IRAN 🇮🇷 (TEHRAN) : IRGC smashes large gang smuggling drugs to Europe

The Intelligence Organization of the Islamic Revolutionary Guard Corps has smashed a large gang that was smuggling narcotics to Europe, IRIB reported on Sunday.

In this operation, 590 kilos of heroin, which were skillfully embedded in iron profiles and stored in a shed in the suburbs, were seized in the northwestern city of Tabriz.

Five members of the gang, who were involved in smuggling and transit of narcotics to Europe, have been arrested, three of whom are citizens of a neighboring foreign country and the rest are Iranian.

Naser Aslani, an official with the anti-narcotics police, said on Thursday that more than 43 tons of narcotics have been confiscated from smugglers across the country over the past two weeks.

Also, 939 vehicles and 30 weapons were confiscated as well, he stated, adding, meanwhile, a total of 12,992 culprits have been arrested in connection with plans implemented for dealing with drug trafficking.

Most recently, the police have disbanded two large smuggling gangs in the eastern province of Sistan-Baluchestan, discovering around 1.1 tons of narcotics.

read more

000000

FRANCE 🇫🇷 (Plongée dans un des territoires perdus de la République) : un policier témoigne

Politique-ville-témoignage-policier© Bumble Dee – Shutterstock

Article extrait du numéro spécial « Politique de la ville : 40 ans d’échecs payés par les Français ».

Sur le terrain. Olivier C., jeune policier de 27 ans, opère dans une cité de la banlieue parisienne. Il raconte son quotidien à Contribuables Associés.

« Des groupes de jeunes à plusieurs points stratégiques, chargés de surveiller toutes les personnes qui s’aventurent à pied ou en véhicule, avec des plaques d’immatriculation inscrites sur les murs pour identifier les véhicules banalisés de la Police nationale.

Des conducteurs de moto-cross ou de scooters sans casque traversent le quartier à longueur de journée durant les horaires d’ouverture des points de deal pour veiller au bon déroulement des ventes de produits stupéfiants.

Plusieurs chaises installées au pied des tours ou des canapés dans les halls avec des groupes d’individus en train de fumer la chicha en attendant le client.

Des consommateurs accros qui défilent et sont facilement identifiables par les services de police. Ils se présentent et passent leur commande aux fumeurs de chicha.

À la nuit tombée, plusieurs fois par mois, le quartier est en pleine ébullition.

Un autre individu est positionné dans les étages supérieurs avec les doses sur lui, mais en petite quantité en cas d’interpellation, se charge de vendre de la résine de cannabis, de l’herbe, de l’héroïne ou de la cocaïne en fonction de la demande. Cela ne dure que quelques instants.

Quand la quantité s’amenuise, il va se réapprovisionner chez une « nourrice », qui conserve la drogue en grande quantité chez lui.

À la nuit tombée, plusieurs fois par mois, le quartier est en pleine ébullition. Les mouvements sont limités et l’éclairage public subit des coupures programmées.

Une livraison par un go-fast va avoir lieu pour réapprovisionner le trafic.

Aucune sanction !

Bienvenue au cœur d’un quartier livré à lui-même.

Si le site est classé en QRR (quartier de reconquête républicaine), il sera fait appel à des renforts supplémentaires de policiers pour tenter de mettre un coup d’arrêt à ces trafics.

À la sortie du quartier, les acheteurs sont contrôlés par des policiers en véhicule sérigraphié ou banalisé.

Si la dose est découverte, l’acheteur sera verbalisé via la nouvelle amende forfaitaire délictuelle d’un montant de 150 euros.

De quoi remplir les caisses de l’État, les tableaux statistiques des commissaires de police et réduire les procédures judiciaires qui sont très coûteuses et ne débouchent sur aucune sanction.

Démanteler le point de deal prend plusieurs mois voire des années.

Lorsque les policiers entrent dans le quartier, les guetteurs donnent l’alerte en sifflant et tous les oiseaux s’envolent.

Au pied de l’immeuble, les jeunes se laissent contrôler plus ou moins facilement et ne sont jamais trouvés porteurs de substances sur eux.

Démanteler le point de deal est un travail difficile, qui prend plusieurs mois voire des années. Il est impossible d’obtenir des informations de la part des habitants qui vivent sous la loi du silence et dans la peur de subir des violences.

Quid de la nouvelle plateforme « moncommissariat.fr » mise en place par le ministère de l’Intérieur pour signaler les points de deal ? Les délinquants vivent désormais selon l’adage « Pour vivre heureux, vivons cachés ».

La présence policière nuit au bon fonctionnement du commerce local et les trafiquants ont bien compris qu’il fallait maintenir le calme au sein du quartier pour ne pas être dérangé.

En cas d’incident ou d’émeute, à la suite d’une interpellation qui tourne mal ou du démantèlement d’un réseau, des forces mobiles sont envoyées par le préfet pour des périodes allant d’une à trois semaines.

Les CRS procèdent à quelques interpellations et apaisent les tensions.

Plus personne n’est visible jusqu’à leur départ, le plus rapide possible pour le réseau, et le commerce reprend ses droits.

Une annonce mal vécue !

Le président de la République a annoncé le « Beauvau de la sécurité » fin janvier [2021, NDLR], pour une durée de quatre mois avec des réunions thématiques tous les 15 jours.

L’objectif ? Trouver comment retisser le lien police/population, revoir la doctrine du maintien de l’ordre, renforcer le statut des policiers, etc.

99,6 % des interventions se déroulent sans incident.

L’annonce de la mise en place d’une plateforme pour dénoncer les discriminations commises par les fonctionnaires de police a été très mal vécue par l’institution.

À chaque affaire de violences commises par quelques-uns, c’est sur l’ensemble de la Police nationale que l’opprobre est jeté, alors que 99,6 % des interventions se déroulent sans incident.

Les politiques lâchent et discréditent complètement les agents chargés de la protection des personnes, des biens et des institutions. Un sondage de 2017, avant l’élection présidentielle, indiquait que 52 % des policiers votent pour le Rassemblement National.

La pression du chiffre : Ce ne sont pas les renforts supplémentaires de policiers, la mise à disposition temporaire des unités mobiles, ou le « Beauvau de la sécurité » qui permettront de juguler la criminalité ou la délinquance dans les quartiers.

Encore moins la pression du chiffre imposée par les commissaires de police aux effectifs présents sur le terrain. Il est plus intéressant de verbaliser ou d’interpeller les clients que le vendeur lui-même.

Le vendeur représentera un bâton dans les tableaux statistiques alors que les multiples clients, facilement identifiables, garniront gracieusement les comptes bancaires des commissaires de police via des primes de résultats exceptionnels par des tableaux bien remplis.

Plus qu’une politique répressive, c’est par une politique de prévention efficace que le travail doit se faire. La reconquête des quartiers doit s’appliquer par un retour des services publics.

Là où la République est absente, le séparatisme apparaît et des micro-sociétés se forment.

À quand la sécession ?

Source

000000

ARABIAN SEE (coast of Oman 🇴🇲): the crew of HMCS Calgary has seized more than 1,000 kilograms of drugs as part of Combined Task Force 150 in the Arabian Sea

A Canadian Navy frigate based in Victoria has made a record-setting drug bust while operating in the Arabian Sea off the coast of Oman.

HMCS Calgary, operating under the command of the Canadian-led Combined Task Force 150, seized 1,286 kilograms of heroin on April 23.

SOURCE

000000

MAURICE 🇲🇺 (ADSU) : saisie de 243 kilos d’héroïne et de 26 kilos de haschisch

La brigade antidrogue a saisi 243 kg d’héroïne et 26 kilos de haschich, à bord d’un bateau dans le lagon de Pointe-aux-Canonniers.

000000

FRANCE 🇫🇷 (Boulogne-sur-Mer / camp de Terlincthun) : saisie de près de cinq kilos d’héroïne et de cocaïne et …des fusils à pompe

Mais ce n’est pas tout. Ils ont également découvert des tenues de policiers, environ 136 000 euros en billets de 10 et de 20, 615 grammes d’herbe de cannabis et 110 grammes de résine.

Au total, neuf individus ont été interpellés le lundi 19 avril 2021, tous issus de la communauté des gens du voyage.

source et plus

000000

AFGHANISTAN 🇦🇫 (premier producteur d’héroïne au monde) : comment les Etats-Unis ont consolidé un narco-Etat ?

L’Afghanistan, où les talibans avaient éradiqué  en 2001 le pavot, est redevenu la principale source de l’héroïne mondiale tout au long des vingt années d’intervention américaine.

Joe Biden a décidé de mettre fin en Afghanistan, en septembre prochain, à la plus longue guerre de l’histoire des Etats-Unis. Tout a déjà été écrit, et très bien écrit, sur le paradoxe de ce conflit, déclenché pour renverser les talibans, avec qui Washington négocie aujourd’hui les conditions les moins défavorables de son retrait. En revanche, peu d’attention a été accordée au fait que l’Afghanistan, où les talibans étaient parvenus en 2001 à interdire la culture du pavot, est redevenu la principale source de l’héroïne mondiale durant chacune des vingt années de l’intervention américaine. Avec 20% à 30% du PNB afghan liés à l’opium, la République islamique de Kaboul est gangrénée à bien des égards par la production et le trafic de stupéfiants (à titre de comparaison, seuls 6% du PNB colombien étaient liés à la cocaïne au plus fort de l’activité des cartels, à la fin du siècle dernier).

LE RETOUR DES PARRAINS DE L’OPIUM

LES ETATS-UNIS ÉPARGNÉS PAR L’HÉROÏNE AFGHANE

L’héroïne écoulée sur le marché américain vient essentiellement du Mexique, alors que c’est la drogue produite et raffinée en Afghanistan qui fait des ravages en Europe (la France compte plus de 150.000 héroïnomanes).

D’UN CLIC, LIRE l’article de

Relire :

La Mafia albanaise…et la base militaire étasunienne de Bondsteel

et aussi

AFGHANISTAN: les réseaux des barons afghans du trafic d’opium et d’héroïne et le terrorisme

000000

ALLEMAGNE 🇩🇪: «Ein Reich, ein dope, ein Führer»

Petite devinette : dans les années 20, quel pays était le plus grand exportateur d’héroïne au monde ? La Chine ou quelque obscur port du lointain Orient qu’on aime encore à se représenter nimbé dans les vapeurs tropicales d’opium ? Vous n’y êtes pas du tout : c’était l’Allemagne, où la diacétamorphine, dérivé de la morphine, vendue sous le nom d’«héroïne», avait été découverte dès 1897 par Felix Hoffmann, chimiste de la compagnie Bayer.

Le même homme, quelques jours plus tôt, avait déjà réussi à synthétiser un acide donnant naissance à l’aspirine. A l’époque, on ne voyait visiblement pas toujours la différence puisque la compagnie Bayer avait d’abord commercialisé l’héroïne en vantant notamment ses effets bénéfiques sur la toux des enfants. Mais l’innocence des origines laissera vite place à des diagnostics plus lucides, et, dans les années 20, l’Allemagne devenue entre-temps «l’usine chimique du monde» ne se contentait pas d’exporter en masse de l’héro, proposant également la meilleure cocaïne du monde, celle alors manufacturée en toute légalité par l’entreprise Merck dont les pirates chinois imitaient (et oui, déjà) en contrefaçon le label. Trois entreprises germaniques (Merck, Boehringer et Knoll) monopolisaient, en réalité, 80 % du marché mondial de la coke, «disponible à tous les coins de rue», souligne le journaliste Norman Ohler, auteur d’un livre étonnant, l’Extase totale (La Découverte), publié cet automne, et qui revisite l’histoire sous un angle pour le moins explosif.

«La Pilule du courage»

La «permissivité» des années 20, celle de l’éphémère et fragile République de Weimar n’est, en réalité, qu’un prélude à ce qui intéresse réellement cet auteur éclectique qui fut scénariste pour Wim Wenders et chroniqueur d’un quartier de Berlin après la chute du Mur. Car cette fois-ci, il choisit de plonger dans un univers rarement évoqué avec autant de minutie, celui de l’usage systématique et stratégique de drogues par l’Allemagne nazie. En évoquant notamment le succès d’une dope au nom a priori anodin : la pervitine, qui n’est rien d’autre qu’une amphétamine, aujourd’hui connue sous le nom de «crystal meth» ou méthamphétamine. Elle sera largement commercialisée dans le civil sous l’Allemagne nazie, sans ordonnance au moins jusqu’en 1939. Mais «la Pilule du courage», comme la surnommera, en septembre 1940, le quotidien italien Corriere della Sera, aurait également été distribuée à hautes doses par la Wehrmacht. Laquelle saisira vite l’avantage d’une substance capable de maintenir quiconque éveillé pendant plusieurs jours d’affilé (à partir de deux ou trois pilules par jour) et provoquait «regain d’énergie, sens affûtés, sentiment d’être plus vivant, confiance en soi accrue, détermination», comme le constatera en substance Fritz Hauschild, le chef chimiste des usines Temmler, qui synthétise le produit dès 1937.

Toute ressemblance avec les sociétés contemporaines ne saurait évidemment être fortuite et l’engouement pour le livre de Norman Ohler tient peut-être moins à une quelconque fascination morbide pour les mœurs nazies qu’à une identification aux exigences, et dérives, de notre propre époque.

Ce que Norman Ohler confirme : «Cet été 2016, un député du parti des Verts allemands, Volker Beck, a été arrêté avec du crystal meth en sa possession et a dû démissionner d’un certain nombre de ses mandats. Je suis persuadé que ce n’est que le sommet de l’iceberg, et que les hommes politiques aujourd’hui, comme parfois les étudiants, sont soumis à une telle pression qu’ils consomment des drogues juste pour tenir le coup», explique-t-il.

Lire

0000

Une pétition pour dépister les Élus

 

000000

FRANCE 🇫🇷 (Forbach) : cinq interpellations pour trafic d’héroïne et de cocaïne

Cinq personnes, âgées de 30 à 60 ans, ont été arrêtées par la police et placées en garde à vue ce mardi dans le cadre d’une enquête pour démanteler un trafic de drogues dures, héroïne et cocaïne, dans le quartier de Bellevue à Forbach. Une arme de poing a été saisie lors des perquisitions.

plus

000000

FRANCE 🇫🇷 (Pecquencourt – Hauts de France) : dans son « drive » Renato Lalli vendait cocaïne et héroïne depuis six ans

Pecquencourt est un village de 6000 habitants situé dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Mardi, un dealer de 62 ans a été arrêté chez lui, à Pecquencourt, où il tenait un véritable point de vente de cocaïne et d’héroïne depuis six ans. Il a été incarcéré ce vendredi après-midi.

lire

000000

FRANCE 🇫🇷 (OFAST Orléans) : une livraison de 25 kilos d’héroïne interceptée, cinq suspects mis en examen (4 désormais en prison)

A la suite d’un renseignement indiquant que deux hommes étaient à la tête d’un  trafic de stupéfiants dans la région d’Orléans et que la drogue arrivait des Pays-Bas par l’intermédiaire de camions.

Les enquêteurs de l’OFAST, bien rencardés,  ont appris qu’une livraison était planifiée dans la nuit du 20 au 21 mars.

Dans le camion, les policiers ont découvert 14 kilos d’héroïne. 9 kilos de cette même drogue a été saisie dans un second véhicule, ainsi que « 6 kilos de produit de coupe soigneusement dissimulés », et 10 500 euros en numéraire précise le parquet dans un communiqué ce vendredi. Le lendemain, le 22 mars, deux autres individus ont été interpellés à leur tour. Lors de la perquisition, 1,2 kilo d’héroïne a été découvert.

source et plus

000000

OCÉAN INDIEN (Marine nationale 🇫🇷 ) : le contrôle de boutres a permis de saisir 8 tonnes 700 de diverses drogues

«Le groupe Jeanne d’Arc composé du PHA Tonnerre, de la frégate de type La Fayette Surcouf, et renforcé temporairement par la Frégate de surveillance (FS) Nivôse, ont, en quelques jours, procédé à la fouille de plusieurs boutres», indique le ministère dans un communiqué. «Ces trois bâtiments ont saisi en tout plus de huit tonnes de cannabis, environ 300 kg d’héroïne et plus de 450 kg de méthamphétamines».

000000

FRANCE 🇫🇷 (Drogues) : dans un entretien au Parisien – Aujourd’hui en France, Gérald Darmanin dresse un un bilan positif sur près d’un an d’action contre le trafic de stupéfiants

QUID de la cyber-distribution via Twitter ?

QUID de l’incapacité de nos cyber-services pour supprimer les milliers de propositions de stups, d’armes et d’offres pédocriminelles ?

QUID de l’implantation des nouveaux points de vente ?

QUID du contrôle efficace possible dans nos ports maritimes ?

QUID de l’embouteillage des services judiciaires ?

QUID de l’économie souterraine qui alimente des quartiers défavorisés ?

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

EXTRAITS

de

l’interview cocorico !

Par Jean-Michel Décugis et Damien Delseny

Il y a neuf mois vous avez fait de la lutte contre le trafic de drogue une priorité. Quel est votre bilan ?

Nous sommes en train de regagner le terrain. Et c’est sans précédent. Nous menons la bataille sur deux fronts : l’offre et la demande. L’offre, avec la lutte contre les trafics internationaux, les grossistes et tous les points de deal que nous avons recensés et ciblés, mais aussi en travaillant sur la demande, avec les consommateurs et les amendes forfaitaires délictuelles (AFD) pour usage de stupéfiants (NDLR : 200 euros et une inscription au fichier des antécédents judiciaires).

Cela signifie que la demande reste forte ?

Oui. La preuve, c’est que dans une année 2020 marquée par le confinement et le couvre-feu, les saisies de drogue ont été très importantes.

Est-ce lié, selon vous, à la création de l’Office anti-stupéfiants, l’OFAST ?

Il y a tout un dispositif. Avant, les services travaillaient en silo, l’ OFAST, voulu par le président de la République, c’est la task-force au service d’une mobilisation générale anti-drogue, une DEA (la Drug Enforcement Administration aux Etats-Unis) à la française. Dans chaque département, désormais, une cellule du renseignement opérationnel sur les stupéfiants coordonne l’action. Cela a contribué à démanteler 12622 réseaux l’an dernier.

Vous aviez recensé en septembre 3952 points de deal en France, combien ont été démantelés ?
Quatre cent cinquante. Et nous allons accélérer la cadence.
Justement, ces attaques contre la police vous les attribuez à la lutte contre le trafic de drogue ?
Il y a un lien évident entre le trafic de drogue et la violence. Mais pas seulement contre les forces de l’ordre.
Vous pensez aux règlements de compte et aux rixes entre bandes ?
En tout cas, tous les règlements de compte commis pendant l’été étaient en lien avec le trafic de drogue, à l’exception des épisodes violents survenus à Dijon avec la communauté tchétchène. C’est une inquiétude et, en même temps, la conséquence du travail mené par la police sur le terrain.
Il y a aussi les armes ?

Les dealers se sont beaucoup armés aussi. A titre d’exemple, en novembre 2019, quand on démantelait un trafic, 8% des personnes interpellées étaient porteuses d’armes à feu. Aujourd’hui, c’est 22%. C’est la preuve d’une militarisation du trafic de drogue.

Y a-t-il toujours une loi du silence dans ces quartiers ?
De moins en moins, et je m’en réjouis. C’est tout l’intérêt de la plate-forme de signalement mise en place (moncommissariat.fr et la brigade numérique de la gendarmerie).
Cela veut-il dire que les méthodes des trafiquants s’adaptent à la conjoncture ?
Entre mars et juin, période de confinement, le trafic s’est effondré. Notamment en raison de l’arrêt du trafic aérien et de la limitation de la circulation routière. Mais, en réalité, ce trafic s’est transformé avec le développement de la livraison à domicile. On a vu arriver des plates-formes sur les réseaux sociaux comme sur Snapchat pour passer les commandes et, ensuite, des livraisons avec scooters, motos ou même voitures. Il y a aussi les livraisons par voie postale.
Votre action vise aussi les consommateurs. Grâce aux AFD, les amendes forfaitaires délictuelles, peut-on dresser une cartographie précise de cette consommation, et un profil des clients ?
J’ai demandé une analyse plus fine de cette question. Il y a d’abord une consommation de proximité par des habitants de ces quartiers populaires. Mais il y a aussi une population plus bourgeoise qui consomme et qui, elle, se fait livrer à domicile. La consigne que j’ai donnée, notamment à la préfecture de police de Paris, c’est aussi d’être présent dans les quartiers plus « huppés » pour contrôler ces livraisons à scooter ou moto. Arrêtons d’accepter la consommation mondaine de la drogue.
Dans votre guerre contre le trafic, vous comptez aussi sur les élus ?
Nous allons proposer aux 100 maires les plus concernés de travailler étroitement avec nous. Parce que nous avons besoin d’eux aussi pour un travail plus social, afin de sortir certains consommateurs de leurs addictions, de travailler sur la re scolarisation. Dans les écoles parmi les plus touchées, nous allons renforcer, avec Jean-Michel Blanquer, la vidéoprotection et les contrôles aux abords.
Pour lutter contre ces équipes très organisées, il faut aussi du matériel. Où en est-on de l’utilisation des drones ?
Cela va être débattu cette semaine devant le Sénat dans le cadre de l’examen du projet de loi sur la sécurité globale. Pour l’instant, faute de cadre législatif, ils sont au garage.
L’occupation des halls d’immeuble se poursuit même durant le confinement ou le couvre-feu…
C’est un délit, mais il est difficile à réprimer puisque personne ne témoigne. Donc nous allons mettre en place en octobre, là aussi, un système d’amende forfaitaire, ce qui permettra de verbaliser mais aussi d’inscrire ces personnes contrôlées au fichier des antécédents judiciaires et ainsi de mieux identifier ceux qui travaillent comme petites mains dans les réseaux.
A Paris, la consommation de crack reste un problème récurrent…
Le problème du crack, c’est qu’il engendre une très forte dépendance. Les effets sur la santé physique et mentale sont dévastateurs et la détérioration de ceux qui consomment est rapide et souvent inéluctable. C’est une toxicomanie qui touche particulièrement des personnes fragilisées déjà, venant des classes populaires et parfois une population immigrée clandestine. L’intervention et le rôle de la police sont très compliqués. Il y a des saisies et des revendeurs arrêtés tous les jours, mais c’est une drogue très facile à fabriquer. Il faut travailler avec le corps médical et social des villes touchées pour pouvoir faire un accompagnement qui ne soit pas que policier.
Vous parlez de prévention. Votre plan de bataille comporte-il un volet préventif ?
Oui, et nous devons être plus efficaces sur la prévention. Nous n’avons pas encore gagné la bataille pour expliquer que la drogue, c’est vraiment de la merde. Le Premier ministre a donné son accord pour lancer une vaste campagne de communication sur le sujet. Il n’y en a pas eu depuis le début des années 1980. Il faut démontrer la nocivité absolue des stupéfiants dans le décrochage scolaire, dans les maladies psychologiques, dans les violences conjugales, dans les accidents de la route.  La drogue n’est pas un produit sympathique. La drogue, c’est la mort.

SOURCE et l’intégralité de l’interview


Étant tous égaux devant la loi, merci de signer la pétition pour un contrôle dépistage de drogues sur l’ensemble de nos élus faiseurs de lois, des décideurs, des douaniers, des policiers, des gendarmes et des magistrats

Pour signer la pétition

000000

FRANCE 🇫🇷 (Cyber-services) : les réseaux sociaux sont les meilleurs alliés de la « grande distrib » de drogues

Sur Twitter, d’innombrables annonces semblables à celle ci-dessous sont postées à longueur de journée. https://france3-regions.francetvinfo.fr/image/zZSlv0XhrCj0OWjlB5CRR7XmUGA/930x682//filters:format(webp)/regions/2021/03/10/6048cefeb4c7a_1f-5225078.jpg

© DR Twitter

Grâce à ces réseaux sociaux, plus besoin d’aller traîner dans des points de deal mal fréquentés pour acheter une barrette de shit ou un gramme de coke. Pour les moins téméraires, il suffit d’envoyer un message et d’attendre tranquillement sa livraison à la maison.

Une cybercriminalité difficile à traquer

Le procureur Eric Vaillant

Toutefois, ces cyberpatrouillages demandent du temps et des moyens aux forces de l’ordre. « Tout ce qui est sur internet demande de longues investigations, il y a des délais de réquisition. Ce n’est pas si simple« , reconnaît le procureur Eric Vaillant.

Yannick Biancheri, le syndicaliste membre de la Police Nationale de l’Isère, est plus sévère : « Nos méthodes évoluent, on s’adapte. Mais on aura toujours un train de retard. Les trafiquants ont des moyens quasiment illimités, sans problèmes d’argent ni de paperasse. Nous, on n’est pas aussi réactifs, on est toujours à la traîne. Le jour où on comprendra qu’il faut des moyens conséquents, comme du matériel et des formations, là, on pourra peut-être rivaliser« .

Cette forme de délinquance est prise très au sérieux par les forces de l’ordre et le Parquet, mais tous s’accordent sur une chose : les trafiquants s’adaptent à la vitesse de la lumière et ils trouveront toujours de nouvelles combines pour vendre leurs produits.

A ce jour, les TWITTER, Snapchat et autre Wahtsapp ne modèrent toujours pas !

SOURCE

000000

ARMÉNIE 🇦🇲 (State Revenue Committee) : les douaniers ont saisi 365 kilos d’héroïne

EREVAN (RFE / RL) – Le State Revenue Committee (SRC) a rapporté que le 3 mars, six personnes de «nationalités différentes» ont été arrêtées. L’agence gouvernementale comprenant les services fiscaux et douaniers arméniens n’a pas donné l’identité des suspects.

Dans un communiqué, le SRC a déclaré que des agents de son unité de lutte contre la contrebande avaient trouvé 365 kilos d’héroïne cachée dans 33 boîtes censées contenir de la levure de boulanger importée d’Iran et stockée dans un entrepôt douanier à Erevan.

lire plus

000000

PAYS BAS 🇳🇱 (Rotterdam): une tonne 500 d’héroïne saisie dans le cadre d’une opération internationale contre le narcotrafic menée par la NCA

Une tonne 500 d’héroine saisie dans le cadre d’une opération internationale contre le narcotrafic

En collaboration avec les forces de l’ordre néerlandaises et belges, la National Crime Agency a obtenu des renseignements menant à la récupération de plus de 1,5 tonne de drogue de classe A au port de Rotterdam et à l’arrestation le 9 février de cinq hommes aux Pays-Bas.

L’énorme cargaison a été retrouvée dans un conteneur rempli de sel gemme de l’Himalaya.

000000

FRANCE 🇫🇷 (Grand Est) : grosse saisie de drogue, 50 kilos retrouvés, 17 trafiquants arrêtés

Les produits stupéfiants étaient acheminés des Pays-Bas.

L’analyse d’EncroChat a permis aux acteurs de cette enquête trans-régionale d’arrêter au total 17 trafiquants. Huit d’entre eux sont désignés comme les têtes du réseau, la moitié réside à Nancy, les autres à Laxou, Audincourt, Charmes et Colmar.

La saisie totale de drogue est elle aussi impressionnante, 20 kg de résine de cannabis, 14 kg d’herbe de cannabis, 14 kg d’héroïne et un peu plus d’1,5 kg de cocaïne. Une dizaine de véhicule et près de 130.000 euros sont également tombés aux mains de la justice.

LIRE

000000

ROYAUME UNI 🇬🇧 (Bristol): deux hongrois arrêtés par la NCA, suite à la saisie de 250 kilos d’héroïne et 50 kilos de cocaïne

Les agents de la « National Crime Agency » ont procédé à deux arrestations après qu’un total de 300 kilos d’héroïne et de cocaïne a été retrouvé dissimulé dans un envoi de colis à destination du Royaume-Uni.

Deux hommes – des ressortissants hongrois âgés de 31 et 32 ​​ans – ont été arrêtés à Bristol dans la soirée du 8 février, après avoir pris livraison de 15 boîtes dans lesquelles les 250 kg de cocaïne et 50 kg d’héroïne avaient été chargés.

Les stups avaient été interceptés le 3 février par des officiers des forces frontalières stationnés au terminal du tunnel sous la Manche à Coquelles, en France.

Les boîtes ont été livrées à une adresse dans la région de Filton à Bristol.

source

000000

 

BULGARIE 🇧🇬 (Varna): le chien des douaniers permet la saisie de 400 kilos d’héroïne

Environ 400 kg d’héroïne ont été saisis lors d’une opération du Parquet régional de Varna, de la DG de lutte contre le crime organisé et de l’Agence des « Douanes ». C’est ce qu’a annoncé dans twitter le procureur général Ivan Guéchev, cité par l’agence de presse BTA.

source

La saisie a été permise grâce à un chien des douanes.

Initialement, l’examen aux rayons X des rouleaux de bitume dans lesquels la drogue était cachée n’a pas réagi. Par conséquent, les rouleaux non marqués suspects ont dû être contrôlés plus avant. Cela a été annoncé lors d’un briefing il y a quelques minutes à Varna par le directeur général adjoint de la Direction générale du renseignement et des enquêtes douanières Svetoslav Vladimirov.

Un  douanier a été arrêté et doit être inculpé de trafic de drogue.

SOURCE

000000

000000

AUSTRALIE 🇦🇺 (Sydney): Scott Miller, 45 ans, et un complice ont été interpellés pour narco-distribution dans l’État de Nouvelle-Galles du Sud

L’Australien Scott Miller, meilleur nageur du monde sur le 100m papillon en 1995, a été arrêté par la police à Sydney. Il est soupçonné de diriger un trafic de stupéfiants, trafiquant notamment de la méthamphétamine.

Scott Miller, 45 ans, et un complice ont été interpellés mardi lors de descentes de police dans la banlieue de Sydney.

Ils sont accusés d’avoir fourni pour deux millions de dollars australiens (1,3 million d’euros) de méthamphétamine. La drogue était cachée dans des bougies. La police a également saisi un kilo d’héroïne, d’autres drogues et de l’argent liquide. Un porte-parole de la police a présenté M. Miller comme le chef d’un « réseau criminel » qui vendait la méthamphétamine dans l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud, précisant que l’enquête se poursuivait.

source

000000

FRANCE 🇫🇷 (OFAST): saisie d’argent, de cocaïne, d’héroïne, d’armes et trois hommes mis en examen après un coup de filet à Valentigney

Trois individus ont été placés en détention provisoire, après un coup de filet à Valentigney mardi 9 février. La police a découvert lors de la perquisition plusieurs dizaines de milliers d’euros, plusieurs kilos de cocaïne et d’héroïne, des armes et des munitions. Ils sont mis en examen.

SOURCE

000000