Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
La police anti-drogues du Paraguay a saisi plus de quatre tonnes de cocaïne dissimulée dans des sacs de sucre qui étaient en partance pour la Belgique depuis la capitale Asuncion, ont annoncé les autorités mardi 16 juillet 2024. La saisie totale, représentant 4 016 kilos, «est un record historique», s’est félicité en conférence de presse le responsable du Secrétariat national anti-drogues, Jalil Rachid. L’opération Dulzura (douceur, en français) a été menée par une brigade spécialisée, qui a retrouvé les conteneurs suspects dans le port privé Cacupemi. Selon les autorités, la mission n’est pas encore terminée, car il «pourrait y avoir d’autres surprises».
Le sentiment du devoir accompli, Boris G. part en congés. Son algorithme a repéré une possible fraude à la TVA concernant deux jets privés Falcon 7X, pour lesquels l’importateur aurait omis de payer plusieurs millions d’euros lors de leur livraison sur le territoire français. Voilà une excellente nouvelle pour son employeur, les douanes françaises, qui ont parié sur l’intelligence artificielle pour cibler les fraudes à l’importation, en mettant sur pied, quelques mois plus tôt, un « service d’analyse de risque et de ciblage » (SARC). Sa mission : croiser des bases de données pour y détecter, grâce à des algorithmes sophistiqués, des anomalies statistiques menant à de possibles irrégularités.
Un détail étonne toutefois dans la signature du courriel que Boris G. envoie, le 27 juillet 2017, pour faire part de ses résultats : ce spécialiste de l’intelligence artificielle, qui travaille sur des données ultrasensibles couvertes par le secret fiscal, n’est pas un fonctionnaire des douanes, mais un consultant privé de Capgemini.
Malgré les risques, le SARC a en effet externalisé une partie de son projet de détection automatique des fraudes au géant français du conseil informatique, en 2017 et 2018.
D’après les éléments recueillis par Le Monde, le projet consistait à mettre en place un « puits de données » rassemblant plusieurs fichiers provenant des douanes et de l’administration fiscale, sur lequel les consultants privés pourraient ensuite se brancher pour mener leurs analyses. Sur ce serveur informatique figuraient des données sur l’ensemble des marchandises franchissant les frontières françaises, y compris des biens sensibles comme le matériel de guerre. Mais également des informations très précises sur les opérations de contrôle menées par les douanes.
« Des prérogatives régaliennes de l’Etat »
Certaines de ces données ont-elles pu être extraites des serveurs des douanes par des consultants de Capgemini peu scrupuleux ? Un document suggère en tout cas qu’aucun garde-fou n’était prévu, puisqu’une consultante a pu faire une copie sur son ordinateur d’une partie du fichier Banaco, qui contient des informations aussi précises que le nom de l’entreprise contrôlée par les douanes et le résultat du contrôle. Or, l’arrêté de déclaration de ce fichier est clair : il ne doit être accessible qu’aux douaniers.
Le Monde a également appris que le directeur du SARC, Perry Menz, avait informé plusieurs consultants de Capgemini que l’importateur des jets Falcon 7X identifiés par leur algorithme était déjà dans le viseur de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). Une information ultraconfidentielle, puisque l’entreprise visée, Dassault Aviation, n’était à l’époque pas au courant elle-même. Cette imprudence étonne d’autant plus que Dassault Aviation était par ailleurs à l’époque client de Sogeti, une filiale de Capgemini.
« C’est un problème de confier à un prestataire privé des données sensibles, qui relèvent des prérogatives régaliennes de l’Etat », réagit Fabien Milin, représentant du syndicat Solidaires Douanes. « Pour un projet aussi sensible, on ne ferait jamais appel à un cabinet extérieur », assure une source à la direction générale des finances publiques, une autre administration qui utilise des techniques informatiques similaires pour le contrôle fiscal, sans faire appel à des prestataires privés.
Une plainte déposée au PNF
Au sein des douanes, la mission de Capgemini a fait grincer des dents. D’autant qu’une équipe d’agents publics travaillait en parallèle sur le même projet et que les résultats de Capgemini étaient « décevants », comme l’a reconnu elle-même la direction du SARC, lors d’une rencontre avec les syndicats. Lors de cette réunion, organisée en mars 2018, des représentants syndicaux ont interrogé en vain leur hiérarchie sur le coût de cette prestation, et se sont émus des « risques d’une telle opération, de par la sensibilité et la confidentialité des données, ainsi que les éventuels conflits d’intérêts ».
Des correspondances internes montrent que la direction des douanes a assumé le choix de l’externalisation malgré les critiques
Le patron de la douane en personne, Rodolphe Gintz, a été destinataire à la même période d’une note d’alerte d’un agent des douanes. Mis en difficulté par sa hiérarchie, puis contraint au départ, ce fonctionnaire a par la suite déposé une plainte pour violation du secret fiscal auprès du Parquet national financier (PNF), en novembre 2021, qui n’a pour l’instant donné lieu à l’ouverture d’aucune enquête.
« Je suis indigné de voir une telle inertie judiciaire face au courage de mon client lanceur d’alerte, qui dénonce des faits d’intérêt public incontestables », s’étonne son avocat, Me Pierre Farge.
La direction des douanes n’a pas donné suite aux sollicitations du Monde. Des correspondances internes de l’époque montrent toutefois qu’elle a assumé le choix de l’externalisation malgré les critiques.
« Bien sûr qu’il convient de préserver [la] confidentialité, écrivait ainsi Gil Lorenzo, le numéro deux du département de lutte contre la fraude des douanes, en mai 2017. Pour autant nous devrons travailler avec des partenaires privés, il ne peut en être autrement, car les ressources internes nous manquent. » Quelques semaines plus tard, le patron du SARC, Perry Menz, se rassurait sur le fait qu’« il n’y a pas de problème légal (…) compte tenu des clauses de confidentialité que l’administration a fait signer [ à Capgemini] ». Mais comment Capgemini s’est-il lui-même assuré du respect de ces règles par ses salariés ? Contactée, l’entreprise n’a pas souhaité répondre.
C’est NARCODIARIO qui nous raconte l’histoire du BADER III, cet énorme navire transportant du bétail vivant qui était aussi le bateau-mère qui livrait des cargaisons de cocaïne
En 2022, alors qu’il battait pavillon panaméen, il est abandonné à son sort à Puerto Cabello (Venezuela), avec un équipage aux salaires en attente.
Peu de temps après, il changea de propriétaire et de pavillon en étant immatriculé à Palau.
Le transport de vaches vivantes par voie maritime reprit de plus belle, sur des routes qui reliaient l’Amérique du Sud à l’Europe et à Dubaï, touchant aussi des points chauds du trafic international de cocaïne comme Cartagena de Indias, en Amérique latine, et les îles Canaries, en Espagne, et atteignant la Turquie et Dubai.
La « Policía Nacional » a arrêté le Bader III dans le port de Las Palmas et ses 45 membres d’équipage.
Durant le mois de mai 2016, la justice a eu affaire à deux histoires de grands flics qui flirtent avec la légalité, deux histoires d’indics, deux histoires qui posent question du lien trouble entre policiers et voyous.
Michel Neyret, icône déchue de la PJ lyonnaise dont il fut le numéro 2, comparaît depuis le lundi 2 mai au tribunal correctionnel de Paris pour s’expliquer sur les relations incestueuses qu’il a entretenues avec ses informateurs.
Un autre grand flic l’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) François Thierry est soupçonné d’avoir laissé entrer en France plusieurs dizaines de tonnes de cannabis ces dernières années, d’après une enquête publiée le 23 mai par le quotidien Libération. En cause, la proximité de François Thierry avec le trafiquant de drogue Sofiane H., un des » indics » de l’Office. Entre 2010 et 2015, il aurait laissé son indic, le principal trafiquant de cannabis en France à la tête du « troisième plus grand réseau de drogue » en Europe, la connivence va loin puisque la femme de François Thierry était l’avocate de Sofiane H. Le puissant policier avait recruté en personne Sofiane H. et lui a permis d’importer de grandes quantités de drogue en « livraison surveillée ». Cette technique, légale, permet à la police de laisser passer des stupéfiants sur le sol français afin de remonter une filière pour la démanteler.
Sauf qu’en l’espèce, le réseau mis en place par le trafiquant/indic n’a jamais été inquiété… contrairement à ceux de ses concurrents.
Sauf que depuis 2004, et la loi Perben II, le recours aux indics est encadré, ni un policier seul ni même une équipe d’enquêteurs ne peut en principe gérer seul son indic. Tous doivent désormais être répertoriés dans un fichier central.
Seulement pour démanteler un réseau, peut-on se contenter de la légalité ? Ne doit-on pas forcement user de techniques à la limite de la Loi ? Et cette zone trouble est-elle L’efficacité doit-elle primer sur le droit ? Les invités d’Arnaud Ardoin en débattent ce soir de 19h30 à 20h30 dans l’émission Ça vous regarde sur LCP.
Dominique Perben, ancien Garde des sceaux et aujourd’hui avocat.
Emmanuel Fansten, journaliste à Libération, auteur de l’enquête.
Gilbert Collard, avocat, député RBM-FN du Gard et Secrétaire Général du Rassemblement Bleu Marine, auteur du livre » Les dérives judiciaires : et si ça vous arrivait ? » Paru aux Editions Eyrolles .
Marc Fievet, ancien infiltré des douanes françaises, inscrit sous le matricule » NS 55 DNRED « , auteur des livres » Infiltré au coeur de la mafia » paru aux Editions Hugo Doc, et » Gibraltar « , paru aux Editions Michel Lafon
ORLANDO, Fla . – United States Attorney Roger B. Handberg announced that a federal jury has found Joel David Fonseca Flores (42, Orlando) guilty of conspiring to distribute fentanyl that resulted in death. He faces a minimum mandatory sentence of 20 years, up to life, in federal prison. His sentencing…
ST. LOUIS –U.S. District Judge Sarah E. Pitlyk on Tuesday sentenced a St. Louis County, Missouri, man who sold fentanyl, methamphetamine and cocaine base to a decade in prison. Byron Green, 29, pleaded guilty in March to eight felony counts: a fentanyl, heroin, cocaine and methamphetamine distribution charge, possession with…
KANSAS CITY, Mo. – A Newtown, Mo., man was sentenced in federal court today for his role in conspiracies to distribute fentanyl in northwest Missouri and to wire the proceeds of drug trafficking to Mexico. Lucas Ryan Coltrain, 24, was sentenced by U.S. District Judge Roseann A. Ketchmark to nine…
Spokane, Washington- Vanessa R. Waldref, the United States Attorney for the Eastern District of Washington, announced today that three men are facing federal drug charges. Osvaldo Guadalupe Soto-Orduno, Jose Roman Lizarraga Gerardo, and Jose Efrain Gonzalez Rodriguez were charged by criminal complaint with Conspiracy to Distribute 400 Grams or More…
A prominent member of an Albanian organised crime group has been jailed for a second time for Class A drugs offences.
Bujar Cozminca, 33, purchased and supplied 100 kilograms of cocaine, with a wholesale value of £3.5m and a street value of around £8m, in addition to laundering £2.5m of criminal cash.
When he was arrested in May 2021, £300,000 in cash was found at two properties he used for drugs deals in Islington and Wembley.
Officers from the Organised Crime Partnership (OCP) – comprising National Crime Agency and Metropolitan Police officers – also discovered ledgers indicating drug deals amounting to almost £2 million.
Cozminca admitted conspiracy to supply cocaine and money laundering and on Friday (28 June 2024), he was sentenced at Snaresbrook Crown Court to 12 years in prison.
Cozminca, of High Road, Wembley, was already known to UK law enforcement.
In 2012, he was convicted of conspiracy to supply Class A drugs and sentenced to 21 months in jail. He was deported back to Albania, but subsequently re-entered the UK illegally.
He was arrested by OCP officers using evidence from Operation Venetic – the NCA-led response to the 2020 takedown of encrypted communications platform EncroChat.
Using the handle ‘Insatiable beta’, Cozminca trafficked multi-kilo deals of cocaine across the UK and laundered hundreds of thousands of pounds of criminal cash on a weekly basis.
OCP officers built the case against him by wading through 6,000 EncroChat messages.
His organised crime group had far-reaching international connections and Cozminca was able to operate throughout the nation’s Covid-19 lockdown and beyond.
OCP officers are continuing to investigate other members of the same OCG.
Andrew Tickner, OCP senior investigating officer, said:
“Cozminca is an established member of an Albanian organised crime group who believed he could operate with impunity.
“Thanks to concerted effort and skilful work by officers from the NCA and the Metropolitan Police Service, crucial evidence obtained from his EncroChat handle made clear the extent of his criminality, leaving him no choice but to plead guilty.
“We are determined to pursue individuals like Cozminca who think they are above the law, and we will continue to work with our partners to bring them to justice.”
Two men have been charged after £37 million of cocaine was seized from a boat off the coast of Suffolk as part of a National Crime Agency investigation.
NCA officers started an investigation after a rigid hulled inflatable boat (RHIB) was intercepted near East Benacre Broads in Suffolk on Monday (24 June).
A Border Force cutter moved in but the boat initially failed to stop and one of the men was seen jumping from the vessel and swimming towards the beach.
The boat was successfully stopped and seized by Border Force and searched by NCA officers where 350 kilos of cocaine was found hidden under tarpaulin on the front of the RHIB.
Investigators believe the vessel had travelled out to sea where it had met a larger ship and collected the drugs.
Bruce Knowles, 55, of Dereham, Norfolk, and Ferhat Gumrukguoglu, 31, from the Netherlands, were arrested the same day on suspicion of importing a controlled drug. Officers from Suffolk and Norfolk forces assisted in the arrest of one of the men.
Both were interviewed by NCA investigators and charged to appear at Norwich Magistrates Court. Knowles appeared yesterday (25 June) and was remanded until his next appearance on 23 July. Gumrukguoglu will appear at the same court today (26 June).
Paul Orchard, from the NCA, said:
“This is a very significant seizure of cocaine and will be a huge loss for the organised crime group involved in smuggling it into the UK.
“With thanks to our partners in Border Force, we have been able to remove these dangerous drugs from the market before they reached the streets of the UK, where they would undoubtedly have fuelled further crime and exploitation.
“This seizure is a great example of joint working to disrupt criminal activity and protect the public from serious and organised crime.
“Our investigation into this importation continues.”
A French drug trafficker who was tracked down by the National Crime Agency after spending almost a decade on the run has been jailed for 19 years.
Hoosain Faweez Mungur, 62, was living in a £2 million house in Woodford Green, London, when he was initially arrested on 10 May 2013.
Border Force officers carried out a search of his car as he got off a ferry at Harwich. Four kilos of cocaine were found concealed inside a spare tyre, and the case was referred to the NCA.
Following questioning Mungur was bailed pending further enquiries, but in 2014 he disappeared after initially telling officers he was returning to France for medical treatment.
In November 2016 a UK-bound lorry was stopped at border controls in Calais. Inside the load officers found 45 kilos of cocaine and 25 kilos of heroin, hidden within a pallet containing boxes of hair extensions.
Evidence uncovered by the NCA showed that Mungur had been the organiser for the shipment and several others in previous months, with companies and phone numbers linked to him recorded on the shipping details.
The drugs would be sent to contacts in the UK and in return, payments were made into bank accounts belonging to front companies set up by Mungur. Two of his co-conspirators would later be jailed for four-and-a-half years each for money laundering offences in 2019.
Mungur was eventually located and arrested as he attempted to board a flight to the Dominican Republic at Madrid Airport in Spain in June 2023. He was extradited back to the UK two months later to stand trial.
On 20 June a jury at Chelmsford Crown Court found him guilty of three counts of importing class A drugs and one count of money laundering.
The following day a judge sentenced him to 19 years in prison.
NCA Branch Commander Mark Howes said:
« Mungur was a career drug trafficker with convictions in France and Germany before he came to the UK.
« Following his initial arrest he fled the country, and continued his criminal activity from overseas.
« After spending so long at large he may have thought he was safe living abroad, but the NCA worked with international partners to have him returned to the UK to face justice.
« This case demonstrates the NCA’s determination to do all we can to track down and put before the courts those involved in serious organised crime. »
On the evening of Thursday 27/06/24 officers from the Merseyside Organised Crime Partnership seized a parked van in the Waterloo Road area of Liverpool.
Following a search, the vehicle was found to contain a significant quantity of volatile precursor chemicals used in the production of controlled drugs.
A 63 year old local man was later arrested in the Waterloo Quay area by Organised Crime Partnership Officers and questioned at Merseyside Police premises.
The subject has since been released under investigation.
Merseyside Organised Crime Partnership is a partnership between Merseyside Police and the National Crime Agency, created to protect the communities of Merseyside from Serious Organised Crime.
Sans tambours ni trompettes, les douaniers ont intercepté au péage du viaduc de Millau, dimanche 23 juin, un homme âgé de 35 ans qui transportait à bord de son véhicule 396 kg de cannabis.
Il agissait sur un mode opératoire de type « go fast ».
Les douaniers ont dû crever les pneus de sa voiture pour le stopper.
Souvenons nous du juge Jean Louis Bruguiére qui aimait tant montrer son 357 magnum qu’il posait sur son bureau lors de ses interrogatoires.
« Par sa folie des grandeurs, ses airs faussement mystérieux, sa pipe façon Maigret, son 357 Magnum ostensible, ses méthodes à la hussarde, sa fascination pour les services secrets et les chefs d’États, sa radinerie maladive et son incroyable mégalomanie, la prétendue «terreur des terroristes» Jean-Louis Bruguière a fini par débecqueter PATRICIA TOURANCHEAU.«
La violence qui envahit chaque jour nos cités démontrent le peu de valeur que le monde narco-criminel attache à la vie humaine.
L’exemple de l’assassinat du juge Marcelo Pecci, spécialiste du crime organisé, par des hommes arrivés en jet-ski sur la plage du complexe hôtelier où il séjournait démontre que désormais, être Magistrat ne génère plus automatiquement le respect et la garantie de rester en vie.
Dans le dernier COKE en STOCK mis en ligne ce 27 juin 2024, ce drame est abordé en précisant qu’ « On ne dira jamais assez pourquoi l’assassinat du juge Pecci en mai 2022 en Colombie a marqué un tournant dans l’histoire du trafic de cocaïne en Amérique du Sud, car plusieurs pays étaient concernés (La Bolivie, Le Paraguay, l’Argentine et l’Uruguay, -mais aussi Dubaï, autre nœud du problème-) et on s’était enfin avec lui intéressé à un réseau naissant très prometteur via la personnalité fantasque sinon dérangée de son jeune leader imprévisible et fort dangereux. Aujourd’hui en fuite, il nargue toujours les quatre premiers états cités, pas moins, notamment en ayant fait il y a six mois à peine une interview sur une grande chaîne de TV du pays.«
L’une des premières actions qui avait mis l’action du juge Pecci en lumière était l’exhibition le 6 juillet 2015 dans l’aéroport de la capitale de plusieurs avions ayant servi à transporter de la drogue, détectés avec des traces de cocaïne détectées à bord.
Grâce à lui, et cette mise en scène, on avait pu comprendre les méthodes des trafiquants, à savoir l’utilisation d’avions trafiqués dans tous les sens du terme, et dont un des principaux fournisseurs ne sera, lui, arrêté aux Etats-Unis que fort tardivement, après avoir délivré des dizaines d’avions bons pour la ferraille et littéralement ressuscités à grands coups de marteau, de soudure et de kilos de peinture dans ses ateliers d’Asuncion-Pettirossi tout cela en plein centre du pays, et à la vue des autorités qui l’avaient laissé agir impunément.
Plus grave et inquiétant, Marcelo PECCI s’était aussi heurté à une lutte interne au sein de son administration « alors que la poursuite a ajouté des preuves de l’utilisation de machines pour le transport de stupéfiants, deux juges, Maria Gricelda Caballero (ici àdroite) et Tadeo Fernández Caballero ( à gauche), ont essayé de libérer ou d’enlever la confiscation de sept des avions, affirmant qu’ils n’avaient pas de problèmes d’inscription »
« Pour cette raison, les deux magistrats font l’objet d’une enquête par la Cour Suprême de Justice, tandis que le Bureau du Procureur des Magistrats a rédigé la plainte contre Caballero et Fernández, ont indiqué nos sources ».
Les douaniers ont saisi 308 kilos de cannabis au Perthus à la frontière espagnole et 570 kilos dans une voiture dans l’Aude à Lézignan-Corbières sur l’autoroute A9.
Nicolas Bessone, le Procureur de la République de Marseille a expliqué que l’enquête a débuté en septembre avec la découverte de produit (servant à la conception de drogue) au Havre. Les suites, mènent les enquêteurs à s’intéresser au Var : « le 18 juin, deux individus sont identifiés en train de mettre des produits dans un box à proximité de Brignoles, dans le véhicule saisi, les enquêteurs découvrent des cartons de ce qui s’avérera être de la métamphétamine ».
La guerre contre cette drogue dure a échoué aux Etats-Unis qui peinent à entraver le trafic. Une cocaïne légale, réglementée et lourdement taxée serait moins dangereuse.
Aux Etats-Unis, la prohibition ne fonctionne pas. Cela se vérifie avec la cocaïne plus encore qu’avec le cannabis. Depuis que Richard Nixon a lancé la « guerre contre la drogue », il y a un demi-siècle, cette drogue dure n’a cessé d’affluer outre-Atlantique, malgré les coûteux efforts pour entraver le trafic. De 2000 à 2020, Washington a dilapidé 10 milliards de dollars en Colombie pour éradiquer sa culture. En pure perte : dès qu’un champ est détruit sur une colline, un autre apparaît sur le versant opposé. Les pays qui paient le plus lourd tribut sont les pays producteurs. Le taux d’homicides en Colombie est ainsi trois fois supérieur à celui des Etats-Unis.
Le SVA (service de surveillance douanière espagnol) suit la trace du semi-submersible qui a récemment traversé les eaux proches de la Galice, dont la découverte a été rapportéepar NARCODIARIO ces dernières heures.
L’observation a eu lieu à environ 100 milles au nord d’un point situé entre Luarca et Cabo Vidio, toujours sur la côte asturienne, et en direction ouest.
Dans toute cette zone, il existe des procédures de coordination très fortes entre la DNRED de la Douane Francaise et le SVA espagnole pour intensifier la surveillance et le contrôle.
Les enquêteurs, qui étudient les images enregistrées tant par la Marine française et les moyens aériens de la Douane française que par le SVA espagnol, travaillent sur l’hypothèse que le narco-sous-marin était déjà vide au moment de sa localisation, concluant que la cocaïne avait déjà été livrée à des vedettes rapides qui seraient allées à sa rencontre.