FRANCE (Blanchiment): au cœur de Tracfin, « start-up administrative » au développement accéléré… depuis sa création par Michel Charasse

Ses agents sont surnommés « les incorruptibles » et, en toute logique, il leur arrive d’appeler leur patron « Eliot ».

Comme Eliot Ness, le chef de l’équipe du Trésor américain qui fit tomber Al Capone, Bruno Dalles, directeur de Tracfin (traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins), a compris depuis longtemps que, pour combattre la criminalité organisée, il faut traquer ses flux financiers. Il en va de même pour le terrorisme : identifier les collecteurs des fonds, lesquels sont susceptibles de transiter via des associations cultuelles, peut permettre de détecter l’imminence du passage à l’acte.
De même, le financement participatif, en plein essor, laisse parfois deviner la destination des dons : aide au retour de soldats de Daech, au départ d’apprentis djihadistes, soutien aux détenus radicalisés. Ces « cagnottes » ont été privilégiées par les assassins du père Jacques Hamel, égorgé le 26 juillet 2016 à Saint-Étienne-du-Rouvray. Il arrive aussi qu’un signal faible puisse sauver des vies : le chef du commando du Bataclan a réactivé son compte bancaire en avril 2015, sept mois avant les attentats, pour percevoir ses prestations sociales quand la police le pensait en Syrie. Instruit de l’expérience cruelle, Tracfin a initié « l’appel à vigilance », ciblant des gens réputés dangereux. Aujourd’hui, le secteur bancaire doit alerter dès qu’il décèle le plus petit transfert d’argent.C’est à ce travail de fourmi, notamment, que se consacrent les agents de Tracfin : ils seront 160 d’ici fin 2018. Cet effectif, en hausse de 27 % en deux ans, est en adéquation avec la progression des activités du service de renseignement, dont le rapport a été publié en juin dernier. Il révèle de telles performances qu’il eût été dommage de se priver de la tête de pont » : Bruno Dalles, arrivé le 5 août 2015, marquant le vingt-cinquième anniversaire de l’institution, vient d’être reconduit pour trois ans par Gérard Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics.

Dans son bureau à dominante noir et acajou, parmi d’impressionnantes piles de dossiers qui contrastent dans ce temple de la dématérialisation, le magistrat Bruno Dalles reçoit tard. Pour accéder à Tracfin, dans les hauteurs d’un édifice moderne à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, il faut passer par un sas cylindrique à identification biométrique, après réception de deux badges. La sécurité est primordiale : « Il est essentiel de savoir qui est là, qui peut prendre connaissance de nos données », justifie-t-il. Un long couloir mène aux bureaux vitrés mais fermés, on distingue des ordinateurs à double écrans et portails cryptés. Rien d’autre à voir, chez Tracfin. Son personnel, inspecteurs des finances, de police, de la douane, informaticiens, magistrats, X-Mines ou gendarmes, n’opère pas sur le terrain. Les agents ont le regard rivé aux relevés bancaires, déclarations de soupçon (68 661 en 2017), notes confidentielles (+ 57 % depuis 2015), parmi tant d’éléments qui leur ont permis de réaliser 12 518 enquêtes l’an passé, transmises pour certaines à la justice ou aux administrations. Mais ils n’attendent pas que les « sources » se manifestent. D’initiative, ils puisent dans les bases de données fiscales, sociales, douanières. S’ils repèrent un infime indice d’arnaque, ils ont recours à la procédure dite « flash fiscal » qui informe le service compétent, à charge pour lui de confirmer ou non le délit.

La plus petite des six cellules de renseignement est ainsi devenue la terreur des fraudeurs.
Quand elle n’est pas à l’origine d’affaires d’envergure, elle y a de toute façon pris part : les « biens mal acquis », l’escroquerie aux certificats d’économie d’énergie, les dossiers Tapie, Balkany, Cahuzac, Alliot-Marie père et fille, Thomas Fabius ou les jumeaux Bogdanov. Tracfin agit en amont, dans la détection, avec un temps d’avance car les technologies déployées sont pointues : « Nous sommes une start-up administrative », se plaît à dire Bruno Dalles, référence à la diversité humaine, à la moyenne d’âge de 40 ans et aux outils. Les informations ne proviennent pas d’anonymes, de particuliers, mais de professionnels assujettis au dispositif de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (C. mon. fin., art. L. 561-2), d’organismes publics et des cellules étrangères.Parmi les « déclarants », les établissements de crédit ou de paiement sont en tête du palmarès. Dans la liste des professions non financières, on relève un effort des notaires, mandataires judiciaires, experts-comptables. Mais les avocats demeurent en bas de tableau : pas une déclaration de soupçon l’an passé ! « Le dispositif ne peut pas être efficace puisqu’il a été juridiquement construit pour ne pas l’être. Le champ d’assujettissement des avocats est très limité, la loi exclut ce qui relève des droits de la défense. Pour améliorer la situation, il faut renforcer la coopération avec la caisse des règlements pécuniaires des avocats (CARPA). Il y a eu une avancée, la transposition de la quatrième directive européenne antiblanchiment, fin 2016, a ouvert un droit de communication de Tracfin auprès de la CARPA. Lors des discussions avec le Conseil national des barreaux (CNB), la Conférence des bâtonniers, le barreau de Paris, j’ai noté moins de réticences qu’auparavant. Nous travaillons avec l’UNCA pour envisager des perspectives d’évolution visant à assujettir la CARPA aux déclarations de soupçon d’ici à 2020. » L’échéance sera marquée par la nouvelle évaluation de la France par le groupe d’action financière (GAFI). En 2011, « l’insuffisante participation des professionnels du droit et du chiffre » avait été stigmatisée. Bruno Dalles veut que cette mention disparaisse.Son parcours atypique a facilité ses relations avec le monde judiciaire, autant que son adaptation au microcosme du renseignement, qu’il n’avait jamais exploré de l’intérieur. En juin, la rumeur l’annonçait au parquet de Paris, en remplacement de François Molins, attendu à la Cour de cassation. Il n’était pas candidat car il est « heureux » à son poste, obtenu après une carrière déjà très riche et un cursus qui lui a ouvert divers horizons. Le droit, Sciences Po (finances publiques), concours d’entrée à l’ENA (raté), à l’ESSEC et à l’ENM (réussis). Il choisit la magistrature. Juge d’instruction après un service militaire dans la gendarmerie, il est nommé au ministère de la justice en 1997. À la direction des affaires criminelles, il passe deux ans aux affaires générales puis, en 2000, devient chef du bureau chargé de la criminalité organisée, du terrorisme et du blanchiment d’argent. Avant le 11 septembre 2001, Bruno Dalles rédige des notes recommandant la prise en compte du financement du terrorisme : « Il faut créer un délit spécifique », préconise-t-il. On lui oppose une fin de non-recevoir. Le 12 septembre, on lui demande s’il a des idées et, le 15 novembre, un amendement à la loi « sécurité au quotidien » instaure ledit délit. En 2003, il créé la Douane judiciaire, puis la quitte en 2010, direction Melun où il dirige le parquet. Et de procureur, le voici directeur du renseignement financier à 51 ans.Le service n’a depuis cessé de se développer et de s’ouvrir à l’extérieur, jusqu’aux facultés et grandes écoles où il a instauré des partenariats. Tracfin part également à la pêche au renseignement hors des frontières, grâce à l’entraide formalisée par le groupe Egmont. Créé en 1995, il rassemble 155 pays, dont certains, réticents à collaborer, sont maintenant pourvoyeurs de secrets : « Nous avons d’excellents échanges avec Singapour, les États-Unis, le Luxembourg, la Suisse. La Russie nous aide beaucoup dans la lutte antiterroriste, y compris dans la transmission de dossiers financiers », précise Bruno Dalles. La coopération s’améliore à Hong-Kong, aux îles Caïmans, elle demeure difficile en Chine, en Iran. Il faut mettre de l’huile dans les rouages, ce qui l’oblige à souvent rendre visite à ses homologues. Il faut en permanence consolider la task force
« Les grandes oreilles de Bercy », ainsi qu’on les désigne, sont indépendantes. Si le patron rend compte de l’activité dans sa globalité, il n’informe ni le ministre ni aucune autorité avant les transmissions à la justice ou aux administrations. C’est le GAFI qui a imposé ces critères d’autonomie, soucieux que le pouvoir politique n’interfère jamais dans les enquêtes. Le GAFI encore, qui dira en 2020 si la France mérite des lauriers. À Bruno Dalles de convaincre les professionnels circonspects, voire indifférents, d’enfin s’impliquer pleinement.

1 Avec la DGSI, la DGSE, la DRSD, la DRM et la DNRED.

Source

Au cœur de Tracfin, « start-up administrative » au développement …

Dalloz actualité–29 juil. 2018

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FRANCE (Douane Française – Bordeaux): Serge Pucetti a toujours de bons contacts dans la presse… pour justifier la fermeture de la BSI d’Agen

Contactée hier, la direction interrégionale de la Douane, à Bordeaux, se faisait très discrète quant à l’enquête ayant concouru à cette arrestation de Trentels.

«Nous agissons partout sur le territoire national, explique Serge Puccetti, directeur interrégional. Nous recherchons tabac, argent, stupéfiants, lors de contrôles inopinés mais aussi après de longues enquêtes*, ce qui est le cas pour cette affaire en Lot-et-Garonne.»

L’administration concède que la voiture était bel et bien pistée**, recherchée, et que le contrôle dans le bourg de Trentels n’était pas le fruit du hasard*.

La drogue était cachée dans le tableau de bord de la voiture, et sous son plancher.

Le «go slow»

S’agissant de la méthode, on a ici affaire à du «go slow», qui est l’inverse du «go fast». Là, l’objectif est de rouler tranquillement et d’utiliser les chemins de traverse, de privilégier les routes départementales en conduisant en bon père de famille. «Nous sommes au faîte de toutes ces méthodes, ajoute le directeur interrégional. Grands véhicules, petites voitures, allure rapide, ou circulation noyée dans le flux d’été, etc. : nos agents connaissent tout ça. Actuellement les «go fast» se font plus rares, c’est exact…»

Mais alors que les trafiquants empruntent les petits axes routiers, pourquoi la Douane supprime-t-elle ses brigades de proximité, comme celle du Passage-d’Agen qui devrait fermer ses portes au plus tard le 21 septembre prochain ?

«A travers ce dossier de Trentels, s’empresse de préciser Serge Puccetti, on a l’illustration que les territoires ne sont pas abandonnés. Nous avons adapté notre dispositif, de manière à renforcer les brigades situées en amont et en aval d’Agen, pour maintenir notre capacité de contrôle.»

Périgueux et Montauban montent en puissance

«Au lieu d’avoir des petites brigades de 2 à 4 agents, nous avons des unités de 15 à 20 fonctionnaires, effectifs permettant d’agir en plusieurs points à la fois. Nous nous sommes donc renforcés à Périgueux : il y avait 11 agents en 2015, ils sont aujourd’hui 21. A Montauban, qui dépend de la direction interrégionale de Toulouse, nous sommes montés à 14 agents. Ce sont d’ailleurs des douaniers de Montauban qui ont opéré le contrôle sur Trentels.»

La brigade du Passage fermera donc ses portes, probablement le 1er septembre. Deux fonctionnaires y resteront pour animer un bureau, pour des missions de contrôles usuels sur les débitants de tabac et les viticulteurs. Les deux autres fonctionnaires sont mutés à Montauban.

Source et plus:

https://www.ladepeche.fr/article/2018/07/31/2844008-drogue-le-trafic-international-passe-aussi-par-la-campagne.html

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* La DNRED est-elle intervenue?

Les agents de la DNRED ont travaillé pour servir tout chaud ce transporteur de cannabis.

Serge Pucetti et Corinne Cleostrate, aujourd’hui patronne de la DNRED, se connaissent bien. Tous deux ont dirigé le BIC (le Bureau d’information et de communication) dans le saint des saints à Montreuil.

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Fait-on face à un « montage » caractérisé ?

 

**Une voiture pistée …

–Qui sont les expéditeurs?

—Pourquoi ne pas avoir refiler l’affaire aux autorités allemandes?

—Encore le contribuable français qui sera mis à contribution!

—-La saisie dans le Lot-et-Garonne par les douaniers de Montauban a été « montée » de toutes pièces. Trentels est à plus d’une heure quinze de voiture alors que la BSI d’Agen est à moins de quarante cinq minutes.

 

 

 

 

 

 

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FRANCE (Lutte contre la drogue): la guerre des communiqués

Par Marc Fievet

Depuis quelques jours, on assiste à une surenchère de communiqué visant à récupérer la saisie d’une tonne 500 de coke au large de Saint Martin dans la mer des Caraïbes.

La Marine, l’OCRTIS, la DNRED et bien sur Gérald Darmanin se gargarisent de cette saisie de cocaïne destinée … à l’Amérique du Nord.

De qui se fout-on?

Le job aurait été de signaler le navire aux autorités américaines et canadiennes, permettant ainsi de ne pas encombrer notre justice qui croule sous les dossiers tout en ne dépensant pas l’argent du contribuable pour protéger les Américains!

Oserais-je rappeler à toutes nos grandes directions qui s’impliquent dans la lutte contre le narcotrafic que la mission qu’elles ont à remplir, c’est de protéger les Français en priorité de ce fléau qu’est la drogue et qu’il n’est pas prévu au programme qu’elles utilisent les résultats obtenus pour se faire de la pub!

D’après l’échelon DNRED de Fort de France, cette opération était suivie depuis des mois! Donc, faire du chiffre pour « se faire mousser » n’est vraiment pas sérieux.

Sil vous plait messieurs, occupez vous de nos territoires !

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FRANCE (Gendarmerie): 626 kilos de résine de cannabis saisis sur l’A6 dans l’Yonne

C’est une ‘quantité colossale’… de produits stupéfiants qui a été retrouvée mardi sur l’A6 à hauteur de Branches. 626 kilos résine de cannabis dans un véhicule utilitaire qui circulait entre Lyon et Paris.

D’après la Préfecture de l’Yonne, c’est un renseignement fourni par les gendarmes de Côte d’Or qui a permis l’arrestation du véhicule.

Le préfet de l’Yonne, Patrice Latron, a félicité hier les gendarmes d’Auxerre pour cette opération.

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FRANCE (Douane – BSI de Narbonne): 1,6 tonne de résine de cannabis et 474 kg d’herbe

Mardi 17 juillet, les douaniers de Narbonne en surveillance sur l’autoroute A 9 ont de nouveau frappé fort.

Lors d’un contrôle, ils ont intercepté dans un poids lourd qui transportait des caisses en plastique une quantité d’1,6 tonne de résine de cannabis et 474 kg d’herbe. C’est le chien renifleur des douaniers qui a permis cette prise exceptionnelle. Les douaniers narbonnais n’en sont pas en leur coup d’essai.

source

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DOUANE FRANCAISE: une journée en laboratoire à tenter d’identifier de nouvelles drogues de synthèse

Voilà la livraison du jour !

Sur une paillasse en métal blanc, Frédéric Barozzi, ingénieur au Service commun des laboratoires (SCL), apporte une caisse rouge en plastique, façon coffre à jouets. Nous sommes au sein d’un des onze laboratoires de la douane française. Sa localisation précise doit rester secrète, en raison du grand nombre de drogues qui y transitent.

Au premier regard, rien ne semble ici avoir changé depuis le siècle dernier, quand le laboratoire a été construit.

Hautes portes en bois, escaliers en colimaçon, vieilles armoires grinçantes, fioles poussiéreuses pour certaines. Pourtant, c’est sur ces paillasses qu’on se livre à une chimie de pointe : l’analyse et l’identification des nouveaux produits de synthèse, ou NPS.

Le produit peut être imprégné dans des feuilles de thé ou même pulvérisé sur des cartes Pokémon.

Les NPS sont des produits qui imitent les effets des drogues « classiques » comme le cannabis ou l’ecstasy, mais avec une structure chimique différente, ce qui leur permet de contourner la législation. L’Union européenne est en alerte permanente pour identifier ces nouvelles compositions et ainsi mettre à jour les listes de produits stupéfiants interdits. Ils demeurent un marché de niche (1 076 saisies sur plus de 122 000 en 2013), mais en augmentation constante.

Depuis 2008, plus de 250 « nouvelles recettes » ont été découvertes en Europe.

Deux fois par semaine, le laboratoire se fait ainsi livrer une nouvelle variété de diverses poudres blanches et comprimés dont il doit percer les secrets. Parfois, les trafiquants font preuve de davantage d’imagination : le produit peut être imprégné dans des feuilles de thé ou même pulvérisé sur des cartes Pokémon.

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NARCOTRAFIC (Saisie de cocaïne dans la mer des Caraïbes): ils sont venus, ils sont tous là…cagoulés, pour se glorifier

Communiqué de l’Etat-major des Armées, 24/07/18

 

Le Germinal intercepte 1.5 tonne de cocaïne au large de la Martinique…

Le 20 juillet, la frégate de surveillance Germinal, basée aux Antilles, a mené une opération de lutte contre les narcotrafics maritimes en coopération avec la vedette des douanes de Saint-Martin de la direction régionale garde-côtes Antilles-Guyane. Cette opération a permis la saisie de 53 ballots de cocaïne représentant un poids total de 1506 kg.

Dans le cadre d’une opération sous pilotage de l’Action de l’État en mer, le 18 juillet, la frégate Germinal de la Marine nationale et la vedette des douanes de Saint-Martin ont été engagés pour tenter d’intercepter en haute mer un voilier suspecté de se livrer au trafic de stupéfiants.

Dans la nuit du 19 au 20 juillet, le voilier a été localisé avec deux personnes à son bord. En raison des conditions de mer difficiles, les douaniers n’ont pas été en mesure de le contrôler, mais les occupants du voilier ont accepté de suivre la vedette des douanes jusqu’à Saint-Martin.

Cependant, le 20 juillet à 10 heures, le skipper et son équipier ont abandonné le voilier après y avoir mis le feu et se sont mis à l’eau dans leur radeau de survie. L’équipage de la vedette des douanes a alors porté secours aux occupants et s’est organisé pour éteindre le feu. Deux heures plus tard, l’incendie était maîtrisé et les naufragés en sécurité. Dépêchée sur les lieux, la frégate Germinal est arrivée en renfort permettant de constituer une équipe composée de douaniers et de marins-pompiers pour monter à bord de l’épave et s’assurer de l’absence de tout risque de reprise de feu.

A l’occasion de cette inspection de sécurité, les équipages ont découvert des paquets de cocaïne. Au terme d’une fouille des restes du voilier, 1,5 tonne de cocaïne a été saisie.

La frégate Germinal a embarqué les occupants et les stupéfiants à bord afin de les ramener à Fort-de-France. Le 20 juillet au soir, à leur arrivée dans l’enceinte de la base navale, ils ont été remis à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) chargé de l’enquête judiciaire, sur instruction du Procureur de la République de la Juridiction spécialisée (JIRS).

L’opération menée constitue le fruit d’une coopération interministérielle entre la marine nationale et la douane. La complémentarité des moyens et la capacité d’adapter les modes d’action ont permis le succès de cette opération, la plus importante dans la zone depuis avril 2015 en termes de volume de cocaïne saisi.

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Communiqué de la DG de la Douane française

 

Dans le cadre d’une opération sous pilotage de l’Action de l’État en mer, mercredi 18 juillet, la vedette des douanes de Saint-Martin (DF 24) de la direction régionale garde-côtes Antilles-Guyane (DRGC) et la frégate Germinal de la Marine nationale étaient engagées pour tenter d’intercepter en haute mer un voilier suspecté de se livrer au trafic de stupéfiants.

Et en final, c’est l’OCRTIS qui récupère le dossier!

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FRANCE (Drogues, Narcotrafic, Criminalité organisé, Dérives douanières et policières, échec des politiques): on en parlera au 4ème Salon « Des livres et l’alerte » à Paris

Histoire d’une criminalité produite par la loi #prohibition_drogues?

On débat le 18 nov au 4ème salon

Des livres et l’alerte Antonella Sorrentini Crim’HALT comme « alternative » Carole Rouaud Olivier-Jourdan Roulot Hubert Avoine Marc Francois Fievet ASUD – Autosupport des usagers de drogues Stéphane Gatignon Marie Panos Frédéric Ploquin Alexandre Valvez Laurent Gourarier @

 

https://www.facebook.com/Lanceursalertes/?fref=mentions

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COKE en STOCK (CC) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (35)

L’ultime bombe de la CPI et une piste pour Farias : son propre frère !

On croit avoir tout lu, mais on reste coi avec la dernière découverte de la Commission, elle est de taille et… paraguayenne !!!  « La Commission d’enquête parlementaire (CPI) sur le trafic de drogue affirme également dans son rapport sur le crime organisé que l’ancien général paraguayen Lino Oviedo, qui a été arrêté à Brasilia, à l’abri dans une hacienda avec l’un des plus grands trafiquants de drogue au Brésil, Carioca Fernandinho Beira-Mar:  Selon le rapport final sur la drogue au Paraguay de la CPI, dont l’AFP a obtenu une copie de la police militaire de l’Etat de Parana, il accuse Oviedo « d’avoir hébergé dans son ranch le trafiquant recherché Fernandinho Beira-Mar, avec la connaissance de Ricardo Noronha, ancien chef de la police de Paraná.  C’est lui la bombe finale de toute l’enquête, au final :  « L’ancien général paraguayen Lino Oviedo est l’un des grands noms de la Commission parlementaire brésilienne pour le trafic de drogue.  Il est accusé de contrebande internationale de drogues et d’armes, ainsi que d’association illicite. (…)  Devant le ministre Mauricio Correa, le juge qui devra décider de son extradition, Oviedo a tenté de devenir une victime de la persécution politique du gouvernement actuel du Paraguay.  « Ma famille et moi risquons la mort, car ils offrent 100 mille dollars pour ma capture, vivants ou morts », a-t-il dit.  Oviedo se déclare victime d’un complot politico-judiciaire (…).  Selon le document parlementaire, alors qu’il commandait l’armée paraguayenne, l’ancien militaire était chargé de «protéger» le libre transit des armes et des drogues.  Quand Oviedo a perdu le pouvoir, après avoir été accusé d’être l’auteur intellectuel de l‘assassinat de l’ancien vice-président Luis María Argaña, en mars 1999, le soldat s’est réfugié en Argentine.  C’est le gouvernement de Carlos Menem, qui, en plus de se déclarer être son ami, qui l’a abrité dans le sud du pays.  Selon les législateurs brésiliens, Oviedo a caché le trafiquant de drogue Luiz Fernando da Costa de Rio de Janeiro, plus connu sous le nom de Fernandinho Beira-Mar, lors d’un de ses séjours au Paraguay.  Le criminel brésilien ne pouvait pas, jusqu’à présent, être arrêté ».

Oviedo, on le sait est mort dans un accident d’hélicoptère (ici à droite) que d’aucuns ont toujours interprété comme étant un assassinat ….  On reste déjà ébahi, mais on écarquille encore plus les yeux avec la suite : « il y a un autre cas de résonance parmi ceux mentionnés par les députés:  Le législateur fédéral Augusto Farias, le frère de Paulo Cesar Farias, ancien trésorier de l’ancien président Fernando Collor de Mello, qui a été tué en 1996 dans des circonstances jamais clarifiées. Aujourd’hui, on soupçonne qu’Augusto a ordonné de le tuer pour de l’argent (le même sera accusé en 2003 de maintenir 99 travailleurs dans des conditions analogues à l’esclavage dans une ferme de sa propriété dans le sud du Pará !!!).  Sidérant !

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CARAÏBES (Saint Martin): la tonne et demi de cocaïne saisie en mer était à destination de l’Amérique du Nord (Canada)

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Plus:

https://www.rci.fm/infos/faits-divers/la-tonne-et-demi-de-cocaine-saisie-en-mer-etait-destination-de-lamerique-du-nord

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Les deux hommes, deux Canadiens de 53 et 55 ans, naviguaient à bord d’un navire d’exception.

 

Le LIVIE, un voilier long de 18 mètres, est un ancien navire de course.

 

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http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/faits-divers/1-5-tonne-de-cocaine-saisie-et-un-voilier-incendie-496061.php

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FRANCE (Landes): Il force un barrage douanier avec une demi-tonne de cannabis

Si les douaniers étaient plus souvent sur le terrain, mais pour cela il faudrait que le nombre de douaniers SURV soit à la hauteur des exigences… Mais avec un DG silencieux et un ministre fossoyeur, on se contente des miettes que laisse le narcotrafic ! Et les propos dithyrambiques sur les exploits réalisés par les agents de la Douane française ne seraient-ils servis que pour cacher la faiblesse des résultats.

Aujourd’hui les résultats en matière de lutte contre la drogue sont là pour permettre de justifier l’existence des services, mais certainement pas pour protéger les Français.

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Il force un barrage douanier avec une demi-tonne de cannabis

Le passeur, originaire de Dreux dans l’Eure-et-Loir, revenait d’Espagne avec une quinzaine de valises pleines à craquer…

Le 18 juillet dernier, un homme d’une quarantaine d’années a été interpellé sur l’A63, aux alentours du péage de Saugnacq-et-Muret dans les Landes.

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https://www.20minutes.fr/faits_divers/2312463-20180724-landes-force-barrage-douanier-demi-tonne-cannabis

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MARTINIQUE (Echelon DNRED – Douane française): saisie d’1,5 tonne de cocaïne sur un voilier

Ils ont mis le feu à leur voilier pour détruire, en vain, la marchandise: deux hommes, qui transportaient 1,5 tonne de cocaïne au large de la Martinique, ont été interpellés la semaine dernière par les douanes françaises, a indiqué aujourd’hui le ministère de l’Action et des Comptes publics.

C’est Corinne Cleostrate qui doit être contente…alors que l’OCRTIS avait déjà annoncé la saisie due à son remarquable travail d’intelligence qui serait donc … celui de la DNRED !

Quand il y a saisie…ils sont tous là pour se glorifier, Gérald Darmanin le premier…alors que des tonnes passent tous les jours !

Il y a eu un ministre qui a donné des moyens exceptionnels à la Douane, c’était Michel Charasse. Gérald Darmanin, lui, il ferme les BSI!

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http://www.lefigaro.f/flash-actu/2018/07/24/97001-20180724FILWWW00214-martinique-saisie-d-15-tonne-de-cocaine-sur-un-voilier.php

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COKE en STOCK (CXCVII): favélas, distribution de la cocaïne et blanchiment d’argent de la drogue au Brésil, cartels de raffinage et de distribution des drogues en Colombie, production de pâte de coca en Bolivie

L’histoire du Brésil dans la deuxième moitié du siècle précédent s’est avérée mouvementée. 

En 1985 on espère beaucoup, peut-être trop, avec la fin de la terrible et sanglante dictature qui a duré deux décennies.  Les brésiliens veulent alors en finir aussi avec le commerce de la cocaïne qui détruit déjà leur jeunesse dans les favelas. Alors ils créent un phénomène inédit, à savoir une sorte de tribunal permanent dirigé par des élus, qui vont diligenter pendant 18 mois des enquêtes, aidés par la police et même l’armée, pour traquer les dealers mais surtout les organisateurs des réseaux d’arrivée de la coke dans 18 États (sur les 27 que comporte la fédération).  Ils vont donc tomber sur cette noria d’avions, et commencer à en faire la fastidieuse liste… ils ne s’attendaient pas à en trouver autant.  Son rapport final fera 1100 pages.  Sur 2394 personnes qu’il interrogera, 1812 seront accusés d’implication dans le trafic de drogues ou dans des activités illégales…

Jusque dans les années 80, les caïds de la drogue qui ont envahi les favélas et ont depuis pris racine dans tous les quartiers sont craints par la population, qu’ils terrorisent tous les jours. Le pouvoir dictatorial n’intervenait pas durant cette période, préférant un pays qui se déchire pour son propre intérêt personnel ; qu’ils s’entre-tuent donc, ça sera ça de moins à torturer c’est ce qu’il pense, sans aucun doute.  Après lui, le chaos, donc (1).  Les régimes forts ont toujours préféré l’instabilité, en clamant haut et fort pourtant qu’ils étaient partisans de l’ordre.  C’est une position de façade, tous les dictateurs ou presque ayant eu des liens avec la mafia locale, chez qui ils ont souvent trouvé des affidés serviles.  Les habitants de l’état de São Paulo avaient assisté pendant des années, à l’augmentation croissante du nombre de crimes liés au trafic de drogue; mais aussi à l’augmentation du vol de fret routier, ainsi qu’à une recrudescence des homicides, dans toutes les villes de l’intérieur.  Le nom retenu pour désigner cette montée des phénomènes de ce type a été « Filière Caipira « (Rota Caipira).  Pour eux, cette filière ne s’arrêterait que s’ils prenaient les choses en main, via la démocratie enfin revenue.  Car cette  « Nouvelle République » apparue en 1985 (l’appellation porte en faite sur la  seconde qui a duré avant l’arrivée des militaires) au Brésil change enfin la donne.  En mettant fin à 21 ans de pouvoir dictatorial de la part des militaires, elle redonne espoir à certains.  L’espoir d’endiguer le fléau de la drogue, notamment.  Un grand élan démocratique anti prolifération de la drogue s’engage donc sous les présidences successives de Fernando Collor de Mello (1990-92), le tout premier président élu au suffrage universel après la dictature (ici à gauche, en réalité il a été précédé par Tancredo Neves mais celui-ci est mort avant de prendre le poste), puis  d’Itamar Franco du Parti du Mouvement Démocratique brésilien et enfin en 1995 de Fernando Henrique Cardoso (cf ici à gauche) du Parti de la Social-Démocratie brésilienne (PSDB), dont le successeur en 2003 s’appellera… Lula. Des gens s’enhardissent, et commencent à réclamer des comptes aux autorités, ou désirent qu’elles interviennent enfin pour lutter contre le trafic de drogue qui gangrène toutes les plus grandes villes, notamment. En 2000, Cardoso ordonnera la déclassification d’une partie des documents militaires concernant de « l’Opération Condor » :  les gens découvriront alors une partie des horreurs de la dictature… mais aussi le rôle de la CIA.

Création et établissement de la Commission parlementaire

En 1996, une courageuse Commission d’enquête parlementaire (la CPI, ici à droite en 1999) décide donc d’enquêter elle-même sur le trafic de drogue proprement dit, et pour cela elle décide de venir s’installer à à Campinas, à l’intérieur de l’Etat de São Paulo où elle commence à recueillir des données, des témoins, des arrestations de suspects et des preuves dans ce qui est l’une des villes les plus opulentes du pays et là aussi où le trafic est le plus intense.

On n’hésitera alors pas à évoquer devant les parlementaires la distribution de la cocaïne et le blanchiment d’argent de la drogue au Brésil, les cartels de raffinage et de distribution des drogue en Colombie, ou la production de pâte de coca, en Bolivie.

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ESPAÑA (SVA – Guardia civil): cinco detenidos en el puerto de Valencia por un alijo de mas de 600 kilos de cocaína…en un contenedor

Una operación de la Guardia Civil y Aduanas en el puerto de Valencia se ha saldado con el arresto de cinco presuntos traficantes de droga cuando trataban de sacar del puerto de Valencia un importante alijo de cocaína llegada en un contenedor procedente de Puerto Rico.

Se trata de algo más de 600 kilos de cocaína.

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AMÉRIQUE DU SUD (Narcotrafic): le Pérou décrète l’état d’urgence à sa frontière avec la Colombie pour lutter contre le trafic de drogue

Le Pérou a décrété, lundi 16 juillet, un état d’urgence de 60 jours à sa frontière avec la Colombie en raison de la présence de gangs de trafiquants de drogue et de dissidents de l’ancien groupe de guérilla des FARC. Le président Martín Vizcarra a affirmé que cette décision « est liée à des problèmes de sécurité dus à des incursions de citoyens colombiens ». « Nous allons défendre notre souveraineté et notre territoire, nous allons utiliser le pouvoir de la force pour le faire« , a-t-il ajouté.

La zone déclarée en état d’urgence est la province amazonienne de Putumayo, où coule le fleuve Putumayo qui divise les territoires du Pérou et de la Colombie. Cette province appartient à la région de Loreto, la plus grande du territoire péruvien. Les trafiquants de drogue colombiens se disputent ce territoire, où la cocaïne fait l’objet d’un trafic vers les États-Unis ou l’Europe.

L’état d’urgence discuté avec la Colombie

Le président Vizcarra a déclaré que les forces armées péruviennes, « en coordination » avec leurs homologues colombiens, ont procédé à une « intervention » dans la région. « Plus de 50 personnes ont été arrêtées, la plupart d’entre elles étant des Colombiens qui se livrent au trafic de drogue », a-t-il indiqué.

Le ministre colombien de la Défense Luis Carlos Villegas a indiqué que la déclaration d’état d’urgence avait été discutée avec les autorités péruviennes il y a trois semaines. « La coopération avec le Pérou ne pourrait pas être meilleure, nous avons des dialogues permanents entre les autorités des deux pays », a-t-il souligné. Il a estimé que le Pérou, comme l’Équateur, est « menacé » par des groupes dissidents de l’ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et d’organisations criminelles liées au trafic de drogue.

L’ancien groupe, qui a tenté pendant un demi-siècle de s’emparer du pouvoir en Colombie, a déposé les armes dans le cadre d’un accord de paix signé fin 2016 et est devenu un parti politique de gauche sous le même acronyme et le nom de Force alternative révolutionnaire commune. Si la majorité des 7 000 guérilleros ont déposé les armes, des dissidents opèrent sans commandement unifié et disposent d’une force de 1 200 combattants répartis sur des territoires clés pour le trafic de drogue ou l’exploitation minière illégale.

Source: Francetvinfo

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COKE en STOCK (CXCVI): la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (31)

Avant d’aller scruter les archives brésiliennes, revenons avant sur un cas particulier : celui d’un des rares chefs de gang féminin dans un secteur où le machisme sert de viatique.   Car il existait aussi une reine de la coca, et elle s’appelait Sonia Atalá…
On l’a aussi oublié, mais les narco trafiquants boliviens ont eu aussi leur égérie.  Une jeune femme d’à peine trente ans au moment des faits. « Déjà au pouvoir, Arce Gómez ne pouvait pas être laissé pour compte. Profitant du monopole des appareils de sécurité de l’Etat et du soutien de « Les amis de la mort », un groupe de mercenaires formés par le nazi Klaus Barbie (le boucher de Lyon) se consacrait à « éliminer » les petits et moyens trafiquants pour empocher la coke évaluée à des milliards de dollars. Mais vendre toute cette production nécessitait une personne de confiance et des liens avérés en Colombie et aux États-Unis, un pays où la majorité des trafiquants boliviens craignaient toujours d’être envoyés un jour ou l’autre.  Arce Gómez a alors confié une tâche à Sonia Sanjinés de Atalá : celle « d’inonder les Etats-Unis de cocaïne ». Et la reine de Santa Cruz s’est pleinement conformée à cette mission.  En six mois, Atala, 30 ans, est devenue le principal agent de vente de la «drogue du gouvernement».  Du cartel de Medellín à la mafia italienne, Atalá a étendu l’offre de cocaïne à des niveaux jamais connus en Bolivie.  Sa renommée a atteint un tel point que Pablo Escobar lui-même l’a couronnée comme «reine de la Bolivie avec une couronne de neige», faisant allusion à la couleur de la cocaïne « (elle est ici à droite avec Levine au milieu).  « Craignant le pouvoir qu’Atalá a acquis à l’intérieur et à l’extérieur de la Bolivie, Arce Gómez a entrepris de l’amener à la faire tomber. Mais il n’imaginait pas que cette décision causerait l’effondrement de beaucoup de ses puissants clients dans la région et qu’il finirait par ébranler son propre empire. La vie de Sonia Atalá surpasse tout roman de fiction qui a émergé ces dernières années sur les femmes dans le trafic de drogue en Amérique latine. Belle, manipulatrice, ambitieuse et de sang-froid, Atalá était la vraie reine de la cocaïne. Une femme qui a amassé une fortune, qui a causé la mort de beaucoup et qui, finalement, a réussi à duper la Drug Enforcement Administration (DEA) elle-même pour se débarrasser de ses concurrents. C’est son histoire (et celle du boom du trafic de drogue bolivien) racontée, entre autres, à partir de l’expérience d’un ancien agent de la DEA qui l’a rencontrée ».
Des liens avec Barry Seal
Cette femme ne vous est pas inconnue si vous suivez cette saga, car Barry Seal l’avait connue en effet, ainsi qu’un de ses adjoints, Bo Abott, « cover agent » de la DEA, qui décrit son action en Bolivie comme celle d’entrer en contact avec les narcotrafiquants afin d’éviter que la CIA ne les débusque elle-même (il évoque aussi la contrebande par avion en même temps !) : « Il existait pour Barry Seal d’autres points de chute, en Arkansas même ou ailleurs dans le pays : « Selon Bo Abbott, une des pistes d’atterrissage dans l’Arkansas réalisée pour livrer la drogue était juste au sud de l’Interstate 30 sud-ouest vers Memphis, Tennessee, appelé Marianna.  Plusieurs autres témoins sérieux comme contacts m’ont écrit le même aéroport, et le rôle joué par la police de l’Etat pour protéger les opérations de drogue et d’armes.  Abbott m’a décrit la manière dont la Police de l’état d’Arkansas avait bloqué les routes menant à la petite piste d’atterrissage lorsque les avions de cocaïne arrivaient.  J’ai un de ces cas décrits au printemps de 1982.  Abbott a volé sur un Cessna 210 contenant 300 kilos de cocaïne (ici sa version pressurisée) de l’un de plusieurs entrepôts de Tocumen appartenant aux trafiquants de drogue Walter et Sonia Atala et sur les pistes de « cropdusters » (comme celui-ci) comme la piste d’atterrissage à Marianna, Arkansas. Il a fait une escale de ravitaillement au Belize, célèbre pour la transfert de la drogue chargée par avion, puis il s’est rendu à sa destination de Marianna.  Un agent de la DEA de Memphis a pris la cocaïne apportée par Abbott, tandis que des soldats de la cavalerie d’état de l’Arkansas bloquaient la route menant à la piste d’atterrissage. Une semaine plus tard, Abbott a redécollé avec six valises pleines d’argent, pour l’apporter à Cesar Rodriguez sur l’île de Contadora. Abbott dit que l’avion avait été fourni par Robert Corson par l’intermédiaire de Jim Bath de Houston. (Corson avait été impliqué dans des les scandales de prêts bancaires (1) »….
Une histoire sourcée : l’introduction de la cocaïne était une manœuvre de déstabilisation de l’Etat
Le rôle d’Abott est bien décrit dans un autre livre,  « Defrauding America«  de Rodney Stich.  Voici sa longue interview, très, très, dérangeante pour la DEA et pour l’Arkansas (et le couple Clinton, noyé jusqu’au coup dans l’affaire !), il y décrit aussi l’assassinat de sa confidente en Suède, alors qu’il songeait à y monter une affaire d’importation de motos …. En Bolivie, Atala avait elle aussi bénéficié de soutiens politiques, ajoute Levine :  « contrairement à la version donnée par Sanjinés de Atalá, le livre « Narcotráfico y política. Militarismo y mafia en Bolivia” – « Trafic de drogue et de la politique.  Le militarisme et la mafia en Bolivie « , publié par le Bureau latino-américain en 2001, déclare que » Sonia a été faite prisonnière à La Paz sous la présidence de Gueiler.  Elle a été emprisonnée à la prison pour femmes d’Obrajes.  Mais son emprisonnement a très peu duré.  Ses amis importants ont immédiatement obtenu un certificat médical par lequel le juge a accepté, sans problèmes majeurs, d’être transféré dans une clinique où ils l’ont fait s’échapper avec la plus grande facilité ». Les narcos, avant même le renversement de Gueiler par Luis García Meza Tejada, dirigeaient déjà tout !! Selon Jay Dub, de l’excellent Borderland Beat forum, la miss Sonia Atalá n’est elle aussi qu’un bout d’un iceberg mis en place par la CIA, celui du Cocaine Coup, le coup d’état de Luis García Meza Tejada, formé on le rappelle à la sinistre l’École militaire des Amériques (c’est l’auteur du coup d’État du qui a renversé le président Víctor Paz Estenssoro, avec l’aide de Klaus Barbie (1) : « Levine n’est pas seul dans son évaluation des forces derrière le coup de cocaïne, qui a fait de la Bolivie au narco-État sud-américain au début des années 1980 et un important fournisseur de cocaïne aux États-Unis pendant la période où Griselda Blanco et Papo Mejia se battaient dans les rues de Miami. Robert Parry, un ancien journaliste de l’Associated Press qui a joué un rôle clé dans l’exposition du scandale Iran / Contra au milieu des années 1980, dans une histoire écrite en 1998, insiste également sur le fait que la CIA a soutenu  « The Cocaine Coup ». Finalement, la reine de la cocaïne bolivienne a été victime de la trahison qui vient avec la cupidité et le pouvoir. Elle était devenue trop puissante aux yeux de puissants narcos boliviens qui dirigeaient le pays en 1980 et 1981, alors ils l’ont doublée lors d’un accord de coke qu’elle avait conclu avec le colombien Mejiathen. Elle n’avait pas voulu continuer et a décidé de devenir un informateur en échange d’une peine plus légère. Elle reste dans le programme de protection des témoins à ce jour. » D’où le fait que son visage est toujours dissimulé, aujourd’hui encore !  En ce qui concerne Bo Abbott, pour expliquer encore mieux l’ambiance l’entourant, il faut savoir que son contact à la DEA, l’agent Santiberio, a été assassiné après son arrestation à San Antonio, au Texas, au moyen d’un sandwich…. imprégné d’arsenic.  Pas vraiment une méthode de mafieux, ça…
Les miss Bolivie et la drogue…..
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COKE en STOCK (CXCV) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (30)

La Bolivie, on l’a un peu vite oublié, a aussi été une terre d’accueil de l’extrême droite et des nazis. 

Des réminiscences surgissent régulièrement de cette période.  Celle où tout était en place, déjà, sous Banzer, à la fois contrebande et trafic de drogue, car à l’évidence Roberto Suarez avait des liens avec les nazis réfugiés après guerre dans le pays.

Des liens qui provoqueront, semble-t-il, des dissensions inattendues entre la DEA et la CIA; la première désirant intervenir dans ce qui était la chasse gardée de la seconde, une attitude que l’on retrouvera à la fin de cette longue étude vis à vis d’un trafiquant notoire, et l’un des principaux fournisseurs d’avions des narcos…

Selon un memo de la CIA du 8 février 2007, après Banzer, le trafic aurait continué et se serait agrandi, mélangeant constamment contrebande et coke : « une partie intégrante de ce fléau est la contrebande. Le trafiquant de drogue est indissolublement lié à la contrebande, c’est une de ses branches. Les Brésiliens savent parfaitement qu’une douzaine d’avions quittent chaque semaine leur territoire pour Santa Cruz de la Sierra, transportant d’importantes quantités d’éther et d’acétone, deux produits nécessaires pour transformer les feuilles de coca en pâte de cocaïne, en plus des appareils électriques et aliments ou produits manufacturés, dont le prix est beaucoup plus bas qu’en Bolivie. Le colonel au nom de famille prédestiné, Ariel Coca, était le chef du Département de contrôle des stupéfiants et des substances dangereuses à l’époque de Banzer. Il était également commandant de l’école d’aviation de la province de German Busch à Santa Cruz. Comme c’était le front parfait pour la contrebande du whisky, des appareils électriques, de la nourriture et surtout des armes légères du Paraguay, ces dernières étaient utilisées pour payer les bandes de trafiquants de stupéfiants et les hommes armés du FSB pour leur travail de soutien au trafic illégal et encore plus pour leur travail qualifié de « paramilitaire, » que Luis Arce Gomez a déclenché à partir de novembre 1979. Qu’il ait été nommé ministre de l’éducation semble être une blague, bien que la blague qui tourne en ce moment est qu’ils l’ont nommé parce qu’ils l’avaient vu un jour avec un livre à la main et qu’il portait des  lunettes, ce qui lui avait donné un air d’intellectuel »… 

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SRI LANKA (autorités pénitentiaires): recherche un bourreau pour exécuter les narcos!

Le Sri Lanka cherche d’urgence un bourreau, ont annoncé vendredi 13 juillet les autorités pénitentiaires après la fin du moratoire sur la peine de mort pour les trafiquants de drogue annoncée par le président de la République.

Une annonce pour un poste de responsable qui exécutera des prisonniers par pendaison va être publiée la semaine prochaine, a précisé Thushara Upuldeniya, porte-parole du système pénitentiaire.

Le candidat choisi touchera 35 000 roupies (environ 200 euros) par mois, a-t-il ajouté.

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BLANCHIMENT (Narcotrafic): quand des banques américaines blanchissaient l’argent de la drogue:

Les États-Unis veulent se donner la réputation d’être implacables dans leur lutte contre le narcotrafic, comme le démontre leur intervention dans l’affaire de la saisie de 701 kg de cocaïne à Oran, allant jusqu’à menacer l’Etat algérien de représailles si des responsables s’avéraient impliqués.

Ils font pourtant preuve d’une ambivalence certaine!

Lorsqu’il s’agit de banques américaines qui blanchissent des centaines de milliards de dollars générés par le commerce de la drogue, motus et bouche cousue !

En effet, l’ambivalence des autorités américaines dans leur lutte contre le fléau du trafic de cocaïne, de drogue en général et du blanchiment d’argent sale qui en découle, est établie.

«Dans de nombreux cas, l’argent de la drogue était le seul capital d’investissement liquide. Dans la deuxième moitié de l’année 2008 (période où sévissait la crise financière mondiale ndlr), le manque de liquidités était le principal problème du système bancaire, et par conséquent le capital liquide est devenu un pion important», a affirmé le 13 décembre 2009 Antonio Maria Costa, le chef de bureau des Nations unies contre la drogue et le crime, dans une interview publiée par le quotidien britannique The Obsever.

source

En France, il existe un service pour lutter contre toutes les formes de blanchiment…C’est le TRACFIN!

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FRANCE (Pertuis): aidés par un hélico, les gendarmes détruisent des parcelles de cannabis implantées au bord de la Durance

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Cinq plantations, plus de 2.500 pieds de cannabis et du matériel du culture ont été découverts et…. le tout a été détruit par les gendarmes de Pertuis qui « nettoient » ces derniers jours les bords de la Durance.

 

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