Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
Cette année-là, 1,6 tonne de cocaïne est saisie par les services français. C’est 96% de plus qu’en 1991. Mais une ombre apparaît bientôt au tableau. Un «superflic» suisse «undercover» accuse les stups d’avoir révélé sa véritable identité dans le milieu.
Pourquoi ? Fausto Cattaneo est l’auteur d’un rapport explosif sur l’opération «Matto Grosso», qui a pour cible un trafic de cocaïne reliant le Brésil à l’Europe. Selon lui, les services français, suisses et italiens ont directement supervisé l’import de 116 kilos de poudre, tout droit sortie des scellés des services brésiliens, afin de la vendre à des malfaiteurs, arrêtés dans la foulée.
Pour faire fonctionner l’opération, les indics auraient été directement rémunérés avec l’argent de la transaction. Subissant les foudres de la «flic connection», Fausto Cattanéo sera placardisé plusieurs années, avant d’être blanchi par une enquête interne. Il quittera finalement les services pour une retraite anticipée.
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C’est l’histoire du lâchage de NS 55 de la #DNRED
Au début des années 1990, Marc Fiévet est un informateur hors-pair. Infiltré dans le milieu pendant six ans, il livre une avalanche de renseignements. Grâce à lui, les douanes françaises mettent la main sur une centaine de trafiquants et saisissent ou/et font saisir plus de 105 tonnes de stups
En 1994, le voilà en compagnie de Claudio Pasquale Locatell, un brooker présumé de la Cosa Nostra. Fievet, se sentant en danger, demande aux services français une «exfiltration». Celle-ci n’arrivera jamais !
Le 23 septembre, il est interpellé par Interpol au sud de l’Espagne, alors que 5,4 tonnes de poudre ont été interceptées au large du Canada.
Onze ans derrière les barreaux
Des émissaires français lui conseillent rapidement de ne pas révéler sa vraie condition, en l’échange d’une peine de prison symbolique en France. Transféré, il passera finalement 11 ans derrière les barreaux, «lâché» par la DGGDI, la direction générale de la Douane Française et en particulier par Francois Auvigne malgré l’intervention de Jean Puons, le patron de la DNRED.
Depuis sa sortie, l’ex-agent «NS55» a réclamé un dédommagement à l’État français en vain, des énarques de Bercy ayant réécrit les faits pour dégager LA DOUANE FRANÇAISE de toutes responsabilités. Son histoire a notamment inspiré le film «Gibraltar», avec Gilles Lellouche dans le rôle principal.
Le scénario original a été modifié suite aux pressions de Jérôme Fournel, alors DG de la Douane Française et les dialogues modifiés par Gilles Lellouche et Tahar Rahim.
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En septembre 2025, Vincent Thomazo, secrétaire général de l’AIDF (Association Internationale des Douaniers Francophones) a publié sur Facebook
FRANCE (#DNRED) : un scandale d’Etat étouffé depuis 30 ans
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🟥🟥 MARC FIÉVET : HÉROS TRAHI PAR L’ÉTAT FRANÇAIS 🟥🟥 UN SCANDALE D’ÉTAT ÉTOUFFÉ DEPUIS 30 ANS
Pendant 6 ans, Marc Fiévet, alias NS55, a infiltré les cartels internationaux pour le compte des Douanes françaises. Résultat :
✅ 23 opérations de haut niveau menées à bien ✅ Des tonnes de drogue saisies ✅ Une vingtaine de grands truands internationaux arrêtés
Mais en septembre 1994, tout bascule. Lors de l’interception du cargo Pacifico au Canada, chargé de cocaïne, l’opération est un succès… … mais Marc Fiévet est brûlé.
🔻 Quelques jours plus tard, il est arrêté en Espagne, et là, c’est le début de l’abandon. Les Douanes françaises refusent d’admettre qu’il travaillait pour elles. Aucun soutien. Aucune reconnaissance. Un silence organisé.
🔒 3888 jours de prison. Soit plus de 10 ans, enfermé comme un trafiquant — alors qu’il n’était qu’un agent infiltré de l’État. Un homme sacrifié pour protéger les méthodes opaques de la DNRED.
Et aujourd’hui ? ➡️ À 82 ans, Marc Fiévet conduit encore des poids lourds pour survivre. ➡️ Aucune retraite. Aucune indemnisation. Aucun honneur. ➡️ Juste l’oubli organisé. L’invisibilisation volontaire.
🎬 Le film Gibraltar, diffusé cette semaine à la télévision, raconte son histoire sous le nom de “Marc Duval”, joué par Gilles Lellouche. Mais derrière la fiction, il y a un homme réel, brisé, trahi, mais debout.
🛑 Ce que l’État cherche à cacher, nous devons le crier.
📢 La France doit reconnaître Marc Fiévet. 📢 La Douane doit assumer ses responsabilités. 📢 Il est temps de réparer cette injustice monstrueuse.
➡️ On ne sacrifie pas un homme qui a servi la République au péril de sa vie. ➡️ On ne détruit pas un agent parce qu’on a peur du scandale.
🔁 Partagez son histoire. Faites du bruit. Pour que Marc Fiévet ne soit plus jamais invisible.
Consommateurs parqués dans des zones réservées * ou élimination pure et simple ?
Après l’option retenue par les forces américaines d’expédier ‘ad patres’ 11 membres d’équipage d’un bateau rapide lesté, sans aucun doute, de cocaïne sans autre forme de procès, que sera bientôt les options retenues pour règlementer le futur de millions de consommateurs addicts de stupéfiants diverses et variés ?
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Résultats de cette guerre insensée et évolution
Maintenir cette option de guerre à outrance ne pénalise en rien les revenus directs et indirects générés par le narco-business. La première conséquence due à l’insécurité grandissante va amener des lois liberticides pour le plus grand nombre sans pour autant mettre fin à cette lutte Anti-stups décidée par le pouvoir en place.
La reconversion de faits de contrebande en crime de narcotrafic puis désormais en narcoterrorisme démontre, si besoin était, la totale incapacité de nos dirigeants (politiques, hauts fonctionnaires et conseillers) a développer une politique anti-stups efficace.
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La prohibition
Le prohibition est un échec total, et les rodomontades des communicants des grandes régaliennes sur leurs exploits journaliers savamment rapportés par les services de presses ne cherchent qu’à manipuler les opinions.
Quand tous ces services se glorifient d’avoir intercepté 100 tonnes, il faut savoir que ce sont 900 tonnes qui sont passées sous leur nez.
Les fortunes accumulées sont bien réelles et les paradis fiscaux ne pourraient le démentir.
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La corruption endémique est une réalité
La corruption endémique fait référence à une situation où la corruption est profondément enracinée et répandue dans une société, une institution ou un système, souvent de manière systémique et structurelle. Elle peut prendre diverses formes, telles que la corruption politique, la corruption administrative, la corruption économique, etc.
La corruption endémique se caractérise souvent par une généralisation de la corruption : elle est présente à tous les niveaux de la société ou de l’institution. Une acceptation tacite : la corruption est souvent considérée comme une pratique normale ou acceptable. Une impunité : les personnes corrompues ne sont pas ou trés rarement sanctionnées ou poursuivies.
La corruption endémique peut entraîner des pertes économiques, des inégalités sociales, une perte de confiance dans les institutions, etc.
La corruption endémique est souvent difficile à éradiquer car elle est profondément ancrée dans les structures et les mentalités. Il faut souvent une approche globale et des réformes structurelles pour la combattre efficacement.
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Le côut
Les budgets démentiels qui sont consacrés à cette lutte permettraient , s’ils étaient affectés à la prévention, d’obtenir enfin des résultats pour que la consommation diminue.
Il n’en est rien malheureusement.
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L’intérêt d’Escape From New York est ailleurs, même si cet arrière-plan socio-politique apporte indéniablement une saveur particulière. Comme dans tout futur sorti de l’imaginaire des années 80, la technologie s’accompagne de gros boutons qui clignotent, d’écrans-radars tout pixelisés ; les armes sont sophistiquées, les pantalons moulants ; les biceps sont de sortie pour les messieurs, les décolletés pour les dames ; on fume des cigarettes avec un regard menaçant et on parle avec une voix bien grave, parce que ça fait viril. Puis les rues sont sales, les carcasses de voitures obstruent les routes, les ponts sont jonchés de mines, le dernier chauffeur de Taxi est à moitié alcoolique (ou en tout cas bien lunaire) et les bandits ressemblent à des sortes de motards punks qui s’égosillent devant des combats de catch improvisés. C’est la jungle, la décadence, la dépravation, et pourtant, tout ce que ce petit monde recherche : c’est la liberté.
Les arrestations de sept maires au Venezuela montrent comment le gouvernement du président Nicolás Maduro a instrumentalisé la prétendue lutte contre le crime organisé à des fins politiques.
Plus d’un tiers des 21 maires municipaux de l’État de Zulia ont été arrêtés depuis octobre 2024.
La dernière arrestation a eu lieu le 2 avril, lorsque les services de renseignement ont arrêté Indira Fernández, maire de la municipalité de Guajira. Le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello, l’a liée, ainsi que six autres maires, à un réseau présumé de trafic de drogue, accusé d’avoir importé près de 32 tonnes de cocaïne, saisies cette année.
La dernière de ces saisies, plus de 15 tonnes saisies dans la ville de Los Puertos de Altagracia le 8 avril, faisait suite à celle de 5,4 tonnes réalisée près de la frontière entre l’État de Zulia et la Colombie à la mi-mars, que Cabello avait qualifiée de record.
Le réseau faisait partie d’un complot impliquant la cheffe de l’opposition María Corina Machado et les anciens présidents colombiens Álvaro Uribe et Iván Duque, qui visait à utiliser des forces paramilitaires pour renverser Maduro, a affirmé Cabello lors d’une conférence de presse le 4 avril. « Il s’agit d’une opération de corruption, de conspiration, de terrorisme et de trafic de drogue, car ils sont liés », a déclaré Cabello, ajoutant qu’il attendrait que l’affaire soit portée devant les tribunaux pour présenter des preuves à l’appui de ses allégations.
Quatre des maires arrêtés en lien avec le complot présumé appartiennent au Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) de Maduro et trois à l’opposition. Un huitième maire de Zulia, Nabil Maalouf, est également en détention depuis décembre, mais Cabello ne l’a pas lié au trafic de drogue présumé. Ces arrestations interviennent à l’approche des élections régionales de mai. Étant donné que l’ancien maire de Maracaibo, capitale de l’État de Zulia, Rafael Ramírez Colina, n’a pas été revu depuis son arrestation en octobre et qu’il se trouverait incarcéré dans la tristement célèbre prison de l’Hélicoide, où sont détenus des prisonniers politiques et des personnalités, il est peu probable que les personnes arrêtées puissent se présenter à une réélection.
À moins de deux mois des élections régionales, ces arrestations visent probablement à prendre le contrôle total de Zulia, un État d’une importance criminelle et politique considérable. Situé de l’autre côté de la frontière avec la plaque tournante de la cocaïne, Catatumbo, en Colombie, cet État est au cœur du trafic de cocaïne vénézuélien.
Si Cabello a affirmé avoir porté un coup au marché international des stupéfiants, son implication présumée dans le trafic de drogue, ainsi que celle de l’armée vénézuélienne et de la guérilla colombienne de l’Armée de libération nationale (ELN), alliée du gouvernement de Maduro, suggère un autre motif derrière ces arrestations : le contrôle incontesté des routes du trafic de cocaïne.
La Galice est revenue sur le devant de la scène en précisant que l’Andalousie rivalise déjà avec elle en tant que porte d’entrée majeure. Les drogues colombiennes n’ont jamais été aussi bon marché. Derrière ce boom, outre la surproduction en Amérique latine et la demande brutale de stupéfiants en Europe, se cache un système alimenté par l’argent noir et dirigé par des criminels en col blanc qui protègent les narco-organisateurs des poursuites de la police.
L’année 2023 a marqué des records historiques en matière de saisies de cocaïne en Espagne
Plus de 140 tonnes, selon les données fournies par la Sécurité intérieure à l’époque. Cependant, les prix ont continué à baisser. Quelque chose n’allait pas. La police a localisé le plus grand laboratoire de production de drogue colombien jamais découvert en Europe, à Cerdedo-Cotobade, mais, au même moment, des trafiquants de drogue transportaient en douce 5 000 kilos de cocaïne dans un narco-sous-marin. L’année s’est terminée par d’importantes saisies de conteneurs, tant à Algésiras (9,5 tonnes) qu’à La Corogne (7,5 tonnes). Aux tables de négociation des grands patrons, le prix de la reine des drogues a cependant continué de baisser.
En 2024, les chiffres des saisies ont diminué, mais sont restés très élevés
Les autorités ont réussi à atteindre certains des prétendus barons de la drogue « invisibles » en Galice et dans d’autres régions d’Espagne, dans le cadre d’opérations qui, cependant, sont restées inachevées. Les images de millions d’euros entre les mains de trafiquants de drogue ont attiré l’attention, d’abord dans les Rías Baixas, puis, plus encore, à Madrid.
Les 20 millions d’euros trouvés dans la maison de Óscar Sánchez Gil, un policier qui collaborait avec des trafiquants de drogue auraient pu servir d’avertissement, tout comme les 13 000 kilos de cocaïne saisis en novembre dans la plus grande cargaison de drogue jamais vue en Espagne.
Les narcos continuent de travailler et ils le font partout
Le déchargement de drogue en plein jour, sécurisé par des tueurs à gages armés de kalachnikovs, sur le quai de Las Carabelas à Huelva, en est l’exemple le plus clair.
Les forces de l’ordre continuent d’obtenir des résultats, certains trafiquants de drogue finissent en prison, mais le commerce continue de prospérer, peut-être plus fort que jamais.
Pour comprendre les causes de ce qui se passe, au-delà de la surproduction déjà éculée en Amérique latine et de la demande extrêmement forte en Europe, il faut analyser un nouveau scénario, largement révélé par le décryptage des communications des principaux trafiquants de drogue à travers les plateformes Sky-ECC, Encrochat et Anom, et, plus récemment, d’autres comme Ghost. Dans le monde du crime organisé, les criminels en col blanc ont proliféré, jouant un rôle crucial dans le maintien de l’activité et l’augmentation de leurs profits : ceux qui se livrent à la tromperie, à la corruption et à la fraude, faisant des victimes partout où ils vont, aussi bien parmi les personnes honnêtes que parmi les trafiquants de drogue eux-mêmes.
Des accords avec les autorités judiciaires
Les forces de sécurité et le Bureau du Procureur général, conscients de ce qui se passe, ont mis en place des mécanismes d’alerte pour faire face à un ennemi qui reste souvent sans visage, ou qui a de nombreux visages différents. Certains d’entre eux sont des avocats, selon des sources policières très fiables, mais dans d’autres cas, il s’agit simplement d’individus offrant leurs services à diverses organisations criminelles. Ils assurent la sécurité et la solvabilité des trafiquants de drogue, allant jusqu’à conclure des accords avec les autorités judiciaires qui aboutiraient à des réductions de peine. Et ils citent comme exemple des situations vécues en Galice et en Andalousie, principalement, mais aussi à Madrid, au Levant et en Catalogne : des arrestations et des saisies sont réalisées, mais de grands barons de la drogue, certains n’ont jamais été condamnés, d’autres continuent de faire passer en contrebande de la cocaïne ou du haschisch en quantités sans précédent. Et ils semblent intouchables…
En 2025, en Galice, des proches des barons de la drogue proposent de « remettre » un narco-sous-marin en échange de faveurs dans la phase procédurale d’autres affaires
En Andalousie, le cas de l’ancien chef de l’OCON Sur, l’unité d’élite de la Guardia civil, continue de perturber la scène. La vérité est que les fleuves Guadiana et Guadalquivir sont devenus une importante autoroute de la cocaïne, et alias Yeyo, l’auteur présumé d’une grande partie du trafic de drogue dans cette région, est toujours en liberté. Son nom apparaît en première page des cibles du groupe de travail anti-drogue. Plusieurs sources indiquent que des déchargements comme celui du quai de Las Carabelas portent son sceau. Ancien pilote de bateau à moteur, la Formule 1 des mers, il aurait utilisé ces compétences pour se faire un nom, d’abord comme batelier et maintenant comme patron présumé. On voit également à l’arrière-plan « Le Messi du haschisch », qui se trouve à Tanger et tire les ficelles. On dit qu’il aurait livré l’auteur du crime de Barbate en échange d’être laissé tranquille. Et ce n’est pas exclu. Et puis il y a Dubaï. Les vols aller-retour de l’aéroport de Barajas vers les Émirats arabes unis reçoivent un flux constant de ces individus offrant des services qui profitent à quelques-uns et nuisent à beaucoup d’autres. Ils cherchent à atteindre les plus hauts niveaux possibles, les échelons supérieurs des organisations internationales, pour leur « vendre » l’immunité dont ils bénéficient déjà de facto. Dans ces affaires, les criminels de moindre envergure s’en sortent souvent mal et sont eux-mêmes arrêtés. Et pendant ce temps, ils réalisent des bénéfices dans différents scénarios.
Le policier avec les 20 millions d’euros chez lui
Derrière le trafic international de drogue, un seul élément compte pour les grandes mafias : l’argent qu’elles peuvent gagner. C’est pourquoi ils n’hésitent pas à utiliser tous les moyens à leur disposition pour maintenir leur entreprise à flot et, si possible, la faire croître de jour en jour. Un exemple très illustratif de l’ampleur avec laquelle ce réseau de tromperies et de mensonges a influencé l’escalade des envois de cocaïne non seulement en Espagne, mais dans tout le monde occidental, a été la chute de Óscar Sánchez Gil, l’inspecteur responsable du blanchiment d’argent à la Direction Générale de la Police de Madrid. Son arrestation, dans le cadre d’une opération conjointe entre les Affaires intérieures et la Brigade centrale des narcotrafiquants de l’Udyco Central, fait suite à la saisie de 13 000 kilos de drogue colombienne dans un conteneur au port d’Algésiras, la plus grande cargaison jamais saisie sur le sol espagnol à ce jour.
Ce policier, qui a caché les fameux 20 millions d’euros dans le mur de sa maison, était depuis longtemps employé par diverses organisations criminelles. La tromperie et les mensonges ont permis à ces cargaisons d’entrer dans le pays.
Les experts : « C’est un jeu de portes qui s’ouvrent et se ferment et de vols qui vont et viennent. »
Après avoir rencontré des experts en application de la loi qui reconnaissent la capacité de divers acteurs à tirer les ficelles en coulisses, ce qui, dans la plupart des cas, aboutit à tromper les autorités, à l’emprisonnement de certains trafiquants et à l’impunité d’autres. « Ils fournissent rarement des informations sur les drogues. C’est juste un jeu de portes qui s’ouvrent et se ferment, de vols qui vont et viennent », expliquent les experts.
Les rencontres en face à face à Madrid, Marbella, en Galice et surtout à Dubaï font partie de la routine des personnes liées au trafic de drogue.
Dans la plupart des cas, il s’agit d’avocats ou de professionnels qui se rendent légalement à un endroit ou à un autre pour exercer leur profession conformément au cadre juridique en vigueur. Mais certains opèrent sur la fine ligne entre le bien et le mal, en profitant toujours à ceux qui ont le plus d’argent : les grands patrons, ceux qui continuent d’opérer dans les zones susmentionnées sans offrir aucune opportunité aux forces de sécurité.
« Souvent, ce ne sont que des mensonges que les procureurs et la police ne croient généralement pas », soulignent les autorités, qui avertissent que « ces avances en espèces ne débouchent souvent sur rien de concret. Les trafiquants de drogue qui ne veulent pas aller en prison paient pour garder espoir, même s’il est limpide. »
Dans ce contexte, le commerce de la cocaïne continue de prospérer avec très peu de surveillance.
Des sous-marins de la drogue arrivent en Galice et déchargent de la drogue en toute impunité, des bateaux de la drogue remontent les fleuves Guadiana et Guadalquivir, et toute cette drogue finit dans des endroits aussi éloignés que Murcia, Madrid, Hendaye, Paris et Rome en quelques heures.
Pour Marc Fievet, dans le même temps, en France, les autorités (Douane – Gendarmerie – Police) subliment désormais en matière de communications destinées à tromper les citoyens sur les moyens qu’elles mettent en œuvre pour lutter réellement contre le fléau de la drogue.
C’est dans Le Monde d’aujourd’hui que Thomas Saintourens nous confirme que les éléments statistiques et les analyses des enquêteurs spécialisés dressant des contours d’une situation devenue progressivement hors de contrôle sur les dernières années est devenue réalité.
Aujourd’hui, des organisations criminelles étendent leur emprise territoriale autant qu’elles dépassent les limites de la cruauté, dans le contexte d’un marché illicite en plein essor, portée par une demande accrue sur notamment des produits stimulants.
Dans le même temps, des ‘matamores’ de la caste politique régnante continuent d’appliquer une politique qui a fait toutes ses preuves dans inefficacité.
On peut se poser la question: pour qui roulent-ils vraiment ces promoteurs indirects du narco-business?
Les constats de Christian de Rocquigny de l’OFAST n’auront pas réussi à convaincre le ‘savant décideur’ de Beauvau de revoir sa copie.
« La dégradation sensible de la situation est marquée par une violence liée aux trafics en augmentation rapide et une très grande disponibilité des produits stupéfiants », analyse Christian de Rocquigny, chef de l’OFAST par intérim. Il souligne, en écho aux notes des services spécialisés, que « cette détérioration s’est produite au moment où la cocaïne a déferlé en masse sur la côte Atlantique », avec des saisies de 5,6 tonnes en 2013, 17 tonnes en 2017, 26 tonnes en 2021, avant un chiffre record attendu pour l’année 2024.
C’est donc sur plus de dix ans que l’emprise du narcotrafic a pris une ampleur inédite, renforcée, dans la période post-Covid-19, par le développement de moyens de vente à distance et l’essor des drogues de synthèse. « En parallèle de l’afflux de cocaïne, qui draine des profits record, sont aussi arrivées sur notre territoire des méthodes criminelles nouvelles, plus violentes », poursuit M. de Rocquigny. Une « bascule » progressive, déjà documentée, qui a trouvé, ces derniers mois, une accélération particulière à mesure que montent en puissance les protagonistes des trafics.
Les ministres de l’Intérieur Bruno Retailleau et de la Justice Didier Migaud sont à Marseille ce vendredi pour annoncer des mesures contre le narcotrafic, fléau grandissant contre lequel l’exécutif appelle à une « mobilisation générale ». Lire l’article
-Le ministre de la Justice a annoncé que l’excuse de minorité pour les plus de 16 ans sera assouplie dans « les cas les plus graves ». Lire la brève
-Didier Migaud compte mettre en place un « parquet national » dédié et installer « une cellule de coordination nationale » contre le narcotrafic.Lire la brève
-Bruno Retailleau a lui estimé que le narcotrafic est « une menace existentielle » contre les institutions.Lire la brève
Il ne lâche rien. Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, qui a précisé son plan d’action contre le narcotrafic ce vendredi 8 novembre à Marseille.
Le ministre veut frapper fort, et aussi responsabiliser le consommateur.
« Fumer un joint ou sniffer de la coke, c’est deux balles dans la tête d’un enfant de cinq ans, c’est ce jeune lardé à Marseille de cinquante de coups de couteau puis brûlé vif », image-t-il, poursuivant la rhétorique de son prédécesseur Gérald Darmanin.
Bruno Retailleau veut aussi multiplier les amendes forfaitaires, et créer une campagne de prévention choc.
En 2022, les prisons sont désormais gérées par des sociétés privées. Les criminels sont désormais source de profits car l’affaire est très lucrative. John Robbins, ancien héros de guerre du corps des Marines, est condamné à la perpétuité pour avoir sommairement abattu son officier supérieur lors d’une mission à Benghazi. Comme d’autres détenus, John est envoyé dans les quartiers de haute sécurité d’une prison de niveau 6, Leviticus, où règne en maître un directeur impitoyable, Warden. Ce dernier remarque les états de services de John. Mais le nouveau détenu lui tient tête. Pour le punir, Warden l’envoie immédiatement sur Absolom, une île-prison spécialement réservée aux récalcitrants et reculée du monde. L’île ne connaît qu’une seule règle : s’évader est interdit. Pour le reste, elle ne connaît pas d’autres lois que celle de la jungle. John y croise notamment Marek et ses sbires, les « Outsiders ». Il rencontre aussi Père, qui a créé une communauté pacifique sur l’île mais dont les membres sont bien moins nombreux que la bande de Marek. John va se lier avec le jeune Casey.
Lorsque que l’on lit qu’une accusation de trafic de drogue est portée directement sur la responsabilité des services US eux-mêmes, cela ne fait que confirmer ce qu’on dénonce depuis 15 ans.
La frontière séparant l’ICE (U.S. Immigration and Customs Enforcement) liée au « Homeland Security », avec la CIA étant plutôt ténue : le lot de drogue découvert était bien trop imposant pour servir d’appât seulement comme il avait pu être dit dans un premier temps. C’était plutôt une livraison sinon, régulière du moins organisée en haut lieu ! Non, il s’agissait bien d’une opération de transfert de drogue de la CIA elle-même, très certainement.
Le 24 août exactement, le Département d’État américain, dans un revirement à 180° dont il a le secret, a en effet déclaré:
Aujourd’hui, les États-Unis désignent le président haïtien Michel Martelly pour son rôle dans le commerce mondial illicite de drogues. M. Martelly a abusé de son influence pour faciliter le trafic de drogue et a parrainé de nombreux gangs basés en Haïti. Le trafic de stupéfiants et la violence liée aux gangs ont contribué à l’instabilité politique et à l’insécurité en Haïti, ce qui a créé une situation intenable pour le peuple haïtien.
En exclusivité, l’interview de Dominique Bucas, directeur de Seacop par Victor Mendez Sanguos de Narcodiario(première partie)
Victor Mendez Sanguos de Narcodiario
SEACOP vise à contribuer à la lutte contre le trafic maritime illicite et les réseaux criminels associés sur l’axe transatlantique, dans le respect des droits de l’Homme.
Expliquez-nous, de manière générale, quel est le rôle de Seacop ?
Elle a été fondée en 2010 pour lutter contre le trafic international de cocaïne. Cela a commencé en Afrique de l’Ouest. Dès lors, en différentes phases, le projet a traversé les Caraïbes et atteint l’Amérique. Nous couvrons 30 pays très divers. Nous avons le Brésil et la Gambie, nous avons la Colombie… Il faut d’abord voir de quoi il s’agit. S’il s’agit du trafic de drogue, notamment de cocaïne, s’il s’agit, ces derniers temps, du trafic de bois…, mais derrière tout cela, il y a beaucoup de variables. Comment les drogues sont transportées, qui les manipule, quels sont les itinéraires, les changements et les tendances. Nous les avons vu opérer dans différents pays des deux côtés de l’Atlantique. Il y a une « fashion week » du trafic de drogue et chacun doit être conscient de l’image globale pour pouvoir apporter une réponse adaptée. Il y a des choses qui marchent et d’autres qui ne marchent pas. La première chose est de partager les connaissances. La deuxième tâche de Seacop est de créer des équipes de renseignement maritime sur l’immatriculation des navires. La Colombie le sait, le Brésil le sait, mais d’autres pays ne le savent pas, et nous devons leur apprendre, par exemple, à inspecter un bateau. C’est super compliqué. Même sur un petit voilier, il y a des cachettes où se cache la cocaïne. Cela s’enseigne, cela se partage entre les pays. Comment faire du profilage. Comment allons-nous savoir qu’un navire est suspect ? Il faut mélanger les informations, il faut réfléchir. Il faut avoir le nez du policier ou du douanier, qui comprend qu’un itinéraire puisse être étrange, par exemple pour un bateau de pêche. Nous avons un noyau qui lui est dédié. Nous formons également des formateurs, afin qu’à l’avenir, les collaborateurs locaux puissent former leurs propres collègues ou ceux des pays voisins, dans une perspective de durabilité. Et la troisième chose que nous faisons est de gérer les opérations. Nous n’avons pas la capacité juridique d’intervenir, mais nous avons la capacité d’organiser le processus, d’unir certains pays avec d’autres, de mener une opération dans laquelle ils échangeront des informations, se rencontreront et obtiendront des renseignements opérationnels.
Nous disposons de bons renseignements, mais pas des moyens de faire le job derrière.. Nous devons donc tout planifier pour faire le meilleur travail possible.
Quelle est la principale menace à la sécurité dans l’Atlantique ?
La principale menace dans l’Atlantique est le trafic de cocaïne, mais je ferai deux nuances. Le premier est le flux habituel de l’Amérique vers l’Europe, en passant par l’Afrique. La circulation n’est pas toujours directe. 60 à 70 pour cent des trafics illicites documentés transitent par l’Afrique et ne peuvent être contrôlés faute de moyens. Cela donne aux dirigeants du narco-business une plus grande possibilité d’ouvrir la gamme, d’effectuer des transferts et de modifier la chaîne de transport. La première nuance concerne le trafic de cocaïne d’Ouest en Est qui peut emprunter différentes routes. Deuxièmement, inversez le trafic. Aujourd’hui, on sait qu’il existe un trafic de haschisch de l’Afrique vers l’Amérique et un échange contre de la cocaïne, car le prix à l’origine est le même. Ce trafic inversé inclut aussi les précurseurs, ainsi que le trafic de tabac, qui constitue un outil très intéressant pour les trafiquants de drogue afin de blanchir leurs avoirs. La troisième nuance est qu’aujourd’hui, et elle est liée à la deuxième, il existe d’autres trafics. Le trafic de bois par exemple, qui ne va pas vers l’Europe, mais majoritairement vers la Chine. C’est très douloureux pour les pays d’Amérique. Chaque année en Colombie, la superficie équivalente à Bogotá est déboisée. C’est énorme. C’est un trafic contre l’environnement. A cela, il faut ajouter le trafic d’êtres humains, de ressources naturelles, d’armes… Le trafic de cocaïne reste la principale menace, mais il est désormais mêlé aux autres trafics et routes.
« 60 à 70 pour cent des trafics illicites documentés transitent par l’Afrique et ne peuvent être contrôlés faute de moyens »
Les saisies ont diminué en 2024 d’environ 40 pour cent par rapport à 2023, où tous les records avaient été battus, si l’on parle de cocaïne, mais le prix reste stable. Qu’en pensez-vous ?
Je voudrais répondre que l’évaluation est positive, mais, d’abord, il reste quelques mois avant la fin de l’année. Pendant la période des ouragans, au moins dans les Caraïbes, il y a moins de transports en raison de ce risque. Nous verrons ce qui se passera d’ici décembre. En revanche, des saisies importantes ont eu lieu. Au Portugal, par exemple. En France aussi, 10 tonnes ont été saisies dans les Caraïbes, en Guyane il y en a eu deux importantes… Il y a aussi des petites saisies. Cela m’amène à deux conclusions. La première, c’est qu’il existe des bandes très solides qui font de belles expéditions. Et bien sûr, on ne peut pas tout saisir. De gros arrivages y transitent. Il y a une augmentation des quantités en gros et une diversification, pour une multitude de raisons, des expéditions en petites quantités. Il est possible que les chiffres diminuent, mais nous attendrons la fin de l’année. Il faut aussi voir que la qualité du produit augmente, avec le même kilo de cocaïne on peut faire plus de doses.
« Il existe une route de trafic de haschisch vers l’Amérique et un échange contre de la cocaïne, car le prix est le même »
Il existe de petits ports, comme celui de Marín, à Pontevedra, où il n’y a même pas de scanner de surface. Les trafiquants de drogue parient-ils sur eux ?
C’est une image que j’aime utiliser. Lorsque vous allez aux toilettes et que vous pressez le savon avec une main mouillée, le savon s’échappe. Même si vous avez beaucoup de force dans votre main, elle sautera ailleurs. C’est ce qui arrive avec la drogue. Nous avons besoin d’une coopération importante à saisir à deux mains. Le trafiquant de drogue, s’il voit une meilleure affaire, pariera là-dessus. Si demain il leur est plus intéressant de vendre des zamburiñas galiciennes, ils le feront. De plus, ils y vont facilement. Là où il y a un écart, ils y vont. Et les petits ports sont pour eux une opportunité. C’est très sûr. Lorsqu’il n’y a pas de surveillance, il est plus facile de faire sortir les stupéfiants. Les saisies se multiplient en Galice, en France, au Havre, ou dans d’autres ports et même si les cargaisons sont de plus faible tonnage, le marché est approvisionné.
Bucas, lors d’une opération – Narcodiario
Passons à l’Amérique du Sud. Quels sont les points qui vous préoccupent le plus ?
À l’heure actuelle, l’endroit le plus délicat est l’Équateur. J’ai eu la chance d’y mener un projet de décembre à juin. En Colombie, les mesures de sécurité se sont renforcées et les trafiquants de drogue parient sur la porte à côté, où règne un système parfaitement chaotique pour faire leurs affaires. Il y a une faiblesse importante. Le trafiquant de drogue cherche un vecteur de transport, et s’il existe une activité légale, il réussit bien. S’il n’y a pas d’affaires légales, vous ne pouvez pas cacher la marchandise. Ils se débrouillent très bien avec les bananes, 5 000 conteneurs de bananes par semaine quittent l’Équateur. C’est énorme. Une autre raison est son économie, qui est dollarisée, ce qui facilite l’échange de marchandises contre de l’argent. C’est le pays d’exportation le plus important. Deuxièmement, il faut être prudent avec le Suriname et la Guyane, qui sont des portes d’entrée vers l’Europe, pour deux raisons. L’une est bien sûr la jungle, car elle est impossible à surveiller, dans la zone frontalière avec le Venezuela. Le système politique du Suriname est très compliqué, et ces deux pays connaissent une croissance brutale de leur PIB à cause du pétrole. Donc, il y a des casinos, des investissements, ils sont très bons pour blanchir de l’argent. Aujourd’hui, l’Équateur, le Suriname et la Guyane, et demain, je crains que le Pérou ne devienne également un exportateur de cocaïne. Elle est déjà productrice et il faut surveiller de près le port de Chancay, en cours de construction par la Chine.
» Je crains que le Pérou ne devienne un exportateur majeur de cocaïne grâce au nouveau port de Chancay que les Chinois sont en train de construire. »
La dynamique dans la région peut beaucoup changer en raison des liens avec ce pays et de l’importance du trafic maritime légal qui le traversera.
« L’Équateur exporte 5 000 conteneurs de bananes par semaine. « C’est parfait pour les trafiquants de drogue. »
Quelle est l’importance de l’Espagne dans Seacop ?
Seacop est un projet destiné aux pays d’origine et nous ne formons pas les pays de l’UE, mais nous travaillons beaucoup avec l’Espagne. Mon coordinateur pour l’Amérique est un policier espagnol (Alfredo Díaz) et nous travaillons main dans la main avec le parquet espagnol de Madrid. De là, ils gèrent le réseau ibéro-américain de procureurs, il y a une grande relation. Nous avons un réseau de formateurs de la police espagnole qui viennent former nos équipes et nous créons des liens. Ces jours-ci, je suis à Carthagène (Colombie) pour le lancement de l’initiative GRES-PORTS (Groupe d’intervention spécial-Ports), et viendront le procureur spécialisé de Valence et le responsable de l’initiative Empact, tous deux espagnols. Nous avons un excellent lien avec l’Espagne. Nous constatons que l’Espagne et la Galice continuent d’être des entrées très importantes pour approvisionner le marché européen.
Pouvez-vous expliquer les raisons ?
Il existe de nombreuses entrées de cargaisons de cocaïne en Espagne car il existe en Galice une certaine tradition consistant à gagner de l’argent avec des choses qui ne sont pas légales. De plus, la structure du littoral facilite l’entrée de marchandises illégales. Le trafic de cocaïne en provenance d’Afrique passe par les côtes, c’est une autre raison. La troisième raison est l’augmentation de la surveillance dans les ports du nord, qui entraîne une diversification des routes. Une raison de tradition, une raison d’itinéraire et une raison de diversification. De plus, des bateaux rapides relient désormais la Galice à l’Afrique. Ces bateaux semi-rigides à moteur hors-bord ont été retrouvés à trois reprises au Sénégal. Ils sont capables d’aller très loin pour effectuer le fameux transfert des navires qui traversent l’Atlantique, chargent les marchandises et remontent jusqu’en Galice, par exemple.
Un pays dans lequel circulent un millier d’appareils environ, dont on peu estimer qu’un sur cinq a participé à des degrés degrés divers à des actes illicites du genre transport de cigarettes de contrebande, du haschich ou de la cocaïne.
On l’a vu, au Paraguay, l’organisme chargé de surveiller les identités et les immatriculations d’avions du pays était miné par le trafic, certains responsables étant eux-mêmes des trafiquants !
Pour les enquêteurs, autant retrouver une aiguille dans une botte de marijuana !
Parmi eux, des aéronefs sortis d’un hangar particulier : celui d’Helitactica, qui est celui aussi qui effectue sous contrat la maintenance pour l’armée et de la police !!!
On croit à nouveau rêver devant cette duplicité !!!
La parution, en juillet 2021 de la liste de 914 avions déclarés « actifs » répertoriés dans le pays redonne l’espoir d’y voir un peu plus clair : peine perdue, réalisée par la DINAC, pour ne pas dire torchée à à la va-vite, truffée d’erreurs, elle ne contient aucune immatriculation paraguayenne et simplement les numéros de série à la suite les uns des autres, sans aucun ordre, à nous de les ré-associer en quelque sorte. Un jeu lassant, dont on serait bien passé !!! Dedans, une majorité de Cessna de type 210 et 206, puis des modèles 182, également bien représentés, une cinquantaine de Piper, et en fin de peloton 8 hélicoptères Robinson seulement, un seul Rockwell 114 (le ZP-TNY) et quelques autres raretés, comme on va le voir dans cet épisode et le suivant.
En octobre 2004, Dominique Barella, le président de l’USM réélu à ce poste pour deux ans écrivait sur les hiérarques: « Incapables de conduire une pédagogie publique, incapables d’assumer la responsabilité d’actes pris sous leur autorité, ne rendent service ni à nos concitoyens ni aux magistrats ? Leur activité serait-elle seulement d’éditer des camemberts sur la productivité ?
Hier, à la DNRED (Direction Nationale du Renseignement et des Opérations Douanières), les dérives, magouilles, bidonnages, mensonges et autres anomalies…étaient au programme !
Corinne Cleostrate, qui a occupé différents postes importants au sein de la DNRED, avant d’en prendre la tête, ne semble pas avoir appliqué l’Art 40 du CPP, vous savez, ce texte qui dit::
Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs.Lorsqu’il estime que les faits qui ont été portés à sa connaissance en application des dispositions de l’article 40 constituent une infraction commise par une personne dont l’identité et le domicile sont connus et pour laquelle aucune disposition légale ne fait obstacle à la mise en mouvement de l’action publique, le procureur de la République territorialement compétent décide s’il est opportun :
1° Soit d’engager des poursuites ;
2° Soit de mettre en œuvre une procédure alternative aux poursuites en application des dispositions des articles 41-1, 41-1-2 ou 41-2 ;
3° Soit de classer sans suite la procédure dès lors que les circonstances particulières liées à la commission des faits le justifient.
Comme Cheffe de division d’enquêtes spécialisée à la direction des enquêtes douanières de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières en 1994-1995, puis quelques années plus tard, de 2008 à 2011, cheffe de la direction du renseignement douanier, à la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, Corinne Cleostrate n’a certainement pas oublié d’informer les DI DNRED en poste.
Corinne Cleostrate aura certainement fait passer le message sous forme de blancs peut-être, mais pas seulement aux directeurs de la DNRED, mais aussi à Jean Luc Vialla, (Photo à gauche) DG de la Douane Francaise de 1993 à 1996 sans oublier Jérôme Fournel, DG de 2007 à 2013, avec lesquels elle affichait une proximité permettant une bonne communication.
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Eux n’ont rien dit sur les anomalies signalées!
–Ou alors, quel procureur fut informé ?
–A moins que le « secret défense » ne couvre tout cela! …
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En FRANCE, la continuité est assurée pour que des lâches, des affairistes, des salauds, des attentistes et des opportunistes, toujours bien connectés, n’aient jamais le devoir d’assumer la moindre responsabilité!
Rappelons nous qu’en tant qu’agent infiltré de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douaniers, Marc Fievet qui a passé des années à risquer sa vie à travailler sur des affaires de trafic de stupéfiants depuis les ruelles de Gibraltar, celles de La Linea de la Conception et des quais de la marina de Puerto Banus en Andalousie, jusqu’aux immeubles de la 100ème rue de Bogotá en Colombie en passant par Tanger, Madrid, Tenerife, Milan, Zagreb, Dubaï, Rotterdam, Dublin, l’Écosse, Londres, Zurich, Le Liechtenstein, Caracas, Curaçao, Paris, Anvers, Djibouti et Le Caire, a été lâché par une bande de hauts-fonctionnaires de Bercy et Montreuil.
Marc Fievet qui a rencontré les plus hauts responsables du SVA espagnol, les responsables des secteurs cannabis et cocaïne du HM Customs Excise anglais, des agents des services allemands et des attachés du DEA Rome et Paris, toujours présenté par la DNRED comme l’agent en place sur la Costa del Sol et Gibraltar. Il a fourni des renseignements directement ou indirectement qui ont permis aux services hollandais, italiens, portugais, espagnols, canadiens et français de saisir plus de 100 tonnes de stupéfiants sans compter les biens saisis.
Marc Fievet est passé d’agent infiltré en contact régulier avec le ministre Michel Charasse, au statut de narcotrafiquant notoire condamné à perpétuité au Canada.
Donc depuis plus de 30 ans, Marc Fievet observe le comportement des DG de la Douane française et il est évident que chez ces gens-là, le courage d’assumer les actions terrains promues parfois, par des responsables politiques courageux et, parfois par des directeurs de la hiérarchie intermédiaire sur le terrain, ne fait pas partie des paramètres inculqués à l’ENA.
Prenons l’exemple de cet agent infiltré « NS 55 DNRED », qualificatif et emploi pourtant reconnus par des Directeurs de la DNRED ou autres directeurs…désormais en retraite… mais qualificatif et emploi rejetés par les « énarques conseillers administrateurs » de Bercy et de Montreuil qui sont, comme toute la DNRED opérationnelle le sait, des gens qui ont la connaissance innée et absolue des opérations terrains.
Alors …Fievet qui espérait que Jean Dominique Comolli…Mais non, lui était trop occupé à la SEITA pour brader la régie (des tabacs) et n’en avait vraiment rien à foutre, comme Jean Luc Viala d’ailleurs, qui n’avait qu’un seul souci, c’était d’améliorer son revers au tennis avec son entraîneur favori!
Pourtant Jean Dominique Comolli qui lui fut présenté dans le bureau du ministre Charasse, quelques jours après sa nomination, aurait pu lever le petit doigt pour le sortir de la merde ‘juridico-administrative’ internationale dans laquelle il se trouvait par manque de réaction de son successeur, Jean Luc Viala… Mais Jean Paul Garcia l’avait bien dit à Fievet au centre de détention d’Alhaurin de la Torre en Espagne lors d’une visite qu’il lui rendit, quelques semaines après son arrestation par Interpol, pour l’assurer du soutien total des autorités françaises, en précisant toutefois que pour la DG, donc DG, administrateurs et autres conseillers, les opérations mises en route du temps de Michel Charasse, le ministre et Jean Henri Hoguet, le boss de la DNRED faisaient parties d’un passé révolu et seulement susceptibles d’être reniées.
Pourtant à la DNRED, on aurait dû bouger, mais pas de ‘bol’ pour Fievet, le ‘tout en rondeur’ Bernard Pouyanné, le papa de Patrick, qui n’ayant rencontré Fievet qu’une fois en présence de Christian Gatard, ne pouvait être d’un grand soutien.
Pierre Mathieu DUHAMEL tenta une approche auprès de Madame Strachan, la DG du Customs excise anglais, sans y mettre le paquet avant de partir pantoufler à New York chez LVMH et devenir amnésique. Restait donc Joseph Le Louarn qui aurait pu et dû intervenir. Mais pas de ‘bol’ non plus, Le Louarn, successeur de Hoguet à la DNRED n’était pas un patron au sens noble du terme mais un parasite du système douanier. Joseph Le Louarn avait démontré tout au long de sa carrière, un égo surdimensionné par rapport à ses qualités et son seul souci n’était que la recherche de postes importants tout en restant totalement soumis aux décisions d’abandon d’opérations engagées au mépris des responsabilités inhérentes à sa charge comme le soutien des ses agents ou de ceux considérés comme tels. C’est lui qui accepta la directive de Nicolas Sarkozy de suspendre toutes les opérations d’infiltration menées par la DNRED; il en oublia de prévenir les principaux intéressés et alla jusqu’à refuser à Christian Gatard, le boss de l’Échelon de Nantes, l’assistance pour couvrir une réunion importante à Paris de « narco-négociants » pour l’enlèvement de 80 tonnes de haschich du côté de Djibouti.
Pas de montée au créneau pour défendre l’agent NS 55 !
Nommé à la suite de Viala, arrive François AUVIGNE, qui après un passage à l’Inspection des finances à sa sortie de l’ENA, avait été chargé de mission à la Direction des relations économiques extérieures (DREE) de 1986 à 1988, puis conseiller technique aux cabinets de Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de la Défense (1988-1991) puis de Philippe Marchand, au ministère de l’Intérieur. Il avait ensuite dirigé le cabinet de Jean-Noël Jeanneney au secrétariat d’Etat au Commerce extérieur puis à celui de la Communication entre 1991 et 1993. De retour à l’Inspection des finances, il en avait été chef de service adjoint de 1994 à 1997. Après le retour de la gauche au pouvoir en mai 1997, il avait été nommé chargé de mission auprès de Dominique Strauss-Kahn, ministre de l’Économie et des Finances, et de Christian Sautter, secrétaire d’Etat au Budget. C’est là que Francois Auvigne gère alors le courrier que Fievet a envoyé à DSK par la valise (diplomatique) du fond de sa cellule de Renous au Nouveau Brunswick. Francois Auvigne envoie immédiatement au Canada messieurs Christian Gatard et Bernard Roux, l’attaché douanier de Washington, accompagné du consul général de France Olivier Arribe pour dire à Fievet de plaider coupable alors que Bernard Pouyanné avait envoyé Philippe Galy, alors attaché à Londres, lui dire à Bellmarsh (prison à Londres) qu’il pouvait et devait plaider non coupable au Canada.
Donc François Auvigne connaissait le dossier de Fievet avant de devenir Directeur Général de la Douane française. Plus Ponce Pilate que Ponce Pilate, il refusera toutes interventions au mépris de la continuité du service de l’État.
C’est ce qu’on appelle en langage plébéien un salaud institutionnel !
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Quand à Alain CADIOU, ( deuxième en partant de la droite, accompagné de Jean-Yves Le Drian, député, (à gauche) et de la ministre Florence Parly au Budget à l’époque après une virée découverte de la côte à bord d’un des trois Cessna 406 de la base des douanes de Lann-Bihoué.). Alain CADIOU ne s’en occupera pas du tout et, maintenant, retiré au Touquet Paris-Plage, il s’en tape que Fievet soit resté 3.888 jours en taule!
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Mais comment ne pas relire l’interview donné par Jean Henri Hoguet lors d’une émission le Mardi 17 mai 2005 à 15 H 00, sur France Culture, dans l’émission « Le vif du sujet ».
Le Journaliste: mais vous, justement, vous étiez un de ses patrons; est-ce que lors de ses recours en grâce, vous avez été consulté par l’État?
Jean Henri Hoguet-Ex-Directeur de la DNRED:Jamais, jamais ! Non, Ce que je sais c’est que, quand Fiévet, alors il y a dû avoir, sans doute, une fausse manœuvre quand on lui a dit de plaider coupable au Canada, donc, il en a pris plein les gencives, perpétuité, et là, on a peut-être commis une erreur technique, je n’en sais rien, mais ce dont je suis sûr, c’est que, quand Fiévet alors est revenu et qu’on l’a, qu’il a été rejugé à Bobigny pour transformer la peine canadienne en peine française dans les geôles françaises, je pense qu’à ce moment là et avant, il fallait intervenir du ministère des Finances « dont dépend la douane » à la chancellerie, au Garde des sceaux, en lui expliquant qu’un type qui est rentré et que le procureur général, peut-être, devrait requérir une certaine indulgence pour ce type en faisant état de ce qu’il avait fait pour nous. Hors, au moment où il est rentré, il y a un nouveau directeur général qui est arrivé (C’était François Auvigne), qui avait jamais vu la douane, qui ne connaissait rien à la Douane, mais enfin, c’est pas grave puisqu’il est inspecteur des finances, il a dit au chef de la DNRED, et je le tiens du chef de la DNRED de l’époque (C’était Jean Puons) ces informations et je n’ai aucune raison de mettre en cause sa parole. Il lui a répondu : « Monsieur, je ne suis pas là pour assumer les décisions prises par d’autres » et comme le chef de la DNRED de l’époque insistait en disant, mais Monsieur le directeur général, on peut pas laisser une affaire comme ça etc. il lui a répondu : » je ne veux plus entendre parler de cette affaire. » Et la conversation s’est arrêtée là, et moi je trouve inadmissible qu’un haut responsable de l’administration, un haut fonctionnaire tienne ce raisonnement, parce que… si il a accepté d’être directeur général des douanes, ça veut dire qu’il doit assurer la continuité de la responsabilité de l’Etat; hors en se lavant les mains, il ressemble à Ponce Pilate, mais pas à un haut fonctionnaire responsable.
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Puis arriva l’onctueux François Mongin de 2002 à 2007, comme directeur général des Douanes et droits indirects et parallèlement secrétaire général de Tracfin. Lui aussi sera d’une totale discrétion sur l’affaire Fievet.
Ses « sbires administrateurs énarques et autres conseillers », agissant pour le convaincre que Fievet est un narco !
Depuis il officie chez HSBC, les gangsters de la finance !
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Après c’est Jérôme Fournel (photo à droite), ( Il nous a régalés de ses exploits!) qui à peine arrivé à Montreuil, interdit à Fievet l’entrée de la DG, ukase transmis par Jean Paul Garcia qui était alors en charge de l’A2. Reçu longuement dans le hall d’accueil par Garcia, Fievet ne put rencontrer Corinne CLEOSTRATE qui l’évitât savamment et refusa même le fanzine que Fievet avait préparé pour tracter devant la DG.
En fin de journée, Fievet ne put réussir à rattraper l’administrateur civil Gérard SCHOEN (photo à gauche) qui se sauva à sa vue!
Jérôme Fournel quand il apprit de la bouche de Jean Paul Garcia qu’un film était en préparation, lui rétorqua; « Ça aussi, il va falloir que je m’en occupe!«
Jérôme Fournel a pu compter sur Erwan Guilmin, énarque et administrateur civil pour répondre par la négative à toutes demandes d’indemnisation formulées par Fievet en répétant jusqu’à l’orgasme que Fievet s’était mis à son compte. Erwan Guilmin qui est un magouilleur le démontrera officiellement quelques années plus tard lorsqu’il sera pris et confondu d’avoir pratiquer le caviardage sur un document classé « SECRET DEFENSE » alors qu’il avait rejoint la DNRED comme DOD (Directeur des opérations douanières).
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Quand à Hélène Crocquevielle, il est impossible d’en dire la moindre chose, vue son insignifiance au poste de DG qu’elle occupa durant 4 ans, exception faite de sa facilité à jeter l’agent du contribuable par la fenêtre.
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L’espoir restait intact qu’enfin un DG assume la responsabilité de ce lâchage et ce DG c’était Rodolphe Gintz!
Lui n’a rien fait ! Ah, si, il a bloqué Fievet sur Twitter, indiquant qu’il ne voulait être complice de diffamations.
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Puis Isabelle Braun-Lemaire…
Avant le passage de flambeau à Florian Colas, ancien directeur de cabinet d’Olivier Dussopt…ministre fossoyeur des retraites, est aussi le ministre qui a massacré les missions fiscales, en se livrant à un travail de dépeçage de la Douane, travail qui avait été certes bien commencé par Gérald Darmanin lors de son court passage à Bercy, lorsqu’il demandait conseil à Jérôme Fournel pour arranger le PSG...
Au total, cette opération, qui s’est terminée hier à Malaga, a permis l’arrestation de 40 détenus, dont trois de grande valeur (HVT), au Brésil 🇧🇷, en Croatie 🇭🇷, en Allemagne 🇩🇪, en Espagne 🇪🇸 et en Turquie 🇹🇷 ; huit tonnes de cocaïne ont été saisies en Belgique 🇧🇪, aux Pays-Bas 🇳🇱 et en Espagne 🇪🇸 ; 12,5 millions d’euros en Europe et 3 millions de dollars au Brésil, et plus de 50 millions d’euros bloqués en Serbie 🇷🇸.
Du côté de l’Espagne, cette enquête a été dirigée par le Tribunal Central d’Instruction numéro 6 de la AUDIENCIA NACIONAL, et menée à bien par le Département Anti-Trafic de Drogue de l’UCO.
L’opération Adriatica, dirigée par la Guardia civil, a permis d’arrêter aussi les prétendus caïds Nenad Petrak et Kristjian Palic.
Nenad Petrak
Kristjian Palic.
L’organisation dominait les routes maritimes de la cocaïne du Brésil vers l’Europe, en passant par les îles Canaries et l’Afrique de l’Ouest et les donneurs d’ordres résidaient en Turquie et à Dubaï.
La Costa del Sol réapparaît comme lieu de rencontre des personnes enquêtées.
« On a des résultats, notamment grâce aux opérations ‘Place nette’ qui se multiplient, qui nous permettent de rendre des quartiers à des français qui les avaient perdus parce qu’ils étaient tenus par les trafiquants, je vous confirme qu’on va continuer à en créer, vu les budgets en très forte augmentation du ministère de la Justice pour aller encore plus vite« .
Le secrétaire d’Etat américain a mis en place une coalition de 151 pays pour lutter contre le fentanyl, qui transite pour beaucoup par le Mexique et est, le plus souvent, fabriqué à partir de précurseurs « made in China ».
Pour faire face au trafic de drogue dans le port, les effectifs douaniers ont été renforcé l’an passé ; on compte désormais 750 douaniers dont la moitié réalise des contrôles. Il y a également 4 équipes canines.
En 2023, sur 12,5 millions de containers qui ont transité par le port d’Anvers et celui de Zeebruges, ce sont seulement 1 à 2% maximum qui ont été contrôlés. Ceux-ci ont été choisis parce qu’ils proviennent d’une destination à risque comme l’Amérique du Sud ou de l’ouest de l’Afrique, suite à des informations ou en fonction du type de marchandises.
Scanners fixes et mobiles : de quel arsenal disposent les douaniers ?
Pour débusquer la drogue, les scanners sont indispensables. Au port d’Anvers, deux camionnettes « backscatters » circulent entre les containers et peuvent détecter à travers les parois des sacs de cocaïne.
On compte aussi deux scanners fixes, un scanner mobile qui peut se rendre sur les terminaux du port. En 2024, cinq scanners mobiles supplémentaires arriveront à Anvers.
Parmi l’arsenal douanier, on compte également un « sideloader », une machine capable de déplacer des containers sans dépendre des entreprises à contrôler.
Un « nez électronique » révolutionnaire : pas pour demain !
Il s’agira de la botte secrète des douaniers, si le projet aboutit. Il s’agit d’un nez électronique fixé sur une grue capable, comme un chien, de détecter les particules liées à l’odeur de la cocaïne à l’intérieur des containers.
« La technologie n’est pas encore stable et utilisable sur le terrain. Il y a des sociétés et des chercheurs qui continuent à s’y intéresser » ajoute la porte-parole du SPF Finances.
La botte secrète reste donc au stade de projet. En l’attendant, les douaniers du port perfectionnent leurs techniques et réalisent des saisies plus importantes chaque année.
Les autorités mexicaines enquêtent sur l’assassinat de cinq personnes dans l’Etat de Guerrero lors d’une confrontation entre trafiquants de drogue, a déclaré samedi le parquet régional, après qu’une ONG eut dénoncé une attaque de drones.
« En relation avec l’attaque présumée contre 30 personnes », une enquête a été ouverte pour le meurtre de « cinq personnes » dans la ville de Buenavista, dans la municipalité de Heliodoro Castillo, située dans l’Etat de Guerrero (sud-ouest), a indiqué le bureau du procureur.
Le directeur de l’ONG Minerva Bello, le prêtre Filiberto Velazquez, a déclaré samedi dans un communiqué avoir « pu constater la présence d’un véhicule calciné dans lequel se trouve un nombre indéterminé de corps calcinés », mentionnant la présence de « cinq crânes »
Plusieurs attaques aux drones perpétrées par des cartels de la drogue ont été rapportées ces dernières années au Mexique. Les trafiquants sont particulièrement actifs dans l’Etat de Guerrero, l’un des plus pauvres du pays, où sont cultivés le cannabis et le pavot.
Les autorités mexicaines ont décompté plus de 420.000 meurtres et des dizaines de milliers de disparitions dans le pays depuis la fin de l’année 2006, début d’une vaste offensive anti-drogue lancée par le président de l’époque, Felipe Calderon.
C’est l’entreprise industrielle Maexa Srl qui avait l’intention de faire cette expédition pour les Pays-Bas.
Le conteneur chargé devait quitter la Bolivie par le poste frontière de Tambo Quemado et la route qu’il devait suivre passerait par le Chili, le Pérou, le Panama et la Belgique.
Outre 4 arrestations, les forces de l’ordre ont mené ces derniers jours des perquisitions dans la ville d’El Alto, voisine de La Paz, et à Santa Cruz, la plus grande ville du pays.
Saisie de 8.776 kilos de cocaïne destinés aux Pays-Bas (Europe). La cargaison était planquée dans des tuiles en bois, dans un conteneur.
« La menace a atteint un niveau historiquement élevé », décrit sans fard la patronne de l’Office antistupéfiants (Ofast), Stéphanie Cherbonnier. « Aucun territoire n’est épargné. » Nourri par une forte demande – 5 millions de consommateurs réguliers de cannabis, 600.000 de cocaïne, selon l’Office français des drogues et toxicomanies (OFDT) -, le marché national des stupéfiants produit un chiffre d’affaires annuel estimé à 3 milliards d’euros.
De début janvier à mi-novembre, la police a recensé 315 faits d’homicides ou tentatives entre malfaiteurs liés aux narcotrafics, en hausse de 57 % par rapport à la même période de 2022. Rien qu’à Marseille, la guerre à laquelle se livrent deux organisations criminelles concurrentes pour le contrôle du juteux marché de la drogue a fait 47 morts, pour l’essentiel des « petites mains du trafic ». D’autres villes sont gangrenées par cette violence : Nantes, Besançon, Toulouse, Avignon ou Nîmes ont connu cette année leur lot de règlements de comptes.
Pour mener ce qu’il appelle « la mère de toutes les batailles », le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin n’a pas lésiné sur les moyens pour « pilonner » les points de deals et tenter de déstabiliser les trafics. Mais la tâche est titanesque. Selon les données de l’Ofast, 240.000 personnes vivent directement ou indirectement du trafic de stupéfiants en France, dont 21.000 à temps plein.
« Narchomicide »
Les produits ont une rentabilité élevée pour les organisations criminelles. « La cocaïne est achetée entre 28.000 et 30.000 euros le kilo et revendue entre 65 et 70 euros le gramme », détaille Stéphanie Cherbonnier. Sur ce marché dynamique, alimenté par une « production en hausse » et une « forte demande diversifiée, notamment en produits de synthèse », la concurrence est féroce et justifie le recours à la force.
« Il y a une volonté incontestable d’éliminer physiquement des concurrents », note le patron de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), Yann Sourisseau. Désormais, des commandos équipés d’armes de guerre n’hésitent plus à « rafaler » en pleine rue, observe un enquêteur.
157 tonnes interceptées
Les petits soldats de cette guerre meurtrière sont jeunes, eux aussi. Sur les 450 victimes recensées en 2023 par la police, « 30 % ont moins de 20 ans », a récemment noté son directeur général, Frédéric Veaux. Et « 20 % des auteurs ont entre 16 et 19 ans », selon les statistiques de l’OCLCO.
Face aux narcotrafiquants, policiers, gendarmes, douaniers et magistrats bataillent pied à pied. En 2022, les saisies ont battu un nouveau record historique avec plus 157 tonnes interceptées, cannabis (128,6 tonnes) et cocaïne (27,7 tonnes) en tête. Mais elles ne concernent qu’une petite partie des volumes en circulation.
Sur le front des violences, 123 auteurs mis en examen et écroués, recense l’OCLCO. L’an dernier, « 8.000 armes ont été saisies, en hausse de 10 % par rapport à 2021 », ajoute Stéphanie Cherbonnier. Mais le constat demeure : malgré une répression tous azimuts, les trafics n’en finissent pas de se développer.
Plan national européen
« Les politiques pénales même sévères ne dissuadent pas » les trafiquants, reconnaît la préfète de police des Bouches-du-Rhône, Frédérique Camilleri. « Ils vont pour trente ans en prison et ça ne les dissuade pas. »
Alors certains redoutent déjà de voir la situation déraper comme en Belgique ou aux Pays-Bas.
Une difficile coopération judiciaire
Mais traquer les têtes des trafics bute sur l’écueil de la coopération judiciaire. « Les barons de la drogue […] sont réfugiés dans un certain nombre de pays où les processus d’extradition sont aujourd’hui interrompus », a résumé la procureure de Paris, Laure Beccuau. Sous le soleil du Maroc, d’Algérie et surtout de Dubaï, ils blanchissent leur argent et continuent à gérer leurs réseaux.
Même si, officiellement, les liens avec l’émirat se sont améliorés ces dernières années, les difficultés persistent. Plusieurs têtes de réseau recherchées par la France ont été interpellées ces dernières années à Dubaï. Mais à ce jour, seules deux ont été extradées.