Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
C’est donc l’UDYCO qui a dirigé l’opération, à laquelle ont participé le GRECO Galicia et le SVA, qui a entraîné la saisie de plus de 7 000 kilos (7.200 kilos) de cocaïne en provenance d’Amérique latine à l’intérieur d’un conteneur à bord du ‘CONTSHIP ZEN’, un navire qui a accosté dans le port de Vigo.
La cargaison devait être livrée dans un entrepôt d’une zone industrielle à Cambre près de la ville de La Corogne.
Le « CONTSHIP ZEN » avait préalablement fait escale le premier décembre au port de GiBRALTAR où il n’était resté qu’une heure avant son arrivée au port de Vigo le 3 décembre à (UTC) 12 h 25 jusqu’au 4 décembre à 02 h 08. Après, il a fait escale au port de Leixões (Porto) avant d’entrée au port de Lisbonne d’où il est reparti ce mercredi 6 décembre à 20 h 35.
C’est la journaliste Claire Andrieux qui cite le cas Fievet dans son livre bien documenté sur le narcotrafic et sa guerre de l’ombre
Le cas Fiévet En droit administratif, les informateurs sont considérés comme des « collaborateurs occasionnels de justice », selon la qualification du Conseil d’Etat. A ce titre, un indic peut théoriquement bénéficier de la protection fonctionnelle, au même titre qu’un agent public. L’administration dont il dépend le protège donc de condamnations civiles ou pénales pour des faits commis en raison de ses fonctions, sauf, comme pour n’importe quel agent public, s’il a commis « une faute personnelle », « détachable du service ». Jusqu’ici, les cas dont la justice a eu à débattre ont tous été considérés comme des fautes personnelles.
En 2017, un arrêt du Conseil d’Etat a définitivement scellé le sort d’un célèbre aviseur de la douane, Marc Fiévet, utilisé comme un agent infiltré à de nombreuses reprises. Tout en reconnaissant qu’il avait permis l’arrestation de plusieurs trafiquants ainsi que la saisie de quantités importantes de produits stupéfiants et des moyens de locomotion ayant servi à leurs transports, la justice estime que la France n’a pas à l’indemniser pour ses années de prison. Marc Fiévet avait été condamné, en 1996 en Grande-Bretagne à quatre ans d’emprisonnement du chef de « conspiration dans le but de faire entrer du cannabis sur le territoire anglais » et, en 1997 au Canada, à la réclusion criminelle à perpétuité pour « complot d’importation de stupéfiants » après avoir plaidé coupable. Il avait été transféré en France en 1998 où il est resté en prison, jusqu’en 2005.
Pour cet aviseur de haut niveau, le trafic dont il a été accusé n’est que la résultante de son travail aux services des douanes.
En 2008, Marc Fiévet demande une indemnisation de 91 million d’euros pour les préjudices subis. La demande et tous ses recours sont rejetés. La décision définitive tombe en 2017. Le Conseil d’Etat estime que si l’implication croissante de l’aviseur dans un réseau de trafiquants de drogue a été « encouragée à l’origine par l’administration des douanes», les faits pour lesquels il avait été condamné étaient « dépourvus de tout lien avec les fonctions exercées en sa qualité d’informateur de l’administration des douanes et étaient donc détachables du service ».
La cour déduit donc que les condamnations de Marc Fiévet et ses années de prison sont la cause « d’une faute personnelle » et que l’administration n’a pas à lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle.
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Oublier les engagements, oublier les promesses données, oublier l’honneur élémentaire !
Un Patrouilleur de haute mer de la Marine nationale sénégalaise a arraisonné un navire contenant 3 tonnes de cocaïne, dans la nuit du 26 au 27 novembre 2023, à 150 km au Sud de Dakar.
La cargaison saisie contient exactement 2975 kg de cocaïne.
C’est le patrouilleur FOULADOU qui a saisi près de 3 tonnes de cocaïne pure à bord d’un navire intercepté à 150 kilomètres au large. Le bateau et sa cargaison ont été ramenés le 28 novembre 2023 à la Base navale Amiral Faye Gassama et remis aux autorités compétentes. pic.twitter.com/8OtFVOTssl
Le remorqueur ‘Ville d’Abdijan’ qui transportait la coke
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*Le centre opérationnel d’analyse du renseignement maritime pour les stupéfiants (MAOC-N) est une agence internationale basée à Lisbonne dont l’objectif principal est la répression du trafic illicite de stupéfiants par voies maritime et aérienne dans l’Atlantique à destination de l’Europe et des côtes d’Afrique de l’Ouest
Les plus de sept millions de courriels du Parquet national colombien analysés par plus de 40 médias dont Narcodiario et infoLibre en Espagne, ont servi à décrire avec précision le nouveau panorama de la criminalité organisée actuelle dans le monde.
Les fuites placent l’Espagne au centre névralgique du business, notamment comme point de rencontre de toutes sortes de brokers, importateurs, distributeurs de mafias internationales de la drogue, mais aussi comme porte d’entrée pour les flux venant d’Amérique du Sud et en tant que zone de production émergente avec l’installation de laboratoires dans lesquels des « cocineros » travaillent sans relâche.
Quant aux entrées, outre celles bien connues utilisées par les galiciens (voiliers, hors-bord, bateaux de pêche ou narco-sous-marins), l’enquête #NarcoFiles décrit en détail le chemin parcouru par les cargaisons de cocaïne parmi les expéditions licites de bananes, à partir des ports d’Urabá (Turbo), souvent dominées par le Clan del Golfo, et destinées à différents pays européens, comme le décrivent IrpiMedia et Vorágine, deux des médias associés à l’OCCRP , le consortium international de journalistes qui, avec le CLIP (Centre latino-américain d’investigations journalistiques), a coordonné la plus grande enquête journalistique conjointe sur le crime organisé jamais réalisée à ce jour.
La Aduana de Países Bajos interceptó este martes por la tarde un gran cargamento de cocaína en el puerto de Vlissingen. Se trata de 3.279 paquetes. Los paquetes fueron encontrados entre un envío lícito de plátanos procedentes de Ecuador. Estaban destinados a una empresa de los Países Bajos que probablemente no tenía nada que ver con ella.
Durante el sexenio de Enrique Peña Nieto (2012-2108) fue uno de los narcotraficantes más buscados por el Gobierno de México. Debido a su participación en el tráfico de drogas, actividades que llevaba …
El 24 de octubre, un grupo de seis personas fue privado de su libertad en Culiacán, Sinaloa. Cuatro días después, se encontraron media decena de cuerpos sin vida. En la cabecera …
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La UCO coordina una iniciativa que incluye la creación de un Centro de Inteligencia Criminal Antidroga en el que trabajarán analistas de distintos países
La Guardia Civil abrió este miércoles el proyecto GDIN, un plan de cooperación internacional para combatir el crimen organizado y el tráfico de cocaína con base en Madrid
En pays flamand belge, le port d’Anvers est devenu aujourd’hui la porte d’entrée de la cocaïne en Europe et la situation devient hors de contrôle.
Les douaniers qui saisissent des quantités de cocaïne de plus en plus importantes, se disent régulièrement dépassés. En 2022, les saisies ont atteint les 110 tonnes.
En octobre 2023, ce sont 23 tonnes qui ont été interceptées et c’est De Standaard qui nous rapportait que début novembre, sur le quai 1742, les douaniers ont trouvé 7,5 tonnes dans un conteneur réfrigéré.
En février 2022, la police colombienne a intercepté un appel d’un individu soupçonné de trafic de drogue. Le gars finalisait une vente en gros de cocaïne à un acheteur au Mexique. Il se vantait d’avoir une quantité importante sous la main qui pourrait être livrée à Denver, Miami et dans toutes les Caraïbes.
La cocaïne dont parlait le vendeur était cultivée au Guatemala, un pays situé à 2 000 kilomètres au nord-ouest des principaux pays producteurs et qui sert traditionnellement de point d’arrêt aux trafiquants.
Par Jonny Wrate (OCCRP), David Espino (El Universal), Jody García (Plaza Pública), Angélica Medinilla (Agencia Ocote), Enrique García (Ojoconmipisto), Víctor Méndez (Narcodiario), Arthur Debruyne, Brecht Castel (Knack), Juanita Vélez (CLIP-OCCRP)
Este artículo es parte de ‘NarcoFiles: el nuevo orden criminal’, una investigación periodística transnacional sobre el crimen organizado global, que explora cómo innova y cómo se extiende por el mundo. El proyecto, liderado por OCCRP con el apoyo del Centro Latinoamericano de Investigación Periodística (CLIP), se inició con una filtración de correos electrónicos de la Fiscalía General de La Nación de Colombia que fue compartida con medios de todo el mundo. Los periodistas examinaron y corroboraron el material junto a cientos de documentos, bases de datos y entrevistas.
Le projet journalistique international, en coopération avec plus de 40 autres médias dans le monde, a été mené par le collectif Organised Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), en collaboration avec le Centro Latinoamericano de Investigación Periodística (CLIP)
La Colombie produit environ 60 % de la cocaïne consommée dans le monde
Les NarcoFiles donnent également une idée de ce qui se passe avant qu’une grosse cargaison de cocaïne n’arrive au port d’Anvers. Par exemple, les contrebandiers utilisent des vedettes rapides pour monter sur un porte-conteneurs à l’aide d’une échelle, ou pour récupérer des « cajas de mar », des tubes métalliques remplis de coke qui sont fixés à la coque d’un navire.
Depuis 2019, les plongeurs du port d’Anvers vérifient également la présence de ces derniers.
NarcoFiles: The New Criminal Order is an international investigation into modern-day organized crime and those who fight it. A collaboration between more than 40 media outlets, it is the largest investigative project on organized crime to originate in Latin America, a region hit hard by drug trafficking and the violence and corruption that come with it.
The project was sparked by a leak of emails from the Colombian prosecutor’s office, known as Fiscalía General de la Nación. The leak was shared last year with OCCRP and several Latin American outlets, including Cerosetenta / 070, Vorágine, and the Centro Latinoamericano de Investigación Periodística (CLIP).
OCCRP collated the data and brought in media organizations from 23 countries across the Americas and Europe to analyze the contents. The resulting stories provide a rare window into how criminal groups are collaborating, communicating, and innovating in a globalized world.
Where does the leak come from?
In 2022, a group of “hacktivists” known as Guacamaya obtained the emails by breaking into the Microsoft Exchange Server, a platform used by the Colombian prosecutor’s office. In a press release attributed to the collective, Guacamaya said they had targeted institutions they accused of enabling corruption and organized crime.
Microsoft had asked its clients to make a security update earlier in the year, but many companies and institutions in Latin America failed to do so. Guacamaya was able to exploit this vulnerability to hack the prosecutor’s office as well as several other military and police institutions, regulatory agencies, and companies across Latin America.
They shared the data with two organizations: Distributed Denial of Secrets, a collective that distributes and archives leaked data of public interest; and Enlace Hacktivista, a web page that publishes information about hacking tools and news. These two groups shared the leak with OCCRP and several Latin American media outlets.
The Colombian prosecutor’s office launched a criminal investigation into the breach in October 2022. The office also said it was looking into the contractor in charge of its IT infrastructure. In January this year, Deputy Prosecutor Martha Mancera said the office was taking measures to tighten cybersecurity.
OCCRP and its partners in Colombia contacted the prosecutor’s office to request an interview and sent a set of questions about the leak. By the time of publication, the office had not responded.
What’s in the leak?
At five terabytes, the leak contains more than seven million emails from the Colombian prosecutor’s office, including correspondence with embassies and other authorities around the world. The files — which also comprise audio clips, PDFs, spreadsheets, and calendars — date to 2001, though most of the information is concentrated between 2017 and 2022.
Documents in the leak reveal rare details about the inner workings of transnational criminal gangs and law enforcement’s efforts to dismantle them. In their stories, reporters explored six main themes:
Criminal Empires investigates how organized crime groups have fanned out around the globe, permeating economies, corrupting authorities, and expanding their reach across borders.
Narcotics Inc. looks at how criminal gangs are innovating and evolving their business models in the face of new economic incentives and opportunities for experimentation.
Drowning in Drugs dives into the murky world of commercial ports that have become a hotbed of criminal activity, from Antwerp and Rotterdam to Gioia Tauro, Guayaquil, Santa Marta, and Limón.
Dark Money investigates underground flows of illicit drug profits and the financial professionals who help enable these crimes.
Green Crimes exposes the environmental impact of organized crime, and how their activities are destroying wildlife, polluting rivers, and threatening protected areas.
Police and Thieves looks at the role of law enforcement agencies who are on the front lines in the fight against organized crime — but sometimes become part of the problem.
How did reporters verify information found in the leak?
To confirm the leak’s authenticity, reporters cross-checked identifying data, such as court case numbers, with publicly available information. National identification numbers were checked against public databases, and company names and ownership information were verified in corporate registries. The names of prosecutors and agents were also checked on agency webpages.
To further corroborate the data, reporters filed public information requests, reviewed hundreds of public and private documents and databases, and interviewed police, convicted criminals, experts, and victims of the drug trade.
After sorting through the emails, reporters identified leads that were used as starting points for further investigation. In most cases, documents from the leak ended up comprising only a small portion of the sources used in each story. Measures were also taken to protect third parties and to avoid disrupting ongoing investigations.
Why did OCCRP and its partners decide to report on this leak?
Organized crime fuels corruption, devastates the environment, sows inequalities, and slows economic development. That is why it is essential for investigative journalism to expose the people behind drug trafficking and other criminal activities and show how they operate.
In Colombia, citizens have the right to access information of public interest, and media outlets have the right to publish this information, regardless of the source. One of the country’s highest tribunals, the Constitutional Court, has ruled that no sources are inherently off limits for journalists.
Jonathan Bock, director of the Foundation for Press Freedom, a Colombian advocacy organization known by its Spanish acronym FLIP, told OCCRP that “the right to freedom of expression means that the media have the right to disseminate information according to their own editorial criteria, as long as they act in compliance with the law and under [the principles of] journalistic responsibility.”
How many media outlets participated?
Journalists from more than 40 media outlets published investigations in the NarcoFiles project. The organizations include:
Agencia Ocote (Guatemala)
Aristegui Noticias (Mexico)
Armando.info (Venezuela)
Berlingske (Denmark)
BIRD (Bulgaria)
Cerosetenta / 070 (Colombia)
Centro Latinoamericano de Investigación Periodística (Latin America)
CNN en Español (United States)
Con Criterio (Guatemala)
Contracorriente (Honduras)
Cuestión Pública (Colombia)
De Tijd (Belgium)
Der Standard (Austria)
Die Dunkelkammer (Austria)
El Universal (Mexico)
Expresso (Portugal)
Frontstory.pl (Poland)
Het Parool (Netherlands)
InfoLibre (Spain)
InSight Crime (Latin America)
Investigace.cz (Czech Republic)
IrpiMedia (Italy)
Knack (Belgium)
La Prensa (Panama)
Mexicanos Contra la Corrupción y la Impunidad (Mexico)
Miami Herald (United States)
Mongabay Latam (Latin America)
Narcodiario (Spain)
No Ficción (Guatemala)
Ojoconmipisto (Guatemala)
OjoPúblico (Peru)
Paper Trail Media (Germany)
piauí (Brazil)
PlanV (Ecuador)
Plaza Pública (Guatemala)
Profil (Austria)
Quinto Elemento Lab (Mexico)
Siena (Lithuania)
SVT (Sweden)
Univisión (United States)
UOL (Brazil)
Verdad Abierta (Colombia)
Vorágine (Colombia)
ZDF (Germany)
Fact-checking was provided by the OCCRP Fact-Checking Desk.
#NarcoFiles: España, meeting point del crimen organizado
Los grandes cárteles mantienen oficinas en España: la Mocro Maffia, el Balkan Cartel, la mafia rusa, la ‘Ndrangheta, el clan irlandés Kinahan, colombianos y mexicanos / Tres organizaciones gallegas tienen capacidad para completar el negocio de principio a fin; el resto de los españoles trabajan para los extranjeros / Narcodiario e Infolibre publican en exclusiva en España los NarcoFiles, una investigación internacional coordinada por el consorcio OCCRP con el apoyo del CLIP en la que participan más de 40 medios
Víctor Méndez / Begoña P. Ramírez (Infolibre)
Los grandes capos colombianos llegaron a España en los años 80 tras una violenta espiral que azotó Cali y Medellín y el asesinato del ministro de Justicia Rodrigo Lara Bonilla.
Pablo Escobar y, con más firmeza, Gilberto Rodríguez Orejuela, echaron raíces a este lado del Atlántico para introducir su cocaína en Europa. Un negocio que ya era floreciente para ellos en dirección a Miami o Nueva York precisaba de nuevos mercados y París, Madrid, Londres o Milán eran perfectos. En la década de 1990, los traficantes locales ya tenían sus propias redes y sus conexiones perfectamente engrasadas para introducir la sustancia, que principalmente entraba en lanchas rápidas por la costa noroeste española.
Los hermanos Rodríguez Orejuela / Narcodiario
En ese tiempo, coincidiendo con el crecimiento económico y social del país tras los Juegos Olímpicos de Barcelona y la Exposición Universal de Sevilla, también comenzaron a llegar a la Península Ibérica excombatientes de la guerra de Los Balcanes. Muchos de ellos permanecían un tiempo en Italia, donde estrechaban lazos con la Camorra napolitana o la ‘Ndrangheta, la mafia calabresa. Unos –balcánicos, tanto albaneses como serbios y croatas– y otros –transalpinos– se asentaron en España, pero con especial arraigo en la Costa del Sol. Primero cometían robos o prostituían a sus compatriotas, incluso familiares directas, pero pronto apreciaron los mayores beneficios y el menor riesgo que les brindaba el narcotráfico.
Ahora dominan el mercado de la cocaína
En el cambio de siglo, con el boom del mercado inmobiliario y el auge del turismo, delincuentes de otras nacionalidades pusieron su pie en España, algunas por casualidad y otras por puro negocio. Entre estas últimas estaban los Kinahan irlandeses,el mayor cartel de la droga de las islas británicas y cuyos líderes encontraron un buen refugio en las costas andaluzas. También rusos, franceses, holandeses o suecos se asentaron en la Península. Algunos se fijaron en el sur de Europa en busca del apreciado hachís marroquí, aunque pronto se percataron de que la droga sudamericana les pasaba ante sus narices y apostaron fuerte para tomar su parte del pastel.
Punto de encuentro del crimen organizad
“Son auténticas cooperativas. Están establecidos en la zona de la Costa del Sol, claramente afincados allí, y tienen una gran capacidad de organización”, describe Macarena Arroyo, fiscal en el Campo de Gibraltar, y a cargo de la Operación Faukas –la parte española de la Operación Dessert Light coordinada por Europol–, que sirvió para acreditar que los grandes cárteles europeos mantienen oficinas estables en España, por ser la puerta de entrada de toda clase de drogas, y en Dubái, por ser el mejor lugar para refugiarse y para blanquear. “Si necesitan un proveedor, lo buscan; si necesitan un transportista, lo buscan; tienen una capacidad increíble para conseguir sus objetivos. Son cárteles que se están constituyendo como sucedió en su momento en Colombia y que ahora están creciendo con fuerza en Europa. Disponen de embarcaciones, teléfonos encriptados, dispositivos de localización…, tienen medios más potentes que las fuerzas de seguridad”, advierte la fiscal.
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Por su labor como periodista de investigación, Víctor Méndez Sanguos ha recibido los premios:
Nécora de Oro de la Fundación Galega Contra o Narcotráfico
Premio Policía Nacional de Periodismo
NARCODIARIO est le principal journal d’information sur le trafic de drogue en espagnol et son fondateur, c’est Víctor Méndez Sanguos, journaliste spécialisé, auteur de deux livres sur le trafic de drogue. Il est pleinement impliqué dans les enquêtes journalistiques liées au trafic de drogue au niveau international depuis 15 ans. Son objectif est que Narcodiario se consolide comme la référence de toute actualité sur le trafic de drogue.
NARCODIARIO vous dit TOUT (ou presque), en temps réel.
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Trés surpris que Víctor Méndez Sanguos que j’ai rencontré longuement à Bayonne en France n’est pas jugé intéressant de parler des années 90. Il est vrai que mon discours n’a jamais été obséquieux jusqu’à encenser les services officiels et qu’AVISEUR INTERNATIONAL n’est pas un blog à la gloire des services antistups.
Un peu des années 1990…
Les « historiens » du DEA avaient déja refait l’histoire de cette opération à laquelle a participé la DNRED par l’infiltration de NS 55!
Aujourd’hui, la DEA a fait encore plus fort… Cette opération a disparu des écrans du DEA.
C’est une enquête menée sur plus de 40 médias dans plus de 20 pays d’Amérique et d’Europe, dont Narcodiario, basée sur une fuite sans précédent, révèle comment la carte mondiale du crime organisé est en train de se modifier.
LOS ANGELES – A San Fernando Valley man was sentenced today to 144 months in federal prison for illegally selling firearms – including dozens of so-called “ghost guns” – and also selling pound quantities of methamphetamine. Julio Ernesto Lopez-Menendez, 27, of Reseda, was sentenced by United States District Judge André…
BEAUMONT, Texas – A Lufkin man has been sentenced to federal prison for trafficking drugs in the Eastern District of Texas, announced Drug Enforcement Administration (DEA) Special Agent in Charge Daniel C. Comeaux of the Houston Division and U.S. Attorney Damien M. Diggs. Daniel Lopez, 38, pleaded guilty to conspiracy…
MEDFORD, Ore.—The U.S. Attorney’s Office for the District of Oregon announced today that three southern Oregon drug traffickers, including the head of a Klamath Falls, Oregon, drug trafficking organization, have pleaded guilty in federal court following investigations by the U.S. Drug Enforcement Administration’s (DEA) Medford resident office. Juan Jessie Martinez-Gil…
LAREDO, Texas – Three Laredo residents have been sentenced for their roles in a conspiracy to distribute cocaine and launder money, announced Drug Enforcement Administration (DEA) Special Agent in Charge Daniel C. Comeaux of the Houston Division and U.S. Attorney Alamdar S. Hamdani. Cesar Mendiola, 57, Rafael Rodriguez, 63, and…
CORPUS CHRISTI, Texas – Two men have pleaded guilty to conspiring to traffic cocaine across the border, announced Drug Enforcement Administration (DEA) Special Agent in Charge Daniel C. Comeaux of the Houston Division and U.S. Attorney Alamdar S. Hamdani. Mikeal Jovany Phillips, 35, Huffman, and Juan Andres Rodriguez-Murillo, 31, Mexico…
KANSAS CITY, Mo. – A St. Joseph, Mo., man was sentenced in federal court today for his role in a conspiracy to distribute heroin and for illegally possessing firearms. Franklin T. Hicks Jr., also known as “Frankie,” 43, was sentenced by U.S. District Judge Greg Kays to 10 years and…
Brighton, CO — Today, the DEA Rocky Mountain Field Division joined Colorado’s 17th Judicial District Attorney Brian Mason, the Drug Trafficking Unit of the Adams County DA’s Office, and the North Metro Task Force to announce grand jury indictments against nine people accused of funneling fentanyl, methamphetamine, and cocaine into…
C’est Emmanuel Fansten qui nous rapporte et c’est à lire dans Libération qu’aujourd’hui s’ouvre à Paris le premier procès emblématique des dérives de la lutte antidrogue.
« L’ex-numéro 3 de l’Office des stups (Ocrtis, devenu Ofast) et actuel patron adjoint de la PJ de Bordeaux, Stéphane Lapeyre, va être jugé à Paris à partir du lundi 30 octobre pour «complicité de trafic de drogue» aux côtés de huit autres prévenus, dont son ancien subordonné Jocelyn Berret.«
Le point de vue de Marc Fievet
Ce n’est pas à mon avis le premier procès de ce type. Nos éminents « dalloziens », puisqu’aucun procureur n’aura pu classer verticalement ce dossier, vont s’employer à disséquer ces faits qui amènent ces fonctionnaires devant eux.
Espérons que le magistrat Christian De Rocquigny, adjoint à Stéphanie Cherbonnier, la cheffe de l’OFAST, viendra éclairer les magistrats chargés de juger ces fonctionnaires, sur les réalités du terrain, qu’il ne peut ignorer aujourd’hui.
Certes l’utilisation du parapluie, de l’ombrelle voire du parasol est devenue une priorité absolue aujourd’hui pour les fonctionnaires, qu’ils soient de l’OFAST direct, du 36, de la DNRED et des militaires de la Gendarmerie, puisque toutes les « hautes hiérarchies », toujours exigeantes pour l’obtention de résultats destinés à satisfaire des ministres plus ou moins belliqueux , savent toujours se déresponsabiliser sans élégance et sans honneur.
Les policiers du SAPS ont saisi 228 blocs de cocaïne à la suite d’une opération de renseignement au port commercial de Dube, au sein de l’aéroport international King Shaka.
Vendredi après-midi, un conteneur a été suivi jusqu’au port commercial de Dube, dans lequel 228 blocs de cocaïne ont été saisis. La cocaïne a été retrouvée dissimulée dans des caisses de viande et déguisée comme telle. », a indiqué le SAPS.
Craig McKenzie, 41, conspired to supply heroin, cocaine and cannabis from the Netherlands, Spain and North America. He was a well-known offender in the North West of England.
Craig McKenzie, 41 ans, a œuvré pour fournir de l’héroïne, de la cocaïne et du cannabis en provenance des Pays-Bas, d’Espagne et d’Amérique du Nord. C’était un narco bien connu dans le nord-ouest de l’Angleterre.
McKenzie faisait appel à des courtiers pour livrer ses clients basés principalement à Liverpool et Manchester, mais aussi au Pays de Galles et à Londres.
Operation Venetic: ‘Teflon’ drugs boss with £250k watch is jailed for 20 years
A drugs boss who had a £250,000 watch has been sentenced to 20 years in prison after a National Crime Agency investigation.
McKenzie, of Hatchmere Close, Cheadle Hulme, Greater Manchester, used runners to move his drugs to customers who were mainly based in Liverpool and Manchester but were also as far afield as Wales and London.
Evidence suggested he sent money from his drugs sales to notorious offenders in Spain and the United Arab Emirates through money laundering channels.
McKenzie, who was jailed today (Mon 23 Oct) at Manchester Crown Court after being convicted by a jury, enjoyed a flashy lifestyle which to outward appearances he had earned through his property business ‘Teflon Holdings’.
Despite only have a declared income of around £33,000 in 2021, he wore the £250,000 Richard Mille RM11-03 rose gold titanium watch, drove a brand new BMW X5 and a VW Tiguan R-Line. When NCA officers raided his house they also found £128,000 worth of designer goods and clothing and £33,000 in cash.
Proceeds of Crimes Act proceedings have begun against him and £1.5m of assets have been restrained.
McKenzie was arrested in February 2022 by NCA officers investigating high-end drug dealing conducted through the EncroChat encrypted communications platform.
The EncroChat platform was taken down in 2020 and Operation Venetic, the UK law enforcement response led by the NCA was launched.
Investigators waded through 11,043 messages between McKenzie’s ‘Manlydesert’ handle and his conspirators going from March 2020 to June 2020.
They showed that McKenzie – who was acquitted of murder in December 2011 – had established close ties with prolific, wanted, international criminals and these relationships bought him access to other criminal conspiracies unfolding in the UK and overseas.
McKenzie was convicted of conspiring to supply 45kg of cocaine and 14kg of heroin with a joint street value of £5m, and 90kg of cannabis with a street value of £900,000.
During the three-month period in 2020, McKenzie also laundered approximately £400,000.
He has 18 separate convictions from 26 offences starting in 1996 when he was convicted of robbery at age 13.
He was accused of murdering Amran Khan, aged 29, over a heroin debt in 2009 but was cleared after telling the jury he had nothing to do with drugs and was a car dealer. Two co-accused were convicted of the murder.
Dean Wallbank, NCA senior investigating officer, said: “Craig McKenzie was under the belief that he was untouchable and was arrogant to the point that he called one of his cover businesses Teflon Holdings as he believed that none of his crimes would stick to him.
“My officers built an overwhelming case that showed McKenzie was a commercial-scale drugs boss who had international criminal contacts and who used his business as cover.
“Operation Venetic is the UK’s deepest and broadest penetration of serious and organised crime ever and has led to the convictions of offenders like McKenzie who had previously gone under the radar.
“The NCA will continue to do all we can at home and abroad to tackle criminals who supply Class A drugs and bring huge harm to our communities.”
23 October 2023
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Et dans NARCODIARIO
Un capo de la droga que tenía un reloj de 250.000 libras esterlinas ha sido condenado a 20 años de prisión tras una investigación de la Agencia Nacional contra el Crimen (NCA, por sus siglas en inglés) propiciada por la desencriptación de la aplicación Encrochat.
Craig McKenzie, de 41 años, conspiró para suministrar heroína, cocaína y cannabis desde Holanda, España y América del Norte. Era un delincuente muy conocido en el noroeste de Inglaterra. McKenzie utilizaba corredores para llevar sus drogas a clientes que tenían su base principalmente en Liverpool y Manchester, pero que también se encontraban en lugares tan lejanos como Gales y Londres.
La evidencia también sugiere que envió dinero de sus ventas de drogas a delincuentes notorios en España y los Emiratos Árabes Unidos a través de canales de lavado de dinero.
McKenzie, que fue encarcelado este lunes, 23 de octubre, en el Tribunal de la Corona de Manchester, después de ser declarado culpable por un jurado, disfrutaba de un estilo de vida llamativo que, según las apariencias, se había ganado a través de su negocio inmobiliario ‘Teflon Holdings’.
C’est NARCODIARIO qui nous rapporte que ce mardi, des policiers d’Anvers ont démantelé un commando lourdement armé qui, à bord d’une camionnette, s’apprêtait à voler une cargaison de cocaïne qui venait d’être saisie dans l’installation portuaire belge.
Sept personnes de nationalité néerlandaise ont été arrêtées, équipées des armes nécessaires pour mener l’assaut. Informés, les policiers ont réussi à les arrêter lors d’une opération spectaculaire qui s’est déroulée en plein jour.
La NCA a ouvert une enquête sur leurs activités criminelles via leur utilisation du service de messagerie cryptée Encrochat en 2020.
Danyal Aziz, 29 ans, de Stechford, et Michael Earp, 32 ans, de Shard End, faisaient partie d’un gang criminel organisé qui fournissait de la cocaïne et de l’héroïne, tant localement qu’à travers le Royaume-Uni.
Aziz et Earp pensaient que leurs messages ne pouvaient pas être suivis, mais ont été identifiés par des agents de la NCA après que la plateforme a été supprimée par des partenaires policiers internationaux.
Danyal Aziz ; Michael Earp ; Nicole Rhône
Ils ont caché une mitraillette Skorpion au domicile de la cousine d’Earp, Nicole Rhone, 29 ans, à Bordesley.
Les enquêteurs ont minutieusement examiné plus de 22 000 messages envoyés vers et depuis Aziz et Earp pour attribuer leurs « identifiants ».
Aziz, utilisant le pseudo « Lushmace », et Earp, utilisant le pseudo « Kneetown », ont envoyé et reçu des images de balles compatibles avec l’arme Skorpion. Dans un message, Aziz parle d’avoir utilisé une arme à feu contre un client qui lui devait de l’argent. Il a déclaré : « J’ai reçu 50 bonbons [balles] sur moi et j’ai attaché [un pistolet] près de mon jardin, j’ai envie de faire une folie en ce moment ». Dans d’autres, il a fait allusion au montant d’argent qu’il gagnait grâce à son opération criminelle et a envoyé des messages à ses associés criminels pour qu’ils achètent autant de kilos de cocaïne qu’il le pouvait en prévision de la hausse des prix pendant les restrictions de verrouillage de Covid.
Earp était contrôlé par Aziz, qui l’envoyait dans divers endroits du Royaume-Uni pour récupérer ou déposer de la drogue, les trier en vue de leur distribution et effectuer des contrôles de stock de leurs produits illégaux. Earp avait une cachette secrète dans sa voiture derrière la radio où de la drogue était stockée pendant ses voyages. Le couple a loué un appartement séparé à Birmingham, qu’ils ont utilisé uniquement pour stocker la drogue afin de pouvoir prendre leurs distances. La maison de Rhone servait également de lieu de stockage pour le gang, où elle cachait le Skorpion sous son lit. L’arme était chargée d’un chargeur et de balles compatibles et d’autres munitions ont été trouvées dans une armoire d’une chambre d’enfant.
Aziz, Earp et Rhone ont été arrêtés par la NCA entre mai et juillet 2020. Ils ont été reconnus coupables d’infractions en matière de drogue et d’armes à feu le 1er juin après un procès de six semaines à la Crown Court de Birmingham. Ils ont été condamnés aujourd’hui par le même tribunal. Aziz a été condamné à 33 ans d’emprisonnement, Earp à 26 ans d’emprisonnement et Rhone à cinq ans d’emprisonnement. Le commandant de la branche de la NCA, Mick Pope, a déclaré : « Ces personnes constituaient un dangereux groupe du crime organisé, fortement impliqué dans l’importation et la vente de drogues de classe A à Birmingham et dans tout le Royaume-Uni. « Aziz était un acteur majeur, orchestrant le mouvement de plus de 40 kilos d’héroïne et 52 kilos de cocaïne en seulement trois mois. Ces drogues constituent une menace corrosive, générant d’énormes revenus pour les criminels qui ne se soucient pas des ravages qu’elles provoquent. « Notre enquête a également retiré une mitraillette mortelle et fonctionnelle des mains de ce groupe, qui travaillait activement à acquérir davantage d’armes pour effrayer et intimider leurs clients et leurs concurrents. « La NCA s’engage à protéger le public et continuera de poursuivre les criminels organisés violents qui font le commerce de drogues illégales et d’armes à feu. » Kelly Matthews, chef de l’unité du CPS, a déclaré : « La condamnation d’aujourd’hui marque la fin d’une affaire qui a vu le chef d’un groupe du crime organisé emprisonné pendant 33 ans. « Croyant à tort qu’ils étaient protégés grâce à l’utilisation de messages cryptés, le gang a organisé l’envoi de grandes quantités de drogues de classe A dans nos rues. « Ils avaient également accès à une mitraillette mortelle qui, si elle avait été utilisée, aurait pu avoir des conséquences potentiellement terribles pour des citoyens innocents. « La durée de la peine prononcée aujourd’hui reflète la gravité de ces crimes et les dégâts potentiels que les drogues et les armes peuvent causer dans nos communautés. « Cette affaire est un excellent exemple de la collaboration du CPS et de la NCA pour traduire en justice un groupe de dangereux criminels. »
C’est Kurdistan 24 qui rapporte que les envoyés turcs et iraniens à Erbil ont prononcé dimanche un discours lors de la conférence du gouvernement régional du Kurdistan (GRK)
The Turkish consul general, Mehmet Mevlut Yakut (left) and the Iranian consul general, Nasrollah Rashnoudi, Oct. 15, 2023 (Photo: Kurdistan 24)
Les consuls généraux turc et iranien ont souligné la volonté de leur pays d’aider les Kurdes à lutter contre l’épidémie de stupéfiants qui sévit actuellement dans la région. Mehmet Mevlut Yakut, consul général de Turquie à Erbil, a appelé à des efforts intensifiés entre le GRK, la Turquie et l’Irak pour lutter contre le trafic de drogue. Yakut a ajouté que le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) s’est engagé dans la contrebande et le trafic d’opioïdes de contrebande
Mehmet Mevlut Yakut, consul général de Turquie à Erbil, a appelé à des efforts intensifiés entre le gouvernement régional du Kurdistan, la Turquie et l’Irak pour lutter contre le trafic de drogue. Il a également révélé que des membres du PKK étaient régulièrement arrêtés pour trafic de drogue en Turquie.
« Les forces de l’ordre turques ont saisi près de deux millions de comprimés de Captagon, plus de quatre millions de comprimés d’ecstasy, 13 tonnes de méthamphétamines et 11 kg d’autres amphétamines au cours des huit premiers mois de cette année », a ajouté Yakut.
Nasrollah Rashnoudi, consul général d’Iran à Erbil, a souligné que l’Iran avait toujours démontré sa volonté de coordonner et d’aider les pays de la région dans leurs efforts pour lutter contre l’épidémie d’opioïdes dans la région dans son ensemble. Rashnoudi a également souligné que les passeurs ciblent souvent les jeunes et que « nous devons les combattre par tous les moyens possibles ».
Par ailleurs, le ministre du Travail et des Affaires sociales du GRK, Kwestan Mohammed, a révélé qu’en 2023, « 5 283 personnes ont été condamnées jusqu’à présent, dont 1 970 pour usage et trafic de drogue, dont 74 femmes et 1 230 hommes. « , 480 sont des trafiquants et 617 sont des toxicomanes. »
Le Premier ministre de la région du Kurdistan, Masrour Barzani, qui a également prononcé un discours lors de la conférence, a appelé la communauté internationale à formuler une stratégie commune avec son gouvernement pour lutter contre la menace croissante des stupéfiants dans la région kurde d’Irak.
À l’heure où certains experts pointent du doigt l’échec des politiques de répression et où plusieurs pays prennent une approche radicalement différente en choisissant la voie de la dépénalisation, la législation française en matière d’usage et de détention de cannabis fait toujours partie des plus répressives d’Europe. Comme le montre notre carte, si aucun pays européen n’a pour le moment officiellement légalisé le cannabis récréatif, certains, comme l’Espagne et les Pays-Bas, tolèrent ou encadrent sa consommation.
D’autres l’ont décriminalisé, comme le Portugal, l’Italie, la Belgique, la Suisse ou encore la République tchèque, où l’usage et la détention de petites quantités à des fins personnelles ne constitue pas un délit (mais peut dans certains cas toujours être passible d’une amende).
La légalisation du cannabis est un sujet de plus en plus universel, de plus en plus de pays attrapant la « vague verte », modifiant les lois et créant des réglementations spécifiques pour permettre l’utilisation de la plante. Nous avons fait un voyage virtuel dans le monde de la légalisation du cannabis, pour comprendre où en sont les pays dans leur relation avec cette plante millénaire.
L’Europe sur la crête de la vague verte
En Europe, où 27 pays ont déjà légalisé l’usage médical, seul Malte a effectivement admis l’usage récréatif, fin 2021. A Malte, il est possible de transporter jusqu’à 7g de fleurs de cannabis et l’auto-culture est autorisé jusqu’à 4 plantes par logement. Il est également permis de créer des associations, qui peuvent cultiver du cannabis pour le distribuer à ses membres jusqu’à un maximum de 7g par jour et 50g par mois.
Il y a aussi deux pays qui ont annoncé des projets pilotes pour la légalisation de l’usage personnel, la Suisse et le Luxembourg.
Dans de nombreux autres pays, l’usage personnel, bien qu’illégal, finit par être pratiquement dépénalisé, certaines lois étant plus ouvertes que d’autres
En Hollande, mondialement connue pour ses cafés, et en Espagne, également célèbre pour ses Clubs Sociaux et Associations et pour l’autorisation d’auto-cultiver jusqu’à 2 plantes pour sa propre consommation, la législation n’est pas claire, existant une sorte de zone grise ou de désobéissance civile généralisée.
Bien que l’utilisation personnelle en Espagne soit apparemment autorisée, la vérité est que nos frères contiennent un énorme paradoxe : l’Espagne est le pays d’Europe qui pénalise le plus la consommation, avec environ 43 % des sanctions appliquées à travers l’Europe liées au cannabis. Quant à l’usage médical, il était considéré comme « illégal » et les médecins n’étaient pas autorisés à prescrire du cannabis. Cependant, la loi sur le cannabis médical a été récemment approuvée et on s’attend à ce que d’ici la fin de l’année, des produits à usage médical commencent à apparaître dans les pharmacies.
L’un des pays qui a attiré beaucoup d’attention sur la question de la légalisation de l’usage personnel est l’Allemagne, où la coalition gouvernementale actuelle s’est engagée à légaliser l’usage des adultes. L’un des plus grands doutes, cependant, réside dans le moment où cela se produira réellement. Certains pointent vers 2023/2024, d’autres prolongent cet événement jusqu’en 2026. Ce que la plupart pensent, cependant, c’est qu’avec la légalisation complète en Allemagne, l’effet domino dans le reste de l’Europe sera inévitable.
Au Royaume-Uni, où le cannabis à des fins médicales est réglementé depuis 2018, on parle également de la possibilité de légaliser l’usage personnel, mais toujours sans avancées concrètes majeures.
En France, le pays qui aurait le plus de consommateurs par habitant, il existe une politique très stricte concernant l’usage personnel et, malgré la légalisation de l’usage médical en 2013, l’accès est également assez restreint. En mars 2021, un programme d’essai de 2 ans a été lancé, offrant des traitements gratuits à base de cannabis à un groupe de 3 XNUMX patients. Récemment, un groupe de sénateurs français s’est engagé sur la proposition de créer une loi pour la légalisation totale du cannabis dans le pays.
L’Italie, où l’usage médical est légal depuis 2013, essaie également activement de changer ses politiques concernant le cannabis, les discussions sur la légalisation ayant récemment été relancées avec la proposition la plus récente qui a été présentée, qui comprend l’auto-culture jusqu’à 4 plantes. .
En terminant notre voyage au Portugal, qui est devenu en 2001 le premier pays au monde à décriminaliser non seulement le cannabis mais aussi d’autres drogues, nous trouvons un gros point d’interrogation. En 2018, le Portugal a légalisé l’usage médical, bien que l’accès soit encore très restreint, tant en termes de produits disponibles qu’en termes de pathologies pour lesquelles le cannabis peut être prescrit.
En ce qui concerne l’utilisation personnelle, en juin, un nouveau projet de loi a été soumis par le Bloco de Esquerda pour légalisation, qui devrait être voté à l’Assemblée de la République au cours du mois de septembre. Bien qu’il soit impossible de prédire un résultat, en regardant les dernières propositions qui ont été présentées et qui ont réussi à être discutées dans la spécialité, beaucoup pensent que la légalisation se rapproche de plus en plus.
Ainsi s’achève notre petit tour du monde de la légalisation du cannabis qui, enfin, dans les années 20 du 21 ème siècle, laisse derrière elle une histoire de décennies de prohibition et de désinformation. Alors que de plus en plus de pays à travers le monde légalisent l’usage médical et récréatif du cannabis, la stigmatisation est brisée, les préjugés sont clarifiés et l’une des plantes les plus anciennes de la planète est libérée.
Les politiques nationales sur le cannabis et les défis réglementaires deviennent de plus en plus complexes
Plantes de cannabis
Les politiques et les réponses réglementaires au cannabis sont de plus en plus confrontées aux nouveaux défis posés par les nouvelles formes et utilisations de cette substance. Les développements dans ce domaine semblent être influencés en partie par la création de marchés de cannabis récréatif dans les Amériques et en partie par un intérêt commercial accru pour le développement de produits de consommation contenant des extraits de la plante de cannabis. La portée des politiques nationales en matière de cannabis en Europe s’élargit progressivement et englobe désormais, outre le contrôle du cannabis illicite, la réglementation de certaines formes de cannabis à des fins thérapeutiques et l’émergence de produits commerciaux contenant des dérivés de la plante de cannabis
Des données de référence sont nécessaires pour évaluer l’impact d’éventuels changements dans la réglementation du cannabis
Certains États membres de l’UE modifient également leur approche politique en matière de consommation récréative de cannabis. En décembre 2021, Malte a légiféré sur la culture à domicile et la consommation de cannabis en privé, aux côtés de clubs de culture communautaires à but non lucratif, à des fins récréatives. L’Allemagne envisage d’autoriser la culture à domicile et les clubs à but non lucratif, et le Luxembourg envisage d’autoriser la culture à domicile ; les deux pays s’attendent à ce qu’un système de vente soit développé ultérieurement. Les Pays-Bas testent un modèle de chaîne d’approvisionnement fermée en cannabis pour les coffeeshops, et la Tchéquie a également annoncé son intention de mettre en place un système de distribution réglementé et taxé. En outre, la Suisse, pays tiers, a commencé à autoriser des essais pilotes de systèmes de vente ou d’autres systèmes de distribution pour des résidents spécifiques de certaines villes. Quelle que soit la nature de tout changement de politique dans ce domaine, une évaluation de son impact dépendra de l’existence de bonnes données de référence pour fournir une base pour un suivi et une évaluation continus.
Comprendre les implications pour la santé publique de la grande disponibilité et de l’utilisation des produits à base de cannabis
Le cannabis reste la substance illicite la plus couramment consommée et, en 2021, les quantités de résine de cannabis et d’herbe de cannabis saisies ont atteint leur plus haut niveau depuis une décennie, ce qui indique la forte disponibilité continue de cette drogue. Dans l’ensemble, l’analyse de cette année conclut qu’il est nécessaire de mieux comprendre les problèmes rencontrés par les consommateurs de cannabis ainsi que les voies d’orientation et les options de traitement existantes. Le cannabis serait responsable d’une part importante des nouvelles admissions pour traitement de toxicomanie en Europe, mais la situation semble assez hétérogène entre les pays, tant en termes de situation actuelle que de pratiques de reporting. Une étude récente de l’EMCDDA a observé une disponibilité accrue de traitements psychosociaux, tels que les thérapies cognitivo-comportementales, pour les personnes confrontées à des problèmes de consommation de cannabis, mais dans l’ensemble, il reste nécessaire de mieux comprendre dans quelle mesure les consommateurs de cannabis recherchent de l’aide pour leurs problèmes et quels types de services sont susceptibles d’être appropriés pour répondre aux besoins dans ce domaine.
Diversification et falsification
Il existe également une diversité croissante de produits à base de cannabis disponibles en Europe. Il s’agit notamment d’extraits et de produits comestibles très puissants, qui ont été associés à des présentations de toxicité aiguë dans les services d’urgence des hôpitaux. En 2021, il y a eu une augmentation globale des rapports faisant état de matières végétales contenant du THC ou d’autres cannabinoïdes naturels aux côtés de cannabinoïdes synthétiques. Cela a alimenté les inquiétudes selon lesquelles les produits à base de cannabis, généralement à faible teneur en THC, seraient frelatés avec de puissants cannabinoïdes synthétiques, soulignant l’importance de l’analyse toxicologique pour détecter ces substances. Les matières végétales frelatées peuvent ressembler à du cannabis naturel et peuvent donc être vendues à tort comme du cannabis à des consommateurs sans méfiance. Certains cannabinoïdes synthétiques sont extrêmement puissants et ont été associés à des surdoses mortelles et non mortelles. Les produits comestibles au cannabis sont des produits alimentaires, généralement des « bonbons » infusés avec de l’extrait de cannabis, qui sont de plus en plus disponibles sur le marché européen illicite depuis 2021. Ces produits présentent des risques en raison de leur teneur en THC et de la possibilité qu’ils puissent être confondus avec des produits commerciaux légitimes. surtout par les enfants. Certains de ces produits comestibles sont disponibles dans des emballages qui ressemblent à des produits commerciaux et certains échantillons contiennent également des cannabinoïdes synthétiques, augmentant encore les problèmes de santé dans ce domaine.
HHC – le premier cannabinoïde semi-synthétique apparaît sur le marché européen des drogues illicites
Distributeur automatique vendant des produits HHC
La diversité sur le marché du cannabis s’est encore accrue en mai 2022, lorsque le premier cannabinoïde semi-synthétique, l’hexahydrocannabinol (HHC), a été identifié comme étant disponible en Europe. Le HHC est chimiquement similaire au delta-9-tétrahydrocannabinol (delta-9-THC), la principale substance psychoactive du cannabis, et il semble avoir des effets globalement similaires. Cependant, ni la pharmacologie ni la toxicologie du HHC chez l’homme n’ont été étudiées en détail. En 2022, le HHC a été identifié dans les deux tiers des États membres de l’UE et a été commercialisé dans certains États membres de l’UE et vendu comme alternative « légale » au cannabis. Le HHC peut être pulvérisé ou mélangé à de l’herbe de cannabis à faible teneur en THC, dont l’apparence et l’odeur peuvent ressembler à celles du cannabis illicite. Il est également apparu dans les vapes et les produits alimentaires. On pense que le HHC est synthétisé à partir du cannabidiol (CBD), lui-même extrait du cannabis (chanvre) à faible teneur en THC. Depuis son émergence, d’autres cannabinoïdes semi-synthétiques ont également été détectés, suggérant un intérêt commercial dans ce domaine. La nouveauté de ces formes de cannabis et le manque de preuves empiriques signifient qu’il existe une incertitude considérable quant à l’impact possible de ces substances sur la santé humaine.
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En France, la place Beauvau continue sa guerre à outrance contre les fumeurs de haschich et consommateur d’autres produits stupéfiants en les criminalisant.
Le narcotrafic, et tout ce qui en découle, ne semble pas être pris au sérieux par nos décideurs politiques qui continuent à laisser les régaliennes affectées à cette tâche, et ses différentes hiérarchies, faire « joujou » avec les moyens mis à leurs dispositions pour surtout dérouler des plans de carrière qui trop souvent vont privilégier des réussites personnelles à l’atteinte de résultats probants dans la lutte contre la drogue.