AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81

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SICILIA (Palermo): TIR con 150 chili di hashish

ore 7.40 del 19 febbraio 2016

Sul mercato avrebbe fruttato circa 600 mila euro

Un corriere della droga con un carico di oltre 150 chili di hashish per un valore di circa 600mila euro è stato arrestato dalla polizia di Stato a Palermo. Le manette sono scattate ai polsi di Daniele Boncimino, 37 anni, originario di Villabate, nel Palermitano. La droga, suddivisa in panetti del peso di cento grammi ciascuno, era destinata a rifornire il mercato del capoluogo siciliano e parte della provincia. I poliziotti della sezione Antidroga della Squadra mobile palermitana, diretta da Rodolfo Ruperti, hanno bloccato Boncimino a bordo di un autocarro tra le vie del centro a Villabate.

Agli agenti l’uomo, che ha tradito subito una certa ansia, ha raccontato di un mancato carico di frutta che avrebbe dovuto prelevare e trasportare, fornendo spiegazioni confuse sull’itinerario percorso, il luogo di provenienza e quello di destinazione. Un racconto che non ha convinto gli agenti, che hanno deciso di controllare il mezzo pesante. All’interno di un vano ricavato tra il tetto della cabina di guida e lo spoiler aerodinamico posto al di sopra sono stati scoperti così cinque involucri con oltre 1500 panetti di hashish per un peso complessivo di 150 chili. Inoltre, addosso Boncimino aveva 700 euro in contanti. Il denaro e la droga sono stati sequestrati, mentre il corriere è stato arrestato.

http://m.repubblica.it/mobile/r/locali/palermo/cronaca/2016/02/19/news/palermo_tir_con_150_chili_di_hashish_arrestato_corriere_della_droga-133747459/

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ITALIA (Brescia): trafficante di droga fermato in Tangenziale con 15 chili di cocaina

Un albanese domiciliato in Germania è stato fermato all’altezza delle Rondinelle: in auto nascondeva 15 chili di cocaina per un valore al dettaglio di 1 milione e mezzo

http://brescia.corriere.it/notizie/cronaca/16_febbraio_18/trafficante-droga-fermato-tangenziale-sud-brescia-cocaina-b2f431b6-d621-11e5-8e4b-2c56813c9298.shtml

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ITALIE: un labo de cocaïne découvert dans un appartement de Naples

GuardiaFinanzaLa brigade financière de la police italienne a découvert mercredi un labo de cocaïne installé dans un appartement de San Giuseppe Vesuviano, près de Naples. Au moins cinq personnes ont été prises en flagrant délit de production de cocaïne, alors que 7 kg de poudre blanche ont été saisies, ainsi que 20 litres de cocaïne liquide. (EVN/Naples Guardia di Finanza)

http://m.mytf1news.fr/video/v-56c477c3345aa

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ITALIA (Napoli): raffineria di cocaina, cinque arresti

(ANSA) – ROMA, 17 FEB – La Guardia di Finanza di Napoli ha scoperto una raffineria di cocaina in un appartamento di San Giuseppe Vesuviano (Napoli) gestita dal clan Gallo-Limelli-Vangone. Sono stati sequestrati oltre 7 chilogrammi di cocaina ed arrestate in flagranza 5 persone. la droga sequestrata avrebbe avuto sul mercato un valore di oltre 3 milioni di euro e sarebbe servita per il confezionamento di oltre 100 mila dosi. I militari hanno fatto irruzione nel laboratorio e hanno trovato cinque persone impegnate nel processo di lavorazione della droga. Fra queste figurano, appunto, due esponenti di spicco del clan di Torre Annunziata, già da diversi anni leader nell’importazione di ingenti carichi di cocaina provenienti dal Sud America e nella relativa gestione di traffici illeciti nell’hinterland napoletano. Le altre persone arrestate sono due cittadini colombiani e una donna colombiana con cittadinanza spagnola che, secondo le prime risultanze investigative, avrebbero avuto il compito di far giungere in Italia la materia prima.

http://www.ansa.it/sito/notizie/cronaca/2016/02/17/raffineria-di-cocaina-cinque-arresti_55e62365-52a6-4cb7-adb8-6da323e32272.html

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Un labo de cocaïne découvert dans un appartement de Naples

TF1
TF1  – ‎17 févr. 2016‎

La brigade financière de la police italienne a découvert mercredi un labo de cocaïne installé dans un appartement de San Giuseppe Vesuviano, près de Naples. Au moins cinq personnes ont été prises en flagrant délit de production de cocaïne, alors que

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MALI: comment les terroristes tirent profit du trafic de drogue au nord du pays

Carte-maliLe trafic de drogue a pignon sur rue en ce moment au Nord-Mali. En effet, ce commerce illicite constituerait la principale source de financement des groupes jihadistes qui pullulent dans cette région. C’est à juste titre que les autorités maliennes ont décidé de s’attaquer aux narcotrafiquants pour freiner l’avancée du terrorisme, nous rapporte Mediapart.

Le trafic de drogue, une voie royale pour financer le terrorisme.

Le trafic de drogue est en train de prendre des proportions inégalées dans la partie septentrionale du Mali. Véritable manne financière des groupes jihadistes, les autorités ont donc décidé de s’y attaquer de façon frontale. Le chef de l’Etat français, François Hollande semblait déjà tirer la sonnette d’alarme : « La lutte contre le trafic de drogue est un élément essentiel si nous voulons lutter contre le terrorisme, parce que le terrorisme se nourrit du trafic narcotique partout dans le monde et notamment en Afrique de l’Ouest. »

Même son de cloche du côté des autorités maliennes qui sont conscientes des effets néfastes du trafic du drogue. Le Nord-Mali est une vaste zone sahélienne qui échappe encore au contrôle et à la vigilance de Bamako. Les narcotrafiquants y ont élu domicile et trouvé en ces lieux un terrain de chasse pour s’adonner à leurs basse manoeuvres. Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop a lancé un appel en direction des Nations unies : « Nous devons combattre également les terroristes et les narcotrafiquants, sinon nous ne réussirons pas à avoir une paix durable au Mali. »

Au regard des résultats de l’enquête menée par le journal d’investigation français, Mediapart, et qui met à nu les dessous d’une pratique qui tend à prospérer, combattre le terrorisme reviendrait à s’attaquer prioritairement au réseau de la drogue. Cela aura le mérite de couper la véritable source de financement du terrorisme.

http://www.afrique-sur7.fr/18034/mali-comment-les-terroristes-tirent-profit-du-trafic-de-drogue-au-nord-du-pays/

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ITALIA: sequestrati 10 kg di hashish in A14

polizia-stradale-2015-beta-2Gli agenti della Sottosezione della Polizia Stradale di Pieveacquedotto, impegnati in una normale attività di controllo nella tarda serata ieri, sulla A14, all’altezza dell’area di servizio Bevano Ovest, hanno fermato un 32enne marocchino a bordo di una Audi A3.

Oltre a un normale controllo dei documenti, dai quali risultava residente a Tivoli e in regola col permesso di soggiorno, gli agenti hanno notato un certo nervosismo nel fare dell’uomo. Così hanno deciso di procedere anche alla perquisizione dell’auto.

Nell’intercapedine all’altezza del passaruote posteriore sinistro, tra la carrozzeria e la tappezzeria, hanno trovato 10 involucri in cellophane che, complessivamente, contenevano 10,59 chili di hashish.  Il marocchino è risultato entrato in autostrada al casello di Faenza in direzione sud, forse in viaggio per consegne della droga verso la riviera.

La Stradale ha proceduto al sequestro dell’auto, del suo cellulare e della droga, stimata per un valore di 100mila euro, e ad arrestare il 32enne trasferendolo al carcere di Forlì.

http://www.romagnanoi.it/news/forli/1224263/Sequestrati-10-kg-di-hashish-in.html

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CYBER-NARCOTRAFIC: Internet favorise le marché de la drogue – Le Point

« Presque tous les types de drogues illicites peuvent aujourd’hui être achetés en ligne et livrés par la poste », explique un commissaire européen.

Source AFP

Publié le 11/02/2016 à 13:01 – Modifié le 11/02/2016 à 13:49 | Le Point.fr
Internet joue un rôle croissant dans le commerce de la drogue en Europe. 
Internet joue un rôle croissant dans le commerce de la drogue en Europe.  © SIPA/ Matilde CampodonicoInternet joue un rôle croissant dans le commerce de la drogue en Europe. La Toile est un atout pour tous, car elle repousse « les limites de l’approvisionnement » et préserve l’anonymat des consommateurs, s’inquiète l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) dans un rapport publié jeudi. « Presque tous les types de drogues illicites peuvent aujourd’hui être achetés en ligne et livrés par la poste, sans rencontre physique entre l’acheteur et revendeur », commente Dimitris Avramopoulos, commissaire européen chargé des affaires intérieures.

Alors que plus de 80 millions de personnes, soit près d’un quart de la population adulte de l’Union européenne, ont déjà consommé des drogues illicites, le recours à l’Internet reste encore limité, indique l’OEDT dont le siège est à Lisbonne. Selon une étude menée en 2015 parmi 100 000 internautes dans le monde, quelque 10 % des sondés ont reconnu avoir acheté de la drogue sur le Web. « La vitesse à laquelle les marchés des drogues se transforment grâce à l’Internet » présente « des défis majeurs aux services répressifs » qui tentent de traquer les abus, prévient le rapport.

Plus de variétés

Si le gros du trafic « reste fermement enraciné dans le monde physique, les marchés virtuels repoussent aujourd’hui les limites de l’approvisionnement en drogues, offrant des options plus variées aux acheteurs potentiels », relève Alexis Goosdeel, directeur de l’OEDT. Selon le rapport, la distribution d' »euphorisants légaux » ou de substances concernées par un certain flou juridique se fait ouvertement sur le « Web visible », accessible via les moteurs de recherche communs.

En Europe, quelque 650 sites permettent ainsi d’acheter les nouvelles substances psychoactives (NSP), des euphorisants souvent présentés comme substituts aux drogues illicites existantes, mais parfois mortels, d’après le rapport annuel 2015 de l’OEDT. La plupart des ventes en ligne de drogues illégales telles la cocaïne ou l’héroïne se déroulent cependant sur le « Web invisible », dont l’accès est plus difficile, voire protégé par des logiciels de cryptage. En pleine croissance, « les marchés de la drogue en ligne risquent de perturber à terme le trafic de ces substances de la même manière que eBay, Amazon et PayPal ont révolutionné le commerce de détail », conclut Alexis Goosdeel.

http://www.lepoint.fr/societe/internet-favorise-le-marche-de-la-drogue-11-02-2016-2017110_23.php

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BRÉSIL (Coke en Stock (CXIII)): on tire sur les avions, en vrai comme au cinéma, et la corruption est partout

bresil-3 10 février 2016

Le Brésil est une vieille connaissance, question trafic de cocaïne : en 1994, une article évoquait déjà ce « nouvel espace » qui s’offrait à lui. « La cocaïne n’a jamais été aussi bon marché, abondante et pure, au Brésil « avait-on pu lire à ce propos. Vingt ans plus tard, avec l’organisation de la coupe du monde de football en 2014 (désastreuse pour l’équipe brésilienne !) on s’attendait à une explosion de la consommation, et on n’a pas été déçu en effet, avec la prolifération des vols des petits Cessna venus du Pérou ou de la Bolivie, pour la plupart, dans les mois qui ont précédé. Au Brésil, la coke est aujourd’hui devenue tellement commune qu’elle apparaît dans les films, que attaque-filmcertains détournent sur You Tube en faisant croire à un nouveau scoop. La réalité, bien plus prosaïque et inquiétante est là : les narco-trafiquants sont bien implémentés dans le tissu politique du pays (voire même incrustés depuis des années), un bon nombre d’élus étant tombés sous le charme d’ambassadrices d’un genre spécial des caïds locaux de la drogue…

Commençons par un poursuite digne d’Hollywood. La scène a été filmée récemment, le 24attaque octobre dernier, au Brésil, par un jeune homme âgé de 25 ans, appelé Luiz Fernando Sampaio Puretz. On l’entend faire lui-même les commentaires sur la vidéo. Celle-ci commence par un drôle de bruit : celui d’une rafale de tirs, provenant des deux mitrailleuses 12,7 mm  qui équipent les Embraer Super Tucanos de la chasse brésilienne. Cela continue avec la poursuite d’un avion de tourisme par ce même Tucano, en difficultés, à l’évidence. Visiblement, le jeune homme venait de filmer l’interception d’un avion lié à un trafle endommagéeic de drogue. Confirmation dès le lendemain par le Centre Public d’Information de l’Armée de l’Air brésilienne qui par note du dimanche (25 octobre) indique « qu’un avion sans plan de vol et qui a pris une route connue pour être utilisé pour des activités illicites » et qu’il a été intercepté samedi dans la région de la municipalité de Japorã. Une vidéo postée par l’armée montre l’interception avec effectivement des tirs touchant l’aile gauche de l’avion. On retrouvera l’avion concerné au sol, avec effectivement l’aile gauche trouée comme une passoire.   (ci-contre à droite on aperçoit les dégâts). L’appareil, un Embraer 721 « Sertenajo » (un
Cherokee 32R Lance Piper construit sous licence au Brésil) immatriculé PT-EXP, avait  quand même réussi a fuir à basse altitude, quoique gravement endommagé, le long de la frontière, avant de retourner dans l’espace aérien brésilien et d’atterrir clandestinement à l’aéroport de Paranavai Edu Chaves, dans l’état de Parana, à environ 250 kilomètres de la frontière avec le Paraguay. avion visitéC’est là qu’il a été retrouvé abandonné par ses occupants.  Le plus étonnant était que le même appareil avait déjà été contrôlé par les douanes, mais au Paraguay, le 26 septembre 2012, retrouvé posé sur une route en pleine campagne, ce qui montrait une vidéo.

A bord, une cargaison de produits électroniques et certains médicaments (et non de la drogue) répartis en 17 colis, vraisemblablement de contrebande. Avaient été alors arrêtés  le pilote brésilien Atilon Bezerra de Alencar, et son compatriote Paulo Cesar Maidana, et trois paraguayens Walter Daniel Casco, Miltiade Galeano Espínola et Julio Leiva. A côté de l’avion, trois véhicules avaient été saisis. Un petit camion Kia, une camionnette Mitsubishi Montero, et une Toyota Corsa. Un trafic était établi, mais l’appareil n’avait donc pas été saisi, ce qui peut surprendre. L’avion poursuivi n’était donc pas un inconnu pour la police paraguayenne en tout cas ! Selon les enquêteurs il faisait partie de l’organisation du narcotrafiquant Esequiel Gomez de Souza, aujourd’hui en prison dans le pays. En  2012, De Souza avait réalisé le transport d’un volume étonnant de cocaïne : « Ezequiel Gomez de Souza, né dans la ville de Salto del Guaira, le 26 mars 1980, est l’élément clé qui a conduit la Senad à saisir la plus grande expédition de cocaïne  enregistrée dans le pays, samedi 10 novembre dernier, dans la ville de la Paloma, dans le département de Canindeyú (au Paraguay), où est tombé 1,748 kilogrammes de drogue. Il a également été le sommet de l’iceberg qui a conduit à la formation de l’exploitation agricole Águila Negra, (aigle noir) où le groupe effectuait un travail externalisé où redistribution de la cocaïne a été démantelée. »

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C’était un réseau fort structuré, de Souza fidélisant ses petits producteurs tout simplement… en les protégeant : »de Souza utilisait sa structure de contrebande pour travailler dans le commerce de la cocaïne. Plus l’entreprise avait des revenus élevés et moins les agences de sécurité la dérangeaient… Comme il assurait la « sécurité » de la cocaïne de Bolivie du Brésil les producteurs ont vu en lui un allié parfait. L’antidrogue locale avait bien découvert son commerce, mais sans connaître son infrastructure. Car cet homme savait comment résoudre le problème : par des mensualités de 20 000 dollars en espèces pendant plus d’un an ». Sur place, la police avait trouvé cinq petits avions de transport (des Cessna, mais aussi un rare Aerocomp Comp Air 10 – où avaient-ils déniché ce bidule aérien rarissime – et quatre grandes voitures de luxe. La ferme servait de centre de conditionnement pour partir au Brésil après être arrivé de la Bolivie.

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interceptionL’armée brésilienne tire donc sans trop discuter sur les avions des trafiquants, et ce depuis une loi lautorisant, datant de 2004. Plusieurs vidéos montrent comment ça se passe : une datant de 2006, où l’on peut voir un Cessna blanc à queue verte poursuivi par un avion militaire Tucano (A-29) forcé à se poser sur une route de terre. Mais on peut aussi facilement se faire avoir sur le net, avec ce genre de vidéos, si on ne fait pas attention. La preuve avec ce qui suit… Car une autre vidéo (floutée, ici à gauche) montre un Beechcraft Baron attaqué à la mitrailleuse par deux Tucanos après avoir été approché et avoir refusé d’obtempérer. La vidéo montrée par l’armée de l’air révélant la dimension sonore de l’événement singulier. On y distingue le Cessna Baron l’aile gauche fumante après la passe de tir, l’avion s’inclinant et se dirigeant vers le sol. Le problème de la vidéo, outre son étrange montage (des coupures ont été faites, visiblement) étant sa date : mise en ligne le 29 mai 2015, rien ne dit que la séquence montrée soit de cette date ou alentour.chute good Il semble en tout cas que lors de l’approche, l’un des Tucanos se soit fait tirer dessus, semble-t-il, par les occupants de l’avion de tourisme (il s’en écarte juste après). En prime, lorsque l’avion des trafiquants plonge, il émet une fumée  noire, ce qui fait penser à un traitement vidéo de post-production plutôt qu’à la réalité. Pas de trace de crash non plus à relever dans les registres, pas de date exacte visible : le cas reste intriguant. Le seul exemple relevé d’un Beechraft Baron 58 porteur de 560 kilos cocaïne est celui du N6037U, (modèle TH-1021) qui s’était écrasé le 5 mars 2011 après avoir volé trop bas dans la Sierra Serra Amolar dans le Pantanal (le Mato Grosso du sud). L’avion, récemment exporté devait porter l’immatriculation PR-PCR. Or l’avion du jour, visible ici, ne portait pas la même décoration que celui intercepté vu dans la vidéo. L’exemplaire arborant une décoration plus ancienne et originelle du B-55, comme ici le PT-JZD , le PR-CFS ou le PR-CGC. Le « flou » artistique apposé aux images par l’armée exclut en tout cas une immatriculation à l’américaine: on a bien deux lettres, puis trois, séparées par un tiret. Et en cherchant un peu plus, on découvre qu’on a bien failli se faire avoir… par une production filmographique de Roberto Carminati,  en forme de publicité pour les forces aéronavales brésiliennes (un film s’intitulant « Segurança Nacional« ), datant de 2010, dont un extrait est visible ici. On y distingue l’immatriculation du Beechcraft dans le film : « PT-KIL ». Un joli pied de nez ! La production n’a pas indiqué quel appareil a été utilisé, peut-être bien un des trois indiqués. Mais on avait eu au final un vrai « soap opéra », un superbe nanar, comme film, selon la critique !!! Pas malin du tout de balancer ça sur le net de cette façon ! Surtout venant dun… maquettiste !

traficUne autre vidéo encore, tout aussi impressionnante, mais bien plus réaliste celle-là, rappelle celle des trafiquants péruviens pris sur le fait en 2014 par de courageux journalistes d’investigation. Cette fois-ci, ça se passe de nouveau au Brésil, en 2013, avec une scène assez hallucinante qui ne sera révélée que l’année suivante. Celui de l’arrivée d’un hélicoptère et d’un transfert de 445 kilos de cocaïne du petit Robinson 66 (R-66) chargé à ras bords vers une voiture stationnée auprès, dont le coffre et les sièges arrières seront rempli de paquets de cocaïne. En échange, l’hélicoptère recevant des bidons d’essence, apportés en lisière de forêt près du lieu d’atterrissage. Le problème étant quand les policiers découvrent à qui appartient réellement l’hélicoptère (qui vaut quand même ses 970 000 dollars). Immatriculé PR-GZP, il est en effet la (co) propriété de Limeira Agropecuária, une entreprise qui appartient au jeune député Gustavo Perrella (de Solidarité-MG) helicoptero-apreendidoreprésentant le Minas Oeiras, à sa sœur et à un cousin. Or Gustavo n’est autre que le fils du sénateur Zeze Perrella (PDT-MG) ancien président de Cruzeiro, club de football brésilien. Tout de suite, la presse fait le buzz avec cette découverte. Un buzz alimenté par d’excellentes analyses, parfois. Ainsi cet article passionnant qui démontre que l’hélicoptère ne venait pas de très loin, obligatoirement (une analyse faite sans avoir vu la vidéo, signalons-le) : en ajoutant le poids de l’aéronef (581 kg), celui des pilotes (140 kg) et le poids de la cocaïne (445 kg) un petit malin avait calculé qu’on en était déjà à 1166 kg, la limite d’embarquement de l’hélicoptère. « Cela laissait seulement 59 kg pour le carburant. Avec 224 kg, selon de recherches, l’autonomie de la R-66 est de trois heures, en volant à 220 km / h. Ainsi, vous pouvez faire, jusqu’à atteindre la limite de la jauge…  666 km. Huuummm … Règle de trois: si, avec 225 kg de carburant, on peut voler 660 km, avec 59 kg, on vole un maximum de 173,8 kilomètres… ». Résultat, l’appareil ne avait pas venir de très loin…

scène trafic

Il n’était pas venu de très loin en effet… Mais la veille il était encore au Paraguay, ce qui est encore plus étonnant et plus intriguant. Selon la police, une recherche faite dans son GPS avait montré que l’hélicoptère était encore dans le pays voisin, le 23 novembre, à Pedro Juan Cabalero, endroit où il avait très certainement chargé la coke. Puis il s’est envolé vers le Brésil où la drogue avait été alors dissimulée. L’hélicoptère, sans sa cocaïne, avait été ensuite vu et enregistré dans l’aéroport de Campo de Marte. Le lendemain, cette fois avec la drogue à bord, il a fait une escale dans le Minas Gerais et s’est dirigé vers Espírito Santo. C’est quand il a atteint la ville de Afonso Claudio, dans la région montagneuse de Espírito Santo (ici à gauche), que la police fédérale était intervenue. alfonso claudioLa famille Perella pouvait-elle ignorer le sort de son hélicoptère pendant plusieurs jours, voilà bien tout le mystère. Au simple prix du carburant utilisé, par exemple, on a des doutes sur la totale liberté et l’autonomie laissée à son seul pilote. Le dénommé Rogério Almeida Antunes, un employé de la société de Perella qui avait avoué avoir reçu 60 000 dollars pour transporter la drogue, sans avouer de la part de qui, et qui accusait au passage le co-pilote de l’aéronef, Alexandre José de Oliveira d’avoir été l’initiateur du transfert de coke, lui aussi arrêté. Selon la police, la famille Perella lui aurait en effet laissé les clés de l’appareil, ce qui la disculpait, bien évidemment.  Le procédé semblait un peu gros. Mais toujours selon la police, l’étude des 11 téléphones cellulaires de la famille Perella aurait effectivement démontré que le pilote avait organisé « de son propre chef » (et celui du trafiquant sous les ordres duquel il avait agi), la famille n’ayant pas une seule fois évoqué en conversations le projet. La presse restera néanmoins dubitative relevant au passage des liens avec une personnalité plus haut placée encore, notamment « les relations intimes entre Perrela et le candidat potentiel à la présidence de la République, Aécio Neves  (le petit-fils de l’ancien président brésilien Tancredo Neves). Un rapport informe que le sénateur Zézé Perrela (PDT-MG) a également payé de son bureau et financé le carburant utilisé dans le célèbre hélicoptère. Zézé et Gustavo, père et fils, sont de plus en plus empêtrés dans l’affaire », avait-on pu lire. L’information étant reprise en boucle sur les chaînes Telesur et l’un des sites de « buzz » Etats-Unis, TMZ, car Neves a un poids considérable dans le pays : il a été battu de justesse par Dilma Rousseff, au second tour de l’élection présidentielle brésilienne de 2014… Pour la présidente alors en difficultés, l’affaire était plus qu’intéressante à suivre, on le comprend.

Le hic demeurant effectivement le dernier  « saut de puce » effectué par l’hélico et détecté par notre calculateur amusé : « la police enquête pour savoir si l’aéroport Claudio a été utilisé comme une voie pour trafic de drogue, car il est déjà d’information publique que l’hélicoptère de la Limeira Agricultural Company, et du sénateur famille Zézé Perrela, saisi a Espírito Santo en transportant 445 kilogrammes de cocaïne novembre dernier, a touché terre à un moment donné avant dans le village de Sabarazinho (à seulement 14 km de l’aéroport minier de Claudio), trois heures avant d’entreprendre un voyage à un endroit précis dans la ville de Santo Afonso Claudio Espirito. La police a atteint une telle confirmation sur la base du suivi hélicoptère GPS, ainsi que dans le plan de vol noté les pilotes, saisi par la police fédérale de Espírito Santo, dans le sud-est, l’année dernière ». Le dossier s’épaississant avec celui du journaliste Lucas Ferraz, la « Folha de S. Paulo », qui a découvert et révélé qu’Aécio Neves « avait construit la piste de la ferme qui appartenait à son grand-oncle, en plus d’être à côté de la succession de la famille du candidat. La semaine dernière, Aécio Neves a admis qu’il l’a utilisé, même si l’espace n’a pas encore été approuvé par l’Agence nationale de l’aviation civile ». « Or l’investissement par le gouvernement et l’État pour la construction de la piste a été  de 14 millions de reals. Claudio possède 25 000 habitants et se trouve à 50 kilomètres de Divinópolis, où il y avait déjà une piste d’atterrissage et de décollage ». Bref, personne n’avait au départ compris pourquoi cette piste à cet endroit, une piste construite avec l’argent de l’Etat, alors qu’elle semblait plutôt d’usage privé.

sabarazinioPrivée, car très liée  la famille Neves. « Le village (de Sabarazinho, ici à gauche) est à 14 kilomètres de Claudio et c’est aussi l’endroit des exploitations familiales Tolentino, où est née Risoleta Neves, épouse de Tancredo Neves, la grand-mère d’Aécio Neves. Elle est mentionné dans l’enquête sur l’analyse des messages des pilotes qui ont été capturés par les stations de radios de base (RBS), qui sont les dispositifs qui font le lien entre les téléphones cellulaires et la compagnie de téléphone. Une information publiée par le portail  G1 en novembre 2013 a révélé que la police avait identifié et fermé un laboratoire de raffinage de cocaïne dans la ville de Claudio … Le site a été démantelé après une dénonciation anonyme où l’on a trouvé de la cocaïne et de la marijuana. Personne n’a été arrêté. Selon un rapport publié dans « Folha de S. Paulo », un des sénateurs parents d’Aécio Neves (PSDB-MG) était en liaison  avec l’aéroport de  Claudio.  La poudre de l’hélicoptère a été saisie le 24 novembre. Trois jours plus tard, le 27 novembre, après la révélation de la saisie dans les médias, le propriétaire a déposé une plainte à la police militaire de Divinópolis. Selon cette même police, la dénonciation a été faite de façon «anonyme». Le propriétaire dit qu’il a vu un hélicoptère survolant la région à basse altitude et a ensuite trouvé sur leurs terres 13 jerricans de 20 litres chacun, avec dedans une substance similaire au kérosène ». La théorie de notre calculateur se tenait donc : l’hélicoptère venait de pas très loin, car il avait été obligé de se ravitailler. Ce que la vidéo avait révélé. Et il l’avait fait sur des terres appartenant au clan Neves. Là où a existé un laboratoire de transformation de la cocaïne. Rien pour prouver quoi que ce soit, mais des présomptions fort embarrassantes pour un candidat à la présidence du pays !

baron saisiDans la foulée des investigations on avait déjà découvert le 15 août 2013  trois avions, saisis par la police fédérale, dans le sud du pays, avions qui auraient été utilisés pour transporter de la drogue entre la Bolivie et le Brésiavion saisi 3l. Des appareils confisqués en cours de peinture, avec encore leurs collants de masquage, tel ce Beech Baron ci-contre (à gauche), et un autre exemplaire aux moteurs en réfection. Les vieux Baron semblent avoir encore la cote, au Brésil. Les trafiquants voulaient être discrets semble-t-il en les présentant sous des immatriculations plausibles et non avec un simple adhésif. Selon la police « Opération White Bull» désignait « selon les trafiquants le fait de négocier la vente de cocaïne sans attirer l’attention ». Le 10 juin 2014, la PF (polie fédérale) a appréhendé les voitures de luxe, avions, bateaux, dans le respect des mandats de perquisition et de saisie de force et de la probation, durant l’opération « Athos », qui s’est tenue le mardi (10) dans cinq États: le Minas Gerais, à Sao Paulo, à Rio de Janeiro,  au Parana et à Santa Catarina. L’action a démembré une organisation criminelle liée au commerce de la drogue qui a apporté des produits de la Bolivie et du Paraguay à l’intérieur de São Paulo et de les a distribuées au Minas Gerais, à Rio de Janeiro et dans le Nord. » Dans la foulée encore, ferrariLe 14 juillet, par ordonnance de la Cour suprême (STF), la police saisissait également trois véhicules de luxe à Brasilia dans le deux résidences (Casa da Dinda et villa Collor) de l’ancien président et sénateur Fernando Collorde Mello (PTB): une Ferrari, une Porsche et une Lamborghini. Officiellement pour détournement d’agent public, provenant du scandale Petrobras. Or Colorde Mello n’est autre que l’ancien  et 32e président de la République du pays (de 1990 à 1992), et… un grand partisan de la privatisation du pays !!!

saisieEn mars dernier lors de l’Operação Elementar, c’était un yacht d’une valeur de 3,5 millions d’euros. et 15 voitures de luxe, dont des Ferrari et des Jaguar, qui étaient saisis à Brasilia. La police confirmant lors que parmi les personnes arrêtées il y avait quatre officiers de police du District Fédéral. Sandra Maria da Silveira et Paulo Barongeno, le chef de la division des opérations aériennes. Ils étaient chargés de protéger les membres de la bande, à travers les fuites d’informations confidentielles  qu’il distillaient ou en avertissant des témoins repérés. Un des agents arrêtés était un retraité de la police civile, l’agent Marcelo Toledo. Il avait déjà été nommé dans les enquêtes sur le fonctionnement du système de corruption signalé dans l’enquête n°650, de la Cour Supérieure de Justice. Un dossier dans lequel les deux agents cités avaient yachtfreiné les investigations visant l’agent de change Fayed Antoine Traboulsi, accusé de blanchiment d’argent. Traboulsi, un libanais né à Beyrouth le le 28 Février 1961 mais naturalisée brésilien, surnommé « le turc », contrôlait aussi les maisons de poker à Brasilia. Le yacht de 19 mètres de long saisi appartenait justement à Traboulsi (il s’appelle « Georgette » le prénom de sa mère !). Pour l’acheter le 12 Décembre 2012, à Sea Marine (1), qui l’annonçait en vente à 1,6 millions d’euros (le navire coûterait aujourd’hui autour de 1,4 millions), Fayed avait utilisé une société écran, selon l’enquête, pour faire un premier dépôt d’un montant de 275 000 euros, puis d’autres, à partir d’autres comptes. Dans des proportions étonnantes : à parti de 10 comptes courants de particuliers et d’entreprises pour réaliser 17 dépôts différents ; sur une période de 11 jours seulement !!!

imagesEt ce n’était pas tout. Lors de l’Opération Miquéias , avait même été arrêté Luciane Hoepers, une ex top modèle « miss bum bum » au Brésil » (je vous laisse découvrir ce que c’est), devenue « agent immobilier », soupçonnée elle aussi d’organiser tout un réseau en  blanchiment d’argent et en détournement de fonds de pension. Sur les magazines qui avaient fait sa gloire, la voici devenue « la muse de la corruption« . En fait elle servait d’appât pour politiciens véreux. Car la fameuse Luciane était bien liée à Fayed Antoine Traboulsi (2), l’organisateur du réseau, comme l’ont montré les écoutes téléphoniques qui ont révélé également plusieurs contacts du mannequin ou de ses amies avec des politiciens, dont les députés Goiás Samuel Belchior, Daniel Vilela et Leandro Vilela – tous du PMDB… Dans la liste de contact de la miss Bum Bum, il y avait le nom de presque tous les maires des municipalités ou des anciens maires des villes du Mato Grosso, du Mato Grosso du Sud, du Goiás, de Santa Catarina et de São Paulo !!! En 18 mois d’investigation, il avait été prouvé que le groupe autour de Traboulsi avait ainsi empoché plus de 70 millions d’euros avec ce système d’hameçonnage par belle interposée. interpol nunesUn système de séduction des hommes politiques qui était bien rodé explique Brasilia BR : « le schéma dévoilé par la police fédérale montre également la grande influence que le groupe criminel a eu sur les gouvernements locaux et les représentants de l’Etat. Les « pastinhas » comme on les appelle les lobbyistes, ont voyagé à travers le Brésil pour convaincre les politiciens d’investir des fonds publics dans des sociétés fictives, qui ont ensuite été fermées. Ainsi, le bénéfice était réparti entre les criminels et l’agent public. La propriété d’un représentant de l’Etat de Goiás, par exemple, était la recherche et la cible de la saisie. Les maisons au moins de sept maires ou d’ anciens maires ont également perquisitionnées par des agents dans neuf états et le District fédéral. »  submarineLes « pastinhas » avaient donc pour fonction de séduire les maires et les convaincre de prendre l’argent public sur de faux fonds de pension. Deux autres complices constamment cités dans les enquêtes sont Carlos Eduardo Rocha Marzola et Flávio de Carvalho Junior, ceux qui ont ouvert les comptes des sociétés écrans. Or à bien regarder, on aurait dû faire davantage attention au personnage. Louis Antoine Traboulsi avait en effet déjà été condamné en 2012 par la Securities and Exchange Commission à payer 760 000 euros pour pratique déloyale sur le Stock Exchange. Les ramifications du réseau s’étendant partout. Selon le magazine « Istoé » au moins deux commissaires de la police civile seraient parmi les détenus. Pour ajouter à cela, le même jour était arrêté le trafiquant de drogue Nunes, Mario Sergio Machado Nunes, connu sous le nom de « Goiano» et qui, selon les dernières enquêtes en cours, avait des liens avec le baron de la drogue colombien Pablo Escobar et Joaquin « El Chapo» Guzman, indiquaient les autorités. L’homme s’était surtout fait remarquer jusqu’ici en développant des sous-marins transporteurs de drogue pour échapper aux gardes-côtes… et c’est encore une autre question que celle de ces fameux sous-marins (pour l’instant, j’en resterai ici à l’étude du trafic par avion seulement).

(1) le chantier italien créé par la famille Radice (Roberto décédé en 2012 avait été ministre des Travaux Publics dans le premier gouvernement Berlusconi), en faillite en 2014, est passé sous contrôle chinois le 27 mars 2015.

(2) sa propre histoire étant un résume »L’histoire de Fayed Traboulsi au Brésil commence avec la guerre civile connue par le Liban dans les années 1980,  la violence faite à sa famille libanaise qui l’incite à quitter le pays et aller à São Paulo dans une tentative pour une vie meilleure. Il est aussi passé par Goiânia. Fils du colporteur Antoine Assaf Taboulsi Fayed a bientôt atterri dans la capitale du pays. Il a commencé à se faire de l’argent et rencontrer une brésilienne, alorsqu’ il travaillait comme gestionnaire dans les hôtels San Marco et Saint-Pierre. À ce moment, il changeait toujours l’argent chez le changeur Chaker Youssef Nasr, dans un bureau du Kubitschek Plaza Hôtel. Il avait été indiqué aux clients par son compatriote. L’histoire de Fayed commencent à changer le 19 Décembre, 1995, quand, vers environ 13h30, Chaker a été assassiné au cours d’un vol dans son propre bureau. La famille de la victime ne voulanit pas faire fonctionner l’entreprise,  Fayed a été approché par Chico Gordo, l’un des employés du changeur d’argent, pour reprendre et étendre l’échange des dollars. Le Libanais ne le savait pas, mais la mort de Chaker serait un tournant de sa vie. Fayed avait l’argent pour acheter la société. Avec Chico Gordo, l’ancien responsable du portefeuille de la clientèle. Simplement et rapidement, il est s’est retrouvé assis sur une entreprise qui gagnait des millions de dollars dans les années suivantes. A cette époque, Fayed Antoine Traboulsi a commencé, vraiment,  le change en dollars, en laissant de côté les petites quantités de change généralement occupés par des touristes venus visiter la capitale. Resté anonyme derrière un comptoir jusqu’à ce que, selon les personnes qui lui étaient proches il a commencé à être recherché par les politiciens et les hommes d’affaires pour réaliser des transactions et un pillage illégal. Pour cela, « le Turc » a réuni une équipe de prête-noms, qui ont été mis à la disposition des comptes courants de changeur de monnaie, ouverts dans différentes banques. Ces personnes étaient en charge de la réception des dépôts, des retraits et de donner de l’argent aux personnes  indiquées par Fayed. À ce jour, le changeur d’argent utilise toujours la tactique pour masquer les dépenses et les marchandises des millionnaires. Il a le pouvoir de donner juste un coup de téléphone et de déplacer des millions sans qu’un seul nom n’apparaisse dans toute la transaction. » Le Turc a agi librement et tranquillement dans la capitale pendant plus de 20 ans. Il a fait fortune, a gagné la confiance des politiciens, des hommes d’affaires et de nombreux policiers. Son influence chez certains délégués et les agents de la police civile était telle que le groupe a tenté de nuire à une enquête de l’Office lutte contre le crime organisé (Deco). Pourtant, le changeur d’argent a finalement arrêté en mars 2013. Fayed, cependant, réussi à se faire libérer au bout de quelques jours » (…)  À la fin de mars de cette année, le changeur d’argent a été condamné à six ans de prison, en régime fermé, suite à l’arrêt de la Cour pénale 1er de Wansbeck, le résultat des enquêtes de l’opération Departed. Au pénitencier de Papuda, il n’est même pas resté 24 heures reclus, pourtant. Une injonction signé par le juge Cicero Romao, de la Cour fédérale de district et dans les Territoires (TJDFT), a prononcé sa libération. Aujourd’hui, il  est simplement retenu par son passeport, car il lui est interdit de voyager à l’improviste par la justice. Son avocat est Antonio Carlos de Almeida Castro, l’kakay, un des meilleurs criminalistes dans le pays. »

PS : le trailer du navet est ici :

http://www.adorocinema.com/filmes/filme-202451/trailer-19533862/

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cxiii-au-bresil-on-tire-sur-les-avions-en-vrai-comme-au-cinema-et-la-corruption-est-partout/

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BOLIVIE (Coke en Stock (CXII)): des liens inquiétants avec le pouvoir

8 février 2016

Comme on a pu le voir dans l’épisode précédent, un bon nombre d’élèves-pilotes formés par le nombre important d’écoles de l’air boliviennes sont devenus des transporteurs de coke, effectuant le plus souvent le trajet Pérou-Bolivie, puis Bolivie-Brésil, ou inversement. Si ces écoles nourrissent elles aussi le trafic, c’est qu’un certain laxisme existe à leur égard. Notamment l’absence totale de vérification des ventes d’appareils américains, provenant le plus souvent de rebuts, ce qui explique aussi un bon nombre de crashs recensés étant donné leur vétusté. Mais d’autres formes de facilitation du trafic apparaissent dans les arcanes du pouvoir du pays. Les militaires eux aussi ont été tentés, comme on va s’en apercevoir, et une personnalité surprenante est apparue dans ce contexte : l’ex miss Bolivie, devenue proche d’un ministre, retrouvée en liaison avec un trafiquant brésilien recherché, lié lui-même à des personnes troubles que l’acteur Sean Penn avait suivis de près, sans que la presse ne le rappelle récemment. Pourquoi donc, voilà une bonne question !

cessna couchéLa chute des avions commencée l’année 2015 se poursuite donc en ce milieu d’année : le 13 juin, nouvel arrivage, à Piraicito cette fois. Et nouveau décollage raté : un très élégant Cessna 210 Centurion II s’est couché sur l’aile droite, visiblement embourbé sur sa roue droite, en tentant de décoller sous le feu des hommes de l’armée bolivienne  venus intercepter l’appareil. A bord, il y a 60 paquets de cocaïne pour 125 kg au total. Au moment de l’intervention des soldats, deux hommes se sont échappés dans les montagnes, mais il seront arrêtés un peu plus tard, cachés dans des buissons. Deux frères ont été tués dans l’affrontement, en descendant de leur 4×4 venu prêter main forte à l’avion :  Carlos Toni (30 ans) et Yasmani Carballo Loza (25 ans), impliqués selon les renseignements « dans des activités de trafic de drogue ». crash cessnaDeux radios et un bidon à essence d’aviation sont également découverts. L’avion est immatriculé ZP-TMV. Selon la version officielle, une patrouille avait déjà observé un atterrissage d’avion léger dans la région, lorsque le Cessna est à nouveau apparu, plusieurs personnes dans un véhicule ont ouvert le feu sur les soldats, la réplique ayant tué les deux trafiquants présumés. Le 26 juin, on reparle de l’école des kamikazes vu dans l’épisode précédent avec un petit Cessna 152 appartenant à une école d’instruction, Alas Beni, qui s’est écrasé à Trinidad; à quelques mètre seulement de l’aéroport Jorge Henrich.  Alexis Soruco (l’instructeur) et David Fernando (Edwin) Orellana (l’étudiant) sont tous deux tués dans l’accident. L’appareil,  CP-2808 a été complètement détruit à l’impact. Il est effectivement en miettes. L’avion, numéro de série 15284032ancien N4937H américain datait de… 1979, il avait 36 ans… il avait été exporté des USA en 2013 par « RAUL BEUNO EXPORTATION INC« , enregistré à… Wilmington, dans le Delaware (on l’aurait parié !). L’enquête évoquera une panne moteur, tout simplement. Le 15 juillet, on découvre 40 kilos de coke à Beni, avec 49 000 dollars à la clé. Le trafic avait lieu à Trinidad et Santa Ana; le gang ayant pour chef un dénommé « Negro Fabio ». Trois avions et un véhicule lui appartenant sont saisis.

CP2838Le 22 août on part.. au Pérou, direction les vallées de l’Apurimac et de l’Eune (zone du VRAE). Deux hélicoptères MIL en patrouille ont aperçu un avion bolivien, ou plutôt ce qu’il en restait. Il était immatriculé CP-2838. Aperçu ici  à El Trompillo (SRZ / SLET) en Bolivie le 22 janvier 2015. « Tombé à Vilcabamba et chargé avec de la cocaïne, son pilote avait survécu à l’accident et avait réussi à communiquer par téléphone satellite avec la Bolivie, au propriétaire de la coke… qui lui avait envoyé un autre avion pour la transporter alors que deux groupes d’indigènes de Llochegua étaient partis pour secourir le conducteur et la charge « . Ce sont eux qui auraient vidé l’avion, « peu de temps avant l’arrivée du contingent de police ». Le CP-2838 avait été exporté en Bolivie en 2013 par Martin Rapozo. En Bolivie, il a été enregistré au nom de Sandra Datzer Rodriguez, la femme de Fernando Rapozo, le frère de Martin. Avant cela, il avait volé à Anchorage, Alaska… exactement comme le Cessna U260G CP-2890 retrouvé lui aussi abandonné mais avec à côté  356,6 kilos de cocaïne et un téléphone satellite , deux GPS Garmin device deux transmetteurs radio et deux téléphones portables. Or surprise, le propriétaire de l’avion s’appelait aussi…  Martin Rapozo !!! Selon Insight Crime « l’avion était un parmi ces dizaines de vieux avions américains vendus à des acheteurs boliviens au lieu d’être envoyés à la ferraille »…

saisie

Mapa_nuevo2L’excellent Insight Crime va à partir de cet exemple brosser un terrible réquisitoiavions rapozore contre celui qui prive de vie de jeunes pilotes boliviens : « Martin Rapozo Villavicencio, le propriétaire du petit avion écrasé CP-2890 en 2014, a acheté plus de 30 avions aux États-Unis, qui ont été par la suite exportés vers la Bolivie. Idl-Reporteras et  Caretas ont lu les numéros d’immatriculation des 33 avions de Raposo, dont beaucoup ont été repérés volant dans le VRAEM et dans la vallée de Pichis-Palcazu. Beaucoup d’avions ont été déclarés sur des sociétés fictives enregistrées, mais certains ont également été enregistrés sous le nom de son frère, Fernando Rapozo. A plusieurs reprises, le nom de la famille Rapozo est apparu lorsque l’on regarde dans les registres des avions, capturé, ou crachés au Pérou ». A droite les 10 avions repérés comme appartenant bien à la famille Rapozo. Le 26 Août, 2015  la presse bolivienne rapporte que le Pérou avait détecté pas moins de 222 vols de narco-avions en trois mois, sur le territoire national péruvien. Il était entré autant d’aéronefs pour charger 77 tonnes de drogue, selon un député du Pérou. Un rapport de la Direction Anti-Drogue révèle que 13 vols par jour partent vers la jungle péruvienne dans l’est de la Bolivie. Le gouvernement a approuvé la loi pour abattre des avions emportant de la drogue.

CP-2914blessésLes arrivés incessantes au Pérou rendent les militaires impatients sur la gâchette. Le Cessna CP-2914 visible ici à gauche resté accroché dans les arbres a été abattu par un hélicoptère péruvien le 15 avril 2015 dans le Río Tambo, à Satipo. Son pilote, Ramos Silva, 28 ans, est brésilien. Pilote de ligne à Curitiba, il a a été blessé lors du crash à Satipo. Selon la presse « il a été embauché par une connaissance d’un ami qui vit en Bolivie pour faire ce transport privé ». Aucune trace de drogue n’avait été trouvé à bord ». Ses parents et surtout sa mère, Vera Lúcia de Moura, crient à l’erreur manifeste. Le 17 avril, le pilote Brésilien est transféré à Lima et il est admis à l’hôpital Hipólito Unanue publique, après avoir reçu une balle dans le bras et l’abdomen. Le 21 mai, il est libéré de la prison de Satipo, dans le département de Junín. Visiblement, il y a avait eu.. bavure. On avait pu voir les miliaires péruviens s’activer dans leur hélicoptère auprès des deux blessés, dont le jeune Silva (ici à droite).


Et ce n’est pas fini. « Le 13 février de cette année (2015), les forces de sécurité publique auraient découvert les restes d’un avion écrasé dans les forêts de Pichari. Le numéro de série sur le moteur de l’avion était encore identifiable, et lié à un avion acheté par une entreprise d’ Opa-Locka, en Floride, et exporté- vers « Rapozo Export » à Santa Cruz, en Bolivie. Sur les trente avions achetés par Rapozo aux États-Unis (où il a une résidence à Tarpon Spring, en Floride) et exportés vers la Bolivie, les dossiers des forces de sécurité ont compté le CP-2859, capturé en juillet 2014; le CP-2721, capturé en 2012, tandis que le CP-2812 écrasé juste trois jours après le CP-2890 en novembre 2014. En termes de sécurité aérienne, le trafiquant bolivien Rapozo et d’autres transporteurs ont fabriqué les lignes de bus les plus mortelles de Lima question sécurité. Presque tous ces avions sont achetées vers la fin de leur capacité de voler. Chaque pont aérien de vol représente un profit pour les trafiquants de drogue, mais le mépris pour la vie des pilotes. »

ATB CessnaLe 1er septembre,  c’est un pilote brésilien de trafiquants de drogue lié au Commando Vermelho qui est tué dans une fusillade avec la brigade des antinacos de l’Unidad Móvil Policial para Áreas Rurales (UMOPAR) à Montero (en fait il meurt dans son transfert à l’hôpital d’El Trompillo), dans le département de Santa Cruz, alors que son avion contenant 300 kilos de cocaïne s’est embrasé. Son copilote paraguayen est arrêté. L’avion est à nouveau un Cessna 210L immatriculé ZP-BHW, l’ancien N4643Q américain.  Ce dernier, le  27 août 2014 faisait le trajet Floride-Providenciales (une île dépendant de l’archipel de l’archipel des Turques-et-Caïques) Le journal télévisé d’ATB rend compte de l’affaire et montre même le survivant arrêté en l’interviewant : l’homme avoue bien avoir transporté 300 kilos de coke. L’avion avait été enregistré comme exporté au Paraguay. Le vendeur étan « N6364S LLC », enregistré bien sûr dans le Delaware ! Le site de la société annonce exporter au nom d’Arturo Anibal Acosta. En 2014, le 18 avril, l’homme a vendu le  Cessna 210L Centurion, numéro de fabrication 21059940 datant de 1973, immatriculé aux USA N627BA, dans l’état de « USADA A REPARAR » à un dénommé LUIS MARIA SARUBBI DUARTE.

saisie capitaineRebelote le 3 septembre avec un Cessna Stationair TU206G 6 avec l’enregistrement CP-2781  (ex N925Y américain, venu de Boise, dans l’Idaho) qui se fait pincer à l’atterrissage, juste avant son redécollage, après que les hommes du Groupe pour le Renseignement et les Opérations Spéciales (ISOG) et de la FELCN (les forces boliviennes) soient restées en planque une semaine sur place en attendant son arrivée. A bord, 362 kilos de pâte de coca… prête à partmilico-narco-1ir vers le Brésil. Cette saisie courante dan le secteur et surtout l’arrestation de son pilote vont bousculer le choses en fait. Car son pilote n’est autre que Yimy José Urzagaste Zabala, qui est aussi capitaine de la Fuerza Aérea Boliviana (FAB), comme l’atteste la photo ci-contre prise lors de sa formation. L’affaire fait automatiquement grand bruit. En avril, un article avait indiqué que les forces de la FELCN elles-mêmes étaient « vulnérables aux narcotrafiquants ». Car son cas pose question, et il n’est pas le seul : en mars, c’est l’ancien commandant de la police nationale et ancien chef de la FELCN, le général Oscar Nina qui avait été accusé de blanchiment d’argent, d’enrichissement illicite et d’avoir eu des liens avec le trafiquant le plus connu, Joaquin «El Chapo» Guzman, dont les déboires ont fait la une de tous les journaux récemment. En septembre, c’était  le chef du Groupe de la police civile de soutien (GACIP) de la ville bolivienne d’El Alto, Juan Carlos Tapia Mendoza, qui avait été arrêté le 12, accusé de trafic de cocaïne. 42,7 kilos de cocaïne ont été retrouvés chez lui, à Santa Cruz, à 900 kilomètres de El Alto. Zabala, Nina, puis Tapia : l’Etat bolivien voit ses représentants sombrer devant l’attrait de l’argent que leurs promettent les trafiquants !

CP-2630 19Sep15Le 19 septembre, c’est encore un autre Cessna U206F modèle Stationair, immatriculé CP-2630 (N°U20602939) qui est retrouvé à San José de Chiquitos. A intérieur, on a retrouvé 6 sacs de jute avec 35 paquets de cocaïne. Le 7 octobre, c’est un nouvel appareil d’une école d’aviation de Viru Viru qui se crashe dans une commune rurale de Santa Rosa del Sara, blessant le pilote instructeur et son élève. « Une défaillance mécanique » selon le rapport des autorités. L’avion était un Cessna 152 II (IFR) immatriculé CP-153, ex N89564. Le numéro de fabrication de l’avionest le N°15282788 : il datait de 1979… et avait donc 36 ans d’âge, encore une fois.

Les avions pleuvent, et la Bolivie ou le Pérou leur font la chasse. idl-rLe Pérou surtout, comme on avait pu le voir avec un Cessna CP-2907 aperçu à Santa Rosa fin novembre 2014. Filmé ici au dessus de sa zone d’atterrissage en tain de tenter de fuir un Hind de l’armée péruvienne. L’équipe de IDL-R à l’affût filmant la poursuite. Des Hind plus très jeunes, que le Pérou possède en effet depuis les années 90... C’est à la même équipe que l’on avait dû l’atterrissage d’un Cessna (CP-2873) ensuite attaqué par les forces terrestres péruviennes. 

miss bolivia

Une question se pose : en Bolivie, Morales, partisans de ne pas pénaliser les paysans faisant pousser de la coca, plante « nationale » a-t-il trop laissé faire ? On serait à même de le penser en lisant un article inquiétant du journal Veja. Celui-ci évoque clairement des liens entre des trafiquants et le pouvoir. « Veja a eu accès aux rapports produits par une unité de la police bolivienne de renseignement, révélant entre autres choses, une connexion directe entre un confident d’Evo Morales, le ministre de la présidence Juan Ramon Quintana, et un trafiquant de drogue brésilien qui purge actuellement sa peine dans la prison de sécurité maximale de Catanduvas à Parana. Un document intitulé « Arrestation d’un fugitif international » et signé avec le nom d’infiltration « Carlos », décrit comment les agents boliviens ont identifié la maison du Brésilien Maximiliano Dorado Munhoz Filho en 2010″. 

Maximiliano Dorado Munhoz Filho« Max, comme il est connu, et sa bande avaient une hacienda à Guajara-Mirim et dans huit autres villes de Rondonia, qui ont reçu la drogue apporté à partir d’aéronefs boliviens. Mensuellement, le groupe de « Max » reçoit environ 500 kilos de cocaïne qui sont ensuite transportés à San Paulo et Rio de Janeiro (schéma extrait de Globo.com, dossier Epoca). Le trafiquant de drogue s’est échappé de Urso Branco (1) dans Rondonia en 2001, et d’ici là il est  soupçonné se cacher en Bolivie.  En fait, il était caché dans un bâtiment sur la rue Chiribital,  au coin de Pachiuba dans un quartier riche de Santa Cruz de la Sierra. Le 18 novembre 2010 à 14 heures, les policiers qui gardaient le bâtiment y ont été les témoins d’un dîner de fête. Quintana, alors le deuxième  homme le plus puissant de la République est apparu en compagnie de Jessica Jordan, 28 ans, célèbre dans son pays pour être élue Miss Bolivie seulement quatre ans plus tôt. Tous deux avaient à l’époque, une position de confiance parmi les institutions étatiques ». Quintana a été le directeur de l’Agence pour le développement de macro-régions et des zones frontalières. Il y a deux mois, Jessica a été nommée par le vice-président Alvaro Garcia Linera (ci-dessous à gauche avec Jessica) comme Directrice Régionale du Développement de l’Etat de Beni, département qui partage des frontières avec Rondonia, entre le Brésil où va la plupart de la drogue bolivienne. Jessica Quintana est entrée dans la maison de Max les mains vides et 20 minutes plus tard est ressorti avec deux mallettes. Le contenu de celui-ci est inconnu » précise Veja, laissant entendre bien des choses  fort deuxdérangeantes. « Deux mois après la réunion avec les membres du gouvernement de Morales, « Max » a été arrêté dans une opération conjointe menée par la Police fédérale brésilienne et un groupe de membres triés sur le volet du service de renseignement a conduit de la Bolivie au Brésil. D’autre part, Quintana a été nommé par Evo Morales, l’année suivante en tant que ministre de la présidence, l’équivalent de la maison civile brésilienne, poste qu’il avait déjà occupé de 2006 à 2009. L’histoire de l’agent Carlos et de la rencontre entre les membres du gouvernement et le trafiquant de drogue brésilien et font partie d’une série de documents divulgués à la presse bolivienne et américaine pour mouvement politique vers le socialisme (MAS), le parti de Morales ». Depuis, en avril 2014, Jessica a été éloignée et expédiée comme consul à New-York. ce qui n’a pas été sans critiques : « Jessica Jordan n’a pas les capacités politiques et diplomatiques pour prendre la charge. Le gouvernement devrait nommer une personne avec une histoire et une expérience diplomatique pour effectuer un bon travail et bien représenter notre pays « , avaient  les députés de la Convergence nationale (CN), Osney Martinez et Thomas Monasterio ». Mannequin et ambassadrice : à quand ici un poste de ministre pour Nabila (ou son chien) ?.

Selon Insight Crime toujours, la Bolivie est aujourd’hui « à l’épicentre du trafic de drogue en Amérique du Sud » . Avec notamment en point de mire le trafic vers le Brésil. « La Bolivie est très située près de celui qui est actuellement le deuxième plus grand consommateur de drogues illicites dans le monde: le Brésil. Elle partage une frontière avec également le principal producteur de cocaïne au monde, le Péro, et le principal producteur de cannabis en Amérique du Sud, le Paraguay. En outre, l’Argentine connaît une augmentation de la consommation intérieure de drogue, en particulier de « crack » ou du « paco », une forme de cocaïne qui peut être produite en Bolivie. Aujourd’hui, même les marchés intérieurs de la consommation de drogue au Chili et au Pérou affichent une croissance. Aujourd’hui, la Bolivie est littéralement au cœur du commerce de stupéfiants en provenance d’Amérique du Sud. Si l’on ajoute le fait que la Bolivie produit également son propre cocaïne, nous constatons qu’il ya une variété d’opportunités criminelles. Cette dynamique en Amérique du Sud est totalement indépendant des itinéraires de trafic de drogues traditionnelles qui fournissent le marché américain. En effet, des sources nous ont dit ici à InSight Crime a déclaré que l’analyse chimique de la cocaïne saisie aux États-Unis montre que seulement cinq pour cent de celui-ci vient de Bolivie. » L’exception en Bolivie étant une faible criminalité : « curieusement, il ya peu de violence entre clans criminels de la Bolivie, ce qui est la raison pour laquelle leurs activités attirent peu d’attention. Contrairement aux Colombiens et de plus en plus du Brésil, la criminalité organisée bolivienne préfère résoudre pacifiquement leurs différends. Ceci peut être expliqué en partie par la force de la culture indigène en Bolivie, qui a horreur de la violence et essaye de trouver des solutions communes à des problèmes. Cependant, il ya des preuves d’une augmentation des meurtres liés à la drogue à Santa Cruz, même si cela est peut être plus liée à la COT que les différends entre clans criminels de la Bolivie. L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a averti que l’augmentation de la violence est presque inévitable si la Bolivie maintient sa position en tant que producteur et de point de transit pour les drogues. » 
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L’un des principaux trafiquants brésiliens opérant en Bolivie s’appelle Maximiliano Dorado Munoz Filho. En 1996 il avait été condamné à 7 ans de prison pour trafic de drogue. Il avait été arrêté dans l’état de Rondonia, dans le Guayaramerín, au Brésil, il avait mis en place un laboratoire de cristallisation de la cocaïne. Trois ans plus tard, il est accusé d’avoir ordonné l’assassinat du Directeur de la Sécurité de la prison d’ursa Branco à Porto Velho, où il avait été enfermé. En 2000, retrouvé libre, il est à nouveau arrêté pour trafic de drogue et possession illégale d’armes à feu : la police brésilienne a établi qu’il était le propriétaire d’un avion transportant la drogue, qui était entré au Brésil. en 2001, il avait fuit le Brésil pour se réfugier en Bolivie. Deux ans plus tard on l’accuse de l’assassinat du capitaine Edvilson, de la police militaire de l’Etat de Rondônia, dans la ville de Pimenteiras, à la frontière avec la Bolivie. En fuite depuis novembre 2010, il est arrêté à Trinidad, puis est expulsé de la Bopennlivie par les autorités, pour se retrouver à la prison fédérale de Porto Velho au Brésil pour y purger une peine de 33 ans d’enferment. Son frère, Osi, a été arrêté près de Trinidad, dans l’état de Beni. Mais l’histoire des deux trafiquants va devenir plus… complexe, disons, en mêlant des personnes inattendues. Les deux frères étaient liés à Jacob Ostreicher, avait-on appris lors de l’enquête. En 2010, l’homme aurait remis  25 millions de dollars  à une secrétaire colombienne, Liliana Rodriguez, la secrétaire d’André Zolty, un avocat suisse, pour un obscur projet de développement agricole datant de 2008 portant sur la production de riz. Les 25 millions devaient être en effet investis en Bolivie selon lui, du blanchiment selon d’autres. Le gestionnaire de la ferme des investisseurs, Ronny Suarez, avait en effet été déclaré comme trafiquant de drogue. Au même moment, l’ambassadeur américain avait critiqué la confiscation des grandes fermes et des ranchs de grands propriétaires terriens décidés par Morales, dont celui d’un éleveur américain, nommé Ronald Larsen. Selon les investisseurs, c’est Liliana Rodriguez (Claudia Liliana Rodríguez Espitia) qui avait détourné leur argent lors de l’achat de machines et de fournitures à crédit et en mettant aussi des titres fonciers à son nom seul, disaient-ils, reconnaissant qu’elle avait planté le riz sur des terres appartenant au trafiquant de drogue brésilien Maximiliano Dorado et à son frère cadet. Une défense qui semblait un peu sommaire, Rodriguez étant leur femme de confiance depuis des années. Les révélations de l’affaire feront grand bruit, Zolty et Ostreicher étant des juifs orthodoxes. Etrangement, l’acteur Sean Penn, qui a fait parler de lui récemment pour l’affaire d’El Chapo, avait lui aussi rencontré Ostreicher et avait même assisté à son procès en décembre 2011 !!! Après avoir réglé une caution, le même Ostreicher, né à Brooklyn, sera simplement assigné à résidence en Bolivie. Le cas va devenir plus étonnant encore, quand le 16 décembre 2013, Ostreicher réapparaît soudainement aux États-Unis après être resté près de 30 mois en Bolivie. Personne ne sachant comment il avait réussi à fuir le pays ! Au Brésil, pendant ce temps, Maximiliano Dorado Munoz Filho semblait lui toujours jouir d’une aura incroyable et de soutiens jusque dans la magistrature : récemment, en 2015, on a appris en effet qu’il avait déjà réussi à changer de statut comme prisonnier… pour réussir à sortir en semi-liberté et pour aller prendre par la même occasion des cours de pilotage d’avion (ça ne s’invente pas !) :  « Pendant deux ans et dix mois, Maximiliano Dorado Munhoz Filho, l’un des chefs (« ambassasors ») du « Narcosul », est resté derrière les barreaux pour implication dans le trafic de drogue entre le Brésil et la Bolivie. En octobre de l’année dernière, Max a réussi à passer du régime fermé à la résidence surveillée. Le 6 mars de cette année,  il a encore bénéficié d’un autre avantage: il a gagné le droit de prendre des cours de pilotage d’aéronef à l’aéro-club de Porto Velho – alors que les plus grandes organisations du Narcosul y opéraient un pont aérien de cocaïne de la Bolivie, le Brésil, le Pérou et le Paraguay »… le problème n’est pas que bolivien, visiblement. C’est bien pourquoi nous allons nous diriger vers le Brésil, dans de futurs épisodes…

(1) Le pénitencier de sécurité maximale Jose Mario Alves da Silva, mieux connu sous le nom d’ursa Branco (Ours Blanc), est une prison dans la ville brésilienne de Porto Velho, Rondônia. La vie y est infernale : « depuis 2001, les personnes de ette prison souffrent de graves abus, avec des épisodes de faim et la mort même pour les prisonniers, la police en ayant violemment exécuté comme répression (au moins une centaine de détenus). Le cas de non respect répété des droits de l’homme a été l’objet d’un jugement de la Cour des droits de l’homme interaméricaine, avec des sanctions imposées au Brésil et le suivi des mesures adoptées par le pays »

on peut relire :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xxxix-en-bolivie-une-91607

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cxii-en-bolivie-aussi-des-liens-inquietants-avec-le-pouvoir/

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BOLIVIE (Coke en Stock (CXI)): une véritable « école de kamikazes » de la coke !

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6 février 2016

En octobre de l’année dernière, la Fuerza Especial de Lucha Contra el Narcotráfico (FELCN) bolivienne tirait la sonnette d’alarme. Elle en était déjà à 34 avions interceptés ou découverts dans l’année, contre 27 pour la totalité précédente. « Le contrôle de l’espace aérien est une préoccupation majeure du gouvernement » affirmait alors un responsable, appuyé par son ministre de l’Intérieur Carlos Romero qui parlait de s’équiper de radars argentins et français, un « lourd investissement », selon lui. Un investissement qui aurait servi à détecter en majorité des petits Cessna, modèle 206, tant cet avion est devenu emblématique du trafic dans le pays. Au final, le score des avions de la coke en Bolivie montera en effet à 65 au 26 décembre de l’année (1) ! Résumé des six premiers mois des divers atterrissages  (ou de crashs) d’avions chargés de cocaïne de l’année 2015 en Bolivie. Un vrai festival, dû en grande partie à une véritable école de jeunes kamikazes !!! 

Car il en a plu, en effet, des avions, cette année 2015 en Bolivie. A la clé, selon le responsable de la FELCN ce sont en effet plus de 18 tonnes de cocaïne qui ont été incinérées, principalement en provenance du Pérou. On peut y ajouter environ 60 tonnes de marijuana en provenance du Paraguay, pour un total de 2.300 personnes arrêtées sur des accusations de trafic illicite de substances dont 90% étant des Boliviens et 10% seulement des étrangers, toujours selon les chiffres officiels.

abandonnéOn commence l’année précédente, fin décembre 2014, avec un drôle d’avion : une carcasse vide en fait. Découverte par les Contre Narcos à Cuatro Cañadas : l’avion, un Cessna 210, n’aurait pas réussi à redécoller et aurait été dépecé sur place.  Seul reste le fuselage, complètement vide : tout l’intérieur et son moteur ont disparu ! L’avion un Cessna était immatriculé au Paraguay (ZP-BCE). L’avion avait été vu quatre jours avant (il avait atterri un dimanche)  en train de tenter de redécoller, mais il s’était ensuite embourbé sur place…

Le 15 janvier, pour démarrer l’année, un autre monomoteur, un Cessna 206 Stationair  immatriculé en Bolivie (CP-2897) est saisi avec 355 kilos de cocaïne sur une piste d’atterrissage clandestine d’Estancia San Pablo, Loreto, à 35 kilomètres au nord de Concepcion. Cette fois-là, l’interception a donné lieu à des tirs des troupes boliviennes pour empêcher l’avion de s’envoler. Deux pilotes boliviens ont été arrêtés, ainsi que le propriétaire de l’hacienda et deux complices arrivés dans deux camionnettes chargées en combustible et une moto. En fait un Toyota Hilux et une camionnette Chevrolet, et une moto Honda rouge. L’appareil est retrouvé planté le train avant et l’hélice fichés dans la terre. L’Estancia San Pablo est située à 1000 mètres à peine de la incautan-concepcionrivière Paraguay et son propriétaire est Augusto Ramon Ruiz Aguilera, qui a été arrêté en tant que pilote de l’appareil ainsi que Paulo Antonio Daza Cuellar comme co-pilote et Jorge Miguel Alvarez Parada, tous deux de nationalité bolivienne. De même, ont été arrêtés Oscar Ortiz, Ramon Augusto Mario Ruiz Aguilera et Frank Francisco Houser, tous Paraguayens. la drogue provenait de l’organisation du paraguayen et brésilien, cessna2Chimenes Jarvis Pavao, alors en prison à Tacumbú. Pava avait été arrêté en 2009, avec son compère Carlos Caballero, alias « Capilo » (qui était chauve !) lors d’un raid le 27 Décembre dans un Hôtel, où de l’argent et des armes de gros calibre avaient été trouvés lors de l’opération appelée Capricorne. Deux fusils M-4  et M-16, deux fusils à pompe, en plus de munitions.  L’Hôtel était situé à 35 kilomètres au nord de l’estancia 4 Filhos appartenant à Pavao, situé dans la ville de Yay Yau. Sur place, 10 000 dollars avaient été saisis et 5.000 reals.

cessNa1 Le 19 janvier, c’est encore un Cessna , modèle U206G Stationair qui est intercepté au sol par la FELCN près de la ville de Puerto Grether, près des rives de l’Ichilo, sur une piste d’atterrissage improvisée. Deux véhicules terrestres utilisés pour transporter de la drogue sont retrouvés à proximité, un 4×4 Hilux est une Nova… On retrouve également une trentaine de paquets de cocaïne sur place, laissés pour compte dans l’appareil, mais au moins trois dizaines de personnes présentes sur place ont fui avant l’arrivée de la police. L’avion est immatriculé CP-2666.

 

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cp-2910Le 1er février c’est au Pérou qu’on retrouve un avion bolivien :  près de Puerto Ene, dans la province de Satipo El Commando. C’est en encore un  Cessna 206 Stationair  immatriculé CP-2910 et fabriqué sous le numéro U-20160, posé en travers d’une piste improvisée en pleine jungle (ci-dessus). A ses côtés les habituels bidons d’essence et de drogue. En même temps, au Brésil, à San Pablo, la police arrêtait quatre Boliviens porteurs de 10 kilos de cocaïne. En janvier, le même appareil avait décollé du centre-ville de Puerto. La police avait alors détruit l’avion (ici à droite) sur place.

fracasséDeux jours à peine plus tard, même chose mais en Bolivie avec là un atterrissage qui s’est passé visiblement encore moins bien. Un aéronef immatriculé au Paraguay ZP-BPO, est retrouvé dans des roseaux, à quelques mètres seulement d’une piste d’atterrissage clandestine,  dans la communauté de San Silvestre entre les villes de Minero et de Saavedra. L’avion est en miettes et des traces de sang à l’intérieur et sur la route indiquent que ça a mal dû se passer pour les occupants du petit Cessna 206 Stationair, encore un. A voir l’état de l’épave on se demande surtout comment il y a pu y avoir des survivants !

Rebelote au Satipo dans la région de Junin le 26 février, dans le secteur de Rio Tambo, où l’on retrouve un autre Cessna ayant piqué du nez après avoir atterri sur une piste clandestine. L’avion arbore cette fois l’immatriculation CP 2927 et lorsque l’armée intervient il a encore à bord ses 288 kilos de cocaïne : l’avion avait été suivi, notamment, par hélicoptère de l’armée. Un  représentant du procureur arrivé sur place autorise de réduire en cendres l’appareil et ordonne la destruction de la piste clandestine sur lequel il s’est posé (photos Peru21). Les hommes du commando, après avoir compté les paquets de coke, posent fièrement devant l’appareil avant qu’il ne soit embrasé.

commando

stolEn mars, toujours au Pérou avec un…   Cessna Stationair U206G, décidément emblématique, immatriculé CP-1851. Un hélicoptère de la EC-VRAEM parti effectuer une mission de reconnaissance, le 1 mars, à environ 13 heures a réussi à intercepter l’avion dans la zone peuplée du centre-ville de Boca Mantaro. L’avion s’est posé sur une piste d’atterrissage clandestine où les trafiquants de drogue y ont mis le feu eux-mêmes. Des bidons d’essence vides sont retrouvés autour des débris. L’avion porte les marques « Robertson STOL ». C’est à dire que c’est un Cessna aux volets modifiés pour atterrir et décoller court (STOL). Avec ces équipements, on peut se permettre bien des choses en effet. Ici le premier modèle installé sur un Cessna Cardinal. Robertson avait appelé sa conversion WREN au départ, plus complexe  (avec un petit plan canard à l’avant) elle permettait de véritables prouesses. J’avais appris cet appareillage dès 1963 dans Mécanique Populaire. L’équipement en STOL Robertson a beaucoup baissé. Sur un Cessna 180-185 déjà le kit Robertson oscille aujourd’hui entre 799 et 1399 dollars.

PT-KEU cessnaLe 7 mars, c’est la filière brésilienne qui réapparaît avec des trafiquants de Cotriguaçu (au Brésil dans le Mato Grosso) volent un Cessna 210 d’une compagnie de taxi aérien, pout effectuer leur trafic de drogue vers la Bolivie. L’opération Chacal déclenchée par les brésiliens découvre l’appareil prêt à partir. 16 hommes sont arrêtés, 3 arrivent à s’échapper.  « Selon la plainte, déposée auprès de la Cour spécialisée contre le crime organisé, l’enquête a commencé en septembre 2014, lorsque le GAECO intercepté une conversation de Djalma Paula da Silva, le «Chacal», nommé soupçonné d’être impliqué avec un groupe violent appelé »New Cangaço » (…) Pendant l’enquête’, le GAECO indique que l’organisation criminelle était sur le point de perpétrer une action avec falsification des véhicules volés et des appareilss, ainsi que de trafiquer de la drogue et de commettre des crimes. Dix interceptions téléphoniques et de nombreuses enquêtes sur le terrain, ont conduit à l’identification de plusieurs membres de l’organisation criminelle, ainsi que le mode de fonctionnement utilisé par le gang. le Selon GAECO, parmi les crimes les plus graves commis par cette organisation criminelle était le vol du Cessna 210L, d’enregistrement PT-KEU, survenu le 7 Mars, 2015, à Cotriguaçu et la saisie de 80 kg  de marijuana et des homicides »dans le Sinop . Les deux pilotes de la société de tourisme, Sidnei de Sousa et Johny Goncalves da Silva s’étaient vus braquer le 7 mars, au moment de décoller par deux malfrats qui leur avaient mis le pistolet sur la tempe avant de s’emparer de l’avion. Trafiquants, mais aussi braqueurs !

crash fossé

Le 2 avril, un Cessna T210N Turbo Centurion paraguayen  -enregistré ZP-BPZ -, après avoir ravitaillé au beau milieu d’une rizière a tenté de rejoindre une piste de fortune, mais trahi et déstabilisé par l’humidité du sol s’est planté au bord d’un fossé de drainage « Les occupants se sont enfuis et ont laissé l’appareil apparemment utilisé pour transporter de la drogue » note la presse. Et mieux encore quand on apprend « qu’il n’est pas exclu que le crash a été provoqué par une mauvaise manœuvre de son pilote présume en état d’ébriété, car à l’intérieur du l’appareil plusieurs canettes de bière ont été trouvées pleines et vides. Une aile du Cessna a été partiellement carbonisée, ce qui suggère que les trafiquants ont tenté probablement de le brûler avec l’intention d’effacer des preuves qui pourraient les trahir ». Des pilotes complètement saouls, maintenant, preuve que le procédé est devenu commun et se fait avec une rare inconscience !!! L’avion avait été photographié le 8 janvier 2011 sur l’aéroport de Florianópolis Hercílio Luz Int’l au Brésil… Le Centurion, plus puissant, peut emporter jusqu’à 700 kilos.

navajo essenceTrois ans auparavant, le 12 avril 2012, c’est une très belle prise qu’avaient réalisé les boliviens de  La Fuerza Especial de Lucha Contra el Narcotráfico (Felcn) en trouvant 6 avions dans deux hangars de l’aéroport El Trompillo en liaison avec les  forces antinarcos du Paraguay, pour saisir 1 748 kilos de cocaïne et arrêter des trafiquants dont le bolivien Marco Antonio Roca Alí alias ‘Presi’ et le frère de  Jorge Roca Suárez surnommé ‘Techo ‘e paja » Un reportage télévisé visible ici  fait la visite d’un des hangars, on y distingue une véritable flotte de Cessna, mais aussi deux bimoteurs de type Navajo. cocaine cessnaOn y distinguait notamment un Cessna T210M Turbo Centurion immatriculé CP-2574 et un Piper PA-31 Navajo Cheftain, ainsi qu’un Cessna 402 Utiliner. Or le 12 avril, revoici le fameux Cessna CP-2574 saisi… retrouvé au Paraguay, lors de la campagne  « Falcon VII »  des forces du pays, sur une piste clandestine, des bidons d’essence et de cocaïne à ses côtés (photo à gauche)… dans l’avion, il y a encore 200 kilos de cocaïne en paquets, portant le sigle de leur fabricant (ci-contre). Trois paraguayens arrêtés un peu plus loin dans leur deux 4×4 (SUV  et Pickup) sont lestés de 100 000 dollars… un laxisme évident sur la gestion ou la revente des avions saisis est flagrant. Mais il n’y a pas que cela. Il y a aussi les pilotes, pour la plupart très jeunes, a constaté la Police bolivienne…
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On trouve vite d’où ils sortent. A Viru-Viru, c’est aussi la découverte d’une véritable « école de jeunes kamikazes », comme le dit si justement El Tribuno le 13 juillet 2015. L’épidémie véritable de vols de cocaïne a une source évidente !!! « Les diplômés de 11 écoles à Santa Cruz et Beni, jouent à la roulette russe avec le trafic de drogue. Santa Cruz de la Sierra est la seule ville en Bolivie avec deux aéroports internationaux avec Viru Viru (et El Trompilo qu’il  remplacé, ici son approche en Cessna 206, et ici une autre vue). Ce dernier est entouré de hangars appartenant à la Force aérienne bolivienne, et 11 petites écoles de compagnies aériennes , où des centaines de jeunes du pays voisin, de la Colombie, du Pérou, du Brésil et d’autres pays du Cône Sud (cf Argentine, Chili, Uruguay) sont formés en tant que pilotes privés. Le nombre disproportionné d’académies ouvertes à Viru Viru a frappé l’agence de lutte contre la drogue. Peu de temps avant qu’elle ne soit déplacée de son poste en mai 2014, l’ancienne directrice de la Commission nationale pour le développement et la vie sans drogues du Pérou (Devida) Carmen Masias, avait pesté contre ces centres de formation liés aux vols des narcotrafiquants entre la Bolivie. Capture d’écran 2016-01-18 à 17.04.56Dans l’une des écoles d’aviation à Santa Cruz de la Sierra, Sky Team, a été formé Carlos Ernesto Torrico Ortiz, 18 ans, l’un des pilotes boliviens qui a été arrêté 9 juin dernier à ans le Salta Forrestal. Joaquin V. Gonzalez (alias « Anta »), pris avec quatre kilos de cocaïne, après l’atterrissage de son Cessna, un avion immatriculé en Bolivie. Son partenaire, le Nil Suarez Torrez, 19 ans, est également un pilote d’avion formé à Beni Ailes Flight Training, un centre de formation de Trinidad, la capitale du Beni. A Santa Cruz, en 2011, il a été formé comme pilote  par Jesus Guzman, fils d’El Chapo, qui, jusqu’à son arrestation en février 2014, a piloté pour le cartel mexicain de Sinaloa. Cette information a été confirmée par Hugo Moldiz, ancien ministre du gouvernement de la Bolivie…  » Terrible résumé de la situation !!! Ici un vol complet entre Viru Viru et el Trompilo. Sky Team utilisait encore un C-46 (CP-1319), jusque 2012, date à laquelle il s’est écrasé, à Viru Viru. Ici, juste après la chute de l’appareil, qui datait de… 1945 !!! L’enquête affirmera qu’il s’agissait d’une erreur de pilotage, l’avion, après que son pilote ait demandé à revenir sur l’aéroport, étant monté trop abruptement avant de retomber, ce qu’on distingue en effet sur la vidéo. Le C-46 n »est pas vraiment un anion d’acrobatie… à bord, le copilote il y avait le sénateur Gerald Ortiz (CN), accompagné à bord par son fils  Jared Ortiz blessé dans l’accident. A bond aussi le père du sénateur, Luis Ortiz Fernández et un mécanicien Mario Terrez avaient perdu la vie.

0000709468On s’amuse décidément beaucoup en Cessna à Santa Cruz. Mais pas que ça : »Erick Mendez Donoso Osman (ici à droite), l’un des instructeurs les plus expérimentés de les aéroclubs de Santa Cruz de la Sierra, a connu une fin tragique dans la province de Salta (en Argentine) il y a huit mois. C’était l’un des pilotes qui s’étaient écrasés dans un avion de trafiquants, le 19 novembre 2014, après avoir jeté des balles de 250 kilos de cocaïne dans un champ de la San Severo. Mendez Donoso avait travaillé à Petrobras et pour les ministères de la Bolivie jusqu’au 23 septembre 2011, quand il a été condamné dans une affaire de fraude et de racket. Il avait fait appel de la sentence après qu’ un tribunal ait confirmé la décision le 5 novembre 2012 et l’avait envoyé pour  trois ans en prison à Santa Cruz. La peine devait se terminer en novembre 2015, mais le pilote chevronné est mort un an plus tôt à Salta Avant de percuter le sol près de la ferme de San Severo le 19 novembre 2014, avec 250 kilos de cocaïne, l’avion que pilotait Erick Mendez Osman Donoso avait déjà fait deux autres vols vers le site de l’accident, l’un le 8 août de la même année et l’autre quelques jours plus tard. » Il n’était pas le seul à agir ainsi. « Bilbao Roman Mayube était un autre pilote expérimenté qui a été tué le 22 août 2012 à Beni. Ce jour-là, la municipalité de San Joaquin  célébrait son 303 e anniversaire et Bilbao, avec son Cessna 206 (immatriculé CP-2175), effectuait des acrobaties aériennes. Lors de l’une de ses acrobaties, l’avion a percuté une maison près de la foule, s’est écrasé et a provoqué trois décès au solMayube avait été emprisonné en mars 2009, après l’atterrissage sur une piste d’atterrissage clandestine à Pajoso entre Villa Montes et Yacuiba, avec un avion chargé de 375 kilos de cocaïne d’une grande pureté qui devait « bombarder » dans l’est de Salta. Le pilote avait déjà été condamné pour trafic de drogue en 1984 et 1994 et c’était un fugitif. Bien qu’il ait été jugé et emprisonné à Palmasola pendant deux ans Mayube était retourné aux aéronefs pour piloter à San Joaquin. L’avion que la Force spéciale contre le trafic de drogues (FELCN) de Bolivie avait saisi en mars 2009 était le même Cessna 206 que la police avait donc de nouveau saisi le 9 juin dernier à Salta Forrestal. » C’était effectivement le CP-2558, vu ici ci-dessous :

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L’avion avait été effectivement déjà capturé en 2009, près de la ville de Tarija, il portait alors comme immatriculation CP-2558, restée la même, donc, et avait à bord avec 375 kilos de cocaïne « d’une haute pureté » selon la presse, d’une valeur d’environ  2 millions de dollars US. Les trafiquants avaient ce jour là perdu la cargaison, et l’avion et l’équipage de l’appareil avaient saisis, les deux pilotes envoyé  à la prison de Palmasola  par ordonnance du juge Estrella Montaño. Leurs noms ? Roman Mayube Bilbao,  le copilote étant ce jour-là Willy Ricaldi Rossi. L’avion, bleu et blanc avec un liseré rouge, noir et doté avait été repeint en des tons de marron et de blanc, une décor plus récente en effet. Cette fois-ci, il avait été découvert près de Campo Pajoso, au bord de la frontière avec l’Argentine. Le journal EL Tribuno avait proposé à ses lecteurs la comparaison, confondante :

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Le nid de « kamikazes » de la coke engage aussi parfois des pilotes étrangers. « Seulement 17 pilotes peuvent entrer dans l’une des nombreuses écoles de pilotage de Santa Cruz de la Sierra. Les cours sont de trois à huit mois et le coût, avec toutes les dépenses incluses sont de 30 à 40 000 dollars.cessan jeune pilote Assistent à ces écoles non seulement des garçons de nationalité bolivienne (13% des pilotes privés qui a été reçus dans les écoles de Santa Cruz et Beni sont des ressortissant colombiens) et un pourcentage vient aussi du Pérou du Brésil et de l’Equateur, selon les dossiers de la Direction générale de l’aviation civile.crash novembre Certains membres du Congrès du pays voisin ont commencé à montrer leurs préoccupations pour les jeunes pilotes capturés. Le Cône Sud, avec des avions anciens et dangereux à piloter présente un record du monde dans les accidents aériens, nécessitant des accords régionaux urgents pour arrêter l’épidémie. » En novembre 2014, un avion de Elorza Servicios Aéreos, société aérienne de Santa Cruz, s’écrasait (photo ici à droite) avec à bord un jeune pilote de Beni, Hirmes Jesús Suárez. Le 11 juin 2015 encore, un Cessna CP-1942 se posait à nouveau à Salta Forestal près de la ville de Joaquín V. González, avec à bord de la drogue provenant de Bolivie (icià gauche).  Les deux pilotes, âgés à peine de 18 et 19, de nationalité bolivienne, avaient emporté avec eux 4 kilos de cocaïne.

Le contrôle de ces appareils n’est pas fait par le gouvernement : on ne se demande même pas, par exemple, où partent les 600 000 litres par mois d’av-gas (essence d’aviation pour moteurs à pistons), qui sert à toutes ces écoles, note l’article. Le contrôle des importations d’appareils n’existe pas non plus : « en Bolivie, l’importation des aéronefs américains, déclarés comme rebuts ayant dépassé leur vie utile, reste constant, à un taux de cent unités par an » note l’auteur de l’article. « Un meilleur contrôle des frais de scolarité des pilotes, des expéditions de carburant d’aviation et des plans de vol sont les autres questions qui restent en suspens. Pas de dossiers de consommation, les aérodromes brûlent  par mois entre 500 et 600 mille litres de AV-gas, le carburant utilisé par les avions. Et la demande accrue est enregistrée à Santa Cruz de la Sierra. Le manque de contrôle sur l’utilisation du carburant facilite également les opérations des trafiquants, qui ont également pratiquement l’espace aérien libéré par la faible couverture radar du pays ». 

Un amer constat s’impose. C’est le laxisme du pouvoir en place qui a permis tout ce gâchis de jeunes vies, nous dit la presse bolivienne : « entre 2012 et 2014, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) de la Bolivie a autorisé l’importation et l’exploitation de vol de plus de 200 avions, qui avaient été rejetés aux États-Unis en raison de son âge, et ont fini détournés, dans 50% des cas, pour transporter de la drogue par voie aérienne. Cela a été révélé par un document interne qui a émergé de la FAA elle-même, des ministères et des Travaux publics du pays voisin, avec des commandes d’un audit externe et une enquête criminelle montrant de graves manquements aux obligations dans ce corps. Le journal EL Tribuno (La Tribune) a examiné les droits contenus dans le rapport et a constaté que 70% des avions accidentés ou saisis dans le nord de l’Argentine, depuis 2008, correspondent aux aéronefs qui ont été importés de la Floride (États-Unis) à Santa Cruz de la Sierra et Beni (Bolivie). L’autre 30% est divisé entre les aéronefs qui sont entrés dans les mêmes conditions au Paraguay ou volés dans les aéroclubs en Argentine. Lors des deux dernières années, ont disparu huit avions Cessna, qui sont aujourd’hui pour la plupart  dans des réseaux de narcotrafiquants, et ils peuvent transporter jusqu’à 500 kilos. Le lundi 6 juillet, les forces de sécurité ont saisi dans le Paraguay dix avions qui ont été utilisés pour la contrebande de drogues. Tous ces avions avaient été importés des États-Unis et ont eu accès irrégulièrement à Asuncion et d’autres villes du Paraguay, avec de faux documents et la complicité de fonctionnaires. Le rapport interne de l’air de la DGAC, qui peut être vu à la tribune numérique, expose le poids de la corruption et de collusion pour assurer l’impunité pour les réseaux de trafic de drogue transnationaux  dans les pays du Cône Sud. Dans le document, les vérificateurs internes du corps, ont noté que malgré les instructions qui ont été données en 2011 pour freiner l’importation des aéronefs, cela a continué, lors ses deux dernières années. L’Autorité a autorisé l’entrée de plus de 200 avions « archaïques » avec 30, 40 et même plus d’années d’utilisation, à condition qu’is subissent un examen complet en Bolivie. Les vérifications techniques, mécaniques et documentaires qui convenaient n’ont t jamais été respectées et les résultats ont été rapidement visibles ».

Nous n’en sommes qu’à la moitié de l’année, avec ce tableau effarant : demain, nous étudierons la suite de ces crashs à répétition en Bolivie ou d’avions boliviens au Paraguay ou au Brésil…

(1) Courrier International, dans son édition du 3 février, constate et déplore le même tableau, en titrant « Pérou-Bolivie, Le grand retour du trafic massif de cocaïne par avion« …

on peut relire :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xxxix-en-bolivie-une-91607

LOS MAYORES TRAFICANTE DE DROGA DEL MUNDO ENTRE PARAGUAY Y B…

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cxi-en-bolivie-une-veritable-ecole-de-kamikazes-de-la-coke/

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FRANCE (Affaire « Sonia »): quant à la gestion des informateurs

Affaire « Sonia », la gestion des informateurs

Si les enquêteurs sont parvenus rapidement à remonter la piste menant au lieu de nomadisation d’Abdelhamid Abaaoud et ensuite à sa « planque » (à ne pas confondre avec un appartement conspiratif…) de Saint-Denis, cela a été rendu possible par le recueil d’un signalement essentiel adressé aux autorités via le numéro vert 197 mis en place dès les attentats perpétrées, les appels à témoins, la diffusion des photographies des suspects dans les médias, au renseignement scientifique et renseignement technique. Cela confirme la réflexion de Freud : « Celui qui a des yeux pour voir et des oreilles pour entendre constate que les mortels ne peuvent cacher aucun secret. Celui dont les lèvres se taisent bavarde avec le bout des doigts ; il se trahit par tous les pores. C’est pourquoi la tâche de rendre conscientes les parties les plus dissimulées de l’âme est parfaitement réalisable. »

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Lors d’événements graves, de nombreux citoyens peuvent être désireux d’apporter leur concours aux services. Peu avant la seconde guerre mondiale, l’American legion désireuse de lutter contre l’espionnage et la subversion avait proposé de créer un service de renseignement reposant sur ses très nombreuses sections réparties à travers tout le territoire des États-Unis. Chaque section se proposait de remettre manuels d’instruction et insignes à chacun de ses membres qui serait appelé à diligenter des enquêtes pour ensuite établir un rapport qui serait remis au Federal Bureau Investigation. Il n’était pas question pour le gouvernement de laisser s’implanter un service parallèle (un pays proche du nôtre l’a fait et cela lui a plutôt été profitable), mais il convenait de ménager les patriotes. Hoover fit une contre proposition. Il proposait de mettre à sa place une liaison visant à établir le contact entre les légionnaires et les agents spéciaux affectés aux différentes antennes locales maillant le territoire. Chaque légionnaire détenteur d’informations pourrait remettre celle-ci directement à l’antenne concernée, qui à son tour se chargerait de l’enquête. Cette proposition fut finalement acceptée en novembre 1940 lors du congrès de l’American legion d’Indianapolis.

Les policiers ne travaillent pas toujours sur commission rogatoire, il opèrent aussi en « préliminaire » et nombre d’affaires s’engagent en l’absence de plainte ou de requête du parquet. Le fonctionnaire ne peut être partout à la fois et ne peut pour différentes raisons infiltrer certains milieux. Sans informateurs, un service est sourd et aveugle. Les informateurs sont à la base du renseignement et tout service se doit à disposer d’un réseau capable de l’alerter d’un délit en préparation ou à diriger les investigations pour en interpeller les auteurs et les complices. Les différents services recherchent leurs sources en fonction de leurs besoins : hôteliers, concierges, garagistes, imprimeurs, armuriers, loueurs de voitures, tenanciers de boites de nuit, etc., et parmi des milieux dont le citoyen est loin de se douter.

L’informateur dans le propos nous concernant n’est pas à confondre avec un délateur ou une « balance » (l’argot policier dispose d’une dizaine de mots pour désigner ceux-ci), il s’agit d’un acte citoyen responsable visant à épargner directement ou indirectement des vies et dont l’informateur ne retire aucun bénéfice (cas « Sonia »). L’emploi des informateurs s’appuie sur une jurisprudence du 6 juillet 1894 et le service n’est pas tenu à en révéler le nom à la justice, du moins légalement. Il suffit au fonctionnaire de rédiger un « blanc », c’est à dire une note sans mentionner sa source. Dans la réalité des faits, le fonctionnaire veut se couvrir et mentionne le nom de sa source en faisant de facto un témoin dont le nom apparaîtra dans la procédure. C’est comme cela que l’identité, l’adresse et le numéro de téléphone de « Sonia » se sont retrouvés consignés dans le PV d’audition ! Quand bien même le fonctionnaire réaliserait tardivement les conséquences de sa bévue, il lui est impossible de revenir à un état antérieur. Le PV est joint à la procédure. Là où le bât blesse, c’est que toutes les personnes mises en examen et les parties civiles peuvent avoir accès au dossier via leur avocat et que certains proches de l’enquête n’éprouvent aucun problème de conscience à violer le secret de l’instruction et à informer des journalistes se rendant complices de la mise en danger de la vie d’autrui.

« Sonia » souhaiterait pour des raisons de sécurité pouvoir bénéficier de nouveaux documents d’identité, mais aucun texte ne le lui permet. Le statut de repenti adopté en 2004 est entré en application en 2014, les modalités sont du ressort de la Commission nationale de protection et de réinsertion et la gestion assurée par le Service interministériel d’assistance technique. Le code pénal dispose de deux niveaux de protection pour les témoins : la possibilité de domiciliation (commissariat ou gendarmerie notamment) et le témoignage sous « X » pour les faits punis d’au moins trois ans d’emprisonnement. Lors d’une confrontation, le témoin peut être entendu à distance et sa voix modifiée. Comment apprécier des faits quand on ne connait pas le lien de subordination direct ou indirect entre le mis en examen et le témoin ?

L’informateur est la cheville ouvrière des services. La police judiciaire dispose d’environ 2 000 informateurs « réguliers » et autant sont immatriculés comme aviseurs auprès des douanes et un millier auprès de la gendarmerie. Ce chiffre reste faible par rapport au nombre de la population, plus de 66 millions d’habitants plus les rats des villes et ceux des champs. Au début du XIX° siècle, Fouché pouvait compter sur 10 000 « écouteurs à gages » en région parisienne, 5 000 en province et cinq cents à l’étranger. Parmi les professions les plus représentées ont trouvaient : le personnel de maison, les cafetiers, les prostituées, les petits commerçants, les repris de justice et les oisifs fréquentant les cercles. Les employés de la voirie de la ville de Paris, par exemple, recevaient la somme de 100 francs pour la dénonciation d’un émigré clandestin… Quand je vous disais que ce ne sont pas les moyens qui manquent mais la volonté, en voilà un exemple direct.

Les récentes affaires, Merah et compagnie, ont braqué l’éclairage sur la difficulté qu’il y a à contrôler un informateur. Si le B.A BA consiste à éplucher les antécédents du « cousin », il n’est pas toujours facile pour le service de savoir où il met les « pieds ». Le recours aux indicateurs n’est pas exempt de risque, on les surnomme d’ailleurs les « casseroles » ! Recruter un informateur est une affaire délicate mais ce qui est encore plus difficile, c’est de le guider secrètement, de le protéger, de se prémunir des retours de « manivelle ». Leurs informations sont à utiliser avec une extrême prudence. Précisons que l’informateur n’« appartient » pas à un fonctionnaire, il appartient à un service et depuis la loi Perben (2004) il est immatriculé. Le fonctionnaire dispose d’un carnet relationnel dans lequel il doit noter toutes les rencontres, qu’il s’agisse de source occasionnelle ou de sources immatriculées.

La manipulation d’informateurs nécessite : patience, esprit critique, humilité, de l’expérience et une extrême prudence, faute de quoi le traitant pourra aller à la « faute » et être à l’origine d’un scandale qui rejaillira sur tout le service. Il est parfois préférable de se passer des services d’un informateur qui pourrait se révéler nuisible, voire dangereux. Ce risque est d’autant plus à craindre que le traitant n’est pas familiarisé avec le milieu en question. Plongez un universitaire frais émoulu dans le milieu du trafic d’armes ou du terrorisme et vous ne tarderez pas à constater qu’il sera immédiatement « détronché ». Il faut dans ce cas envoyer un « agent » hors cadre sous fausse identité.

Une affaire peut occuper un informateur pour quelques heures ou plusieurs années, tout dépend de la nature de l’affaire, du milieu à infiltrer, de la prudence de l’informateur et de la sécurité des rencontres avec son traitant. Le terrorisme est dépendant de « milieux » divers ou d’accointances pour se procurer : des armes, des faux-papiers, des « planques », et des subsides provenant de trafics et d’escroqueries divers et variés. La création d’une cellule autarcique n’est pas encore à leur portée.

Le traitant se doit de « cultiver » l’informateur, cela s’apparente parfois au travail de psychologue, de confesseur, il faut écouter leurs petits problèmes sans oublier lors de la rencontre suivante de s’enquérir d’une amélioration quelconque de leurs tracas. Cultiver la relation c’est parfois rendre un petit service afin de rendre l’informateur redevable (principe du don et contre-don), mais ce petit jeu peut parfois conduire devant le conseil de discipline. Tout est affaire de jugement. Il est bon de savoir que celui qui incite autrui à commettre un délit ou un fait délictuel est considéré comme complice (art 121-7 CP). Les faits sont d’autant plus graves lorsque la provocation a été accompagnée de dons, promesse, menace, abus d’autorité ou de pouvoir, de machination ou artifice coupable. Le provoqué pourrait ensuite invoquer une contrainte morale et prétendre que sa volonté n’a pas été recueillie librement. Cela pourrait suffire à faire disparaître l’élément moral de l’infraction.

Le décret du 18 mars 1986 portant sur le code de déontologie de la police nationale fait mention des méthodes de provocation active ; dans le cas où le fonctionnaire ne se borne pas à constater une infraction préexistante à sa venue. Il est arrivé dans certaines affaires que le policier ait été sanctionné alors qu’il avait lui même été provoqué par un informateur ! Il suffit que l’action policière n’ait pas été déterminée par la volonté du fonctionnaire. En clair, un fonctionnaire peut surveiller les opérations et même intervenir dans une affaire, mais il ne saurait être question d’inciter un informateur à organiser un délit. Dire que cela est toujours respecté aurait un côté angélique irréel. La hiérarchie qui a le devoir de veiller au contrôle de ses services n’en est pas toujours informée, ou pire, il lui arrive de fermer les yeux, mais il s’agit le plus souvent d’une non exploitation des informations. Certains d’entre-vous le regretteront sûrement, rien ne vaut un bon « pot de miel » pour attirer l’ours et l’obliger à sortir de sa tanière. Et « croyez » moi, les astuces ne manquent pas, des délinquants pourtant chevronnés sont tombés dans des pièges que certains lecteurs qualifieraient un peu trop hâtivement de ridicules, et certaines pratiques ne manquent pas de sel… Petite phrase du jour : l’aveugle ne peut parler que de ce qu’il a entendu et le sourd de ce qu’il a vu.

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/affaire-sonia-la-gestion-des-177418

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FRANCE (Fos sur Mer): 40kg de cocaïne dans un conteneur à destination de Fos

conteneurLa police financière italienne a annoncé vendredi la saisie de 540 kg de cocaïne d’une valeur d’environ 108 millions d’euros au cours de deux opérations distinctes dans le port de Gioia Tauro, en Calabre, dans le sud de l’Italie.

Un premier chargement de 40 kg de cocaïne a été trouvé dans un conteneur provenant du Chili et qui transportait du quinoa à destination de Fos-sur-Mer.

Un deuxième chargement de 500 kg de cocaïne a été trouvé en revanche dans un conteneur provenant du Brésil et qui transportait du bois à destination de Ravenne, en Italie.

La cocaïne saisie était d’excellente qualité, très pure, selon la Guardia di Finanza, qui précise l’avoir trouvée grâce à des scanners spéciaux et l’utilisation de chiens dressés.

Le port de Gioia Tauro en Calabre, la terre natale de la ‘Ndrangheta, considérée comme l’organisation mafieuse la plus puissante d’Europe, représente l’une des principales portes d’entrée de la drogue en Italie.

Selon la GDF, quelque 700 kg de cocaïne ont déjà été saisis dans ce port depuis le début de l’année.

AFP

http://www.maritima.info/depeches/faits-divers/fos-sur-mer/40338/40kg-de-cocaine-dans-un-conteneur-a-destination-de-fos.html

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SARDINIA (Cagliari – maxi sequestro di hashish): 300 kg nelle scatole della birra

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300 chili di hashish nascosti in scatole di birra, sono stati sequestrati dalla Squadra mobile al porto di Cagliari. La droga, destinata al mercato illegale della provincia di Cagliari, era suddivisa in 3mila panetti da un etto, proveniente da Napoli e, smerciata al dettaglio, avrebbe fruttato circa tre milioni di euro. « Quello di ieri e’ il piu’ grosso quantitativo di hashish ritrovato dal 2015, in Italia da un’unita’ cinofila. E il piu’ grande mai effettuato a Cagliari », ha sottolineato il dirigente della squadra mobile Luca Armeni. Grazie a una segnalazione, gli agenti hanno controllato per circa una settimana tutti i tir, una media di 20 al giorno, provenienti dalla Campania. Il carico era ben confezionato e circondato da confezioni con dentro realmente della birra, ma questo non ha confuso il fiuto di Odry e Zigy, i due cani antidroga che hanno scovato l’hashish

http://m.repubblica.it/mobile/r/repubblicatv/cronaca/cagliari-maxi-sequestro-di-hashish-300-kg-nelle-scatole-della-birra/227605/226896

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ITALIA (Gioia Tauro): sequestrati 540 kg cocaina

GARDIA05 febbraio 2016 07.12
Sequestrati dalla Guardia di Finanza di Reggio Calabria 2 ingenti carichi di cocaina purissima:il primo, circa 40kg, è stato rinvenuto in un container al porto di Gioia Tauro che trasportava semi di quinoa,proveniente dal Cile e destinato in Francia a Fos sur Mer. Altro carico più ingente è stato rinvenuto in un altro container che trasportava legname, proveniente dal Brasile e diretto a Ravenna,all’interno del quale c’erano 18 borsoni con 500 chilogrammi di cocaina. I 540 kg avrebbero fruttato sul mercato oltre 100mln di euro. –

 

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COLOMBIA: interceptan cargamento de cocaína oculto en bananos de exportación | ELESPECTADOR.COM

conteneurDurante un operativo de control portuario en la ciudad de Santa Marta, la Policía reportó la incautación de 279 kilos de clorhidrato de cocaína, ocultos en dos cargamentos de banano, que serían embarcados en dos motonaves, una con destino a Algeciras, España y Livorno en Italia.

Tras adelantar el registro del contenedor que reportaba un cargamento de banano de exportación, unidades policiales hallaron dentro de varias cajas de la fruta, elementos diferentes a los reportados.

Al verificar su contenido se hallaron 22 tulas de tela de color verde y en ellas, 221 paquetes con forma rectangular forradas en plástico negro y cinta adhesiva, los Afficher l'image d'originecuales contenían una sustancia pulverulenta de color blanco con olor y características similares a estupefaciente, motivo por el cual se solicita la presencia de funcionarios de la unidad de investigación criminal de la Dirección de Antinarcóticos, con el fin de verificar el contenido, al practicarle la Prueba de Identificación Preliminar Homologada (PIPH) arrojó resultado positivo para clorhidrato de cocaína, con un peso neto de 221 kilos y 572 gramos.

De acuerdo a las investigaciones preliminares, se presume que la contaminación del cargamento lícito de banano, fue realizado antes del ingreso al terminal portuario, ya que se requiere de varias horas de trabajo, personal y herramientas específicas necesarias para realizar el ilícito.

Los 221 kilos incautados puesto en territorio Europeo tiene un valor aproximado a los 13.1 millones de dólares, evitando con esta incautación la comercialización de cerca de 552.500 dosis en el narcomenudeo.

Así mismo, en un segundo operativo de inspección se hallaron notorias modificaciones en la estructura metálica del piso de un contenedor que tenía como destino Italia, y que transportaba como banano como carga, para lo cual se procedió a levantar el piso, hallando 58 paquetes de forma rectangular, que contenían clorhidrato de cocaína con un peso neto de 57 kilos y 918 gramos, de acuerdo a la Prueba de Identificación Preliminar Homologada PIPH, practicada por el personal policial de control portuario.

Esta sustancia fue avaluada en 3.4 millones de dólares, producto de 145 mil dosis.

La totalidad de la incautación en los dos operativos el puerto de Santa Marta asciende a 279 kilos y 490 gramos de clorhidrato de cocaína, con un valor aproximado de 16.6 millones de dólares.

Durante el 2016, la Policía Nacional se ha incautado de 12.6 toneladas de clorhidrato de cocaína en el territorio colombiano, de los cuales 6.8 toneladas han sido incautadas en la Costa Caribe Colombiana.

http://www.elespectador.com/noticias/judicial/interceptan-cargamento-de-cocaina-oculto-bananos-de-exp-articulo-614548

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ITALIA: trasportava cocaina per 400 mila euro, arrestato un ex operatore socio-sanitario

SQUADRA MOBILELa Squadra Mobile di Sondrio lo ha fermato, nei pressi del Santuario di Tirano, a bordo di un’auto sospetta. L’uomo è un milanese

Il personale di polizia lo ha fermato, nei pressi del Santuario di Tirano, a bordo di un’auto sospetta. Nella vettura, una Volkswagen Touran, l’uomo nascondeva la sostanza stupefacente.

http://www.milanotoday.it/cronaca/arrestato-fabrizio-f-cocaina-sondrio.html

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MAROC: les « narco-grossistes » de cannabis profitent des bateaux de migrants

Les grossistes du Maroc diversifient leurs voies d’acheminement de la drogue, sillonnant la Méditerranée orientale et les Balkans. Cette voie de passage, plus difficile à surveiller, oblige les organes de lutte contre les stupéfiants à davantage de coopération.

La route directe – reliant la région de Tanger aux grandes métropoles françaises via l’Espagne – reste la plus utilisée par les par les importateurs de résine de cannabis. Mais les policiers sont préoccupés par l’utilisation croissante d’itinéraires parallèles, qui se confondent parfois avec ceux des migrants.

« Il y a une atomisation des routes de la drogue », constate Patrick Laberche, l’adjoint au chef de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS)

http://www.lopinion.fr/edition/international/trafiquants-cannabis-qui-profitent-bateaux-migrants-94564

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DARKNET (drugs trade): Sellers offer ‘dog-proof’ packages of drugs in return for bitcoins

Afficher l'image d'origineBitcoins are the ­untraceable ­online currency that allow websites users to maintain their anonymity.

 

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The illegal drug ­business is like any other trade and criminals are using the internet to find ­customers and sell their wares.

READ: http://www.independent.ie/life/darknet-drugs-trade-sellers-offer-dogproof-packages-of-drugs-in-return-for-bitcoins-34385733.html

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SICILIA (Palermo): intercettati e arrestati In auto avevano 90 kg di hashish

Bloccati con 90 chili di hashish alle porte di Palermohttp://palermo.repubblica.it/cronaca/2016/01/21/news/bloccati_con_90_chili_di_hashish_alle_porte_di_palermo-131734413/

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droga Ieri un 42enne ed un 28enne, entrambi palermitani, sono stati arrestati per traffico di stupefacenti. I due sono stati trovati in possesso di oltre 90 kg di hashish suddivisi in panetti del peso di 100gr ciascuno, destinati a rifornire il mercato del capoluogo siciliano e parte della provincia.

Sul tratto autostradale della A 20 ME-PA, subito dopo la barriera di Buonfornello, i poliziotti della Sezione Antidroga della Squadra Mobile palermitana, hanno individuavano un’auto, che viaggiava in direzione Palermo, ritenuta sospetta, con a bordo due persone.  I due, alla vista dei controlli, hanno frenato bruscamente, attirando l’attenzione degli agenti.

All’interno del baule posto sul portapacchi dell’auto guidata dai due, genero e suocero, gli agenti hanno trovato un migliaio di panetti di hashish per un peso complessivo di 90 kg ed un valore sul “mercato” di circa 400mila €, inoltre addosso ai due è stata anche trovata la somma di 1.500 €. I poliziotti hanno sequestrato sia la droga che le somme ritrovate ed hanno proceduto all’arresto dei corrieri identificati in Antonio Pillitteri e Merchiorre Martini.

http://www.lagazzettapalermitana.it/in-auto-con-90-kg-di-hashish-due-arresti/

http://m.lasicilia.it/articolo/palermo-intercettati-e-arrestati-auto-avevano-90-kg-di-hashish?mobile_detect_caching_mobile&mobile_detect_caching_nottablet

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AFRICA: transshipment of narcotics Is threat to good governance

In 2013, United Nations Office on Drugs and Crime (UNDOC) conducted a West Africa Threat Assessment that estimated the yearly value of only cocaine transiting through West Africa as US$ 1.25 billion- significantly more than the annual national budgets of countries in the region.

download-13.jpgIt also revealed that the prevalence rate of cannabis use in West and Central Africa as 12.4% which higher than Africa 7.5% and the global average 3.9%.

Moreso, these development pose serious threats to good governance, peace and stability, economic growth and public health.

The use of these dangerous drugs have also triggered numerous conflicts and misunderstandings in the region.

It is obvious that, some of the drugs such marijuana have been in the region before West Africa became a major transit point. The response against this devastating menace has been the same from one government to another in West Africa.

As drug consumers being dealt with as the same as traffickers, characterised by tough punitive measures with its attendant violation of human rights.

However, menace has opened a window to corruption and also creating unnecessary burden on the overwhelmed criminal justice system.

As part of its efforts to help address this cankar, the West African Civil Society Institute(WACSI) with the support from Open Society Initiative for West Africa(OSIWA) organised a regional Consultation on Drugs Policy Reform in West Africa in Accra.

Under theme: The Road to the United Nation’s General Assembly Special Session ( UNGASS) on the World Drug Problem”.

In an interview with Nana Afadzinu, Executive Director of West African Civil Society Institute (WACSI) she noted that , West African citizens, especially the youth and children have the right to be safe from the scourge of drug trafficking.

According to her, the manner in which drug consumers are being dealt the same as traffickers, characterised by tough punitive measures violate the human rights.

This she said, it has become imperative for West African governments and civil society to engage in strategic and productive consultations on drug policy reforms.

The two day programme was aimed at providing an opportunity for government officials and national law enforcement agencies in order to discuss policy issues necessary reforms identified at the national- level meetings.

However, she cited the following key outcomes of the regional consultative meeting:
To clearly identified milestones and challenges under the current drug policy measures in the region.
To invigorate and create regional momentum for drug policy reforms in West Africa.

And to develop a West African common position towards the United Nations General Assembly Special Session (UNGASS)that calls for human rights and public health oriented drug policies with emphasis on harm reduction.

The meeting attracted 11 West African countries including Benin, Cape Verde, Côte D’Ivoire, Ghana, Guinea, Guinea Bissau, Liberia, Mali , Nigeria, Senegal and Sierra Leone.

By: Isaac Kofi Dzokpo/ NewsGhana.com.gh

http://www.newsghana.com.gh/transshipment-of-narcotics-is-threat-to-good-governance/

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