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Ça s’est passé le 6 janvier, quand les gabelous de Dijon, toujours aux aguets, dotés d’un flair hors du commun, parfois bien rencardés et chanceux aussi, ont contrôlé sur l’autoroute A6 un camion immatriculé en Espagne.
Le chauffeur, de nationalité espagnole, a présenté un CMR qui prouve qu’il transporte des produits textiles pour l’ Allemagne. Pourtant, les douaniers de la BSI contrôlent et découvrent « de nombreux paquets de formes rectangulaires, sous plastique de couleur noire, dissimulés sous les sacs de chargement« , précisent les douanes dans un communiqué.
La police nationale espagnole a annoncé, mercredi, la saisie, grâce aux informations de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) du Maroc, de 1.564,5 kilos de cocaïne transportés dans 64 paquets.
Pour faire face au trafic de drogue dans le port, les effectifs douaniers ont été renforcé l’an passé ; on compte désormais 750 douaniers dont la moitié réalise des contrôles. Il y a également 4 équipes canines.
En 2023, sur 12,5 millions de containers qui ont transité par le port d’Anvers et celui de Zeebruges, ce sont seulement 1 à 2% maximum qui ont été contrôlés. Ceux-ci ont été choisis parce qu’ils proviennent d’une destination à risque comme l’Amérique du Sud ou de l’ouest de l’Afrique, suite à des informations ou en fonction du type de marchandises.
Scanners fixes et mobiles : de quel arsenal disposent les douaniers ?
Pour débusquer la drogue, les scanners sont indispensables. Au port d’Anvers, deux camionnettes « backscatters » circulent entre les containers et peuvent détecter à travers les parois des sacs de cocaïne.
On compte aussi deux scanners fixes, un scanner mobile qui peut se rendre sur les terminaux du port. En 2024, cinq scanners mobiles supplémentaires arriveront à Anvers.
Parmi l’arsenal douanier, on compte également un « sideloader », une machine capable de déplacer des containers sans dépendre des entreprises à contrôler.
Un « nez électronique » révolutionnaire : pas pour demain !
Il s’agira de la botte secrète des douaniers, si le projet aboutit. Il s’agit d’un nez électronique fixé sur une grue capable, comme un chien, de détecter les particules liées à l’odeur de la cocaïne à l’intérieur des containers.
« La technologie n’est pas encore stable et utilisable sur le terrain. Il y a des sociétés et des chercheurs qui continuent à s’y intéresser » ajoute la porte-parole du SPF Finances.
La botte secrète reste donc au stade de projet. En l’attendant, les douaniers du port perfectionnent leurs techniques et réalisent des saisies plus importantes chaque année.
El puerto belga de Amberes, uno de los principales puntos de entrada a Europa para los cárteles sudamericanos, interceptó en 2023 un volumen récord de cocaína, que alcanzó las 116 toneladas.
Por su lado, las autoridades de Países Bajos decomisaron otras 59,1 toneladas de cocaína en 2023, igualmente un fuerte aumento con relación al año anterior.
Operación en Bélgica
En la noche del martes, 22 personas (incluyendo a tres agentes de policía) fueron arrestadas en Bélgica en una enorme operación contra grupos de narcotraficantes en la que participaron unos 350 policías.
Aunque las autoridades despliegan un importante número de buzos y perros especialmente entrenados para olfatear drogas, los responsables temen que apenas una fracción de las cargas ilegales es interceptada.
Two cocaine dealers – one of whom also hid £100,000 in cash inside a flat – have been jailed for a total of almost eight years.
Officers from the Organised Crime Partnership – a joint National Crime Agency and Metropolitan Police Service unit – investigated Albanian nationals Orest Malushi, 44, from Barnet, and Olsian Vogli, 31, from Birmingham.
The pair were arrested beside Malushi’s car in Hendon, north London, in July last year by OCP officers who had them under surveillance.
Vogli had been seen entering and leaving a flat on Caversham Road that he used as a stash house shortly before the arrest.
OCP officers searched a black rucksack he was carrying, which contained half a kilo of cocaine.
They also found three mobile phones and a further two-and-a-half kilos of cocaine which had been hidden inside a specially adapted hide in the glovebox of Malushi’s car.
More than £100,000 in cash and a mobile phone with several SIM cards were found after the apartment was searched.
Malushi and Vogli pleaded guilty to possession of cocaine with intent to supply during previous hearings at St Albans Crown Court, and were sentenced to two years and six months and five years and four months respectively at Harrow Crown Court (sitting at Willesden Magistrates’ Court) yesterday (9 January).
Andrew Tickner, from the Organised Crime Partnership, said:
“The cocaine supplied by Olsian Vogli and Orest Malushi was clearly generating large profits for the organised crime group they belonged to, as shown by the amount of cash we found in the apartment.
“The hide in Malushi’s car was ultimately a futile attempt to conceal his criminality, but shows the time and attention that drug suppliers will put into their criminal profession.
“The class A drugs trade fuels gang violence and suffering in the UK, which is why the NCA and Met Police’s strong partnership is at the forefront of dismantling the organised criminal groups behind it.”
21 personnes ont été arrêtées alors qu’elles transportaient 80 ballots de drogue
Grâce au travail de renseignement effectué par la Police en coordination avec la Marine équatorienne, c’est une véritable flotte de trafiquants de drogue avec huit bateaux qui a été interceptée dans les eaux du Pacifique
Il s’agit d’une opération très inhabituelle
Bien équipées en moyen de communication et de navigation, ces personnes avaient l’intention de mettre la came dans d’autres bateaux.au nord des îles Galapagos, pour continuer vers l’Amérique centrale pour distribution ou réexpédition.
l’Office de contrôle des stupéfiants (ONCB) de Thaïlande et les autorités du Laos collaborent pour extrader vers la Thaïlande le malaisien Ong Gim Wah qui a été appréhendé au Laos lors d’une mission conjointe le 29 décembre
“Les autorités pensent qu’il travaillait avec des réseaux de trafiquants de Thaïlande, de Malaisie, de Chine, de Singapour et du Laos, et qu’il utilisait la Thaïlande pour blanchir de l’argent et comme point de transit pour l’acheminement de narcotiques vers des pays tels que la Malaisie, Taïwan et l’Australie”, précise le Bangkok Post.
Ong, dont la tête a été mise à prix d’un million de bahts (29 036 dollars), jouait un rôle central dans l’achat de drogues et dans la liaison avec les cartels de la drogue dans la région du Triangle d’Or depuis 2006.
La lutte engagée contre le trafic de drogue en milieu urbain se poursuit au Burkina Faso. Vendredi 05 janvier, la police nationale a mis fin aux activités de cinq individus s’adonnaient au trafic de cannabis notamment à Ouagadougou dans les quartiers tels Bendogo, Bonheur-Ville, Dassasgho, Kossodo, Patte d’Oie, Songnaaba, Wayalghin, Wemtenga et Zone I, sur des sites d’orpaillage dans la zone de Kalsaka et dans certains pays voisins.
Les enquêteurs ont pu saisir, au moment du démantèlement du gang, 435 plaquettes de cannabis d’un poids total de 435,10 Kilos
C’est le 22 décembre 2023, alors qu’ils déchargeaient une cargaison de café vert du marché brésilien, que des employés d’un grossiste de café de Brême, en Allemagne, ont découvert cinq grands sacs blancs à l’intérieur d’un conteneur.
Contactés, les douaniers de Hanovre ont pu identifier et s’assurer que le contenu des sacs était de la cocaïne. La cargaison pesait au total 142 kilos.
C’est l’entreprise industrielle Maexa Srl qui avait l’intention de faire cette expédition pour les Pays-Bas.
Le conteneur chargé devait quitter la Bolivie par le poste frontière de Tambo Quemado et la route qu’il devait suivre passerait par le Chili, le Pérou, le Panama et la Belgique.
Outre 4 arrestations, les forces de l’ordre ont mené ces derniers jours des perquisitions dans la ville d’El Alto, voisine de La Paz, et à Santa Cruz, la plus grande ville du pays.
Saisie de 8.776 kilos de cocaïne destinés aux Pays-Bas (Europe). La cargaison était planquée dans des tuiles en bois, dans un conteneur.
Une organisation criminelle qui exportait de la marijuana et de la cocaïne de Catalogne vers la France a été démantelée, annonce mercredi 3 janvier 2024 la justice espagnole. Le groupe criminel vendait la drogue via l’application de messagerie Telegram et effectuait ses livraisons par les services de colis postaux. Les paiements étaient effectués en crypto-monnaies.
Selon les enquêteurs, Barcelone était au cœur de toutes les opérations de trafic. La marchandise était achetée en Catalogne et ensuite distribuée en France.
Premier épisode du feuilleton est prévu le 25 janvier avec la première séance d’interrogatoire de messieurs Said Naciri et Abdenbi Bioui
Said Naciri
C’est NEWSWEEDqui nous précise que cette affaire s’ajoute à une tendance croissante d’enquêtes et de condamnations à l’encontre de représentants élus au Maroc, avec au moins six membres actuellement en prison sur les 395 membres de la Chambre des représentants.
La situation est considérée comme emblématique d’un problème plus large où les partis politiques donnent la priorité à l’obtention des votes des notables, ce qui conduit à des pratiques douteuses.
Abdenbi Bioui
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Traditionnellement cultivé depuis des siècles, autorisé sous le protectorat français, interdit en 1954 mais toléré depuis, le « kif » fait vivre entre 80.000 et 120.00 familles, selon les estimations.
L’histoire du Hasch Marocain
Le Maroc est connu pour produire certains des meilleurs haschisch du monde. Bien que l’origine spécifique de sa culture est inconnue, on pense qu’il provient des invasions arabes du Maghreb, entre les 15e et 17e siècles.
A l’origine, sa production était consommée localement et les plantes étaient cultivées dans les vergers et les jardins.
Au Maroc, le haschisch ou le kief est généralement mélangé avec du tabac noir puis fumé dans une Pipe Sebsi ou roulé dans un joint. Les produits du Rif ne sont pas que fumés,le haschisch et le kief sont souvent utilisés pour des événements culturels tels que les rituels Soufis et servent comme ingrédients dans les plats locaux.
Ce sont quelques-uns des noms traditionnels donnés à une pipe en bois, fine et allongée, que l’on rencontre couramment au Maghreb, une grande région d’Afrique du Nord. Ces pipes sont utilisées depuis de nombreux siècles pour fumer du cannabis haché ou un mélange de kif (résine non pressée) et de taba (une sorte de tabac sauvage). Dans le cas du Maroc, fumer le sebsi est quelque chose qui se fait depuis les origines du pays, par les jeunes et les moins jeunes.
José Manuel Costa Rial est profondément impliqué dans le trafic de drogue galicien. Sa dernière arrestation a eu lieu dans les eaux africaines, aux mains de la Marine nationale sénégalaise, le 22. Il commandait une « lancha » propulsée par quatre moteurs hors-bord avec 690 kilos de cocaïne à bord accompagné de quatre autres citoyens espagnols. Parmi eux, il y avait aussi Marcos Antonio Aragunde originaire comme Costa Rialde de Cambado.
José Manuel Costa Rial devrait être extradé vers l’Espagne dans quelques jours pour répondre des 690 kilos de cocaïne qu’il transportait devant l’Audiencia Nacional à Madrid.
Il devra également répondre devant cette même juridiction pour avoir travaillé sur les ordres de son compatriote Sito Miñanco.
Et de quatre ! Non, de cinq, si l’on remonte un peu plus loin dans l’histoire. Car l’idée de remonter de Colombie des poids astronomiques de drogue par avion n’est pas totalement nouvelle, à vrai dire. Ni même la sorte d’avion qui le permet. Il y a plus de dix ans déjà, un appareil similaire à celui qui s’est écrasé au Mali avait déjà tenté de le faire. Là encore, on a déjà tout oublié le concernant. Logique, quand on se remémore son propriétaire. Il est en effet des personnes, qui bénéficient assez vite de l’omerta de la presse si on les prend en situation délictueuse. Car l’individu a le bras très long, et peut se permettre de n’être condamné que par contumace et ne jamais avoir à se livrer. C’est le cas de certains princes saoudiens parmi ceux qui conduisent cette planète, assis sur leur matelas de pétrole qui parfois ne leur suffit pas. C’est le cas incroyable d’un prince saoudien déjà oublié, trafiquant de drogue récidiviste à ses heures.
Lorsqu’on dévoile les noms des trois pilotes arrêtés par la police de Guinée Bissau, Carmelo Vásquez Guerra, Carlos Luis Justiniano Núñez et Daniel Aguedelo Acevedo, une étrange impression apparaît : l’un d’entre eux nous dit quelque chose. Le premier cité a en effet un frère. Michael Vásquez Guerra, qui, le 21 avril 2006, avait lui aussi dû lui aussi faire un atterrissage d’urgence à Ciudad del Carmen, dans l’Etat du Campeche, au Mexique sur la route du Vénézuela. A bord de ce DC-9 immatriculé N900SA, les policiers mexicains avaient saisi 128 valises noires, représentant 5,5 tonnes de cocaïne. Un record ! Mais à la limite, ce n’est pas ça qui avait le plus choqué. Non, c’était la livrée extérieure de l’avion, celui de la très officielle SNA américaine (« System of National Accounts »), une subdivision de la Transportation Security Administration (TSA). L’avion était enregistré lui en Floride au nom de Sky Way appartenait de droit à la compagnie charter de Floride « Royal Sons Inc ».
Le DC-9 avait encore intrigué pour deux autres raisons : ses logos « officiels » du gouvernement américain, et à son arrivée, visiblement, des militaires mexicains qui l’attendaient. Quelques minutes après avoir arrêté les trois pilotes, en effet, le général mexicain Carlos Gaytan tenait une bien étrange conférence, pleine d’erreurs et de contradictions, dans laquelle il indiquait que « le pilote », hélas, s’était échappé ! La conférence tournait au gag, car pendant qu’il le faisait, l’un des pilotes, justement, vu par plusieurs journalistes, fendait les rangs des soldats pour s’échapper ranquillement derrière eux, à pied. Le général précisant alors, pour rattraper sa bévue, qu’il avait réussi à capturer… un co-pilote ! A ce stade de magouilles éhontées, on se dit que l’on n’est pas dans un cas de figure de simple vendeurs de drogue, mais bien de ce qui semble être une protection ressemblant comme deux gouttes d’eau à une totale immunité diplomatique. Ce qui sera confirmé un peu plus loin. Celui qui partait tranquillement ce jour là de l’aéroport sans être inquiété était, vous l’avez deviné, Michael Vásquez Guerra.
Pendant la conférence de presse surréaliste, les journalistes remarquaient aussi une chose : à côté du DC-9 stationnait, avant que l’armée ne déplace le DC-9 un Falcon 20… Or ce Falcon était mexicain, ou en tout cas arborait une numérotation mexicaine : XB-IYK. Il était arrivé plusieurs jours avant, avec deux pilotes militaires dont le comportement avait étonné. Ils avaient tenté de soudoyer les responsables de la tour de contrôle pour qu’ils acceptent l’atterrissage express du DC-9, au prétexte d’ennuis hydrauliques. Le bon vieux plan des trafiquants de drogue pour imposer un atterrissage imprévu. Ce qui fut fait, à vrai dire. C’est au nom de ses ennuis que les militaires interdiront aux personnes présentes de monter à bord en « raison d’explosion possible » et saisiront la drogue. En France, certains savaient tout de cette histoire : selon les services de renseignement français, en effet, l’avion pisté par leurs services devait transvaser son chargement venu de Colombie vers un appareil plus petit » venu d’Arabie Saoudite ». Une vieille histoire datant de 1999 qui remontait à la surface… Avait-on eu affaire à un faux Falcon Mexicain ? Le 15 août 2007, un spotter retrouve le fameux appareil. Il s’intitule XC-HID, et appartient désormais à la Police mexicaine, après avoir été XC-DIP de la Banco Nacional de Crédito Rural et le fameux YB-IYK…Décidément on s’enfonce dans les gouvernements et non pas dans un circuit de simples trafiquants ! Le 11 juillet qui suivait, on apprenait que le président urugayen Ramón Vázquez Rosas achetait lui aussi aux français un Falcon 20, pour 26 millions de dollars. Le même qu’Hugo Chavez !
L’avion lui-même posé à Ciudad del Carmen avait lui aussi beaucoup à dire. Âgé, (il avait été construit en 1996 et avait donc quarante ans !), le DC-9 avait appartenu auparavant à TWA (sous le numéro N1061T), Tracinda Investment(numéro N241TC), le chanteur de country (genre variété) Kenny Rogers, le temps d’une tournée, (avec le N9KR), mais aussi sous le registre de Southmark Corporation (N89SM), puis repeint aux couleurs de l’équipe de football américainSeattle Seahawks (N40SH), et enfin sous le nom d’HW Aviation, avant d’être vendu à une firme appelée Skyway…
Skyway, qui en avait acheté deux, de DC-9 (ici en photo tous les deux à St Peterburg !). Le N900SA et le N120NE (vu ici à Van Nuys, endroit connu pour maquiller les appareils ! ), destiné selon elle a tester un tout nouveau procédé de communication entre le sol et les avions, et de pouvoir faire même de l’internet à plus de 30 000 pieds d’altitude. Evidemment, la firme avait décroché avec un pareil intitulé un contrat avec l’armée et s’était associée à des investisseurs, notamment des Koweïtiens et des banquiers d’Arabie Saoudite. Surfant sur la grande peur du 11 septembre, la firme, dont les trois dirigeants sont le mari, sa femme et leur fils, allait alors engranger 40 millions de dollars d’investissements de 2002 à 2005, louer à Tampa un énorme hangar de « réparations » …. et ne jamais rien produire ni réparer ! Son projet de transmissions était du flan complet ! En mai 2005, elle se déclare en faillite, embarquant avec elle « 24 investisseurs du Proche Orient lésés »annonce brutalement la presse. Parmi ceux-ci, l’homme à la tête de laKuwaiti National Guard, le prince Miteb Bin Abdullah Bin AbdulAziz Al Saud. Dont l’armée est entraînée par l’US Army.
Le patron, Brent Kovar, et son associé James S. Kent, ancien des services spéciaux de l’armée, ne seront reconnus comme fraudeurs que le 18 mars 2009 par le gendarme de la Bourse, la SEC Securities and Exchange Commission. Pourquoi donc avoir attendu si longtemps ? On cite le chiffre de 1,8 millions de dollars détournés, sur le dos de 18 investisseurs. Selon la SEC, ce sont 76,65 millions de dollars d’actions qui avaient été levées, pour 12 millions de profits pour Kovar… Parmi les investisseurs, une firme, ’DuPont’ qui avait injecté en 2004 plus de 7 millions de dollars avec en prime un des deux DC-9, une société associée à un autre fond d’investissement intitulé « Red Sea Management » … le nom d’emprunt presque pas transparent des « saoudiens » dans l’affaire. Le second DC-9, le 120NE était devenu Genesis Aviation en 2004. Genesis, un clone de Skyway, faisant partie des sociétés de Floride en forme de poupée russe et n’ayant qu’une boîte aux lettres telles que Royal Sons, Express One International et United Flite Inc, toutes mouillées dans les « renditions flights ». On nage toujours dans un marigot à crocodiles, en Floride.
Mais il y a mieux encore derrière Skyway. Au conseil d’administration, il reste toujours le fondateur : James R. Bath, au milieu de tas d’affaires et de relations, qui a créé Skyway Aircraft Leasing Ltd en changeant le nom de sa firme précédente, Cotopax Investments, enregistré en 1980 aux îles Cayman. Cette année là, il est devenu le seul membre du conseil d’administration : deux membres l’avaient quitté pour former chacun leur société, respectivement « Cayhaven Corporate Services » et « Bird », qui vont vite fusionner pour devenir « I.C., Inc ». Or c’est justement le nom de la société qui va servir d’écran à Olivier North pour ses trafics d’armes et de drogue pour alimenter les Contras ! L’éclatement de l’entreprise était bien une volonté commune de cacher quelque chose. D’ailleurs, quand le 7 mars 1987 North est dénoncé, James R. Bath supprime aussitôt les noms de ses anciens associés de ses registres. La société de Bath est étroitement liée au pouvoir en place. Logique, G.W.Bush et James Reynolds Bath ont fait ensemble leur service militaire dans la Guarde Nationale, ce qui leur évitait d’aller au Viet-Nam. Ce sont tous deux deux « champagne pilots » de leur base de F-107 dans lesquels ils ne montèrent jamais. Sauf pour la photo. Ils ne mirent jamais les pieds à la base non plus d’ailleurs. Les deux seuls généraux qui ont essayé de le dire sont morts brutalement. Un pur hasard, bien entendu.
En 1999, un événement ahurissant va se produire avec la firme : c’est à la fois une bombe médiatique et la préfiguration d »un système qui nous ramène au crash du Mali : la boucle est bouclée. Un avion piloté par le personnel de Skyway International se retrouve bloqué au sol à Paris au Bourget : la police française a découvert à bord deux tonnes de cocaïne. A bord, il y a le prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud. Voilà pourquoi les services français se doutaient qu’un Falcon saoudien allait venir, pour sûr, au Mexique ! Diplomatiquement, c’est fort délicat, on le conçoit : on marche alors sur des œufs ! Le prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud, gendre du vice-ministre saoudien de la Défense du pays, possédait son propre avion « royal », celui de la famille régnante, et c’était justement un Boeing 727 ! Géré par Skyway ! Or, justement, c’est cet appareil qui devait servir au transport des deux tonnes de coke venant de Colombie. Le 16 mai 1999 le Boeing 727 atterrissait au Bourget, et les deux tonnes de drogues étaient débarquées discrètement à Noissy-le-Sec dans la résidence française du prince saoudien. La police française en retrouvera 800 kilos seulement. Pour obtenir la drogue, il avait rencontré directement Oscar Eduardo Campuzano Zapata, Juan Gabriel Usuga Norena et Carlos Alfonso Ramon Zapata -les membres du cartel de la drogue de Medellin-, à Marbella, où le roi Fahd possédait une énorme résidence. Les princes saoudiens, de vulgaires trafiquants ? Pour des bloggueurs ayant de l’humour, c’est bien la « French Deconnection » !! !
Parmi les informateurs du FBI on trouvait l’omniprésent Baruch Vega ! Celui qui retournera Victor Patino Fomeque, un ancien chef de bande du cartel de la Vallée du Nord colombienne mais aussi ancien membre de la Police Nationale colombienne ! Les deux derniers avaient vu leur peine réduite car ils avaient décidé d’aider la justice américaine : ils ne firent que trois ans de prison. Les repentis, l’arme fatale des réseaux. Durant le procès, une des écoutes avait montré qu’avec son 727, Le prince avait promis de pouvoir ramener de 10 à 20 tonnes de drogue en une seule fois ! A Noisy, il y en avait déjà pour 15 millions de dollars de l’époque avec deux tonnes ! Voilà qui n’est pas sans rappeler le crash malien…
Le 30 août 2005, épiloque de l’affaire : Doris Mangeri Salazar, est condamnée à 24 ans et 4 mois de prison et Ivan Lopez Vanegas à 23 ans : Doris est l’ancienne petite amie du prince, et Ivan un des colombiens qui a servi d’intermédiaire avec les barons de la drogue du pays. Ils avaient été arrêtés tous deux le 17 juillet 2002 à Coral Gables, en Floride. Revoilà le nom déjà cité ! Or, il intervient ailleurs historiquement : dans les archives de Jim Garrison , le procureur intègre à qui on doit d’énormes avancées sur l’assassinat de Kennedy, on tombe régulièrement sur cette ville. Clay Shaw, impliqué selon Garrisson dans l’assassinat, avait comme contact Sergio Arcaha Smith, un agent du FRD (Frente Revolucionario Democratico), une association bidon d’anticastristes créée entièrement en mai 1960 par la CIA. Or, de novembre 1960 jusqu’à Octobre 1961 la boîte postale de contact entre la CIA et Arcacha était celle des bureaux du FRD à… Coral Gables ! S’il y a bien un fief d’anticastristes maqués jusqu’au cou avec la CIA, c’est bien à Coral Gables !
Et qui trouve-t-on aussi à Coral Gables ? Wackenhut, auprès de qui Blackwater passe pour un clan de louveteaux !!! La présence à sa tête de personnes comme Clarence M. Kelley, ancien directeur de la National Security Agency, le directeur de la Defense Intelligence Agency, le général Joseph Carroll, celui de L’US. Secret Service, James J. Rowley ou encore de Bobby Ray Inman, ancien directeur de la CIA et conseiller de Bush père, ou de l’ancien secrétaire à la défense et de la CIA Frank Carlucci, indique tout de suite qu’on n’a pas affaire à des marioles. Wackenhut est apparu, rappelons-le dans l’affaire des tueurs du Brabant, en Belgique ! Et dans les années 80, comme par hasard c’est Wackenhut qui est au premier plan de lutte anti-communiste en Amérique du Sud ! Wackenhut, l’ancêtre de Blackwater est dans le secteur depuis toujours !
Lors du procès de la belle, on avait appris le circuit utilisé pour l’acheminement : la drogue venait bien de Colombie, était cachée dans des camions de pommes de terre… siglés de l’ONU (!) et avait passé la frontière vénézuelienne sans encombre ! Sidérant ! L’avion du prince était parti de La Maqueita, à Caracas, pour arriver en Arabie Saoudite (on ne donne pas le détail des aéroports-relais utilisés). Bref, il avait inauguré 10 ans avant le parcours communément utilisé aujourd’hui ! Dans un sens, ce prince saoudien est un visionnaire ! On y avait appris aussi pourquoi en 1984 le prince, alors qu’il faisait ces études à Miami avait quitté rapidement le pays : il avait été tout simplement déjà pris dans un trafic de cocaïne avec un petit Cessna dans le Mississipi ! Il avait été condamné… mais la Cour de justice du Mississipi ne pouvait plus rien prouver : le jugement avait disparu de ses archives !!! Encore un curieux hasard ! C’est fou dans ce genre d’affaires ce qu’il peut y en avoir !
On y avait appris aussi comment il s’était fait prendre notre si bon prince : dans le coffre de sa petite amie Doris Mangeri Salazar, au comportement bien étrange, plusieurs photos l’avaient montré en plein désert, en compagnie des trafiquants,notamment Juan Gabriel Usuga et Carlos Ramon, en train d’organiser avec lui une dernière réunion pour organiser le transfert dans son avion personnel ! La précédente avait eu lieu au « Cyclops Cattle Ranch » près de Medellin. Pris sur le fait, documents photographiques à l’appui que la belle gardait jalousement dans son coffre personnel ? De quoi faire chanter un prince saoudien quand elle le désirerait ? Deux ans plus tard, le jugement est cassé en appel et les deux condamnés libérés. Aujourd’hui, en 2009, personne n’est donc plus en prison ! La belle travaillait pour qui ? Certainement pas pour elle…
La dernière fois qu’on avait vu un Boeing royal en France c’était à Mulhouse, le 14 avril 2005,repeint à neuf. On ne sait si le prince était à bord, au quel cas il aurait pu être arrêté. Le 13 novembre 2007 on apprenait qu’un autre prince de la famille royale, le Prince Mohamed Bin Issa Al Jaber of Saudi Arabia venait de se commander un airbus A380, vendu 320 millions de dollars. Il possédait lui aussi un 727 à son sigle, MBI, pour Mohamed Bin Issa. Et un Bombardier BD-700-1A11 Global 5000. également. (pour faire ses petites courses, certainement). On ignore si c’est pour y mettre des pommes de terre au dessus de ses valises… en juin 1994, c’est lui qui avait apporté 500 millions de dollars dans le parc Disney qui était en difficulté. L’ami de Patrick Balkany ne lésine pas. Il « pèse », il est vrai, 5,3 milliards de dollars !
Quand à notre pilote, Carmelo Vásquez Guerra, le frère de l’autre, il est décidément aussi fort que lui : détenu quelque temps dans les cellules de la po lice judiciaire du pays, il a été relâché par un juge bissau- guinéen, mais ça vous le savez déjà depuis les épisodes précédents ! Le revoilà libre, comme son frère !!! Incroyable fratrie qui traverse impunément toutes les geôles du monde !! Et quant à l’aspect historique, nos découvertes ont montré que cet appareil n’a pas non plus été véritablement le pionnier du transport en gros porteur à réaction de quantités importantes de drogue. Mais cela, on a bien le temps d’y revenir dans les épisodes qui vont suivre…
L’histoire abracadabrantesque du prince saoudien dealer à été racontée dans « La Coke Saudienne : au coeur d’une affaire d’Etat » (Editions Flammarion), écrit par Fabrice Monti, ancien membre de cabinet du ministère de l’intérieur au Quai des Orfevres. Le livre décrit clairement une véritable « guerre de la drogue » entre la DEA américaine et le Quai des Orfevres. Une guerre sans merci, où les intérêts divergent complètement sur les buts et les attenants. Un ouvrage fondamental qui éclaire sur les circonvolutions de cette guerre à la drogue aux multiples facettes. « Le livre raconte l’intrigue où de grands trafiquants appartenant au cartel colombien de Medellin, interceptés et retournés par la police de Floride, auraient donné leurs acolytes de France et le maître d’œuvre saoudien impliqués. Par-delà les péripéties, le dénouement partiel, l’auteur fixe son intérêt sur le prince saoudien resté jusqu’ici indemne de toute sanction. Deux nations sont en jeu dans la relation d’un échange entre le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Nayef Ibn Abdel Aziz et l’ambassadeur de France à Ryadh, Bernard Poletti. L’auteur cerne l’enjeu, à savoir le projet de contrat de sécurité entre les deux pays, assurant par l’entremise des moyens mis en oeuvre par les grandes sociétés françaises Thalès et Alcatel et le groupe européen EADS (lesquels viennent de remporter de gros marchés en Libye au cours de la visite du président Chirac) la sécurité des frontières, la surveillance et la défense de 5000 kms du périmètre saoudien (SBGDMSA). » C’est vrai ça, en définitive « que pourraient faire les justices françaises, américaines et suisses d’un aussi encombrant prévenu que le prince Nayef Al-Shaalan ?« conclut le livre ! Voilà notre prince devenu subitement hindou : un véritable intouchable ! Il fallait surtout le voir trouver de belles excuses pour tenter de concilier islamisme et usage ou trafic de drogue…
PS : le reportage de la série « Royal Inquest« , d’Atlas Medi Corp, dirigé par le prolifique réalisateur Bruce David Klein, véritablement très saisissant, est visible ici. Il mérite d’être visionné (ou même téléchargé) ! Ménagez vous les 48 minutes nécessaires pour le regarder entièrement ! A s’étonner pourquoi n’a-t-on jamais évoqué le sujet en France… dans « Faites entrer l’accusé« , par exemple ! Pourquoi donc ?
C’est le procureur général près la Cour d’appel de Casablanca qui a annoncé ce dimanche que, dans le cadre des enquêtes menées par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) sous la supervision du ministère public pour déterminer d’autres personnes suspectées d’implication avec l’un des détenus de nationalité étrangère, poursuivi dans le cadre d’une affaire liée au trafic international de drogue et actuellement purgeant sa peine de prison, les résultats ont révélé des soupçons quant à la participation de certaines personnes dans des actes liés, pour la plupart, aux mêmes faits pour lesquels l’étranger mentionné a été poursuivi, ainsi que d’autres ayant des liens avec lui, condamnés à des peines privatives de liberté.
La même source a ajouté, dans un communiqué reçu par Hespress, qu’ « en raison de la complexité de ces actes et de l’entrelacement de leurs ramifications, les enquêtes ont pris le temps nécessaire, dans le respect total des dispositions légales pertinentes et sous la supervision directe du ministère public « .
Les résultats des enquêtes ont conduit à la comparution de 25 personnes devant le procureur général, dont certaines occupent des fonctions juridiques ou des responsabilités au sein de collectivités territoriales ou sont chargées de l’application de la loi, en plus d’autres personnes ayant commis des actes liés à l’affaire.
» En consécration du principe d’égalité devant la loi, les résultats des enquêtes ont conduit le ministère public à présenter une demande au juge d’instruction en vue de mener des recherches à leur encontre pour soupçon de commission de chacun des actes qui leur sont reprochés légalement, et qui se résument globalement à un ensemble de crimes, dont participation à un accord en vue de détenir des drogues, de les transporter, de les exporter et de tenter de les exporter, corruption, faux et usage de faux concernant des documents officiels, exercice direct d’un contrôle physique et individuel contraignant pour satisfaire des caprices personnels, obtention de documents sous la contrainte, facilitation de la sortie et de l’entrée de citoyens marocains vers et depuis le territoire marocain de manière régulière dans le cadre d’un gang et d’un accord, et dissimulation de biens acquis par infraction… » , indique le texte.
Les investigations ont démarré il y a plusieurs mois, après que les enquêteurs de la brigade des stupéfiants ont recueilli une information sur l’existence d’un réseau d’importation de cocaïne, transitant par l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, en Seine-Saint-Denis. Elle s’est concentrée autour d’un agent de sécurité, qui “porte des dreadlocks” et “a grandi en Guyane”.
Avec cette info, la messe était dite!
Toujours selon Le Parisien, le trafic aurait perduré des mois d’avril à décembre 2023.
Ce n’est qu’après le décryptage de la plateforme Sky-Ecc que Ylli Didani utilisait pour ses communications que ces informations ont permis, au DEA en particulier, de découvrir tant de pratiques des narco-logisticiens
C’est la Drug Enforcement Administration (DEA) qui a suivi pendant des années les traces d’Ylli Didani, un Albanais vivant à Détroit avec résidence permanente dans le pays et lui attribue la direction du réseau criminel qui a abouti à plusieurs expéditions de cocaïne saisies à Bilbao et à Algésiras et à des arrestations en Espagne et aux Pays-Bas.
Rien de nouveau, les torpilles lestées existaient déjà en 1990
La DEA a pris note des photographies prises par Didani de ses propres messages texte, avant que les messages cryptés ne soient détruits, des plans de construction de conteneurs submersibles qui contiendraient la cocaïne, actionnés par télécommande, GPS et aimants. Il existe même une photographie d’un prototype, qui illustre ce reportage. Le plan, selon le gouvernement des États-Unis, était de placer ces torpilles ou drones sous des porte-conteneurs puis de les séparer à environ 100 milles de leur destination européenne, sur la route marchande, où un bateau de pêche récupérerait les torpilles.
L’idée était de réaliser l’opération au large des côtes galiciennes, car les organisations du nord-ouest de l’Espagne sont les grandes spécialistes de cette mission. On pense que des artefacts de cette classe ont réussi à atteindre le territoire par cette voie.
La DEA affirme également que Didani, dont les entreprises seraient à l’origine du réseau complexe qui servait de couverture aux expéditions de cocaïne susmentionnées entre des bananes saisies en Espagne, a acheté plusieurs véhicules blindés à une entreprise nord-américaine et les a envoyés en Équateur et en République dominicaine. C’est précisément de ce dernier pays que se trouvent deux des personnes arrêtées lors de l’opération qui a eu lieu ce samedi.
La marine colombienne, avec un renfort international important, a détecté et intercepté quatre bateaux transportant plus de quatre tonnes de drogue dans différentes parties du Pacifique