MAROC 🇲🇦 (Meknès): saisie de 9 tonnes 500 de chira au péage de l’autoroute de Sidi Allal El-Bahraoui

La Brigade nationale de la police judiciaire et le service préfectoral de la police judiciaire de Meknès ont saisi, ce lundi 22 février 9,5 tonnes de chira.

Cette opération a été menée en coordination sur le terrain avec les éléments de la Gendarmerie royale au niveau de la gare de péage de l’autoroute de Sidi Allal El-Bahraoui, où a été intercepté un camion frigorifique transportant un total de 380 ballots de drogue d’environ 9,5 tonnes dissimulés dans une cargaison de produits alimentaires, indique la DGSN dans un communiqué.

Le chauffeur du camion utilisé dans cette opération de trafic a été interpellé, ajoute le communiqué, faisant état de la saisie d’une somme de 31.800 dirhams, soupçonnée de provenir des activités liées à ces actes criminels.

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BRÉSIL 🇧🇷 (cocaïne noire): les narcos changent la couleur de la coke et font passer les envois pour de la poudre d’açaï

Des stupéfiants modifiés sont en circulation depuis les années 80 en Amérique du Sud, mais les saisies sont rares; ce narcotique frelaté n’a pas d’odeur et échappe aux tests d’identification chimique.

Une commande d’açaï en poudre (L’açaï est une espèce de palmier provenant de l’Amérique du Sud, et notamment du Brésil) est arrivée dans la ville de Novo Hamburgo via la poste et, au lieu de fruits déshydratés, les colis contenaient un type de drogue rarement détecté au Brésil: la cocaïne noire.

Cette forme de stupéfiants est présente dans le trafic de drogue depuis les années 80 et, pendant cette période, elle est largement passée inaperçue des autorités.

Modifiée chimiquement, la cocaïne noire est de couleur foncée, n’a pas d’odeur, mais est généralement perçue par les chiens renifleurs alors qu’elle résiste au narcotest, un examen dans lequel un réactif est appliqué sur le produit suspect et il change de couleur s’il s’agit en fait d’un narcotique.

Ces caractéristiques font de la cocaïne noire un type de drogue considéré comme parfait pour l’exportation.

Selon la police, les stupéfiants ont été produits en Colombie, et le Colombien arrêté dans le cadre de l’opération Açaí a reçu 10 000 R $ pour chaque envoi reçu. Il est en état d’arrestation et son nom n’a pas été divulgué.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST – Info CELTICS): le trafic de cocaïne par conteneurs est toujours d’actualité

Les premiers partisans du trafic de conteneurs ont privilégié une stratégie que les autorités appellent «à l’intérieur du chargement», où la cocaïne est camouflée dans les exportations quotidiennes. La technique qui consiste de placer ses expédition de cocaïne au sein de la charge oblige les trafiquants à gérer des sociétés écrans, qu’ils créent eux-mêmes ou qu’ils achètent afin de pouvoir être les propriétaires d’entreprises ayant une longue histoire d’exportations propres. Ensuite c’est un jeu d’enfants que de cacher la cocaïne dans leurs exportations ostensiblement légales.

La plupart du temps, cela consiste simplement à fourrer des briques de cocaïne dans des boîtes de cargaison, mais dans d’autres cas, les trafiquants ont tout utilisé, des ananas évidés aux barils de produits chimiques dangereux, et ont même transformé chimiquement la cocaïne pour la déguiser en produits comme la nourriture pour animaux de compagnie ou les engrais. Quand aux cargaisons de bananes contaminées par la coke, c’est un secret de polichinelle et la fluidité est le ‘maître mot’ généralisé à Anvers, Rotterdam et dans les ports français!

Le chargement permet donc aux trafiquants d’avoir un contrôle direct sur l’expédition. Cependant, depuis que les autorités ont commencé à enquêter et à profiler les entreprises d’exportation à la recherche de schémas suspects, le risque d’interception a légèrement augmenté.

Cela a conduit à un changement vers la méthode de rip-off, où les trafiquants évitent le profilage en ouvrant les conteneurs d’exportations légitimes pour expédier les drogues, puis utilisent des scellés douaniers clonés pour dissimuler la falsification. Au départ, le rip-off était pratiqué par les petits trafiquants qui envoyaient des dizaines de kilogrammes. Mais à mesure que cette méthode gagnait en popularité, les expéditions ont augmenté en taille, les transports de plusieurs tonnes étant désormais monnaie courante. Dans la plupart des cas, les conteneurs sont contaminés car ils attendent d’être chargés, ce qui signifie que les trafiquants doivent accéder aux zones portuaires. Bien qu’il y ait eu au moins un cas de soi-disant «ninjas» glissant dans des ports cachés dans des compartiments secrets dans des camions, il est beaucoup plus facile de recruter des travailleurs portuaires. Au Pérou, par exemple, le contrôle violent exercé par le gang Barrio King sur les équipages de dockers lui a permis d’appliquer un quasi-monopole sur le trafic via le port de Callao. Cependant, dans d’autres cas, les trafiquants n’entrent jamais dans le port, comme au Costa Rica, où les trafiquants recrutent des chauffeurs corrompus, des entreprises de transport et des ouvriers de la cour à conteneurs pour charger de la drogue dans des conteneurs alors qu’ils parcourent la longue route entre la zone agricole de San Carlos et le port de Limón.

Des sources dans plusieurs pays affirment également que les trafiquants cherchent de plus en plus à éviter les risques liés au profilage en cachant des drogues dans la structure même du conteneur. Les trafiquants enfoncent des briques de cocaïne dans les cavités des murs, des plafonds, des planchers et des portes, ou dans l’équipement d’isolation ou de refroidissement des conteneurs réfrigérés – appelés «reefers». L’utilisation des structures de conteneurs réduit les risques que les autorités détectent de faux scellés douaniers, mais cela nécessite la complicité des personnes au sein des compagnies maritimes ou des chantiers de conteneurs. Certains narcotrafiquants ont contourné ce problème en créant des sociétés écrans pour altérer les conteneurs, comme au Costa Rica, où plusieurs sources ont décrit comment les trafiquants ont créé une société d’entretien des conteneurs pour masquer leurs activités.

Les autorités ont répondu à la montée en puissance de ces méthodes de trafic par l’utilisation de scanners dans les ports, qui sont déployés à la fois au hasard et à la suite du profilage des risques. Cependant, dans certains endroits, comme le port de Santos au Brésil, les trafiquants ont réagi en contaminant des conteneurs déjà inspectés – les ouvrant au dernier moment possible avant le chargement.

Comme les procureurs américains pensent que le chargement du MSC Gayane a effectivement eu lieu, une autre réponse à l’augmentation de la numérisation et à d’autres mesures de sécurité consiste à utiliser des dépotoirs ou à contaminer les conteneurs en mer après le départ du navire. Ce ‘modus operandi’ dépend généralement d’une corruption importante au sein de l’équipage. Mais les autorités de Guayaquil, en Équateur, signalent également que des bandes armées montent maintenant à bord des navires et forcent les équipages à prendre des charges sous la menace des armes. Les largages se produisent maintenant non seulement lorsque les navires se mettent en route, mais aussi lorsqu’ils traversent les eaux d’autres pays, des sources signalant que l’état de Falcón au Venezuela est un point chaud particulier. Pour l’instant, les autorités s’attaquent à cette méthode de trafic à l’aide de l’appareil GPS du navire, qui donne des informations sur la vitesse du navire. Si un navire ralentit ou s’arrête soudainement, une alarme retentit.

Les trafiquants, cependant, explorent déjà de nouvelles options, n’ayant qu’un seul objectif: l’efficacité!

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Dans le même temps, en France, on continue de réfléchir et de se refiler le dossier de ministères en ministères puis de services en services pour savoir si l’on va équiper nos ports de systèmes performants de contrôles qui existent!

Que du bonheur pour les narcos qui savent pouvoir compter sur le pinaillage des administrations françaises pour les laisser continuer à exporter des cargaisons de drogues.

Dans le même temps, Gérald Darmanin, le ministre de l’intérieur français actuel, laisse penser sur Twitter que les succès permis par EncroChat sont dus au seul travail des cybergendarmes français qui n’arrivent toujours pas à supprimer toutes les propositions de ventes d’armes, de stups et autres propositions pédocriminelles que l’on peut constater sur les grands réseaux sociaux.

@GDarmanin – Fierté

🇫🇷

Partout dans le monde, des réseaux de trafics de stupéfiants d’ampleur tombent grâce aux cyber- gendarmes français qui ont pu infiltrer une messagerie cryptée utilisée par de nombreux narcotrafiquants. Plus de 1000 arrestations en découlent !

Le coup de maître des cyber-gendarmes français qui ont piraté le «WhatsApp des dealers»
En piratant la messagerie cryptée EncroChat, utilisée par des narcotrafiquants du monde entier, les cybergendarmes français ont déstabilisé.. A lire dans leparisien.fr

Au Mexique, on en rit encore!

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BRÉSIL 🇧🇷 (État de Mato Grosso do Sul ): saisie de plus de 29 tonnes de marijuana

La cargaison de marijuana a été trouvée dans dans l’État de Mato Grosso do Sul, actuellement considéré comme la principale porte d’entrée de la drogue au Brésil. Cet État borde le Paraguay et la Bolivie.

L’opération a eu lieu au kilomètre 295 de la route fédérale BR-267, dans la municipalité de Rio Brilhantel par la police routière brésilienne. Les 29 270 kilogrammes de marijuana étaient cachés à l’intérieur d’un chargement de maïs que le conducteur du camion a déclaré devoir livrer dans l’État de São Paulo.

Le véhicule a été escorté dans une usine de céréales qui avait une structure capable de décharger, et après avoir enlevé le chargement de maïs, c’est alors que la cargaison de  marijuana a été découverte.

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FRANCE 🇨🇵 (Grenoble): le ‘proc’ face à la mexicanisation du narco-business

Au pied de la barre Albert-Thomas, dans le quartier Mistral, à Grenoble, des cercles orange tracés à la bombe sur les murs indiquent les points de deal. En ce jeudi matin, les guetteurs sont en place aux alentours, assis sur des chaises, pour orienter les clients potentiels. Ils côtoient les habitants du quartier, les saluent parfois, dans une cohabitation qui est devenue la norme.

Le 11 juillet dernier, c’est à quelques rues de là qu’une tentative d’homicide a eu lieu sur un homme de 38 ans. Pris en chasse alors qu’il circulait en voiture dans le quartier, il a reçu une balle dans le dos et a été transporté à l’hôpital dans un état grave. Ancien lieutenant du trafiquant contrôlant le quartier, en prison depuis plusieurs années, il aurait voulu prendre la tête du réseau. «Les règlements de comptes peuvent avoir lieu pour de nombreuses raisons, mais la raison principale reste la reconquête du territoire», note Éric Vaillant, procureur de la République de Grenoble.

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THAÏLANDE 🇹🇭 (Bangkok): arrestation de Lee Chung Chak, citoyen de Hong Kong, ancien camarade de prison de Tse Chi Lop

Lee Chung Chak

Après l’arrestation à Amsterdam de Tse Chi Lop, présumé être le numéro un de la drogue dans le Triangle d’Or, c’est au tour de Lee Chung Chak, un deuxième haut dirigeant d’un vaste syndicat de la drogue, d’être arrêté, a déclaré un responsable thaïlandais des narcotiques, alors qu’un filet transnational se resserre sur le groupe Sam Gor, qui, selon la police, domine le commerce annuel de la drogue dans la région Asie-Pacifique, d’une valeur de 70 milliards de dollars.

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EUROPE 🇪🇺 (Méthamphétamine): des chimistes mexicains travaillent désormais aux Pays-Bas 🇳🇱 et en Belgique 🇧🇪

CÔTE D’IVOIRE 🇨🇮 (Spaghetti connection au Brésil): tous les chemins de la coke mènent à Rome (ou plutôt à Reggio de Calabre)

Quand Sylvain Coué racontait une saisie de coke

Dernièrement nous nous sommes arrêtés en route du Brésil à la Côte d’Ivoire, suite à la parution d’un article retentissant au printemps dernier qui continue à faire des remous dans le pays, car il a clairement montré du doigt comme responsable du trafic de cocaïne dans le pays, un ministre bien en vue, pas moins. On y a découvert une nouvelle filière, en fait, surnommée très vite la « spaghetti connection » car elle était dirigée… par des italiens liés à l’inévitable mafia calabraise. Des italiens qui vont nous faire faire un tour en Afrique du Sud et en Croatie, comme quoi le trafic de coke nous fait beaucoup voyager. Avec au bout, hélas, la menace que toute cette coke serve à alimenter les réseaux terroristes du Sahel, tous plus mafieux les uns que les autres…

Pour nos deux journalistes , Nicholas Ibekwe (qui est nigérian d’origine, il est né dans le bidonville Maroko au sein d’une famille de onze enfants (1) et le belge Daan Bauwens, (2), la cocaïne, désormais, c’est sûr, a bien envahi toute la Côte d’Ivoire, depuis 2012  en commençant par la côte et les rejets intempestifs de la mer de ballots tombés des cargos les véhiculant. En commençant un article au titre un peu trop provocateur par une info douteuse ou mal documentée en fait : »Un matin, elle s’échouait sur la côte, on s’est littéralement fait submerger », dit Babacar, un grand rastafari qui supervise le chantier. « Un bateau d’Amérique du Sud se faisait poursuivre par un bateau de police et le capitaine n’a rien trouvé de mieux à faire que de jeter toute la marchandise par dessus bord. On trouvait des sacs en plastique remplis de coke sur toute la côte de l’Afrique de l’Ouest. Encore aujourd’hui, ça arrive. » Plusieurs personnes du village ont confirmé l’histoire de Babacar mais personne ne parvient à mettre une date dessus. Il se peut qu’il s’agisse des 6 tonnes qui ont été jetées dans l’océan par un bateau bélizien devant la côte marocaine en 1997. Il est fort possible qu’il s’agisse d’un de ces incidents non-signalés ». Seulement voilà : les courants  descendants des Canaries n’auraient pu que difficilement apporter en Côte d’Ivoire cette fameuse cargaison abandonnée par le Duanas et qui s’est répandue sur les plages, allant de Casablanca jusqu’au maximum à la ville de Safi qui est bien plus au Nord du pays également. (en Côte d’Ivoire, les plages du pays sont en effet aussi léchées par un fort courant inverse, d’Est en Ouest, qui s’appelle le courant de Benguela ) ! Bon, toujours est-il que des ballots, il y en a eu, et… beaucoup même. Mais provenant du Maroc c’est nettement moins sûr ! Dans son rapport « COCAINE TRAFFICKING IN WESTERN AFRICA » d’octobre  2007, l’UNDOC l’avait noté  : « selon les forces de l’ordre, la cocaïne est principalement expédiée vers l’Afrique de l’Ouest sur des bateaux de pêche et des cargos. La drogue est généralement dissimulé dans des zones de dissimulation construites spécialement à cet effet dans le cadre du bateau, comme un réservoir d’huile modifié. Ces zones de dissimulation rendent très difficile la détection du médicament sans intelligence spécifique quant à sa localisation. Des saisies de cocaïne ont également été effectuées sur des yachts privés plus petits ». En illustration la photo de l’interception du cargo «Master Endeavour» et les ballots de cocaïne retrouvés dans le châssis du navire par la Marine Nationale, prêts à être balancés à l’eau. « Les saisies effectuées en haute mer nécessitent de longs préparatifs et la perquisition ne peut être effectuée qu’après avoir reçu l’autorisation des autorités du pavillon du navire » y-ajoutait-on : les attraper n’est pas facile, dès qu’il s’agit de relais international, si on veut ne se mettre personne à dos… ci-dessous une saisie record en 2006 sur la côte du Ghana :

Le nom de baptême de la filière « spaghetti » 

Plus intéressante est la suite de leur enquête : « en septembre 2018, 1,2 tonne de cocaïne d’une valeur marchande de 250 millions d’euros a été interceptée dans le port de Santos, au Brésil , à destination d’Abidjan. La drogue était cachée dans des machines de construction lourdes (nota : on en trouvera 8 tonnes au final !!!). Le transport était organisé par la ‘Ndrangheta et la Camorra napolitaine.

 On doit donc y rencontrer Sylvain Coué, l’agent qui avait arrêté en pleine nuit dix-huit suspects de cette opération quelques semaines avant cet entretien (…) Couvert d’une casquette rouge, Sylvain Coué est un cinquantenaire plutôt affable. Il commande des expressos pour tout le monde et commence à raconter » : « J’avais reçu l’info de la police brésilienne qu’il y avait 1,2 tonnes en route pour Abidjan », dit-il à propos de l’opération, « J’avais reçu l’adresse du dépôt où les engins de construction allaient arriver et être démantelés. En même temps j’avais reçu l’info de la police italienne qu’un membre de la ‘Ndrangheta venait d’être envoyé ici. On l’a suivi dès son arrivée et il s’est dirigé directement vers le dépôt de démantèlement au port. La 1,2 tonne allait y être sortie des engins, emballée et envoyée dans des containers vers l’Italie ».

Le surnom des trafiquants inconnus a alors vite été trouvé : « Les propriétaires du dépôt n’appartenaient pas à la « Ndrangheta mais à la Camorra, la mafia napolitaine. Ils tenaient également la pizzeria « Regina Margherita » au centre d’Abidjan. « (ici à droite) « Tout se passait autour de ce restaurant et comme j’avais besoin d’un nom pour l’opération, je l’ai baptisée “The Spaghetti Connection”. Je pensais que ça ferait rire tout le monde. Pizza Connection, French Connection, Italian Connection, ils avaient tous été utilisés auparavant. Ce n’était certes pas un restaurant de spaghetti, mais bon. »  L’homme derrière la coke était en fait « Pépé » (ici à gauche) et c’était en fait le cuisinier de la pizzeria ! Il a été interpellé le 7 juin 2019 en compagnie de 5 compatriotes italiens, d’un franco-turc, et de 3 ivoiriens. « Ils tentaient de faire pénétrer sur le sol ivoirien plus d’une tonne de cocaïne en provenance du Brésil »  note le journal KOACI.

Le spaghetti, c’est universel; on le trouve partout !

A signaler que le procédé de la pelleteuse était classique (3), ils avait déjà été utilisé à plusieurs reprises auparavant comme j’avais pu aussi vous le dire ici. « Un procédé ancien, car en 2006 déjà, lors de l’arrestation puis l’extradition aux USA de Manuel Felipe Salazar-Espinoza, alias “Hoover« , alias encore « el rey de la cocaína », un des rois en effet du marché de la coke coincé par la DEA, on s’était aperçu qu’il avait abondamment utilisé ce procédé pour transborder sa cocaïne de Panama au Mexique, via d’énormes grues dans laquelle avait été dissimulé 1,3 tonne d’un coup (contenu étalé ici à gauche), un record pour l’époque. En 2011 encore, la police  espagnole avaient saisi idem une cargaison de pains de coke dissimulés dans l’embase d’une pelleteuse (ci-dessus à droite).

Un procédé classique, donc, de dissimulation, qui a été réemployé récemment, mais à l’île Maurice, l‘engin provenant cette fois de l’Afrique du Sud ! ! La drogue provenant là aussi au départ de façon surprenante du Brésil (importée par Scomat, une société sise à Pailles) ! Le bateau transporteur étant alors le cargo de type RORO Hoegh Antwerp (qui avait transporté aussi en même temps Mauricio, le premier tram du Metro Express, en venant d’Espagne). Le Brésil mène décidément à tout ! Remarquez, avec le flot d’avions chargés de coke que l’on vient d’étudier (cf ls épisodes précédents) et ceux à découvrir bientôt ici, ce n’est guère étonnant. Ce qui l’est davantage, cette fois, c’est le rôle de l’intermédiaire sud-africain et de l’arrivée également par l’Est du contient (où parvient plutôt l’héroïne afghane) !

A la Réunion aussi, même principe !

Étrange découverte, en effet que cette autre tractopelle brésilienne pleine de coke, qui a mené aussi à une autre affaire, celle de la découverte en juin de 140 kg de cannabis à La Réunion sur la côte Ouest de l’Afrique donc. C’est le journal ExpressMu qui a fait le lien,  qui est assez étonnant, ma foi :  « Retour sur la saisie de 140 kg de «zamal» (la »weed » locale en fait le Cannabis Sativa L ). « Le 1er juin, la police réunionnaise fait main basse sur 140 kg de cannabis à Sainte-Rose. Le skipper du bateau qui devait transporter la drogue vers Maurice a le temps de prendre la fuite et, quelques jours plus tard, l’embarcation est retrouvée à Flic-en-Flac. Plusieurs personnes avec des connexions avec des partis politiques sont interpellées. Les états-majors politiques démentent sur le champ. La police les soupçonne d’être des prête-noms. Mais deux mois plus tard, rien de nouveau n’a été trouvé et l’enquête est au point mort. Sunil Krishna Dowlut, Steve Nicolas Mariette et Damien Jean-Pierre, les trois propriétaires du bateau qui a servi à prendre la fuite pour rejoindre Maurice, ont été arrêtés début juin (nota : Sunil Krishna Dowlut, qui habite Pointe-aux-Canonniers, n’est autre que le fils de Sunil Dowlut, connu à Grand-Gaube dans la gestion de catamarans et surtout pour ses liens politiques). « L’ancien propriétaire du bateau avait aussi été appelé à donner sa version des faits. Après son interrogatoire, cet habitant du Nord avait été autorisé à partir. Cependant, un fait interpelle. Il aurait vendu le bateau pour la somme de reais (bésiliens)  500 000 (79 328 euros) alors qu’il en valait au moins quatre fois plus, selon des sources policières. Ce n’est pas la première fois que cet homme faisait parler de lui. En février, la presse avait fait état de son anniversaire qu’il avait célébré dans le Nord. Lors de la fête, de la drogue avait été mélangée à des amuse-bouches et plusieurs invités estimant qu’ils subissaient les effets d’une overdose avaient dû être transportés à l’hôpital (ici un  autre cas du même genre en Australie). Malgré cela, aucune enquête policière n’avait été initiée. De plus, il se trouve que l’homme en question ne serait pas totalement étranger au controversé couple Agliotti ».  En illustration ici, trois types de bateaux rapides rencontrés à Maurice où ils sont fort appréciés.  Des bateaux d’agrément pouvant devenir au besoin des speed-boats à coke !!!

Un riche couple d’origine italienne mis en cause

Pour mémoire ce n’est pas la première fois que ce couple richissime pourtant bien en vue se retrouvait dans la tourmente, en ayant pris récemment la poudre d’escampette du pays. « Pour rappel, le nom de Glenn Agliotti avait surgi au Parlement le mardi 16 juillet. Adrien Duval, lui-même habitant le Nord, comme ce dernier, avait demandé comment cet homme, condamné pour trafic de drogue en Afrique du Sud, avait eu, du Prime Minister’s Office, son permis de résidence à Maurice. Ce dernier a quitté le pays en compagnie de sa femme Lelani peu après la saisie de cocaïne, comme en faisait part l’express dans son édition du 27 juillet. Le couple Agliotti avait loué une maison à Cap-Malheureux appartenant à l’épouse de l’ancien propriétaire du bateau. Le bâtiment devait abriter la compagnie de Lelani Agliotti, « Style by Bella ». Cette compagnie, spécialisée dans la mode et le design, demeure largement méconnue dans le milieu local. D’ailleurs, le nom de la propriétaire de la maison figure sur les documents d’enregistrement de Style by Bella. « 

Un Agliotti qualifié par le même magazine carrément de… trafiquant, quant il avait voulu relancer la culture du tabac dans l’île :  « Pourquoi ce trafiquant de drogue s’intéresse-t-il à Maurice ? Depuis quelques semaines, dans les couloirs du ministère des Finances, le nom de Glenn Agliotti fait du bruit. Le Sud-Africain semblerait vouloir relancer d’industrie du tabac à Maurice. À l’Hôtel du gouvernement, l’on affirme n’avoir reçu aucune demande d’investissement. Glenn Agliotti, qui a été condamné en Afrique du Sud a, néanmoins, un occupation permit pour rester à Maurice. Ce permis est valide jusqu’en 2021. Dans les milieux concernés, l’on explique que ce permis ne lui a pas été octroyé comme à un investisseur (local). D’ailleurs, il n’habite pas sur le territoire mauricien ». « Sa dernière visite au pays remonte au mois dernier. Néanmoins, au ministère des Finances on laisse entendre que Glenn Agliotti serait en contact avec de hauts cadres de l’hôtel du gouvernement. Et ce, puisqu’il voudrait investir dans l’industrie du tabac. Le hic, cependant, est que Glenn Agliotti n’est pas net. Outre sa condamnation pour trafic de drogue en 2007, il a été impliqué dans le meurtre de l’homme d’affaires Brett Kebble, en Afrique du Sud. (en 2005). Les charges ont été abandonnées en 2010.  » Bref, notre « socialite » courant les salons et les soirées mondaines possédait un passé très sulfureux qu’il avait réussi, visiblement, à faire oublier à tout le monde !!!

Canaries versus Croatie

A noter que l’Afrique du Sud a déjà été cité en 2011 dans la série, en tant que relais entre la Colombie et la Serbie ou le Monténégro… y sévissait aussi le marchand d’armes David Topokh (et William Meaney !). Lire ceci aussi. La filière tout juste de faire reparler d’elle le 20 septembre, avec l’arrestation au large des Canaries  dans les eaux internationales, à quelque 163 km à l’ouest de l’île de La Palma d’un voilier battant pavillon croate, le « Majic” un bel Océanis 46 de 13,68 m, contenant une tonne de cocaïne. A son bord, « trois ressortissants croates. Ils font partie d’une « cellule » du « cartel balkanique spécialisé dans le trafic de drogue sur des voiliers et des yachts« , a indiqué la police dans un communiqué. Le bateau avait en fait l’objet d’un suivi : « dans le cadre de l’opération « Falkusa« , le voilier a été observé depuis son départ du port croate de Sibenik, début 2020. Au mois d’août, il s’était dirigé des îles Canaries vers le sud pour embarquer la cargaison. Plusieurs enquêtes de la Garde civile espagnole ont fait état ces derniers temps d’une « présence toujours plus consolidée » en Galice, dans le sud de la péninsule et sur les îles Canaries, de membres des bandes criminelles de l’Albanie, du Monténégro, de la Croatie et de la Bosnie, « responsables de nombre des importations de cocaïne en Europe » Les fameux galiciens, j’en ai aussi déjà parlé ici. On remarque que, fait inhabituel, le voilier était venu chercher la drogue aux Canaries, où elle avait donc été apportée d’abord. Par voie maritime.. ou aérienne ? On ne sait. Les trafiquants auraient eu en réalité d’autres projets « plus classiques » au départ : « en raison de la pandémie mondiale de COVID-19, l’équipage du «Majic» a été soumis à plusieurs contrôles et inspections sanitaires dans différents ports des Caraïbes », selon la police espagnole. Cela a gâché leurs projets de chargement de drogue, de sorte que le bateau a navigué vers les îles Canaries et a descendu la côte ouest-africaine, où des groupes criminels locaux ont chargé le navire de paquets de cocaïne alors qu’il se trouvait dans les eaux internationales. » Ce qui nous donnerait un chargement vers le Sahara Occidental, voire la Mauritanie… ou le Sénégal !

Tous les chemins de la coke mènent à Rome (ou plutôt à Reggio de Calabre)

L’un des intérêts de l’enquête explosive repose sur un cliché étonnant : celui de policiers italiens munis de simples pelles en train de dévaster un jardin de Reggio de Calabre, tout à la pointe de la botte italienne. « fin mars, le chef de la mafia Rocco Molè (25 ans) s’est fait coincer lorsque la brigade des stup italienne a trouvé une demi-tonne de cocaïne à Reggio de Calabre, en campagne. Une partie était cachée dans des granges et une autre était enterrée à un mètre sous terre. Le Clan Molè est l’une des branches les plus puissantes de la ‘Ndrangheta, de la mafia calabraise et l’une des organisations criminelles les plus élaborées du monde. Mais alors que presque toute l’Italie était immobilisée à cause de la pandémie, la ‘Ndrangheta ne savait plus comment répandre la cocaïne à travers l’Europe et des erreurs ont été commises. »

Le clan Molé est surtout connu pour le dénommé… « Mommo » (avec deux « M »,aucun lien avec Ghostofmomo, rassurez-vous), chef de la ‘Ndrangheta de Calabre qui purge actuellement plusieurs peines de prison  à perpétuité. C’est le fils et l’héritier d’Antonio Molè, le chef historique de ‘Ndrangheta de la région de Gioia Tauro. « Le clan a au moins cent ans d’histoire », selon Mommo Molè dans une conversation faite sous écoute. « Les frères Molè, Girolamo, Domenico et Rocco (celui du jour donc) ont repris les rênes du clan de leur père ». « Le clan Molè était allié à leurs proches des Piromalli ‘ndrina , également de Gioia Tauro. On les appelle souvent une seule organisation, le clan Piromalli-Molè. Ils ont une emprise de fer sur de nombreuses activités économiques de la région, en particulier sur le port maritime de Gioia Tauro, le plus grand terminal à conteneurs de la Méditerranée ». Voilà aussi qui nous mène au trafic d’armes, donc !!! Et à l’affaire de l’Otterloo, et a Century Arms, encore une fois !  « La famille Molè est le bras militaire du clan Piromalli », selon Francesco Forgione, ancien président de la Commission Antimafia du Parlement italien. Au sein de l’organisation Piromalli, le clan Molè est responsable du trafic de drogue et gère les relations avec les succursales de ‘Ndrangheta dans le centre et le nord de l’Italie ainsi qu’avec les cartels de la drogue colombiens« … on y revient donc !

Des trafiquants qui voyaient grand

L’Afrique du Sud, devenue un autre refuge pour trafiquants : c’est là en effet que l’on a retrouvé le cubain Nelson Yester-Garrido, recherché aux Etats-Unis pour avoir tenté d’acheter un sous-marin de l’époque soviétique (ici il pose devant) permettant de faire entrer des quantités industrielles de cocaïne sur la côte ouest des Etats-Unis et au Canada. AvecJuan Almeida, Andrew Cassara, et Wade Jones, Jr.  Il s’était enfui en 1997 en Afrique du Sud où il a été arrêté en 2010 pour trafic de drogue (mais les charges contre lui ont été vite annulées pour vice de procédure). Arrêté au final en Italie, Garrido a été extradé aux USA en 2019. En août 2020 en Floride il a plaidé coupable et risque désormais 40 ans de prison (le jugement final est annoncé pour la fin de l’année).

A défaut, on l’a vu, c’est une semi-submersible artisanal e plus de 10 mètres de long qui réussira une traversée que l’on suppose éprouvant pour son équipage en novembre 2019 en se faisant prendre à Cangas en Galice, près de la frontière portugaise, avec plus de 3 tonnes de coke à bord (pour 100 millions d’euros). A bord, surprise, trois équatoriens ! Mais il aurait démarré son long périple de l’Amazonie, à Manaus… au Brésil (située à 1,380 km  de la mer) l!!!

 

Mieux encore : lors d’une conversation enregistrée par un agent infiltré du FBI au sujet de l’accord pour le sous-marin de patrouille diesel de classe Tango révélée devant le tribunal fédéral de Fort Lauderdale, le dénommé Leonid « Tarzan » Fainberg également connu sous le nom de Ludwig Lyosha Fainberg, un immigrant ukrainien dont la famille avait fui en Israël pour éviter l’antisémitisme soviétique, propriétaire à Miami du restaurant « russe » Babushka, s’est vanté que lui-même et Juan Almeida avaient vendu plusieurs hélicoptères militaires soviétiques ukrainiens Mil MI-8 d’un million de dollars au cartel de Cali, avant même de proposer le sous-marin !!! En janvier 2017, Almeida a été accusée au niveau fédéral par la Drug Enforcement Administration de « complot en vue de posséder des stupéfiants dans l’intention de les distribuer ». Il a été condamné à purger six ans dans une prison fédérale. En ce moment encore, on peut acheter via le net un MIL-MI8 hongrois d’occasion « fully functional, » pour 180 000 euros seulement affichant 3647 h de vol. On en ignore l’état général… mais pour ce tarif on bénéficie d’un gros réservoir supplémentaire en soute et même de ses paniers à roquettes (ici à droite) ! Avis aux trafiquants !

Le coup du remorqueur 

Revenons sur l’autre côte de l’Afrique, côté Est. J‘avais aussi expliqué en mars dernier ici le rôle des traversées atlantiques des gros chargements par voiliers, mais aussi par d’autres moyens de transport maritime, parfois inattendus  : « selon des sources proches de l’enquête, le dispositif de police s’est accéléré en octobre après la saisie en haute mer de 3 800 kilos de cocaïne dissimulés dans le Thoran, un remorqueur arborant le drapeau de la Barbade.  C’était l’opération Briol, coordonnée par le juge du tribunal national Fernando Andreu. Les enquêtes ouvertes visant à trouver l’organisme responsable de l’envoi de ces 165 balles de drogue et de leur réception en Espagne ont conduit à Sito Miñanco (un trafiquant notoire). »

Le remorqueur Thoran décrit ici, battant pavillon des Comores, avait été, intercepté le 7 octobre 2017, entre le Portugal et les îles Canaries, avec 3,8 tonnes de coke à bord.  Je vous avais rappelé son saisissant trajet:

Pour nos deux enquêteurs, l’accumulation de paquets en bord de mer et l’épisode de la pizzeria indiquaient qu’il était temps pour la Police d’intervenir. « Le 6 juin, les forces de l’ordre sont entrées en action » nous raconte Sylvain Coué. « Nous avions 18 équipes pour un nombre égale de cibles », raconte Sylvain, « il était six heures du matin et on les a toutes sorties du lit et placées sous arrestation. Tout le monde se trouvait à Abidjan, à l’exception d’un Italien qu’on a arrêté à la frontière du Liberia. » Dans les domiciles des suspects, on a retrouvé des Uzis, des armes automatiques, 100 000 dollars en cash, des voitures de luxe et un nombre impressionnant de montres de luxe. « L’attirail classique du bon maffioso, quoi », commente Sylvain. Des 18 suspects, seulement cinq pouvaient être retenus grâce aux preuves suffisantes. Il s’agit de quatre Italiens et d’une Ivoirienne ». « L’autoroute 10 » décrite partout la voici en effet :

Et la drogue qui continuait d’arriver, via ce trajet, notamment par voiliers : « retour sur la Highway 10, la route de la cocaïne qui lie l’Amérique du Sud à l’Europe via l’Afrique de l’Ouest ».

« Le 3 février dernier, à six heures et demie du soir, la marine ivoirienne intercepte une pirogue en bois avec pour équipage, cinq personnes et 411 kilos de cocaïne. Quatre jours plus tôt, la marine avait déjà repéré un voilier espagnol qui avait rendez-vous avec la pirogue, à 250 kilomètres au large de la Côte d’Ivoire. La cocaïne était conditionnée dans des emballages avec l’étiquette « Pacena Black », une bière bolivienne.  Ça ou LV, pour le nom de Louis Vitton (ci-dessus à droite) ! Le (grand) voilier mère est ici à gauche arraisonné à 41 km des côtes au large de San-Pedro. Il s’était alors déjà délesté dans les barques parties du rivage des balles de coke. Mais on en retrouvera des traces à son bord. Ce sont en fait ces frêles embarcations, qui, en chavirant au large, disséminaient les ballots remplis de pains de coke….

Au bout, le danger d’approvisionner le terrorisme 

Drogue et armes ont toujours fait bon ménage. Aussi c’est sans surprise que l’on relie ce commerce florissant à l’explosion des groupes terroristes au Sahel, déguisés en islamistes fondamentaux. Le 2 mai 2013, l’Indépendent nous avait prévenu  (et Reuters aussi) – l »ONU estime qu’environ 18 tonnes de cocaïne, d’une valeur marchande estimée à 1,25 milliard de dollars (800 millions de livres sterling), traversent l’Afrique de l’Ouest chaque année – près de 50% de toute la cocaïne non destinée aux États-Unis. La plupart proviennent de la Colombie, du Pérou et de la Bolivie et se rendent en Afrique de l’Ouest sur des jets privés, des bateaux de pêche et des cargos le long de la fameuse «route 10» – la route la plus courte entre les continents le long du 10e parallèle de latitude. Aujourd’hui, le rôle des islamistes liés à Al-Qaida – qui contrôlaient le nord du Mali depuis le début de 2012 jusqu’à ce qu’ils aient été évincés par les troupes françaises et africaines cette année – alimente les craintes quant au potentiel du trafic de drogue de déstabiliser la région ». On ne saurait mieux dire: l’autoroute 10 est à la fois maritime et aérienne !!!

«Il existe des preuves tangibles du lien entre Al-Qaida et le trafic de cocaïne au Sahara», a déclaré le Dr Kwesi Aning, directeur des affaires académiques et de la recherche au centre international de formation au maintien de la paix Kofi Annan au Ghana. «Au début, le commerce était principalement dominé par les Touaregs et les intermédiaires qui guidaient les trafiquants vers des décharges d’eau et de carburant dans le désert. Mais après qu’Al-Qaida s’est impliquée il y a environ 10 ans, nous avons vu une augmentation massive des quantités de cocaïne impliquées. Ils avaient les réseaux et ils avaient le savoir-faire logistique. Les experts disent que le manque d’application de la loi au Sahara a permis à l’islamisme et au commerce de la cocaïne de prospérer, avec de vastes frontières désertiques inhospitalières et montagneuses presque impossibles à contrôler. Beaucoup au Mali accusent également les régimes successifs du président désormais évincé Amadou Toumani Touré d’être profondément complice du commerce ».

« L’anarchie de la région a été mise en cause pour l’incident de 2009 «Air Cocaine», lorsqu’un Boeing 727 qui aurait transporté jusqu’à 10 tonnes de cocaïne a été retrouvé incendié dans le désert malien. En 2010, un commissaire de police malien a été condamné pour tentative de construction d’une piste d’atterrissage dans le désert pour de futurs atterrissages. Et la même année, la Serious Organized Crime Agency du Royaume-Uni a rapporté qu’un avion du Venezuela avait atterri au Mali et que sa cargaison était conduite par des véhicules 4×4 à Tombouctou avant que les autorités ne perdent la trace du convoi ». Nous y revoici, donc, à ce fameux « Boeing du désert » ! Celui-ci, c’est à noter, avait pris une route Dakar-Fortaleza ou Recife -Panama-Maracaibo et retour (ici il est vu à Tenerife le 31 octobre 2006).

Ce terrorisme se nourrit donc des revenus du trafic de cocaïne en Afrique de l’Ouest. C’est ce que nous avions pressenti dès la découverte en 2010 du Boeing calciné de Tarkint, dont le propriétaire français s’est reconverti déjà deux fois et dans deux pays différents. Ce que cette enquête a ignoré, hélas, et ce sur quoi nous allons revenir demain, car cela interfère avec le texte de nos deux journalistes, comme on va le voir, pour un ultime volet avant de retrouver le Brésil… et ces avions remplis de cocaïne !

Nota : on prend note de la découvert le 2 octobre d‘un container charge de 557 kg de coke répartis dans sacs, dans le port de Cotonou, au Bénin, à destination d’Anvers, dissimulés dans une livraison de cajou. 

(1) Ce n’est pas un perdreau de l’année côté enquêtes: « ce natif de Maroko entame sa carrière journalistique en 2008 avec le journal Next. Nicolas Ibekwe est lauréat de plusieurs prix et distinctions dans les reportages d’investigation. En effet, en 2009, il a remporté le prix d’investigation, Wole Soyinka de la catégorie en ligne avec un reportage sur l’histoire de la prolifération des armées engagées dans la région en difficulté Niger-Delta du Nigéria. Il a également reçu le prestigieux prix CNN des journalistes africains au cours de la même année. Une année plus tard, en 2010, il reçoit le deuxième du prix Wole Soyinka pour les journalistes d’investigation. Il fût finaliste du plus grand prix décerné aux journalistes d’investigation en Afrique, Forum des journalistes d’investigation africains (FAIR), en 2010 et 2011 ».

(2) « Quant à Daan Bauwens, c’est un journaliste d’investigation de nationalité belge, basé en Belgique. Titulaire d’une maîtrise en psychologie, il travaille pour plusieurs médias internationaux. Notamment, Vice, De Morgen, De Standaard, Knack, MO et l’agence de presse internationale Inter Press Service. En tant que correspondant, il a travaillé en Israël, en Turquie, au Maroc et au Japon. En 2019, il réalise son premier documentaire sur la psyché et la sorcellerie en Ouganda. Daan combine le journalisme narratif et anthropologique dans des articles de journaux et en prose. Ce qui lui a valu le prix Fullbright pour le journalisme narratif et la recherche sur le dialogue interculturel à New York en 2015 et en 2016. Depuis 2008, ses recherches se focalisent sur l’influence de la culture, sur la communication interpersonnelle et interculturelle. Les sujets de recherches et publications de Daan Bauwens prennent en compte l’état d’esprit israélien et la culture des jeunes. En 2014, il a été bénéficiaire de la subvention Fulbright pour des recherches et une série de publications sur les effets profonds de la diversité culturelle et de la diversité sur la culture urbaine de Manhattan et de Brooklyn ». On peut penser que le style d’écriture à fort ton de « branchitude » est de lui, hélas. Sa réponse au ministère mis en cause semble bien meilleure que son article. La façon dont on cherche à le discréditer, est-elle particulièrement odieuse. Ceux qui ont écrit ce torchon-là à son encontre, s’ils l’ont fait de la sorte, accréditent plutôt ses dires qu’autre chose, par leur violence incroyable et leurs suppositions même pas voilées (sa maison, « achetée récemment », etc…). Des attaques personnelles du plus pur style… mafieux ! Le stade suivant devant être les menaces physiques, à ce stade avancé de délation !!! On peut craindre pour lui, à ce rythme.

 

(3) tellement qu’on le retrouve partout : le 18 juillet 1019 c’est en Australie qu’une pelleteuse Caterpillar est découverte avec dans son bras mécanique 384 kilos de cocaïne. Elle provenait elle aussi d’Afrique du Sud !

Documents :

Cliquer pour accéder à West_Africa_TOC_COCAINE.pdf

la liste des saisies en mer en 2006 :

source

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La lutte contre le trafic de drogue nuit-elle aux politiques de développement ?

Chercheur invité au GSI, et secrétaire exécutif de la Global Commission on Drug Policy, Graduate Institute – Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID)

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Depuis la ratification de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, le régime mondial de contrôle des drogues a tenté de changer le comportement humain et de prévenir la consommation de drogues par la punition, afin d’atteindre un « monde sans drogues ».

Cette ambition clé, basée sur la simple prédiction que la prohibition assécherait éventuellement la demande des drogues illégales, a été réaffirmée par la communauté internationale depuis trente ans à travers des déclarations politiques aux Nations unies.

Pourtant, la demande, l’offre et le trafic des drogues illégales augmentent chaque année et de manière ininterrompue dans le même laps de temps. De plus, le paradigme de la prohibition, qui base la quasi-totalité des interventions publiques sur la répression, a créé des conséquences négatives majeures qui remettent en cause l’accomplissement d’autres objectifs globaux de développement.

Contrôle des drogues et conséquences « surprises »

Ce sont ces conséquences, reconnues par les Nations unies en 2008 comme conséquences « inattendues » du régime du contrôle des drogues, qui semblent montrer que le régime de contrôle (somme toute construit sur de bonnes intentions mais mis en place par la répression) met à mal la réalisation des objectifs du développement durable et l’Agenda de 2030.

Elles incluent les dommages causés par la prohibition : déplacement budgétaire et politique dans les priorités nationales (du secteur de la santé vers celui de la justice, par exemple) ; déplacement géographique de la production et de la violence sans qu’elles soient réduites pour autant (effet ballon gonflable) ; et un marché illégal de plus de 500 milliards de dollars dans les mains d’intérêts illégaux.

Un policier se tient devant une pile de drogue lors d'une cérémonie de destruction
Cérémonie de destruction de drogue à l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues des Nations unies à Yangon (Myanmar), le 26 juin 2020. Sai Aung Main/AFP

Autres conséquences dont la source est corrélée au contrôle répressif des drogues : l’augmentation de la violence et de l’insécurité du fait de l’affrontement entre forces de l’ordre et trafiquants dans des quartiers souvent défavorisés ; la surincarcération et la surpopulation carcérale pour des délits mineurs ; l’enrichissement de groupes criminels ; ou encore la transmission de maladies infectieuses.

Voici deux problèmes liés que le régime international – en termes de droit international – pose aux politiques et aux objectifs de développement : alors que les conventions internationales sur les drogues sont construites autour de la notion que la dépendance est un fléau (un terme exclusif aux conventions sur les drogues dans l’arsenal normatif international), le système international n’arrive pas à y intégrer la définition même du syndrome de la dépendance par l’OMS, qui inclut un désir incontrôlable de consommation ; un risque réaliste de rechute ; et des symptômes physiques et psychologiques de sevrage. Cette situation s’aggrave même lorsqu’est pris en compte le manque d’évaluation scientifique dans la classification de ces substances, entre ce qui est légal ou pas, dangereux ou moins.

Les objectifs de développement durable mis à mal

Sur la base de ces conclusions, le récent numéro spécial de International Development Policy consacré aux politiques de développement et de contrôle des drogues tente de répondre à une question simple : ces politiques se renforcent-elles mutuellement ou sont-elles contradictoires ? Il examine un large spectre de problématiques liées au développement, afin d’identifier les impacts réels du contrôle des drogues, et d’analyser à quel point les barrières au développement durable sont endogènes ou exogènes au contrôle des drogues.

 

L’exploration des interactions entre le développement et le contrôle des drogues commence par les programmes de « développement alternatif », qui sont vus principalement du point de vue agricole ou répressif, sans prise en compte des autres problématiques socio-économiques induites par ces programmes d’éradication ou de substitution des cultures agricoles, et spécifiquement dans les communautés rurales des pays producteurs. L’Afghanistan sert de miroir de l’incapacité de ces programmes à tenir compte des besoins des populations locales, ou de leur offrir des perspectives de long terme. Toutefois les agences gouvernementales adoptent une autre position, tout en reconnaissant les lacunes du développement alternatif.

Ces interactions concernent également des dimensions du développement qui subissent elles-mêmes des changements profonds actuellement : le climat, l’égalité des genres, les droits de l’enfant ou la santé publique. En effet, comment concilier la protection des enfants et un contrôle des drogues moins répressif ? Pourquoi les femmes subissent-elles bien plus les impacts négatifs de la répression que les hommes ? Est-ce lié aux structures patriarcales des systèmes de justice ? De la même manière, le numéro spécial aborde l’impact de la production illégale et intensive du cannabis sur le climat ; le débat autour du commerce équitable en cas de légalisation globale du cannabis afin de ne pas laisser les producteurs traditionnels sur le côté ; ou la difficulté de déploiement des services sanitaires nécessaires aux consommateurs de drogues, souvent sur des bases idéologiques.

Politique et dilemmes sociétaux

Ce numéro spécial apporte surtout une première lecture « politique » du désaccord entre développement et contrôle des drogues : à travers l’analyse des flux financiers illicites dans les zones de conflits ; l’utilisation du contrôle des drogues afin d’influencer, par l’émotion politique, la compétition et la participation aux processus électoraux ; ou la définition large des acteurs du contrôle des drogues (par ailleurs tous acteurs du développement), des dimensions nouvelles sont ajoutées à la littérature existante. Ces discussions conceptuelles sont ancrées dans la théorie et dans l’empirique à travers différents exemples nationaux, de l’Afrique du Sud au Mexique, et du Maroc au Croissant d’Or (Afghanistan-Myanmar-Pakistan).

« Drogue : le Covid contre le trafic » (Arte).

Il semble ainsi certain que l’agenda de développement durable pourrait être mis en place pour la majorité des populations sans la réforme du régime de contrôle des drogues. Toutefois, ce développement laisserait de côté les personnes concernées par les drogues illégales (consommateurs, producteurs, chimistes, trafiquants, passeurs, etc.) ainsi que leurs communautés, qui sont statistiquement peu nombreuses pour influencer le résultat quantitatif de l’agenda de 2030.

La conclusion finale tirée de ce numéro spécial est la « vulnérabilisation » par la loi des personnes concernées par les drogues illégales, ces personnes perdant par leur implication dans le marché des drogues leur place dans le débat public et leur poids politique comme citoyens, et peuvent ainsi être négligées par les politiques de développement.

Ceci s’entend dans le cadre de politiques de contrôle des drogues qui ne réduisent ni le trafic ni la consommation problématique, tout en ne permettant pas aux communautés concernées d’être plus résilientes ou plus intégrées dans la société.

SOURCE

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FRANCE 🇨🇵 (OFAST – Gendarmerie nationale): 590 kilos de résine de cannabis saisis à Tinqueux

Trafic de drogue entre la Meuse et l’Espagne dévoilé sur la base d’informations recueillies via le système de communication crypté EncroChat

Un important réseau de trafic de résine de cannabis vient d’être démantelé par les gendarmes de la Section de recherches de Nancy qui, depuis plusieurs mois, enquêtaient sous le contrôle de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Nancy.

Les investigations de la SR avaient débuté au mois de mars 2020 sur la base d’informations recueillies via le système de communication crypté EncroChat. Un réseau chiffré néerlandais qui avait cessé de fonctionner au mois de juin, après avoir été infiltré par les services spécialisés du Centre de lutte contre les criminalités numériques de la gendarmerie nationale (C3N).

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FRANCE 🇫🇷 (place Beauvau): récital sans surprises des duettistes Schiappa et Darmanin

« 88 tonnes de cannabis, 11,5 tonnes de cocaïne et 1 tonne d’héroïne », ce sont les premiers chiffres des saisies de drogue réalisées en 2020, livrés ce matin par Gérald Darmanin, qui restent très élevés pour le ministre de l’Intérieur et proches de ceux des années précédentes, malgré le contexte de la crise sanitaire.En clair tout baigne, alors qu’au bas mot, plus de 1.000 tonnes de haschich ont été consommé en France durant la même période, plus de 150 tonnes de coke et pas moins de 10 tonnes d’héroïne.

Les dernières données disponibles en termes de niveaux de consommation des drogues illicites en France proviennent de l’enquête Baromètre santé 2017qui précisait que le cannabis restait de très loin la substance illicite la plus consommée, aussi bien chez les adolescents qu’en population adulte, avec au total 18 millions de personnes à l’avoir déjà essayé et 45 % des individus âgés de 18 à 64 ans.

Alors, est-ce normal de mobiliser nos FDO dans un combat sans fin, en brisant la vie de toutes celles et ceux qui auront été et seront verbalisés, alors que ce sont pour la quasi totalité des citoyens respectables ? Assurément NON!

Pourquoi ne pas faire subir un test à tous les régaliens et à tous nos élus, aux artistes qui finissent toujours par nous dire qu’ils ont consommé, à nos animateurs des médias comme à tous nos dirigeants performants ? Allez Gérald, encore une petit effort, il suffira d’un décret, et hop, tous les citoyens sans test de contrôles anti-drogue seront verbalisés.

Il y a quelques semaines Aviseur publiait ces articles:

FRANCE 🇫🇷 (narco guerre): nos régaliens sont les meilleurs, c’est bien connu!

FRANCE 🇫🇷 (Cartel des tartuffes): les duettistes Schiappa et Darmanin s’en vont en guerre contre les trafiquants de drogue

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Pour mémoire:

DNRED (Douane française): opérations d’infiltration menées par NS 55 et quantités de drogues saisies

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FRANCE 🇫🇷 (Drogues): la politique en matière de lutte contre la drogue est un échec

A l’initiative du Collectif pour une nouvelle politique des drogues (CNPD) réunissant des associations telles que la Fédération addiction, le Syndicat de la magistrature ou encore Médecins du monde, un sondage a été réalisé par l’institut CSA pour savoir ce que pensent les Français de ces politiques.

Pour 66% des Français, la pénalisation pour usage n’est pas efficace pour lutter contre la consommation de drogues.

Le dernier exploit de Gérald Darmanin dans l’arsenal répressif en instaurant une amende forfaitaire délictuelle, mise en place le 1er septembre 2020, n’est soutenu que par une hiérarchie policière préférant s’assurer de bonnes statistiques plutôt que de lutter efficacement contre la consommation de drogues qui explose, surtout auprès des adolescents.

La responsabilité morale de tous les tartuffes qui cautionnent encore cette politique rétrograde est engagée.

lire l’article de Libération pour ce cinquantième anniversaire

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COSTA RICA 🇨🇷 (SAN JOSÉ): en 2020, les saisies de cocaïne et de marijuana ont été en nette progression

En 2020, les autorités ont saisi 56,7 tonnes de coca, soit une augmentation de 56% par rapport à 2019 et trois fois plus qu’en 2017, ce qui montre la croissance constante du trafic de drogue au nord à travers l’Amérique centrale et les Caraïbes.

14,4 tonnes de marijuana ont été également saisies, 45% de plus qu’en 2019 et près du double du montant assuré en 2017.

source

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MEXIQUE 🇲🇽 (Infrastructures portuaires): c’est désormais le SEMAR (Secrétariat de la Marine) qui est en charge du contrôle

Le président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, a pris la décision de confier le contrôle et l’administration des ports du pays au SEMAR (Secrétariat de la Marine). Auparavant le contrôle était à la charge du SCT (ministère civil des Communications et Transport).

Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, le président mexicain a affirmé, ce qui est de notoriété mondiale, que les ports du pays sont devenus des enclaves extrêmement importantes pour le crime organisé, à travers lesquelles transitent de grandes quantités de drogues

Certains critiques de cette décision exécutive ont affirmé qu’il s’agissait d’une étape de plus dans un processus profond de militarisation de l’État mexicain.

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UKRAINE 🇺🇦: la tonne 100 d’héroïne en provenance du Pakistan via le port d’Odessa était destinée au marché européen

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Cette photo publiée par le bureau du procureur général d’Ukraine le mardi 5 janvier 2021 via AP, montre environ 1 tonne métrique (1,1 tonne) d’héroïne , saisie dans la ville de Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine.

(Bureau du procureur général d’Ukraine via AP)

Des responsables ukrainiens affirment avoir saisi environ 1 tonne (1,1 tonne) d’héroïne que les passeurs avaient l’intention de transporter dans les pays de l’Union européenne et précisent que quatre citoyens turcs ont été arrêtés dans cette affaire. Un communiqué publié mardi soir par le bureau du procureur général national a indiqué que l’héroïne avait été saisie dans la ville de Lviv, à environ 50 kilomètres de la frontière polonaise. Il a déclaré que l’héroïne était originaire du Pakistan et était entrée dans le pays via le port d’Odessa sur la mer Noire.

L’héroïne, dont la valeur est estimée à 2,3 milliards de hryvna (81 millions de dollars), devait être introduite dans l’UE sous le couvert d’une cargaison diplomatique, indique le communiqué, mais ne donne pas plus de détails.

source

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ESPAGNE 🇪🇸 (port d’Avilès – Asturies): la coke était planquée à coté des hélices d’un cargo

1 albanais et 3 péruviens arrêtés dans le port d’Avilès (Asturies) alors qu’ils tentaient de décharger 72 kilos de cocaïne cachés à coté des hélices d’un navire marchand provenant de Callao.
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Le Thomas C

L’Unité des drogues et du crime organisé (UDYCO) de la Direction générale de la Policia nacional  a confirmé que deux plongeurs de la marine péruvienne et un ancien de la marine marchande avaient été arrêtés après avoir déchargé de la cocaïne qui était dans une cache aménagée prés du système propulseur du ‘Thomas C’, qui venait de Callao

L’opération de police a eu lieu dans le port d’Avilés, dans les Asturies, après que les autorités ont été averties de la présence d’étrangers autour du cargo Thomas C, battant pavillon des îles Marshall.

Les «narcobuzos» arrêtés ont été identifiés comme étant des Péruviens Víctor Meneses López, Edgar Sotomayor Urcuhuaranga et Luis Vasconsuelo Rodrigo. L’ Albanais Agron Dule les attendait dans un véhicule pour enlever les 72 kilos de stupéfiants.

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MEXIQUE 🇲🇽: les saisies de fentanyl, une drogue synthétique dérivée de la gomme d’opium, ont dépassé les saisies réalisées en 2019 de près de 500%.

Luis Crescencio Sandoval, le chef de la Sedena, a fait état d’un montant approximatif de 1,3 tonne saisie, ce qui représente 486% de plus que l’année 2019.

Cette drogue créant une forte dépendance, provoque une augmentation de la demande pour ces produits et devient beaucoup plus rentable pour les organisations criminelles.

Le fentanyl (C22H28N2O) est un  narcotique opioïde synthétique utilisé en médecine pour ses actions analgésiques et anesthésiques. Elle a une puissance plus élevée que la morphine, elle est donc utilisée à une dose plus faible que celle-ci, l’effet final à doses équivalentes étant similaire à celui de la morphine, c’est pourquoi elle est très attractive pour les utilisateurs de drogues dures comme l’héroïne, où le plus grand nombre de consommateurs se trouve aux États-Unis.

Concernant les méthodes et les centres de production de drogues synthétiques au Mexique, le général Sandoval a souligné que les laboratoires détectés ont presque doublé, puisqu’en 2019 il y en avait 91 détectés, alors qu’en 2020 il y en avait 175, ce qui encourage la flux de cette drogue vers les États-Unis. Cependant, il a également souligné que le « matériau » utilisé pour sa production, principalement d’origine chinoise,  entrant généralement par conteneurs dans les ports maritimes.

source

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ESPAGNE 🇪🇸 (opération Gigante): le remorqueur « Cyklop 1 » intercepté par les douaniers espagnols avec environ 18 tonnes de haschich

Le SVA (service de surveillance douanière)  a intercepté dans les eaux de l’Atlantique, au nord des îles Canaries, un remorqueur chargé d’environ 18 000 kilos de haschich en 574 balles. Sa destination serait un pays de la côte ouest de l’Afrique, peut-être la Guinée Bissau, pour finir par être réexpédié  à l’intérieur du continent.

À bord, cinq membres d’équipage, trois de nationalité marocaine et deux du Bangladesh, ont tous été arrêtés. La phase d’exploitation de l’opération, baptisée Gigante, a débuté hier à l’aube et s’est terminée dans l’après-midi par l’interception par la patrouille de surveillance douanière Sacre, basée dans le port de Las Palmas de Gran Canaria, d’un Remorqueur nommé Cyklop 1 et probablement le drapeau du Belize à quelque 180 miles au nord-ouest de Gran Canaria lors de la navigation dans les eaux internationales. À bord, un grand nombre de balles de haschisch ont été saisies qui, en attendant le décompte officiel et le poids, atteindraient 18 000 kilos (initialement 15 000 étaient estimés).

Fotografías de la embarcación interceptada en la Operación Gigante y de la carga de hachís que transportaba

Gardé par des moyens de surveillance douanière navale, Cyklop 1 est arrivé ce mardi 29 décembre à la base navale de Las Palmas.

Ces actions ont été menées sous la coordination du parquet spécial antidrogue de la Haute Cour nationale et de la Cour centrale d’instruction numéro 6 de la Haute Cour nationale. L’origine de l’opération exploitée ces dernières 24 heures est née en Galice à la mi-novembre.

Le Cyklop 1, long de 28 mètres, a quitté la ville néerlandaise de Zwijndrecht le 5 novembre pour naviguer vers le sud jusqu’à ce qu’il soit près de Cariño. A partir de là, ajoute l’enquête, son déroulement a éveillé les soupçons des analystes du Bureau du renseignement maritime (OIM) de la zone régionale de surveillance douanière de Galice.

L’opération Gigante a été réalisée avec la collaboration du Maritime Analysis and Operations Center (MAOC-N), de la United States Anti-Drug Agency @DEAHQ et de la DNRED des autorités douanières françaises @douane_france.

L’opération et les enquêtes restent ouvertes.

source et video

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FRANCE 🇫🇷 (Les drogues – Faits et chiffres): le tabac et l’alcool sont responsables d’environ 130.000 décès par an, ce chiffre descend à 30 pour la cocaïne et en-dessous de la barre des 10 morts pour le cannabis

Bien que clivante, la question des drogues illicites prend de plus en plus de place au sein du débat public en France, et plus particulièrement concernant la légalisation ou non du cannabis. L’opinion publique est, en effet, très partagée sur le sujet : si 50 % se positionnent en faveur d’une autorisation de la consommation du cannabis, l’autre moitié y est opposée.

Publié par Statista Research Department,  le 20 oct. 2020

Le rapport qu’entretient la France avec le cannabis est empli de paradoxes : alors que l’Hexagone dispose d’une des législations européennes les plus restrictives, en pénalisant purement et simplement la consommation (à l’inverse d’autres pays comme l’Allemagne qui l’ont dépénalisée, ou encore les Pays-Bas et l’Espagne qui la tolèrent et l’encadrent), c’est aussi en France que l’on trouve la plus forte proportion de personnes ayant déjà expérimenté cette substance (45 %).

Si le cannabis est, et de loin, la substance illégale de prédilection des Français, les autres drogues ne sont pas en reste : la cocaïne arrive en deuxième position des produits illicites les plus expérimentés, suivie par l’ecstasy et la MDMA. Toutes sont en majorité consommées par les jeunes de 26 à 34 ans.
On dénombre, par ailleurs, 1,5 million de consommateurs réguliers d’herbe, preuve que le marché est florissant.

La valeur du marché des drogues illicites est en effet loin d’être négligeable : elle est estimée à plus de 2,3 milliards d’euros en France, donc la moitié est générée par le cannabis seul. À l’échelle européenne, ces chiffres dépassent les 11 milliards d’euros pour la marijuana et atteignent presque les huit milliards pour l’héroïne.

Et la tendance n’est pas à la baisse : entre 2007 et 2010, le nombre d’infractions liées au cannabis est passé de 84.000 à 107.000, de 4.200 à 5.000 pour l’héroïne et est resté stable pour la cocaïne (environ 4.000).
Seule exception : les drogues de synthèse, donc le nombre d’infractions n’a cessé de baisser au fil des années, pour atteindre moins 500 en 2010. Cela peut néanmoins s’expliquer par le fait que de nombreux nouveaux produits de synthèse (NPS) apparaissent avant que l’État n’ait eu le temps de légiférer sur leur interdiction. Ainsi, la consommation de certains produits de synthèse ne peut être punie par la loi.

Quoiqu’il en soit, un important durcissement de la répression des drogues est à constater : si en 2010, environ 36 tonnes de produits stupéfiants ont été saisis, ce volume a presque atteint les 101 tonnes neuf ans plus tard.

Pour Marc Fievet, d‘Aviseur International, les volume saisis ne correspondent en rien à ‘un important durcissement de la répression des drogues’, mais sont dus à la seule progression du marché !

Si toutes ces substances ont bien mauvaise réputation, elles sont loin d’être les plus mortelles : alors que le tabac et l’alcool (considérés comme des drogues licites) sont responsables d’environ 130.000 décès par an, ce chiffre descend à 30 pour la cocaïne et en-dessous de la barre des 10 morts pour le cannabis.

Ce texte fournit des informations générales. Statista ne peut garantir que les informations soient complètes ou exactes. En raison de cycles de mise à jour variables, les statistiques peuvent afficher des données plus récentes que celles référencées dans le texte.

source et plus

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COLOMBIA 🇨🇴 – COSTA RICA 🇨🇷 – PANAMA 🇵🇦 : en desarrollo de operaciones entre la Armada de Colombia y autoridades de Costa Rica, Panamá y Estados Unidos (DEA), se logró la incautación de 2.834 kilogramos de clorhidrato de cocaína que eran transportados en embarcaciones tipo Go Fast al parecer hacia Centroamérica

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Al revelar las cifras, el ministro de Defensa destacó que entre el primero de enero y el 17 de diciembre de 2020, fueron incautadas más de 486 toneladas de clorhidrato de cocaína; decomisadas más de 508 toneladas de marihuana, y destruidas más de 5.412 infraestructuras para la producción de drogas ilícita

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