AVISEUR INTERNATIONAL

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Veterinarian Wanted By US Arrested For Allegedly Trafficking Heroin In Puppies

ESPAGNE: arrêté pour avoir implanté de l’héroïne dans des chiots

Avatar de InconnuPolice & Réalités

La police espagnole a indiqué mardi avoir arrêté un vétérinaire vénézuélien recherché par les Etats-Unis sous le soupçon d’avoir implanté chirurgicalement des sacs d’héroïne dans le corps de chiots vivant exportés comme animaux de compagnie pour passer de la drogue en Amérique……SUITE

Merci Yann Bourguignon

Voir l’article original

ITALIE (province de Pescara): une mafia sénégalaise qui écoulait une cinquantaine de kilos de drogue par semaine a été démantelée

Trafic drogue : Une mafia sénégalaise démantelée en Italie
La police a tapé un grand coup dans la pègre sénégalaise à Montesilvano, ville située dans la province de Pescara (région Abruzzes). Dans cette localité peuplée de 51 000 habitants située à l’est du pays, des Sénégalais avaient établi une véritable holding de la drogue. Ils ne se contentaient plus de vendre des sacs et autres objets contrefaits, ils s’investissaient également dans la vente de drogue. Cette mafia sénégalaise opérait auprès des jeunes vivant le long de la côte de Silvi à Francavilla. Et arrivait à écouler rapidement 40 kg de drogue par semaine pour un chiffre d’affaire d’un million d’euro (650 millions F Cfa) par an, relate Le Populaire.
C’est au terme de deux années de filature que le gang a finalement été démantelé sous la férule du juge d’instruction Gianluca Sarandrea à travers une opération «Arioste 2013» qui a mobilisé les services de la lutte contre le crime organisé et de la lutte anti drogue.
Suite à une saisie de 3 grammes de marijuana, la cellule de lutte anti-drogue avait entamé une enquête avant de remonter la filière pour tomber sur le clan des Sénégalais.
Mais pour réussir le coup, renseigne L’Enquête, 46 812 heures d’écoutes téléphoniques (78 utilisateurs) en wolof ont été traduites. Cela a permis aux enquêteurs de procéder à l’interpellation de la bande.
Le mercredi 17 juin dernier, a eu l’assaut final digne d’une arrestation hollywoodienne. 120 policiers ont débarqué à l’aube aux abords du quartier général du clan, accompagnés de chiens renifleurs et d’un hélicoptère doté d’une caméra infrarouge. Une intervention musclée qui a permis la saisie d’une quarantaine de paquets de marijuana, 3,1 kg d’héroïne, 180 grammes de cocaïne et 20 000 euros (13 millions FCFA) en espèces.
Au finish, note la source, cette opération a permis l’arrestation de plusieurs membres de la mafia sénégalaise dont A. Mbaye (34 ans), le présumé chef du clan et un maghrébin du nom de N. Ahmed (39 ans), mais aussi d’autres Sénégalais, une Albanaise, des Italiens

Drogue en prison :  » les guérir on s’en fout, les prendre en charge, c’est déjà bien ! »

Source : Le Vif

En avril dernier à Namur, un groupe de discussion s’est réuni à l’initiative des docteurs Hellemans et Skrzypek, médecins généralistes et référents SPF Justice en prison pour présenter leurs réflexions et projets à propos de la prise en charge des assuétudes des détenus, en particulier celle aux opiacés.

Le constat ?

Un manque d’uniformité dans la politique de prise en charge, de collaboration pluridisciplinaire, et de formation des médecins généralistes pour faire face au problème.

La population carcérale compte bon nombre de toxicomanes. C’est un secret de polichinelle. Selon l’étude ACCESS qui a réalisé des sondages auprès des médecins et des patients du milieu carcéral, 63% des patients ont une assuétude pendant leurs peines de prison.

LIRE: http://www.levif.be/actualite/belgique/drogue-en-prison-les-guerir-on-s-en-fout-les-prendre-en-charge-c-est-deja-bien/article-normal-400793.html

NARCOTRAFICO: la cocaína que se distribuye en toda Europa proviene de Colombia, Bolivia y Perú

El Observatorio Europeo sobre Drogas reveló que el tránsito se produce principalmente a través de España, Bélgica, Holanda, Italia y Francia. Advirtió que el cannabis es el estupefaciente más consumido en el continente

El tráfico de cocaína a Europa proviene « casi exclusivamente » de Bolivia, Colombia y Perú, según un informe del Observatorio Europeo sobre Drogas y Toxicomanías (OEDT) publicado este jueves. El tránsito se produce principalmente a través de España, Bélgica, Holanda, Francia e Italia, que totalizaron el 86% de las 62,6 toneladas incautadas en 2013.

España sigue siendo el país en que más cocaína se incauta (26,7 toneladas), pero existen signos de una diversificación de las rutas de tráfico hacia lugares como el Mediterráneo Oriental, el mar Báltico o el mar Negro, según el estudio.

El cannabis es la droga ilegal más consumida en Europa, donde 14,5 millones de jóvenes (el 11,7% del total) lo probaron en el último año.

También detectaron un aumento significativo de la potencia y la pureza de las drogas comercializadas en el continente, un fenómeno que « preocupa » y que puede tener relación con la mayor competitividad del mercado. Según el informe, supone una tendencia generalizada que es perceptible tanto en la heroína como en el cannabis, el éxtasis y la cocaína.

En declaraciones a la agencia de noticias EFE, el jefe de la Unidad de Prevalencia, Administración de Datos y Coordinación de Contenidos del OEDT, el español Julián Vicente, marcó la mayor competitividad entre los productores como factor para tener en cuenta.

« La mayor parte de la heroína que llega a Europa procede de Afganistán y se ha detectado un aumento de la producción en los últimos dos años que ha llevado a los productores europeos a incrementar su pureza para competir », argumentó.

Vicente, médico de formación que trabaja en el observatorio desde su puesta en marcha en 1995, recordó que la heroína compite igualmente con la metadona (introducida como sustitutivo para quien es adicto a este opiáceo), lo que lleva a colocar mercancía de más calidad para intentar mantener sus ventas.

En cuanto al cannabis, las innovaciones técnicas se han registrado a nivel europeo con la marihuana, cultivada sobre todo en invernaderos en condiciones especiales y con « semillas seleccionadas » para que el THC (la sustancia responsable de la mayoría de efectos de la marihuana) sea superior.

El éxtasis detectado en los últimos años en Europa también es de mayor toxicidad, de acuerdo con el estudio del organismo comunitario, después de varios años de baja producción y calidad debido a la prohibición de un precursor químico clave en su fabricación.

« Últimamente los productores han logrado fabricar ellos mismos este precursor y logran más potencia, aunque a veces lo distribuyen como polvo o cristales, en vez de en forma de pastillas », explicó Julián Vicente.

El fenómeno es extensivo a la cocaína que llega al Viejo Continente, mayoritariamente desde América Latina, cuya pureza depende de los aditivos y la forma en que es tratada.

fuente: http://www.infobae.com/2015/06/04/1733305-la-cocaina-que-se-distribuye-toda-europa-proviene-colombia-bolivia-y-peru

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USA (ST. LOUIS): 51 Arrested in Major Heroin Takedown

DEA28 weapons seized, targets charged with involuntary manslaughter and drug trafficking

JUN 10 (ST. LOUIS) – DEA St. Louis and federal, state, and local counterparts today announced 51 drug and weapons arrests aimed at the most violent heroin traffickers and criminal organizations in the St. Louis region. The 10-month effort was the first significant action of the St. Louis Heroin Initiative, a collection of various agencies working closely to coordinate and attack the heroin epidemic at multiple levels.

« Heroin has become an epidemic in the St. Louis metro area and DEA is attacking the criminals who prey on the weak and addicted with their violent drug trafficking, » said DEA St. Louis Special Agent in-Charge James P. Shroba. « When it comes to heroin traffickers in St. Louis, there is rarely if ever such a thing as a non-violent drug offender. Deadly weapons have become common with today’s heroin trafficker, as we have seen with these arrests and seizures, and the heroin-related violence in many parts of the St. Louis metro area. As with other parts of the country, the heroin epidemic must be addressed on multiple fronts. The role of DEA and our partners is to continue to attack the most violent and significant drug trafficking networks, street gangs, and individuals. With the success of this ongoing initiative, we hope to add many more partners to this critical heroin initiative to include not just law enforcement, but educators, treatment providers, health departments and other local entities. »

This 50-plus arrest operation culminated with warrants executed yesterday and today throughout the region. Seizures included 28 weapons and over 34,000 dosage units of heroin. In addition to possession and trafficking charges, targets were also charged with various weapons violations and several were charged with involuntary manslaughter as a result of heroin overdose deaths. Seized weapons included 12 gauge shotguns, 9mm glocks, and Colt .40 guns.

According to the St. Charles County Medical Examiner, 30 individuals died in heroin-related overdoses last year in the county and 172 have died since 2005. Heroin overdose deaths are regularly reported throughout the St. Louis region.

Heroin use and availability are on the rise across the country and causing more overdose deaths than at any time in the last decade.  Although fewer people presently use heroin than other illicit drugs, the heroin user population is growing at a faster rate than any other drug of abuse, almost doubling between 2007 and 2013—from 161,000 to 289,000—according to the Substance Abuse and Mental Health Services Administration (SAMHSA).  According to the Centers for Disease Control, deaths involving heroin more than tripled between 2007 (2,402) and 2013 (8,260).

According to National Seizure System data, from 2010 through 2014, heroin seizures in the U.S. rose 81 percent, from 2,763 kilograms to 5,014 kilograms. During that same period, the average size of a heroin seizure more than doubled, from 0.86 kilograms to 1.74 kilograms. The higher demand for heroin is partly driven by an increase in controlled prescription drug (CPD) abuse over the past decade.

Many prescription drug users became addicted to opioid medications originally prescribed for a legitimate medical purpose.  A recent SAMHSA study found that four out of five recent new heroin users had previously abused prescription pain relievers.  The reasons an individual shifts from one opiate to another vary, but today’s heroin is higher in purity, less expensive, and often easier to obtain than illegal prescription drugs.  Higher purity allows heroin to be smoked or snorted, thereby avoiding the stigmas associated with injection.  Heroin users today tend to be younger, more affluent, and more ethnically and geographically diverse than ever before, creating even more challenges for law enforcement, treatment professionals, and educators.

FENTANYL

In the last two years, DEA has seen a significant resurgence in fentanyl-related seizures. According to the National Forensic Laboratory Information System (NFLIS), state and local labs reported 3,344 fentanyl submissions in 2014, up from 942 in 2013.  In addition, DEA has identified 15 other fentanyl-related compounds.

Fentanyl is a Schedule II narcotic used as an analgesic and anesthetic. It is the most potent opioid available for use in medical treatment – 50 to 100 times more potent than morphine and 30 to 50 times more potent than heroin. Fentanyl is potentially lethal, even at very low levels. Ingestion of small doses as small as 0.25 mg can be fatal. Its euphoric effects are indistinguishable from morphine or heroin.

DEA has also issued warnings to law enforcement as fentanyl can be absorbed through the skin and accidental inhalation of airborne powder can also occur. DEA is concerned about law enforcement coming in contact with fentanyl on the streets during the course of enforcement, such as a buy-walk, or buy-bust operation.

Fentanyl cases in 2014 have been significant, particularly in the northeast and in California, including one 12 kilogram seizure. The fentanyl from these seizures originated from Mexican drug trafficking organizations.

Globally, fentanyl abuse has increased the past two years in Russia, Ukraine, Sweden and Denmark. Mexican authorities have seizure fentanyl labs there, and intelligence has indicated that the precursor chemicals came from companies in Mexico, Germany, Japan, and China.

Historically, this is not the first time fentanyl has posed such a threat to public health and safety. Between 2005 and 2007, over 1,000 U.S. deaths were attributed to fentanyl – many of which occurred in Chicago, Detroit, and Philadelphia. The source of that fentanyl was traced to a single lab in Mexico. When that lab was identified and dismantled, the surge ended.

Fentanyl continues to be a significant problem in the St. Louis metro area and many heroin seizures include this dangerous and deadly drug as well.

The St. Louis Regional Heroin Initiative consists of:

DEA, U.S. Marshals, ATF, The United States Attorneys Office, St. Charles County Prosecutors Office, St. Charles County Cyber Crime Task Force, St. Charles County Sheriff’s, St. Charles County Police, St. Charles City Police, Wentzville Police, Lake St. Louis Police, St. Peters Police, St. Louis County Police, St. Louis Metropolitan Police, St. Ann Police, O’Fallon, MO Police, the Medical Examiner’s Office of St. Charles, Jefferson and Franklin Counties, and the Cottleville Police.

http://www.dea.gov/divisions/stl/2015/stl061015.shtml

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DARKNET: jamais autant de gens n’ont acheté de la drogue sur Internet

Criminel et mafieux pour les uns, bouc émissaire pour les autres, Ross Ulbricht, fondateur du site Silk Road, a été condamné à la prison à vie le 29 mai par un tribunal fédéral de Manhattan. La juge, inflexible, jugeant le système bâti par son auteur « terriblement destructeur pour la société ».

Silk Road, surnommé l’« eBay de la drogue », permettait notamment d’acheter du LSD, du cannabis, de l’héroïne… et drainait dans son sillage 100 000 clients selon le FBI, qui a arrêté Ross Ulbricht en 2013. Une chute symbole, mais qui n’a eu aucune incidence sur les achats de drogue en ligne l’année d’après : jamais autant de personnes ne s’en sont procuré sur Internet, selon le rapport 2015 de The Global Drug Survey, une étude mondiale et annuelle sur les consommateurs de drogues. Que ce soit sur des sites classiques ou surtout sur ceux du « Darknet », comme Silk Road, des sites cachés et non référencés sur la Toile où les échanges sont souvent libellés en bitcoin, une monnaie virtuelle au cours très volatil.

Lire : Comment le FBI a fait tomber Silk Road

Parmi les 100 000 personnes qui ont répondu à l’étude de The Global Drug Survey, 11 750 ont précisé avoir eu recours à des sites Internet en 2014. Parmi elles, 25,3 % l’ont fait pour la première fois cette année-là. Une augmentation considérable par rapport aux années qui l’ont précédée, note le quotidien britannique The Guardian. 

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Quand l’offre crée la demande

Selon le rapport mondial annuel sur les drogues des Nations unies en 2014, le recours au Darknet (« Web caché », selon la terminologie onusienne), « ne cesse d’augmenter ». L’ONU, qui souligne que Silk Road avait réalisé un chiffre d’affaires d’1,2 milliard de dollars (1,07 milliard d’euros) entre 2011 et 2013, indique qu’il « existe un marché de niche sur le “Web caché” pour les nouvelles substances psychoactives ainsi que pour le cannabis, l’héroïne, la méthylènedioxyméthamphétamine (MDMA) et la cocaïne de grande qualité. »

Un constat corroboré par The Global Drug Survey, qui place MDMA, cannabis et cocaïne en tête des substances achetées en ligne, notamment pour la qualité supposée des produits disponibles : seuls 27,1 % des sondés déclarant avoir été déçus par la qualité de leur commande, contre 74,2 % qui se sont approvisionnés de façon « traditionnelle ».

Risque pointé par l’étude : l’accès à un nombre accru de stupéfiants conduit à des achats multiples et à une inclination pour l’expérimentation (15 % des acheteurs).

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Les résultats de l’enquête mettent aussi en lumière les avantages supposés du Darknet par rapport à d’autres circuits de distribution et d’achat. Quand on leur demande les avantages ou les problèmes qu’ils ont rencontrés en ligne, une majorité des « sondés » trouvent le Darknet plus fiable (la nature de la commande est respectée) et plus sûr que le coin de la rue, par exemple. Mais les risques de vol ou de saisie, ainsi que la volatilité des taux de change, et notamment de la monnaie virtuelle (le bitcoin), rendent le recours aux sites cachés périlleux au niveau financier. Curieusement, les acheteurs ne semblent pas craindre une arrestation ou des démêlés avec les autorités : la peur du gendarme n’a ainsi aucune incidence sur leur comportement.

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2015/06/08/jamais-autant-de-gens-nont-achete-de-la-drogue-sur-internet/

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NARCO BUSINESS: les chiffres de l’année 2012 montraient déjà l’ampleur du problème

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Dans le monde, environ 210 millions de personnes – soit 4,8 % de la population âgée de 15 à 64 ans ont consommé des substances illicites au moins une fois au cours des 12 derniers mois. Avec un chiffre d’affaires estimé entre 300 et 500 milliards de dollars, le trafic de drogue est devenu le deuxième marché économique au monde, juste derrière les armes ,mais devant le pétrole.

Les bénéfices et les sommes en jeu sont colossales. En effet, les profits des petits et grands trafiquants sont immenses. Le chiffre d’affaire du trafic de stupéfiant est de 243 milliards d’euros par an : si les trafiquants de drogues étaient un pays, leur PIB les classerait au 21è rang mondial, juste derrière la Suède. Malgré la répression, l’ONU estime que seuls 42% de la production mondiale de cocaïne est saisie (23% pour la héroïne). Dans certains pays de production ou de transit, comme le Mexique, ce sont de véritables contre-pouvoirs occultes qui font régner la terreur et corrompent les rouages de l’État. (1)

Le commerce de la  drogue comme marchandise prohibée est extrêmement lucratif : le marché de la drogue est celui qui connaît actuellement la plus forte expansion.

DE LA DANGEROSITÉ DE LA PROHIBITION ACTUELLE

La prohibition de l’alcool aux États-Unis en 1920 a eu comme conséquences:

  • Une augmentation des prix des produits alcoolisés,
  •  une détérioration  de la qualité des boissons, avec des risques sanitaires accrus,
  • une augmentation du trafic international,
  • une augmentation de la criminalité chez les consommateurs et chez les trafiquants,
  • la constitution de contre pouvoir avec des gangs à renommée internationale comme celui d’Al Capone,
  • le développement de la corruption dans tous les rouages de l’économie et de l’État,
  • un manque à gagner en impôts et taxe pour les États.

Devant l’inefficacité de l’interdiction sur la consommation d’alcool , en  1933,  le 21e amendement annule le 18e amendement de la prohibition de 1920. Non seulement la loi sur la prohibition de l’alcool n’a jamais atteint le but qu’elle s’était fixée, mais elle a favorisé une augmentation affolante de la criminalité.

Comment n’a-t-on pas tiré des leçons de cet épisode de l’interdiction de l’alcool aux USA? Avec le commerce illicite des drogues les  conséquences sont identiques mais démultipliées par la mondialisation. ( Au Mexique on évalue, en six ans, à 70 000 les victimes dues au trafic de drogue pour alimenter le marché nord-américain )

Il est temps que les États reprennent le contrôle de ce commerce mortifère.

***
TRAITER LA TOXICOMANIE ET CONTRÔLER LE COMMERCE DES DROGUES

« Les drogues tuent quelque 200 000 personnes chaque année. Les usages problématiques de drogues représentant l’essentiel de la demande, l’un des meilleurs moyens de réduire le marché est de traiter la toxicomanie”, a déclaré M. Fedotov, de l’ONU.

Les causes profondes de la consommation de produits stupéfiants sont à rechercher dans le mode de fonctionnement de nos sociétés livrées à la mondialisation des échanges et à la libéralisation de l’ensemble des activités humaines. Il faut être lucide et regarder en face les dégâts que peut faire chez les plus fragiles , ces injonctions de réussite individuelle à tout prix, que distille sournoisement et quotidiennement notre environnement, que ce soit dans le domaine professionnel, ou dans la sphère privée. Une société de consommation qui exacerbe constamment la satisfaction pulsionnelle des désirs individuels  ne peut que conduire certains à trouver dans ces paradis artificiels ce qu’ils n’ont pas les moyens de réaliser ou de construire.

Le problème est que l’on ne veut pas admettre que la cause profonde de ces dérives est bien dans ces dysfonctionnements érigés en dogme dans ce monde ultra-libéral où règne une étrange alliance entre puritanisme et perversion. ( 2 ). On continue à maintenir le décor factice d’une société bourgeoise qui laverait plus blanc que blanc en interdisant  à l’individu toute possibilité de dérive individuelle (3 ) tout en prônant l’obligation de réussite individuelle  pour pouvoir  satisfaire les besoins et envies ( légitimes ou créées par la publicité ) de tout consommateur. (On se rappelle la déclaration de Jacques Séguela: «  Si à 50 ans on a pas une Rollex, on a raté sa vie » -«   les 4 vérités  »  – Cette phrase à bien des égards obscène,  prononcée le 13 février 2009, en pleine crise financière, à propos du Président de la République, par un publicitaire bien connu,  est symptomatique d’un état d’esprit  où la dictature des marques asservit  les individus ).

Cette exacerbation permanente des  désirs et des attentes des consommateurs rend de plus en plus difficile la maîtrise de ses pulsions et rend insupportable les frustrations. Il y a ceux qui trouvent le chemin de la réussite individuelle en restant dans les clous mais  nombreux sont ceux qui doivent utiliser des subterfuges légaux ou illégaux pour tenter d’arriver à leurs fins pour tomber ensuite  dans le piège de nouvelles dépendances: dépendance à des paradis artificiels pour les consommateurs, dépendance à un enrichissement facile et à une consommation de biens sans limite pour les trafiquants.

Il faudra bien qu’ un jour, l’État, dont un des rôles et de protéger tous les citoyens, reconnaisse les dysfonctionnements du système et prenne ses responsabilités en la matière en se donnant les moyens de « tirer le rideau » en traitant ouvertement cette « pandémie » et en contenant  la contagion vers les plus fragiles et les plus jeunes. Pour vider de sa substance le commerce illicite, il faut aussi contrôler la distribution des produits stupéfiants dans des officines médicalisées ou spécialisées tout en continuant à mener une lutte acharnée contre les trafics de drogues internationaux. C’est une bataille de longue haleine qui doit être coordonnée à l’échelle internationale.

S’attaquer à cette économie illicite et mortifère c’est aussi dessiner un horizon à ces quartiers abandonnés. Si on assèche le trafic de drogue, on enlève une énorme partie de l’économie de ces quartiers.  Tant qu’on n’aura pas  de réels projets économiques et éducatifs à offrir à ces quartiers pour  trouver ainsi les moyens de créer et de distribuer de la richesse autrement que par le trafic, la situation ne pourra pas évoluer dans ces villes comme Marseille où 30 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et où 60 % des ménages ne paye pas d’impôts sur le revenu  faute de moyens (4). La question est bien plus large qu’une simple question répressive. C’est peut-être le seul message positive du passage de l’équipe ministérielle à Marseille.

En attendant, en  contenant ce commerce derrière le rideau de l’ illégalité on ne fait que laisser libre cours à cette activité, très lucrative pour certains mais aussi très dangereuse pour l’ensemble de la société.

 

  • L’auteur

    Enseignant, au cours de ma vie professionnelle, j’ai occupé diverses fonctions dans l’ Education Nationale.Pour mes études, et mon travail, j’ai bourlingué à Voiron, Aix-en-Provence, Paris, dans le 93, en Martinique, au Brésil, au Mexique et au Maroc. Depuis peu, je jette des bouteilles à la mer. Je consacre un peu de mon temps à écrire sur la nécessaire métamorphose de notre société vers un monde plus juste, décent et apaisé. Guy Valette

 

SOURCE: http://alternative21.blog.lemonde.fr/2013/04/28/commerce-de-la-drogue-on-se-trompe-de-cible/

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ARGENTINE: l’Église s’inquiète de l’expansion du narcotrafic

 

Parmi les drogues les plus prisées : l’héroïne. – REUTERS

20/05/2015 16:09
(RV) En Argentine, une enquête menée par l’université catholique Sainte-Marie de Buenos Aires, a mis en évidence l’ampleur du trafic et de la consommation de stupéfiants, avec leur cortège de violence et de corruption, un fléau qui exige une intervention directe de l’État
« Baromètre du trafic de drogue et de la toxicomanie en Argentine », c’est le titre de l’étude rendue publique lundi en présence du coordinateur de l’Observatoire de la Dette sociale argentine. C’est la première fois qu’une aussi vaste enquête est menée dans le pays. Elle révèle qu’entre 2010 et 2014, la vente de drogue dans les quartiers de Buenos Aires a augmenté de 50% et qu’elle touche 45% des familles ; 4,6% des foyers, soit quelque 500 000 personnes, sont gravement concernés. Le fléau fait tache d’huile, prévient l’Université catholique, et il devient de plus en plus difficile de l’enrayer.

Jusqu’à présent relativement épargnée par le narcotrafic, un fléau continental, l’Argentine est passée de pays de transit vers l’Europe ou l’Afrique à zone d’élaboration de stupéfiants ou de repli et d’investissement pour narcotrafiquants. Avec 10 000 kilomètres de frontières et 5000 kilomètres de côtes, et avec des forces de l’ordre notoirement corrompues jusqu’aux plus hauts niveaux, le pays est devenu un terrain de jeu prisé par la pègre. Les découvertes de laboratoires se multiplient, et le nombre des usagers augmente dans les quartiers pauvres. L’impact sur les couches les plus faibles de la société est énorme. La plupart des personnes interrogées par les enquêteurs de l’université catholique affirment être au courant de la situation.

L’Église ne cache pas son inquiétude. Selon les évêques, la situation se dégrade rapidement ; le pouvoir économique des narcotrafiquants s’impose de plus en plus et fragilise les structures de l’État. Les gens ont peur et se taisent. L’Église demande des mesures urgentes et invite les autorités à considérer la lutte contre ce fléau comme une affaire d’État. Elle envisage elle-même des parcours pastoraux destinés plus spécialement aux jeunes et aux adolescents. (avec OR/AFP)

source:http://fr.radiovaticana.va/news/2015/05/20/argentine__le_narcotrafic_en_pleine_expansion/1145508

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DEA: saisie record d’héroïne à New York

« Cette cargaison était si importante qu'elle pouvait potentiellement procurer une dose d'héroïne à chaque homme, femme et enfant de la ville de New York », a déclaré la procureuse spéciale antidrogue, Bridget Brennan.Le Monde.fr avec AFP | 20.05.2015 à 10h25

Environ 70 kg d’héroïne venant du Mexique, estimés à 50 millions de dollars (44,7 millions d’euros), ont été saisis dans le Bronx, à New York, ont annoncé mardi 19 mai les autorités, précisant qu’il s’agissait d’une saisie record dans l’Etat de New York. C’est aussi la quatrième plus grosse saisie d’héroïne aux Etats-Unis, selon les mêmes sources.

« Cette cargaison était si importante qu’elle pouvait potentiellement procurer une dose d’héroïne à chaque homme, femme et enfant de la ville de New York », a déclaré la procureuse spéciale antidrogue, Bridget Brennan. Elle a précisé qu’il s’agit de la plus importante saisie par la DEA (Drug Enforcement Administration), à New York.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/05/20/saisie-record-d-heroine-a-new-york_4636733_3222.html#044KsciVdTwY22E7.99

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May 19, 2015
Contact: Public Information Officer
Number: 212-337-2906

Record-Breaking Seizure: Over 70 Kilograms of Heroin, $2 Million Cash and Firearm Recovered in the Fieldston Section of the Bronx
Largest DEA heroin seizure in New York State: Fourth largest in U.S.

MAY 19 (MANHATTAN, N.Y.) – James J. Hunt, Special Agent in Charge of the U.S. Drug Enforcement Administration (DEA) New York Division; Bridget G. Brennan, New York City’s Special Narcotics Prosecutor; Raymond R. Parmer, Jr., Special Agent in Charge of the U.S. Immigration and Customs Enforcement’s (ICE) Homeland Security Investigations (HSI) New York; New York City Police Commissioner William J. Bratton; and Joseph A. D’Amico, Superintendent of the New York State Police, announced the arrest of four members of a narcotics trafficking network and the seizure of over 70 kilograms of heroin (154 lbs.) worth up to $50 million, plus $2 million in cash and a firearm. The massive load of narcotics and cash was recovered from a vehicle and an apartment in the Fieldston section of the Bronx, near Horace Mann School and adjacent to Van Cortlandt Park.

O70 kilograms of heroin hidden in a concealed compartment
70 kilograms of heroin hidden in a concealed compartment

This is the largest heroin seizure in New York State in DEA history and the fourth largest heroin seizure in the U.S. It was the result of a yearlong investigation by the Office of the Special Narcotics Prosecutor and the DEA’s New York Drug Enforcement Task Force (NYDETF), Group T-31, which is comprised of DEA special agents, New York City Police Department (NYPD) detectives and New York State Police Investigators, and the ICE HSI-led El Dorado Task Force. The Yonkers Police Department and the Port Authority of New York & New Jersey also assisted.
On Sunday, May 17, agents arrested the head of the multi-million dollar heroin organization, Jose A. Mercedes, aka “Hippie,” and a second defendant, Yenci Cruz Francisco. Both are charged with Operating as a Major Trafficker and Criminal Possession of a Controlled Substance in the First Degree. Two additional defendants were arrested in November.
A court authorized wiretap investigation revealed that Mercedes and his drug trafficking group received sizable shipments of heroin at least once a month from suppliers in Culican, Mexico, an area controlled by the Sinaloa Cartel. The organization is believed to have served as a main source of heroin for customers throughout the five boroughs, as well as Connecticut, Massachusetts, Pennsylvania and Rhode Island.
In the days leading up to the seizure and arrests, intercepted phone conversations suggested the organization was expecting delivery of a large load of heroin over the weekend. Agents set up surveillance outside 210 West 251st St. in Fieldston, where the organization was suspected of maintaining a stash location in Apt. 5E.
Late Saturday, agents tracked a Chevrolet Suburban and a Honda Accord driven by Mercedes, Cruz Francisco and a third individual as they travelled from 210 West 251st St. to an industrial parking lot off of Interstate 287 in Montville, N.J. The vehicles entered a section of the industrial lot where tractor-trailers were parked. After more than an hour, the Chevrolet Suburban and Honda Accord headed back to the Bronx.
Upon reaching 210 West 251st St., the Chevrolet Suburban was parked in a gated parking lot behind the building. At the request of the NYDETF, the Yonkers Police Department dispatched a K-9 Unit and obtained a positive hit for narcotics on the Chevrolet Suburban. Agents maintained surveillance at the location.
On Sunday morning, agents observed Mercedes arrive in a Kia Sorrento and stopped him for questioning. Several large bags containing a tan powdery substance were recovered from the front seat of the car and from a hidden compartment in the center console. At least one of the bags tested positive for heroin.
Subsequently, agents observed Cruz Francisco leave 210 West 251st St., enter the Chevrolet Suburban and start the engine. Agents stopped him and obtained a court authorized search warrant for the vehicle. A hidden compartment under the floor of the vehicle contained 70 rectangular-shaped kilogram packages of heroin labeled with the identifying name of “Rolex.” Also inside the vehicle was $24,000 cash.
Agents conducted a series of court authorized searches at apartments associated with the group. Inside 210 West 251st St., Apt. 5E, agents recovered $2 million from underneath the floorboards. A search of 830 Magenta St., Apt. 2J, in the Bronx yielded a .380 caliber firearm.
Last night Jose A. Mercedes and Cruz Francisco were arraigned in Manhattan Criminal Court and held without bail, with their next court date set for Friday, May 22.
Two additional members of the narcotics trafficking group were previously charged on November 17, 2014. Mercedes’ son Jose Mercedes, JR. and defendant Juan Infante were arrested at 2851 Webb Ave., Apt. 1D, in the Bronx, where members of the NYDETF and HSI seized another 10 kilograms of heroin (22 lbs.) that had been hidden in a compartment inside a wall. An indictment filed by the Special Narcotics Prosecutor’s Office charges both with Criminal Possession of a Controlled Substance in the First Degree, Criminal Possession of a Controlled Substance in the Third Degree and two counts each of Criminally Using Drug Paraphernalia in the Second Degree.
Special Narcotics Prosecutor Bridget G. Brennan thanked her office’s Special Investigations Bureau, the DEA’s New York Drug Enforcement Task Force, the ICE HSI-led El Dorado Task Force, the Yonkers Police Department and the Port Authority of New York & New Jersey.
DEA Special Agent in Charge James J. Hunt stated, “Seventy kilograms of heroin was intended to be distributed throughout the Northeast, proving that NYC is the bull’s eye for drug traffickers and heroin is their weapon.  Record breaking aside, this investigation and seizure are messages to our communities that DEA and our law enforcement partners are doing our part in fighting opioid addiction that is afflicting our nation, by seizing the heroin that drug traffickers are pushing into our city. »
Bridget G. Brennan said, “The $50 million street value of the heroin in this case is a conservative estimate. To put it in perspective, this load was so large it carried the potential of supplying a dose of heroin to every man, woman and child in New York City. While this important seizure stopped a huge amount of heroin from flooding our city, it also highlights the critical need to intercept heroin before it ever reaches our region.”
“These millions of doses of heroin and millions of dollars represent much more than just a seizure. They represent violence, overdoses, crime, death and the suffering of our communities,” said Raymond R. Parmer Jr., Special Agent in Charge of HSI New York. “HSI and our federal, state and local law enforcement partners are determined to put an end to the heroin epidemic plaguing our neighborhoods.”

Police Commissioner William J. Bratton said, “I want to thank the investigators of the New York Drug Enforcement Task Force and the prosecutors of the Office of the Special Narcotics Prosecutor whose work resulted in this significant heroin seizure.  The NYPD will continue to collaborate with our law enforcement partners to stop this dangerous and highly addictive drug from being sold in our neighborhoods and destroying lives.”
« This case will have a significant impact on the drug trade in New York State and throughout the Northeast, by keeping this large load of heroin out of our communities, » said New York State Police Superintendent Joseph A. D’Amico. « The State Police remain committed to working with our partners in law enforcement and using every resource available to shut these drug operations down. We continue to send a clear message to those dealing these dangerous and deadly drugs — you will be found, you will be prosecuted and you will go to prison. »

DEFENDANTS CHARGES

Jose A. Mercedes
185 Bronx River Rd., Apt. 5G
Yonkers, NY
5/22/1968
Operating as a Major Trafficker – 1 ct
CPCS 1st – 1 ct

Yenci Cruz Francisco
210 West 251st St., Apt. 5E
Bronx, NY
9/17/1995
Operating as a Major Trafficker – 1 ct
CPCS 1st – 1 ct

The charges and allegations are merely accusations and the defendants are presumed innocent until proven guilty.

http://www.dea.gov/divisions/nyc/2015/nyc051915.shtml

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FRANCE (Drogue): Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois, critique la justice trop laxiste vis-à-vis des dealeurs

Bruno_Beschizza_SarkozyLes auditeurs de France Info ont certainement écouté l’interview de Bruno Beschizza suite à la décision de l’état de renforcer le dispositif de sécurité à Saint-Ouen. Cette ville, plaque tournante du commerce souterrain de la drogue en région Parisienne, va recevoir le renfort définitif de plusieurs unités de CRS.

Si cette décision semble réjouir le Maire de Saint-Ouen William Delannoy, Bruno Beschizza semblait nettement plus sceptique au micro de France-Info. Le Maire d’Aulnay-sous-Bois indiquait en effet que, si la Police faisait son boulot, la justice était trop laxiste pour que cela soit suivi d’effet. Il cite ainsi deux cas :

  • Un dealeur arrêté à Aulnay-sous-Bois en possession de plusieurs dizaines de kilos de cannabis. Présenté au juge, il est relâché de suite
  • Un autre dealeur, toujours arrêté à Aulnay-sous-Bois pour le même motif. Présenté au juge, il est relâché de suite

Bruno Beschizza dénonce l’impunité de ces voyous à cause de juges trop complaisants à leur égard. Il est vrai que ces jugent n’habitent certainement pas dans les quartiers sensibles de la Seine-Saint-Denis.

source: http://aulnaycap.com/2015/05/15/bruno-beschizza-maire-daulnay-sous-bois-critique-la-justice-trop-laxiste-vis-a-vis-des-dealeurs/

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NARCOTRAFIC (France): velléités gouvernementales avec la Douane, la Police et l’OCTRIS à la réception des affaires

Bernard Cazeneuve intensifie la lutte contre le trafic de drogue à Saint-Ouen
Face à l’indignation grandissante des habitants, contre le trafic de drogue à Saint-Ouen, le gouvernement annonce prendre des mesures.

Acheteurs, rabatteurs, guetteurs, vendeurs sont dans le viseur du gouvernement. Dans une interview accordée au « Parisien », le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve dévoile plusieurs mesures ce jeudi 14 mai pour lutter contre le trafic de stupéfiants à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) dans le nord de Paris. Des mesures qui viennent après la manifestation des habitants, le week-end dernier, pour dire stop à la violence. L’objectif est de dissuader les acheteurs de se rendre dans la ville, en s’attaquant directement à la demande. Depuis mercredi, policiers et agents des douanes sont déployés et 56 acheteurs ont été contrôlés.

« On ne peut pas tolérer que des gens qui viennent de l’extérieur de cette banlieue contribuent à faire prospérer ce genre de trafic » explique à France 2 Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l’Intérieur.
Renforcement des contrôles

Une cinquantaine de CRS seront présents en permanence alors que la vidéo-surveillance va être renforcée avec l’installation de 12 caméras. Ces dernières semaines, cinq jeunes ont été blessés par balle dans la ville.

source: http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/bernard-cazeneuve-intensifie-la-lutte-contre-le-trafic-de-drogue-a-saint-ouen_903955.html

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Photo AFP

Pour enrayer le trafic de drogue qui gangrène la ville de Saint-Ouen, la police a décidé de s’attaquer aussi aux clients, avec une première opération menée mercredi, a annoncé Bernard Cazeneuve dans un entretien au Parisien jeudi.

« Une opération conjointe de la police et des douanes est déployée depuis hier (mercredi, ndlr) après-midi à Saint-Ouen. Elle cible non seulement les vendeurs mais aussi les consommateurs », déclare le ministre de l’Intérieur.

LIRE: http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/trafic-de-drogue-a-saint-ouen-cazeneuve-veut-cibler-aussi-ia0b0n2825622

Et

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20150514.AFP7544/saint-ouen-operation-policiere-visant-vendeurs-de-drogue-et-consommateurs.html

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FRANCE (Deauville): trafic d’héroïne et de cocaïne

Les policiers de Deauville (Calvados) ont démantelé un trafic de drogue. De l’héroïne et de la cocaïne ont été découvertes au domicile d’un habitant de Rouen de 20 ans.

Mise à jour : 13/05/2015 à 10:40 par Sophie Quesnel

Les policiers ont saisi 330g d'héroïne, 60g de cocaïne et 2 330 euros. (Photo d’illustration)

Les policiers ont saisi 330g d’héroïne, 60g de cocaïne et 2 330 euros. (Photo d’illustration)

Un habitant de Rouen (Seine-Maritime) se livrait à un trafic de drogue entre Deauville et Trouville-sur-Mer (Calvados). Les policiers ont trouvé à son domicile 330g d’héroïne et 60g de cocaïne . 27 consommateurs de ce réseau auraient été identifiés.
À l’arrivée des policiers, il a tenté de se débarrasser de ses « cocottes »

Les policiers de Deauville enquêtaient depuis plusieurs semaines autour de l’avenue Barnstaple à Trouville-sur-Mer. Mardi 5 mai 2015, un homme de 20 ans a été interpellé et a tenté de se débarrasser de ses « cocottes » – des sachets d’un gramme d’héroïne – à la vue des forces de l’ordre. Lors de la perquisition de son domicile, qu’il sous-louait à un Trouvillais de 39 ans, les policiers découvriront 330g d’héroïne et 60g de cocaïne ainsi que 2 330 euros et tout le nécessaire pour peser et conditionner la drogue.
27 consommateurs identifiés

Le trafiquant présumé et le locataire de l’appartement ont été placés en garde à vue. Les auditions auraient permis d’identifier 27 consommateurs, tous originaires de la région de Deauville. Présentés devant le parquet de Lisieux, les deux mis en cause ont été jugés en comparution immédiate, lundi 11 mai 2015. Le jeune dealer a été condamné à dix mois de prison ferme et placé en détention, son complice à quatre mois de prison avec sursis.

LEGALIZE: Drugs Will Save Ukrainian Economy – Branson

Sir Richard Branson

British billionaire, Virgin Galactic founder and fame-seeking celebrity Sir Richard Branson suggested the Ukrainian government legalize drugs, according to The Insider.

The world has been combating drugs for more than 50 years, and Ukraine has one of the worst records in this battle, the entrepreneur told the students of a Kiev university on Friday.

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CANADA (drogues): l’achat de stupéfiants en ligne explose


Photomontage: Benoît Gougeon
Quatre-vingt-dix millions de dollars au bas mot. Voilà le montant des ventes de drogue estimé pour une année sur Silk Road, le premier cryptomarché à abriter des activités illicites en ligne. Depuis, les ventes de cocaïne, d’héroïne et d’ecstasy auraient explosé sur le Web avec la venue d’autres sites semblables.

« La demande est très forte et les trafiquants sont habiles à camoufler et sceller leurs colis afin qu’ils ne soient pas interceptés par Postes Canada ou par les agents des services frontaliers », rapporte David Décary-Hétu, professeur à l’École de criminologie de l’Université de Montréal et chercheur au Centre international de criminologie comparée de l’UdeM. Avec Judith Aldridge, de l’Université de Manchester, en Angleterre, il a étudié les réseaux criminels virtuels afin de déterminer la taille des marchés de drogue sur Internet et de tracer le profil des consommateurs.

En septembre 2013, les chercheurs ont réussi à copier l’historique des transactions faites sur Silk Road 1. « C’était à peine deux semaines avant la fermeture du site par le FBI », signale le criminologue. Sur ce cryptomarché, on vendait des vêtements, des livres, mais surtout des stupéfiants livrables à domicile par la poste partout dans le monde ! À l’époque, il s’agissait du seul réseau en ligne garantissant l’anonymat qui permettait de se procurer des substances psychoactives.

En analysant plus de 12 000 annonces et commentaires de clients, David Décary-Hétu et sa collègue ont pu calculer les revenus générés en multipliant le nombre de messages des acheteurs par le prix des produits. Ils ont ainsi démontré que les ventes de stupéfiants sur le site avaient grimpé en flèche en l’espace d’un an, passant de 17 à 90 millions de dollars, une augmentation de 600 %.

Autre constat : une grande part des achats aurait été effectuée par des vendeurs qui s’approvisionnaient sur le cryptomarché pour ensuite revendre la drogue dans la rue ou sur le Web. Le professeur Décary-Hétu a établi un an plus tard l’identité de quelque 250 vendeurs canadiens actifs sur les cryptomarchés. Ils expédiaient leur marchandise comme une lettre à la poste !

Il aura fallu deux ans et demi au FBI pour mettre la main au collet de l’administrateur de Silk Road 1, Russel Ulbricht, un physicien de 30 ans habitant San Francisco. Celui-ci aurait même été traqué par hasard, raconte-t-on. Depuis son arrestation, une quinzaine de cryptomarchés voués à la vente de drogue ont vu le jour, dont Agora, Nucleus, Middle Earth et Silk Road 2 (fermé lui aussi par le FBI). « Les cryptomarchés représentent une telle innovation criminelle qu’ils pourraient transformer le marché de la drogue et faire reculer les efforts de régulation de plusieurs décennies », estime David Décary-Hétu. Ses travaux ont permis la mise au point d’un outil de surveillance des marchés de vente de drogue en ligne.


David Décary-Hétu a lui-même plongé dans le dark Net et procédé à des achats de drogue.

 

Le Web invisible

Mais comment de telles activités passibles de prison sont-elles possibles sur Internet? En fait, il s’agit de la face obscure du Web, le dark Net, comme la nomment les spécialistes, ou Web invisible. On accède à ce monde parallèle grâce à Tor Browser, un fureteur configuré pour y naviguer. « Cela permet aux individus de se connecter aux cryptomarchés sans que le site Web connaisse leur identité et leur adresse IP », précise David Décary-Hétu. Pas moyen de connaître précisément la source des produits.

« Il existe maintenant un grand nombre de cryptomarchés qui permettent de commander des drogues en ligne, ajoute le professeur. Ces marchés criminels sont calqués sur des sites marchands comme Amazon et eBay. Ils en diffèrent cependant par le fait que les paiements sont faits en bitcoins, une monnaie virtuelle anonyme, et l’argent des acheteurs est gardé en fidéicommis jusqu’à ce qu’ils reçoivent leur commande. Toutes les connexions des utilisateurs sont anonymisées. »

Selon le chercheur, les cryptomarchés sont un petit canal de distribution non approprié pour les cartels de la drogue. En revanche, ils sont efficaces pour approvisionner les vendeurs intermédiaires à la recherche de stupéfiants potentiellement de meilleure qualité et moins chers. Et, compte tenu de leur aspect sécuritaire, le nombre de transactions virtuelles illicites n’a pas fini de croître, juge le professeur.

Les criminels en ligne, des nationalistes ?

Depuis son doctorat en criminologie à l’UdeM sous la direction des professeurs Carlo Morselli et Stéphane Leman-Langlois, de 2009 à 2012, David Décary-Hétu étudie l’influence d’Internet sur la criminalité et l’adaptation des criminels à cet environnement virtuel pour tenter d’approfondir la compréhension du phénomène de la déviance en ligne.

Ce spécialiste des cryptomarchés, l’un des rares au Québec, a même plongé dans l’univers du dark Net et procédé à des achats de drogue alors qu’il accomplissait un travail de maître d’enseignement et de recherche à l’École des sciences criminelles de l’Université de Lausanne, en Suisse. L’objectif ? Comparer le profilage chimique des produits achetés en ligne avec ceux qu’on trouve dans la rue. « On peut ainsi avoir une bonne idée d’où vient la drogue, affirme David Décary-Hétu. Par exemple, si la cocaïne est pure à 85 %, elle provient sans doute directement des fournisseurs d’Amérique du Sud, car la pureté des drogues locales oscille généralement entre 25 et 35 %. »

Pour l’heure, il est prématuré de généraliser les données obtenues par le professeur. Mais les résultats préliminaires révèlent des différences entre les deux canaux de distribution et ce ne sont pas nécessairement les mêmes individus qui vendent sur les cryptomarchés et en dehors du Web. « Au Canada, on n’analyse pas la pureté de la drogue saisie, souligne le chercheur. On ne peut donc pas établir le même parallèle entre les produits. » Mais les données accumulées au fil des ans tendent à confirmer une tendance : plus la réputation des trafiquants est grande et plus ceux-ci expédient leurs marchandises principalement dans leur pays d’origine. Les clients semblent aussi préférer acheter à des vendeurs issus du même pays afin d’éviter les inspections aux frontières. « Les cryptomarchés sont des plateformes mondiales, mais on croit qu’elles sont d’abord utilisées de manière nationale. C’est du moins ce qu’on tente actuellement de montrer. »

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INDE: 3 gardes-frontières blessés par des trafiquants de drogue à la frontière pakistanaise


Publié le 2015-04-11 à 15:28 | french.xinhuanet.com

NEW DELHI, 11 avril (Xinhua) — Trois gardes-frontières indiens ont été blessés vendredi dans un échange de coups de feu au poste de contrôle frontalier près d’Amritsar, dans l’Etat du Punjab (nord), avec des trafiquants de drogue se trouvant du côté pakistanais, ont révélé les médias locaux.

Les soldats blessés ont été hospitalisés après avoir été touchés dans un échange de coups de feu samedi matin avec des trafiquants se trouvant du côté pakistanais, a rapporté l’agence de presse Indo-Asian News Service (IANS), citant des officiels locaux.

La frontière indo-pakistanaise dans le Punjab est apparemment fréquentée par des trafiquants de drogue indiens et pakistanais, et représente la voie principale du transport de drogues vers l’Inde.

Les gardes-frontière indiens ont jusqu’ici saisi près de 125 kg d’héroïne le long de la frontière du Punjab avec le Pakistan cette année, et la moitié rien que dans la zone d’Amritsar. Un total de 360 kg d’héroïne a été saisi l’année dernière à la frontière avec le Pakistan par les troupes indiennes.

http://french.xinhuanet.com/societe/2015-04/11/c_134142626.htm

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TURQUIE: la police turque a saisi 600 kg d’héroïne à Keban, ville située dans la province d’Elazig


Turquie : saisie de 600 kg d’héroïne

ANKARA, 12 avril (Xinhua) — La police turque a saisi 600 kg d’héroïne dans l’est de la Turquie, la plus grande quantité saisie dans le pays en 2015, a rapporté dimanche la chaîne NTV.

La police turque a lancé samedi une opération à Keban, une ville située dans la province d’Elazig, confisquant 600 kg d’héroïne dans un camion, qui était parti de la province de Van (est) à destination de la ville côtière d’Istanbul, a fait savoir le gouverneur d’Elazig, Murat Zorluoglu.

Un trafiquant présumé a été arrêté dans le cadre de cette opération, a ajouté ce responsable.

La Turquie sert depuis longtemps de point de transit clé sur la route de contrebande de drogue reliant l’Asie, le Moyen-Orient et l’Europe.

http://french.xinhuanet.com/societe/2015-04/12/c_134144332.htm

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HAITI (Wharf Jérémie): saisie de 77kg de cocaïne et 10 kg d’héroïne à bord du navire « MV Manzanares »


Wharf Jérémie (Cité Soleil)

16/04/2015 09:28:28

Haïti - Justice : Importante saisie de stupéfiantsMardi dans un port local (Wharf Jérémie, situé dans la commune de Cité Soleil), la Brigade de Lutte contre le Trafic des Stupéfiants (BLTS) avec la « Drug Enforcement Agency » (DEA) des États-Unis et la Police des Nations Unies (UNPol) a saisi 77kg de cocaïne et 10 kg d’héroïne à bord du navire « MV Manzanares » battant pavillon panaméen, qui transportait un chargement de sucre en provenance de la Colombie. La valeur de revente de cette saisie est évalué à environ 10 millions de dollars américains.

Selon le Commissaire Garry Desrosiers, Porte-parole adjoint de la Police Nationale d’Haïti (PNH), plusieurs membres de l’équipage du navire ont déjà été arrêtés, précisant que la fouille se poursuivait et que cela prendra encore un peu de temps pour terminer l’inspection de ce navire qui mesure 113.2 m X 16.4 m.

HL/ HaïtiLibre

source: http://www.haitilibre.com/article-13617-haiti-justice-importante-saisie-de-stupefiants.html

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Kashmir’s Heroin Highway

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  • The Pakistani truck confiscated by the Jammu and Kashmir Police with 114 Kgs of Heroin seen through a window in the district police station in Uri. Photo by: Sami Siva

URI, Kashmir—

A hand-painted truck carrying a load of Pakistani almonds pulled over in Uri, a lonely, picturesque mountain town in Kashmir, on the afternoon of Jan. 17, 2014. Customs agents had searched the driver’s multicolored vehicle at least 30 times over the previous few years without any trouble. Plus the agents liked the driver. On multiple occasions they had shared a sweet, lightly spiced local tea called kahwa with the man, and they knew about his kids, his wife, and his neighbors on the other side of the line of control in Pakistani-controlled Kashmir.

Border control is a lonely line of work, especially in an isolated region where it often feels like there are more guns lying around than people to carry them, and the agents considered the driver something like a friend. So when he begged the customs agents to speed up their search because he was running behind on his route, they wanted to accommodate him. And they might have even acquiesced politely, were it not for the suspicious eye of Kameshwar Puri of the Jammu and Kashmir State Police.

“The man looked nervous to me,” Puri, 30, recalls of the driver. Puri was about to make the biggest heroin bust in Kashmir’s history.

Guerre aux drogues, guerre raciale !