FRANCE (Bercy): déjà plus de 10 ans que NS 55 DNRED écrivait au ministre de tutelle de la Douane Française

A Gérald Darmanin, ministre

A Rodolphe Gintz, directeur général de la Douane française

Pour info:

A Messieurs les administrateurs Thomas Charvet et Michel Baron, à l’inspecteur des finances François Auvigne, à Pierre Mathieu Duhamel, à l’inspecteur général d’HSBC François Mongin, au directeur du Budget Jérôme Fournel, à l’énarque Jean Dominique Comolli, à Nicolas Sarkozy, à Jean François Copé et à Michel Charasse.

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Paris, le 06 mars 2008
Monsieur le ministre,

Après avoir parcouru plus de 24 000 kilomètres à la rencontre des douaniers et personnels de la douane française, en visitant les écoles, les centres opérationnels et de très nombreuses directions aux quatre coins de l’Hexagone, j’ai alerté sur la question de la drogue dans notre société comme sur ma situation personnelle.

Adoubé et envoyé mener la guerre contre le narcotrafic en première ligne il y a presque vingt ans par votre prédécesseur Michel Charasse, et suite à ses propos tenus il y a quelques jours dans son fief de Puy-Guillaume – « Que la douane fasse son travail et que le ministre actuel fasse le sien ! Ce sont à eux d’agir !» -, il m’a semblé tout naturel de boucler ce tour de France en cherchant à vous rencontrer. C’est d’ici aussi que sont partis les ordres et les envoyés spéciaux pour venir me demander de cacher mon identité d’agent infiltré, faisant de moi un coupable idéal et à bon compte.

Voici trois jours que je suis devant votre ministère jour et nuit et vous n’avez pas estimé possible, ni intéressant ni opportun, de me recevoir malgré les sollicitations adressées à votre cabinet.

Démontreriez-vous par là votre mépris pour les agents de l’ombre sans lesquels vos services perdent toute efficacité dans la lutte contre la grande criminalité ?

Vous avez jugé préférable de m’ignorer, refusant par là-même de vous pencher sur mon dossier que vous pouvez, par votre position et votre intervention, enfin solutionner.

Je n’ose imaginer que la décision de justice de 2006 m’innocentant n’a aucune valeur à vos yeux… Faudrait-il encore que vous puissiez la consulter pour en apprécier la teneur.

Face à la superbe ignorance dans laquelle vous me laissez me débattre, vous ne vous étonnerez pas que je transforme ce courrier en lettre ouverte, en le transmettant aux médias qui n’ont cessé de dénoncer le caractère scandaleux et inique de ma situation.

Confronté à une montagne d’indifférence, c’est la seule solution que vous me laissez pour espérer que vous lirez ce courrier.

On ne choisit pas toujours les armes avec lesquelles on va au combat, Monsieur le Ministre.
Ce 6 mars, NS55 de la DNRED dépose à vos pieds les armes de cette dernière campagne.

Ce faisant, soyez assuré que je continue le combat.

Respectueusement.

Marc Fiévet, NS55 DNRED
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A ce jour, les ministres successifs n’ont rien fait
et
les DG de la Douane française préfèrent réécrire l’histoire plutôt
que d’assumer les actions menées, toutes souhaitées par le ministre Michel Charasse.
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FRANCE (Anti-drogues): alerte au Tsunami…

Le calendrier de la réorganisation des services a sans doute était reporté après les emballements médiatiques dans l’affaire Bennala!

Pourtant il est grand temps de pratiquer un ménage complet dans nos « institutions » régaliennes si l’on veut réellement éviter de nouveau un « Grand bal des faux-culs » auquel nous devrions assister dans les prochains mois.

Car, tous, j’écris bien tous, oui tous, du BCS (Bureau central des sources) en passant par la DCPJ, LA DNRED, l’ IGPN, l’OCRTIS, le SIAT et …. les Dalloziens du parquet vont rivaliser en petits arrangements, oublis, mensonges et autres carabistouilles comme dans le port de « faux nez » dans lequel ils subliment.

Marc Fievet – NS 55 DNRED


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DROGUE: la lutte contre la drogue en Afrique, un défi colossal

Publié le 11 octobre par Aviseur international

Par Arnaud Jouve Publié le 16-09-2018 Modifié le 16-09-2018 à 19:43

Pour le secrétariat de l’ONUDC, le constat pour l’Afrique est le suivant : « Le trafic de drogues et d’autres formes de criminalité organisée continuent d’entraver le développement économique et social de nombreuses régions du continent. Cette situation est aggravée par d’autres facteurs tels que les guerres et les conflits internes, les répercussions des soulèvements en Afrique du Nord, les faiblesses du système social et de justice pénale, la corruption, les perspectives limitées qui s’offrent aux jeunes et la disparité des revenus, qui favorisent tous amplement les activités que les groupes criminels organisés mènent dans la région ».

De plus, l’organisation observe que depuis plusieurs années, les pays d’Afrique sont de plus en plus touchés par le développement de routes de la drogue qui la traversent, notamment avec l’itinéraire de la cocaïne depuis l’Amérique latine et la route dite du Sud, de l’opium afghan en direction de l’Afrique de l’Est. A cela, le secrétariat rajoute que sur la base des informations transmises par les gouvernements, « il existe un lien de plus en plus clair entre trafic de drogues et groupes terroristes, notamment en ce qui concerne l’utilisation du produit du commerce illicite de drogues pour financer des activités terroristes ».

Ce bilan global, affiné chaque année, permet à l’ONUDC d’appuyer le Plan d’action de l’Union africaine et de fournir une assistance technique aux pays pour sa mise en œuvre. Un plan d’action basé sur un Programme mondial de contrôle des conteneurs de l’ONUDC et de l’Organisation mondiale des douanes (OMD) qui a permis la création de services mixtes de contrôle portuaire dans diverses parties de l’Afrique, et sur un projet de communication aéroportuaire (AIRCOP) qui s’est étendue, au-delà de l’Afrique de l’Ouest, à l’Ethiopie, au Kenya et au Mozambique. Cette stratégie préconise aussi en priorité le renforcement de la coopération régionale dans des domaines comme l’échange croissant d’informations dans la région, la lutte contre les flux financiers liés au trafic de drogues et la prévention du détournement des précurseurs utilisés pour fabriquer des drogues.

Pour illustrer cette lutte et comprendre les questions sur lesquelles vont travailler les délégations à la réunion de Dar es Salam, voici quelques observations non exhaustives provenant du dernier rapport de travail 2017 de l’organisation, région par région.

■ L’Afrique de l’Ouest

En Afrique de l’Ouest, la cocaïne est un sujet de préoccupation majeure. Le transport de cette drogue par voie aérienne, favorisé probablement par la hausse du trafic aérien entre l’Amérique du Sud et l’Afrique de l’Ouest, devrait, d’après le rapport, connaitre un important développement au vu de l’augmentation de la consommation dans la région. 1,9 tonne de cocaïne ont été saisies dans le cadre du projet AIRCOP.

Pratiquement le même volume de métamphétamine a été saisi dans la région, principalement sur les aéroports de Lagos (Nigeria) et de Cotonou (Bénin). C’est aussi dans ces mêmes aéroports et celui d’Accra (Ghana) où ont été réalisées les principales prises d’héroïne et de divers opioïdes pharmaceutiques comme le Tramadol de plus en plus consommé, notamment dans le Sahel. C’est aussi sur ces aéroports qu’ont été saisis de nombreux précurseurs qui pourraient indiquer l’existence en Afrique de laboratoires servant à la fabrication de nouvelles substances psychoactives. Les rapports notent qu’environ 65 % des passeurs de drogues arrêtés dans la région étaient des ressortissants du Nigéria.

■ L’Afrique centrale

Les activités de l’ONUDC en Afrique centrale restent fortement limitées par manque de ressources, mais le rapport signale des progrès importants réalisés dans le cadre du projet AIRCOP sur les aéroports de Douala et de Yaoundé au Cameroun avec des saisies de cocaïne (20 kg), de khat (555 kg), de métamphétamine (100 kg), d’amphétamine (27 kg) et de médicaments contrefaits ou illicites (680 kg).

■ L’Afrique de l’Est

Le Programme régional pour l’Afrique de l’Est pour la période 2016-2021 qui s’intitule « Promotion de l’état de droit et de la sécurité humaine » contre la criminalité transnationale organisée et les trafics obtient des résultats intéressants. Il vise en priorité le trafic de drogues, la traite des personnes et le trafic de migrants, les flux financiers illicites et le recours aux réseaux de transport à des fins de trafic, y compris la criminalité maritime.

Par exemple pour la lutte contre le trafic portuaire, le programme de contrôle mondial des containers s’est doté de nouvelles unités qui sont maintenant opérationnelles à Mombasa (Kenya), à Dar es Salaam (Tanzanie) et à Kampala (Ouganda). Les pays partenaires de la lutte contre la route du sud ont réalisé d’importantes saisies de drogues. En Tanzanie, 111 kg et 64 kg d’héroïne ont été interceptés respectivement en octobre et en décembre 2017. En juin 2017, 140 kg de diverses drogues, dont 18kg d’héroïne, ont été saisie à Madagascar et 10 kg d’héroïne au Kenya en mars 2018…

■ L’Afrique australe

Depuis quelques années, l’Afrique australe est devenue une plaque tournante de plus en plus importante du trafic d’opiacés par voie aérienne depuis l’Asie occidentale et la Tanzanie, l’un des principaux pays de transit. Plusieurs affaires concernant l’héroïne ont révélé la présence de trafic entre le Pakistan et les Etats-Unis via l’Afrique australe avec une saisie record en juin 2017 de 963 kg d’héroïne en Afrique du Sud.

Le trafic de cocaïne est également en hausse : en 2017, 480 kg de cocaïne à destination ou en provenance d’Afrique australe ont été saisis dont 207 kg à l’aéroport international de Sao Paulo-Guarulhos au Brésil à destination de Johannesburg en Afrique du Sud.

L’Afrique australe connaît aussi un développement du trafic de métamphétamines. 403kg ont été interceptés entre 2011 et 2017 à destination de l’Afrique australe. Depuis 2018, les cellules de lutte du projet AIRCOP des aéroports de Lagos et Cotonou ont saisi 20kg à destination de Johannesburg (Afrique du Sud) et 34,5 kg à destination de Maputo (Mozambique).

L’Afrique australe a également été touchée par le détournement de précurseurs chimiques (éphédrine) utilisées dans la fabrication de stimulants de type amphétamine.

■ L’Afrique du Nord

Le Programme régional pour les Etats arabes (2016-2021), mené en étroite collaboration avec la Ligue arabe et ses Etats membres, prend en compte les défis auxquels l’Afrique du Nord et le Moyen–Orient sont confrontés. Une région marquée en 2018 par de nombreuses crises avec des conflits qui se poursuivent en Irak, en Libye, en Syrie et au Yémen, qui ont des conséquences néfastes aussi sur les pays voisins.

Sur cette région, l’une des principales préoccupations reste le trafic de cocaïne qui a de plus en plus recours à des moyens maritimes. Une tendance probablement liée, d’après le rapport, à l’augmentation de la fabrication mondiale de chlorhydrate de cocaïne pur ces dernières années. Le Maroc a connu en 2017 un accroissement de 128 % de ses prises de cocaïne par rapport à 2016 avec par exemple en octobre 2017, une saisie de 2,58 tonnes de cocaïne en provenance du Venezuela.

De son côté, l’héroïne afghane continue d’atteindre le Moyen-Orient malgré un nombre croissant de saisies en Afrique du Nord : 34 % d’augmentation de saisies d’héroïne au Maroc entre 2016 et 2017 et 51 % d’augmentation dans la même période en Algérie, mais la plus grosse prise d’héroïne dernièrement interceptée, l’a été à Safaga en Egypte sur le bord de la mer Rouge début 2018.

D’autre part, plusieurs tonnes de Tramadol (essentiellement en provenance d’Inde) à destination de la Libye ont été saisies dans plusieurs pays de la région et confirment le trafic florissant de ce produit en Afrique du Nord.

Au cours des trois dernières années, les saisies de cannabis en Afrique du Nord, particulièrement au Maroc et en Algérie ont sensiblement diminué. Forte baisse également des saisies de cannabis dans les ports européens du fait probablement du renforcement des contrôles depuis les ports d’Afrique du Nord. Par contre, le trafic de résine de cannabis par voie terrestre s’est étendu aux pays du Sahel, avec pour exemple une prise de 72 kg de résine de cannabis au Niger sur un véhicule en provenance du Nigeria qui envisageait de rejoindre la Libye via Agadez (Niger).

Sur cette axe transsaharien, on observe notamment une augmentation du trafic d’amphétamines en provenance d’Afrique de l’Ouest et à destination de l’Europe ou de l’Asie de l’Est.

L’Afrique est aujourd’hui traversée par de multiples routes qui alimentent le trafic international, qui connait une forte augmentation de sa consommation de toutes sorte de drogues et qui s’affirme comme un continent de production avec la multiplication de plantations, de laboratoires de transformation et d’organisation criminelles de plus en plus actifs sur le marché mondial.

SOURCE

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BRÉSIL (Rio de Janeiro): un gang brésilien qui a envoyé des tonnes de cocaïne en Europe par conteneurs a été démantelé

Rio de Janeiro, 10 octobre (EFE) .- Les autorités brésiliennes ont démantelé aujourd’hui une organisation qui avait envoyé de grandes quantités de cocaïne en cargos vers l’Europe.

Seules 2,3 tonnes de la cocaine qu’elle tentait d’embarquer ont été saisies cette année, sources officielles rapportées.

Le groupe a été démantelé dans le cadre d’une opération menée mercredi par la police fédérale dans les Etats de Rio de Janeiro, Paraíba et Rio Grande do Norte, après plus d’un an d’enquêtes, selon un communiqué de l’agence.

Lors de l’opération, 12 des 18 personnes ont été arrêtées, principalement à Rio de Janeiro, mais également dans les villes de Joao Pessoa et Natal, où l’organisateur a été arrêté .

La plupart des détenus sont des manutentionnaires et des responsables de l’une des sociétés qui exploitent le port de Rio de Janeiro, accusés d’avoir dissimulé des cargaisons de cocaïne dans des conteneurs déjà expédiés dans des cargos à destination de différents pays européens.

« Le groupe a utilisé de petits bateaux pour approcher les navires ancrés et leurs complices ont chargé les cargaisons de cocaïne dans ces navires et les ont cachés dans des conteneurs contenant des produits légaux portant déjà le sceau d’inspection. Ils ont ensuite placé des faux scellés afin qu’ils ne soient plus revisités. « a expliqué André Santana, le commissaire de la police fédérale chargé de l’opération.

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CARAÏBES (Aruba): la marine a intercepté un bateau au nord de l’ile avec environ 900 kilos de cocaïne à bord

Interception d’un bateau rapide au nord de l’ile avec environ 900 kilos de cocaïne à bord

Les quatre passagers ont été arrêtés et remis aux garde-côtes américains, ainsi que les drogues qu’ils avaient avec eux.

c’est l’hélicoptère de bord du navire de guerre « Madame La Frise » qui a trouvé le bateau de la drogue lors d’une patrouille dans la nuit du 20 septembre.

SOURCE: divers médias

 

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EUROPE (Belgique): Anvers, la porte d’entrée de la cocaïne avec des banquiers à disposition pour blanchir

Un port ouvert, qu’on peut traverser en voiture

C’est là que le bât blesse au port d’Anvers, un site immense et « ouvert » qu’il est possible de traverser en voiture, et non « fermé » comme le port de Rotterdam.

« Les portiques à scanners ne se trouvent pas comme à Rotterdam sur les terminaux à containers », constate Bob Van den Berghe, ancien officier de police à Anvers et responsable du programme de contrôle des containers de l’UNODC en Amérique latine.

Des manipulations sont donc possibles, dans un port gigantesque qui emploie 60 000 personnes, et où un navire accoste toutes les deux minutes. Le quai fruitier du port serait le plus vulnérable, rapporte le Journal du Dimanche.

Le crime organisé néerlandais, belge, italien, albanais et turc tournerait autour du port, menaçant la sécurité des dockers qui refusent de se laisser corrompre.

Des flyers anonymes avaient été distribués dans la ville, en février, menaçant de mort les « informateurs » de la police.

Une équipe spéciale de 80 personnes

La mairie a monté en mars une équipe de 80 personnes dénommée « Kali-team », qui associe la police, les douanes, le parquet et l’inspection sociale.

L’objectif est de multiplier les contrôles sur les dockers et employés du port, mais aussi les « salons de massage » et autres petites entreprises de la ville, garages compris, qui se font payer en liquide. Elles servent à blanchir de l’argent, mais ne se trouvent qu’au bas de la chaîne, et non au sommet, où trempent les plus lourdes complicités.

Selon le Wall Street Journal, des agents de la US Drug Enforcement Agency (DEA) sont également actifs auprès de la police belge, pour empêcher Anvers d’approvisionner les Etats-Unis. Stanny De Vlieger, le chef de la police fédérale à Anvers, estime que le meilleur moyen de « sécuriser le port serait d’en construire un nouveau en repartant de zéro ».

De son côté, le port réagit mollement, en déclinant toute responsabilité, face à la polémique : « Notre vocation n’est pas d’enquêter, affirme son porte-parole, nous aidons la police à faire son travail ».

source et plus

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FRANCE (Drogue): pour Fabrice Rizzoli, la guerre aux drogues illicites ne fonctionne ps

Le 4ème salon “Des livres et l’alerte” se déroulera les 16/17/18 novembre à la Maison des métallos à Paris.

Grâce à l’engagement des co-organisateurs : la librairie indépendante « Le Presse Papier », « la Maison des métallos » et l’équipe de bénévoles.

Cette année encore, le salon accueillera des personnalités du monde de l’alerte, des auteurs et des journalistes, toutes et tous engagés pour l’intérêt général.

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«On fait la guerre à la drogue et on produit toujours plus de cocaïne. Quand la production de coca baisse, les progrès technologiques permettent de fabriquer plus de cocaïne avec moins de feuilles. Et puis vous avez des effets de vases communicants. Quand vous faites la guerre à tel ou tel cartel dans tel ou tel pays et que vous parvenez pendant un moment à faire baisser la production, elle augmente dans un autre pays. La guerre à la drogue ne fonctionne pas. Elle est perdue», estime Fabrice Rizzoli.

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ADUANAS (SVA): interceptan velero con 2.500 kilos de hachís cerca del Cabo de Gata (Almería)

El patrullero ‘Alca I’ del servicio de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria interceptó durante la madrugada del pasado día 16 a 60 millas náuticas del Cabo de Gata (Almería) un velero cargado con 2.500 kilos de hachís.

La Agencia Tributaria ha informado en una nota de que la embarcación, con pabellón de los Estados Unidos, y puerto de registro Delawere, fue dirigida posteriormente al puerto de Almería y que sus tres tripulantes, de nacionalidad turca, han sido detenidos y puestos a disposición judicial.

 

 

La operación ‘Maldia’ se inició el día 14 cuando un avión de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria, en misión en el mar de Alborán, realizó el avistamiento del velero, con una « navegación errática con rumbo sur-oeste ».

el velero, de nombre ‘Maldia’

leer mas

https://www.lavanguardia.com/vida/2018091ia.html

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FRANCE (l’impossible Prohibition): drogues et toxicomanie en France (1945-2017)

Parmi la sélection littéraire que nous vous avez présenté hier, il est un livre qui a particulièrement retenu notre attention : L’Impossible prohibition, drogues et toxicomanie en France (1945-2017), écrit par Alexandre Marchant et édité aux éditions Perrin.

Il s’agit d’une étude historique sur la drogue, sur ses réseaux, ses acteurs, ses consommateurs, et les politiques d’État visant à la combattre ou à « l’accompagner ». Une étude passionnante, et nécessaire, tant elle montre les difficultés (mais aussi une forme d’hypocrisie) à combattre le trafic de drogue notamment.

Pour présenter le livre, nous avons interrogé Alexandre Marchant, ci-dessous :

Breizh-info.com : Pourriez vous tout d’abord vous présenter à nos lecteurs ?

Alexandre Marchant : Je suis enseignant, professeur d’histoire-géographie dans un lycée de la région parisienne, et chercheur, ayant choisi d’explorer un sujet relativement neuf et peu prisé des historiens français : la drogue et tout ce qu’elle révèle sur l’histoire et le fonctionnement de nos sociétés. Ce livre est issu de ma thèse de doctorat, soutenue en 2014 à l’ENS de Cachan.

Breizh-info.com : Qu’est ce qui vous à amener à écrire ce livre, L‘impossible prohibition ?

Alexandre Marchant : D’abord, un intérêt ancien pour l’histoire des marges et les problématiques de déviance, de normes et de transgression. Quand je me suis inscrit en thèse, je cherchais un sujet qui pouvait s’y prêter et qui puisse mêler histoire sociale, culturelle et politique. L’idée d’écrire sur l’histoire de la drogue en France m’est donc venue rapidement. Il manquait singulièrement de travaux historiques sur une période pourtant cruciale : celle du déclenchement de la « guerre à la drogue », depuis les Etats-Unis, qui a nourri notre imaginaire avec son lot de films, et aujourd’hui de séries, sur les « narcos » et les « stups ».

Au bout de quelques recherches dans les archives, j’ai découvert tout un univers dont je n’avais alors qu’une vision déformée par les clichés : les nébuleuses trafiquantes, le monde des usagers et les problèmes auxquels ils sont confrontés, la laborieuse élaboration d’une politique publique en la matière, des militants, des débats

sans cesse rouverts sur la prohibition, la dépénalisation ou la légalisation… J’ai donc poursuivi jusqu’au bout cette enquête passionnante, puis la thèse s’est transformée en livre.

Breizh-info.com : Votre livre, qui expose l’évolution du marché de la drogue en France dans la deuxième moitié du 20ème siècle, mais aussi le rapport au consommateur, évoque une impossibilité, quelles que soient les mesures prises, à anéantir ce marché. Pourquoi ?

La prohibition entretient en vérité le phénomène qu’elle est censée combattre. Sur le plan de l’offre, la situation ressemble à ce qui s’est passé aux Etats-Unis au temps de la prohibition de l’alcool qui a permis à Al Capone de bâtir son empire. La prohibition des drogues a stimulé l’activité d’organisations

criminelles toujours de plus en plus puissantes et violentes, maîtresses d’un marché incontrôlable car clandestin. Les bandits de la French Connection des années 1960 ont presque l’allure de débonnaires contrebandiers au regard des mafias et des cartels de la drogue qui leur ont succédé.

Quand elle s’abat quelque part, la répression ne fait que déplacer ou, pire, disperser le trafic, en dilatant toujours plus ces réseaux criminels extrêmement souples et dynamiques. Quand la French Connection a officiellement été démantelée au début des années 1970, ce qui est déjà un mensonge car la drogue revient à Marseille quelques années après, de nombreuses cellules de trafiquants ou de chimistes qui ont échappé aux coups de filet policiers sont allés poursuivre leurs activités en Italie, aux Etats-Unis, en Asie du Sud-Est… contribuant à la dispersion et à l’étalement des filières de trafic.

Quant à la lutte contre la demande, elle manque aussi ses objectifs. Criminalisés, les usagers s’enferment dans une trajectoire déviante, hésitent à démarcher le système de soins et finissent par sombrer dans la plus grande misère sanitaire et sociale, quand ils ne finissent pas en prison où ils ne seront guère soignés. Dans les années 1980, nombreux sont les héroïnomanes qui sont morts du sida dans l’ignorance collective, la honte de leur famille et le déni des autorités.

Quel que soit le rapport des autorités à la drogue (chasse féroce, tolérance, accompagnement) il semblerait qu’à chaque fois, cela se révèle un échec, pour contrôler les trafiquants, comme les consommateurs. Pourquoi ?

Il faudrait déjà que les autorités se mettent d’accord pour avoir une politique unifiée et cohérente en matière de drogue. Or la loi de 1970, mal ficelée, se contredit dans ses objectifs à la fois sanitaires et répressifs et les différentes autorités chargés de mettre en œuvre cette prohibition se tirent en permanence dans les pattes : policiers contre douaniers, magistrats contre médecins, ministère contre ministère… Chacun a sa propre vision du problème, ses propres moyens, ses intérêts et ces divergences ont été à l’origine de maints blocages et ont ruiné plus d’une fois l’efficacité de la lutte contre la drogue.

Mais la difficulté tient aussi à la place des substances psychoactives dans notre société qui est à repenser intégralement, d’autant plus que la plupart des substances psychotropes ont été (ou sont parfois encore) des produits pharmaceutiques, avec des frontières particulièrement floues entre drogues et médicaments qui tombent selon les types d’usage. Malgré leur dangerosité avérée, les « paradis artificiels » ou le « bonheur chimique » attireront toujours et il est utopique d’imaginer une société sans drogue. Le faire, c’est être inévitablement condamné à l’échec.

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui a évolué, entre 1945 et aujourd’hui, sur le marché de la drogue ? Comment expliquer vous que la cocaïne par exemple, soit devenu presque banale aujourd’hui, alors qu’elle terrifiait quelques esprits il y a encore deux décennies (tout comme l’héroïne, toute une génération a été marquée par le film Trainspotting) ?

Depuis 1945, les usages se sont massifiés et les drogues viennent davantage du marché clandestin : après-guerre, prédomine toujours la figure de la toxicomanie iatrogène où le « drogué » a contracté sa dépendance à la suite d’un traitement médical et qui cherche à obtenir ses produits opiacés auprès de l’offre légale (ordonnances de complaisance pour des médicaments opiacés…). Les formes nouvelles de la toxicomanie (juvénile, récréative et rebelle…) se développent surtout à partir de la contre-culture des années 1960, même s’il faut se garder du cliché de l’apologie de la drogue par les hippies et les beatniks. Les usages de drogue sont toujours très diversifiés.

Le marché de la drogue évolue constamment et les produits sont souvent pris dans des cycles : la cocaïne était une drogue à la mode dans les années 1920 puis sa consommation a considérablement diminué avant de repartir de façon spectaculaire depuis les années 1980. L’héroïne aussi a connu une progression fulgurante en France dans les années 1970 avant de diminuer en grande partie grâce aux effets de la politique de réduction des risques vingt ans après.

Quand une drogue se banalise, plusieurs facteurs explicatifs s’entre-mêlent : sur le plan de l’offre, la cocaïne arrive en plus grande quantité et franchit désormais l’Atlantique par de multiples routes, en passant par l’Afrique de l’Ouest par exemple, avec de multiples relais offerts par des groupes criminels qui ont compris qu’elle était rentable, et les prix baissent, la rendant plus facile d’accès.

Mais la demande aussi est importante: la cocaïne, par ses effets, s’inscrit admirablement bien dans les pratiques contemporaines, là où l’héroïne et le LSD seyaient aux hippies rêveurs en partance vers Katmandou. La cocaïne une drogue de l’hyperactivité : on en prend pour être encore plus performant, travailler encore plus dur par-delà la fatigue physique, stimuler sa créativité, ou maximiser son euphorie au cours d’une fête… Elle donne l’impression d’être compatible avec un usage socialement intégré, de pouvoir maîtriser ses effets : illusion car tôt ou tard les effets de la dépendance et son cortège de problèmes de santé ou de problèmes relationnels se font sentir. La « lune de miel » dont parlait Claude Olievenstein à propos de toute découverte de drogue finit toujours par se dissiper.

Quant aux films sur la dépendance comme Trainspotting, ils sont toujours ambivalents dans ce qu’ils montrent, tout dépend de la réception. La marginalité et la transgression peuvent attirer certains individus, même parfaitement conscients des effets nocifs. Beaucoup d’héroïnomanes se sont identifiés au personnage de Bloody, dans les BD de Pierre Ouin, un punk hirsute, violent et ravagé par la drogue, un personnage en soi terrifiant mais qui correspondait à un style de vie dans lequel beaucoup d’usagers pouvaient se reconnaître.

Breizh-info.com : Est-ce que l’encadrement, y compris pour les drogues dures (salles de shoot à Paris) constitue une réponse adaptée selon vous ?

Ce n’est pas une solution miracle mais c’est dans l’immédiat la solution la plus adaptée aux problèmes de la marginalisation extrême de certains toxicomanes. Il s’agit de l’ultime étape d’une politique de réduction des risques qui a porté ses fruits. Dans les années 1980, beaucoup d’héroïnomanes en détresse ne démarchaient pas le système de soins, alors focalisé sur l’abstinence comme unique horizon. Ils mourraient en silence du sida ou d’overdose. Quand la réduction des risques a été généralisée en France dans les années 1990 (programme d’échange de seringues, substitution à la méthadone et au Subutex, reconnaissance des associations d’auto-support, ie d’usagers…), on a vu des milliers de toxicomanes invisibles se matérialiser, « capturés » par une politique de soins qui était conforme à leurs attentes.

Beaucoup ont été substitués et ont pu retrouver une vie normale, loin de la violence du marché criminel. Le nombre d’overdoses a fortement baissé. Les salles de consommation à moindre risque fonctionnent sur le même modèle : attirer une population encore plus marginalisée et invisibilisée, la sortir de la rue, « l’accrocher » avec un suivi médico-social et essayer de la mettre sur une trajectoire de soin et de substitution. Les expériences en Suisse ou au Canada ont donné de bons résultats, tout en suscitant évidemment de vifs débats, sur le thème moral de « l’encouragement » à la toxicomanie. Mais quand on parle d’efficacité d’une politique de soins (moins de morts, moins de dégâts…), il faut suspendre son jugement moral.

Quelles sont aujourd’hui les nouvelles drogues qui arrivent, ou qui s’apprêtent à arriver sur le marché français ? Ne va-t-on pas vers des drogues de plus en plus puissantes et dangereuses ?

Parmi les drogues de synthèse, la métamphétamine, star de la série Breaking Bad, fait des ravages aux Etats-Unis et en Asie. Assez curieusement, elle n’a pas encore pris en Europe. Peut-être est-ce pour demain ? Mais il est parfois vain de jouer les Cassandre : l’arrivée du crack en France au tournant des années 1980-1990 avait été anticipée avec beaucoup de crainte, après ce qui avait pu être observé aux Etats-Unis, et finalement son usage est resté relativement circonscrit.

Les drogues ne sont cependant pas de plus en plus puissantes : la méthamphétamine a été créée dans l’entre-deux-guerres. Et la dangerosité dépend de la qualité du produit (et du chimiste) comme des produits de coupe parfois nocifs que les dealers mettent dans leurs doses pour augmenter leurs ventes et leurs marges. Attention donc au cliché du « ça ira de pire en pire ».

Breizh-info.com : Sur la drogue, son histoire, son actualité, avez vous des livres autres que le votre à conseiller à nos lecteurs pour compléter ? Ou des films qui vous ont intéressé sur la question ?

Je recommanderai La catastrophe invisible. Histoire sociale de l’héroïne, publié en février dernier chez Amsterdam. Il s’agit du travail d’une équipe de chercheurs dirigée par le sociologue Michel Kokoreff (et dont j’ai d’ailleurs fait partie…). L’ouvrage explore davantage, grâce à un impressionnant travail de collecte d’entretiens avec les « survivants », l’univers souterrain des usages et le drame qu’ont vécu les héroïnomanes pendant les années Sida.

Quant aux films, j’ai un faible pour French Connection de William Friedkin (1971) pour son petit côté suranné, et la documentation minutieuse d’une véritable affaire (l’Affaire Angelvin de 1962). Mais certains films contemporains restituent fort bien les effets pervers et les échecs de la guerre à la drogue, sans être trop « hollywoodiens », comme Traffic de Steven Soderbergh (2000) ou Sicario de Denis Villeneuve (2015). Quant à la description de la dépendance et de la descente aux enfers du point de vue du consommateur, Requiem for a dream de Darren Aronofsky (2000) est d’une puissance visuelle et sonore inégalée.

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[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

source:https://www.breizh-info.com/2018/09/16/102329/laurent-marchant-impossible-prohibition-drogues

 

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FRANCE (narco-business): les meilleurs lobbyistes de ce dynamique marché ne seraient-ils pas les responsables de la politique inefficace menée depuis des décennies?

Apparemment, les autorités s’inquièteraient de l’explosion du marché de la cocaïne en France sans pour autant changer d’un iota la politique menée depuis 30 ans!

On est dans le mur depuis longtemps, mais pour les innombrables services qui « vivent » de ce business, la seule rengaine, c’est: « Pourvu que ça dure! »

Pour Vincent Le Beguec, le successeur de François Thierry à la tête de l’OCRTIS: « C’est un marché très dynamique, car il y a une augmentation importante de la production dans les trois pays andins qui produisent 98% de la cocaïne consommée dans le monde : Bolivie, Pérou et surtout Colombie », où les surfaces cultivées ont triplé ces cinq dernières années« .

Produit illicite le plus consommé en France après le cannabis, selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT), la cocaïne compte dans l’Hexagone plus de 2 millions d’expérimentateurs et pas loin de 500.000 usagers.

Promotion sociale

La cocaïne touche désormais tous les milieux après avoir été promue par des vedettes du « show-bizz » et autres célèbres journalistes présentateurs de l’audiovisuel dans des « coming-out » incertains qui n’hésitent pas à se vanter d’avoir eu recours à cette poudre « magique » pour faire le « taf »!

Quelle promotion servie à cette drogue!  Sont-ils inconscients? 

Mais, qu’ils la ferment!

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FRANCE (Coke): à L’OCRTIS, on adore enfoncer des portes ouvertes

Le marché français de la cocaïne est en expansion, selon un rapport de la police judiciaire.

Des réseaux de cités, qui étaient spécialisés dans le trafic de cannabis, ont diversifié leurs activités en proposant de la cocaïne.
En 2017, 17 tonnes de poudre blanche ont été saisies, contre 8,5 tonnes en 2016.

2017, année record. Jamais les services répressifs français n’avaient saisi autant de cocaïne sur le territoire. Ils ont mis la main, l’année dernière, sur 17 tonnes de poudre blanche, contre 8,5 tonnes en 2016, souligne le rapport annuel du Sirasco (Service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée), dévoilé ce vendredi. Une augmentation des saisies reflétant « le dynamisme des trafiquants français » qui ont implanté des filières de distribution dans toutes les grandes agglomérations du pays, explique le commissaire divisionnaire Vincent le Beguec, chef de l’Octris (Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants).

Les enquêteurs de la police judicaire ont remarqué que les groupes criminels issus des cités, qui jusque-là étaient spécialisés dans la vente de cannabis, s’orientaient de plus en plus en plus vers le trafic de cocaïne. Il faut dire que la demande est en constante augmentation. La part des consommateurs ayant expérimenté ce produit a été multipliée par quatre en vingt ans. Selon l’ OFDT (Observatoire français des drogues et des toxicomanies), 2,2 millions de Français s’étaient laissés tenter en 2015, et 450.000 en consommaient régulièrement. Son prix, lui, reste stable : en moyenne, 65 euros le gramme.

« Les bénéfices sont considérables »

Surtout, les trafiquants de cannabis ont compris qu’ils pouvaient augmenter leurs bénéfices en proposant de la « blanche ». Un kilo de cocaïne pure s’achètent environ 1.000 dollars (environ 860 euros) en Colombie. En France, la même quantité se négocie 30.000 euros. « Les bénéfices sont considérables », souffle Vincent le Beguec. Par ailleurs, le kilo de cocaïne pure est coupé avec d’autres produits comme de la lidocaïne ou de la caféine, leur permettant ainsi de multiplier son poids par trois. Ainsi, sur le territoire national, il peut leur rapporter jusqu’à 90.000 euros.

Le néo-bandistime des cités est donc en train de « mettre en place des connexions » avec les pays producteurs de cocaïne que sont la Bolivie, le Pérou et la Colombie, d’où provient 98 % de la drogue consommée dans le monde, poursuit le patron de l’Octris. Ces trois états ont même augmenté leur production. « On est passé de 900 tonnes produites en 2013 à 1.400 en 2016 », précise Vincent le Beguec. Les surfaces de coca cultivé en Colombie ont triplé en cinq ans. La raison ? Le gouvernement de ce pays a cessé de répandre, depuis des avions, du glyphosate sur les champs de coca et privilégie désormais l’arrachage des plants avec des résultats moindres.

De plus en plus de passeurs interpellés

La drogue est acheminée en Europe principalement par bateau. « Le port du Havre figure parmi les points d’entrée majeurs en Europe », indique le rapport du Sirasco, précisant que 3,5 tonnes de cocaïne ont été saisies en 2017 dans des conteneurs arrivés au port normand, soit une augmentation de 120 % par rapport à 2016. Souvent, « les enquêtes ont mis en lumière des complicités parmi les dockers qui récupèrent la drogue dissimulée au sein du fret légal selon la technique du ‘rip off’ », signale également le document. Mais la principale porte d’entrée de la drogue en Europe reste le port d’Anvers, en Belgique, avec 42 tonnes saisies l’an passé.

La cocaïne arrive également sur le territoire national par voie aérienne.

En 2017, les services français ont effectué 640 saisies, permettant aux policiers d’appréhender 1,7 tonne de produit.

Le commissaire divisionnaire Le Beguec remarque « une augmentation des interpellations de passeurs, notamment sur la ligne Cayenne-Paris ». En effet, de nombreux réseaux criminels achètent la drogue au Suriname, où elle est moins chère, et tentent de l’acheminer en France en utilisant des « mules » qui la transportent principalement sur eux ou dans leur valise, voire qui l’avalent. L’année dernière, 608 passeurs ont ainsi été interpellés au départ ou en provenance de Guyane, dont 250 qui avaient ingéré la drogue.

Réseaux de blanchiment

Si la vente de cocaïne est lucrative, les trafiquants ont dû trouver un moyen pour blanchir leurs revenus. Pour cela, ils ont conclu des contrats avec des groupes criminels organisés qui en ont fait leur spécialité. Ces réseaux collectent l’argent liquide sur le territoire et se débrouillent pour le transformer « en produits à forte valeur ajoutée ou facilement transportables tels que l’or, les bijoux ou les véhicules » ou en mettant en place des « mécanismes de compensation variés », très sophistiqués. Les services répressifs français sont néanmoins parvenus, en 2017, à saisir 63 millions d’avoirs criminels. Une goutte d’eau au regard des 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires générés par le trafic de stupéfiant.

Source

https://www.20minutes.fr/faits_divers/

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COKE en STOCK (CCXX): la réorientation du trafic, le Honduras comme première destination aérienne

Vous étiez comme moi en vacances, je suppose, mais il y a des gens qui n’en prennent jamais de vacances, ou c’est à croire : ce sont les trafiquants de cocaïne, bien sûr ! C’est comme ça que vous découvre comme moi d’ailleurs que cet été c’est à nouveau le Honduras qui  fait parler de lui (1), avec toute une série d’arrivages dont le tonnage et une organisation qui méritent d’être expliquées. Figurez-vous en effet qu’en juillet, c’est carrément un base aérienne narco que l’on a découverte près de Brus Laguna, dans le nord du pays. Je vais vous la décrire en détail, en rappelant qu’au sud du pays ce sont plutôt de drôles d’engins flottants que l’on rencontre depuis des mois…

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En rouge les bateaux, en jaune les avions…

Tous ces engins font partie en trafic de ce qui est représenté ici par El Heraldo par des traits rouges. L’article s’intitule «Chiffres alarmants du trafic de drogue dans le Pacifique du Honduras » et il est centré sur ce pays bien entendu, ignorant par exemple le Belize voisin, que nous étudierons ici sous peu, vu le genre d’engin qu’on a trouvé récemment sur une route… (cf en avril dernier). On voit très bien leur densité, une prolifération qui demande une explication, que l’on va découvrir bien vite. Elle est double en effet.

En comparaison, voici ce qu’on avait à la place en 2012.  On distingue très vite l’extension énorme du trafic maritime dans l’arc sud Ouest, côté Pacifique, ou le rouge domine désormais et où circulent fort peu d’avions en revanche.  Le journal s’alarme surtout d’un fait patent.  Si la surveillance côté Est de l’Amérique Centrale avait obtenu en 2016 une chute spectaculaire des prises de cocaïne, en 2017, ces chiffres ont en effet fait un bon spectaculaire l’année suivante : on est passé de 623 tonnes en 2016, pour atteinte 2 371 tonnes métriques l’année suivante !!!

Soit 278,1% d’augmentation !  Preuve que les semi-submersibles des trafiquants ont renversé la donne, avec leur prolifération inquiétante. «  « Le Pacifique est désormais leur paradis » note le journal à propos de ces mêmes trafiquants. Pour le Honduras, c’est donc la zone du Pacifique du golfe de Fonseca (ici à gauche) qui se retrouve en première ligne donc, avec à côté le Salvador et de l’autre le Nicaragua, aujourd’hui aussi lourdement touchés par le fléau.  Mais l’arc du golfe du Mexique possède encore son champion sur les 265 tonnes qu’on a pu y trouver, cette région en a absorbé, 148 tonnes, arrivés principalement dans les régions de Gracias a Dios, Colon, Atlantida et une partie d’Olancho, selon l’étude.

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ATLANTIQUE (Archipel des Açores): un catamaran battant pavillon français intercepté avec plus de 800 kilos de cocaïne

L’embarcation de plaisance, avec deux hommes et deux femmes à bord, a été escortée à la marina de la ville de Horta, sur l’île de Faial, où elle a été fouillée.

A suivre…

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BELGIQUE (Anvers): la cocaïne met le feu à la campagne électorale

Anvers, « capitale européenne de la coke »

Anvers est une plaque-tournante du trafic de cocaïne, c’est de notoriété publique. Au point même que la ville est qualifiée par certains de « capitale européenne de la coke« . Il n’en demeure pas moins que les inquiétudes de Bart De Wever ont mis le feu aux poudres et suscité un tollé parmi ses adversaires politiques, jusque et y compris au sein de sa majorité.

Le vice-Premier ministre fédéral Kris Peeters, tête de liste CD&V aux élections communales à Anvers a regretté une déclaration « inappropriée« . Kris Peeters a appelé à « plus de sérieux » dans la campagne électorale locale. Il faut dire que Bart De Wever avait visé personnellement Kris Peeters en dénonçant la visite de campagne d’un vice-Premier ministre dans un commerce dont il est apparu qu’il était le repaire d’un individu condamné pour trafic d’armes, traite des êtres humains et trafic de drogues.

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https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_a-anvers-la-cocaine-met-le-feu-a-la-campagne-electorale?id=10010191

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ANVERS (Belgique): en quoi consiste le « Stroomplan », ce plan de lutte contre la drogue dans le port d’Anvers?

Le bourgmestre d’Anvers, Bart De Wever (N-VA), rappelle dans une interview dans le quotidien néerlandais De Volkskrant que le trafic de cocaïne dans le port d’Anvers prend des proportions qui menacent la société. Le président de la N-VA y compare notamment le port d’Anvers à une passoire, où les « requins passent entre les mailles du filet ». Pour essayer d’endiguer ce phénomène, le « Stroomplan » va voir le jour. Mais de quoi s’agit-il ?

Depuis son accession au pouvoir, l’homme fort de la N-VA met un point d’honneur à lutter contre le trafic de drogue. Mais, malgré sa « War on drugs », la quantité de tonnes de poudre blanche saisie ne cesse d’augmenter d’années en années. L’an dernier, le SPF finance (en charge des douanes) a communiqué une saisie record de 45,9 tonnes de drogue sur le territoire belge dont 42 tonnes au port d’Anvers.

Pour lutter plus efficacement contre l’importation de drogues via le port d’Anvers, une nouvelle « taskforce » appelée « Kali-team » va voir le jour dans le cadre du Stroomplan.

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https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_en-quoi-consiste-le-stroomplan-ce-plan-de-lutte-contre-la-drogue-dans-le-port-d-anvers?id=10009680

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BELGIQUE (Narco-logistique): la colombianisation guette un autre narco-Etat européen

Bart De Wever s’inquiète du trafic de cocaïne dans le port d’Anvers

Bart De Wever estime lundi dans une interview accordée au journal néerlandais De Volkskrant que le trafic de cocaïne dans le port d’Anvers prend des proportions qui menacent la société.

«L’argent qui entoure le commerce de cocaïne est énorme», explique Bart De Wever. L’homme fort de la N-VA compare le port d’Anvers à une passoire, où les «requins passent entre les mailles du filet».

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http://www.lesoir.be/176340/article/2018-09-03/bart-de-wever-sinquiete-du-trafic-de-cocaine-dans-le-port-danvers

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NARCO-BUSINESS (Import-Export et Blanchiment): les Bataves ont transformé les Pays-Bas en narco-Etat 

 

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La police néerlandaise qui n’est pas impuissante et possède la sophistication et les moyens nécessaires pour agir, est débordée!

Elle ne réussit qu’à démanteler un réseau de narcotrafic sur 10.

Et surtout, elle assiste impuissante depuis des décennies et constate comment une véritable économie parallèle s’est mise en place et prend de l’ampleur!l

La dernière opération en est une éclatante démonstration. Ce qui me dérange profondément, c’est que cette dernière ait été cornaquée par la DEA  démontrant une énième fois notre incapacité à fédérer la lutte contre la drogue en Europe. Il serait illusoire de penser résoudre ce problème majeur chacun dans son village!

La tolérance néerlandaise

Il vaut mieux trafiquer depuis La Haye ou Amsterdam: on risque moins si l’on se fait prendre.

De plus, les Pays-Bas sont la porte d’entrée de l’Europe avec, on l’a vu, Rotterdam et toujours Anvers chez les voisins belges.

Pour blanchir l’argent, les mafias profitent d’un réseau bancaire de premier ordre et d’une relative tolérance entrepreneuriale.

Le bonheur des mafias est donc néerlandais.

Pour les policiers néerlandais, il faudrait plus de moyens !

Beaucoup plus: 2 000 policiers de plus !

Ce qui pour un pays de 17 millions d’habitants est énorme.

Les narcos, meilleurs alliés de la Police pour « sécuriser » le pays

Si l’on regarde les chiffres, le nombre de crimes et délits aux Pays-Bas a chuté de 25% en 10 ans, les mafias détestent le désordre, c’est mauvais pour le commerce.

Qu’a t’il été fait depuis les années 80?

Rien, aucune avancée permettant d’enrayer ce déferlement de drogues via Rotterdam et Anvers.

Au contraire, les Pays Bas, déjà importateurs de cocaïne avec les conteneurs sur Rotterdam et Anvers, qui gèrent aujourd’hui un marché de près de 6 milliards d’euros annuels, sont devenus producteurs.

Les Pays Bas produisent la MDMA

Déjà en 1996, on pouvait lire:

« Aucune drogue ne s’est répandue aussi vite, constate le spécialiste August De Loor, qui estime qu’aux Pays-Bas environ 200 000 personnes en consomment régulièrement. M. De Loor contrôle depuis des années l’ecstasy qui circule dans les house parties. Depuis l’interdiction de ce produit, la production et la vente sont totalement sous l’emprise des milieux criminels.

Selon M. De Loor, les premiers producteurs aux Pays-Bas étaient eux-mêmes d’enthousiastes consommateurs d’ecstasy, ce qui garantissait une qualité assez constante.

« Mais, lorsque l’ecstasy est devenue illégale, ces producteurs ont été évincés. Le marché est tombé aux mains des voyous. » La production d’ecstasy s’est amplifiée et constitue « un flot constant qu’il est impossible d’endiguer », affirme Jaap De Vlieger, de la police de Rotterdam.

« Il est très facile de se procurer de l’ecstasy. « C’est ce que confirme une enquête effectuée par les spécialistes européens de la drogue. Après le cannabis, l’ecstasy est devenue la deuxième drogue illicite en Europe de l’Ouest.

Pour ce qui est de la production d’ecstasy, les Pays-Bas sont la Colombie de l’Europe, a déclaré, lors de l’émission télévisée Nova, un spécialiste des drogues de synthèse travaillant pour le Centrale Recherche Informatiedienst [CRI, Service national d’information et d’enquête de la police néerlandaise]. Pour illustrer ses propos fort controversés, il a montré la progression constante du nombre de laboratoires d’ecstasy démantelés: 3 en 199 1, 12 en 1993 et 15 au début du mois de décembre 1995. »

Aujourd’hui, une grande majorité de l’ecstasy, ou MDMA, consommée en Europe est produite dans le sud des Pays-Bas dans des laboratoires clandestins.

On sait aussi que ces laboratoires sont entre les mains de gangs marocains qui ont d’abord fait leurs armes avec l’importation illégale de cannabis depuis leur pays d’origine.

Or ces narco-businessmans sont en constante augmentation.

Pendant ce temps-là, en France, les livraisons de stups en provenance des Pays Bas et de Belgique continuent sans entrave aucune!

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CAMPO de GIBRALTAR: sa longue histoire de trafics

Après un film et différents livres sur le narcotrafic écrits par Marc Fievet… Le journal le Monde s’intéresse à cette zone géographique du Sud de la péninsule ibérique, en omettant de parler de l’historique de la contrebande et du narcotrafic existant dans ces lieux.

Lire que « depuis des mois, l’Espagne fait face au sentiment d’impunité des trafiquants de drogue et à leur radicalisation. Fini le temps où les membres des clans familiaux, héritiers des contrebandiers de tabac entre l’Espagne et Gibraltar, attendaient que la nuit tombe pour agir, transportaient la marchandise dans les cales de bateaux de pêche et la jetaient par-dessus bord lorsqu’ils apercevaient la police. » n’est pas le reflet de la réalité.

GIBRALTAR et la Costa del Sol sont depuis plus de 45 ans une zone de « non droit » réservée aux différents groupes d’Espagnols, de Français, d’Anglais, d’Irlandais de l’IRA, de Bataves, de Belges, d’Allemands, d’Italiens, de Croates, de Serbes, d’Albanais, de Turcs, de Russes et de Maghrébins qui sont dans ce business.

Accompagnés parfois par des mercenaires d’Etats 

Il faut savoir que durant plus d’une décennie, le narcotrafic cornaqué par le GAL bénéficiait de la protection de la « Policia » et de la « Guardia civil » et les TIR, lestés en cannabis, qui arrivaient de Tanger sur Algeciras n’étaient jamais contrôlés. Quand à la coke, elle arrivait directement dans les marinas de la Costa del Sol (La Duquessa, Estepona, Puerto Banus), voire à Gibraltar à Marina Bay.

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Je ne comprends pas qu’un Journal aussi sérieux que « le Monde » ne se soit pas rapproché du journaliste Olivier Jordan Roulot qui a passé plus de deux ans à étudier le parcours de Marc Fievet, l’agent infiltré NS 55 ,de la Douane française, en poste sur cette zone.

Olivier Jordan Roulot aurait pu dire à Sandrine Morel que ce qu’elle décrit comme une nouveauté est en fait une réalité depuis plus de 30 ans.

Abondent les témoignages d’officiers de la DNRED de la Douane française, de l’OCRTIS, du SVA espagnol, d’anciens HM-Custom officers et du DEA.

« Le BARON », avec le journaliste Michel Martin ROLAND, raconte sa vie aventureuse dans les années 80 sur la Costa del Sol. Ce livre démontre également l’ampleur et la narco-logistique existant déjà sur zone.

Non, ce n’est pas nouveau, cette situation existe depuis des décennies et toutes les « politiques » menées n’ont servi à rien, si ce n’est qu’à dépenser un pognon de dingue!

 

Le temps ne serait-il pas venu de prendre des décisions courageuses pour mettre un terme à ces activités souterraines que l’on commence à considérer comme indispensable!

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FRANCE (Échelon DNRED de Nantes): la réunion de juillet 1994

Le M/Y Sea Harmony

Une réunion composée des agents du DEA de Rome et Paris (Davis May) en présence de Jo Lesquert (DNRED Nantes) m’avait permis de préciser toutes choses sur mon infiltration dans l’organisation Locatelli.

Au cours de ce debriefing, j’ai déclaré à mes interlocuteurs que j’irai jusqu’au bout de mon action et les ai alertés sur la grande proximité de Charles Pasqua, le grand ami de Nick Venturi et cie, avec les Français de l’organisation Locatelli.

J’ai été arrêté le 23 septembre 1994 et n’ai jamais pu déclarer devant un juge sauf pour plaider coupable pour satisfaire les innombrables pressions des douaniers français Christian Gatard, Philippe Galy, l’attaché douanier en poste à Londres et Bernard Roux, l’attaché douanier à Washington! Marc Lerestre, le prédécesseur de Galy, était venu me saluer amicalement à la prison de Bellmarsh à Londres.

J’ai été libéré 3.888 jours plus tard le 26 mai 2005!

Et mon dossier est toujours classé « SECRET DEFENSE« !

 

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MAROC: drogue, cannabis, trafic, cocaïne, héroïne, haschich…et volupté !

Le Maroc, premier exportateur mondial de haschisch

Article de Michel Sitbon, actualisé par Marc Fievet

Les rares acheteurs des rapports de l’Observatoire géopolitique des drogues (OGD), normalement édités mais quasiment introuvables en librairie pourraient témoigner. Ce « rapport confidentiel », surtout destiné à la bureaucratie de l’Union européenne semble-t-il, émane de l’OGD.

L’Observatoire est l’auteur d’enquêtes minutieuses qui ont permis depuis des années de détailler à quel point le Maroc est impliqué dans la production et le commerce de drogues. Ce rapport en question rappellait quelques résultats de cette observation du royaume chérifien : « Premier exportateur de haschisch dans le monde, (…) premier fournisseur du marché européen, (…) surfaces de culture – dans la région du Rif – multipliées par dix en dix ans… » Tout ceci s’étant passé « dans la discrétion et une apparente indifférence des pays amis »….

A qui appartient le Maroc ?

Dans ce texte, l’OGD insiste sur le fait que ce commerce est « très hiérarchisé« . Au sommet de la hiérarchie, le rapport citait les noms des membres de la famille royale ou des ministres directement compromis (il est à noter que les bureaucrates européens ont aussitôt demandé une version expurgée où n’apparaîtraient pas ces noms…C’est vrai, en contrepartie d’un séjour à « La Mamounia » que ne ferait-on pas!…)

La Mamounia à Marrakech

C’était bien en première page du « Monde » , journal réputé pour son sérieux, que sur deux colonnes, en haut à droite, s’étalait: « Le Maroc, premier exportateur mondial de haschisch« . Et le sous-titre : « Un rapport confidentiel met en cause l’entourage du roi Hassan II« .

Mais ça, c’était hier!

A la base de cette pyramide, au moins 200.000 paysans du Rif.

De loyaux sujets de Sa Majesté Hassan II, donc de son successeur Mohammed VI.

Mais à la pointe de la pyramide ? Mystère… L’ »entourage du roi » ? Soit. Et le roi ?

A qui appartient le Maroc ? C’est le titre d’un ouvrage que vous pouvez peut-être encore vous procurer chez l’Harmattan.

Le Maroc appartenait à Hassan et donc aujourd’hui à Mohammed VI.

A qui appartient la région du Rif ? Eh bien le Rif appartient directement au roi ! Le Maroc est un pays en grande partie féodal. Le Rif est, lui, féodal. Colonisé par l’administration royale, rien ne peut y être planté sans le feu vert de ses représentants. Et c’est normal : Hassan II était un homme sérieux. Il n’aurait pas laissé un tel commerce entre les mains de n’importe qui.

Hassan II était donc un des hommes les plus riches du monde. Ça lui permit d’avoir des amis – nous y reviendrons dans un instant.

Hassan II, pour sa part, s’était donc spécialement enrichi en trafiquant des drogues illicites. Cette activité était déjà sévèrement réprimée par la loi, y compris celle de son propre pays. Des tas de gens croupissent encore en prison au Maroc, en Espagne, en France ou ailleurs – qui ne sont au fond que ses sous-traitants – pendant que Sa Majesté reçevait dans ses palais les grands de ce monde. Et les grands de ce monde, flattés d’avoir été si bien reçus par un si grand monarque, s’en retournent dans leur pays et font des discours enflammés contre la drogue, cette hydre aux dents longues qui suce le sang de nos petits enfants.

Amis de 20 ans

Un de ces grands amis s’appelle Jacques Chirac. Un ami de vingt ans. Quelqu’un sur qui on peut compter. Jacques Chirac est un monsieur qui fait de la politique à un assez haut niveau. Il a été, entre autres choses, ministre de l’Intérieur, Premier ministre, puis il fut président de la République. Ces métiers-là permettent, parfois, d’être bien informé.

En France il existe une Brigade des stups, un Office central de répression du trafic international de stupéfiants (OCRTIS) et la DNRED, le service ‘intelligence’ de la Douane française. Ce sont de services qui ont beaucoup de moyens.

L’OGD est une petite organisation qui a peu de moyens. Pouvons-nous supposer un instant que ce que l’OGD a pu apprendre en enquêtant soit inconnu, à l’époque de Jacques Chirac ?

On sait aussi que le roi du Maroc, qui est un homme riche, a pour habitude de subventionner les partis politiques français. Ceci est spécialement utile, bien sûr, pendant les campagnes électorales. Et doublement utile lorsque ces campagnes sont difficiles, comme celle de Jacques Chirac contre Edouard Balladur.

Édouard Balladur, lui qui était aux manettes, fut soupçonné d’avoir financé une partie de sa campagne présidentielle de 1995 grâce à des rétrocommissions sur des contrats d’armement. L’aide que lui apporta son ministre du Budget, Nicolas Sarkozy, est une réalité! C’est l’affaire Karachi ! Il a été mis en examen depuis!

A peine élu, le premier acte du Génial président, avant même de faire péter des bombes à Mururoa, ce fut un petit voyage en Afrique, chez les amis.

La première étape de ce voyage fut la plus importante: le Maroc.

Jacques Chirac et Hassan II se sont retrouvés très cordialement. Ils ont conclu en un éclair un accord impressionnant qui consistait, entre autres choses, à doubler l’aide française au Maroc. Rien que ça.

Deux heures d’entretien confidentiel entre Chirac et son ami le dealer

Au nom des vingt années d’amitié les unissant, Son Altesse Royale Hassan II décora le Génial président de la plus haute distinction marocaine. Ils ont même eu l’occasion de parler du Rif et de ses « problèmes de développement économique et social« . Chirac s’est engagé à ce que la France soutienne plus particulièrement l’action du roi dans cette région.

Pour la petite histoire, il faut savoir que le roi a réussi à encaisser des milliards de dollars de la communauté internationale, sous prétexte de développer des cultures de substitution au cannabis dans le Rif. D’un côté il encaisse les subventions, de l’autre les surfaces de cultures s’étendent… Tout bénéfice! L’astuce a beau être éventée depuis un moment et faire sourire les spécialistes, c’est bien cette escroquerie-là que Chirac proposait de relancer auprès de la communauté européenne, pour un montant de plus de deux milliards de dollars cette fois…

En 36 heures de visite, le fringuant Président français Chirac a aussi trouvé le temps pour deux heures d’entretien confidentiel avec son ami le dealer…

On ne sait pas ce qu’ils se sont dit.

Le Pays-Bas concurrence ce juteux trafic

Ce qu’on sait en revanche, c’est que s’il n’y avait pas l’OGD – et « Le Monde » -, notre ami le roi serait peut-être soupçonné de n’être pas un très bon démocrate – mais l’affaire s’arrêterait là. Le pollen du cannabis marocain a beau embaumer jusqu’en Espagne – ainsi que c’était le cas cet été, à peu près en même temps que Chirac passait par là… -, motus et bouche cousue, personne n’oserait dire un mot.

Il vaut mieux. Quelqu’un a osé témoigner sur la complicité franco-marocaine dans le trafic de drogues. Il s’appelle Ali Bourequat.

L’asile politique lui a été accordé il y a quelques mois aux Etats-Unis. Il l’a obtenu en raison des persécutions subies en France du fait des dénonciations que contient son livre « Dix-huit ans de solitude : Tazmamart« , paru chez Lafon en 1993.

Charles Pasqua était encore ministre de l’Intérieur. Il semble que cet autre grand ami du roi du Maroc n’ait pas été en mesure de garantir la sécurité d’Ali Bourequat en France.

Bourequat osait simplement dénoncer les complicités entre la France de monsieur Pasqua et le Maroc de monsieur Hassan II dans le trafic de stupéfiants.

De retour à Paris, Jacques Chirac s’est cru autorisé à agresser le premier ministre néerlandais pour le « laxisme » dont fait preuve son pays en matière de drogues. En fait de laxisme, les Pays-Bas mènent une politique qui tend à la légalisation du cannabis, une légalisation qui mettrait fin au marché noir à colossales plus-values que permet la pseudo-prohibition des drogues. En plus, les Pays-Bas pratiquent une sorte de « tolérance » qui en fait le premier producteur européen de cannabis et donc, un concurrent du Maroc.

Assurance deal

Si Chirac, Pasqua et les patrons de la brigade des stups et de l’OCRTIS sont tellement remontés contre les Pays-Bas, c’est simplement parce qu’ils proposent une voie qui mettrait fin à leurs petites affaires, et qu’en attendant, elle fait concurrence à Son Altesse Royale, leur ami le dealer.

Pour bien comprendre tout ça, il faut savoir comment se passe le commerce entre le Maroc et les pays destinataires des drogues qu’il exporte. Un ami de l’OGD me racontait un jour comment, au cours d’une de ses enquêtes, il avait réussi à se faire passer pour un gros acheteur de haschisch, un investisseur en col blanc. On lui proposait alors deux formules : soit il achetait la marchandise et la faisait transporter à ses risques et périls, soit il payait l’assurance. On appelle ça « acheter la route« . La marchandise lui coûtait plus cher, mais il n’avait qu’à indiquer le point de livraison. L’assurance était totale. En cas de pépin – on ne sait jamais, on peut tomber sur un flic ou un douanier honnête -, la marchandise était remplacée sans qu’il ait à débourser un sou de plus, et livrée comme prévu à l’adresse indiquée.

Héroïne, terrorisme et médailles…

Pour compléter le tableau, il est utile de savoir aussi que le Maroc n’est plus spécialisé en cannabis depuis longtemps. Voilà des années qu’il a proposé à la Mafia internationale de profiter de son infrastructure et de ses excellentes capacités d’acheminement des drogues en Europe pour récupérer, d’abord le marché de la cocaïne, car les précurseurs entrent sans difficultés, puis celui de l’héroïne.

En ce qui concerne l’héroïne, le Maroc expérimente la culture de pavot – et maîtrise déjà sa transformation. Ainsi, ce pays n’est pas seulement le premier producteur de haschisch, mais vraisemblablement la première « plaque tournante » de drogues sur terre.

Que dire de plus ?

Ce sont les bases mêmes de l’ordre qui nous accable qui sont en cause. La politique criminelle dite de « prohibition » des drogues a d’ores et déjà sapé tout l’édifice. Il faut en changer d’urgence. Il n’y a plus de contrat social qui tienne dans de telles conditions.

  • Ramzi Ahmed Youssef, un Pakistanais de 27 ans, est soupçonné d’avoir organisé l’attentat contre le World Trade Center, en 1993, à New York – et d’avoir été sponsorisé par les « narcos » de son pays. Les hezbollahs de monsieur Hekmatyar, en Afghanistan, ont financé leur guerre en cultivant le pavot, transformé en héroïne, au Pakistan, avec l’aide des services secrets pakistanais, travaillant main dans la main avec la CIA (pour vaincre, à l’époque, l’armée rouge).

Les mêmes hezbollahs de Hekmatyar étaient, selon la DST, les organisateurs des attentats qui nous ont valu Vigipirate. Les poseurs de bombes qui accaparent la une des journaux ont été entraînés en Afghanistan, dans les camps de monsieur Hekmatyar, à côté de ses champs de pavot. Toujours selon la DST, ils auraient pris leurs ordres dans un bureau de Peshawar, et le communiqué revendiquant finalement ces attentats est arrivé au Caire en provenance de Lahore. Lahore, c’est au Pakistan. Un pays qui dispute à la Birmanie la place de premier producteur d’héroïne du monde.

Ce n’est pas la peine de faire semblant de combattre le terrorisme par Vigipirate quand on va prendre ses médailles chez le roi du Maroc.

Michel Sitbon

Source:

http://maroc-leaks.com/maroc-hassan-ii-notre-ami-le-dealer/

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