement. « Mais pour justifier ces virements, encore faut-il pouvoir fournir des raisons honorables. Ces justifications constituent la seconde étape du blanchiment. Les techniques utilisées sont toujours assez simples quant à leur principe mais complexes dans leur mise en œuvre : les virements sont multipliés d’un point à l’autre du globe au profit de multiples intermédiaires ou hommes de paille. …

– –

Lien :  Le Pouvoir de la drogue dans la politique mondiale -Moncomble Yann –

00000000000000000000000000000000000000000

DEA: Man Pleads Guilty to Significant Heroin and Cocaine Conspiracy Involving Mexican Drug Cartel

SEP 17 (BURLINGTON, Vt.) – Michael J. Ferguson Special Agent in Charge of the Drug Enforcement Administration for New England and Eric Miller United States Attorney for the District of Vermont announced that David Baez Garcia, age 49, a citizen of the Dominican Republic, has pleaded guilty in front of Chief Judge Christina Reiss in the U.S. District Court in Burlington to a conspiracy to distribute five kilograms or more of cocaine, 100 grams or more of heroin and oxycodone from in or about Summer 2009 through in or about June 2010.

According to documents filed with the Court and testimony from a jury trial that took place starting on September 9, 2015, Baez Garcia, who also used the names Josue Ortiz and Jose Altagracia Ramirez Beltre, came to Rutland, Vermont in 2008. With the assistance of Alexis Jimenez and Florencio Reyes, who he met in New Hampshire, Baez Garcia brought hundreds of grams of heroin and multiple kilograms of cocaine into Vermont during the time frame of the conspiracy. Rauddys Barias Tejeda, of Providence, Rhode Island, supplied the heroin, which in total reached kilogram levels, as well as some of the cocaine. In 2009, Baez Garcia also received multi-kilogram shipments of cocaine from two brothers-in-law, Canciano Marquez Mayorga and Candelario Tovar Garcia, who, in turn, were receiving the cocaine from a Mexican drug cartel. After obtaining the cocaine from across the United States-Mexican border in Arizona, Marquez Mayorga and Tovar Garcia, then residing in Manchester, New Hampshire, had it shipped across the country in tractor trailers for redistribution in Vermont and New Hampshire, among other locations. The Vermont group received the final shipment of 10 kilograms of cocaine, worth in excess of $300,000, in late 2009. It traveled across country via tractor trailer to Pawtucket, Rhode Island. Thereafter, it was stored in Worcester, Massachusetts en route to Vermont. Law enforcement seized three kilograms of this shipment during a traffic stop in Massachusetts on December 15, 2009 when it was being transported to Vermont.

As the United States Attorney’s Office stated in its filings, none of these men had any connection to Vermont prior to engaging in drug trafficking here. “Collectively, these men preyed upon addicted individuals in the Rutland area, as well as in other places, for their own profit.”

Baez Garcia pleaded guilty to the charged conspiracy five days into the jury trial. Thereafter, the jury trial was discontinued. According to the plea agreement filed with the Court, Baez Garcia has agreed to serve between 15 and 18 years in jail for his crime.

As a result of the broader investigation, the United States Attorney’s Office has convicted 17 defendants associated with this drug conspiracy, including Baez Garcia. This includes Alexis Jimenez, age 48, of Nashua, New Hampshire, Florencio Reyes, age 46, of Worcester, Massachusetts, Canciano Marquez Mayorga, age 29, Candelario Tovar Garcia, age 43, and Rauddys Barias Tejeda, age 43.
The United States also has convicted Justine Durfee, Jessica Lever, Thomas Morrissey, Peter Stout, Samantha Thuman, and Danielle Jankowski, of Rutland, Vermont. These individuals were involved in supporting the drug conspiracy by delivering drugs, providing housing, registering vehicles, or doing other tasks related to the conspiracy for Baez Garcia. In addition, the United States has convicted Edgar Corona and Ramiro Reyes of Worcester, Massachusetts, and Roberto Melendez and Elijah Kleinhans, of Lebanon, New Hampshire for their roles in delivering drugs or otherwise assisting the drug conspiracy. Letitia Carstensen, of Milton, Vermont, also was convicted of drug charges related to her involvement into drug distribution with her then-boyfriend, Alexis Jimenez.

This case was investigated by the Drug Enforcement Administration with assistance from the Southern Vermont Drug Task Force, the Vermont State Police, and the Burlington Police Department. United States Attorney Eric Miller commends the exemplary work of the federal, state and local law enforcement agencies investigating this matter.

SOURCE: http://www.dea.gov/divisions/bos/2015/bos091715.shtml

0000000000000000000000000000000000000