AVISEUR INTERNATIONAL

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LIRE ou Relire: « Cocaïne, fric et flics »

Cocaïne, fric et flics

L’arrestation ces derniers jours de policiers de la PAF, mis en cause dans un trafic qu’ils sont censés surveiller ; la disparition d’une cinquantaine de kilos de cocaïne dans la salle des scellés de la brigade des stups du quai des Orfèvres, autant d’affaires récentes qui plombent la police. Une seule raison : le fric. En octobre dernier, c’était un ancien chef d’Interpol qui était mis sous les verrous en Équateur, et l’on se souvient des nombreuses arrestations parmi les autorités de l’aéroport de la station balnéaire de Punta Cana, en République Dominicaine, après la découverte de 682 kg de cette drogue dans un Falcon 50 français, en mars 2014.

NarcopsLe trafic de stupéfiants, et notamment celui de la cocaïne, génère de tels bénéfices que tous les intermédiaires s’enrichissent… en une traînée de poudre – du moins s’ils ne vont pas en prison. Quant aux « cocotrafiquants », le fric les rend omnipuissants. Devant ces kilos de drogue qui défilent sous leur nez et qui disparaissent en fumée dans les incinérateurs, certains flics craquent. Ils passent du côté obscur. Même s’ils ne sont que quelques-uns, ils font mal à la corporation. Mais, comme dit le directeur général Jean-Marc Falcone, « la police nationale fait le ménage dans sa propre institution »

Sniff !

En France, d’après l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, la cocaïne se revend 68 € le gramme, pour une pureté moyenne qui tourne autour de 35 %. Ce qui met le produit pur autour de 200 000 € le kilo alors qu’il est acheté aux cultivateurs l’équivalent de 2 à 3000 €. On imagine les retombées que cela engendre tout au long de la chaîne d’intermédiaires ! Évidemment, les narcotrafiquants sont les premiers à passer à la caisse. Pour la seule cocaïne, leur chiffre d’affaires annuel se situerait dans une Prix des drogues 2013fourchette comprise entre 75 et 100 milliards de dollars (Rapport mondial sur les drogues de 2011). Un chiffre qui est d’ailleurs en baisse sur ces dix dernières années, notamment aux États-Unis, mais qui représente environ le quart du marché de l’ensemble des drogues. Même si l’on tient compte du prix du traitement (20 à 30% du prix d’achat), la marge est impressionnante. Certains analystes estiment que le trafic de drogue dans sa totalité équivaut à 1 % du PIB mondial.

Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (2009), les produits stupéfiants représenteraient environ un cinquième du produit du crime dans le monde et il faudrait un budget de 200 à 250 milliards de dollars pour couvrir les dépenses de santé annuelles liées à la consommation des « drogues illicites ». Je suppose que les drogues licites sont les médicaments !

Les moyens mis en œuvre pour lutter contre ce type de criminalité donnent le tournis. On a l’impression d’un petit monde qui s’agite en vase clos. Pour l’UE, les coûts cachés ou apparents liés aux produits stupéfiants oscilleraient entre 28 et 40 milliards d’euros par an. La cocaïne est la deuxième drogue la plus consommée en Europe.

Quant à la France, elle dépenserait plusieurs milliards d’euros (je ne suis pas sûr qu’il soit tenu une comptabilité), dont une grande partie pour lutter contre l’importation de la « bigornette », comme disait Francis Carco dans La dernière chance, en 1935. En effet, via les Antilles et la Guyane, notre pays est en première ligne.

Ainsi, le mois dernier, près de 30 tonnes de drogue ont été saisies lors d’une opération Interpol menée en Amérique centrale et dans les Caraïbes. En partie de l’héroïne et du cannabis, mais principalement de la cocaïne, pour une valeur estimée à 1,3 milliard de dollars. Cette opération baptisée Lionfish II a été menée conjointement par 39 pays, dont 4 de l’UE : l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et la France. Mais c’est la France qui a financé l’opération (je ne sais pas si l’UE participe). La partie opérationnelle est revenue à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) en coordination avec le secrétariat général d’Interpol. « L’opération a également permis de fermer une cinquantaine de laboratoires de fabrication de stupéfiants. La marine nationale colombienne a saisi un semi-submersible qui servait à transporter de la drogue, deux avions légers ont été saisis en Équateur et une vingtaine de pistes d’atterrissage dissimulées dans la forêt ont été détruites par les autorités colombiennes… », peut-on lire sur le site d’Interpol.

Comme on le sait, la cocaïne est cultivée et traitée dans le nord de l’Amérique Latine, essentiellement en Colombie, en Bolivie et au Pérou. Elle suit ensuite trois axes d’exportation « traditionnels », l’un vers les États-Unis et le Canada ; les deux autres vers l’Europe et l’Afrique (on peut se demander si la fin de l’embargo sur Cuba ne changerait pas la donne). L’UE est d’ailleurs fortement « attaquée » par des passeurs qui viennent d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique du Nord.

Observatoire français des drogues et des toxicomanies

Dans la mer des Caraïbes, la « Méditerranée américaine », la lutte contre les trafiquants est menée par les forces armées de différents pays. Pour ce faire, plusieurs accords ont été passés, trop sans doute, au point de ne pas s’y retrouver. Ce qui favorise la suprématie américaine. En 2008, un accord a été signé entre le commandant supérieur (COMSUP) de Fort-de-France et le commandant régional américain. Nom de code : Narcops. Et en novembre 2011, une première opération conjointe d’envergure pour lutter contre le trafic à destination de l’Europe et de l’Afrique du Nord a été mise sur pied.

La France dispose en permanence de deux bâtiments de guerre qui patrouillent le secteur avec chacun un hélicoptère embarqué. Parfois, un sous-marin nucléaire pointe son nez. En cas d’intervention sur un go fast, un tireur d’élite prend position pour neutraliser les moteurs. Puis il reste en appui pour protéger l’équipe d’intervention. En cas de nécessité, l’ordre d’ouvrir le feu doit venir de Matignon, via le Secrétariat général à la mer, qui assure la coordination interministérielle des actions de l’État en mer. Il faut dire que dans ce type d’opération, plusieurs ministères sont concernés : Défense, Intérieur, Justice, Finances et Santé. C’est une exception française.

La police judiciaire est également très active. Il existe une antenne de l’OCRTIS à Fort-de-France et deux détachements, l’un à Pointe-à-Pitre, l’autre à Saint-Martin, et les gendarmes disposent d’un patrouilleur. Mais depuis quelques années c’est la Guyane qui inquiète. Elle a déjà pris sa place dans un trafic de « mules » à destination de la métropole. Mais cela pourrait bien évoluer, notamment en raison de sa proximité avec des pays trafiquants, comme le Surinam et le Venezuela, et aussi d’une présence policière moins forte. Dans ce département où 40 % des moins de 30 ans sont au chômage et où 44% des travailleurs sont fonctionnaires, il doit être difficile de rêver sa vie.

Pour comprendre, comment on en est arrivé là, c’est-à-dire une situation inextricable malgré les moyens mis en œuvre, il faut jeter un coup d’œil en arrière…

De 1860 à 1910, la coca et la cocaïne sont des denrées qui s’exportent mondialement, notamment par deux réseaux principaux partant des pays andins, l’un vers l’Allemagne et le reste de l’Europe, l’autre vers les États-Unis. Les Américains deviennent alors les plus grands consommateurs au monde. Le revirement est brutal. En 1915, les États-Unis se lancent dans une croisade solitaire contre ce fléau qui ravage l’Amérique, diabolisant l’Allemagne en le dépeignant comme l’empire de la drogue. Peu à peu, différents pays emboîtent le pas au géant américain, jusqu’à l’interdiction mondiale en 1950.

En quelques décennies, un produit licite devient illicite et sa commercialisation échappe alors aux contrôles des États. Les filières légales disparaissent laissant la porte ouverte aux aventuriers et aux trafiquants de tout crin.

Au retour de la guerre du Vietnam, de nombreux soldats américains sont devenus héroïnomanes. Aussi, en 1971, le président Nixon déclare la guerre à la drogue, notamment à l’héroïne. Georges Pompidou reçoit le message 5 sur 5 et Marseille perd ses labos de morphine-base. Dans le même temps, la consommation de cocaïne explose aux États-Unis. Comme un pied-de-nez – plus gentiment nommé la contre-culture. La justice moralisatrice se met en place et le nombre d’incarcération explose. Les prisons sont remplies de jeunes, surtout des Noirs et des Latinos au point que certains s’interrogent : existerait-il une raison cachée à cette pénalisation à outrance ? Un peu comme en France on utilise la pénalisation de la consommation de cannabis pour contrôler les jeunes des cités. Toute proportion gardée, bien sûr !

Même si la consommation mondiale semble stagner, peut-être à cause des drogues de synthèse, la guerre contre le trafic de cocaïne n’est pas prête d’être gagnée. Trop de fric en jeu. Et l’amusant, si l’on peut dire, c’est que plus la répression est efficace, plus les prix grimpent – et plus les trafiquants s’en mettent plein les poches.

Y a pas de morale à mon histoire !

http://moreas.blog.lemonde.fr/2015/01/31/cocaine-fric-et-flics/

NARCO-ARTESANOS (Islas Canarias): tres detenidos por guardar cocaína en una maleta – La Opinión de Tenerife

mapa tenerifeLa Policía Nacional ha detenido a tres personas de 31, 45 y 49 años en Puerto de la Cruz (Tenerife) con una maleta pequeña, que disponía de un doble fondo, en cuyo interior guardaban 700 gramos de cocaína.

La Policía Nacional ha informado hoy en un comunicado de que los detenidos, de nacionalidad colombiana, también escondían otros 300 gramos de cocaína, así como diferentes cantidades de sustancias utilizadas para la adulteración de la droga, en un laboratorio casero que servía para la recepción de la droga.

La operación policial se inició a finales del mes de febrero de este año, cuando los funcionarios policiales tuvieron conocimiento de la existencia de un grupo criminal compuesto de varias personas ubicado en el sur de la isla que se supuestamente se dedicaba a la introducción y posterior distribución de cocaína en toda la isla.

Una vez instruido el correspondiente atestado policial, los tres detenidos fueron remitidos al Juzgado de Instrucción correspondiente del Puerto de La Cruz, cuyo titular ordenó su ingreso en prisión.

http://www.laopinion.es/sucesos/2016/04/09/tres-detenidos-guardar-cocaina-maleta/667410.html

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DROGUES: les ravages du narcotrafic et…le naufrage de la « guerre aux drogues »

guerredrogueFrançois Polet

Source : Alternatives Sud

Déchaînement de violence, corrosion des institutions, nouvelles inégalités – le narcotrafic s’impose comme un obstacle majeur à la démocratisation d’un grand nombre de pays au Sud. Promu depuis quarante ans par les États-Unis, le modèle de la « guerre aux drogues » a alimenté le phénomène et généré quantité d’effets pervers. Depuis l’Amérique latine notamment, la contestation du régime international prohibitionniste monte en puissance.

Avec autour de 200 millions de consommateurs et plus de 300 milliards de dollars de chiffre d’affaire, le commerce des drogues illicites se porte bien. Il s’agit même d’un secteur porteur :
entre 2008 et 2011 le nombre d’utilisateurs de stupéfiants aurait augmenté de 18 % d’après le dernier rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc, 2013), bien au-delà du taux de croissance de la population mondiale. Comme d’autres segments de l’économie, l’industrie des stupéfiants profite pleinement de l’augmentation du pouvoir d’achat et des changements de modèle de consommation dans les marchés émergents, en Asie et en Amérique du Sud en particulier.

L’enjeu de cette livraison d’Alternatives Sud est de mettre en lumière les effets de l’économie des drogues – et des politiques mises en oeuvre pour la combattre – sur les sociétés et les États du Sud. Si dans les pays occidentaux les impacts des drogues – de leur utilisation et de leur commerce – sont globalement maîtrisés par les pouvoirs publics, il en va tout autrement dans les nations en développement, où l’insécurité sociale et la faiblesse des institutions démultiplie la puissance économique et politique des narcotrafiquants. Les contributions rassemblées dans ce numéro l’illustrent sans détour : le noeud « narcotrafic – guerre aux drogues » constitue un obstacle majeur à la construction de relations sociopolitiques plus égalitaires et démocratiques dans un nombre considérable de pays du Sud.

Esquisse de géographie du narcotrafic

Du fait de la nature illicite des activités concernées, des évolutions complexes et permanentes auxquelles elles-sont sujettes et du manque de données dans un grand nombre de pays, les agences officielles cherchant à identifier les lieux, flux, volumes et acteurs du narcotrafic procèdent par estimations ou recoupements et présentent des fourchettes larges. Cela étant, un certain nombre de réalités dominent la géographie mondiale des drogues et peuvent sans trop de risque être dégagées.

Pour des raisons à la fois climatiques, historiques et politiques, la production mondiale des deux substances illicites les plus rentables – la cocaïne et l’héroïne – n’est le fait que de quelques pays du Sud seulement. La quasi-intégralité de l’offre mondiale de cocaïne est issue de trois pays andins – le Pérou, la Colombie et la Bolivie. La production de l’héroïne est géographiquement plus concentrée encore : environ 85 % provient des cultures de pavot à opium d’Afghanistan. La Birmanie, principal pays producteur jusqu’au début des années 1990, et le Mexique, fournissent le gros du volume restant.

A l’instar de bien des produits tropicaux, les principaux marchés de ces deux drogues sont situés au Nord. Principaux marchés en volume : 65 % de la cocaïne environ et plus de la moitié de l’héroïne y seraient consommés. [1] Mais aussi et surtout principaux marchés en valeur – le gramme de poudre est beaucoup plus cher dans les rues des villes occidentales que dans les métropoles du Sud. La demande du premier monde représenterait donc 80% des profits liés à la cocaïne et près de 70% de ceux de l’héroïne (Onudc, 2010). Effet de la mondialisation, ce tableau est cependant en train de s’infléchir, du fait d’un tassement de la consommation globale de ces deux drogues aux États-Unis et en Europe et de la croissance concomitante de la demande dans les pays émergents, notamment en Amérique du Sud (le Brésil serait devenu le deuxième plus gros consommateur de cocaïne derrière les États-Unis), en Chine et en Asie du Sud-Est. La hausse est également forte en Afrique, où le nombre de consommateurs de cocaïne serait passé d’un million environ à plus de deux millions entre 2004-2005 et 2011 (Onudc, 2013).

Á l’opposé de cette configuration, la géographie du cannabis est on ne peut plus décentralisée : on en consomme et on en produit dans toutes les régions du monde (avec une explosion des cultures indoors en Europe et aux États-Unis). La prédominance de ces circuits courts n’empêche pas l’existence d’un trafic international, dont les principaux flux vont du Maroc et de l’Afghanistan vers l’Europe, et du Mexique vers les États-Unis. Du fait qu’elles ne nécessitent pas de cultures végétales, l’offre et la demande des drogues de synthèse (amphétamines, méthamphétamines, ecstasy, etc.) sont elles aussi plus rapprochées géographiquement, avec cependant l’existence de commerces intra-régionaux notables en Europe, en Asie de l’Est (et Océanie) et en Amérique du Nord (du Mexique vers les États-Unis).

Les activités du narcotrafic ne se limitent bien entendu pas aux pays sources, abritant les cultures et laboratoires qui alimentent le marché mondial, mais affectent également les pays de transit, placés sur les voies reliant les sites de production aux marchés les plus lucratifs. Á la rigueur, du fait des changements de tactiques incessants des trafiquants et de la démultiplication des itinéraires indirects via les territoires moins contrôlés, aucune nation n’est épargnée. Certaines d’entre elles sont néanmoins plus concernées en ce qu’elles sont placées sur les « routes » principales du trafic. Le Mexique et les pays d’Amérique centrale en particulier ont le malheur de servir de voie d’acheminement principale de la cocaïne sud-américaine vers les États-Unis. Le Venezuela, mais aussi le Brésil (dont la frontière amazonienne avec les trois pays producteurs fait plus de 7 000 km) servent quant à eux de tête de pont pour l’envoi (par avion ou bateau) de la production andine vers l’Europe, dont une portion notable transite depuis une dizaine d’années par les pays d’Afrique de l’Ouest.

L’héroïne afghane est exportée suivant trois grandes routes. La « route des Balkans », qui relie l’Europe via l’Iran et la Turquie et dans une moindre mesure le Caucase. La « route du Nord », qui mène à la Russie via les républiques d’Asie centrale. La « route du Sud » qui passe par le Pakistan pour ensuite se fractionner en un vaste réseau d’itinéraires reliant l’Asie du Sud-Est, l’Afrique et l’Europe, notamment via les pays du Golfe. L’héroïne birmane alimente le marché chinois ainsi que les pays du Sud-Est asiatique, qui servent par ailleurs de transit vers le juteux marché australien. Quant au marché états-unien, il est quasi intégralement satisfait par l’héroïne mexicaine.

Escalade des profits, asymétrie des bénéfices

La dimension principale de l’économie internationale des drogues réside dans la valeur ajoutée disproportionnée aux étapes du transport et de la commercialisation du produit. Les marges sont énormes lors du franchissement d’obstacles physiques et douaniers – le prix du gramme de cocaïne triple du fait du « simple » franchissement du mur séparant le Mexique des États-Unis – et lors du fractionnement en petites doses sur les marchés de consommation (Labrousse, 2011). Une répartition du profit extrêmement inégale entre les différents intervenants de la chaîne en résulte.

L’exemple de la filière de la cocaïne vers les États-Unis est éloquent (Onudc, 2010) :

 en 2008, les dizaines de milliers de cultivateurs de coca alimentant le marché états-unien ont gagné environ 500 millions de dollars, soit 1,5 % seulement du profit global lié à ce trafic ;

 les trafiquants dans les pays andins qui ont collecté la matière première, l’ont transformée dans leurs laboratoires et ont vendu la cocaïne à des réseaux internationaux ont touché environ 400 millions de dollars, soit 1% du profit ;

 les réseaux colombiens et mexicains qui ont organisé son transport jusqu’aux grossistes états-uniens ont dégagé 4,6 milliards de dollars de bénéfice, soit 13 % du profit ;

 ces grossistes ont à leur tour empoché environ 5,3 milliards de dollars, soit 15 % du profit ;

 enfin les organisations et individus ayant orchestré et réalisé la distribution de la cocaïne dans les rues états-uniennes ont accumulé jusqu’à vingt-quatre milliards de dollars, soit 70 % du profit global.

La même asymétrie se vérifie s’agissant de l’héroïne afghane (Onudc, 2010). La vente « à la ferme » de l’opium a rapporté 400 millions de dollars aux cultivateurs de pavot en 2009, soit 0,6% seulement du revenu de la filière. Si l’on inclut les profits dérivant de la transformation et du trafic vers la frontière, l’économie afghane de l’opium a généré 2,4 milliards de dollars, soit 3,5% seulement des profits totaux de l’industrie des opiacés (héroïne, opium et morphine) en 2009.

Une économie politique plus complète des filières doit également prendre en compte les acteurs captant indirectement une partie considérable des profits du secteur : forces de sécurité et personnel politique arrosés par les narcotrafiquants, groupes rebelles en tout genre prélevant l’impôt « révolutionnaire », mais également sociétés de comptabilité et autres conseillers financiers facilitant le recyclage des profits et enfin secteurs économiques formels profitant de cet afflux d’argent en quête de respectabilité (immobilier, tourisme, sociétés financières des paradis fiscaux) et des dépenses somptuaires des barons de la drogue (industrie du luxe). D’après la littérature sur le blanchiment, les deux tiers environ des profits du narcotrafic seraient l’objet d’opérations de lavage, soit autour de 220 milliards de dollars par an (Onudc, 2011).

Coûts sociaux et politiques du narcotrafic au Sud

Dépendances, inégalités et droit du plus fort

C’est un fait, l’industrie de la drogue constitue une alternative économique – de survie ou d’ascension sociale – pour des millions d’habitants des campagnes et des périphéries impliqués dans les cultures illicites (paysans andins, afghans, marocains, etc.) ou le transport du produit fini (les « mules »). Au Mexique seulement, 468 000 personnes environ auraient tiré leurs revenus du secteur en 2008, faisant du narcotrafic le cinquième plus gros employeur du pays (Rios, 2008). Et plus d’un million d’individus seraient impliqués dans le transport d’héroïne à l’échelle mondiale (Onudc, 2010). Ces bénéfices économiques de court terme pour une partie des plus pauvres ne compensent cependant pas les effets sociétaux massivement déstructurants du narcotrafic.

Á l’échelle de la paysannerie tout d’abord, comme le décrivait Olivier Dabène à propos des pays andins, «  l’intérêt des paysans pour la culture du cocaïer a entraîné un relatif abandon des cultures vivrières comme le maïs, le riz ou la pomme de terre, et donc une hausse de leurs prix. Certains groupes ont été déplacés dans des zones amazoniennes totalement isolées, afin d’échapper aux contrôles. Mais lorsque les prix chutent, ces populations sont laissées à l’abandon, sans moyen de subsistance. (…) tandis que leur environnement subit des dommages irréversibles, en raison de l’utilisation intensive de produits chimiques et de la déforestation » (Dabène, 1996). Perte d’auto-suffisance alimentaire locale donc, mais aussi sujétion de territoires entiers à des réseaux criminels dont on attend le rachat des récoltes et des services de protection… ou dont on craint les représailles en cas de velléité d’émancipation.

Ce phénomène de détournement de la main d’oeuvre des activités traditionnelles ne se limite pas à l’agriculture – les revenus disproportionnés que procure la participation au trafic, même à ses plus bas échelons, par rapport aux autres types d’emploi, plongent des populations entières dans une situation de « dépendance économique » au narcotrafic difficilement réversible. Ce lecteur d’un journal régional mexicain ne dit pas autre chose : « Sinaloa est et a toujours été un État où l’argent vient du trafic de drogues. D’où pourrait-il bien venir d’autre ? Les industries agricoles et de la pêche sont fermées. On ne peut même plus tirer d’argent de l’industrie minière car les gens ne veulent plus y travailler. Les trafiquants de drogues paient les mineurs dix fois plus, juste pour surveiller la drogue. Qu’allons nous faire s’il n’y a pas d’autre endroit où obtenir de l’argent ? ». [2]

Du fait de la forte asymétrie dans la répartition des profits, le narcotrafic est par ailleurs facteur de renforcement ou de création de nouvelles inégalités. « En provoquant des changements rapides de train de vie, en produisant de nouveaux statuts, (la drogue) perturbe les rapports sociaux et économiques et remet en cause le système productif, politique et culturel du pays » expliquent Miguel de Barros, Patrícia Godinho Gomes et Domingo Correia dans leur article sur la Guinée-Bissau, où la présence de la drogue est pourtant « relativement faible ». Quand bien même certains parrains s’emploient à soigner leur image de « bienfaiteurs des pauvres » en redistribuant une petite partie de leurs bénéfices sous la forme de cadeaux divers, une partie autrement conséquente de leurs gains sont généralement réinvestis dans la terre, l’immobilier ou des activités de la région, constituant des mini-empires économiques peu compatibles avec un développement local démocratique.

La conséquence la plus spectaculaire du narcotrafic réside évidemment dans le climat de violence qu’il installe dans certaines régions de production ou de transit. Les guerres entre cartels pour la domination des villes frontières avec les États-Unis et la « guerre aux drogues » menée par les militaires ont fait 55 000 morts entre 2006 et 2011 au Mexique, soit le conflit le plus meurtrier de la planète sur cette période. Moins médiatisé, le taux d’homicides serait plus élevé encore dans les petits pays d’Amérique centrale traversés en amont par la même cocaïne. Comme l’indique cependant Luis Astorga dans sa contribution sur le Mexique, les niveaux de violence sont moins tributaires des quantités de drogues en jeu que de la configuration du champ criminel et de la capacité de l’État à réguler la compétition entre gangs.

Dans les périphéries des villes comme dans les zones rurales les plus isolées, le monopole de la violence que détiennent les gangs liés au narcotrafic sur la vie de territoires entiers a généré un archipel de zones de non-droit, ou plutôt de zones où les codes des gangs et l’allégeance au plus fort ont remplacé le droit formel. « Là se configurent de nouvelles strates, des codes où se mêlent les principes libéraux du marché et les règles qui organisent et protègent les activités illégales, comme cela se passe dans les structures organisées du « Primeiro Comando da Capital » et du « Comando Vermelho » de Rio de Janeiro, ou dans les « bacrim » (bandes criminelles émergentes), comme on les appelle en Colombie, telles que le « Bureau Envigado », « Les Urabeños », « Los Rastrojos » dans les quartiers de Medellín » relève Ricardo Soberón Garrido dans sa réflexion sur les paradoxes du narcotrafic en Amérique latine. On y constate la diffusion d’une culture de l’enrichissement personnel rapide par la violence criminelle qui fonctionne comme modèle de réussite sociale crédible, bien que hautement risqué, pour des millions de jeunes sans perspective autre d’ascension sociale.

Enfin le développement du narcotrafic dans une région donnée va généralement de pair avec un accès plus aisé aux drogues et une hausse de la consommation locale. Le phénomène se vérifie dernièrement en Afrique et dans les républiques d’Asie centrale, deux régions où les quantités en transit vers les gros marchés ont singulièrement augmenté. Les défis que cette hausse des niveaux de dépendance implique en matière de santé comme de sécurité publiques sont considérables. Or comme le relèvent Kwesi Aning et John Pokoo dans leur article sur l’Afrique de l’Ouest, «  les centres de soins de santé dans la région sont en sous-nombre et sous équipés, qui plus est les équipes médicales ne sont pas formées à la prise en charge des conséquences de la dépendance à la drogue ».

Corrosion des institutions, criminalisation du politique, conflits

Si la banalisation de la violence criminelle sous l’effet du narcotrafic est propre au continent latino-américain, aucun territoire de culture ou de transit des stupéfiants n’échappe à l’action délétère du trafic sur les institutions. Celle-ci découle « logiquement » de la puissance financière des mafias vis-à-vis des représentants de l’État dans les régions concernées. D’autant que, pour les sites de production comme pour les « routes » de la drogue, les préférences des trafiquants vont aux régions isolées, négligées par les pouvoirs centraux, où les autorités locales comme les agents des échelons inférieurs de la police ou de la douane sont mal payés et donc sensibles aux arguments « sonnants et trébuchants » des criminels. Il n’est qu’à imaginer la rencontre entre un garde-frontière guinéen ou malien dont le salaire, quand il est versé, dépasse à peine 50 euros et un « narco » colombien brassant des millions de dollars.

Mais l’influence corruptrice des trafiquants va le plus souvent bien au-delà des agents locaux pour toucher les niveaux supérieurs de la justice, de la police, de l’armée, de la classe politique, des services secrets. L’enjeu : obtenir par l’achat des autorités des conditions optimales pour le développement discret de leurs activités criminelles. Achat agrémenté d’intimidation lorsque l’autorité en question refuse de marchander sa probité. Mais les agents de l’État ne sont que rarement objets passifs de corruption. Dans bien des cas ce ne sont pas les trafiquants qui les approchent, mais eux-mêmes qui traquent les contrebandiers afin de monnayer leur libération. Aux Philippines notamment, Nex Benson nous apprend que le rançonnement des trafiquants, grands ou petits, est un véritable fléau au sein de la police anti-drogues.

Dans plusieurs pays, des responsables publics de haut rang vont jusqu’à devenir collaborateurs actifs des trafiquants, voire organisateurs directs de trafics. Phénomène de « criminalisation du politique » donc, mais aussi parfois de « politisation de la criminalité », lorsque des barons de la drogue rentrent en politique afin d’influer le cours des décisions dans le sens de leurs affaires. Principales incarnations des narco-États dans les années 1990, la Birmanie – longtemps considérée « État trafiquant type » (Labrousse, 1993) -, la Colombie, le Pérou, la Bolivie, la Turquie ou le Nigeria se sont vues déclassés par l’Afghanistan, la Guinée Bissau, le Mexique ou le Tadjikistan comme États les plus régulièrement associés au concept [3]. Plus généralement, si le poids politique du narcotrafic a baissé dans les pays andins, il aurait augmenté en Amérique centrale et au Mexique, dans les républiques d’Asie centrale, mais aussi en Afrique de l’Ouest.

Relevons enfin que les activités du narcotrafic contribuent au financement de dizaines de conflits politiques, religieux ou identitaires qui constituent autant de sources de déstabilisation politique et de crispations autoritaires. La récente prise du Nord-Mali par des groupes armés islamistes dont une partie des ressources provenait du rançonnement du trafic transsahélien de la cocaïne en constitue la dernière illustration. Les interactions entre drogues et conflits peuvent prendre des formes variées (Labrousse, 2011). Il existe parfois une proximité politique ou ethnique entre les producteurs de cultures illicites de régions marginalisées et les guérillas prétendant défendre leurs droits – cas des FARC « révolutionnaires » dans les régions pauvres de Colombie ou des talibans dans les provinces à majorité pachtoune d’Afghanistan.

Les organisations rebelles peuvent également tirer profit de la commercialisation des drogues, en taxant les trafiquants ou en assurant elles-mêmes le rôle d’intermédiaires – cas des Tigres tamouls du Sri Lanka. Enfin certaines d’entre elles finissent par s’impliquer dans les étapes les plus rentables de la transformation et de la distribution sur les marchés de consommation – cas du Parti des travailleurs du Kurdistan. Alain Labrousse relève aussi qu’au cours du conflit la drogue peut devenir un enjeu relatif, voire une fin en soi, les organisations politiques dégénérant en organisations purement criminelles. Ce processus de criminalisation concerne d’ailleurs tout autant les forces contre-insurrectionnelles chargées de mater les rebelles.

Libéralisation économique et expansion du narcotrafic

Si les responsabilités des élites du Sud ne peuvent être éludées, l’ampleur et les formes empruntées par l’économie du narcotrafic ces trente dernières années sont davantage le résultat d’un certain nombre de biais et d’asymétries de la gouvernance internationale. Sur le plan de la gestion de la mondialisation tout d’abord. Les politiques de libéralisation des économies et des marchés financiers promues depuis les grandes agences internationales ont indiscutablement contribué au renforcement du narcotrafic.

 La baisse des tarifs douaniers et autres barrières aux échanges a radicalement augmenté les flux de marchandises et de capitaux, ainsi que le caractère transnational des filières de production, notamment dans le secteur agroalimentaire. « Bien souvent les réseaux de trafiquants ont profité des instruments et des mécanismes qui libéralisent le commerce de biens et services pour transporter la drogue et d’autres produits illicites » indique Ricardo Soberón Garrido. Dans la pratique, la priorité à l’augmentation et à la fluidité des échanges qui commande le commerce international rend le contrôle systématique des containers virtuellement impossible.

 Les politiques d’ajustement structurel préconisées par la Banque mondiale, le FMI et le GATT/OMC aux pays latino-américains, africains et asiatique au cours des années 1980-1990 – ouverture aux importations de biens agricoles et démantèlement des politiques de soutien à la petite agriculture – ont objectivement renforcé l’attrait économique des cultures de pavot, de coca et de cannabis pour les paysans pauvres. Les autorités elles-mêmes ont parfois fermé les yeux sur des cultures illicites qui permettaient d’amortir les coûts sociaux de l’ajustement et d’accumuler des devises étrangères protégeant le pays d’une éventuelle crise de la dette (Dabène, 1996).

 Combinées aux effets de la crise économique et de la baisse des recettes d’exportation, ces mêmes mesures d’ajustement ont mené à un resserrement brutal des moyens des États. Les plus affaiblis, en Afrique notamment, ont d’une part réduit leur contrôle sur des pans entiers de leur territoire – y favorisant la prolifération d’activités criminelles -, d’autre part poussé une partie de l’élite politique et militaire à se reconvertir dans des activités illicites pour se maintenir au pouvoir, signant le passage de l’État « kleptocrate » à l’État « malfaiteur » (Bayart, Ellis et Hibou, 1997). Les nouveaux narco-États sont avant tout des États faillis.

 Les politiques de dérégulation de la sphère financière depuis les années 1980 ont quant à elles hautement facilité les opérations de blanchiment de l’argent sale. « Ce phénomène est venu renforcer la puissance des organisations criminelles transnationales les plus liées au commerce de la drogue » (Lalam, 2011). Malgré quelques avancées sur le secret bancaire suite au 11 septembre 2001 et à la crise financière de 2008, les pays riches ont les plus grandes difficultés à mettre de l’ordre dans l’entrelacs de places off-shore et autres paradis fiscaux servant de zone d’intersection entre les flux financiers licites et illicites.

Le régime international de contrôle des drogues

Le principal carburant du phénomène du narcotrafic réside cependant dans l’orientation adoptée depuis un siècle par la communauté internationale pour… réduire la consommation de drogues, à savoir la mise en place et le renforcement d’un régime international de contrôle des drogues axé sur la prohibition. Ce régime est aujourd’hui l’objet de vives critiques, du fait de son inefficacité et de ses effets pervers, mais également de son caractère asymétrique et de ses contradictions, reflets d’inégalités politiques historiques au sein de l’ordre international.

De La Haie à l’Initiative de Mérida : un régime déséquilibré

Le projet d’un système international de contrôle des drogues naît en 1912 lors de la Convention internationale de l’opium de La Haie, à laquelle seules une douzaine de nations participent. Visant à éviter toute production et distribution d’opium en dehors d’un cadre scientifique et médical strictement contrôlé, la rencontre est, déjà, le résultat de l’activisme des États-Unis, qui viennent de prendre les Philippines aux Espagnols et constatent avec effroi le degré d’intoxication de la population des îles, et plus largement de cette partie de l’Asie, suite au « libre » commerce imposé par les européens depuis les guerres de l’opium du 19ème siècle. La restriction de l’opium est à la fois un devoir moral et une manière d’affaiblir commercialement les puissances coloniales, tout en améliorant la relation entre les États-Unis et la Chine, principale victime du commerce de l’opium (Sinha, 2001).

Dès sa naissance donc, la diplomatie des drogues est animée par un mixte étonnant de motivations morales, économiques et géopolitiques. Les traités internationaux adoptés par la suite dans le cadre de la Société des nations, puis des Nations unies, en porteront tous la marque, notamment les trois principaux textes qui constituent l’armature juridique du régime de contrôle actuel : la Convention unique sur les stupéfiants (1961), qui ramasse les traités antérieurs en un seul texte et porte essentiellement sur l’opium, l’héroïne, la cocaïne et le cannabis ; la Convention sur les substances psychotropes (1971), suite au décollage de la consommation de LSD et autres substances de synthèse en Occident ; et enfin la Convention contre le trafic illicite de stupéfiant (1987), qui vise à harmoniser les législations nationales dans un sens nettement répressif.

Outre son orientation prohibitionniste et répressive, au détriment des considérations de santé publique et de droits humains, le régime de contrôle international consacré par ces textes connaît deux déséquilibres, particulièrement préjudiciables pour les anciennes colonies. Tout d’abord l’idée d’un contrôle souple sur les substances d’origine végétale, défendue par les États du Sud dont de larges pans de la population consommaient de manière traditionnelle les matières incriminées ou vivaient de leur production, a été écartée. A l’inverse, les besoins des industries pharmaceutiques occidentales ont été globalement épargnés – ceux-ci relevant des domaines « médical » et « scientifique » -, notamment au sein de la Convention de 1971 sur les produits de synthèse.

Par ailleurs, comme le signale Jai Sinha, en étant centrée sur l’offre de stupéfiants (la production et le trafic), elle déplace « le fardeau et les coûts du contrôle des stupéfiants principalement vers les pays en voie de développement asiatiques et latino-américains, qui n’avaient ni la disposition culturelle, ni les ressources requises pour procéder à une telle ingérence – ni la puissance économique ou militaire qui leur aurait permis de refuser ce qu’on leur imposait » (2001). Des pouvoirs étendus furent par ailleurs accordés à l’Organe internationale de contrôle des stupéfiants (OICS), organisme onusien sous influence états-unienne chargé de vérifier le respect des trois conventions. Dans la pratique, l’appareil de contrôle s’appliquera essentiellement dans un sens Nord-Sud, les pays occidentaux – États-Unis en tête -, s’appuyant sur la qualité juridiquement contraignante des conventions pour réclamer le durcissement des politiques anti-drogues dans le reste du monde.

L’ingérence au nom de « la lutte contre les drogues » franchit plusieurs paliers lorsque les États-Unis décidèrent de porter au coeur de l’Amérique latine la « guerre aux drogues » proclamée en 1971 par le président Nixon. Des opérations en terrain bolivien et péruvien de la Drug Enforcement Administration (DEA) dans les années 1980 à l’énorme programme d’assistance militaire à la Colombie dans le cadre du « Plan Colombie » au tournant du millénaire, l’implication états-unienne prit des formes de plus en plus massives et diversifiées dans les campagnes nationales de démantèlement des trafics. [4] Signe d’un déplacement du front principal de la guerre aux drogues, l’Initiative de Mérida, sorte de réplique à moindre échelle du Plan Colombie, vise à renforcer les forces armées mexicaines dans le cadre de la « guerre contre le trafic de drogues » décrétée en 2006 par un président Calderón en manque de légitimité. L’« initiative » soutient également les efforts de répression en Amérique centrale et dans les Caraïbes.

Instrumentalisation des trafics… et de la guerre aux trafics

Le régime international de contrôle des drogues n’est pas seulement biaisé dans ses orientations répressives et centrées sur l’offre. Á l’instar d’autres politiques internationales, il est aussi l’objet de bien des instrumentalisations géopolitiques. Le rôle de « croisé de la prohibition » que les États-Unis se donnent volontiers dans les enceintes de la diplomatie des drogues n’a pas empêché leurs services secrets de subordonner allègrement la « guerre aux drogues » à d’autres dimensions de leur politique extérieure. Des débris du Kuomintang réfugiés en Birmanie aux Contras du Nicaragua, en passant par les talibans afghans, l’objectif suprême du containment a régulièrement amené la CIA à tolérer, voire à soutenir directement la mise en place de réseaux d’écoulement d’héroïne ou de cocaïne permettant le financement clandestin de groupes armés objectivement alliés.

Avec la fin de la guerre froide et surtout les attentats du 11 septembre 2001, le narcotrafic devient un enjeu central de la doctrine sécuritaire des États-Unis et dans une certaine mesure des autres puissances. Pour les stratèges du Pentagone, l’Afghanistan démontre que le terrorisme et les réseaux de la drogue sont des phénomènes qui s’alimentent mutuellement, voire se confondent, dans les zones de non-droit délaissées par les États faillis, il s’agit donc de recourir aux grands moyens pour combattre le « narco-terrorisme » partout où il fait mine de s’enraciner. La force évocatrice de l’expression diabolise les acteurs, dépolitise les enjeux et est rapidement réappropriée par des pouvoirs nationaux en quête de légitimation de leurs stratégies répressives, de la Colombie au Sri Lanka. Les conseils, offres de services et pressions de toutes sortes se multiplient des États-Unis vers les États supposés manquer de fermeté ou de capacité d’action dans la répression du phénomène. Ces mêmes États que la doctrine d’hier jugeait pléthoriques et envahissants…

Et pourtant ce regain d’activisme international contre les trafics cohabite avec d’autres enjeux, à commencer par celui de la proximité géopolitique avec les États-Unis. Mercille le démontre dans son article sur l’Afghanistan, où Washington s’accommode d’alliés – Hamid Karzai et son entourage en l’occurrence – dont les liens avec le trafic d’héroïne ont suffisamment été démontrés, tout en menant une « guerre aux drogues » sélective visant uniquement les trafiquants liés aux talibans. Une même compréhension a prévalu dans le contexte colombien face à la tolérance du président Uribe vis-à-vis de groupes paramilitaires d’extrême droite tout autant, si pas plus impliqués dans le narcotrafic que les FARC. Le fait que les États-Unis avaient dû fermer leur base militaire au Panama en 1999 et que l’ex-président colombien mettait à leur disposition l’accès à plusieurs bases n’y était certainement pas pour rien.

Le conditionnement géopolitique de la guerre aux drogue apparaît aussi clairement dans le très controversé processus de « certification » auquel les États-Unis s’adonnent annuellement afin d’évaluer la coopération des pays de production ou de transit au système de contrôle international. D’une part l’objet de cette évaluation, qui peut déboucher sur une suppression de l’aide états-unienne, réside moins dans l’engagement des gouvernements dans la lutte contre la drogue que dans leur collaboration avec les agences anti-drogues américaines. D’autre part il est évident que les considérations stratégiques pèsent lourdement dans la classification des États. Ainsi les deux pays ayant récemment rejoint la Birmanie dans la catégorie des pays ayant « clairement échoué à remplir leurs obligations » en matière de respect des conventions internationales ne sont pas la Guinée Bissau ou l’Afghanistan mais… le Venezuela et la Bolivie.

Le régime international de contrôle en question

Développement sans précédent dans l’histoire de la diplomatie des drogues, l’idéologie prohibitionniste qui imprègne le régime international de contrôle des stupéfiants est depuis quelques années l’objet d’un mouvement de contestation au plus haut niveau politique. Les contributions rassemblées dans ce numéro s’en font toutes l’écho d’une manière ou d’une autre.


Effet ballon et criminalisation de la pauvreté

Ces remises en question naissent d’abord de la constatation de l’échec de l’approche outrancièrement répressive de la « guerre aux drogues ». Cet échec se lit d’abord dans les chiffres. En 1998, lors de la session spéciale de l’Assemblée générale des Nations unies sur les drogues (UNGASS), les gouvernements s’étaient donné dix ans pour libérer le monde des drogues (« a drug free world »). En 2008, le nombre de consommateurs d’opiacés dans le monde avait pourtant augmenté de 34 %, celui de cocaïne de 27 %, celui de cannabis de 8 % (Commission mondiale pour la politique des drogues, 2011). Non seulement l’approche répressive ne s’est pas montrée efficace, mais elle s’avère contre-productive car c’est l’interdiction des drogues elle-même qui multiplie le prix de celles-ci et suscite les activités criminelles liées à son commerce. En témoigne le précédent historique du fabuleux enrichissement de la mafia et de l’expansion de son pouvoir corrupteur durant les années de la prohibition de l’alcool aux États-Unis.

La lutte frontale contre les trafiquants a bien permis de démanteler tel cartel ou de « nettoyer » telle région, mais elle n’a jamais débouché sur une baisse globale de la production. Car, à demande égale, la réduction de telle ou telle filière entraîne un renchérissement du produit qui stimule les trafiquants à augmenter la production ou le trafic ailleurs. Un phénomène de géographie économique qualifié d’« effet ballon » [5]. Ainsi la performance du système de surveillance états-unien dans les Caraïbes dans les années 1990 n’a pas entraîné de baisse de l’entrée de cocaïne sur le territoire états-unien, mais un déplacement du trafic par l’itinéraire centro-américain et mexicain. De même, le succès du « bridge denial » entre le Pérou et la Colombie au début des années 1990 a mené à une chute de la production de coca au Pérou mais à une augmentation concomitante des cultures colombiennes. Quelques années plus tard, les campagnes d’éradication forcenées du Plan Colombie ont mené à une (petite) baisse de la production colombienne… immédiatement compensée par un rebond des productions péruvienne et bolivienne.

La focalisation de la répression sur la production et le trafic a par ailleurs des effets pervers dramatiques, qui démultiplient les coûts sociaux et politiques du narcotrafic et en créent de nouveaux. En s’efforçant de démanteler les gangs, les forces de l’ordre perturbent les positions acquises et déclenchent régulièrement de sanglantes guerres de succession. A fortiori lorsque, comme c’est souvent le cas, elles mènent des campagnes à géométrie variable et concentrent leurs forces sur certains réseaux en en épargnant d’autres. La militarisation de la lutte contre les trafics a également comme conséquence une hypertrophie des appareils de sécurité militaire et policier (au détriment des dépenses sociales), un nivellement par le bas du respect des droits humains et une criminalisation des populations pauvres qui fournissent l’essentiel des « petites mains » de la production et du trafic.

Par ailleurs, les campagnes d’épandage aérien telles qu’elles ont été pratiquées à grande échelle en Colombie ont eu des conséquences désastreuses sur la végétation environnante. Plus généralement, les campagnes d’éradication forcée en Colombie ou au Pérou alimentent indirectement la déforestation en incitant les trafiquants à déplacer leurs plantations dans des régions toujours plus isolées de la forêt amazonienne, où ils entrent en contact avec les populations indigènes qui utilisent traditionnellement les terres convoitées. La prophétie de Ricardi Soberon à ce propos est pour le moins inquiétante : « De plus en plus, le bassin de l’Amazone sera confronté à une colonisation progressive et désordonnée, catalysée par les activités économiques illicites. Cela entraînera non seulement la destruction rapide, mais aussi l’implication graduelle des sociétés rurales ancestrales dans cette spirale associée à la criminalité. »

Quant aux programmes de développement alternatif menés parallèlement aux campagnes d’éradication pour détourner les paysans des cultures illicites, ils ont donné des résultats mitigés. Dans leur contribution sur le « miracle » de San Martin (Pérou), Mirella van Dun, Hugo Cabieses Cubas et Pien Metaal identifient les faiblesses de la majorité de ces expériences : focalisation sur les monocultures d’exportation, dépendance des financements internationaux, mauvaises gestion et méconnaissance des causes structurelles de l’implication des populations dans les cultures incriminées. Sans compter le fait que, étant donné « l’effet ballon », la moindre production dans telle région est rapidement compensée par une extension des cultures dans la région voisine.


Fronde latino-américaine

Il en va de la politique des drogues comme de bien d’autres domaines de la diplomatie interaméricaine : la prééminence de la vision états-unienne ne va plus de soi. « Un développement décisif » pour reprendre le titre de l’article d’Amira Armenta, Pien Metaal et Martin Jelsma, qui reviennent dans le détail sur les ressorts du désaccord latino-américain. Cette insatisfaction largement partagée vis-à-vis du modèle prohibitionniste imposé de l’extérieur a des tonalités variables suivant les contextes nationaux.

L’évolution la plus remarquable a paradoxalement été initiée par deux chefs d’États conservateurs et proches des États-Unis, les présidents Otto Perez Molina (Guatemala) et Juan Manuel Santos (Colombia), qui ont mis sur la table lors du Sommet des Amériques d’avril 2012 la nécessité d’une révision réaliste des politiques de contrôle des drogues sur le continent. Avec leurs homologues du Costa Rica et du Mexique notamment, ils estiment que leurs sociétés paient un prix exorbitant à la guerre aux drogues orchestrée depuis Washington, notamment sous la forme d’une escalade de la violence et d’un encombrement de leurs systèmes carcéraux. Si aucune alternative n’a fait l’objet d’un consensus, des options autrefois inimaginables sont en cours de débat entre présidents centro-américains, en ce compris la « dépénalisation » du transit et la réglementation de la production, du commerce et de la consommation de drogues.

La dissidence du président bolivien était plus prévisible. Porté par un large mouvement populaire de réappropriation « nationale » des ressources naturelles, Evo Morales est aussi un syndicaliste cocalero qui, à ce titre, a plusieurs fois été la cible des opérations de la DEA durant les années 1980. « Coca oui, cocaïne non ! » – pour le leader aymara, la feuille de coca mastiquée par des millions d’indiens depuis des millénaires doit être réhabilitée en tant que symbole de l’identité nationale et les conventions internationales qui la criminalisent doivent être modifiées. Les agents de la DEA seront expulsés en 2008, une question de «  dignité et de souveraineté ». Cinq ans plus tard, le gouvernement affirme, chiffres à l’appui, que la nationalisation de la lutte contre le narcotrafic s’est traduite par une plus grande efficacité. Ce rejet de l’ingérence états-unienne est sans surprise partagé par les voisins vénézuélien et équatorien.

Moins spectaculaire, l’évolution des pays du cône sud (Argentine, Brésil, Uruguay) dans le sens d’une dépénalisation de la possession de drogues « pour usage personnel » traduit cependant un changement important dans les mentalités et la montée des préoccupations de santé publique. En pointe dans le débat, l’Uruguay envisage de mettre en place un « Institut national du Cannabis » qui, d’une part, distribuerait des licences de production, d’autre part, vendrait directement le produit, ce qui ferait du petit pays sud-américain le premier « fournisseur officiel » de cannabis au monde. Notons par ailleurs que l’ex-président brésilien Fernando Enrique Cardoso est président de la Commission mondiale pour la politique des drogues, une initiative de tout haut niveau (y participent notamment deux anciens présidents du Mexique et de Colombie, ainsi que l’ex-Secrétaire général de l’ONU Kofi Annan) visant à sortir le monde de la « guerre aux drogues ».

La fronde latino-américaine débouchera-t-elle sur une réforme du régime international des drogues ? Si pour Armenta, Metaal et Jelsma le déblocage du débat est irréversible, l’adoption de propositions communes de changements de la part des nations latino-américaines n’est pas pour demain. La conjoncture internationale est pourtant favorable, souligne Carolina Cepeda, avec une présidence Obama ayant pris ses distances avec les accents les plus répressifs de la lutte contre les drogues (l’éradication forcée notamment) et débarrassé son lexique de l’expression « guerre aux drogues ». Un assouplissement qui ne va cependant pas jusqu’à sortir du paradigme prohibitionniste… et qui pourrait même s’assimiler à une tactique pour diviser les pays critiques, d’après Luis Astorga. D’autant que les partisans de la ligne dure comptent des alliés de poids dans le reste du monde, à commencer par la Russie et la Chine. Mais le choix récent de deux États états-uniens de légaliser l’usage du cannabis est peut-être annonciateur d’une évolution plus nette des positions américaines. Et les États latino-américains devraient pouvoir compter sur des alliés, notamment européens, pour faire bouger les lignes dans les enceintes internationales.

Bibliographie

Bayart J.-F., Ellis S. et Hibou B. (1997), « De l’État kleptomane à l’État malfaiteur », in La Criminalisation de l’État en Afrique, Bruxelles, Éditions Complexe.

Commission mondiale pour la politique des drogues (2011), Rapport de la Commission mondiale pour la politique des drogues, juin 2011.

Dabène O. (1996), « Les narcodémocraties andines », Les Études du CERI n°20, septembre.

Labrousse A. (1993), « Drogues et réseaux » in P. Boniface et J. Golliet (sous la dir. de), Les nouvelles pathologies des États dans les relations internationales, Paris, Dunod.

Labrousse A. (2011), Géopolitique des drogues, Paris, Puf.

Lalam N. (2011), « Argent de la drogue : blanchiment et mondialisation financière », Drogues et enjeux internationaux, bulletin n°2, novembre.

Onudc (2013), Rapport mondial sur les drogues 2013, Office des Nations unies contre la drogue et le crime, Vienne.

Onudc (2011), Estimating Illicit financial flows resulting from drug trafficking and other transnational organized crimes, United Nation Office on Drug and Crime (ONUDC), rapport de recherche, octobre.

Onudc (2010), Rapport mondial sur les drogues 2010, Office des Nations unies contre la drogue et le crime, Vienne.

Rios V. (2008), Evaluating the economic impact of Mexico’s drug trafficking industry, Mimeo, http://www.gov.harvard.edu/files/Rios2008_MexicanDrugMarket.pdf

Sinha J. (2001), L’historique et l’évolution des principales conventions internationales de contrôle des stupéfiants, Direction de la recherche parlementaire, Bibliothèque du Parlement canadien, Ottawa.


Notes

[1En incluant la Russie, premier pays consommateur d’héroïne. Quant à l’opium afghan (non transformé en héroïne), il est très majoritairement consommé en Asie, en particulier en Iran (environ 40% pour ce seul pays).

[2Cité dans Rios (2008).

[3Un concept dont le contenu comme l’application, il faut le souligner, sont l’objet de controverses scientifiques et d’instrumentalisations géopolitiques.

[4Pour autant, comme le précisent Tickner et Cepeda dans ce numéro à propos du Plan Colombie, l’adoption de ces dispositifs d’assistance externe anti-drogues répond aussi aux stratégies des gouvernements locaux.

[5En référence au fait que si l’on comprime un ballon gonflable en un endroit, l’air à l’intérieur de celui-ci ne diminue pas mais se déplace.

 

http://www.cetri.be/Ravages-du-narcotrafic-naufrage-de

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ITALIA (Bergamo): traffico di droga da Olanda e Albania, 15 arresti. Chimico minorenne tagliava eroina con Tachipirina

carabinieri-2Scoperti tre laboratori clandestini, sequestrati oltre 500mila euro. Per comunicare la banda usava un codice basato su un antico cifrario

I carabinieri del comando provinciale di Bergamo hanno arresto 15 persone appartenenti a un sodalizio criminale dedito al traffico internazionale di droga. Il clan operava prevalentemente in Lombardia, Liguria, Veneto, Emilia Romagna e Umbria. Sono 3 i laboratori clandestini scoperti durante le indagini: erano stati ricavati all’interno di alcuni appartamenti in provincia di Bergamo, Padova e Bari….

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http://milano.repubblica.it/cronaca/2016/04/06/news/droga-137011877/

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COLOMBIA: caen tres presuntos enlaces de los carteles de droga extranjeros

Roberto Ponce, alias “el Licenciado” fue uno de los capturados. FOTO Cortesía Policía

Roberto Ponce, alias “el Licenciado” fue uno de los capturados. FOTO Cortesía Policía

Rubén Ramírez, alias “Monín” es uno de los capturados. FOTO Cortesía Policía

Rubén Ramírez, alias “Monín” es uno de los capturados. FOTO Cortesía Policía

Publicado hace 9 horas

Tres presuntos enlaces de la mafia colombiana con carteles internacionales de la droga fueron capturados en nuestro país, en el lapso de las últimas dos semanas.

El primer caso se reportó el pasado 20 de marzo, cuando en una investigación conjunta de la DEA y la Dijín fue arrestado en Bogotá el mexicano Roberto Ponce Rocha, alias “el Licenciado”, presunto jefe de enlaces internacionales del cartel Beltrán Leyva, uno de los más poderosos de México.

En su contra había una Circular Roja de Interpol, además de una acusación formal en la Corte del Distrito Sur de Nueva York. De acuerdo con el informe policial, este hombre coordinaría “el transporte de toneladas de estupefacientes desde Colombia, Guatemala, Costa Rica y Honduras, a través de México hacia EE. UU.”.

Gracias a las alianzas del cartel Beltrán Leyva con las organizaciones colombianas, la cocaína era despachada en lanchas o en contenedores contaminados con la mercancía ilícita.

El 29 de marzo, la Dijín arrestó en el barrio Modelia de Bogotá al dominicano Matías Avelino Castro, alias “Daniel”, presunto cabecilla del Cartel de Samaná, una organización que trafica droga desde Colombia y Venezuela hacia República Dominicana, Puerto Rico y EE. UU.

El coronel Juan Carlos Gómez, jefe de Interpol Colombia, señaló que llevaba cinco años escondido en este país, con viviendas en la Capital y el municipio de La Mesa (Cundinamarca). Tenía también una Circula Roja en su contra, para darle captura por los delitos de secuestro y homicidio.

El caso sucedió el 02/8/11 y la víctima fue el periodista dominicano José Agustín Silvestre, conductor del programa “la Voz de la Verdad” y director de una revista del mismo nombre. Al parecer, por haber publicado un reportaje en el que lo vinculaba con dos homicidios, “Daniel” ordenó su rapto y posterior muerte.

El contacto en Medellín

El 31 de marzo la Sijín detuvo en un restaurante del barrio Buenos Aires de Medellín a Rubén Darío Ramírez Giraldo, alias “Monín”, presunto cabecilla de “la Oficina” y supuesto enlace de esa organización con el cartel mexicano de Sinaloa.

Al parecer el detenido de 39 años, que además es supuesto cabecilla de combos en las comunas 8, 9 y 10 de la capital antioqueña, estaría involucrado en el tráfico de cocaína hacia EE. UU., España y Dinamarca, al igual que con el cobro de deudas mafiosas para los mexicanos.

El coronel Javier Parra, comandante operativo (e) de la Policía Metropolitana del Valle de Aburrá, confirmó que “Monín” era dueño de restaurantes en el barrio Buenos Aires, el Parque Lleras y el Oriente antioqueño, donde brindaba atención a extranjeros.

En la audiencia de control de garantías no aceptó el cargo de concierto para delinquir que le imputó la Fiscalía, y un juzgado Penal Ambulante de Antioquia le dictó medida de aseguramiento en prisión.

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Nelson Ricardo Matta Colorado
Nelson Ricardo Matta Colorado

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Egresado de la U.P.B. Periodista del Área de Investigaciones, especializado en temas de seguridad, crimen organizado y delincuencia local y transnacional.

http://www.elcolombiano.com/colombia/caen-tres-presuntos-enlaces-de-los-carteles-de-droga-extranjeros-GL3863888

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ALGERIE (Tlemcen): la délégation marocaine participant à la conférence internationale sur le narcotrafic, a quitté la salle

ONDUCLe chiffre d’affaires généré par le narcotrafic, selon les études du Bureau de lutte contre la drogue des Nations unies, est estimé entre 300 et 500 milliards de dollars annuellement, et que les bénéfices des narcotrafiquants est évalué à plus de 200 milliards de dollars.

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Coup de théâtre hier à Tlemcen. La délégation marocaine participant à la conférence internationale sur le narcotrafic, a quitté la salle. Et pour cause, l’intervention du bâtonnier du barreau de Tlemcen, Mohamed Sefahi, n’aura pas été du goût des Marocains.

Prenant la parole devant les participants à la rencontre internationale sur la lutte contre la drogue, à laquelle participent 11 pays, dont les USA et la France, Sefahi s’est attaqué de front au Maroc et à son Roi. «J’appelle le Maroc à cesser la plantation du haschich et la production des psychotropes, et j’en appelle aussi à la conscience du roi Mohammed VI, l’émir des croyants et président de la commission d’El Qods, pour qu’il mette un terme au trafic de la drogue.» Ce qui a mis dans l’embarras le ministre algérien de la Justice, Tayeb Louh, sachant que parmi les participants figurent deux Marocains qui n’ont pas d’ailleurs tardé à manifester leur colère en quittant la salle. Ce qui est sûr, c’est que la réaction de la délégation marocaine peut être perçue comme étant un aveu implicite du rôle du Maroc dans l’inondation de l’Algérie par le kif et autres stupéfiants. A noter que le ministre de la Justice, qui inaugurait auparavant la rencontre internationale sur la lutte contre les stupéfiants, a, lors de son allocution, fait une analyse exhaustive sur ce phénomène transnational «qui menace la stabilité sociale et politique des Etats et entrave leur développement économique» et qui a pris des dimensions multiples et des proportions alarmantes. Il a indiqué, à ce titre, que le chiffre d’affaires généré par le narcotrafic, selon les études du Bureau de lutte contre la drogue des Nations unies, est estimé entre 300 et 500 milliards de dollars annuellement, et que les bénéfices des narcotrafiquants est évalué à plus de 200 milliards de dollars. Ces chiffres ne prennent pas en compte le commerce des psychotropes et des neuroleptiques, mais concernent uniquement le trafic de la cocaïne, l’héroïne et le haschich et que, selon la même étude, il a été recensé, à travers le monde en 2013, plus de 264 millions de jeunes toxicomanes, dont 27 millions sont issues de l’Afrique. Des pays pauvres qui ne disposent, dira le ministre, d’aucune infrastructures sanitaire ou psychologique pour les désintoxiquer et les prendre en charge en plus des maladies liées directement à la drogue comme le sida et les hépatites qui font des ravages dans ces pays».
Ce qui place l’Afrique au rang de continent le plus touché par ce fléau, et les causes, selon le ministre, «sont d’ordre politique, social et économique, et que la pauvreté encourage le commerce et la consommation de la drogue en Afrique».
L’aspect sécuritaire a été également évoqué. La connexion a été établie entre le crime organisé, le narcotrafic et le terrorisme ; ce qui comporte «un risque majeur pour la stabilité politique et sociale des Etats de la région toute entière», dira le ministre, et de souligner que «la situation géopolitique qui prévaut actuellement dans notre région et dans le Sahel, va amplifier cette instabilité». Il a appelé la communauté internationale à se mettre devant ses responsabilités et adopter une stratégie régionale et internationale pour aider en urgence les Etats du Sahel et subsahariens à mettre en place des plans nationaux de développement, mais cela exige aussi la volonté de toutes les parties à lutter efficacement contre le phénomène de la drogue en privilégiant l’intérêt national et international et sans tenir compte des intérêts étroits».
Dans le même sillage, il a été relevé que l’Algérie a mobilisé tous ses moyens pour lutter contre la drogue et qu’à partir de 2007 le pays a adopté en parallèle une politique de prise en charge des toxicomanes en milieu carcéral. A ce titre, il a été formé des médecins, des spécialistes et des psychologues pour les prendre en charge. Notons que lors de cette visite, le ministre a inauguré un tribunal à Tlemcen et un autre à Sebdou.B. S.

http://www.letempsdz.com/index.php/132-actualite/177168-conf%C3%A9rence-internationale-sur-le-narcotrafic-%C3%A0-tlemcen-les-marocains-quittent-la-salle

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TOR (Darknet): la nouvelle forme de distribution de la drogue

cyberdouane_001_16x9«Avec des amis, on voulait essayer le LSD, mais ce n’était pas facile d’en trouver», raconte Matthias. Sur le darknet en revanche, rien de bien sorcier.

La « face cachée » du Web contient un catalogue de pages inaccessibles sur les navigateurs que nous utilisons tous les jours. Parmi ces pages, de nombreux sites qui vendent des drogues directement livrées à domicile. Un système qui change le rapport aux revendeurs de drogue et aux stupéfiants.

Une simple enveloppe, petit format, dans la boîte aux lettres. C’est sous cette forme que Matthias, 26 ans, a reçu en juillet dernier dix buvards de deux cents microgrammes de LSD. L’étudiant avait fait une commande sur une plate-forme de vente impossible à trouver sur Google. Elle n’est atteignable que par Tor, un réseau particulier qui permet de parcourir le Web de manière anonyme.

LIRE:http://m.ledevoir.com/article-466715

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ITALIA: un río de cocaína desde Calabria a Europa

OMTAUROUn río de cocaína llega hasta la región de Calabria, al sur de Italia, donde tiene sus dominios la ‘ndrangheta, que la distribuye a toda Europa, incluida España. La mafia calabresa, que es hoy la más poderosa del mundo, nada así en un mar de liquidez: gana más de 30.000 millones de euros al año. Con su acción reservada, pagos puntuales y fiables, la ‘ndrangheta se ha ganado la confianza de los carteles colombianos y mexicanos ligados al tráfico de droga. El famoso magistrado italiano, Nicola Gratteri, ha manifestado al diario “La Stampa”, que las ganancias de la ‘ndrangheta constituyen un tesoro que el define como “el más grande negocio en la historia de la mafia calabresa”.

En los últimos tiempos la ‘ndranghetta ha cambiado sus hábitos y su modo de proceder. Las familias mafiosas se confunden con la buena burguesía y de ellas forman parte abogados, empresarios, notarios, farmacéuticos y economistas, muchos de ellos descendientes de familiares relacionados con la mafia y aliados con la masonería, lo que hace mucho más difícil combatir a la nueva mafia. Así lo explica también a “La Stampa” el fiscal Federico Cafiero: “Se trata de miles de hombres y mujeres que comen en los mismos restaurantes, dividen los mismos negocios y las mismas conversaciones, los mismos teatros y las mismas parroquias de las buenas familias, todo lo cual hace cada vez más difícil la posibilidad de distinguir el bien del mal. Solo una cosa es cierta: en la provincia de Reggio Calabria nada es posible sin que la ‘ndrangheta dé su visto bueno”. La capacidad económica de las familias mafiosas es enorme, con ingresos que en el 66 % procede de la cocaína, consumida en Italia por “más de tres millones de personas”, afirma el coronel Paolo Iannucci . Un negocio mundial el de la coca que supera los 500.000 millones de dólares.

MAS: http://m.abc.es/internacional/abci-cocaina-desde-calabria-europa-201603291257_noticia.html?ref_m2w=

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COLOMBIA: para Álvaro Uribe, las FARC son el principal cartel de cocaína en el mundo

www.alvarouribe.comLunes 28/03/2016

El ex presidente de Colombia, Álvaro Uribe, ha declarado en ‘Herrera en COPE’ que aunque ve posible que se firme el acuerdo con las FARC « dudo de que eso signifique la paz, porque se les ha ofrecido la indulgencia a pesar de los delitos atroces » que los terroristas han cometido durante años. En su opinión, « lo que deja es una situación inestable en el país ».

Álvaro Uribe ha explicado que ahora en Colombia « ha aumentado el narcotráfico, ha bajado la acción policial y se ha fortalecido a grupos criminales que estaban a punto de desaparecer ». «  »Las FARC son el principal cartel de cocaína en el mundo » ». El ex presidente asegura que se están aplicando leyes parecidas a las de ‘Punto y Final’ como en Argentina o en Ecuador que con el paso de los años se tendrán que derogar o no aplicar, porque « si no, se va a terminar con los militares en la calle y las FARC en el poder ».

Aunque reconoce que el pacto del gobierno con las FARC los ciudadanos están ilusionados porque quieren la paz, « la mayoría está en desacuerdo si les dices que no van a ir a la cárcel y van a quedar impunes ».

El ex presidente colombiano critica a su sucesor Juan Manuel Santos por « derrochar » y no haber aprovechado la « herencia recibida » en seguridad, en inversión y en política social e insiste en que « ha silenciado a muchos periodistas y voces críticas a través de contratos y de grandes sumas de dinero ».

Respecto a la relación del país con la vecina Venezuela, lamenta no haber tenido un gobierno capaz de apoyar a los antichavistas porque « lo que está pasando allí es una violación de la democracia, se ha expropiado el sector privado y los medios de comunicación ». Uribe insiste en que « tiene que ser el talento de la oposición el que decida cómo superar el gobierno Chávez–Maduro ».

http://www.cope.es/detalle/alvaro-uribe-en-herrera-en-cope-las-farc-son-el-principal-cartel-de-cocaina-en-el-mundo.html?id=2016032810190001

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BOLIVIA: policías antidrogas sufren 4 ataques de narcos en 3 meses

Operación. Un presunto narcotraficante murió en enfrentamiento

Cocaína. Efectivos antidrogas en un operativo ejecutado en el municipio de Yapacaní, a fines de 2015.

Foto: Fernando Cartagena-archivo

Iván Condori 25/03/2016 10:56 PM

En lo que va del año, efectivos antidrogas sufrieron cuatro ataques armados de narcotraficantes cuando efectuaban operativos de interdicción. A raíz de los enfrentamientos, un narcotraficante perdió la vida, mientras que dos policías resultaron heridos. En 2015 se reportó la baja de un uniformado.

En el primer trimestre de 2016, dos sargentos que forman parte de la Fuerza Especial de Lucha Contra el Narcotráfico (FELCN) fueron heridos con impactos de bala, en diferentes operativos. Además, en otras dos ocasiones se registró enfrentamientos y en uno de ellos murió un narcotraficante.

Entre los implementos de seguridad que portan los uniformados están un chaleco antibalas, botas y, en algunos casos, un casco, aunque este último generalmente no es usado por los policías porque les incomoda.

El director nacional de la FELCN, coronel Santiago Delgadillo, aseguró que los agentes que participan de las tareas de interdicción cuentan con todos los implementos de seguridad que las normas y protocolos internacionales establecen para las operaciones.

Ataque. En la víspera del Día del Padre, el sargento José Luis Ramos Alanoca recibió un balazo en uno de sus brazos cuando intervenía una fábrica de droga en el Pajaral, Río Blanco, de la provincia Guarayos de Santa Cruz. El autor del disparo fue aprehendido; dijo que era colombiano y que estaba a cargo de la seguridad.

“Todo operativo es peligroso, tengan en cuenta que estamos luchando contra delincuentes ligados al narcotráfico”, advirtió Delgadillo.

El ministro de Gobierno, Carlos Romero, indicó que el sargento Ramos fue baleado por un narco colombiano que luego fue aprehendido en la redada.

El 7 de marzo, cuando se descubrió un laboratorio de droga en el municipio de Villa Tunari, en el trópico cochabambino, efectivos de la Unidad Móvil de Patrullaje Rural (Umopar) fueron recibidos a balazos por los narcotraficantes, en la refriega dieron de baja a un hombre sindicado de narco.

En otra operación, el 22 de enero, en la comunidad Los Andes del municipio de Santa Rosa del Sara, al norte del departamento de Santa Cruz, los policías antidrogas fueron atacados. El coronel Eduardo Uriarte, director de la FELCN regional Santa Cruz, dijo que los uniformados salieron ilesos. Allí aprehendieron a cinco personas.

El sargento Jhonny Canauri fue baleado el 12 de enero, cuando su unidad sufrió una emboscada al realizar un operativo en una narcofábrica cerca de Luluni, Uncía, norte de Potosí.

Según el examen forense, la víctima presentaba traumas torácico y facial por arma de fuego. La bala también le llegó al brazo derecho.
Un agente antidrogas contó que cada vez que sale a operativos se encomienda a Dios porque, en el monte, nadie tiene segura la vida. Allí se tiene que caminar con pie de paja para no hacer ruido que pueda alertar a los vigilantes de los narcos.

Delgadillo señaló que los narcotraficantes invierten grandes sumas de dinero en la compra de equipos tecnológicos de comunicación y en el contrato de vigilantes de las mismas comunidades para ser alertados de la presencia policial y abrir fuego en contra de los uniformados para luego huir.

Emboscada con muerte

Ataque
El 26 de septiembre de 2015 se reportó el deceso del subteniente Diego Coarite Catacora, de la FELCN. Murió por impacto de bala en un ataque protagonizado por narcotraficantes en el parque Isiboro Sécure, Cochabamba.

http://m.la-razon.com/nacional/seguridad_nacional/Policias-antidrogas-sufren-ataques-narcos_0_2460953887.html

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PRECURSORES (Expediente secreto): la ruta chilena de la cocaína

Expediente Secreto de Teletrece investigó el complejo rol de nuestro país en la producción de los llamados « precursores », sustancias químicas que son fundamentales para producir drogas duras, como la cocaína.

En el último año aumentó al doble el desmantelamiento de laboratorios clandestinos en territorio nacional. Todos ellos eran operados por los llamados « cocineros de la droga », de origen boliviano.

video: http://www.t13.cl/videos/nacional/expediente-secreto-ruta-chilena-cocaina

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COLOMBIA: Ejército destruye un laboratorio e incauta 762 kilos de cocaína al parecer perteneciente a las FARC

ejercito-laboratorioDomingo, Marzo 20, 2016 – 09:02

El Ejército destruyó un laboratorio y se incautó de 762 kilogramos de cocaína, que al parecer serían de las Farc, en zona rural de Ipiales (Nariño).

En la inspección, en la que no se logró ninguna captura, fueron hallados 188 kilogramos de pasta base de coca y una gran cantidad de materiales para el proceso de elaboración del estupefaciente.

LEER MAS:

http://hsbnoticias.com/noticias/judicial/destruyen-laboratorio-e-incautan-762-kilos-de-cocaina-en-nar-195330

http://www.minuto30.com/ejercito-destruye-un-laboratorio-e-incauta-762-kilos-de-cocaina-al-parecer-perteneciente-a-las-farc/452309/

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PRECURSEURS: la « pharma belge » aurait fourni un baron de la drogue

Photo d'illustration lors d'une précédente saisie.

Le parquet fédéral belge va poursuivre sept entreprises pharmaceutiques suspectées d’avoir vendu 66 millions de pilules à un trafiquant mexicain.

Soixante-six millions de pilules d’éphédrine. De quoi fabriquer de puissantes méthamphétamines, appelées crystal meth of ice. Le tout revendu pour la coquette somme de près de 400 millions de francs. Voici ce que les firmes pharmaceutiques belges auraient fourni au baron de la drogue mexicain Ezio Figueroa-Vasquez, révèlent ce mercredi les médias belges «De Standaard», «Het Nieuwsbald» et «Het Beland van Limburg», relayés par 7 sur 7.

lire sur http://www.24heures.ch/monde/pharma-belge-aurait-fourni-baron-drogue/story/20240989

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La guerre à la drogue s’éteint… Et après?

Le fantasme de la fumerie d’opium dans les années 1920.
© Ministère de la Culture – France/Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine

Les stupéfiants ont été une aubaine coloniale, un produit prohibé, la cible d’une croisade. Et maintenant? Le département de Sociologie de l’UNIGE explore les idées émergentes dans une série de conférences

La croisade est peut-être terminée. La «guerre contre la drogue», déclarée par le président états-unien Richard Nixon en 1969 et menée depuis lors sous l’égide des traités internationaux, semble sur le point de s’éteindre et de passer à l’histoire comme l’un des égarements du XXe siècle. Une nouvelle ère s’ouvre, qui s’annonce plus raisonnable, mais où pour l’instant «tout le monde se pose des questions et personne n’a des réponses», note Jean-Félix Savary, secrétaire général du Groupement romand d’études sur les addictions (GREA). «Même le gardien du temple, l’Organe international de contrôle des stupéfiants, qui veille à la mise en œuvre des traités, n’est plus opposé à l’ouverture du débat. Dans son rapport annuel, publié ces jours, il invite à discuter de nouveaux modèles.»

Le GREA est partenaire de l’Université de Genève pour une série de conférences, agendées jusqu’en mai, sur «Les drogues dans tous leurs états». Il s’agit de rassembler et de confronter, en public, les différents savoirs qui s’élaborent au sein de l’UNIGE, rendant ainsi visible un processus en cours, qui vise à regrouper et à coordonner ces compétences. Le cycle s’est ouvert mercredi dernier avec l’historien français Alexandre Marchand en invité principal, plaçant la prohibition des stupéfiants dans une perspective historique. Le 9 mars, le sociologue genevois Loïc Pignolo présentera son enquête de terrain portant sur les dealers de rue et sur leur éthique, plus développée qu’on ne l’imaginerait.

LIRE: https://www.letemps.ch/societe/2016/03/04/guerre-drogue-s-eteint-apres
Les conférences:

«Les drogues dans tous leurs états», jusqu’au 18 mai 2016, les mercredis de 18h30 à 20h à Uni Mail (40, bd. du Pont-d’Arve, Genève), salle MR160, entrée libre. Sous la responsabilité de Sandro Cattacin, avec la participation de Barbara Broers, Anne Philibert et Loïc Pignolo, en collaboration avec le Groupement Romand d’Etudes sur les Addictions

Prochaine conférence le mercredi 9 mars 2016: «Deal de rue dans un quartier genevois: résultats d’une enquête de terrain», avec Loïc Pignolo (Institut de recherches sociologiques, UNIGE) et Christian Ben Lakhdar (Faculté Libre des Sciences Economiques et de Gestion de Lille)

Le blog de la manifestation: www.unige.ch/sciences-societe/socio/blog

https://www.letemps.ch/societe/2016/03/04/guerre-drogue-s-eteint-apres

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L’AFRIQUE: porte d’entrée et de transit du trafic de drogue et désormais « zone » de fabrication

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L’organe international de contrôle des stupéfiants présente son rapport pour l’année 2015. Une donnée connue de longue date se confirme : l’Afrique est bel et bien une porte d’entrée, une zone de transit pour tous types de drogues qui sont ensuite acheminées vers les Etats-Unis, l’Europe et l’Asie. Fait nouveau, le continent devient aussi une zone de fabrication de drogues de synthèses.

Avec notre correspondant à Dakar, Guillaume Thibault

Cocaïne à l’Ouest, héroïne à l’Est, drogues de synthèse et marijuana partout. Le continent africain est toujours une porte d’entrée pour tous types de drogues. « Le trafic de cocaïne demeure une préoccupation majeure », pointe le rapport. La Guinée-Bissau, la Gambie ou encore le nord du Mali sont des zones d’arrivées et de transit connues, mais, signe que ce dossier est ultrasensible, aucun de ces pays n’est cité dans le rapport. Seul le Cap-Vert est présenté comme une plaque tournante de ce trafic, une demi-tonne a été saisie.

Lire sur: http://www.rfi.fr/afrique/20160302-afrique-porte-entree-transit-trafic-drogue

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Dakar (AFP) – L’Afrique reste une « zone de trafic clef » du marché mondial des drogues et sa classe moyenne en expansion est un nouveau débouché pour les trafiquants, affirme l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), rattaché à l’ONU, dans un rapport publié mercredi.

LIRE: http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160302.AFP8628/l-afrique-toujours-zone-clef-du-trafic-mondial-des-drogues.html

°°°°

NEW YORK- L’Afrique demeure l’une des « principales plaques tournantes » du trafic de drogues et une des « principales zones » de transit, selon le rapport de l’année 2015 publié par l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS).

LIRE: http://www.aps.dz/monde/37727-l-afrique-une-des-principales-plaques-tournantes-et-zones-de-transit-du-trafic-de-drogues

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DROGAS (Operación Epimeteo): la Guardia Civil se incauta de 130 kilos de coca en Serra (Comunidad Valenciana)

Guardia civil placaUn grupo de agentes de la Guardia Civil han desmantelado un laboratorio clandestino en la localidad valenciana de Serra, en la que se han incautado de más de 130 kilos de cocaína en una operación que se ha saldado con 12 personas detenidas y nueve registros domiciliarios.
Se trata del laboratorio de extracción secundaria de cocaína desarticulado en España más completo de los últimos años, según el delegado del Gobierno, Juan Carlos Moragues, quien ha explicado que la droga llegaba mezclada con carbón y su valor en el mercado alcanzaría a los cinco millones de euros.

COC
La cocaína incautada en Serra. Fotografía proporcionada por el Ministerio del Interior.
LEER: http://ccaa.elpais.com/ccaa/2016/02/29/valencia/1456746376_243459.html

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COLOMBIA: en Córdoba fue destruido un laboratorio de cocaína del ‘Clan Úsuga’

En Córdoba fue destruido un laboratorio de cocaína del ‘Clan Úsuga’
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Jueves, Febrero 25, 2016

Unidades de la Dirección Antinarcóticos de la destruyeron un laboratorio para el procesamiento de cocaína que el ‘Clan Úsuga’ había instalado en el municipio de Montelibano, Córdoba.

Afficher l'image d'origineEl operativo se desarrolló en zona rural de la vereda Santa Elena, jurisdicción del municipio de Montelibano.

Hasta dicho lugar llegaron unidades de la Policía Judicial, comandos Jungla de la Dirección Antinarcóticos, los cuales fueron apoyados por la aviación de la Fuerza Pública.

Según las autoridades, dicho laboratorio constaba de seis construcciones rústicas en madera y plástico negro, ocultas en la espesa vegetación de la zona, en las cuales se hallaron 36 kilos de clorhidrato de cocaína, 99 kilos de base de cocaína, 272 galones de insumos líquidos y  265 kilos de insumos sólidos.

Así mismo, se logró la incautación de diferentes elementos utilizados para la fabricación de estupefacientes, entre las cuales se encuentran: una secadora, una empacadora al vacío, dos grameras electrónicas, una filtradora, un marciano, un gusano de siete bocas, siete hornos microondas, una prensa hidráulica, dos moldes metálicos, una mesa de secado de tres compartimientos, una centrifuga, una electrobomba, un quemador, un equipo de soldadura, dos extinguidores, dos pipetas de gas de 40 libras, tres tubos de precipitado, 100 bolsas de látex, 11 rollos de cinta adhesiva, 200 pliegos de papel filtro, 06 rollos de papel chicle, una caja de breakes, tres paquetes de marquillas adhesivas con las letras qp, 100 marquillas de un águila , 50 marquillas arte 100% colombiano, un molde de marquilla metálica con las letras qp y 30 metros de plástico negro.

Con este operativo de destrucción e incautación se afectan las finanzas de la organización narcotraficante ‘Clan Úsuga’, en  172 millones 800 mil pesos en los que estaban valorados los 36 kilos de clorhidrato de cocaína, 179 millones 179 mil 200 pesos por los 99 kilos de base de cocaína), 44 millones 942 mil de los 272 galones de insumos líquidos y 4 millones 170 mil pesos de los 265 kilos de insumos sólidos, para un total de 401 millones 91 mil 200 pesos.

La Policía Nacional durante el 2016, ha logrado la ubicación y destrucción de 367 laboratorios para el procesamiento de base de cocaína y 11 de clorhidrato de cocaína en el territorio colombiano.

http://hsbnoticias.com/noticias/judicial/video-en-cordoba-fue-destruido-un-laboratorio-de-cocaina-del-189373

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NARCOTRAFIC: les cartels de la drogue, des entreprises comme les autres ? En plus de leur faire la guerre pour tarir l’offre, il faudrait assécher la demande | Atlantico.fr

Par Pascal-Emmanuel Gobry, journaliste pour Atlantico.

Depuis trente ans, les pays occidentaux mènent une « guerre » contre la drogue. Mais les cartels sont plus des business que des armées, et si on les analyse comme des business, on peut trouver leurs faiblesses et les exploiter. C’est en tout les cas la thèse d’un nouveau livre, qui propose d’attaquer le problème de la drogue par la demande, plutôt que l’offre. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire…

Bref : si essayer de s’attaquer au problème des drogues du côté de l’offre semble ne pas fonctionner, il ne faut pas croire que s’attaquer au côté de la demande ferait des miracles. Peut être faudrait-il faire…les deux.

LIRE sur:

http://www.atlantico.fr/decryptage/cartels-drogue-entreprises-comme-autres-en-plus-faire-guerre-pour-tarir-offre-faudrait-assecher-demande-2601436.html

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NARCOTRAFICO (Precursores): reforzarán los controles a empresas privadas

Precursores: reforzarán los controles a empresas privadas

Desvíos. Buscarán frenar la venta de químicos a narcos.

Desvíos. Buscarán frenar la venta de químicos a narcos.

En una entrevista con PERFIL, el subsecretario de Lucha contra el Narcotráfico, Martín Verrier, adelantó cambios en la regulación.

19/02/2016

Escribe Cecilia Di Lodovico

Ver más fotosArgentina es uno de los principales productores de precursores de la región”, alertó ayer el subsecretario de Lucha contra el Narcotráfico del Ministerio de Seguridad de la Nación, Martín Verrier.  Sin embargo, aclaró que “los riesgos están más acotados, ya que se cuenta con un sistema de trazabilidad que permite certificar cada etapa de compraventa de los compuestos químicos”.

Esta semana, el gobierno nacional traspasó a su área la Dirección Nacional del Registro, Análisis Técnico y Control de Precursores Químicos, antes bajo la órbita de la Secretaría de Programación para la Prevención de la Drogadicción (Sedronar).

En diálogo con PERFIL, adelantó algunas medidas que se tomarán en los próximos días. “Tenemos que trabajar mucho en Dirección de Fiscalización, que es el cuerpo encargado de controlar, porque tenemos treinta inspectores para mil empresas inscriptas. Nos encontramos con un panorama que necesita reforzarse en este sentido”, indicó.

“Por otro lado, nos encontramos con un registro de precursores químicos que no compartía ni pedía información a otras áreas del Estado que podrían tener mucha información para aportar, como puede ser Aduana, AFIP”, agregó. Para Verrier la anterior gestión tenía una “posición reactiva”.

“Nosotros queremos darle una vuelta de página a esa postura y tener una postura más proactiva. Es decir, identificar antes cuáles pueden ser los operadores riesgosos, si los dueños de esas empresas tienen antecedentes, si están operando desde hace tiempo o no. Por ahora no encontré ningún caso grave de desviaciones, en este sentido es muy importante el trabajo que estaba haciendo la Dirección de Registro de Precursores. El sistema de trazabilidad que diseñó el Pami funciona bastante bien, pero hay que reforzarlo”, analizó el subsecretario.

En síntesis, “la idea es reforzar el control a empresas. Tenemos la intención de que este año aumente un 170% la cantidad de inspecciones que se hacen. Obviamente vamos a ampliar la cantidad de inspectores y realizar un despliegue más federal. Hoy está concentrado en la Ciudad de Buenos Aires”.

Sobre el listado de sustancias prohibidas que se labraba por decreto, también preparan un cambio. “Estamos trabajando en un proyecto legislativo que nos permita hacer un catálogo de estupefacientes que agrupe las sustancias por familia molecular. Entonces, no sólo va a estar prohibido el éxtasis sino también sus derivados, sus análogos, todo lo que puede ser similar. Necesitamos una modificación de este sentido porque se está descubriendo una nueva droga sintética cada dos días. Sería imposible ir acompañando esta velocidad con un decreto nueva cada semana”.

El área que dirige el secretario de Seguridad, Eugenio Burzaco, realiza un diagnóstico para conocer las rutas que utiliza el narcotráfico para ingresar al país y planea la cooperación con fuerzas de seguridad de otros países.

http://www.perfil.com/mobile/?nota=/contenidos/2016/02/19/noticia_0097.html

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VENEZUELA: FANB y GNB desmantelaron dos laboratorios de droga

FANB desmanteló dos laboratorios de droga
En el lugar se hallaron 8,3 toneladas de base para el procesamiento de cocaína, 18 hectáreas de cultivo, 10.300 litros de solvente, 3,4 toneladas de sustancias sólidas, y 1,5 toneladas de hojas cortadas

La operación se llevó a cabo entre los municipios Catatumbo y Jesús María Semprún (Créditos: Alfredo Gutiérrez )
ÚN | Daysi Díaz.- En el marco de la Operación Caño Motilón Sur 2016, funcionarios de la Fuerza Armada Nacional Bolivariana (FANB), y de la Guardia Nacional Bolivariana (GNB), adscritos al Destacamento 114 ADI-Barí, con sede en Santa Bárbara del Zulia, municipio Colón, desmantelaron y quemaron dos laboratorios de droga en la frontera con Colombia.

El mayor general Néstor Reverol Torres, comandante general de la Guardia Nacional Bolivariana, indicó que se detectaron 8,3 toneladas de base para el procesamiento de cocaína, sin embargo en el procedimiento no hubo detenidos.
Estos centros de procesamiento de droga se encontraban ocultos en plantaciones de Caño Motilón y el río Tarra, entre los municipios Catatumbo y Jesús María Semprún del estado Zulia, en el Sur del Lago de Maracaibo, y correspondían a 18 hectáreas de cultivo donde albergaban al menos 198 plantas, unos 10.300 litros de solvente y 3,4 toneladas de sustancias sólidas, con las que se procesa la base alcaloide, aunado a 1,5 toneladas de hojas cortadas y almacenadas en sacos.
Recalcó el mayor general, que el rastreo obedeció a una operación que efectuaron más de 500 efectivos alojados en los municipios en Estado de Excepción, con empleo de dos helicópteros, con tecnología de punta y gracias a imágenes captadas por el Satélite Miranda, que permitió dar con la ubicación, en poco tiempo, de los cultivos que se desarrollaron por el efecto globo, de plantaciones provenientes de Colombia.

Dos fiscales antidrogas participaron y corroboraron la quema de los laboratorios
, luego de ser autorizados por los tribunales del Zulia.
El comandante afirmó que en lo que va del año 2016, la GNB ha incautado 1.316 kilogramos de drogas como cocaína, heroína, marihuana y ckack, además de 26,5 toneladas de químicos y agentes precursores.

http://www.ultimasnoticias.com.ve/noticias/actualidad/politica/fanb-y-gnb-desmantelaron-dos-laboratorios-de-droga.aspx

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