FRANCE 🇫🇷 (DNRED – OFAST) : la balle au centre

Le regain de santé de la Douane et de la DNRED par des textes actualisés semble inquiéter Stéphanie Cherbonnier qui n’hésite pas à réclamer un privilège hiérarchique sur les affaires de stups.

Ça fait des décennies que la Police et ses hiérarques toujours en recherche de succès faciles, histoire de se la péter, et au passage de ramasser les dividendes par gratifications et autres promotions, ont instauré une sorte de tutelle naturelle sur tous les résultats obtenus en matière de saisies de stups. Il y a plus de 40 ans, des OPJ avaient infiltré tous les échelons de la DNRED, pour la bonne cause, pour formaliser les opérations que ces derniers réussissaient !

Même que parfois, il fallait se planquer de ces serviteurs zélés de Beauvau, toujours prêts à faire remonter l’info aux collègues policiers à l’affût d’une opération en cours, au risque de la faire capoter.

A Nantes, il avait son bureau juste à côté de celui de Gatard et il valait mieux partir à l’extérieur lorsqu’il s’agissait de mettre en musique une opération future.

Cette méthode douteuse était également appliquée par les excellents officiers du « HM Customs excise » de sa gracieuse majesté, qu’on a piqué à prendre en photo l’intégralité des notes que j’avais dans mon calepin.

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Tous ceux qui sont branchés sur ce secteur d’activités savent pertinemment que le gros des saisies et des affaires en cours a toujours été généré par la DNRED et la SURV (Entre 70 et 75 % des saisies stups).

Je ne parle pas évidemment de la saisie du boulevard Exelmans,  organisée par David Cugnetti, actuellement en Bourgogne et chapeautée par l’énarque Erwan Guilmin,  le chef de la DOD, qui n’était qu’une énorme connerie que la DNRED, on cherche à l’oublier, a payé au prix fort.

Déstabilisée, humiliée et… réorganisée

Déstabilisée et en mode survie avec une taupe de la DG à sa tête, l’excellente Corinne Cleostrate, la DNRED avec l’arrivée surprise du nouveau directeur Florian Colas, semble avoir retrouvé un nouvel élan et je pense que ce rôle de  « chef de filât » réclamé par Stéphanie Cherbonnier ne devrait être qu’une énième rodomontade de nos pieds nickelés nationaux, et quand j’ose parler de pieds nickelés, c’est en connaissance de cause , car même à la DNRED, on a sérieusement donné dans ce domaine.

Christian de Rocquigny du Fayel

C’est Christian de Rocquigny du Fayel qui a été nommé au poste de contrôleur général de l’OFAST et ce n’est pas, malgré la prochaine création de 35 postes pour ce service, ce dernier qui changera la donne.

Pour ma part, je pense que Florian Colas ne se laissera pas impressionner et qu’il a mis la DNRED sur une trajectoire qui ne peut que faire des envieux. (Gaffe Florian, les peaux de bananes ne devraient pas tarder, t’es dans un repaire de gros crabes !)

Le narcotrafic, comme tant d’autres activités délictueuses, ne se combat qu’en étant bien informé et pour cela, désolé Stéphanie,  la DNRED a une sérieuse longueur d’avance sur la Police en la matière.

Enfin,à ce constat, j’ajouterai qu’il m’a toujours paru surprenant que les gabelous acceptent de se faire diriger par des DG non issus de la Douane. Jean Dominique Comolli est le seul DG que j’ai rencontré personnellement plusieurs fois, aussi bien dans le bureau ministérielle avec Michel Charasse qu’à la DG avec Jean Henri Hoguet et Christian Gatard, m’avait permis de constater de l’ignorance crasse de ce responsable et du seul souci qui le guidait de réaliser un parcours sans vagues en attente de l’opportunité qui le rendrait riche.

Est ce ainsi que l’on dirige une régalienne ? Non, je ne le pense pas, et il serait temps que cela change pour éviter que continue le démembrement de cette institution commencée avec le passage éclair de l’IGF François Auvigne.

Un peu plus sur la DNRED

Les premiers services douaniers d’enquêtes, exclusivement parisiens, voient le jour entre 1932 et 1937. Au cours de réorganisations successives, qui ont étendu ses compétences territoriales et fonctionnelles, cette structure deviendra la direction nationale des enquêtes douanières (DNED) puis la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). (Merci Jean Henri Hoguet !)

Enfin, en 2007, le ministre du budget entérine la réorganisation de la DNRED et sa mutation en service à compétence nationale.

Missions et spécificités

La DNRED met en œuvre la politique du renseignement, des contrôles et de la lutte contre la grande fraude douanière de la DGDDI. Elle a pour mission de lutter contre les grands trafics en démantelant les organisations criminelles qui se livrent à la contrebande d’armes, de stupéfiants, de tabac et de produits contrefaisants, portant atteinte au commerce légal et présentant des risques pour la santé publique.


Elle s’appuie à cette fin sur son analyse précise des flux de marchandises et de personnes, sur le recueil de renseignements opérationnels ainsi que sur la mise en œuvre de certaines techniques spécialisées d’investigation…sans pour autant réussir à faire assumer la Direction Générale de la douane qui, par le manque d’honneur de ses DG, n’assure pas la continuité du service de l’État.

Disposant de pouvoirs spécifiques définis par le code des douanes, la DNRED exerce son activité sur l’ensemble du territoire douanier national et elle coordonne également les activités opérationnelles du réseau des attachés douaniers français dont la compétence couvre près de 60 pays.

Son action s’articule essentiellement autour de trois axes :

-lutter contre les grands courants de contrebande ;

-mettre en œuvre des enquêtes anti-fraude d’envergure nationale et internationale diligentées à l’encontre des entreprises et des particuliers ;

-gérer et animer la collecte du renseignement, son traitement et sa diffusion à l’ensemble des services douaniers ainsi qu’aux services partenaires.

ORGANISATION

Forte d’environ 800 personnels, la DNRED comprend trois directions :

La direction du renseignement douanier (DRD), centrale du renseignement, gère et
anime la filière « renseignement », élabore le plan national de renseignement, centralise et traite les informations sur la fraude. Elle procède aux études et aux analyses nécessaires à l’orientation de l’action des services et soutient l’ensemble de la communauté douanière grâce aux pôles de compétence technique dont elle dispose.


La DRD est composée de 5 divisions : 1 division transversale et 4 divisions d’analyse.

La direction des enquêtes douanières (DED) dispose d’une compétence d’exception en
matière de lutte contre la grande fraude. Ces missions complètent la compétence
générale d’attribution des services d’enquête régionaux (SRE). Ressortent ainsi de la
compétence de la DED toutes les enquêtes – d’initiative ou fondées sur des consignes
nationales et/ou communautaires ou d’assistance administrative mutuelle
internationale (AAMI) – ayant trait à la recherche de la grande fraude, c’est-à-dire
susceptibles de mettre au jour des fraudes ou des réseaux de fraude nationaux ou
transnationaux ou de démanteler des organisations criminelles (sécurité nationale,
activités terroristes, trafic d’armes, fraudes financières, démantèlement de filières de
fraude nationales ou transnationales). S’y ajoutent les enquêtes conjointes et celles qui
lui sont confiées expressément par la direction générale.

La DED est composée de 4 divisions d’enquêtes à compétence nationale.

La direction des opérations douanières (DOD) recherche et recueille le renseignement opérationnel et tout particulièrement celui en provenance de sources humaines
(coordination avec la DRD dans le cadre du Passenger Name Record).

Plusieurs entités spécialisées sont rattachées à ces directions :

-Cyberdouane,

-Cellule de recueil de la preuve informatique,

-Observatoires de suivi dans des domaines de fraude particulièrement sensibles,

-Équipes techniques, etc.

En septembre 2008 a été créée la « Task Force Dragon » visant à lutter contre la contrebande européenne de produits originaires de Chine (cette fraude génère des milliards d’euro de pertes en termes de revenus pour l’UE et pour la France).

Unité d’élite de 24 agents, elle a une compétence nationale et est très fortement impliquée dans la lutte contre la fraude au plan européen (OLAF, EUROPOL, etc.)

Depuis juin 2015, un officier de liaison de la DNRED est mis à la disposition de la
Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), facilitant la coopération permanente.

Le GOLT

Au sein de la DNRED, le Groupe opérationnel de lutte contre le terrorisme (GOLT) a été créé spécialement pour centraliser la collecte et l’enrichissement des renseignements, de toutes sources douanières, relatifs au terrorisme et à son financement.

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ARGENTINA 🇦🇷 : aparece el GPS de la ‘narcoavioneta’ boliviana

La Gendarmería de Argentina informó que, en un rastrillaje, encontraron el GPS que corresspondería a la “narcoavioneta” Cessna con matrícula boliviana CP-3123 estrellada en ese país. Esa aeronave tenía 324 kilos de cocaína.

Fuente

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FRANCE 🇫🇷 : quel est le coût social de l’alcool, du tabac, des drogues « licites » et « illicites » ?

Par an, le coût du tabac s’élève à 156 milliards d’euros, celui de l’alcool, à 102 milliards, quand celui des drogues illicites atteint 7,7 milliards, selon une étude menée pour l’Observatoire français des drogues.

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BELGIQUE 🇧🇪 (Port d’Anvers) : 982 kilos de coke au quai 1742

Lundi, c’est 982 kilogrammes de cocaïne qui ont été découverts au quai 1742 du port, répartis dans des sacs de sport. L’enquête sur la contrebande de drogue a conduit le même jour à une descente dans un hangar situé le long de la Boomsesteenweg à Aartselaar. Cinq suspects, respectivement Belges, Néerlandais et Moldave. y ont été trouvés. Le juge d’instruction les a arrêtés depuis.

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BOLIVIE 🇧🇴 (INTERPOL – DEA) : chasse à l’homme pour retrouver l’Uruguayen Sebastien Marset Cabrera

Mobilisation de 2 250 policiers et plus de 144 véhicules

Son nom est associé à l’assassinat en Colombie du procureur anti-mafia paraguayen Marcelo Pecci, en mai 2022, comme l’un des cerveaux du crime.

Selon Eduardo del Castillo, depuis samedi « une série de perquisitions » a eu lieu dans le département de Santa Cruz, à l’est du pays et à la frontière du Brésil et du Paraguay, dans le cadre des recherches de Sebastian Marset, « trafiquant de drogue de grande valeur ». En fin de journée, Eduardo del Castillo a indiqué que les perquisitions avaient notamment permis la saisie de 17 fusils, un pistolet, 1 915 munitions et de gilets pare-balles.

« Cet individu est recherché par Interpol, la DEA, par des pays de la région, tels que l’Uruguay, le Brésil et le Paraguay », a ajouté le ministre.

« Nous avons mobilisé plus de 2 250 policiers, plus de 144 véhicules, nous avons réalisé plus de 23 opérations, six perquisitions et procédé à l’arrestation de 12 personnes », a précisé Eduardo del Castillo.

Sebastian Marset Cabrera, « aux multiples nationalités », se trouve « toujours » dans le département de Santa Cruz, avec son épouse péruvienne et leurs trois enfants, a-t-il affirmé.

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FRANCE 🇫🇷 (Douane Française) : Gaby, un ancien de la DNED (DNRED) nous a quittés

Gabriel Bastien vient de nous quitter.

Ancien directeur de la Direction Nationale des Enquêtes Douanière, la « fameuse » D.N.E.D., mais aussi Président des anciens combattants des Douanes.

Pour beaucoup, il restera une figure emblématique de la « maison »

Un des anciens agents qui a servi sous ses ordres a accepté de témoigner.

Un chef très près de ses hommes pour beaucoup, trop près pour certains. Mais désigné comme le chef de la meute, nous adhérions pleinement à ces trois engagements:

« On ne sort pas de la meute, on ne trahit pas la meute, on ne touche pas à l’argent….« 

Il a surtout apporté une certaine élégance, dans le quotidien, en menant continuellement les agents de l’institution vers l’excellence !
Lorsqu’il parlait à ses hommes, il parlait à ses petits…Lui seul était en mesure de nous envoyer là où il le fallait et quand il le fallait. En quelque sorte, il nous économisait, nous protégeait et nous défendait, il aurait même pu nous envoyer éteindre les enfers, nous y serions allés.
Avec le temps, le souvenir qui nous marque tous encore, c’est qu’il nous protégeait et ce n’est pas une vue de l’esprit. Avec pour précepte « N’obéis jamais à un con« , Il avait pris le rôle de meneur d’hommes, ce qu’il était naturellement, mais, en contre partie, cette belle réussite ne pouvait que motiver quelques jalousies de ses pairs.

Lui seul connaissait les secrets de la DNED et il est parti avec…!

Salut Gaby, repose en paix !

Ses funérailles se dérouleront le mercredi le 2 août  à 16 H 00 en l’Église de Poilhes – 34310.

Les porte-drapeaux, le bureau national, Alexis Lopez, Denis Millet, Serge Madelmont, Marc Fradet, Alain Cornille, Claude Fernandez et Isabelle Gasselin.

Lors d’une cérémonie de clôture du congrès de l’Association nationale des anciens combattants des douanes STIE, devant le monument dédié aux douaniers morts pour la France, dressé dans le parc du domaine de La Sauldre, à La Ferté-Imbault.

Cette cérémonie avait été présidée par Gabriel Bastien, président national de l’association.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : il y a déjà 17 ans, NS 55 rencontrait François Missen, le Prix Albert-Londres 1974

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DUBAÏ 🇦🇪 (Narco-business) : la note explosive de l’ODL (officier de liaison) de l’OFAST en poste à Dubaï

« Je m’y rendrai [à Dubaï, NDLR], c’est prévu dans un mois un mois et demi, on doit sans doute encore améliorer notre coopération policière et judiciaire, mais on n’a aucune raison de penser que ça ne se fera pas positivement », disait Gérald Darmanin, le 1er mars dernier, répondant aux questions des journalistes après une conférence de presse destinée à dresser le bilan – positif – de la lutte contre le trafic de drogue en France en 2022.

Car sur place, les narcos peuvent investir, blanchir et mettre à l’abri la manne démentielle amassée grâce au trafic : l’émirat n’est pas regardant sur la provenance des fonds. Dubaï est également un endroit calme, loin des règlements de comptes des cités, où les barons de la drogue français n’encourent aucun risque pour leur vie. Ils peuvent aussi, depuis quelques années, y croiser leurs « homologues » néerlandais, italiens, colombiens, au point qu’un « super cartel » a été démantelé à l’automne dernier.

Cinq mois ont passé depuis cette promesse. Le ministre de l’Intérieur ne s’est toujours pas rendu aux Emirats arabes unis afin de « tarir la source des malheurs », selon son expression. Aucun déplacement sur place n’est prévu dans son agenda. Et aucune des têtes de réseaux interpellées à Dubaï, devenu le refuge des narcotrafiquants français, n’a été extradée vers la France depuis cette déclaration. Pire, certains, visés par des notices rouges d’Interpol et interpellés sur place, ont été remis en liberté.

Coopération au point mort

La coopération entre les deux pays, pourtant essentielle à la lutte contre le trafic de stupéfiant en France dont Gérald Darmanin a fait « la mère de toutes les batailles », est au point mort et les autorités françaises présentes sur place tirent la sonnette d’alarme.

La présence d’autorités françaises sur place a permis de resserrer les liens avec la police locale, et de procéder à plusieurs arrestations. Sauf que ces arrestations, dont le ministère de l’Intérieur français se félicite, sont autant de coups d’épée dans l’eau. « A ce jour, aucun de ces narcotrafiquants n’a été extradé vers notre pays et plusieurs procédures à l’encontre d’individus particulièrement actifs et dangereux ont même été abandonnées par les autorités émiriennes invoquant à l’appui de leurs décisions des prétextes plus ou moins fallacieux », constatent les rédacteurs de la note.

A plusieurs reprises, les magistrats émiratis ont indiqué ne pas avoir reçu dans les formes les demandes d’extradition. Plusieurs personnes interpellées ont donc été libérées, et ne sont plus susceptibles de faire l’objet d’une nouvelle demande d’extradition par la France avant leur éventuelle condamnation (en leur absence donc) dans l’Hexagone. Soit pas avant plusieurs années. Contacté par « l’Obs », le ministère de la Justice français affirme pourtant avoir toujours transmis les dossiers complets et dans les délais impartis.

« Impuissance de la France »

Les magistrats peuvent-ils être corrompus ? Le système judiciaire des émirats est-il rétif à toute coopération avec la France ? Ces remises en liberté représentent un « signal fort d’impunité envoyé par les Emirats arabes unis à nos narcotrafiquants qui s’installent en nombre à Dubaï continuant depuis l’émirat à organiser et gérer trafics de stupéfiants, blanchiment d’argent, et assassinats dans les cités françaises », déplore la note.

« L’impuissance de la France à faire rentrer ces criminels est un très mauvais message envoyé aux “petits caïds” de ces mêmes cités qui défient l’Etat dans des zones de non droit de plus en plus nombreuses », écrivent les rédacteurs.

LIRE TOUT L’article de Violette Lazard

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FRANCE 🇫🇷 : la MILDECA lance une campagne d’information et de prévention sur la cocaïne

Mis à jour le 26/07/2023

La cocaïne est une drogue illicite, au pouvoir addictif puissant. Il s’agit de la deuxième drogue illicite la plus consommée en France, derrière le cannabis. C’est un produit dont l’offre et la demande sont en expansion, alors que les risques liés à sa consommation sont conséquents.

Ainsi, le nombre de consommateurs ayant expérimenté la cocaïne a été multiplié par quatre ces 20 dernières années et 10% des 26-34 ans disent l’avoir déjà expérimentée. Elle est consommée pour ses propriétés psychostimulantes en contexte festif, sexuel ou professionnel.

La cocaïne continue de bénéficier trop fréquemment d’une image positive de « booster » qu’on arrête quand on veut. Or elle peut être à l’origine d’une forte dépendance. La consommation de cocaïne est responsable de 10 000 hospitalisations par an et le nombre de passage aux urgences pour consommation de cocaïne a été multiplié par 3 en 12 ans, dans toutes les régions, avec une accélération entre 2021 et 2022 (réseau de surveillance OSCOURS, santé publique France, 2023).

En cas d’AVC avant 50 ans, la consommation de cocaïne doit être systématiquement recherchée.

Sa consommation peut également entraîner de nombreuses complications sévères : troubles neurologiques, cardiologiques ou vasculaires, respiratoires, psychiatriques, infectieux, dermatologiques, ORL, etc.

Enfin, il n’existe aucun traitement de substitution pour accompagner le sevrage.

Toutes les informations relatives à cette campagne d’information et de prévention sur les risques liés à la cocaïne sont disponibles ici : https://www.drogues.gouv.fr/campagne-dinformation-et-de-prevention-sur-les-risques-lies-la-cocaine

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KYRGYZSTAN 🇰🇬 : more than two tons of drugs seized since the beginning of 2023

More than two tons of drugs have been seized from illicit trafficking in Kyrgyzstan since the beginning of the year. Press service of the Ministry of Internal Affairs reported.

«The State Service on Drug Control summed up the results of its activities for five months. Since the beginning of the year, 604 drug crimes have been detected, more than 2 tons of narcotic drugs, psychotropic substances and precursors have been seized. During the reporting period, more than 160 events in the field of drug prevention were carried out,» the statement says.

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ITALIE 🇮🇹 (Guardia di Finanza) : 5 tonnes 300 de cocaïne interceptées dans le canal de Sicile, l’équipage en prison

La Guardia di Finanza a récupéré 5,3 tonnes de cocaine et arrêté l’équipage composé de Vincenzo Catalano, 35 ans, de Bagnara Calabra (Reggio Calabria), capitaine du chalutier, Kamel Thamlaoui, Tunisien, 54 ans, domicilié à Tricase (Lecce), Sami Mejri, Tunisien, 48 ans, domicilié à Barcellona Pozzo di Gotto (Messine), Yanis Malik Bargas, Français, 19 et Elvis Lleshaj, 35 ans, Albanais de 35 ans,

C’est mardi dernier, que les agents de la Guardia di Finanza, lors d’une patrouille de reconnaissance dans le canal sicilien pour une enquête de l’unité de police financière de Palerme avec la coordination du bureau du procureur de Palerme-Direction anti-mafia du district, ont identifié un navire marchand battant pavillon de Palau et un contact anormal avec un navire de pêche au départ de la côte calabraise.

Les deux bateaux ont été suivis à distance de sécurité par des unités du groupe aéro-naval de Messine, du groupe d’exploration aéro-maritime et du département des opérations aéro-navales de Palerme avec le soutien du GICO.

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ÉQUATEUR 🇪🇨 (cartels de drogue) : à Guayaquil, l’agitation de la ruée vers l’or du trafic de drogue ne semble pas se calmer

A lire cet extrait de l’article publié dans La PRESSE canadienne, on pourrait croire qu’il s’agit de la France, mais non c’est de l’Équateur qu’Il s’agit !

Un total de 210 tonnes de drogues saisies en une seule année, un record. Au moins 4500 meurtres l’année dernière, également un record. Des enfants recrutés par les gangs. Des prisons qui deviennent des plaques tournantes de la criminalité. Des quartiers rongés par des querelles criminelles. Et tout ce chaos financé par de puissants étrangers aux poches profondes et ayant une expérience considérable dans le commerce mondial de la drogue.

Selon des experts de l’Équateur, les pénitenciers sont rapidement devenus des bases d’opération pour le trafic de drogue.

Aujourd’hui, les cartels les plus puissants du Mexique, Sinaloa et Jalisco Nueva Generación, sont des financiers sur le terrain, de même qu’un groupe des Balkans que la police appelle la mafia albanaise.

Sur les 3.600.000 conteneurs qui partent chaque année du port de GUAYAQUIL, les autorités n’en vérifient que 700.000

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Le point de vue de Marc Fievet

En France, chaque semaine, on se rapproche de cet état des lieux par un infernal engrenage. Il ne se passe plus une journée sans que l’on apprenne un meurtre, une fusillade et autres divers dommages collatéraux entraînés par une prohibition dépassée et totalement inadaptée à la problématique drogue. Nos pouvoirs publics sont sourds et s’obstinent à ne pas envisager d’autres méthodes qui ont pourtant échoué depuis plus de 30 ans.

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FRANCE 🇫🇷 (OCRTIS) : François Thierry en route pour les assises

La cour de cassation, dans sa grande sagesse, a préféré renvoyer François Thierry aux assises du Rhône plutôt que de classer ce dossier particulièrement sensible.

Les magistrats avec lesquels travaillait François Thierry ont réussi à se dégager de toutes responsabilités dans cette affaire.

Le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin n’a pas jugé utile de rappeler la présomption d’innocence qui doit bénéficier à François Thierry.

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FRANCE 🇫🇷 (Le Havre) : 25 kilos de coke dans un porte-conteneurs

Depuis près de deux semaines, les autorités n’en finissent plus de tomber sur d’importantes quantités de cocaïne entre la Seine-Maritime et le Pas-de-Calais. Jeudi dernier, 25 kg de poudre blanche cachés dans un navire en provenance du Brésil ont été découverts par les gendarmes du Havre a-t-on appris, ce mardi, auprès du parquet de Lille.

Le bateau en question, un porte-conteneurs, arrivait tout droit du Brésil et faisait escale au Havre avant de poursuivre sa route vers une destination qui n’a pas été précisée.

Un Pif a faire pâlir tous les chiens douaniers

Aiguillés par un renseignement ou simplement grâce à leur flair, les militaires du peloton maritime et portuaire ont mis la main sur 25 kg de cocaïne, conditionnés en pains et « aimantés à une paroi métallique à l’intérieur du navire », explique le parquet dans un communiqué.

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Le point de vue de Marc Fievet

Le temps passé à s’occuper de cette saisie, ce sont sans aucun doute des quantités plus importantes qui sont passées.

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UK 🇬🇧 (NCA) : Second port worker convicted for cocaine haul hidden in bananas

A corrupt port worker involved in importing what he thought was £118m worth of cocaine has been sentenced to 21 years in prison after a National Crime Agency investigation.

Michael Jordan

Michael Jordan, 45, from Portsmouth, worked at the city’s docks and was on shift when 372 pallets of bananas arrived on a cargo vessel called MV Atlantic Klipper.

The shipment had originated from Colombia, and the vessel had stopped on its way to the UK at Vlissingen in the Netherlands.

NCA officers worked closely with the Dutch police, who found 1,477 kilos of cocaine which was replaced with dummy packages.

When the boat arrived into Portsmouth in April 2022, officers watched Jordan on CCTV separating pallets which he believed contained the drugs and moving them to a separate warehouse.

Jordan and his accomplice at the docks David Oliver, from Portsmouth, who was convicted for his role last year, then attempted to conceal the pallets among an unconnected consignment.

Jordan then prepared for the arrival of Turkish lorry driver Ahmet Aydin, who was also convicted last year, so the load could be moved into his trailer quickly and without detection.

The NCA shared intelligence with West Midlands Police, who arrested four men as part of their own investigation when the dummy load was transported to a rural location near Lichfield in Staffordshire.

Jordan was arrested along with Oliver and Aydin at the same time on suspicion of conspiracy to import class A drugs. He was convicted after a three-week trial at Portsmouth Crown Court on Friday (7 July) and sentenced today.

NCA Branch Commander Matt McMillan said: “Michael Jordan was part of a criminal conspiracy to import a large quantity of cocaine through the UK border.

“He used his insider knowledge as a port worker to make money from the cocaine trade, which fuels violence and exploitation on our streets.

“The NCA worked closely with the port operator, international partners, and West Midlands Police to dismantle this organised crime group and protect the public.”

10 July 2023

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ÉTATS-UNIS 🇺🇸 (Washington) : la poudre retrouvée à la Maison Blanche n’était que de la cocaïne

Une trouvaille étonnante. Dimanche dernier, une poudre blanche mystérieuse retrouvée sur le sol de l’aile ouest de la Maison Blanche, abritant le fameux Bureau ovale du président, avait provoqué son évacuation et la mobilisation de toute une équipe vêtue de combinaisons étanches. 

Après plusieurs analyses, et des spéculations – la substance pouvant être du bacille de charbon ou même de l’anthrax, constituant un risque bioterroriste depuis 2001 -, il s’agissait en réalité de cocaïne. 

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PAYS-BAS 🇳🇱 (Narcotrafic maritime) : l’interview de Romilda Schaaf par « Le Temps »

Le Temps: Romilda Schaaf, depuis 2017, vous êtes la cheffe de la lutte contre le trafic de drogue, au sein de la brigade portuaire. Quelle est l’importance du port de Rotterdam dans le trafic de cocaïne entre l’Amérique du Sud et l’Europe?

Romilda Schaaf: Le port de Rotterdam est un goulet d’étranglement. C’est l’un des trois passages stratégiques avec Anvers et Hambourg où arrive la poudre en ballots, cachés dans des conteneurs sur des cargos. Les autorités de nos trois ports travaillent d’ailleurs ensemble. Cette année, nous avons déjà saisi 20 000 kg de cocaïne dans le port de Rotterdam. Nous arriverons à 40-50 000 kg saisis à la fin de l’année 2023. C’est le même chiffre que l’année dernière. Sauf qu’en 2022, nous avons arrêté 200 trafiquants et cette année, déjà 220 personnes, donc nous doublerons le nombre d’arrestations si cela continue. Soit nous faisons un meilleur travail, soit il y a plus de trafiquants et la cocaïne a augmenté conséquemment, et sort du port d’une manière que nous ne connaissons pas encore.

Justement, avez-vous une idée du pourcentage de la drogue que vous arrivez à saisir? Une étude indépendante a été menée par des scientifiques sur la quantité de cocaïne produite et consommée, ainsi que sur un certain nombre d’autres paramètres. La conclusion est qu’environ 60% sont saisis dans les ports des Pays-Bas.

Soixante pour cent, c’est énorme

Le prix de la cocaïne n’a pas augmenté, et l’offre est toujours très présente partout, donc c’est un chiffre qui, à mon avis, doit être intégré dans les calculs des producteurs et des trafiquants.

Quel est le modus operandi des trafiquants?

Les trafiquants insèrent des briques de cocaïne dans les cavités des murs, des plafonds, des sols et des portes, dans l’isolation ou l’équipement de refroidissement des conteneurs traversant l’Atlantique. Dans des cartons de bananes, de jus, d’habits, de café, partout. Pas moins de 18 millions de conteneurs arrivent chaque année à Rotterdam, soit environ 50 000 par jour. Tous ne peuvent pas être contrôlés. Ce sont nos collègues de la douane qui en sélectionnent, selon leur provenance, et les contrôlent par scanner ou avec des chiens renifleurs. Le problème, c’est que dès que le conteneur est déplacé pour être inspecté, les criminels en profitent pour sortir la drogue. Ils ont des complices dans les ports: des marins, dockers, tentés de gagner quelques dizaines de milliers d’euros pour faire sortir la poudre du terminal sans contrôle. Le seul moyen pour nous de lutter efficacement contre cela est de les empêcher d’ouvrir les conteneurs en les bloquant les uns contre les autres. Nous engageons les compagnies à suivre cette méthode.

La corruption est donc partie intégrante de la vie du port? Chaque jour, 180 000 personnes travaillent au port. Echanger un conteneur peut rapporter 30 000 euros. Nous menons des campagnes contre la corruption, alertant sur le fait qu’on ne collabore jamais qu’une seule fois: lorsque l’on entre dans ce monde dangereux, on ne peut pas facilement en sortir. Il y a ensuite des pressions, des représailles, sans parler des 4 ans de prison ferme pour un docker qui serait pris en flagrant délit.

Et au sein de la police?

Depuis 125 ans qu’existe la brigade du port, nous n’avons pas eu un cas de corruption en notre sein. Cela s’explique aussi par le fait que nous n’avons pas d’accès libre au terminal des conteneurs, nous devons demander un laissez-passer à la sécurité.

De la sécurité du port de Rotterdam dépend ensuite le déferlement de la drogue partout en Europe. Etes-vous soutenus financièrement par l’Union européenne?

Non, pas à ma connaissance. Mais aux Pays-Bas, la lutte contre la drogue est la priorité numéro une. Notre budget a été augmenté de plusieurs millions d’euros et nous avons une nouvelle loi depuis 2020 qui met les criminels se trouvant illégalement dans le port en prison pour 2 ans. Nous nous devons de rétablir l’ordre dans certaines zones de non-droit pour rendre le pays sûr. Et débarrasser le port des criminels. Nous avons eu des politiciens, journalistes et avocats qui ont été assassinés. Pour ma part, je porte un gilet pare-balles mais je ne me laisse pas gagner par la peur. Sinon, je ne pourrais plus faire mon travail.

Quel a été votre travail depuis votre arrivée?

J’ai mis un point d’honneur à faire participer les compagnies d’import-export et du fret maritime à la lutte contre la drogue. Ce n’est pas qu’un travail de politique publique. Au début, c’était difficile car ces compagnies visent avant tout le profit et veulent faire sortir leur marchandise du port le plus rapidement possible. Ces contrôles coûtent de l’argent. Mais ils savent aussi qu’il est important de prendre des mesures pour contrôler les gens qu’ils embauchent, les surveiller, ils se rendent petit à petit compte des problèmes qu’engendre la drogue.

Est-ce que l’on a une mauvaise image de la cocaïne, qui est perçue comme une drogue festive, des riches et des puissants?

Je serais favorable à des campagnes similaires à celles que l’on a faites contre le tabac, du genre: «Le tabac attaque vos poumons, votre foie, votre cœur». On devrait proposer: «En sniffant votre rail de cocaïne, vous participez au meurtre de paysans en Amérique du Sud, à l’assassinat d’un avocat et d’un enquêteur reporter aux Pays-Bas, vous avez beaucoup de sang sur les mains». Car oui, cela reste tendance et branché de prendre de la coke en festival, et le consommateur ne se rend absolument pas compte de la violence et des crimes qui y sont liés. La cocaïne est un marché qui respecte la loi de l’offre et de la demande et à mon sens, on ne met pas du tout assez de pression sur le consommateur.

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CONFEDERATION HELVÉTIQUE 🇨🇭 (Narco- consommation) : pole position revendiquée

La ligne blanche de la cocaïne, de Rotterdam à Lausanne

Par Aïna Skjellaug

Des toilettes de la Riponne aux conteneurs du plus grand port d’Europe, «Le Temps» vous invite à suivre la route de cette drogue, alors que la Suisse apparaît comme le plus grand consommateur du continent

Ce qu’il faut s’imaginer, c’est une ville dans la ville. Rotterdam, 630 000 habitants, deuxième cité des Pays-Bas, ne serait rien sans son port extravagant, le plus important d’Europe. Il s’étend sur près de 50 kilomètres. Partout, des cargos amarrés venant de partout. Partout encore, rouges, blancs, ocre, bleus, jaunes, rouillés, des milliers d’énormes conteneurs empilés en une construction géante de Lego.

Il est impossible de contrôler toutes ces boîtes de ferraille: seulement environ 1% d’entre elles l’est sérieusement.

On vise les provenances vaguement suspectes – Pérou, Colombie, Bolivie – mais la drogue peut se cacher derrière des fruits, des pièces de tracteur ou du café, comme on l’a vu lorsqu’une cargaison de cocaïne a été découverte au printemps 2022 dans l’usine Nespresso de Romont, sans bien sûr que l’entreprise ne soit le moins du monde impliquée. Même les trafiquants font des boulettes.

Ce qui demeure la marque de Rotterdam, c’est le danger

La «Mocro Maffia», voici le terme désignant les filières marocaines qui tiennent le marché de la poudre depuis le port. Et si la violence directement liée au trafic est peu présente dans une petite ville comme Lausanne, Rotterdam vit une autre réalité, d’une dureté inquiétante jusqu’aux plus hauts étages de l’Etat et de la démocratie. Corruption, des dockers aux politiciens, chantages, menaces, meurtres, la pression est quotidienne. Journalistes trop fouineurs assassinés, ministres se retrouvant sous protection parce qu’ils refusent de se faire acheter. Mais la gangrène prend, dans une odeur de sang et de menaces, au point de donner au pays une réputation qui, selon certains, pourrait à terme en faire une sorte de narco-Etat où le pouvoir des marchands de mort ne connaîtrait plus de limites. Pourtant, des brigades policières dédiées enquêtent sans relâche et avec un courage époustouflant au milieu des empilements du port de Rotterdam.

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Ce qui ressort de toutes les analyses, c’est que le marché des stupéfiants alimente en argent des réseaux criminels internationaux, passant de l’Amérique du Sud aux anciens pays de l’Est ou à l’Afrique, qui sont actifs partout, y compris en Suisse, et ceux-là sont parfois extrêmement dangereux. La lutte est sans fin. Et le refrain de la police aux trousses des trafiquants ressemble à une vieille chanson d’Alain Bashung: «Toujours sur la ligne blanche.»

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NARCO-BUSINESS : tout au long de l’histoire, un trafic au profit des dominants

Dans un récit historique plein de saveurs, Jean-Pierre Filiu raconte l’essor de trafics très rentables pour les dirigeants de pays producteurs, qui ont toujours cherché à les contrôler de près.

De l’herbe d’Égypte au pavot d’Afghanistan, le Proche-Orient est depuis longtemps une terre de culture de plantes destinées à la production de drogues de toutes natures.

La « cocaïne du pauvre » est devenue un enjeu diplomatique de premier plan au Proche-Orient. Le 7 mai 2023, la Ligue arabe a réintégré la Syrie, exclue en 2011 de l’organisation. L’une des conditions posées par les pays du Golfe et la Jordanie était l’arrêt de la production par la Syrie du Captagon, drogue de synthèse aux effets puissants répandue parmi la jeunesse, à tel point que ces États la considèrent comme une question de sûreté nationale.

Leurs dirigeants en ont la certitude : ce trafic, estimé à plusieurs milliards de dollars, est détenu par le clan Assad et contribue de façon importante au financement du régime. Rien de nouveau dans la longue histoire du Proche-Orient, en réalité. Le cas syrien n’est que le dernier chapitre d’une longue « histoire de drogue, de pouvoir et de société » dans la région, affirme l’historien Jean-Pierre Filiu dans un livre très documenté. La Syrie y fait l’objet d’un chapitre qui remet en place quelques clichés, à commencer par celui qui ferait du Captagon la « drogue des djihadistes », expliquant à elle seule leur férocité. Le Captagon est plutôt utilisé pour rester éveillé sur les lignes de front, pratique commune aux combattants de tous les côtés. Et si l’organisation de l’Etat islamique (OEI) a pu tirer quelques revenus du trafic, ils viennent bien après la taxation des populations, l’exploitation du pétrole et même la contrebande d’antiquités, dit l’auteur. L’OEI exporte sa drogue par les mêmes réseaux qui lui permettent d’écouler son pétrole au marché noir vers le Liban et la Turquie, avec la complicité du régime syrien.

La famille Assad gère le Captagon

Quand le pseudo califat est démantelé en 2019, le trafic de Captagon ne cesse pas, bien au contraire. Les pilules sont exportées par millions via l’aéroport de Beyrouth ou le port syrien de Lattaquié vers l’Europe ou les pays du Golfe. En Syrie, affirme Jean-Pierre Filiu, la production et le trafic sont gérés par le frère du président, le général Maher Al-Assad, commandant de la quatrième division, qu’il utilise pour protéger les laboratoires de fabrication et faciliter le transport des cachets.

Retour vers le passé : avant le Captagon, le haschich et l’opium sont largement consommés dans l’empire ottoman et la Perse, d’autant plus que le Coran n’en dit rien. Au XVIe siècle, « une addiction de masse » émerge en Perse, selon Filiu, malgré quelques campagnes de prohibition qui échouent régulièrement. Au XVIIe siècle, un voyageur français, Jean-Baptiste Tavernier, estime « malaisé de trouver en Perse quelqu’un qui ne se soit adonné à l’opium ».

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EUROPE 🇪🇺 (Narco-logistique) : les « narcos » à la conquête commerciale de l’Europe

L’enquête de Thomas Saintourens à lire dans le Monde confirme que les cartels latino-américains prospèrent autour des grands ports européens. Pour régner sur ce marché florissant, ils n’hésitent pas à nouer des alliances avec des groupes criminels locaux et à imaginer des procédés chimiques qui rendent la cocaïne indétectable.

Et pourtant, le sucre était arrivé à bon port… Vingt-deux tonnes au total, réparties dans 900 sacs, débarquées au Havre (Seine-Maritime) le 14 avril 2022, parmi diverses marchandises en provenance d’Amérique du Sud.

Trois semaines plus tard,cette livraison a priori anodine est saisie dans le Val-de-Marne, après des investigations menées par les policiers de l’Office anti-stupéfiants et par le service d’enquêtes judiciaires des finances.Huit ressortissants colombiens sont arrêtés, puis incarcérés. Parmi eux, un certain Adalberto Patiño Pareja. Considéré comme un cadre d’une organisation criminelle basée à Tulua, en Colombie, cet homme de 62 ans est un as de la chimie. Il avait fait le voyage en Europe avec son fils et plusieurs de ses compatriotes pour procéder aux opérations de filtrage et laisser ensuite la drogue à des trafiquants français.

A ce jour, l’enquête n’a pas permis de découvrir du matériel ni un laboratoire équipé. Mais ce modus operandi confirme le constat dressé, ces derniers mois, par les analystes d’Europol : les membres des cartels sud-américains sont de plus en plus présents sur le sol européen. Il peut s’agir d’émissaires chargés de négocier une opération, de « courtiers », de blanchisseurs, plus souvent de petites mains, des ombres qui apparaissent au fil des dossiers. Le plus souvent, on ne connaît d’eux qu’un pseudonyme. Dans les conversations interceptées, leurs correspondants européens les désignent comme « le Colombien », « le Mexicain », voire « le Tacos » ou « le Sombrero ».

L’un d’eux, surnommé « Beto », apparaît dans une affaire qui remonte au 13 mai 2018. Ce jour-là, cet homme envoyé en Europe par un cartel de Carthagène (Colombie) ignore que la voiture où il se trouve a été « sonorisée » par la police. A ses côtés, Sofiane B., 39 ans, un trafiquant français aujourd’hui incarcéré. Ce caïd du trafic – on le surnomme « le Mozart des stups » – n’est guère à l’aise en espagnol, mais l’accueil qu’il réserve au Colombien est empreint de déférence et trahit l’importance du moment. L’objectif est de sécuriser les approvisionnements de cocaïne dans le port du Havre, la principale voie d’accès de cette drogue en France. Huit mois auparavant, « Mozart » s’est lui-même rendu au Mexique, avant de rallier le Panama et de pousser jusqu’à Cali, en Colombie.

Publié aujourd’hui à 06h30

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Le point de vue de Marc Fievet

Ça fait plus de 30 ans que je tente d’alerter l’ensemble des autorités régaliennes de ce fléau.

Les ramifications, contacts et autres moyens utilisés par les narcos intéressent plus qu’hier les journalistes avant tout intéressés par le Buzz médiatique ainsi récolté.

A l’époque, j’avais l’oreille du ministre Michel Charasse en poste à Bercy, mais j’ai constaté la très grande frilosité de Jean Dominique Comolli, le DG de la Douane de l’époque, qui n’avait que faire des méthodes efficaces proposées.

Aujourd’hui, en France, nos régaliennes dédiées à cette lutte tapent un peu moins de dix pour cent du trafic supposé alimenter le marché, et les décideurs des étages supérieurs de Bercy, Montreuil et de Beauvau refusent toujours d’installer des moyens de contrôles performants qui existent.

NARCOTRAFIC MARITIME : comment inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision?

En France, les contrôles aléatoires sont tellement rares que la sécurité est remise en cause et nos savants continuent de réfléchir et de se refiler le dossier de ministères en ministères puis de services en services pour savoir si l’on va équiper nos ports de systèmes performants de contrôles qui existent !

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