Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
Un Britannique recherché pour des infractions présumées en matière de drogue a été arrêté sur la Costa Blanca, en Espagne, en vertu d’un mandat d’arrêt international.
Le fugitif de 35 ans a été arrêté dans la station balnéaire de Javea et son domicile a été perquisitionné dans le cadre d’une opération de l’UCO de la Guardia Civil avec la NCA (National Crime Agency).
La police espagnole a déclaré aujourd’hui qu’il avait été « directement lié » à l’importation en Grande-Bretagne de grandes quantités de cocaïne, d’héroïne et d’ecstasy ainsi qu’au blanchiment d’argent. Il aurait été identifié après une analyse des messages diffusés sur le réseau de communication crypté Encrochat.
C’est le journal La Croix qui nous rappelle qu’aujourd’hui dimanche 15 octobre, c’est le deuxième tour de l’élection présidentielle avec comme sujet important la prospérité et la violence de Guayaquil.
Guayaquil, la principale porte de sortie de la cocaïne produite dans les pays voisins
Ce port du Pacifique ne parvient pas à endiguer la vague de violence qui submerge ses quartiers populaires.
La cité est aujourd’hui le symbole d’un pays devenu en l’espace de quatre ans l’un des États les plus dangereux de la région.
C’est donc la candidate du Correismo Luisa González et le jeune homme d’affaires Daniel Noboa qui se disputeront la présidence de l’Équateur.
C’est NL News qui nous informe que les douaniers bataves ont découvert mercredi soir 1.289 colis contenant au total 392 kilos de cocaïne dans le port de Rotterdam lors d’un contrôle régulier.
La coke était cachée dans un conteneur contenant des caisses de bananes. Le conteneur provenait de la République Dominicaine et était destiné à une entreprise de Hollande méridionale qui semble n’avoir aucun lien avec ce type d’activités
Les douaniers et la police portuaire ont également intercepté 81 kilos de cocaïne le samedi 7 octobre. Un homme de 21 ans de Krimpen aan den IJssel et un homme de 23 ans de Rotterdam ont été arrêtés. dans le Waalhaven.
Des Policiers des commissariats d’Algésiras, Cadix et de La Línea de la Concepción ont réussi à démanteler une organisation de narcos capables de maîtriser toutes les étapes du trafic de haschisch, depuis l’acquisition des bateaux rapides dans les chantiers navals du Portugal, jusqu’au franchissement du détroit et à la distribution ultérieure, tant en Espagne que dans d’autres pays européens.
L’opération a donné lieu à de nombreuses perquisitions dans plusieurs provinces, outre Cadix, notamment à Barcelone et Séville, et douze personnes ont été détenues, et quatre ont été incarcérées.
263 kilos de haschisch ont été saisis dans un camion près de Burgos qui se dirigeait vers le nord protégé par un véhicule ouvrant la route… et 82 kilos de cocaïne.
Les organisations criminelles sont deja installées en France et à Monaco depuis des décennies.
C’est dans Le Parisien que l’on apprend que la police judiciaire a mis au jour une vaste organisation criminelle originaire des Balkans, implantée entre le sud de la France et Monaco, se livrant à divers trafics et à du blanchiment d’argent sale.
Onze suspects ont été mis en examen à Paris lundi soir, dont une policière spécialisée dans la lutte contre la criminalité financière.
C’est une crainte récurrente des autorités : voir la France devenir un pays gangrené par des groupes mafieux transnationaux, susceptibles d’acheter des fonctionnaires véreux et de s’infiltrer dans l’économie française pour blanchir l’argent généré par leurs crimes. L’opération d’ampleur qui vient d’être menée par la police judiciaire française confirme que cette inquiétude peut recouper des réalités.
Efectivos de la Aduana de Estados Unidos (CBP, por sus siglas en inglés) intervinieron en las últimas horas un espectacular alijo de cocaína que llegaba al país en el suelo de un camión procedente de México.
La police d’Équateur a saisi ce jeudi dans une méga-opération près de 13.600 kilos de cocaïne, à destination de l’Amérique centrale, des États-Unis et de l’Europe, ont rapporté les autorités.
Cette organisation était composée d’Équatoriens, de Colombiens et de Vénézuéliens, responsables de la collecte, de la distribution et de la commercialisation de la coke en provenance de Colombie.
Les cargaisons traversent habituellement le Pacifique sur des navires partant des provinces de Manabí (sud-ouest) et d’Esmeraldas (nord-ouest et frontière avec la Colombie) préalablement placées dans des conteneurs.
Les cartels au Mexique sont l’un des plus grands employeurs du pays, selon une étude récente. Carlos Matienzo, analyste et consultant en sécurité, trafic de drogue et risque politique, affirme que les actions de l’État favoriseraient ce recrutement.
Une étude du magazine ‘Science’ estime que les groupes criminels organisés du pays comptent entre 160 000 et 185 000 Mexicains dans leurs rangs, avec une moyenne de 350 à 370 personnes recrutées par semaine.
L’opposition a qualifié la situation de « défaite » pour la politique du président Andrés Manuel López Obrador et de son parti Morena.
Au risque de voir la situation dégénérer comme aux États-Unis, avec la crise des opioïdes, en êtes-vous consciente madame Stéphanie Cherbonnier ?
C’est Le Monde qui revient sur la problématique majeure pour faire face à des trafics se régénérant sans cesse, policiers et magistrats spécialisés convoquent à l’envi le mythe de Sisyphe * poussant indéfiniment son rocher ; ou parlent de « l’océan vidé à la petite cuillère » lorsque, pour quelques barrettes de shit saisies et une poignée de « choufs » interpellés, ni la marchandise ni le personnel ne manquera le lendemain.
Quant aux tribunaux, ils sont ’embolisés’ par les comparutions des « petites mains ».
Mais quelle satisfaction de remplir des cases pour éditer des camemberts sur la productivité !
Constat est fait de l’échec de ce combat, générant des résultats ayant eu l’effet inverse de celui recherché…officiellement! Il est grand temps de se poser sérieusement la question sur cette politique aberrante menée depuis tant d’années et validée par tout ce que nous comptons en France de Magistrats, Hauts Fonctionnaires, Policiers, Gendarmes, Inspecteurs des finances, énarques sans oublier les douaniers (Enfin quand je dis douaniers, je parle des douaniers qui désormais portent l’uniforme mais qui n’en sont pas! Suivez mon regard à la DG!)
Sont-ils bornés à ce point, ou ce secteur de poursuites insensées assureraient-ils la « croûte » à toute une catégorie de régaliens ? Chiffrons le coût financier de toutes ces actions belliqueuses et nous pourrions dégager un budget considérable pour une autre forme de lutte !
Aujourd’hui, Il est certain que les objectifs s’atteignent toujours aisément bien que les maux générés arrivent toujours plus sérieusement !
Du courage, que diable et d’envisager une autre lutte que cette dernière « bataille de Darmaningrad » lancée par la place Beauvau, encore émerveillée de tant de pugnacité de son locataire actuel Gérald Darmanin ne serait pas déshonorant !
* Sisyphe est surtout connu pour son châtiment, consistant à pousser une pierre au sommet d’une montagne, d’où elle finit toujours par retomber.
« Plus de soixante-dix victimes liées au trafic de drogue ont déjà été recensées par le ministère de l’Intérieur depuis début 2023 », affirment ces élus, parmi lesquels Martine Aubry, Christian Estrosi et Benoît Payan.
Un collectif d’une cinquantaine d’élus, dont la maire de Lille, Martine Aubry, le maire de Nice, Christian Estrosi, et le maire de Marseille, Benoît Payan, appellent à « un plan national et européen » contre le trafic de drogue, dans une tribune publiée jeudi 21 septembre dans Le Monde. « Il n’y a pas un mois au cours duquel l’actualité n’est pas rythmée par des faits divers sur fond de trafic de stupéfiants », soulignent les élus, réunis au sein de l’association France urbaine.
« Ce fléau n’est plus spécifique à certaines grandes villes », écrivent-ils, affirmant que « plus de 70 victimes liées au trafic de drogue ont déjà été recensées par le ministère de l’Intérieur depuis début 2023 ». Les élus proposent cinq mesures pour lutter contre le trafic de stupéfiants, pour des « plans nationaux et locaux (…) plus concrets et plus efficaces ». Ils appellent ainsi à « lancer un véritable plan national et européen », « généraliser les enquêtes sur le patrimoine et s’attaquer pleinement au portefeuille des trafiquants », mais aussi à « accompagner davantage les collectivités et généraliser les expérimentations ».
Le collectif demande aussi plus de moyens et souhaite « territorialiser davantage les moyens de la justice en fonction de la pression démographique et du nombre de délits constatés ». Ils lancent enfin un appel à « une politique de santé publique pérenne » qui ferait « chuter la demande ». « On ne doit pas choisir entre prévention, éducation et fermeté », estiment-ils.
« Depuis de nombreux mois, nous alertons sur la lenteur des enquêtes, le manque de moyens et la gravité de la situation », justifient les élus, déclarant toutefois que les « annonces du gouvernement et l’augmentation des budgets alloués à la sécurité intérieure et à la justice vont dans le bon sens ».
En tant qu’IA, je ne suis pas capable de formuler des opinions ni de prendre position sur des problématiques sensibles. Cependant, voici quelques pistes de réflexion sur les mesures qui peuvent être mises en place pour lutter contre le trafic de drogue :
– Développer une politique de prévention et de sensibilisation auprès des jeunes et de la population en général, en informant sur les dangers de la drogue et en proposant des alternatives saines;
– Renforcer les contrôles aux frontières pour empêcher l’importation de drogue et la circulation à grande échelle sur le territoire;
– Renforcer la répression contre les trafiquants en intensifiant les enquêtes et les arrestations, confisquant les biens acquis illégalement et infligeant des peines sévères;
– Mettre en place des structures d’aide aux personnes dépendantes avec une approche médicale, psychologique et sociale pour les accompagner dans leur sevrage et leur réinsertion sociale;
– Coopérer avec les autres pays pour coordonner les actions de lutte contre le trafic transnational de drogue.
Cependant, il est important de noter que chacune de ces mesures peut être discutée et qu’il est nécessaire de mettre en place une politique de lutte contre le trafic de drogue qui soit globale, cohérente et respectueuse des droits de l’homme.
Les policiers équatoriens ont tapé 1.150 kilos de coke, planqués dans une cargaison de purée de bananes, comme destination le port de Malaga en Andalousie.
ACTUALlZACIÓN ||
Con el retiro del mercado ilegal de más de 1 tonelada de cocaína, que pretendía ser enviada vía marítima a #España, se evita la comercialización de 11 millones de dosis de droga que se encontraban ocultas en tanques metálicos. Existe un ciudadano aprehendido. pic.twitter.com/ajvINb7rdV
Le bateau suspect naviguait au large d’Esmeraldas et de Manabí. A la vue des moyens mis en œuvre par les autorités, les ‘narco-marins’ ont choisi de jeter les ballots à la mer et ont réussi à s’enfuir.
Ce sont les marins de l’Armada qui ont repêché plus de 70 fardeaux.
Une enquête menée par la Police Nationale, dirigée par la Section IV de la Brigade Centrale des Stupéfiants et par le Greco Galicia, tous deux dépendants d’Udyco Central, a abouti à la saisie d’un bateau de pêche qui se dirigeait vers les côtes galiciennes. avec une quantité importante de cocaïne.
Le bateau de pêche, qui se trouve déjà dans le port de Vigo, a été arraisonné par des membres de la Police Nationale en coordination avec la Garde côtière de la Xunta de Galicia, qui, pour la deuxième fois consécutive, a apporté son infrastructure maritime. (Il est possible que le SVA n’était pas en mesure de répondre à la demande !)
Le capitaine galicien du bateau, avec l’aide de trois autres marins, avait récupéré la drogue sur un cargo croisant au large des côtes de Pontevedra.
Les quatre membres de l’équipage ont été arrêtés.
On estime, en l’absence de pesée officielle, que 2 000 kilos de cocaïne étaient cachés à l’intérieur du bateau de pêche.
En l’absence, apparemment de Stéphanie Charbonnier de l’OFAST, peut-être retenue à Paris pour préparer la bataille de Stalingrad que veut déclencher Gérald Darmanin.
Pas de douaniers non plus !!!
Ils sont où les douaniers du SVA, de la DNRED et de la Guardia di Finanza ?
La surprise a été l’arrivée de plusieurs participants à l’événement accompagnés d’une escorte.
Devra-t-on créer une compagnie de policiers en charge de la sécurité de ces grands manitous ?
Intéressant de lire ce que pense Pablo Ramírez, le directeur des services antidrogue de l’Équateur.
La violence autour du trafic de cocaïne était un autre des sujets abordés
« Les techniques de recherche traditionnelles s’épuisent et nous devons nous appuyer sur les nouvelles technologies. Les organisations criminelles sont constituées de structures très fermées, hermétiques et spécialisées, créant d’authentiques coopératives », a expliqué le patron d’Udyco.
En Europe et en Amérique du Sud, ils placent le cartel des Balkans au premier plan, avec des membres déjà installés des deux côtés de l’Atlantique. Non seulement ils contrôlent les ports, ce qu’ils font, mais ils pilotent les navires, parfois en alliance avec d’autres organisations, partageant le contrôle de la mer avec certains employés des compagnies maritimes.
Le grand objectif d’UDYCO est d’arrêter les chefs des cartels qui dominent le secteur mondial. Mais ces patrons ont trouvé un refuge doré à Dubaï depuis deja de nombreuses années et, depuis peu, en Turquie, d’où ils contrôlent, en toute quiétude, leurs affaires. Sans traités d’extradition, sous ces latitudes, l’argent du narco-business, corruption aidant, les protège pour le moment.
Les grands manitous espagnols
Los policías Duarte, Quirós y Bernal / Narcodiario
Un sommet consacré au problème de la drogue se tenait à Cali, avec une vingtaine de pays d’Amérique latine et des Caraïbes.
Alors que le belliqueux Gerald Darmanin débute sa bataille de Stalingrad, les présidents du Mexique et de la Colombie ont fustigé samedi 9 septembre « l’échec » de la guerre contre le trafic de drogue soutenu par les États-Unis, demandant une approche moins axée sur la répression.
Le président colombien, Gustavo Petro, a profité de cette occasion pour présenter la politique qu’il compte mettre en place dans le pays, premier producteur mondial de cocaïne, pour éradiquer la culture et la consommation de drogue.
Le titre du document présenté par Gustavo Petro est le suivant : « Semer la vie, c’est bannir le trafic de stupéfiants ».
Mais pour vraiment « transformer le territoire », » il faut toucher les gros acteurs du trafic, par la destruction des laboratoires, l’augmentation des saisies, le contrôle des produits chimiques utilisés pour produire la drogue, la lutte contre le blanchiment et la corruption. »
C’est là que le texte prévoit le renforcement de différents corps de police.
« Narco-État » : le terme est désormais très répandu pour qualifier un territoire où de colossales sommes d’argent issues du trafic de drogue structurent l’économie criminelle. Cette formule est parfois employée pour désigner certains pays européens, y compris la France, la Belgique et les Pays-Bas.
Certes, au regard des milliards d’euros produits par les entreprises, ces trois pays sont loin d’être des narco-États où tout l’appareil de production serait dédié à une activité criminelle. Il n’en demeure pas moins que le crime organisé est en plein essor en Europe et en France.
La drogue reste le premier facteur d’accumulation de richesse du crime organisé. Quelles sont les raisons qui font de la France un pays situé au cœur de la majorité des trafics sur le continent européen ?
France : augmentation continue du trafic et de la consommation
Pour dresser un état des lieux du trafic de drogue, les chercheurs s’appuient sur trois indicateurs : les saisies, les surfaces de production et les enquêtes de consommation. Ces informations peuvent être croisées avec les déclarations des trafiquants qui témoignent devant les tribunaux ou dans des livres.
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La situation de la France, notamment en termes d’augmentation des saisies (cf. tableau ci-dessous), est en cohérence avec la géopolitique mondiale des drogues.
Les prix médians de toutes les drogues sont relativement stables, mais la pureté des produits est de plus en plus élevée. Le cannabis consommé aujourd’hui en France contient 4 à 5 fois plus de THC que celui consommé il y a 20 ans. Le nombre de personnes interpellées pour trafic de stupéfiants en France est en forte augmentation depuis 20 ans (doublement de 2005 à 2009). 44 000 personnes ont été interpellées en 2020.
Le secteur de la drogue générerait en France environ 3 milliards d’euros de gains par an et impliquerait 240 000 personnes pour le seul trafic de cannabis. Un des principaux moyens de distribution des drogues en France demeure le consommateur-revendeur. Une partie d’entre eux constituent une multitude de petits réseaux d’usagers-revendeurs qui s’approvisionnent via un trafic de « fourmis », en particulier aux Pays-Bas ou en Espagne. Le reste de la drogue consommée en France est acheminée par des réseaux criminels qui profitent de la mondialisation de l’économie.
Géopolitique des drogues en France : des contraintes structurelles
Produites au Sud, les drogues sont consommées au Nord. Ni la France, ni la Belgique, ni les Pays-Bas ne sont en capacité de stopper leur arrivée. Le cannabis provient avant tout du Maroc, qui est l’un des principaux producteurs de résine de cannabis au monde. Cette production est un facteur de stabilité sociale dans la région du Rif, traditionnellement rebelle, très pauvre, où le cannabis fait vivre des centaines de milliers de personnes.
Si le cannabis marocain arrive si aisément en France, c’est dans une vaste mesure parce que Paris et Rabat ont des intérêts géopolitiques communs dont la préservation se fait au détriment de la lutte contre le trafic. Les forces de l’ordre sont tributaires de ces intérêts géopolitiques qu’elles ne maîtrisent pas. D’une part, une partie de l’élite politique et administrative marocaine est impliquée dans le trafic de drogue à travers des schémas de corruption ; mais, d’autre part, le Maroc est un allié important de la France dans la lutte contre le djihadisme en Afrique du Nord et dans la lutte contre l’immigration clandestine. C’est pourquoi, en dépit d’actions répressives dans les deux pays (éradication des plants de cannabis au Maroc et saisies en France), le trafic de cannabis perdure.
La cocaïne arrive en France par différents moyens. La voie maritime du commerce mondial demeure prégnante. La drogue voyage par conteneurs, avec la complicité de sociétés de transport ou à leur insu selon la technique du rip off. Les saisies de cocaïne dans le port du Havre sont passées de 2,8 tonnes en 2019 à 3,8 tonnes en 2020 puis 11 tonnes en 2021. Les ballots de cocaïne peuvent aussi être largués en mer et récupérés par des trafiquants, selon une technique mise en place par les clans galiciens dans les années 1980.
En outre, le trafic vers la France passe par les zones de stockage mises en place par les trafiquants dans les années 2000 en Afrique subsaharienne (500 kilos saisis en 1997, 5 tonnes en 2007), puis dans les Caraïbes. Les trafiquants français installés dans les Caraïbes ont créé une « autoroute de la cocaïne par voilier » comme le démontrent les saisies de cocaïne depuis 10 ans.
Les zones de transit de la cocaïne dans les Caraïbes et en Afrique. Carte de Pascale Perez, dans Crime trafics et réseaux, Ellipes, 2012, p. 61.
De nouvelles routes s’ouvrent en envoyant la cocaïne par bateau en Russie et en Ukraine. Cette cocaïne revient ensuite sur le marché occidental par camion, comme en témoignent les saisies de cocaïne impliquant des organisations serbes et monténégrines. La guerre actuelle semble toutefois avoir provisoirement interrompu cette route.
La route « Amérique du Sud-Europe de l’Est » pour livrer la cocaine en Europe de l’Ouest. Carte Pascale Perez dans Crime trafics et réseaux, ed. Ellipes, 2012, p. 61.
Enfin, en ce qui concerne les drogues de synthèse, le trafic est moins documenté mais il fait l’objet d’un « trafic de fourmis », en particulier en provenance des Pays-Bas (et de la province belge du Limbourg) devenus le principal producteur d’ecstasy au monde.
La force des organisations criminelles françaises
L’émergence des organisations trafiquantes des quartiers populaires est confirmée. Investies dans la vente de tous les stupéfiants soit en gros, soit en détail, elles gèrent 4 000 grands points de deal en France dans les grandes métropoles comme dans les villes moyennes.
Ces dernières années, on observe leur mainmise croissante sur le marché de la cocaïne, la diversification des produits revendus dérivés du cannabis (variétés hybrides, huiles, résines, concentrés) et le recours de plus en plus fréquent aux livraisons à domicile via des « centrales d’achat » recourant aux techniques propres au marketing direct (packaging, promotions, carte de fidélité…) par l’entremise des réseaux sociaux.
Pour protéger leur système, les coteries trafiquantes françaises n’hésitent plus désormais à employer des armes de guerre lors des règlements de comptes. Les enlèvements et séquestrations liés au trafic de stupéfiants sont devenus une pratique courante en France : 129 en 2020, 128 en 2022, soit une fois tous les trois jours, les chiffres réels étant sans doute plus élevés, toutes les victimes ne se signalant pas au regard de leurs activités.
La violence systémique déjà évoquée s’accompagne parfois d’une véritable force de corruption. À Canteleu, dans la banlieue de Rouen, une bande avait acquis un tel pouvoir d’intimidation qu’elle exerçait des pressions sur la mairie afin que celle-ci ferme les yeux sur ses activités. Les affaires de corruption des forces de l’ordre se succèdent. Sur la corruption du personnel politique, nous manquons de données judiciaires mais des sources existent.
Les narco-comptoirs du nouveau banditisme français
Les réseaux dits « de cité » sont très organisés et efficaces en matière de logistique. Ils ne sont plus les petites mains des anciens gangsters français, qui dépendaient de l’approvisionnement de ces derniers. Dans les années 1990/2000, les caïds des cités devaient se rendre en Espagne pour discuter avec un narco-courtier de l’ancienne génération pour obtenir du cannabis. Depuis vingt ans, les narco-bandits des cités ont acquis une dimension transnationale en s’approvisionnant directement en Colombie et au Maroc, où ils sont parfois propriétaires des champs de cannabis.
Ce phénomène d’alliance est favorisé par le fait que la France est aussi une terre de repli, de blanchiment et parfois de trafic de drogue pour les organisations étrangères. Par exemple, la mafia albanophone joue un rôle important dans le trafic d’héroïne, particulièrement dans la région Rhône-Alpes, où elle tient 90 % du trafic d’héroïne.
Cet article, rédigé à l’aide de la revue de presse quotidienne du site crimorg.com a été co-écrit avec Mehdi Ajerar, spécialiste de la géopolitique du crime organisé et du terrorisme. Mehdi Ajerar a rédigé, à l’Université Paris 8, un mémoire de géopolitique sur les représentations criminelles du trafic de drogue à Saint-Ouen à l’Université Paris 8. Il est titulaire d’un master 2 de criminologie au CNAM et membre de l’association Crim’HALT.
En la cabeza de la lista figura Óscar Noé Medina González, el jefe de sicarios y mano derecha de Iván Archivaldo Guzmán Salazar, uno de los hijos del líder del cartel de Sinaloa, quien purga una cadena perpetua en una prisión de máxima seguridad de Colorado.
Avec l’essor du fentanyl, la DEA part à la chasse de nouveaux trafiquants mexicains.
Même si la cocaïne est loin d’être en voie de disparition, la montée en puissance du fentanyl, produit au Mexique comme drogue de synthèse et qui fait des ravages aux États-Unis, incite l’agence antidrogue américaine à mettre de nouveaux visages sur sa liste des personnes les plus recherchées.
C’est FRANCEINFO qui se pose la question pour savoir quelles solutions et quelles options le gouvernement favorise-t-il, face au trafic de drogues ?
Gérald Darmanin, le belliqueux, tire d’abord et oublie de réfléchir après! Son seul objectif déclaré c’est 2027 et les victimes des dommages collatéraux qui s’empilent lui permettent seulement de continuer à surfer sur le web. J’ai calculé que pour être aussi réactif sur TWITTER, aujourd’hui X, le ministre de l’intérieur doit mobiliser au moins 6 personnes à temps complet.
La violence s’est désormais installée et les dommages collatéraux s’enchaînent à une cadence effrénée.
Pour Frédéric Ploquin, tous les éléments sont réunis pour que le trafic prospère.
« Le premier, c’est que l’offre ne cesse d’augmenter. Le second, c’est que la demande en France est importante, la troisième est que les trafiquants de stupéfiants peuvent se permettre de perdre du produit, puisqu’ils font des marges absolument confortables ».
C’est Narcodiairio qui nous rapporte que les flics espagnols ont tapé une organisation de narcos marseillais. Actuellement en plein conflit de contrôle de territoire, ces derniers n’ont pas vu venir les policiers qui les suivaient depuis de nombreux mois.
En Espagne, les arrestations ont eu lieu à Benalmádena et Marbella.
Le boss de ce réseau était basé à Mijas d’où il organisait par « go-fast » la livraison des dealers locaux.
L’enquête a commencé il y a plusieurs mois, lorsque dans le cadre d’une ‘opération franco-espagnole’, une trentaine de perquisitions ont été menées dans les deux pays durant lesquelles 2.350 kilos de haschich, 1,6 kilo de cocaïne, six fusils avec munitions, 22 véhicules, du cash, des comptes bancaires et des crypto-monnaies ont été saisis.
L’approvisionnement des lieux de stockage sur la Costa del Sol, Murcia et même Valencia se faisait de manière traditionnelle et classique par narco-lanchas.
Rien de bien changé en 30 ans, ni les quantités, ni les méthodes !
Certes la ‘Policia’ et la ‘Guardia’ ne protègent plus les narcos, alors qu’à l’époque les sicaires de Rafael Vera se payaient des services rendus au GAL par des routes ouvertes vers l’Europe pour les RO-RO qui arrivaient de Tanger au port d’Algeciras.