Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
Les États-Unis avaient envoyé 500 000 soldats au Vietnam et mis en place une série de régimes de marionnettes dirigés avant tout par Ngo Dinh Diem, remplacé par Nguyen Cao Ky lorsque Diem a été assassiné lors d’un coup d’État soutenu par les États-Unis. Après que Ky est tombé de son service, il est remplacé par Nguyen Van Thieu.
Ce qu’ils avaient tous en commun, c’était le contrôle du commerce de l’opium dans lequel les États-Unis étaient également complices
L’armée de l’air sud-vietnamienne a transporté de l’opium du Laos à Saïgon et a rivalisé avec l’armée du pays, la marine, les douaniers, les politiciens et la police nationale pour une part du commerce.
La compagnie aérienne de la CIA Air America qui a également été utilisée pour transporter de l’opium vers les raffineries d’héroine de la région était connue sous le nom d’Air Opium.
À partir de la fin de 1969, les chimistes de Hong Kong associés au syndicat Chiu Chua ont commencé à raffiner l’opium en no 4 – jusqu’à 99 % – dans le Triangle d’Or, une zone englobant les collines de l’est de la Birmanie, les crêtes montagneuses de la Thailande et les hauts plateaux du nord du Laos.
Au moment de la fin de la guerre, le Viêt Nam était en ruines et les ‘productions’ du Triangle d’or était exporté dans le monde entier.
Europol a cartographié les 821 réseaux criminels « les plus dangereux » du continent, scrutant le fonctionnement de gangs concentrés sur le narcotrafic, présents dans l’immobilier ou la logistique, et dont certains des chefs donnent des ordres depuis Dubaï ou l’Amérique du Sud.
La majorité de ces gangs se concentrent sur le trafic de drogues (cocaïne, cannabis, héroïne, drogues de synthèse), avec des opérations souvent localisées en Belgique, Allemagne, Italie, Espagne ainsi qu’aux Pays-Bas, détaille l’agence européenne de police, basée à La Haye.
Mais ces réseaux étendent leurs tentacules à des secteurs comme l’immobilier, la construction, le transport de fret ou les discothèques, et menacent ou corrompent procureurs et juges, selon le rapport publié vendredi.
Pour la première fois, Europol « analyse en profondeur » les opérations des groupes criminels, scrutant « la stratégie des réseaux criminels pour infiltrer le monde des affaires légales, pour faciliter leurs activités criminelles, dissimuler des crimes et blanchir les profits criminels ».
Le défi semble titanesque : environ 86 % de ces groupes criminels utilisent des « structures commerciales légales » dans des secteurs comme la construction, l’immobilier, l’hôtellerie et la logistique, en recourant à des avocats ou des experts financiers « qui ignorent parfois l’origine criminelle des avoirs ».
Les discothèques peuvent aussi être liées au trafic de drogues, mais aussi à l’extorsion, au racket, ainsi qu’au trafic d’êtres humains et d’armes, selon l’agence.
Et les employés des entreprises de logistique, en particulier dans les grands ports, sont « régulièrement » la cible de la corruption car ils peuvent « faciliter un accès sans restriction » à l’infrastructure.
Bon nombre des réseaux criminels listés existent depuis des années, un tiers d’entre eux étant opérationnels depuis plus d’une décennie et certains ayant continué d’être orchestrés depuis des prisons.
Avec cette « cartographie » accompagnant une coordination accrue des forces de l’ordre dans l’UE, « le message adressé aux réseaux criminels est : Vous ne pouvez plus vous cacher », a déclaré la cheffe d’Europol, Catherine De Bolle, en présentant le rapport à Bruxelles.
« Nous ne nous contentons pas de partager ces conclusions, nous ouvrons une nouvelle ère dans notre lutte contre le crime organisé, marquée par l’innovation, la collaboration et un engagement ferme pour assurer la sécurité de l’UE et de ses citoyens », a abondé la ministre belge de l’Intérieur, Annelies Verlinden.
On suit toujours ici avec grande attention le procès de Miguel Angel Devesa , ancien policier espagnol, en Côte d’Ivoire qui va se tenir jusqu’à la mi-avril minimum.
On commencera à la remise du verdict de celui qui avait amené à Tarkint en 2009 entre 6 à 10 tonnes de cocaïne dans un tri-réacteur Boeing 727 (et avait assassiné son collègue, puis dépecé son corps à la tronçonneuse) ; ce sera dans une série d’une dizaine d’épisodes relatant le bourbier malien depuis cette période faste des transports de coke dans le pays.
Cerné, il a déjà commencé à balancer tout le monde dans l’espoir de minimiser son propre rôle !
Constitué de filatures, d’écoutes, de surveillances, le minutieux travail de l’OFAST est « indispensable à la lutte contre la criminalité organisée et particulièrement le narcotrafic », selon l’Association de police judiciaire. J’ajouterai la DNRED !
Le groupe dénonce par ailleurs la « focalisation de l’action publique sur la petite délinquance », qui pousserait à « l’absorption des petits groupes criminels par de plus grosses organisations mieux structurées et plus résilientes ».
Dans le même temps des exploits de notre Don Quichote de Beauvau, pour le seul mois de février,l’OFAST et la DNRED tapaient ou faisaient taper plus de 9 tonnes de cocaïne, 3,9 tonnes de résine de cannabis, 50 kilos de drogue de synthèse, 40 kilos d’héroïne, 86 armes, 24 véhicules, 1,4 million d’euros saisis – et 345 personnes interpellées.
Sobrement intitulé « Affaires marquantes », ce document de sept pages diffusé dans le cadre du plan national de lutte contre les stupéfiants ne recense que les principaux dossiers traités par l’Ofast avec le concours des services de police judiciaire locaux et de la DNRED, sans oublier la DEA et le MAOC-N.
En creux, ce document révèle l’ampleur d’un phénomène dont on perçoit mal comment les opérations « Place nette XXL », mobilisant des milliers de policiers et gendarmes dans les quartiers sensibles, pourraient, seules, venir à bout.
C’est Narcodiario qui nous informe que c’est du côté de Mapasingue que suite à un signalement anonyme, le camion qui transportait des bananes et 1558 kilos de cocaïne destinés sans doute à être transbordé dans un conteneur au port de Guayaquil a été interceptépar les policiers.
Entre autres enseignements, un des modes opératoires utilisés par certains membres des forces de sécurité pour améliorer leurs chiffres de saisies : permettre la croissance d’un cartel qui, en échange, fournit des informations sur les autres, s’emparant du marché et bénéficiant aux agents corrompus.
En trois ans, le journaliste Romain Bolzinger a réussi à infiltrer le cartel de Sinaloa au Mexique, l’une des organisations les plus dangereuses et les plus puissantes au monde, et à gagner la confiance des trafiquants. Grâce à son accès privilégié, il parvient à pénétrer dans leurs laboratoires cachés, découvrir leurs kidnappings, rencontrer leurs tueurs à gages et écouter leurs histoires de corruption
Grâce à l’enquête de Bolzinger et aux témoignages d’anciens partenaires, avocats, anciens agents de la DEA ou victimes du trafic de drogue, nous connaissons l’une des raisons qui ont fait prospérer le cartel de Sinaloa, quel a été le rôle des autorités mexicaines et américaines et ce qui s’est réellement passé. dans le cas d’El Chapo Guzmán.
« Narco Circo » révèle les mécanismes politiques et financiers à l’origine du trafic de drogue dans cette région du monde, une industrie mondiale devenue trop grande et trop puissante pour être démantelée.
Qui est qui dans « Narco Circo »
Le cartel de Sinaloa est une organisation criminelle mexicaine dédiée au trafic de drogue. Il est considéré comme l’un des cartels les plus puissants et les plus influents au monde.
Il était dirigé par Joaquín Guzmán, « El Chapo », jusqu’à son arrestation en 2016. Le documentaire montre comment le cartel a prospéré grâce à la complicité du gouvernement mexicain et à la politique erratique des États-Unis. El Chapo Guzmán était l’un des trafiquants de drogue les plus puissants du Mexique. Il a été le chef du cartel de Sinaloa aux côtés d’Ismael El Mayo Zambada jusqu’à son extradition en 2017 vers les États-Unis. Tout au long du documentaire, nous assisterons à son ascension et à sa chute. Il a été arrêté, emprisonné et évadé à plusieurs reprises (grâce à la protection dont il bénéficiait) et est devenu le deuxième homme le plus recherché par le FBI et Interpol. En juillet 2019, il a été condamné à la réclusion à perpétuité;
L’un des points forts du documentaire, auquel Narcodiario a eu accès pour la première fois, a été la reconstitution de la visite d’un ancien membre de la Police Fédérale du Mexique à la résidence secrète d’El Mayo Zambada qui, à ce jour, passe pour être le boss du cartel jamais arrêté et, probablement, toujours à un niveau hiérarchique au-dessus du susmentionné Guzmán.
La DEA est la Drug Enforcement Administration des États-Unis, dédiée à la lutte contre la contrebande et la consommation de drogue dans son pays
90 % des drogues entrent aux États-Unis via le Mexique, c’est pourquoi la coopération entre les deux pays pour lutter contre le trafic de drogue est essentielle.
Felipe Calderón Hinojosa a été président du Mexique du 1er décembre 2006 au 30 novembre 2012. Il a promis de mettre fin au trafic de drogue, mais rien n’est plus éloigné de la vérité : la fausse guerre contre le trafic de drogue menée au cours de ses six années de présidence a donné comme un résultat, des dizaines de milliers de morts au Mexique. Un système complètement corrompu qui a renforcé le cartel de Sinaloa et l’autonomisation de ses dirigeants, « El Chapo » et « El Mayo ».
Genaro García Luna était secrétaire à la sécurité publique du Mexique sous l’administration Calderón. Il était son bras droit dans la soi-disant « guerre contre le trafic de drogue ». Au cours des premières années, la société mexicaine le considérait comme le rempart efficace contre les narcos, mais il s’est vite révélé que tout était faux et qu’en réalité, il recevait des pots-de-vin et était allié au cartel de Sinaloa. Grâce à lui, le cartel n’a pas eu de rival. Un des témoignages / Movistar Plus+ « Narco Circo » a été diffusé dans son intégralité avec ses quatre épisodes le lundi 25 mars sur Movistar Plus+.
Durant le mois de mai 2016, la justice a eu affaire à deux histoires de grands flics qui flirtent avec la légalité, deux histoires d’indics, deux histoires qui posent question du lien trouble entre policiers et voyous.
Michel Neyret, icône déchue de la PJ lyonnaise dont il fut le numéro 2, comparaît depuis le lundi 2 mai au tribunal correctionnel de Paris pour s’expliquer sur les relations incestueuses qu’il a entretenues avec ses informateurs.
Un autre grand flic l’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) François Thierry est soupçonné d’avoir laissé entrer en France plusieurs dizaines de tonnes de cannabis ces dernières années, d’après une enquête publiée le 23 mai par le quotidien Libération. En cause, la proximité de François Thierry avec le trafiquant de drogue Sofiane H., un des » indics » de l’Office. Entre 2010 et 2015, il aurait laissé son indic, le principal trafiquant de cannabis en France à la tête du « troisième plus grand réseau de drogue » en Europe, la connivence va loin puisque la femme de François Thierry était l’avocate de Sofiane Hambli. Le puissant policier avait recruté en personne Sofiane Hambli et lui a permis d’importer de grandes quantités de drogue en « livraison surveillée ». Cette technique, légale, permet à la police de laisser passer des stupéfiants sur le sol français afin de remonter une filière pour la démanteler.
Sauf qu’en l’espèce, le réseau mis en place par le trafiquant/indic n’a jamais été inquiété… contrairement à ceux de ses concurrents.
Sauf que depuis 2004, et la loi Perben II, le recours aux indics est encadré, ni un policier seul ni même une équipe d’enquêteurs ne peut en principe gérer seul son indic. Tous doivent désormais être répertoriés dans un fichier central.
Seulement pour démanteler un réseau, peut-on se contenter de la légalité ? Ne doit-on pas forcement user de techniques à la limite de la Loi ? Et cette zone trouble est-elle L’efficacité doit-elle primer sur le droit ? Les invités d’Arnaud Ardoin en débattent ce soir de 19h30 à 20h30 dans l’émission Ça vous regarde sur LCP.
Dominique Perben, ancien Garde des sceaux et aujourd’hui avocat.
Emmanuel Fansten, journaliste à Libération, auteur de l’enquête.
Gilbert Collard, avocat, député RBM-FN du Gard et Secrétaire Général du Rassemblement Bleu Marine, auteur du livre » Les dérives judiciaires : et si ça vous arrivait ? » Paru aux Editions Eyrolles .
Marc Fievet, ancien infiltré des douanes françaises, inscrit sous le matricule » NS 55 DNRED « , auteur des livres » Infiltré au coeur de la mafia » paru aux Editions Hugo Doc, et » Gibraltar « , paru aux Editions Michel Lafon.
C’est NARCODIARIO qui nous informe que lundi soir, la police fédérale brésilienne a réussi à identifier deux résidences, situées à Balneário Camboriú et une autre à Joinville, toutes deux dans l’État de Santa Catarina, qui servaient d’entrepôt et de laboratoire pour la préparation de cocaïne.
Outre la drogue, des armes de différents calibres ont également été saisies.
C’est Narcodiario qui nous informe que durant une opération au cœur de la jungle colombienne, qu’alias El Mocho, membre du Clan del Golfo et neveu de l’extradé Otoniel, ancien chef de l’organisation, a fini par être capturé dans la zone de Tarazá, Antioquia
En plus de la capture d’El Mocho, l’Armée colombienne et la Police nationale ont localisé un grand laboratoire de traitement du chlorhydrate de cocaïne, avec 2 000 kilos de cocaïne liquide et une tonne de cocaïne solide, ainsi que des précurseurs de différents types pour la production de cette substance. La structure démantelée avait une capacité de production de trois tonnes de cocaïne par mois.
L’ONUDC estime que l’« économie des opiacés » en Birmanie rapporte entre 1 et 2,4 milliards de dollars, soit l’équivalent de 1,7% à 4,1% du PIB du pays. Les difficultés d’accès aux marchés et aux infrastructures publiques, l’inflation galopante « semblent avoir joué un rôle important dans la décision des agriculteurs de cultiver davantage de pavot à la fin de l’année 2022 », selon le rapport.
Two Sydney men have been charged after police busted a global drug trafficking syndicate resulting in the arrest of eight people.
The men, aged 26 and 34, appeared in the Downing Centre Local Court on Tuesday where they were charged with attempting to possess 800kg of methamphetamine destined for Australia in 2023 after they were arrested at Hinchinbrook and Canley Vale in the city’s south-west.
The Victorian Joint Organised Crime Taskforce (JOCTF), launched the investigation – codenamed Operation Parkes – in January 2023 after Canadian authorities alerted the Australian Federal Police that 2,900 litres of liquid methamphetamine, concealed in 180 bottles of canola oil, was destined for Australia.
“Los lancheros gallegos enseñaron el negocio a los narcotraficantes del Campo de Gibraltar”
Varias redes criminales han «cambiado el tráfico de cocaína por el tráfico de hachís» y combinan ambos / Astilleros del Norte de Portugal dirigidos desde Pontevedra ‘escupen’ las embarcaciones / Paco Mena, líder del tejido social en Andalucía, explica los detalles
Estados Unidos contra El Mayo Zambada: la DEA, el FBI y la Fiscalía presentan su acusación
Las autoridades señalan que “sigue dirigiendo el Cártel de Sinaloa desde México” / Además de los delitos de homicidio y tráfico de cocaína y metanfetamina a gran escala, ahora se añade su relevancia en la exportación del letal fentanilo
Destruyen un laboratorio con cinco estructuras y 2.000 kilos de cocaína en el Valle del Cauca
La estructura desmantelada pertenecería al Estado Mayor de las disidencias de las FARC / El trabajo policial afecta a las finanzas de los narcos en el equivalente a más de dos millones de euros
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Descubren un laboratorio para procesar cannabis para la obtención de caramelos, aceites o líquidos de váper
El responsable de la infraestructura ingresó en prisión / Disponía de cuatro toneladas de picadura de marihuana, varios litros de aceite de hachís y kilos de cogollos para obtener los productos deseados
Il y a 30 ans, c’est déjà ce que je constatais au quotidien.
Les organisations de narcotrafiquants que j’infiltrais alors étaient toutes dirigées par des managers qui avaient un comportement identique à tout manager d’un secteur de distribution de produits légaux.
Pourtant, aucune décision politique importante ne fut prise à l’époque face à ce constat.
Le galicien Samuel Vuelta-Simon, après son passage à l’OFAST, ne pouvait pas ne pas le savoir.
Oui, les techniques de management, d’approvisionnement, de distribution n’ont rien à envier aux meilleures entreprises internationales. C’est une réalité et le fait que les produits soient illicites, n’est qu’un paramètre intégré par ce secteur d’activités.
Quand à la déculpabilisation dans ce business, je pense personnellement que dans d’autres secteurs comme celui de la pharmacie ou/et de l’armement, les commerciaux, les managers, les actionnaires et les politiques ne se sentent, eux-aussi , absolument pas coupables d’une quelconque responsabilité morale. Et pourtant !
Le parcours criminel de Sofiane Hambli est bel et bien terminé.
Après sa récente condamnation à 24 ans de prison, en juin dernier, celui qui est surnommé « La Chimère » écope d’une nouvelle peine de 7 ans d’emprisonnement à Rabat. Originaire de Mulhouse, Est de la France, ce Franco-Algérien de 48 ans était au centre d’un vaste réseau de trafic de cannabis entre le Maroc et l’Europe.
Sa carrière de trafiquant, qu’il a débutée dès l’âge de 22 ans, l’a rapidement placé dans le collimateur des autorités judiciaires. Il a accumulé un casier judiciaire impressionnant avec des condamnations en France et en Espagne. En 2015, cela se complique, puisqu’il écope d’une peine de 10 ans de prison en France, mais choisit la fuite avant son incarcération, menant une vie de cavale pendant six ans à travers l’Europe et l’Afrique du Nord. C’est finalement à Tanger, au Maroc, que sa liberté prend fin, en 2021.
Une multitudes de peines contre Sofiane Hambli
Le procès au Maroc a révélé la gravité des crimes de Sofiane Hambli : trafic international de drogue, blanchiment d’argent, constitution d’une bande criminelle organisée, enlèvement, séquestration et torture. Ces accusations lui ont valu une première condamnation à 24 ans de prison, en juin, suivie aujourd’hui par une seconde peine de 7 ans pour des crimes similaires, confirmant ainsi la sévérité de ses actes.
La capture de Hambli a été une opération complexe, marquée par des rebondissements et des auditions d’investigation longues et ardues. Impliqué dans un réseau criminel transfrontalier, il a été le criminel le plus recherché par Interpol, traqué par les autorités françaises et marocaines. Sa fin a été précipitée par une dispute violente entre barons de la drogue, le laissant grièvement blessé et menant à son arrestation alors qu’il utilisait une fausse identité.
Une histoire digne d’un roman
Les méthodes employées par Sofiane Hambli pour échapper aux forces de l’ordre, ses liens avec d’autres organisations criminelles et l’impact de son trafic sur les communautés locales illustrent la complexité du problème du trafic de drogue. Par ailleurs, il s’est échappé plusieurs fois de prison, en Espagne puis en France.
Opérations « Myrmidon »
Il a été mis en cause dans un énorme trafic de stupéfiants, en 2015, sept tonnes de cannabis, qui a fait tomber François Thierry, qui était alors le patron de la lutte antidrogue en France. Hambli aurait été un de ses informateurs, en échange d’une grande liberté dans ses affaires.
L’histoire de Hambli met en lumière l’ampleur du trafic de drogue entre le Maroc et l’Europe et les multiple ramifications de la mafia marocaine.
Le 31 janvier 2024 à 18h30, les douaniers de la Brigade mobile d’intervention de Bamako (BMI) ont saisi 132 briquettes (712 grammes chacune) soit 93,954 kg de Kush (drogue dure). La saisie a été effectuée à l’entrée de Bamako, dans le secteur de Dialakoroba à bord d’un véhicule tout terrain, avec deux personnes de nationalité malienne à bord.
La drogue était dissimulée dans une cachette aménagée (coffre soudé au châssis du Véhicule), et le reste, dans la roue de secours.
L’Union européenne a lancé mercredi à Anvers (Belgique), principal point d’entrée de la cocaïne sur le continent, une « Alliance des ports » pour harmoniser leurs mesures de sécurité contre le trafic de drogue et combattre leur infiltration par les réseaux criminels.
« Il est évident que nous ne pouvons pas faire des efforts uniquement dans un port, sinon les criminels se déplacent immédiatement vers un autre », explique la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson.
La responsable suédoise participera, avec la ministre belge de l’Intérieur Anneliese Verlinden, à la mise en place de ce partenariat, en présence des autorités de seize des principaux ports à conteneurs européens et de représentants d’association de compagnies de transport maritime notamment.
Les grands ports sont la cible de mafias locales, qui n’hésitent pas à corrompre dockers, agents portuaires ou chauffeurs routiers, douaniers et policiers parfois, afin de laisser les « petites mains » récupérer la drogue dans les conteneurs.
La droga, almacenada en más de 300 sacos de color oscuro, estaba marcada en el exterior para el reconocimiento de los logotipos de cada una de las remesas, correspondientes a organizaciones criminales distintas.
C’est ce que prétend Hubert Antoine. Cet indicateur de police dit être entré dans un cartel de trafiquants sur ordre du patron des Stups. Il faut voir. Dans sa villa de Marbella, Roschdy Zem, qui interprète cet homme pas très net, passe d’une pièce à l’autre, répond au téléphone, contemple, fébrile, l’horizon.
C’est cette histoire qui séduit Emmanuel Fansten, un journaliste de Libération.
J’ai regardé en replay… Je continue à être mal à l’aise avec cet infiltré que j’avais rencontré avec le journaliste de Libération dans une brasserie proche de la gare Montparnasse.
François Thierry, interprété par Vincent Lindon, qui avec ses méthodes pouvait alors faire des dégâts considérables dans la logistique et la haute hiérarchie du narco-business n’a pu poursuivre son action.
Ce dossier a t-il été monté avec l’aide de cet infiltré, qui, pour moi a trahi le patron de l’OCRTIS, pour le « dézinguer ».
Le rôle de la Justice, vaccinée au Dalloz, prête à toutes les lâchetés et autres aménagements et rétropédalages, ne me rassure guère sur ces régaliens qu’on appelle magistrats.
Les invités d’Arnaud Ardoin – LCP
J’avais été invité sur le plateau de la chaîne parlementaire avec Emmanuel Fansten, Dominique Perben, l’ex ministre de la Justice et Gilbert Collard.
Lors de ce plateau TV sur la Chaîne parlementaire, j’ai eu le sentiment que le journaliste de Libération en rajoutait sur la « morale » qui doit être appliquée dans ce type de lutte, en défendant l’État de droit, le sacro-saint État de droit qui ne réussit qu’à berner les gogos.
Je reste sur ma faim et continue de penser que la lutte entre services, plus précisément entre la DNRED (Douane) et l’OCRTIS (Police) a permis de ‘démolir’ ce type d’opération et en particulier les « opérations Myrmidons » en permettant alors de sauver ceux, qui au plus haut niveau, tirent profit de ces trafics.
Erwan Guilmin entre Sapin (de dos) et Francois Hollande
Les exploits d’un spécialiste du caviardage et emploi fictif de Bercy, l’énarque Erwan Guilmin de la DNRED, trop heureux de parader avec le président Hollande à la suite de la saisie de Boulevard Exelmans, n’ont réussi qu’à précipiter ce service dans la tourmente que l’on connaît. Remake de l’arroseur arrosé !
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Le 12 décembre 2023, le parquet de Bordeaux a donné quitus à François Thierry en prenant des réquisitions de non-lieu à son égard, alors qu’il avait été mis en examen en août 2017 pour « complicité de trafic de stupéfiants ».
La police nationale espagnole a annoncé, mercredi, la saisie, grâce aux informations de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) du Maroc, de 1.564,5 kilos de cocaïne transportés dans 64 paquets.