AVISEUR INTERNATIONAL

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NARCOTIQUES: la cocaïne noire apparaît en Catalogne, 375 kilos saisis à Torrelles de Foix, au Sud de Barcelone

Cocaïne noire © DTFCocaïne noire © DTF

Mercredi 6.1.2016

 Substance répandue en Amérique du Sud, la cocaïne noire est une substance modifiée, afin  de passer inaperçue auprès des douanes. Une cargaison a été saisie dans la région du Penedès.
 Pour la première fois, une quantité significative de «cocaïne noire» a été identifiée en Catalogne, suite à l’intervention de la Guardia Civil. Le corps de police espagnol a saisi 375 kilos de cette substance, le 5 janvier à Torrelles de Foix, dans la région viticole du Penedès. Cette drogue séjournait dans un laboratoire clandestin consacré à sa retransformation en produit pur. La cocaïne noire, à l’aspect de fumier, est fréquente en Amérique du Sud, notamment au Chili. Peu identifiable par les chiens renifleurs dans le cadre des trafics internationaux, elle reste extrêmement rare en Europe. 

L’opération policière menée à Torrelles de Foix est le résultat d’une enquête menée avec la DEA, agence américaine contre la drogue. Cette opération internationale a permis d’identifier un voilier en séjour dans le port de plaisance de La Palma, dans les Îles Canaries. L’embarcation contenait la drogue, qui a été transportée en Catalogne pour y être traitée puis revendue. Dans le cadre de cette affaire, six personnes sont placées en détention, dont trois Vénézuéliens, deux Italiens et un Espagnol.

http://www.la-clau.net/info/11341/la-cocaine-noire-apparait-en-catalogne-11341

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MADRID (Drogas): crecen un 40 % las incautaciones de heroína y cocaína por la Policía Nacional

espagneMadrid, 5 ene (EFE).- La Policía Nacional incautó el pasado año 204 kilos de heroína y 22.894 de cocaína, lo que supone un incremento del 40 y del 43 por ciento, respectivamente, respecto a las cantidades intervenidas por este cuerpo en 2014.

Son datos del balance provisional de la lucha contra el narcotráfico en el año que acaba de concluir y que hoy ha adelantado el director general de la Policía, Ignacio Cosidó, quien ha cifrado en 13 millones el dinero en efectivo intervenido a las organizaciones (un 50 por ciento más).

Tras los descensos registrados en los últimos años, en 2015 se ha producido un incremento en las aprehensiones de heroína, ya que el consumo de esta droga ha aumentado, aunque ya casi no se consume inyectada, sino de otras formas.

Además, parte de la heroína que procede de los Balcanes con destino a Portugal pasa por España, y esa es otra de las razones por las que has aumentado las incautaciones de esta sustancia estupefaciente.

Respecto al éxtasis, la Policía aprehendió 771.000 dosis, con un alza del 64 por ciento, en tanto que han bajado las incautaciones de hachís un 23 por ciento, si bien la cantidad intervenida por la Policía fue de 100 toneladas.

Y otra droga que ha registrado un notable aumento en sus incautaciones ha sido la marihuana, con 6.404 kilos y una subida del 145 por ciento.

Más de 1.000 vehículos, entre ellos 43 camiones, y casi 300 armas cortas y largas, con un aumento del 40 por ciento, son otros datos del balance provisional resaltados por Cosidó.

La colaboración de la Policía en operaciones en países de origen de la droga también dio sus frutos el pasado año con la incautación de 9.600 kilos cocaína, 5.000 kilos de pasta base de cocaína, 28.700 kilos de marihuana, 380.000 litros precursores líquidos, 149.000 kilos de precursores sólidos y 247 laboratorios desmantelados.

Los responsables policiales han subrayado la lucha de España contra el narcotráfico, que está obligando a las organizaciones criminales a cambiar las rutas y, de hecho, para la cocaína y el hachís ya están utilizando puertos de otros países europeos y de África, como Libia. EFE

http://www.lavanguardia.com/vida/20160105/301209661772/crecen-un-40-las-incautaciones-de-heroina-y-cocaina-por-la-policia-nacional.html

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NARCOS: Mexican Aircraft Fired Upon by Drug Traffickers Near El Chapo’s Hometown

According to Mexico News Daily, the navy has been patrolling that area—which happens to be Guzmán’s birthplace—since the massacre of 12 men there on December 12. The aircraft that were hit were two army helicopters called in to provide support to naval ground forces under attack by traffickers.

The Washington Post reported that the seized marijuana had been packaged for shipment. Due to the location of the seizure, the marijuana likely belonged to the Sinaloa cartel. The report did not indicate if the military forces sustained any casualties, and the navy did not specify what kind of patrol was being conducted.

Mexican military and police forces have been fervently hunting for Guzmán since he escaped from a high security prison in July 2015, only 16 months after being recaptured in the Mexican resort city of Mazatlan. Earlier this year, authorities were searching for Guzmán in the mountainous regions of Sinaloa state not far from Badiraguato. Some reports at the time stated Guzmán had narrowly averted capture.

Rumors of Guzmán’s whereabouts have flourished since his escape placing him in Costa Rica, Brazil, and even Spain. Several weeks ago, news reports stated a vehicle transporting his daughter’s pet monkey was stopped en route from Mexico City to Sinaloa state, providing authorities with clues as to his possible location. All airports have been on high alert for signs Guzmán may be trying to leave the country, but high levels of corruption among security forces in Mexico has cast much doubt over the country’s ability to truly keep Guzmán from fleeing to an international destination.

Sylvia Longmire is a service-disabled veteran, border security expert, and Contributing Editor for Breitbart Texas. You can read more about cross-border issues in her latest book, Border Insecurity: Why Big Money, Fences, and Drones Aren’t Making Us Safer.

http://www.breitbart.com/texas/2015/12/29/mexican-aircraft-fired-upon-drug-traffickers-near-el-chapos-hometown

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L’or du crime, profits d’Etat

Biens confisqués:
Chaque pays doit également se donner
«les moyens de dépister, geler, gérer et confisquer les produits du crime»
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Les biens saisis en FrancePar Emmanuel Fansten , Alexandre Léchenet et BIG, Infographie 15 décembre 2015 à 19:46
 Les biens saisis en France BiG

Décryptage.

Le crime n’a jamais autant rapporté à l’Etat. En 2015, selon Bercy, la vente de biens confisqués car issus d’activités criminelles, a permis de faire rentrer plus de 20 millions d’euros dans les caisses publiques, deux fois plus que l’année précédente. «Il est moral que les biens achetés grâce à l’argent de la délinquance soient confisqués puis revendus au profit du budget de l’Etat», se félicite Michel Sapin, le ministre des Finances. L’argent réaffecté aux comptes publics pourrait cependant être bien supérieur. L’an dernier, les services de police et de gendarmerie ont en effet saisi 458 millions d’euros de biens, plus de vingt-six fois le montant récupéré par Bercy. Immeubles, bateaux, voitures de sport, assurances vie… (voir infographie ci-dessus), le volume des avoirs criminels gelés par la justice ne cesse d’augmenter. Sauf qu’en bout de chaîne, seule une partie de ces biens est effectivement confisquée et vendue au profit de l’Etat.

En collaboration avec plusieurs médias européens (1), Libération a mené un audit sur la situation propre à chaque pays et mutualisé les chiffres obtenus. On estime aujourd’hui à 4 milliards d’euros la valeur globale des avoirs saisis en Europe. Une tendance lourde, qui modifie en profondeur la lutte contre la délinquance.

Des saisies en hausse

Après l’Italie, la France est un des pays pionniers dans la lutte contre le produit du crime. Un des plus actifs aussi. «Ce gouvernement travaille d’arrache-pied à priver les délinquants de leurs biens mal acquis, se targuait Manuel Valls à la mi-octobre. En trois ans, les saisies d’avoirs criminels ont été multipliées par trois». Des chiffres qui reflètent une inflexion politique relativement récente. Pendant longtemps, les saisies n’existaient quasiment pas au stade de l’enquête judiciaire. Seul le produit du crime était intercepté, les stupéfiants typiquement, ou la voiture ayant servi à un «go-fast». Désormais, tout bien en lien avec l’infraction, même indirectement, peut être confisqué.

Au sein de la Direction centrale de la police judiciaire, un service est spécialement dédié à cette tâche : la Plateforme d’identification des avoirs criminels. Dotée d’une vingtaine d’agents et d’une dizaine d’antennes régionales, cette structure mixte police-gendarmerie est un service opérationnel capable d’intervenir directement ou en appui. Dans le cadre de leurs enquêtes, policiers et gendarmes peuvent aussi s’appuyer sur les groupes d’interventions régionaux, dont la mission est d’éplucher le patrimoine des délinquants grâce aux fichiers fiscaux et bancaires. Une estimation indispensable pour évaluer en amont ce que peut rapporter une enquête.

Limitées au départ à la criminalité organisée, notamment le trafic de drogue, les saisies se sont progressivement étendues à la délinquance en col blanc. «Aujourd’hui, en valeur, les stups représentent à peine 15 % des saisies, indique un haut responsable policier. En termes de gains, les dossiers financiers type blanchiment ou escroquerie ont pris une place prépondérante.»

Les policiers notent également une montée en puissance des saisies dans les affaires de grande fraude fiscale. Même si la villa des Balkany, le bateau de Takieddine ou certains biens mal acquis africains restent des cas exceptionnels. Cette grande délinquance transnationale, très organisée, reste d’ailleurs la plus difficile à combattre. Rompus aux techniques de dissimulation et bardés d’avocats fiscalistes, les plus gros fraudeurs s’abritent derrière une cascade de trusts et de sociétés écrans pour dissimuler leur patrimoine. Ces dernières années, le volume des avoirs saisis par les policiers et les gendarmes n’en a pas moins augmenté de façon vertigineuse : 154 millions d’euros en 2010, 247 en 2011, 291 en 2012, 357 en 2013 puis 458 l’an dernier. Avec un bémol toutefois, comme dans tous les autres pays : à peine 20 % des biens saisis sont effectivement confisqués aux délinquants par la justice.

Des confiscations plus rares

Longtemps dépourvues de tout cadre juridique et laissées à l’appréciation des magistrats, les saisies judiciaires sont désormais encadrées. La loi du 9 juillet 2010, qui vise à faciliter les procédures, a eu pour principal effet la création de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc). Placé sous la double tutelle de la Justice et du Budget, cet établissement public indépendant est chargé de gérer et de vendre les biens saisis. Pour la justice, il s’agit à la fois de mieux appréhender les profits générés par la délinquance et de renforcer l’effet dissuasif de la sanction pénale.

«Au départ, l’idée était moins de remplir les caisses de l’Etat que de lutter efficacement contre le crime, explique Charles Duchaine, le patron de l’Agrasc. Personne n’imaginait faire des bénéfices.» Cet ancien juge d’instruction à Marseille, connu pour avoir mis en examen Jean-Noël Guérini, a pris la tête de l’agence en juillet 2014 avec pour objectif d’infuser cette nouvelle culture de la saisie dans les enquêtes, notamment à travers les formations dispensées par l’Agrasc aux magistrats.

Autre possibilité inscrite dans la loi de 2010, celle de vendre des biens saisis avant jugement, en particulier quand ils risquent de se déprécier. Concernant l’argent directement saisi, il est placé sur un compte à la Caisse des dépôts et consignations, et les intérêts servent à autofinancer l’Agrasc. Ces sommes n’entrent définitivement dans les caisses publiques qu’une fois le jugement de confiscation prononcé, et sont alors dispatchées entre le budget général de l’Etat et la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives.

Principal problème : les confiscations prononcées lors des verdicts sont très inférieures aux saisies effectuées dans le cadre d’enquête. Faute de jugements d’exécution, nombre de biens sont restitués à leur propriétaire. «Après jugement, le nombre de restitutions est toujours supérieur à celui des confiscations», maugrée un policier. Cette déperdition suscite une double incompréhension : d’un côté les juges reprochent aux policiers de saisir trop largement pour faire du chiffre, y compris vieux scooters ou écrans plasma, compliqués à revendre ensuite. De l’autre, les policiers déplorent que les biens saisis soient aussi rarement confisqués par les magistrats, qui ont tendance à considérer la saisie comme excessive. «Il faudrait que les tribunaux confisquent davantage, dit Duchaine. Cette culture n’a pas encore été intégrée par les juridictions de jugement

Disparités européennes

En Europe, les saisies ont été encouragées par une directive d’avril 2014 sur le gel et la confiscation des instruments et des produits du crime. Ce texte introduit la possibilité de saisir non seulement les biens liés au crime, mais aussi ceux achetés avec les produits de ce crime. Chaque pays doit également se donner «les moyens de dépister, geler, gérer et confisquer les produits du crime». Près de deux ans plus tard, où en est l’application de cette directive ?

Selon l’audit réalisé en collaboration avec nos partenaires européens, les 28 pays de l’UE ont voté une loi sur la confiscation des biens, mais de fortes disparités subsistent entre les Etats. Certains, comme le Luxembourg et le Danemark, n’ont par exemple aucun dispositif de gestion des biens saisis et confisqués. Plus généralement, la philosophie sur le sujet varie d’un pays à l’autre. En Italie, la loi adoptée dès 1996 pour faire face à la mafia permet ainsi de réutiliser les biens confisqués dans un but social. Et quand ils ne sont pas dévolus à des associations, les bénéfices des ventes sont versés au budget du ministère de la Justice et alimentent un fonds d’aide aux victimes des crimes. Alors qu’en Espagne, comme en France, les biens sont rapidement vendus pour alimenter les caisses de l’Etat.

Les biens saisis en Europe

Autre objectif affiché par Bruxelles : faciliter la coopération internationale «en matière de recouvrement d’avoirs». Désormais, les biens peuvent être confisqués dans d’autres Etats au titre de l’entraide pénale internationale. Les magistrats doivent remplir des «certificats de gel», équivalents du mandat d’arrêt européen pour les saisies. «C’est un outil très performant qui impose à tous les Etats membres la décision de saisie d’un immeuble, explique un magistrat spécialisé. Ça permet de sortir du champ trop strict des commissions rogatoires internationales.» En cas de saisie dans un pays étranger, des conventions de partage permettent aux deux Etats partenaires de se répartir les profits. Pour certains gros dossiers, les délais peuvent être très longs. Une villa appartenant à la mafia a ainsi été saisie en 2006 par la France, pour le compte de la justice italienne. En 2014, elle était toujours louée par son propriétaire, un parrain de la ’Ndrangheta (mafia de la région de Calabre, sud de l’Italie). Le bien a finalement été vendu récemment pour 780 000 euros. Une vente en dessous du prix du marché, selon les spécialistes.

(1) Enquête initiée par Dataninja.it, cofinancé par JournalismFund.eu, en collaboration avec l’Espresso , El Confidencial , Stern , France 3 et Libération.

Emmanuel Fansten , Alexandre Léchenet , BIG Infographie

SOURCE:http://www.liberation.fr/france/2015/12/15/l-or-du-crime-profits-d-etat_1421066
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Trois raffineries suisses fondent pour l’or des cartels de la drogue colombiens

                                             Soupçons de blanchiment

En Colombie, l’enquête est explosive. Le ministère public, secondé par la DIAN, est suivi de près par des agents américains et anglais. De nombreuses personnes et entreprises sont dans le viseur des autorités. Parmi elles, il y aurait notamment les négociants Fundiciones Escobar, selon une source proche de l’enquête. Une enseigne que la presse colombienne, dès 2011, soupçonne de blanchiment. A Medellín, les fonderies Escobar sont aujourd’hui en liquidation, après 75 ans d’existence. Acculée par les autorités de Bogotá, l’entreprise revend aujourd’hui tout son mobilier et ses machines sur Internet, même si son site officiel est toujours consultable.

Le soupçon est là: au bout de la machine à blanchir, on trouverait les trois principales raffineries suisses. Avec, en première ligne, celle d’Argor-Heraeus, située à Mendrisio (TI). D’après un document que «Le Matin Dimanche» a pu obtenir, qui liste les clients des plus gros exportateurs colombiens, l’entreprise tessinoise aurait raffiné l’or d’Escobar SA jusqu’en 2012, pour des montants astronomiques – 261 millions de dollars en 2010, par exemple.

Jusqu’en 2012 également, une partie de l’or des fonderies Escobar aurait également été acheminée vers la raffinerie Valcambi, non loin de Lugano (TI). Il aurait été livré pour 27 millions d’or en 2011 et 6 millions en 2012. Confrontée à ces éléments, l’enseigne répond qu’elle « identifie tous ses clients conformément à toutes les régulations en vigueur suisses et internationales. Donc tous les contrats en lien avec nos activités sont légalement corrects. »

Comment expliquer que les fonderies suisses aient acheté de l’or colombien, alors que le circuit de blanchiment a été mis au jour dès 2009? Malgré plusieurs sollicitations, Argor-Heraeus n’a pas répondu à nos questions. Dès 2013, pourtant, l’ONG ASK, le groupe de travail Suisse-Colombie, alertait plusieurs raffineries de ces risques et réclamait plus de transparence. « Elles nous ont répondu de manière vague, explique Stephan Suhner membre de l’association. Et ne savaient même pas qu’Escobar était en liquidation. » L’initiative «or responsable» pilotée par le SECO pourrait-elle bientôt être mise en place en Colombie? Même si c’est le cas, cela ne concernerait pas les mines illégales, qui sont au cœur du problème.

Un autre géant suisse des matières premières a longtemps traité de l’or colombien. Metalor, dont le siège mondial est à Neuchâtel, en a raffiné pour des dizaines de millions, chaque année, entre 2008 et 2013. C’est dans son usine américaine que la marchandise était transformée. Problème: Metalor se fournissait auprès de l’entreprise colombienne C. I. Goldex, qui a récemment avoué avoir acheté de l’or jusqu’en 2009 à un dénommé Jairo Rendón. Condamné aux Etats-Unis pour narcotrafic et blanchiment, celui-ci est aussi connu pour être le frère des deux trafiquants les plus craints du pays, «Don Mario» et «El Aleman», tous deux arrêtés depuis.

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Avatar de Marie MaurisseMarie Maurisse

En Colombie, les hauts fonctionnaires ne sortent jamais sans gardes du corps. C’est donc sous protection rapprochée que Juan Ricardo Ortega donnait une interview, au printemps dernier, dans un restaurant de Bogotá. Le chef de la Direction des impôts et des douanes nationales (DIAN), expliquait qu’il enquêtait sur l’or colombien utilisé comme moyen pour blanchir l’argent de la drogue. Où est envoyé cet or sale, demandait-il aux journalistes ? Aux Etats-Unis… et en Suisse.

Entre 2005 et 2012, les exportations d’or colombien vers la Suisse n’ont cessé d’augmenter, pour atteindre les 17 000 kilos, soit 682   millions de dollars. Au même moment, le prix du métal était multiplié presque par quatre. Et à Bogotá, ce sont d’abord ces chiffres qui ont attiré l’attention. Comment la bourgade d’Alto Baudó, au sud-ouest de Medellín, où le sol n’a jamais donné une seule pépite, a-t-elle pu produire une tonne du précieux métal…

Voir l’article original 760 mots de plus

BIRMANIE (triangle d’or): Rangoun croît au milieu du trafic d’opium

Mis en ligne le 17.12.2015

Julie Zaugg et Clément Bürge Birmanie

Clément BürgeLe chemin de boue rouge zigzague entre les plantations de gingembre, d’avocats et de mangues.

Au-dessus: la crête des montagnes bleutées de l’Etat Shan, au nord-est de la Birmanie. En contrebas: les toits de tôle des maisons en bambou tressé du village de Ho Hwait, scintillants sous le soleil. Et, au détour d’un col, un vallon, couvert de pavots à opium. Les petites tiges vertes aux feuilles crénelées s’étalent à perte de vue, au milieu d’une forêt d’épis qui ont noirci sur leur tige.

«Le maïs sert à cacher les plantations de pavot», signale Hnin Sandar, une habitante de ce village où tout le monde cultive l’opium. Après la floraison, la sève violette contenue dans le bulbe du pavot sera récoltée à la main, puis séchée sous forme de boule.

Planté au bout d’une route en gravier qui serpente entre les rizières et les forêts de bambou, à une heure et demie de la ville la plus proche, Taunggyi, le village de Ho Hwait se situe dans la «zone noire», c’est-à-dire en territoire Pa-O, un groupe tribal armé qui contrôle une partie de l’Etat. Et se trouve aussi au cœur du Triangle d’or. Une région à cheval sur la Birmanie, la Thaïlande, le Laos et la Chine, qui génère une bonne partie de l’opium mondial.

La production de la pâte brune qui sert de matière première à l’héroïne a explosé ces dernières années. En 2014, la Birmanie en a généré 670 tonnes, contre 320 tonnes en 2006. Le pays est aujourd’hui le deuxième producteur mondial d’opium derrière l’Afghanistan.

La culture de cette plante psychotrope a déjà une longue histoire dans cette partie du monde. «Ce sont les troupes du parti politique du Guomindang, réfugiées dans le nord de la Birmanie après la prise de pouvoir par les communistes chinois en 1949, qui l’ont introduite», détaille Sai Lone, un humanitaire originaire de l’Etat Shan qui travaille pour Swissaid. Au départ de ces troupes, ce sont les minorités ethniques Wa et Kokant, en lutte contre le régime militaire birman, qui se sont emparées d’une partie du trafic de l’opium, comme l’ont fait, de leur côté, les milices créées par le gouvernement pour lutter contre les insurgés.

Cet équilibre précaire a été rompu au début des années 2000, quand les Wa et les Kokant, mis sous pression par Pékin, ont décrété une suspension de la culture du pavot, faisant ainsi chuter la production d’opium. Pas pour longtemps. «Ces interdictions ont alors engendré une migration des régions frontalières avec la Chine vers le sud de l’Etat Shan», raconte encore Sai Lone. La culture d’opium y a repris de plus belle dès 2006, cette fois dans les zones sous contrôle Shan et Pa-O.

Opium ou café?

Dans le village de Ho Hwait, plusieurs femmes se sont rassemblées dans une salle revêtue de linoléum bleu. Orné d’un petit temple bouddhiste, devant lequel sont posées des offrandes, cet espace sert de lieu de rencontre aux habitants. Assises en tailleur à même le sol, les femmes débattent du choix de remplacer une partie de l’opium par du café, sous l’égide d’un projet pilote de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime. «Il va falloir attendre encore deux ans avant que le café, planté en 2014, ne génère des profits, fait remarquer Hnin Sandar. En attendant, nous devons manger.»

Ces populations, qui pratiquent une agriculture de subsistance sur des coteaux escarpés à plus de 1500 mètres d’altitude, sont extrêmement pauvres. «Elles parviennent à faire pousser de quoi se nourrir durant huit mois de l’année, ensuite elles doivent générer de l’argent pour acheter à manger pour les quatre mois restants», souligne Akiko*, une travailleuse humanitaire japonaise.

Pour ces populations, la culture du pavot à opium représente plusieurs avantages: il pousse aisément, même en altitude, dans les sols de mauvaise qualité. Et l’opium peut être stocké durant de longs mois avant d’être monnayé petit à petit. Vendu en portion de 1,6 kilo valant de 600 000 à 1 million de kyats (entre 630 et 720 francs), il est facile à transporter. «Certains villages se trouvent à cinq jours de marche du prochain marché», précise Akiko.

«La plupart de ces paysans dépendent de l’opium pour 40 à 50% de leurs revenus, souligne Jochen Wiese, responsable du projet de substitution de café de l’ONU. Cela leur permet de gagner environ 1200 dollars par an.» Ce grand Allemand flegmatique aux airs de Bill Murray a passé vingt-huit ans à convaincre les cultivateurs de coca au Pérou de passer au café. Il veut réitérer l’exercice en Birmanie.

Dans la salle communautaire de Ho Hwait, les visages des femmes se sont subitement refermés. La discussion a pour objet les trafiquants qui viennent leur acheter l’opium. Qui sont-ils? «Je ne sais pas: ils viennent la nuit, nous ne voyons pas leur visage», lâche Ma Nang Kyu, une villageoise.

Des trafiquants protégés

«Les acquéreurs sont en général des hommes d’affaires locaux qui ont un pied dans l’économie formelle et un pied dans les trafics en tout genre: opium, méthamphétamine, jade, teck», note Patrick Meehan, un chercheur britannique qui s’apprête à publier une thèse sur ce sujet. La récolte d’opium est ensuite transformée en héroïne dans des laboratoires de fortune, puis acheminée de l’autre côté de la frontière chinoise, à pied et à dos de mules.

Elle arrive dans la province du Yunnan, frontalière de la Birmanie, puis est distribuée dans le reste du pays par des groupes liés aux triades de Hong Kong ou de Taiwan. «La demande a explosé en Chine ces dernières années, 90% de l’opium birman y est exporté», fait remarquer Tom Kramer, un expert de la drogue basé en Birmanie. L’Empire du Milieu compte désormais 1,3 million d’héroïnomanes.

Rien ne distingue le bureau de l’Armée de l’Etat Shan du Sud (SSA-S) des autres maisons qui bordent cette ruelle tranquille de Taunggyi, si ce n’est les barbelés qui l’entourent et le drapeau rouge orné d’un fusil et d’un sabre qui flotte sur le toit. A l’intérieur, le général Sai Oo sirote un thé sucré assis sur un grand canapé en similicuir gris, un talkie-walkie à la main. Ce groupe armé fondé en 1995 est l’une des principales factions ethniques en lutte contre le régime militaire.

«Le gouvernement protège les trafiquants et permet à l’héroïne de passer la frontière, dénonce le général. Lorsqu’il procède à des arrestations, ce n’est que du menu fretin, jamais les gros poissons.» La plupart des soldats ne reçoivent pas de salaire de l’Etat central et se financent en soutirant des pots-de-vin aux cultivateurs d’opium et aux trafiquants. Plusieurs observateurs locaux disent avoir vu des convois de l’armée accompagner les chargements de drogue jusqu’à la frontière.

Les factions rebelles, comme la SSA-S, et les milices progouvernementales ne sont pas non plus des oies blanches. «Ces formations récoltent un impôt auprès des cultivateurs d’opium dans les zones sous leur contrôle», détaille Tom Kramer. Cette taxe peut atteindre 20 millions de kyats (14 400 francs) par village et par saison.

Baron de la drogueHLEDAN CENTER, Rangoun Le complexe comprenant un centre commercial et des bureaux a été construit par l’entreprise Asia World, un conglomérat fondé par le baron de la drogue Lo Hsing Han et dirigé par son fils, Steven Law.

Le Hledan est l’un des centres commerciaux les plus chics de Rangoun. Une boutique Tissot y côtoie de petites échoppes vendant des nids d’hirondelle, des bracelets en jade et du thé à bulles. Des enfants sillonnent les couloirs, perchés sur des éléphants à roulettes électriques.

C’est l’une des dernières œuvres d’Asia World, un conglomérat fondé en 1992 par Steven Law. Cet homme d’affaires discret de 57 ans est le fils du baron de la drogue Lo Hsing Han, décédé en 2013. Ce dernier «avait reçu une concession de la part de l’ex-premier ministre birman Khin Nyunt lui permettant de pratiquer la culture et le trafic d’héroïne», selon un câble diplomatique américain publié par WikiLeaks. En 2008, les Etats-Unis l’ont accusé d’avoir, avec son fils, monté «un empire de la drogue».

Asia World se trouve derrière les principaux projets immobiliers de Rangoun. La firme a construit l’aéroport de la ville et l’exploite. On lui doit aussi le principal port de Rangoun, le Traders Hotel, un établissement de luxe, ainsi que la chaîne de supermarchés Asia Light. Elle a également construit un pipeline gazier et pétrolier qui relie la Birmanie à la Chine, et une bonne partie de Naypyidaw, la nouvelle capitale créée par le régime militaire en 2005.

Asia World n’est pas le seul conglomérat né de l’argent de la drogue à avoir investi dans l’économie birmane. A Rangoun, le coût moyen d’un appartement a augmenté de 600% en dix ans. A près de 750 dollars en moyenne le mètre carré, la location d’un logement y coûte plus cher qu’à Bangkok. «Cette bulle immobilière est alimentée par l’argent du trafic, précise Tom Kramer. La plupart des acquisitions se font en cash, sans reçu et à des prix défiant toute logique.»

Blanchiment dans l’immobilier

Sachant que la Birmanie produit environ 70 tonnes d’héroïne par an, les profits générés par ce trafic pourraient atteindre 2 milliards de dollars par an. «Cet argent a servi de capital de départ pour toute une série d’entreprises birmanes créées par des hommes d’affaires impliqués dans le trafic de drogue, explique Patrick Meehan. Ils ont par la suite utilisé ces firmes pour blanchir les profits tirés d’activités illicites en les investissant dans des projets immobiliers.»

Shwe Taung, une entreprise créée en 1990 par Aik Htun, un homme d’affaires shan que les Etats-Unis ont dans leur collimateur en raison de ses liens avec le trafic d’héroïne, en fait partie. La firme a construit un mall à Rangoun appelé Junction Square, des bureaux, des hôpitaux et une école. L’homme de 67 ans se trouve encore derrière Asia Wealth Bank, un établissement dont la licence a été révoquée en 2005 en raison de ses activités de blanchiment d’argent.

Le Hong Pang Group, créé par Wei Hsueh-kang, un ex-associé du baron de la drogue Khun Sa recherché par la justice américaine, a pour sa part construit une partie de l’autoroute Rangoun-Mandalay. Le milicien Kyaw Myint se trouve quant à lui derrière la banque Mayflower, accusée de blanchiment d’argent aux Etats-Unis et fermée par l’Etat birman en 2005. Il se concentre aujourd’hui sur sa société immobilière Chin Su et ses usines de papier. En 2010, il a été élu au Parlement régional de l’Etat Shan, aux côtés de cinq autres trafiquants, sous les couleurs du parti de la junte militaire, l’USDP.

L’aéroport de Rangoun est un étrange pot-pourri architectural. Le rectangle tout de verre et d’acier du terminal international trône à côté d’une pagode dorée d’où partent les vols domestiques. Construit par Asia World en 2007 pour 13,3 millions de dollars, il sera bientôt assorti d’un nouveau terminal. Il pourra alors accueillir 6 millions de passagers par an. Cela rapportera 120 millions de dollars par an au conglomérat de Steven Law, rien qu’en taxes de passagers.

* Prénom d’emprunt.

http://www.hebdo.ch/hebdo/cadrages/detail/rangoun-cro%C3%AEt-au-milieu-du-trafic-d%E2%80%99opium

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FRENCH CUSTOMS: over two tonnes of cocaine seized on ship off French coast

French police stand guard next to the "Carib Palm" cargo ship on December 11, 2015 in Boulogne-sur-Mer, in the Pas-de-Calais region, after authorities seized a record-breaking 2.4 tons of cocaine from the vessel
AFP/Philippe Huguen – French police stand guard next to the « Carib Palm » cargo ship on December 11, 2015 in Boulogne-sur-Mer, in the Pas-de-Calais region, after authorities seized a record-breaking

Customs officials have seized at least 2.4 tonnes of cocaine from a cargo ship off France’s northern coast, a record for the country, officials said on Friday.

The « Carib Palm », a Moldovan-flagged freighter, had sailed from Colombia and was headed to Gdansk in Poland.

PHOTO: http://cdn2.shipspotting.com/photos/middle/9/0/8/844809.jpg

It docked at the northern French port of Boulogne-sur-Mer on Thursday night, a source close to the investigation said, confirming a report by France 3 television.

« The ship was intercepted yesterday (Thursday) at 6:30 pm at sea and at 8:00 pm was brought to the dock at Boulogne-sur-Mer, where the search operation began, » the finance ministry said in a statement.

« The drugs were concealed behind a metal partition. »

Finance Minister Michel Sapin described the drugs as « the largest seizure of cocaine » ever in mainland France. The haul has a street value of around 50 million euros ($55 million).

Customs officials were continuing to search the ship, which was carrying raw materials.

The 12 crew members, who are Turkish and Ukrainian, were being held by customs and were set to be formally detained.

https://en-maktoob.news.yahoo.com/lightbox/french-police-stand-guard-next-carib-palm-cargo-photo-194944174–finance.html

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FRANCE (Narcotrafique maritime): saisie historique en métropole de plus de deux tonnes de cocaïne

Publié le : vendredi 11 décembre 2015 |

Saisie historique en métropole de plus de deux tonnes de cocaïne

Patrouilleur garde-côtes de Boulogne-sur-Mer | © Douane
La drogue a été découverte à bord d’un cargo dérouté par le patrouilleur garde-côtes de Boulogne-sur-Mer.

Les services garde-côtes de la douane française viennent de réaliser la plus importante saisie de cocaïne jamais réalisée en métropole à ce jour.

La drogue, découverte à bord d’un cargo dérouté hier soir par le patrouilleur garde-côtes de Boulogne-sur-Mer, est en cours de pesée mais, selon les premières estimations, les quantités devraient dépasser deux tonnes.

Le navire a été intercepté hier à 18h30 en haute mer et a été ramené à quai à 20 heures à Boulogne-sur-Mer où les opérations de fouille ont débuté.

La drogue était dissimulée derrière une cloison métallique. Plusieurs personnes sont actuellement en retenue douanière.

Le parquet de Boulogne-sur-Mer est saisi de l’affaire.

Compte-tenu des quantités d’ores et déjà trouvées à bord, la prise est la plus importante à ce jour en métropole.

Contacts presse

  • Cabinet de Michel SAPIN : 01 53 18 41 13 sec.mfcp-presse@cabinets.finances.gouv.fr
  • Cabinet de Christian ECKERT : 01 53 18 45 04 / sec.sebud-presse@cabinets.finances.gouv.fr
  • Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : 01 57 53 42 11 / dg-bic@douane.finances.gouv.fr
Auteur : Bureau de l’information et de la communication

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12644-saisie-historique-en-metropole-de-plus-de-deux-tonnes-de-cocaine-

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articles

Over two tonnes of cocaine seized on ship off French coast

Yahoo News – ‎il y a 6 heures‎
Lille (France) (AFP) – Customs officials have seized at least 2.4 tonnes of cocaine from a cargo ship off France’s northern coast, a record for the country, officials said on Friday. The « Carib Palm », a Moldovan-flagged freighter, had sailed from

French police make record-breaking cocaine seizure near Calais

ABC Online – ‎il y a 6 heures‎
Customs officials have seized at least 2.4 tonnes of cocaine from a cargo ship off France’s northern coast, a record for the country. The Carib Palm, a Moldovan-flagged freighter, had sailed from Colombia and was headed to Gdansk in Poland. It docked

France makes record two tonne cocaine haul

The Local.fr – ‎il y a 10 heures‎
The drugs were brought in a ship travelling from Colombia and destined for Gdansk in Poland. This is a record amount in metropolitan France. « The ship was intercepted on Thursday at 18:30 in the open sea and was brought to the docks in Boulogne-Sur-Mer …
Over two tons of cocaine seized on ship off French coast

The Daily Star – ‎il y a 8 heures‎
French police stand guard next to the moored cargo ship « Carib Palm » on December 11, 2015at the Port of Boulogne-sur-Mer, in the Pas-de-Calais region, after authorities seized a record-breaking 2.4 tons of cocaine from the vessel on December 10.

France trumpets major cocaine seizure

TradeWinds (subscription) – ‎il y a 1 heure‎
They carried out the drugs bust at Boulogne-sur-Mer on the 1,520-dwt Carib Palm (built 1977) as stopped their on the way to Poland from Colombia, according to AFP. The drugs have a street value of about EUR 50m ($55m). The Moldovan-flag ship is …

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FRANCE (Boulogne-sur-Mer.): plus de 2 tonnes de cocaïne saisies par les douaniers

Capture d'écran Google maps

Le « Carib Palm » faisait route vers Gdansk. (Photo : Benoît Lobez)

photo:http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/shipping/23847-saisie-record-de-cocaine-au-large-de-boulogne-sur-mer

Plus de deux tonnes de cocaïne ont été saisies jeudi soir sur un cargo naviguant au large de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), a-t-on appris vendredi de source proche du dossier. Cette saisie pourrait valoir une cinquantaine de millions d’euros à la revente.

Le cargo «Carib Palm», battant pavillon moldave, en provenance de Colombie et à destination de Gdansk en Pologne, a été dérouté en début de soirée par un patrouilleur et ramené au port de Boulogne-sur-Mer, selon nos confrères de France 3 Nord-Pas-de-Calais. Lors du contrôle du navire, d’une longueur de 75 mètres environ, les agents de la douane ont découvert plus de deux tonnes de cocaïne. Trois membres d’équipage ont été placés en retenue douanière.Le parquet de Boulogne-sur-Mer est saisi de l’affaire.
La drogue dissimulée derrière une cloison métallique

Selon Michel Sapin, ministre des Finances et des comptes publics, et Christian Eckert, secrétaire d’État chargé du Budget, les garde-côtes de la douane française «ont réalisé ce matin la plus importante saisie de cocaïne jamais réalisée en métropole à ce jour».

«Le navire a été intercepté hier (jeudi) à 18h30 en haute mer et a été ramené à quai à 20 heures à Boulogne-sur-Mer où les opérations de fouille ont débuté. La drogue était dissimulée derrière une cloison métallique», a indiqué le ministère des Finances dans un communiqué.

JACQUES-OUDART FOURMENTIN

Port d’attache BOULOGNE SUR MER

Longueur HT 43,30 m Largeur HT 9,00 m

Creux 4,75 m Spécificité Grue de manutention, superstructure en aluminium, local plongeurs avec compresseur d’air

Puissance type moteur 2535 CV Capacité GO 36,6 m³ Capacité ED 8 m³

Equipage 22 personnes

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/12/11/97001-20151211FILWWW00157-boulogne-sur-mer-plus-de-2-tonnes-de-cocaine-saisies-au-large.php

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COLOMBIA: drug trafficking

Drug trafficking in Colombia
Some 4% of the world’s population has consumed cocaine in his or her life. That is almost 300 million people. Approximately half of this cocaine comes from Colombia.

Last year alone, at least 17 million people used the illicit drug, allegedly consuming between 700 and 800 tons of pure cocaine with a street value of at least $20 billion.

The demand for the drug comes primarily from the United States and Europe, but South America — particularly Brazil — has also grown into a major consumption market.

Prevalence of cocaine use per country

http://colombiareports.com/html/cocainepopularity.html

Full screen map

Almost all cocaine consumed across the globe comes from Colombia, Peru and to a lesser extent Bolivia; countries where coca — the crop used for cocaine — has been common for centuries and is consumed legally by chewing the leaves or making tea.

In Colombia, the coca used to produce cocaine is grown mostly in remote parts of the country where the state has long lacked control.

Because of the lack of state control, the necessary amount of land is available for all kinds of illegal or informal activity.

Colombian coca farmers use approximately an accumulated area of between 69,000 hectares (266.5 mi2) and 112,000 hectares (432 mi2) to produce the country’s cocaine.

The UN estimates that some 64,500 Colombian farming families, a population of more than 300,000, live off coca.

These families receive on average little less than $1,200 a month from selling coca, which sells at a little more than a dollar per kilo, depending on the region.

To produce one kilo of cocaine some 125 kilos of coca is needed, which would cost a local drug lab $137.50. Once the lab has turned the coca leaves first into coca paste, then into coca base and ultimately into real cocaine, the value will have increased to $2,269.

By the time it gets to the street in, for example the United States, that kilo of cocaine will provide $60,000 in revenue. In Australia this could be as much as $235,000.

A resilient industry

Authorities are trying to curb coca cultivation by eradicating plants and, until recently, spraying chemicals over areas where coca fields are most prevalent.

Nevertheless, Colombia last year had a potential cocaine production of 487 tons, more than half of what is consumed globally.

According to Colombia’s Defense Ministry, it destroyed more than 65,000 hectares of coca in 2014. This it likely inaccurate as it would be almost the entire area used for coca cultivation.

It is safe to expect that next year’s coca cultivation will only see an increase or decrease of several thousands of hectares.

Colombia does not have an extensive crop substitution program like Peru, meaning some farmers continue cultivating coca after their current harvest has been destroyed.

MORE: http://colombiareports.com/drug-trafficking-in-colombia/
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DOUANE FRANÇAISE: maintien du plan stratégique douanier (PSD)

NARCOTERRORISME: que les narcos se rassurent!

Hélène Crocquevieille, dans sa conception de la continuité du service de l’Etat,  continuera son plan de destruction de la Douane française en maintenant le plan stratégique douanier (PSD)

°°°

Douanes : la parole du Président piétinée

Le 16 novembre, devant les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles, le Président de la République a annoncé la création de 1000 emplois à la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI), afin de lutter contre le terrorisme qui frappé si durement notre pays le 13 novembre dernier.

Pour la Douane, il s’agit d’un renversement majeur de politique, puisque depuis 1993, il n’était question pour notre administration que de suppressions de postes, quelle que soit la couleur politique du gouvernement : 6 000 postes ont ainsi été détruits en deux décennies.

L’intersyndicale douanière au complet se réjouit que cette mesure ait été annoncée. Nous dénonçons depuis des années que la destruction du service public douanier (suppressions de postes, fermetures de bureaux et de brigades) a pour conséquence de diminuer les contrôles exercés sur tous les trafics.

Armes, argent liquide, contrefaçons, tabac de contrebande, circulent ainsi avec de moins en moins de contraintes, sur un territoire qui s’apparente de plus en plus à un désert douanier.

Même s’ils sont habitués aux mauvaises nouvelles, les syndicats douaniers ont une nouvelle fois dû faire face à une déception de poids après l’annonce présidentielle. Très rapidement, les informations qui nous sont parvenues de notre ministère de tutelle, le ministère des finances et des comptes publics, indiquait qu’il ne s’agirait pas d’une création nette de 1000 emplois mais d’un tour de passe passe comptable indigne au regard de l’urgence de la situation : seuls 530 emplois seraient effectivement créés sur deux ans. Dans le calcul, le ministère intégrerait 470 emplois « non supprimés » (suppressions projetées en programmation pluriannuelle mais non votées par le Parement) sur la même période pour atteindre ce total de 1000.

Si elle était confirmée, cette décision serait une véritable insulte faite non seulement aux douaniers, mais aussi à l’ensemble des citoyens français. Les fédérations des syndicats du ministère ont demandé que des précisions leur soient communiquées à l’occasion du Comité technique ministériel du 26 novembre. Un refus du ministère leur a été opposé. Le seul rendez vous dont disposent les syndicats est celui du 2 décembre au matin avec la directrice générale des douanes. Cette même directrice générale qui a récemment annoncé le maintien de son plan stratégique douanier (PSD), au cœur duquel la suppression de nombreuses infrastructures douanières figure comme objectif.

Nous vous donnons donc rendez vous le 2 décembre à 14h au siège de la CGT Douanes à Montreuil, pour rendre compte de la déclinaison pratique de l’annonce de François Hollande. Nous espérons que l’administration ne confirmera pas le schéma de « créations-non suppressions » évoqué plus haut. Ceci constituerait ni plus ni moins qu’une invalidation complète de la parole de François Hollande, pourtant formulée de façon très solennelle devant l’ensemble de la représentation nationale. Le plan exceptionnel de lutte contre le terrorisme serait déjà invalidé de sa substance, quelques jours à peine après les terribles attentats qui ont frappé notre pays.


Contacts CGT : P.HOFFMANN (06.30.90.48.60), M.DONÀ (06.75.81.78.98)

http://www.snad.cgt.fr/actu/article/compte-rendu-de-la-reunion-du-2-decembre

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Compte-rendu de la réunion du 2 décembre

« Les mesures de sécurité mises en œuvre depuis les attentats du 13 novembre »ECQUERT CROCQUEVEILLE

La Directrice générale Hélène Crocquevieille, en écho aux propos tenus la veille par le secrétaire d’Etat Christian ECKERT, est revenue sur les engagements présidentiels en décidant de poursuivre son sinistre plan de destruction de la douane entrainant de facto non pas 1000 douaniers supplémentaires mais seulement 500…

 

Document à télécharger

PDF - 324.2 ko

http://www.snad.cgt.fr/actu/article/compte-rendu-de-la-reunion-du-2-decembre

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Etats-Unis: l’héroïne, nouveau front de la lutte antidrogue | Courrier international

heroine_krauzeDe Newton (New Hampshire) – Quand Courtney Griffin prenait de l’héroïne, elle mentait, disparaissait de chez elle et volait de l’argent à ses parents pour satisfaire une addiction qui lui coûtait 400 dollars [375 euros] par jour. Sa famille payait ses dettes, n’a jamais porté plainte et a gardé le secret sur sa toxicomanie jusqu’à ce que la jeune fille succombe à une overdose l’année dernière. Lors de ses funérailles, ses parents ont décidé de rendre publique la réalité : leur fille, belle et brillante, qui avait tout juste 20 ans, qui jouait du cor au lycée et rêvait de vivre à Hawaii, avait été renvoyée du corps des Marines pour usage de drogue. Elle a fini par faire une overdose au […]

Katharine Q. Seelye

http://www.courrierinternational.com/article/etats-unis-lheroine-nouveau-front-de-la-lutte-antidrogue

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DOUANE FRANÇAISE (DNRED): la grogne des douaniers après la mort d’un collègue, tué lors d’une opération (article préfacé par Marc Fievet)

DOUANELes moyens qu’avaient mis à l’époque le ministre du budget Michel Charasse  n’ont cessé de diminuer depuis son départ de Bercy et les DG « poules mouillées *» qui ont succédé à Jean Dominique Comolli à la tête de la Douane française  n’ont su que faire passer la pilule de l’austérité auprès des gabelous.
L’un des plus performants pour sabrer la douane fut sans aucun doute Francois Auvigne, cet inspecteur des finances, qui bien que ne connaissant pas la douane française en devint quelques temps son DG. Pour les autres…de l’inconsistant Jean Luc Viala en passant par le lobbyiste Pierre Mathieu Duhamel (DG, LVMH puis directeur du budget!), l’énarque François Mongin qui malgré le fait qu’il était le boss aussi de TRACFIN a souffert de cécité absolue en devenant Inspecteur général d’ HSBC, la banque qui aimait tant « baiser » le fisc français jusqu’à Jérôme Fournel, certes très opérationnel dans les inaugurations de galeries d’art et sublimant dans ses contacts avec le monde du luxe, mais qui n’aura pas non plus fait en sorte que la douane soit dotée des budgets indispensables pour atteindre les résultats que l’on est en droit d’attendre de ce service régalien en matière de lutte contre la narcotrafic.

Aujourd’hui, certes la Douane enregistre chaque année des progressions spectaculaires de saisies en matière de stups, mais … qui ne sont en réalité que la conséquente directe de l’explosion de l’ampleur du trafic.

Alors oui, Héléne Crocquevielle, « Il a, lui aussi, été une victime du terrorisme »  mais aussi des politiques menées par vos prédécesseurs sur ordres des ministres du budget.

Marc Fievet – NS 55 DNRED

* à la soumission totale aux volontés politiques au détriment de l’efficacité du service.

———————-

Gaël Vaillant, envoyé spécial à Marseille (Bouches-Du-Rhône)

Lunettes noires, brassards orange, la boule au ventre, une foule compacte de plus de 500 douaniers a assisté avant-hier, à Marseille, aux obsèques de Pascal Robinson, leur collègue tué lundi dernier d’une balle dans la tête par un présumé trafiquant d’armes lors d’une opération de routine. La cérémonie, présidée par le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, chargé des douanes, avait lieu en même temps que l’hommage aux victimes des attentats de Paris. « Il a, lui aussi, été une victime du terrorisme », justifie Hélène Crocquevieille, directrice générale des douanes.La grogne des douaniers après la mort d'un collègue, tué lors d'une opération© Maxppp La grogne des douaniers après la mort d’un collègue, tué lors d’une opération
« Nos petites voitures tremblent au-delà des 170 km/h »
A voir ses états de service, Pascal Robinson, décoré de la Légion d’honneur à titre posthume, était un agent exceptionnel, à la tête d’une des équipes marseillaises de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), l’élite de la profession. Parti du bas de l’échelle, il a « enchaîné les résultats remarquables et remarqués », selon Christian Eckert. Surtout, « Pascal personnifiait la douane », comme l’explique un de ses collègues. Débrouillard, modeste, sportif accompli, il enchaînait les journées de travail de 24 heures. « Il n’était pas un cow-boy. Il était précis, organisé et déterminé. Il tenait avant tout à la sécurité de son équipe », raconte son frère, Emmanuel Robinson. « En ce maudit lundi 23 novembre, il a payé de sa vie pour nous sauver », lance, entre deux sanglots, sa coéquipière chargée de lui rendre hommage pendant les obsèques.Ce parcours de héros de l’ombre démontre aussi les conditions de travail compliquées d’une profession méconnue. Pour combler le manque d’effectifs, de matériel ou d’appui administratif, Pascal Robinson bricolait sans cesse, faisait avec les moyens du bord. « Ainsi, à la veille d’une intervention, mon frère a dû fabriquer un bélier avec l’aide de notre père. C’était artisanal, de la bricole du dimanche, mais cela a permis de défoncer une porte », se souvient Emmanuel Robinson.Pour Vincent Thomazo, du syndicat Unsa-Douanes, l’exemple des « go fast », ces trafiquants qui remontent des chargements de drogue à 250 km/h de l’Espagne à la région parisienne, est le plus parlant : « Ils ont des 4 x 4 avec pare-buffle et le passager est équipé d’un fusil d’assaut quand nous n’avons que nos petites voitures qui tremblent au-delà des 170 km/h. » Un douanier, qui avait « boosté » sa moto personnelle avec l’aide d’un ami garagiste, se souvient avoir réussi à rattraper un go fast sur l’autoroute. « Mais quand ils ont sorti une kalach, qu’est-ce que je pouvais faire? On n’est pas des James Bond. »Pascal Robinson a lui aussi « hurlé » contre une voiture d’intervention pas assez puissante pour suivre les grosses cylindrées des trafiquants. Lui aussi, il a fini par utiliser son propre téléobjectif afin d’obtenir de meilleurs clichés. « La débrouille à tous les niveaux, cela permet d’avoir une certaine souplesse, d’aller plus vite dans les enquêtes », note son frère qui ajoute aussitôt : « Mais, pour Pascal, son métier et sa vie privée ne faisaient qu’un. » Sophie, sa compagne, est également douanière.« Les douaniers sont un peu les oubliés de la République », déplore encore Emmanuel Robinson. Pour preuve, c’est l’un des services qui a le plus souffert de la règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, instaurée en 2007.

« On perd un douanier par jour depuis dix ans »

« On perd un douanier par jour depuis dix ans. Les services sont complètement exsangues », s’emporte Vincent Thomazo, qui évoque « une profession en souffrance ». « On prend sur soi. C’est vrai que nous partons le lundi matin au boulot et, à cause d’une filature qui nous mène jusqu’en Espagne, nous ne revoyons notre femme et nos enfants que le jeudi soir. Mais c’est notre devoir », explique un agent. « C’est une profession muette, admirable car elle fait passer le service de la France avant ses préoccupations existentielles », commente le frère de la victime.

En ces temps d’état d’urgence, la douane est pourtant en première ligne contre le trafic d’armes de guerre qui alimente petite délinquance, grand banditisme et réseaux terroristes. « La mort de Pascal rappelle le rôle essentiel que les douaniers jouent pour la sécurité du territoire. Dieu sait dans quelles mains auraient fini les armes de ce trafiquant qui a assassiné mon frère », a lancé Emmanuel Robinson avant-hier devant le cercueil de son frère. Avant d’interpeller Christian Eckert : « Je sais que les moyens ne font pas tout, mais dans les arbitrages que vous ferez pour le prochain projet de loi de finances, en souvenir de mon frère et pour tous ses collègues, ne faites pas des douanes françaises le parent pauvre de la sécurité française. » Après son discours, nombre d’agents, soumis au devoir de réserve, l’ont discrètement remercié pour cette critique publique.

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/la-grogne-des-douaniers-apr%C3%A8s-la-mort-dun-coll%C3%A8gue-tu%C3%A9-lors-dune-op%C3%A9ration/ar-AAfN2wd?li=AAaCFan&ocid=SL5MDHP

Source : DOUANE FRANÇAISE (DNRED): la grogne des douaniers après la mort d’un collègue, tué lors d’une opération (article

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DROGUE: Héroïne, drogue, rush, coma

Une drogue à très forte dépendance connue sous le nom de « fromage d’héroïne » est un mélange de goudron noir d’héroïne mexicaine (appelée « goudron noir » en raison de sa couleur) et d’un médicament contre le rhume, qu’on se procure sans ordonnance, comme le Tylenol PM.

La drogue ne coûte que quelques dollars la dose et des enfants rendus accros au fromage d’héroïne, dès l’âge de 9 ans, ont été dépêchés vers les salles d’urgence des hôpitaux pour sevrage de l’héroïne.

La combinaison de ces deux drogues peut provoquer des dysfonctionnements des fonctions vitales du corps, comme un ralentissement de la respiration et des battements cardiaques qui peuvent entraîner la mort. Depuis 2004, le fromage d’héroïne est responsable d’au moins quarante morts dans le nord du Texas, selon les autorités locales.

Ce que les dealers vous diront

Lorsque des adolescents ont été interrogés pour savoir la raison de leur première prise de drogue, 55 % ont répondu qu’ils l’avaient fait suite à des pressions de leurs amis. Ils voulaient être cool et populaires. Les dealers le savent.

Ils vont vous approcher comme un ami et vous proposer de vous « aider » avec quelque chose qui « va vous remonter ». La drogue vous « aidera à entrer dans le moule » ou « à avoir l’air cool ».

Les dealers, motivés par le profit, diront n’importe quoi pour que vous achetiez leurs drogues. Ils vous diront que l’héroïne vous protège contre l’anxiété ou que « l’héroïne sera ta meilleure défonce ».

Ils se fichent pas mal de savoir si les drogues détruisent votre vie du moment qu’ils sont payés. Ils ne se soucient que de l’argent. D’anciens dealers ont admis qu’ils considéraient leurs acheteurs comme des « pions sur un échiquier ».

Obtenez les faits sur la drogue. Prenez vos propres décisions.

lire

http://fr.drugfreeworld.org/drugfacts/heroin/the-destructive-effects-of-heroin.html

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AERONARCOTRAFIC: Coke en stock (CV) : deux « Air Cocaïne » ???

punta_cana_falcon-cd446
 30 novembre 2015

Un peu étonnante, cette appellation « d’Air Cocaïne » pour le Falcon coincé depuis deux ans sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana (1) et ses occupants récemment lourdement condamnés (20 ans !) sur place. Pour moi, le vocable était celui, plutôt, que portait depuis 2009 l’extraordinaire Boeing 727 retrouvé calciné en plein désert au MaliLe début de cette série, justement, alors que nous voici au numéro 105, aujourd’hui, tiens. Les deux affaires ont-elles des liens ? Peut être bien, car derrière les deux des ramifications européennes existent bel et bien : on a bien affaire à une mafia internationale… aux assises françaises assurées, comme l’a dit d’ailleurs l’un des pilotes condamné récemment (1). Une mafia tellement puissante qu’elle peut défier des Etats ; ou s’accommoder des chefs d’Etats, comme elle l’avait fait visiblement avec Amadou Toumani Touré (ATT), et comme elle l’avait fait plusieurs décennies auparavant avec le président du Mexique… Carlos Salinas de Gortari, très lié à une certaine famille texane… Retour d’abord au Mali, avant d’évoquer des faits assez extraordinaires apparus ces dernières années…

cockpit_mali_boeing-354abL’affaire du transport d’un tonnage aussi conséquent de cocaïne fait en effet penser, dans une moindre mesure, à ceux effectués au temps de Pablo Escobar, dans les années 80, ou évoque aussi l’affaire trouble du 727 malien de 2009, dans laquelle les services secrets français semblent s’être beaucoup activés pour épargner dans un premier temps le président Amadou Toumani Touré (ATT), complice visiblement des narco-trafiquants. C’est la DGSE (malienne et non française) qui avait bloqué l’accès aux ruines fumantes de l’appareil, bloquant l’accès aux débris du Boeing 727, rappelons-le (mais quel était sa liberté exacte face à son homologue français, déjà bien présente dans le pays ?). Comme le précisait Wikileaks, en tout cas, on avait bloqué l’accès aux ruines encore fumantes (2) :

 

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Un agent plutôt trouble

On a retrouvé après les vestiges où les détails de l’identification de l’avion avaient été enlevés avec minutie, l’incendie n’ayant pas tout détruit… Les américains avaient fort peu apprécié, comme d’ailleurs les algériens : « en novembre 2009, lors d’une rencontre avec le commandant de l’Africom à Alger, le géArtemisia_annua-82637néral Ward, le Président algérien, Abdelaziz Bouteflika, avait qualifié le Président ATT d’ être l’ami des voleurs et des victimes en même temps’’ explique Mali Jet. Bref, ça se savait en haut lieu qu’ATT trafiquait !!!  Ici, en France, on se souvient surtout de l’effervescence montrée alors par le président français lors de l’affaire, venu faire la leçon au même ATT devant les objectifs des photographes et son souci premserge-daniel1-d0d66ier d’aller récupérer au plus vite Pierre Camatte, dont beaucoup faisaient dans la presse un membre (très discret) de la DGSE française, justement.  Venu là probablement pour observer le trafic, en se présentant comme un humanitaire bénévole désireux d’implanter sur place une plante capable de lutter contre le paludisme, l’Artemisia Annua (L’armoise annuelle ou qinghao). Le procédé étant lui-même controversé. A ce jour, l’homme n’a toujours pas confirmé l’assertion et la même plutôt catégotiquement démentie. Mais on se souvient ici du lapsus du coordonnateur national du renseignement à la présidence de la République, Bernard Bajolet, passé depuis à la tête de la DGSE...à son propos, lors d’une audition du Sénat. Venu prendre des renseignements sur les filières d’otages ou sur le trafic de drogue ??? (En photo Serge Daniel, le correspondant de RFI au Mali, en reportage dans le nord du pays en 2009, devant l’épave du fameux Boeing « Air Cocaïne » (N°1 ?) : le premier aussi à l’avoir décrite précisément et à s’être posé les bonnes questions au sujet de cet événement).

L’envoyé de Sarkozy fort actif sur place

En tout cas, le pouvoir en France à ce moment là s’intéresse beaucoup à la région, avec d’autres envoyés… officieux. En 2009, Bajolet était un ancien directeur général des services du département des Hauts-de-Seine, devenu conseiller à la présidence de la République sous Nicolas Sarkozy qui officiait alors à la tête des services secrets français, héritiers de la Françafrique de Foccard. gadoulet-2-daf10Lors de sa nomination en 2008 à la place du chiraquien Pierre Brochand, la presse l’avait présenté comme un « fidèle » du président Sarkozy.  Un autre personnage est aussi important à la même époque, qui avait quitté la DGSE en 2008, c’est Jean-Marc Gadoullet (ici à droite) un ancien colonel du 11e choc, arborant Croix de guerre et Légion d’honneur, très présent lors des prises d’otages au Sahel, son terrain de prédilection, grâce à ses contacts privilégiés avec Ahmada Ag Bibi, l’un des lieutenants d’Iyad Ag Ghaly, le chef d’Ansar Dine (ici à gauche (3)). Gadoullet, avec un tel répertoire et un tel agenda, devait être obligatoirement au courant de l’étendue du trafic. al_galy-2-56670Et notamment des passages réguliers de gros porteurs venus directement d’Amérique du Sud. Ses liens étroits, également, avec Mami Coulibaly, le patron de la DGSE malienne devait pour sûr lui avoir ouvert les yeux sur ce qui se tramait à Tarkint. Lorsque il négociera la libération de trois otages d’Areva, dont Françoise Larribe, devant le terrible Abou Zeid, rencontré à sept reprises, en annonçant un peu vite le paiement de 12 millions de rançon (et 20 voire 25 en octobre 2013 pour les autres otages), Gadoullet scellera de fait la chute de Coulibaly : ATT n’ayant pas supporté que le premier informé ait été Sarkozy, que le responsable malien avait appelé en premier, et non lui-même !!! Des responsables de la sécurité malienne parlant en priorité à Nicolas Sarkozy, pour quelle raison exactement ? Par seule défiance d’ATT, leur supérieur hiérarchique attitré ??? Quelle étrange procédure !

Les notables maliens noyés jusqu’au cou dans le trafic

mali_jet-d5190Mali Jet en fait ici le 10 mars 2014 un résumé affligeant, de cette implication présidentielle malienne dans le trafic, bien plus intense que ne le laissait entrevoir l’épave calcinée, simple bout d’un immense iceberg : « c’est en 2009, avec l’affaire ‘’Air Cocaïne’’ que la preuve de l’implication de l’ancien chef de l’Etat, ATT, dans le trafic de drogue, a été établie. Pour preuve, entre novembre 2009 et février 2010, au moins quatre atterrissages en territoire malien, d’avions bourrés de cocaïne, ont été autorisés par Koulouba (la présidence) ». L’accusation est en effet grave : c’est bien celle d’une collusion entre le pouvoir et les trafiquants : »le cas le plus médiatisé fut le Boeing 727 d’Air Cocaïne, calciné à Tarkint, au nord de Gao, après qu’on l’ait débarrassé de son contenu. baba_ould-c8353Selon ce rapport accablant, en novembre 2009, c’est le maire de Tarkint, Baba Ould Cheick (ici à droite), les officiels de Gao, et le maire Sadou Diallo, qui étaient présents pour accueillir les quelques tonnes de cocaïne qui furent toutes déchargées avant qu’on ne leur fit prendre une destination inconnue. Ce Baba Ould Cheick aurait également été présent lors de l’atterrissage d’un avion cargo sur la piste de Néma, près de la localité de Kita, à 76 km de Tombouctou, le 25 janvier 2010. Plusieurs tonnes de cocaïne ont été déchargées et il a fallu quatre rotations de six véhicules 4×4 pour transférer la drogue en un lieu non déterminé. Les véhicules auraient été escortés par des hommes d’AQMI lourdement armés ». Terrible révélation d’un trafic régulier de gros porteurs, avec un président qui fermait les yeux, au point de laisser des terroristes reconnus venir directement se servir à l’arrière des appareils. Incroyable scénario, digne d’Hollywood !

Pas un seul atterrissage, mais plusieurs !!!

nema-55242C’est un fait qu’il n’y avait pas eu un vol de fort tonnage de coke, mais plusieurs. Aujourd’hui, personne ne le nie plus. « Cet émissaire d’ATT, Baba Ould, a accueilli un autre appareil à Ain In Esseri, prés de Tinzaouten, le 9 février 2010. Mais le hic est que de tels atterrissages se seraient produits également au sud et à l’ouest du pays. En témoigne cet avion qui a déchargé, le 6 février, 4 tonnes de cocaïne prés de Kayes, en présence de plusieurs responsables locaux et de militaires basés à Nampala ; ces derniers ayant même balisé la piste. Rien n’indique dans le document que ces commis de l’Etat étaient mis au parfum du contenu de l’appareil dont le lieu et les conditions d’atterrissage étaient, quand-même, plus que suspects ». En somme, le trafic durait depuis des mois, voire des années : de gros porteurs avaient remplacés les « Mermoz » qui officiaient sur petits bimoteursou plutôt, comme au temps de Barry Seal aux USA, effectuaient des rotations alternées. Un jour un petit Cheyenne (ici un Piper PA-31T, modèle américain, N85GC, détenu il y a quelques temps maintenant par un français), un autre… un énorme Antonov ou un vieux Boeing… pour amener la coke. Rappelons ici cette analyse de l’adaptativité remarquable des trafiquants au fur et à mesure des saisies, ou les tarfis des pilotes pour faire le trajet du Venezuela à la côte Ouest africaine : entre 200 000 et 300 000 dollars l’expédition !!

Un gros porteur russe de prévu 

« L’un des avions de l’Organisation a été capturé en Sierra Leone en juillet 2008 avec des plus de 1.320 livres de cocaïne à bord. Les membres de l’équipage et leurs contacts locaux – trois Colombiens, deux Mexicains, deux Vénézuéliens et un homme de Guinée-Bissau – ont été condamnés en Sierra Leone en avril et extradés vers les États-Unis. L’arrestation fait suite à deux vols de cocaïne similaires, l’un d’un avion vénézuélien. Cet avion avait atterri en Mauritanie, sur la côte ouest de l’Afrique, et un autre d’un avion prêt à décoller pour l’Afrique du Venezuela, mais il est difficile de savoir si le même gang en était responsable. En 2009, l’Organisation a acheté un avion de fret en Moldavie qui est capable de transporter 7 tonnes de cocaïne à un moment, dit la DEA (c’était l’avion de Yaroshenko,un des pilotes de Viktor Bout, un énorme Ill-76). Le gang prévoyait d’utiliser l’avion pour des expéditions à travers l’Afrique de l’Ouest en utilisant les coordonnées de navigation par satellite. Des gangs africains feraient alors passer clandestinement la drogue en Europe. D’autres contrebandiers ont apparemment la même idée. Le 2 novembre, une tribu a trouvé la carcasse incendiée d’un Boeing 727 stationné dans le sable dans la région de Gao au Mali. Il y avait des barils vides de carburant à proximité (on notera quil n’y en avait plus sur les clichés…). Les enquêteurs pensent que l’avion venait du Venezuela et qu’il été utilisé pour la contrebande de drogues, Comme l’a dit Schmidt, le directeur régional de Office de l’ONU contre la drogue et le crime, lors d’une conférence le 16 novembre, selon le service fonctionnel de nouvelles Agence France-Presse. Le Mali n’a pas commenté les dires de Schmidt. En décembre, Antonio Maria Costa, chef de l’ONU Office contre la drogue et le crime, a appelé la découverte de la 727 « un nouvel exemple des liens entre la drogue, la criminalité et le terrorisme. » 

Des trafiquants liés à l’intelligentsia locale

3930024-5926720-a5311A noter qu’en Mauritanie, j’avais retrouvé en 2011 la trace d’un trafiquant français lié à Chbih Ould Cheikh Melainine (ici à droite), un élu local titulaire d’un « passeport pour la liberté », décerné en 2003 par le Parlement européen, et lié également à Mohamed Ould Haïdalla, le fils de Mohamed Khouna Ould Haïdalla, le lieutenant-colonel de l’armée, devenu président de la Mauritanie entre 1979 et 1984. Eric « Mika » Walter, alias « Amegan », en cheville avec un baron colombien et un trafiquant… algérien. On avait intercepté sa camionnette avec à bord 762 kilos de cocaïne (14 millions d’euros) correspondant à un « arrivage » par petit porteur bimoteur. Et là encore, même scénario  : « A bord du véhicule, deux espagnols : Miguel Calderon Angel et son compatriote Juan Carlos Perro, un mexicain, un sahraoui du nom de Bouya Ahmed, et le propriétaire du bus Mohamed Ahmedou. Tous seront arrêtés… et vite libérés. De quoi écœurer les policiers mauritaniens, ravis de leur prise. » avais-je écrit. « Deux autres personnalités ont été mises en cause. La première est un homme politique très connu, Chbih Ould Cheikh Melainine, incarcéré pendant des années sous le précédent régime. Ses accointances avec les rares protagonistes connus de l’affaire (dont le fils de l’ex-président) lui ont valu d’être longuement entendu par la police avant que le dossier le concernant ne soit « classé sans suite » avait écrit Le Monde le 31 avril 2007après l’arrivée du petit bimoteur à Nouadhibou. L’homme avait travaillé auparavant au sein de la SpoissonOFRIMA celle chargée des pêcheries (à gauche un extrait de « Le Dossier de la Mauritanie  » d’Attilio Gaudio). Sur sa page Wikipedia, aucune trace de son implication. Le Cridem criera à l’époque à la chasse aux sorcrières des journalistes quand ceux-ci évoqueront le cas de Chbih Ould Cheikh Melainine… : « l’affaire de la drogue, au lieu de livrer ses véritables contours à une opinion toujours sur sa faim, s’est tout simplement transformée en une cabale dirigée contre le maillon faible : la presse. Après avoir essuyé la colère des hommes d’affaires, les journalistes sont sous les griffes d’hommes politiques. La machine de la poursuite judiciaire n’a jamais aussi bien fonctionné pour terroriser le 4e pouvoir. Comme si on veut pousser les journalistes jusqu’au dernier retranchement. Cette manière d’agir s’apparente à une volonté délibérée d’étouffer la liberté de la presse« . Une presse qui savait prendre des photos pourtant : en 2012, un cliché montrait Chbih Ould Cheikh Melainine avec comme décor derrière lui le chef du hezzbollah Sayyed Hassan Nasrallah, et de Mohamad Mughniyeh, tué à Damas en 2008…

Et un français, Eric Walter, à la tête du réseau !

Walter avait pourtant tout déballé lors de son interrogatoire : embour saisie 2007n fait, « Eric Walter Ameganprénommé aussi Mika est un franco-congolais, âgé de 27 ans, au moment de son extradition, le 20 janvier 2009, par le Sénégal, vers la Mauritanie. Principal accusé dans les diverses affaires de transit de drogue qui secouent le pays, il se singularise, des autres détenus, par la densité et la précision de ses aveux. Il y livre les noms des réseaux avec lesquels il coopère, outre-Atlantique et en Guinée Bissau. Dans ses aveux, il participe à la séquestration puis à la torture de son complice Mini Ould Soudani avec l’aide de Sid ‘Ahmed Ould Taya, officier de police. Il reconnait avoir projeté de faire atterrir, en Mauritanie, un avion chargé de stupéfiants en provenance de l’Amérique Latine. » On apprend par la même occasion lors de la demande d’extradition d’Amegan du 20 avril 2009 d’où il est originaire exactement : « est autorisée l’extradition du nommé Eric Walter Amegan, né le 31 octobre 1972 à Paris XIV (France), de Augustin et de Bénédicte Géoffry, agent immobilier, demeurant à la Résidence Mangrove Saly, Mbour » dit le décret signé du premier ministre sénégalais Cheikh Hadjibou Soumaré et du président de la République, Abdoulaye Wade. Il habitait Mbour, un des hauts-lieux du trafic de drogue au Sénégal ! Là où on a retrouvé échoué un petit bateau avec encore à bord des tonnes de cocaïne, et un peu plus tard la maison des trafiquants qui attendaient d’être livrés.  « Le 27 juin 2007, la gendarmerie sénégalaise a saisi 1,2 tonne de cocaïne sur une plage de M’bour, à 100 km au sud de Dakar. Le 30 juin 2007, une autre cargaison de 1,2 tonne a été saisie dans une maison non loin du lieu de la première saisie. Sept personnes ont été arrêtées » note le rapport d’octobre 2007 de l’ONU « sur la situation du trafic de cocaïne en Afrique de l’Ouest »

Deux super-avocats pour le défendre !

Mais il y aura plus étonnant encore car Walter, pourtant condamné en un premier temps à 15 ans de prison, (c’est 30 habituellement, mais il a avait eu comme défenseurs deux ténors français : Eric Dupont-Moretti et Jacques Vergès)., s’est retrouvé… libre à la suite d’une bien étrange intervention comme je l’avais aussi découvert : « Condamné à 15 ans comme sa victime, un décret présidentiel du 15 février 2011 leur accorde une réduction de peine de 5 ans. En profitera, également, Sid’Ahmed Ould Taya, correspondant d’Interpol en Mauritanie durant la période de commission des faits mais dont la peine initiale ne dépassait pas 7 ans. Il sortira de prison un peu plus tôt. Le 23 février, soit une semaine après la remise, l’ambassadeur de France à Nouakchott s’entretient avec le Ministre de la Justice, Abidine Ould Khaïry. Rien ne filtre de l’entrevue. Un premier pas est franchi, seulement deux mois après le séjour de Antonio Injai à Nouakchott et son audience avec le Président Mohamed Ould Abdel Aziz. Pourquoi s’arrêter en milieu de pente ? Le 13 juillet 2011, Eric Walter et 30 autres sur les 32 prévenus sont acquittés par la Cour d’appel de Nouakchott » s’émeut Adrar Info, qui fait un lien direct entre l’intervention de l’ambassadeur français et la libération d’Eric Walter ! « Cette étonnante mansuétude renforce en effet l’idée d’un pouvoir mauritanien décidément très lié aux réseaux de drogue du pays« , avais-je conclu.

La fuite d’ATT

ATT, en ce qui le concerne, a depuis fuit le pays pour se réfugier au Sénégal, où il a témoigné le 30 mars dernier devant des juges français sur une autre affaire : celle des fonds lybiens qui auraient été versés à Nicolas Sarkozy. Comme le rappelle en effet ici RFI Afrique, c’est en effet le malin Amadou Cheikh Bani Kanté, qui coordonnait le LAP, les fonds d’investissement libyens au Mali. A la lecture de cet affligeant dossier à charge, on comprend mieux l’intérêt ou le but de l’intervention française qui a suivi… le changement de président français et le départ pitoyable d’ATT, finalement lâché par l’Elysée, à savoir par un Sarkozy ulcéré… par l’attitude du chef d’état Malien, toujours tout sourire lors de ses rencontres.

Le rôle des USA et de l’Algérie dans l’affaire

base-secrete-americaine-c49a4Ce qui avait été la pierre angulaire de la discorde, c’était bien entendu le refus d’ATT de l’accord de réadmission sur l’immigration, ou celui de la base française à Mopti, mais aussi un fait oublié qui avait fort déplu à l’Elysée : « au même moment, les Américains renforçaient leur coopération militaire avec le Mali, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Des manœuvres militaires entre les forces des deux pays se succédaient à un rythme soutenu, soit à Bamako et/ou dans les localités du nord. Ce n’était guère un secret, les Américains s’étaient confortablement installés à Gao. Cette présence américaine agaçait l’Elysée. Et ATT, à cause de cette présence américaine au nord, s’est retrouvé dans le collimateur de la France de Sarko et du voisin algérien (qui considérait le nord du Mali comme une arrière cour). » Des américains en fait fort bien équipés en moyens de surveillance, grâce à leurs avions espions déguisés en appareils civils, ceux dont je vous ai parlé ici, ou de leurs P-3 Orion décollant de leur base secrète algérienneLes algériens étant eux-mêmes équipés d’avions américains, des Beechcraft 1900 Hisar équipés par Raytheon (ils en ont 6 exemplaires), susceptibles aussi de détecter les trafics.

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Le choix d’ATT

Des américains au courant du trafic de drogue, et qui, à coup sûr, pistaient aussi les trajets transatlantiques des narco-trafiquants. Ayant capturé Viktor Bout à Bangkok en 2008, ils avaient aussi appris les projets du célèbre trafiquant en ce qui concerne l’usage d’un gros porteur russe (un Ill-76 et Antonov 12 pour faire le relais !) piloté par Konstantin Yaroshenko, pour effectuer les mêmes rotations que celles du Boeing du désert ! Le pauvre se fera lui aussi pincer  : lui aussi à pris 20 ans Qui donc exactement pouvait craindre de voir découvert l’incessant ballet d’avions gros porteurs se posant de nuit en plein désert malien, les soutes gorgées de coke ? Qui était au courant, et qui laissé faire ? Non, décidément, dans cette affaire, comme dans toute affaire ou la cocaïne se compte en tonnes, on n’arrête pas d’être surpris. Dans un premier temps, on songe à ATT lui-même. Or c’est justement lui qui a souhaité la présence américaine et non la française ! En 2009, il faut bien le constater, l’armée malienne balbutie toujours sa lutte contre le terrorisme contre AQMI. et à cette époque, le Mali a le soutien de l’équipe Bush. Et comme on sait que où il y a de la drogue, il y a la CIA qui suit… on imagine vite un scénario déplaisant pour Paris. Les avions espions US continueront à circuler au Mali, au point de ne plus afficher leur livrée « civile », et d’arborer le look militaire de la base dont ils sont issus. En janvier 2014, en pleine opération Serval, on verra ainsi un débarquer à Gao un U-28A du Special Operations Command, immatriculé 070821, (c’est justement l’ex Sierra Nevada Corporation, N821PE) qui appartient au 319e Special Operations Squadron installé à Hurlburt Field; Plus besoin de se dissimuler !

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Les bourdes américaines

toyota-2-b37ddEt en fait de formation, comme j’ai pu ici l’expliquer, les américains commettront de belles bourdes. En offrant notamment aux militaires maliens des Toyota que l’on retrouvera peu de temps après… chez l’adversaire, revendus une bouchée de pain à en révolter le New York Times, qui écrit, dépité, le 13 décembre « ce qui est pire, aujourd’hui, c’est que la rébellion islamiste utilise les soldats et les officiers formés par les américains qui ont fait défection de l’armée régulière du Mali l’an dernier, en emportant avec eux leur formation de la lutte contre le terrorisme, leurs compétences de combat avancés, ainsi que leur connaissance des méthodes de renseignement occidentaux. La France est maintenant à affronter un ennemi islamiste que les Etats-Unis ont involontairement aidé – et les Etats-Unis peinent aujourd’hui à offrir de l’aide » reprend l’opposition droitière à Obama. En ajoutant que « le coup d’Etat au Mali – effectué par un officier formé par les américains – a surpris le renseignement américain autant que les transfuges du Mali ont fait équipe avec d’ex-soldats libyens et des milices islamistes pour se fabriquer une oasis d’Al-Qaïda dans le nord du pays. Les mêmes unités formées par les USA qui avaient été considérées comme le meilleur espoir de repousser une telle avance se sont retrouvés à la fin, comme étant la clé de voûte dans la défaite militaire du pays », note encore amèrement le New-York Times. On peut lire ici une analyse similaire, que j’ai rédigée en janvier 2013.

L’intervention française, pour mettre fin au trafic

soldats français maliCar c’est bien le trafic de drogue, qui alimente les terroristes, ce à quoi on s’est (enfin) attaqué, lors de l’opération Barkhane… (lire ici le compte-rendu fait par Rand) avec bien du retard, il est vrai, la presse n’ayant pas échappé au non dit. L’Express mettra en cause nommément Baba Ould Cheikh le 21 mars 2013 seulement… révélant dans son article l’ampleur des dégâts dans la société malienne, et jusque dans la vie politique : « les narcos achetaient les élections locales et faisaient élire certains députés », raconte Mohamed Ould Mahmoud, consultant pour des ONG. Drapé d’un boubou blanc, ce membre d’une grande famille berabiche (arabe) de Tombouctou, poursuit : « Le régime d’ATT a laissé certains clans, liés au trafic, armer des milices pour combattre les rebelles touareg. Quitte à attiser les rivalités entre communautés et à faire du Nord une « narco région »… » Deux ans après, le problème était toujours présent semble-t-il, mais cela pointe davantage désormais vers les pays voisins, dont la Guinée Bissau, éternel mauvais élève de l’Afrique : « l’argent sale de la grande criminalité achète tout », s’inquiète ce fin connaisseur des questions de sécurité. « Le responsable d’un convoi de drogue touche 20 000 dollars et il peut garder le pick up. Un officier supérieur gagne lui un million de francs CFA (1520 €) par mois et un trafiquant peut lui en proposer beaucoup plus d’un coup s’il ferme les yeux. C’est par de tels moyens que les narcos ont pris possession de la Guinée Bissau » Une Guinée Bissau cet été en pleine tourmente politique, après des années de luttes intestines violentes.

La troublante rencontre Sarkozy-ATT

sarkozy-att-2-56d79Que s’est-il dit lors de la rencontre haute en couleurs entre Sarkozy et ATT lors du retour du premier en février 2010 de sa visite au Gabon, on ne le saura peut-être jamais, mais pour le site Mali Jet il aurait pur s’agir d’une forme de… chantage bien particulier : « comme si cela ne suffisait pas, Baba Ould allait encore faire parler de lui peu après, cette fois en tant qu’émissaire d’ATT auprès d’AQMI, afin de faire libérer un otage français, du nom de Pierre Camatte, suite à un chantage de déballage que le Président Sarkozy faisait peser sur les autorités maliennes. Le document n’informe pas sur le niveau d’information de Sarkozy par rapport à ces activités criminelles, encore moins s’il avait ou pas de quelconques intérêts directs ou indirects sur ce trafic de drogue de la dimension du cartel de Medellin. La plupart des suspects arrêtés ont été libérés sur ordre d’ATT ; le cas de Mohamed Ould Awainatt, un narcotrafiquant de Gao, en est une parfaite illustration. » images-5-17-583b2En somme, selon le magazine malien, Nicolas Sarkozy, très certainement, savait ce qui se passait sur place question trafic ; dans lequel un français avait été pris dans la nasse (Eric Vernet, gérant d’une petite affaire d’aviation dont les appareils faisaient aussi du convoyage d’or provenant des mines, comme on peut le lire ici). L’avion de Vernet avait été vu en Guinée Bissau emportant les fameux « sacs de ciment »…Mais Sarkozy été contraint de prendre langue avec un trafiquant notoire pour récupérer son envoyé. Il savait obligatoirement, donc ce que faisait ou dissimulait ATT, bien renseigné par la DGSE. Et donc aussi ce qu’il y avait dans les avions venus se poser dans le désert ! Peut-être qu’un jour aussi on retrouvera l’un des acteurs français de cette saga « d’Air Cocaïne N°1 », le fameux Éric Vernet… qui sait. Il court toujours, aujourd’hui, comme son ami Miguel Angel Devesa, l’ex flic ripoux espagnol, qui lui n’avait pas hésité à découper son complice Juan Carlos Soto Garcia, un Colombien, à la scie électrique… rappelons ici qu’ils ont tous été relâchés par la justice d’ATT !!! Dont le tronçonneur de trafiquant, aujourd’hui toujours en liberté, celui qui avait amené un camion citerne auprès du 727 posé à Tarkint pour lui permettre de redécoller : le kérosène, frelaté, avait mis fin aux espoirs des trafiquants ! J’ai moi-même traité le sujet de l’importance majeure du trafic de cocaïne au Mali lors d’une suite d’articles lisibles ici :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131180

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131319

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131320

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131321

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131348

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lix-au-mali-la-131435

Retour sur « Air-Cocaïne 2 »

punta_cana_falcon-cd446Quittons le Mali et revenons donc à l’un des principaux acteurs « d’Air Cocaïne II« , l’avion de Punta Cana, si on considère que le 727 incendié à Tarkint était l’Air Cocaïne I... C’est un internaute bien au fait de l’aviation, dont l’avatar est « Falcon » – est le même qui sévit chez Agoravox souvent sur le même ton souvent sarcastique mais toujours ultra-précis, car notre homme a de la bouteille question informations aéronautiques) qui nous glisse ici en forum une affirmation ramenant des années en arrière : « Alain Castany. Beaucoup ont relevé ses exploits de « courtier » (qu’il n’était pas) de la compagnie d’assurance Axa. Mais il y en a d’autres. Ce « serial entrepreneur », a monté et géré pas moins de 8 entreprises qui ont toutes fini en liquidation judiciaire. Regardons de plus près l’une d’entre elles, Global Aérofinance qui, de novembre 1989 à juin 2006, a acheté et revendu 26 avions et hélicoptères, dont les Caravelles F-BJTU et F-GJDM en septembre 1994 qui se sont retrouvés aux mains d’un cartel de narcotrafiquants colombiens ! Ces cartels ont acheté un total de 10 Caravelles, dont 2 autres à Francis Lagarde, repreneur de la compagnie Europe Aéro Service. Le prix officiel était de 1,9 million de dollars, plus 1 million versé discrètement aux colombiens sur un compte bancaire panaméen … »  En fait cette assertion est à relativiser : Castany, en broyer ne pouvait pas savoir nécessairement qui véritablement achetait les appareils, à moins de rencontrer les trafiquants en personne (on va voir que d’autres l’ont fait à sa place…), et en prime les appareils qui ont été vendus sont en plus passés entre plusieurs sociétés d’Amérique du Sud comme on va le voir : difficile d’assurer l’assertion faite sur le net. La charge semble donc un peu lourde. Mais elle a le mérite de faire revenir plus de trente ans en arrière…. et laisse subsister un gros doute dans l’esprit. Car effectivement, qu’il y ait eu ou non implication, des appareils français, les fameuses Caravelle, fleurons de l’industrie aéronautique des années 60 ont connu 30 ans plus tard une toute autre gloire, ou plutôt une triste fin, comme transporteurs de quantités astronomiques de cocaïne… plus de 10 fois par vol ce qu’emportait le Falcon saisi à Punta Cana ! Ce que révèle surtout l’affirmation, c’est que notre homme avait travaillé pour le sulfureux Lagarde… voilà qui nous ramène à la même chose, en fait. Mais il y a deux décennies et plus, déjà… ce qu’on va voir dans un autre épisode !

Des Caravelle ???

caravelle_F-BJTU-1-d1d05Car ce qu’il faut noter, plutôt, ce sont les appareils eux-mêmes dont la traque révèle de belles surprises. Revenons donc pour cela près de 20 ans en arrière. Six SE-210 (Super Caravelle 10B3) ont bien été louées par EAS (Europe Aéro Service) à partir de 1992 (F-GELP / F-BJEN / F-BJTU / F-BMKS / F-GDFY / F-GDFZ) à Air Charter International (ACI), filiale d’Air France. Lors de la fusion entre Air France et Air Inter en 1998, Air Charter (ici sa F-GDFY), créée au départ en 1966 sous le nom de SAFA, pour Societé Aérienne Française d’Affrètements, s’arrête défnitivement le 24 Octobre 1998 (elle était devenue entretemps Air Charter tout court). Le modèle immatriculé F-GDFY, une Caravelle fabriquée en 1964 a alors déjà cara_sec-8834cété vendue à SERCA Col en 1993, et a été vite revendue à LA Suramericanas l’année suivante, pour devenir SEC Colombia. Le 12 mars 1995 elle a été saisie à Bahia Kino par la police mexicaine, après la découverte de 1,5 tonne de coke à son bord. On remarquera sur la photo le contenu encore visible à travers les hublots non occultés et pas protégés. La Caravelle présentée comme « cargo » par la SEC n’avait rien d’un avion cargo !!! Le transport en vrac pouvait s’y avérer dangereux, font remarquer des internautes !

Pas si bête que ça, comme choix !

caravelle_F-BJTU_-2-29c65Un choix d’avion qui peut surprendre en effet. D’où venait l’intérêt des narcotrafiquants colombiens des années 80-90 pour la Caravelle française ? C’est le journal Libération qui nous l’explique ici : « Planeurs. Au milieu des années 90, les cartels sud-américains se sont pris d’une subite passion pour nos bonnes vieilles Caravelle. Avec leurs récurrents problèmes de pressurisation, elles étaient sur le point d’être radiées de l’espace aérien en Europe. Les compagnies qui en possédaient encore devaient s’en débarrasser au plus vite. Pour les narcotrafiquants, par contre, l’utilité de la Caravelle est double. D’abord, elle peut planer sur plusieurs centaines de kilomètres : moteur coupé, elle défie les contrôles radar. Ensuite, l’achat d’une Caravelle permet de blanchir un peu d’argent. De l’art de joindre l’utile à l’agréable. Entre 1993 et 1994, la plupart des Caravelle en activité ont ainsi pris le chemin de l’Amérique latine. Elles y ont connu un destin contrasté. Le 15 mars 1994, une Caravelle d’origine danoise explose lors d’un atterrissage à Bogota : à son bord, un stock de dynamite mal maîtrisé. Le 8 novembre 1995, une autre est retrouvée complètement détruite dans le désert californien, après avoir toutefois rempli sa mission : livrer 16 tonnes de cocaïne au cartel du golfe du Mexique ». Seize tonnes de coke !!! En réalité, c’est la moitié qui aurait été transporté, mais quand même, et la Caravelle de Bogota n’a pas explosé !

Les précurseurs du 727 malien 

Des Caravelle, et non des Falcon… qui auraient servi à transporter des quantités astronomiques de cocaïne. Les vraies précurseurs du Boeing du désert malien. On le sait, aujourd’hui, comme on a pu vous l’expliquer ici récemment. De retrouver autant d’années après une personne impliquée à l’époque dans ces reventes douteuses est sinon troublant, du moins très inquiétant. A près de trente ans d’intervalle, c’est une très mauvaise image qui resurgit, avec également l’apparition de plusieurs noms français comme têtes de réseau : la French Connection serait-elle de retour, ou pire, n’aurait-elle donc jamais cessé (il faut à nouveau y plonger pour tenter de comprendre ce qui se passe aujourd’hui) ? Les atermoiements d’ATT, les protections évidentes dont on bénéficié les acteurs de l’affaire de Tarkint, les ténors du barreau français déplacés pour les sortir de l’ornière sont très, très inquiétantes. Plus inquiétant encore, quand on apprend que l’un des principaux protagonistes, relâché par le pouvoir malien sur injonction présidentielle est libre comme l’air, et semble bel et bien recommencer ailleurs la même chose. Mais cela nous l’apprendrons dans les prochains épisodes de cette saga sans fin. On a tenté d’amalgamer à plusieurs reprises la guerre à la coke à celle contre le terrorisme, ou de faire un peu trop facilement des dealers touaregs des terroristes seuls : or une conclusion d’article sur la French Connection nous éclaire sur cet amalgame un peu vite fait : « malgré les coups portés, les policiers savent que la French Connection, ou ce qu’il en reste, demeure en sommeil. « La guerre contre la drogue est un peu comme la guerre contre le terrorisme », explique Walter Minnick, conseiller des affaires intérieures à la Maison Blanche en 1971. « Ce n’est pas une guerre qu’on peut gagner définitivement. Le but, c’est de contrôler le fléau. » Un fléau qui est de retour, à l’évidence.

GhostofMomo

(1) aux dernière nouvelles il devrait être vendu pour… pièces détachées !

(1) « On est jugé sur une histoire locale dominicaine de trafic de drogue international qui s’avère localement être un œuf clair, c’est à dire une histoire montée. Vous imaginez bien que lorsqu’on fait un coup de filet comme ça avec autant de drogue à la clef, c’est qu’en amont il doit y avoir un réseau énorme », explique Bruno Odos.

(2) Lire ici les trois documents fondamentaux : http://www.crethiplethi.com/wikileaks-president-of-mali-links-drug-trafficking-to-terrorism/usa/2010/ C’est dans le deuxième qu »apparaît l’ordre d’ATT de ne pas permettre d’accèder tout de suite à l’épave.

(3) disparu dès l’arrivée de l’armée française, il était réapparu le 29 juillet 2014, à la façon de Ben Laden, avec Kalachnikov et drapeau jihadiste derrière lui. On le soupçonnait alors dêtre réfugié en Algérie. La question de ses protections n’est toujours pas élucidée. J’avais alors parlé de « double jeu algérien ». Je ne m’étais donc pas trompé :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-le-double-jeu-algerien-1-129361

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-le-double-jeu-algerien-2-129431

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-le-double-jeu-algerien-3-129411

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mali-le-double-jeu-algerien-4-129487

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cv-deux-air-cocaine/

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DNRED (Douane française): lorsque NS 55 passait rue de charonne

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NARCO TERRORISME: l’infiltration reste le moyen le plus efficace pour démanteler une organisation quoiqu’en dise Gérard Schoen, DI de la Douane Française

Pourquoi l’infiltration reste le moyen le plus efficace pour démanteler une organisation narco terroriste (et l’utilisation de drones n’y changera rien)

E. Follis témoigne de sa carrière au sein du service de lutte antidrogue de la brigade des stupéfiants (DEA). Pendant 27 ans, il a négocié des marchés de plusieurs millions de dollars à bord de jets privés, acheté des kilos de cocaïne, est devenu intime avec les plus gros trafiquants de drogue, qui étaient parfois des agents d’Al-Qaida ou des membres de cartels.

Publié le 11 Novembre 2015
Pourquoi l’infiltration reste le moyen le plus efficace pour démanteler une organisation narco terroriste (et l’utilisation de drones n’y changera rien)

Atlantico : L’infiltration est comme un art selon vous. Qu’est ce qui est le plus difficile lorsque l’on est infiltré dans une organisation terroriste comme les narcotrafiquants ?

Edward Follis : J’ai toujours voulu travailler dans l’univers de la police. Quand j’étais chez les marines j’ai travaillé avec la police militaire et c’est là où j’ai commencé les infiltrations. J’ai toujours été fasciné par les drogues, non pas pour en consommer bien entendu. J’étais fasciné par les trafiquants de drogues et leur façon de fonctionner. On rencontre tous les types de criminels dans le marché de la drogue, que ce soit aux Etats Unis ou à l’étranger. Après un diplôme en criminologie je suis devenu un agent de la DEA [Drug Enforcement Administration].

L’infiltration est le moyen le plus fort et le plus méthodique pour comprendre les trafiquants de drogues et les terroristes et leur façon de fonctionner. C’est la façon la plus sûre de pénétrer pour démanteler ces narcotrafiquants dans n’importe quel pays dans le monde. Lorsque l’on est à l’intérieur d’un groupe on a une vue plus claire, compréhensive et plus détaillée qu’à l’extérieur. Vu de l’intérieur on peut constater les faiblesses autant que les forces d’une organisation ainsi que du leader de l’organisation. On a de meilleures possibilités de démanteler l’organisation.

Lorsque l’on est infiltré il faut totalement se fier à son intuition et la petite voix dans sa tête parce qu’il y a tellement de tourments autours. Il faut faire confiance à sa propre intelligence. De plus on ne peut pas gagner la confiance de quelqu’un si on ne leur offre pas une petite partie de soi. Eux même donnent une partie d’eux même en retour encore plus grande. Si on ne fait pas attention pendant une certaine période on peut commencer à développer une véritable relation avec l’ennemi. Il faut toujours mettre des barrières, des paramètres sur soi-même.

Je me suis construit mes propres barrières intellectuelles. Même au moment où le danger était extrême je restais toujours conscient de qui j’étais. C’est comme le jonglage, il faut être suffisamment proche tout en restant très éloigné. En prenant trop de distance on ne peut plus rentrer dans leur monde et être efficace. Il faut donc s’investir au maximum.

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Atlantico: Les nouvelles technologies ont tout bouleversé dans le renseignement. Pour vous piloter un drone c’est comme jouer à un jeu vidéo : en appuyant sur un bouton on tue des personnes. Comment l’infiltration va-t-elle être affectée par celles-ci ?

Edward Follis :Il faut se souvenir de ceci: nous sommes dans un monde de guerre. Il y a la Syrie, des dictatures, Birmanie, des tueries de masse, un nombre énorme d’ennemis qui ont essayé de prendre le contrôle de l’horreur et de profiter du malheur des autres. C’est pour cela qu’il est très important que l’Ouest de l’Europe, l’Australie, les Etats Unis, le Canada continuent à respecter le droit. Quand le droit est absent, nous sommes en plein chaos. Quand le chaos arrive, le pire chez l’être humain arrive et les plus faibles en souffrent. Notre système judiciaire c’est ce qui nous définit en tant qu’individus en Europe de l’Ouest, aux Etats Unis, au Canada. L’utilisation de nouvelles technologies pour tuer ne revient qu’à se débarrasser de quelques personnes. Ce n’est pas le genre de procédé admissible dans un tribunal. Au contraire, tous les infiltrés doivent avoir une passion  qui peut les amener devant un jury et accepter de témoigner. Il faut avoir envie d’être sur une estrade après avoir prêté serment. Si on ne veut pas faire ça, c’est le moment d’être un garde du corps ou tout autre job. Il faut avoir la volonté de côtoyer les bandits, être dans la même pièce qu’eux, gagner leur amitié, comprendre leur fonctionnement, leur financement, comment ils blessent des gens, comment ils transportent de la drogue, tout leur business model. Après tout cela il faut aller dans un tribunal et témoigner devant un juge.

Les nouvelles technologies étaient souvent utilisées pour le maintien de l’ordre. Elles peuvent capturer des dialogues, des infos, des images, des vidéos. Mais pour que les nouvelles technologies soient utilisées pour le maintien de l’ordre, avec notamment l’enregistrement d’une conversation, il faut une autorisation judiciaire. C’est alors admissible, mais il faut quelqu’un derrière les nouvelles technologies. Il faut surtout se rappeler qu’il est difficile d’avoir une influence réelle dans un groupe ou une organisation criminelle.

 On ne peut pas rejeter l’élément humain ainsi que le côté procédural. Les militaires eux oui bien entendu ils peuvent tout démolir, absolument rien laisser. Ils peuvent tout démolir ça ne pose pas de soucis.
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Atlantico: Après avoir lutté toute votre vie contre le trafique de drogue quel bilan peut on faire ? Où en est-on ? Va-t-on réellement en finir un jour avec ?

Edward Follis : L’héroïne, la méthamphétamine, la LSD, l’ecstasy, toutes ces drogues volent des âmes. Elles détruisent totalement la vie des gens. Parce qu’une fois addicts, ils ne pensent à rien d’autre dans leur vie. A chaque moment de leur vie. Elles détruisent tout sur leur passage : des vies, des carrières, des familles, des corps. Les drogues dites plus douces comme l’alcool, le café, la marijuana, n’ont pas le même impact. Les gens peuvent l’observer. Je pense qu’aux Etats Unis avec la marijuana médicale qui devient de plus en plus à la mode, cela devient logique qu’elle devienne légale. Elle doit être régulée par nos représentants et notre gouvernement. Je ne connais absolument personne qui a un minimum de jugeote qui voudrait que les drogues dures soient légales puisqu’elles détruisent les gens.

Je pense que l’éducation et la prévention sont absolument impératives. Elles vont équiper des gens avec un savoir. Mais combien de personnes peuvent réellement contrôler leurs pulsions ? Tout le monde a une addiction. Ça peut être l’alcool, les cigarettes, des films, l’internet, des jeux vidéo, un voyage, foot, baseball. Les gens ont une satiété. Le problème c’est quand on satisfait son appétit avec des drogues dures. Ces moments de satisfaction peuvent aboutir à un esclavage. Pas besoin d’être un scientifique pour savoir ça. Quand j’étais petit, j’avais déjà de la peine pour les addicts. Ce sont toutes les organisations de narco terrorisme qui en profitent. Il n’est pas possible de prendre de la drogue sans être totalement addict. Je suis très fier d’avoir pu passer ma vie dans une mission aussi noble que la lutte antidrogue.

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-infiltration-reste-moyen-plus-efficace-pour-demanteler-organisation-narco-terroriste-et-utilisation-drones-changera-2413679.html#idXGCR3KtHsXjmH8.99

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Gérard Schoen à partir de la minute 4.15

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FRANCE (Toulon): un douanier tué par un homme armé, le tireur interpellé

La rue Alfred de Musset, à Toulon (Var), où a éclaté une fusillade lundi 23 novembre.

La rue Alfred de Musset, à Toulon (Var), où a éclaté une fusillade lundi 23 novembre. (GOOGLE STREET VIEW / FRANCETV INFO)

Toulon : un douanier tué par balles lors d’une opération liée au trafic d’armes

Mis à jour le 23/11/2015 | 14:36 , publié le 23/11/2015 | 11:57

Pascal Robinson, agent de la DNRED (Douane française) a été tué, lundi 23 novembre, lors d’une intervention dans le cadre d’une enquête pour trafic d’armes dans le quartier de Saint-Jean-du-Var à Toulon (Var). L’agresseur, qui possédait un gilet pare-balle, aurait ouvert le feu avec une arme de type M-16, le fusil d’assaut de l’armée américaine, retrouvée sur les lieux, a précisé le procureur de Toulon, Xavier Tarabeux.La fusillade a eu lieu alors que les douanes effectuaient une « livraison surveillée ». Les douaniers de Marseille se sont fait passer pour le transporteur afin de livrer un colis commandé à l’étranger contenant une culasse d’arme automatique, a dnredprécisé une source policière. Le tireur a été interpellé à proximité après avoir tenté de prendre la fuite.
Deux policiers blessésSelon le syndicat Alternative police-CFDT, cinq douaniers sont intervenus à 10h30 pour ce « coup d’achat » dans un appartement quand l’un d’eux a été tué par un homme armé d’un pistolet de type Glock.A ce stade « aucun élément recueilli » par les enquêteurs ne permet de relier ces faits à un éventuel acte terroriste, a-t-il souligné. Un deuxième douanier a été blessé par ces tirs, et transporté en urgence à l’hôpital à l’arrivée des secours. Un policier a également été blessé par balle, plus légèrement, au bras, lors de l’interpellation.Le tireur, âgé de 33 ans, connu de la justice pour des affaires d’usage de drogue et d’outrage à des policiers, a été placé en garde à vue. Les tirs ont eu lieu en bas de l’immeuble de l’agresseur, dans la rue Alfred de Musset, selon Var Matin.

http://mobile.francetvinfo.fr/faits-divers/toulon-un-douanier-tue-par-balles-lors-d-une-operation-des-douanes_1188667.html#xtref=acc_dir

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PLUS http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/11/23/01016-20151123ARTFIG00096-toulon-un-douanier-tue-par-un-homme-arme.php

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DNRED (Douane française): comment calcule-t-on le prix de la drogue en France?

Une saisie de plus de 79 kilos de cocaïne par les douanes françaises.
S’il n’existe évidemment pas de marché officiel du cannabis ou de la cocaïne, les autorités françaises disposent d’un barème officieux pour donner une valeur aux saisies. Mais celle-ci reste approximative.


 

Explications.

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/comment-calcule-t-on-le-prix-de-la-drogue-en-france-926147.html

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AERO-NARCOTRAFIC (Air cocaïne): quant aux éventuelles retombées politiques suite à l’évasion des pilotes – Pour NS 55 DNRED, parler d’exfiltration signifierait-il qu’il s’agissait d’une opération menée par, pour ou sous couverture de services français…

L’ opération d’exfiltration ne serait-elle qu’un complot d’extrême droite qui n’est qu’une infime partie de l’iceberg?

catagny 2009

L’extrême droite française, on le sait, est prête à tout pour arriver à ses fins. L’occasion s’est présentée récemment de faire un « coup » pendable à un gouvernement qu’ils haïssent. L’occasion, c’est bien entendu le retour extravagant des deux pilotes condamnés à 20 ans de prison en République Dominicaine, et qui sont revenus sur le sol français d’une manière qui a surpris tout le monde. Pourquoi ont-ils eux-mêmes accepté cette méthode, qui les a poussés à le faire, on les laissera en juger eux-mêmes. Ils disent aujourd’hui souhaiter se présenter devant la justice française, néanmoins, qui leur promet pourtant d’être mis en examen pour avoir participé à un trafic de drogue (1) qui a démarré bien avant l’affaire sur l’aérodrome de la Môle (2), celui qui dessert toute la jet-set de Saint-Tropez Revenir se jeter dans la gueule du loup est plutôt rare, et c’est cependant bien à quoi on vient d’assister… à la surprise générale !

catagny 2009Tout est hors norme dans cette affaire : le volume de coke saisi, près de 700 kilos, l’avion utilisé (appartenant à Afflelou a-t-on pu lire, mais c’est un peu plus compliqué que cela), le nombre de pilotes à bord, puisqu’un troisième s’était invité à bord : Alain Castany, le pilote habituel d’un autre avion étonnant… celui, un temps, d’Alexandre Balkany, (on distingue ici à gauche ses cheveux blancs,à bord du F-GMMC, de Saint-Ex Aero, photographié au Bourget en juin 2009) l’homme avait enfilé au dernier moment une des deux vestes des pilotes pour tenter de se ranger parmi ceux qui en cas d’arrestation, doivent bénéficier du doute, on le sait, en cas de cargaison délictueuse.( C’est donc qu’il savait la cargaison sans facture et documents d’origine – NS 55 DNRED) (à droite on le voit également dans le HB-VWW de Dralla SA, le 8 mars 2012;, l’ex Saint-Ex F-GMMC (3)) Mais aussi la justice dominicaine, qui a réussi à arrêter une cinquantaine de personnes pour en relâcher pas mal et en disculper bien d’autres, pour rejeter au final l’ensemble des responsabilités sur les seuls quatre français, alors qucastany balkanye l’on sait à quel point le pouvoir en place est corrompu et noyé jusqu’au trognon dans le trafic : il n’y a pas si longtemps, un gigantesque coup de filet avait mené au responsable du trafic de coke local, qui n’était autre que le chef de l’antidrogue du pays, Francisco Guerrero Hiraldo: il a été extradé depuis aux Etats-Unis. L’ancien directeur en personne de la DNCD de 2006 à 2008, qui a fini par être démasqué comme étant lui-même un trafiquant, dont les Etats-Unis, qui travaillaient étroitement avec lui avec la DEA demande aussitôt l’extradition pour être jugé en Amérique et non dans son pays d’origine. L’enquête menée sur la DNCD avait révélé qu’Hiraldo possédait des millions de dollars sur des comptes bancaires et plusieurs de ses propriétés ont été confisqués depuis.

Son complice étant Quirino Paulino, un capitaine de l’armée !!! Ziraldo a été condamné à 4 ans de prison le 4 juin dernier seulement ! 

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Hors norme aussi, le forum associé à l’affaire sur un site français, ‘Parole de Gaulois », qui affiche la couleur dès l’entrée (« Le Gaulois du XXI siècle est un français qui ne se reconnait plus dans son pays et qui a décidé de le crier haut et fort », clame-t-il), et qui a atteint il y a peu les 600 pages de débats, entre les partisans de « tous coupables », pilotes compris et une belle frange d’ex de l’aéronavale venus polluer les discussions avec une défense bec et ongles de leurs deux anciens collègues. 4 arrêtésUn forum a (longuement) parcourir, pour y découvrir plein de choses intéressantes sur les personnes mises en cause, d’où ressort avant tout les aventures précédentes des deux restés sur place : l’aide d’un homme inculpé pour trafic par une juge française, et un ancien broker de Caravelle (et oui, et pas n’importe lesquelles, vous allez être bientôt surpris), également pilote du fils Balkany (voir ci-dessus) à qui vient d’arriver un bien étrange accident sur place (se faire renverser par une moto !). Aujourd’hui, il se retrouve plutôt virulent envers ses deux collègues d’infortune, s’estimant lâché et surtout craignant lors du procès d’appel subir les conséquences de la fuite de ses deux anciens collègues de cellule… sur le fameux forum, une rapide enquête ayant mobilisé 46 participants affiche 72% de partisans de « tous coupables » parmi les 4 arrêtés à Punta Cana… (la photo de l’arrestation provient du Point).

enquête°°°

naudinHors norme également, la mise en scène et la manipulation de leur exflitration par un habitué des écrans de TV sous le registre d’expert en sécurité. Un homme qui a laissé derrière lui pas mal de traces, et de casseroles, dont celle en 2013 d’une retentissante affaire de surveillance ratée au sein de la firme IKEA, ou un souvenir impérissable lors d’une enquête d’Elise Lucet sur les  « « Fabricants de peur », ces fameux « Spin Doctor » à l’américaine dont est si friande la chaîne privée française BFM, surnommée depuis quelques mois déjà BFN, tant elle privilégie à l’antenne les idées nocives du mouvement politique de Jean-Marie LePen, dont on a oublié qu’il passait toutes ses vacances d’hiver… Punta Cana, et ce, depuis des dizaines d’années (on y trouve plutôt habituellement Rihanna, mais bon) ! Naudin, qui en mars 2014 avait carrément écrit au au Président de la République Dominicaine Danilo Medina Sánchez, en termes fleuris : « je vous accuse de ne pas intervenir et d’autoriser officiellement un déni de justice. Combien de temps encore, allez-vous tolérer cette situation ? » avait-il dit. Au passage, il avait dans la même lettre déjà disculpé les deux pilotes seulement, affirmant que les 26 valises n’appartenaient qu’aux deux autres individus de l’affaire… ce qui consistait à les charger sans aucune hésitation : en voilà un qui avait déjà clairement choisi son camp, en tout cas.

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Chauprade hôtelSidérante encore la deuxième récupération de l’opération par un individu qui s’est empressé de se montrer en photo au milieu des deux revenants (le cliché provient de son compte internet) un ex-toujours compagnon de Marine lePen (au FN  ce n’est jamais simple : viré par sa patronne pour propos ant-islam, il continue à la soutenir en Twitts islamophobes rageurs), un homme très proche des militaires, qu’il formait au  Collège interarmées de défense (CID) avant là aussi d’être exclu pour dérives lexicales sur le 11 Septembre par le ministre des armées de l’époque (l’ineffable et transparent Hervé Morin, qui avait été ensuite désavoué !). L’homme en question DEAs’appelle Aymeric Chauprade, qui a aussi reconnu avoir été pendant quatre ans le « conseiller » du président précédent de la République Dominicaine (Leonel Fernández) au moment où celui-ci s’attirait les foudres de la DEA américaine, pour ses mauvais résultats à propos du trafic de cocaïne et son laxisme évident sur le contrôle du trafic, malgré des discours lénifiants sur ses capacités à enrayer ce même trafic (4) . Dans Paris-Match du 29 octobre, le même Chauprade fanfaronne en déclarant et en revendiquant : « j’étais le chef de l’équipe 1« clame-t-il, en posant en fier à bras.  Ce qui laisse supposer… une deuxième, celle de Naudin bien sûr !

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Sidérant encore, le mode opératoire consistant à prendre un avion commercial  comme si de rien n’était pour le vol de retour vers la France, ou plutôt même deux, faits via Air Caraïbes puis via Corsair (du même groupe…vendéen de Jean-Paul Dubreuil !). Une opération rendue seulement possible par l’octroi de faux papiers, des faux passeports (5) dont Naudin ne souhaite rien dire sur l’origine. Le même Naudin, qui chiffrait complaisamment il n’y a pas si longtemps le nombre de « faux permis de conduire à 30 000  » et le tarif de la réalisation des faux papiers : « selon Christophe Naudin, le prix de faux papiers s’échelonne selon la qualité de 300 euros pour une mauvaise imitation de permis de conduire à 1.500 euros pour très bonne vraie-fausse carte de séjour valable dix ans. » Le même avait clamé partout en 2011 que cette FRAUDE « coûtait des milliards d’euros à la France !!! Un expert en fraude sur BFM utilisant sans vergogne des faux papiers (il était dans l’avion de retour avec les deux pilotes !) avouez qu’il y a de quoi sourire… « Ils ont fait le voyage grâce à des cartes d’identité refaites récemment, selon les informations de France 2, » écrit France TV-Info.

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bouquinSurprenant encore l’absence de réaction gouvernementale;  telle celle d’un Laurent Fabius, qui ne souhaite peut-être pas trop en ce moment se retrouver à la une des journaux, au quel cas il ne serait pas seul, et celle d’un ouvrage (« Air Cocaïne, mafias et jets privés ») sorti sur l’affaire qui ne contient que fort peu de choses que l’on ne sache déjà, et qui a surtout servi à renforcer l’idée de deux pilotes plutôt innocents (6) ce dont la justice française prendra en compte à sa juste valeur, je pense, maintenant qu’ils sont revenus sur le sol français. Des pilotes (7) ayant fui un pays souverain et venus faire deux extravagantes apparitions sur les écrans… la seconde d’un surréalisme total, le ténébreux pilote s’en prenant à l’infortuné présentateur en termes cinglants et virulents qui lui ont valu de vives remarques sur le net, et la première apparition en compagnie d’un des ténors français du barreau… En 2011, cet avocat avait défendu Eric_Walter_Amegan_5_7celui qui était considéré comme le cerveau français du circuit de coke par avion vers l’Afrique de l’Ouest, qui avait arrêté en Mauritanie, puis relâché quelque temps après et depuis cet été – et ça c’est nouveau également (8) -, qui est à nouveau recherché par le gouvernement mauritanien, revenu sur sa décision, semble-t-il berné par des juges dont on avait grassement payé la mise en liberté de leur prisonnier. Celui-là court toujours, on le pense réfugié au Sénégal, dans son fief de Saly, qui a été aussi le lieu de villégiature d’un certain Michel Neyret… ou même pourquoi pas en France, qui sait…

demande mauritanie

Il travaillait en cheville avec d’autres français, dont un fort particulier qui mérite une nouvelle explication.  L’homme, lui aussi un temps arrêté au Mali et lui aussi relâché (c’est une manie ou quoi ?), est en train de remettre en place, discrètement, dans un pays voisin, une structure mafieuse similaire à celle qui l’avait mené à venir en aide à au moins deux reprises, avec sa propre société d’aviation, a des trafiquants utilisant des jets pour amener la cocaïne à la tonne sur le territoire africain (notamment en Guinée Bissau). Car cela continue depuis, sans interruption, malgré la guerre ou la chasse au terroriste. Il faut savoir en effet que même pendant l’opération militaire française Barkhane, au Mali, lancée en aout 2014, deux autres appareils ont réussi à se poser à proximité de l’endroit où le fameux Boeing 727 avait été découvert en novembre 2009, ces deux-là avec à bord avec environ 600 kilos de cocaïne, alors que les militaires français étaient déjà sur place… avec leurs moyens de surveillance aériens, dont des Bréguet Atlantic II et des Predators flambant neuf (9) ! C’est dire le degré d’organisation des trafiquants, et leur maîtrise de la corruption à tous les niveaux : du départ, au Venezuela ou en République Dominicaine, à l’arrivée sur la côte Ouest de l’Afrique, jusqu’aux profondeurs du Mali !!!

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télévision dominicaineBref, il va falloir que vous sachiez les attenants exacts de ce qui vient de se passer, ce que je vous propose de découvrir dans les jours à venir… en plusieurs épisodes, tant il y a à dire et expliquer sur ce fléau qu’est la circulation de la cocaïne dans le monde entier et dont cette surprenante affaire n’est qu’un petit bout d’iceberg émergeant.

« Entre 50 et 60 % de la cocaïne qui circule en France aurait transité par la République dominicaine, selon l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants » (10). Hier encore, l’ancien général dominicain Antonio Valentín Jáquez López, venu donner son avis sur l’opération a eu cette phrase symptomatique :  « Les éléments et les caractéristiques de cette affaire nous conduisent à penser que cette est une opération de trafic de drogue et de crime organisé », a déclaré l’ancien responsable de la Direction nationale des enquêtes (DNI). Selon l’expert, une manœuvre de cette nature ne pouvait pas être exécutée de façon unilatérale si des dominicains n’avaient pas participé à sa coordination logistique »… Vous n’êtes donc pas encore au bout de vos surprises ! Loin de là !!!

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(1) selon le quotidien le Monde en date du 28 octobre :  « l’enquête française a été ouverte en mars 2013, dans la foulée de l’interception du Falcon 50 que les deux pilotes français s’apprêtaient à faire décoller de l’aéroport de Punta Cana avec 680 kg de cocaïne à bord. Elle a été confiée à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille. La juge d’instruction chargée de l’enquête travaille toutefois sur un trafic plus vaste encore que celui sur lequel s’est penchée la justice dominicaine. Il concerne une dizaine de vols transatlantiques au départ de Punta Cana ou de Quito en Equateur (…) Une dizaine de personnes sont actuellement mises en examen pour importation de stupéfiants en bande organisée et association de malfaiteurs. Dans ce volet français de l’affaire dite « Air Cocaïne », on retrouve les principaux protagonistes du dossier dominicain – dont les deux pilotes – mais aussi François-Xavier Manchet (http://www.varmatin.com/la-mole/air-cocaine-le-douanier-toulonnais-remis-en-liberte.1654695.html), un douanier français, basé dans le Var ou encore les responsables d’une société de location d’avions, la Société nouvelle trans hélicoptère service (SNTHS). »

(2) Selon Var-Matin, « les policiers dominicains et l’agence américaine anti-drogue surveillaient de près les rotations du jet privé, au-dessus de l’Atlantique. Sa piste était retrouvée dans le Var, dans un aéroport plutôt connu pour les déplacements de VIP et d’hommes d’affaires, à moins de vingt kilomètres de Saint-Tropez. L’aéroport de La Môle aurait vu se poser ce Falcon 50, « cinq ou six fois en 2012 », apparemment pour des vols intérieurs. »

(3) l’avion est devenu depuis N88ME, on peut le voir ici avec son immatriculation provisoire en  auto-collant, une photo prise par un spotter au Robin Hood (Doncaster Sheffield) Airport le 26 mars 2013.

(4) Il avait été interpellé juste après sa réélection de  par le sénateur Wilton Guerrero, le représentant la province Peravia où un assassinat fort étrange s’était produit : « le 5 août (2008), sept cadavres criblés de balles ont été retrouvés en bordure d’un champ de canne à sucre à proximité de cette ville réputée pour ses mangues et ses pâtes de fruits. Parmi les victimes, menottées et ligotées, se trouvaient un Vénézuélien, plusieurs Colombiens et un Dominicain. Seul le Nicaraguayen Holi Gomez a survécu, se faisant passer pour mort. Blessé de trois balles, « il fait mine d’être fou pour ne pas répondre aux questions », dit un enquêteur. Les autorités ont qualifié ce massacre à la Al Capone de « règlement de compte du narcotrafic international« . Le seul témoignage est celui de la domestique de la maison où résidaient les victimes à Ojo de Agua, un village près de Bani. Selon cette employée, Mercedes Carvajal, les assassins, lourdement armés, portaient des gilets pare-balles de la Direction nationale du contrôle de drogues, l’agence chargée de la lutte contre le trafic de stupéfiants. Ils ont chargé plusieurs sacs à bord d’un camion. Selon un enquêteur, ces sacs contenaient 1 200 kilos de cocaïne, qui venaient d’arriver par bateau, et plus de 200 000 dollars ». Le sénateur a révélé qu’il avait remis, il y a deux ans, un épais dossier au ministre de l’intérieur et au conseiller juridique du président, détaillant les complicités des autorités de sa province avec les narcotrafiquants. Aucune suite n’avait été donnée à ses démarches ».(4) les deux se connaissent très bien  » Nous nous connaissons bien et depuis longtemps. J’ai édité son «Histoire de l’identité individuelle» aux éditions Ellipses et je l’ai fait inviter en République Dominicaine, en 2010, lorsque j’étais conseiller du président Leonel Fernandez. Nous avons été amenés à nous intéresser à cette affaire «Air Cocaïne» par des biais différents: lui en tant qu’expert en aviation, moi en tant qu’élu des français de l’étranger. Nous partageons la même conviction : ces deux pilotes sont innocents ». Un peu plus loin il affirme : « nous avons travaillé en binôme. L’idée était de monter deux équipes distinctes: l’une en République Dominicaine pour l’exfiltration Terre-Mer et l’autre pour le retour en métropole. J’étais le chef de l’équipe 1 -Dans l’ordre chronologique de réalisation- et Christophe celui de l’équipe 2. Nous avons formé nos équipes séparément, en évitant de se donner les détails parce que plus il y a d’étanchéité plus l’opération est préservée ».

(5) dans le forum déjà décrit, en page 571 du 20 octobre, un intervenant au nom de Yannix avait posté cette phrase : « pour ma part, au vu de la merdouille dans laquelle ils sont, je ferais appel aux comités de soutien pour payer les faux passeports et un voyage vers l’une des 193 nations (selon l’ONU) qui n’a pas de convention d’extradition avec la RD ou la RF. Ce à quoi il lui avait été répondu « Voilà une idée qu’elle est bonne. Complicité de faux et usage de faux, complicité d’association de malfaiteurs. Voilà de quoi re-remplir les prisons… » 

(6)  Présentés comme tels, mais avec une phrase intrigante laissée à l’opinion du lecteur à propos de Pascal Fauret : « le 21 janvier 2013, Pascal Fauret a envoyé un très étrange SMS au dirigeant de la SNTHS, Pierre Marc Dreyfus : «  Vu ce midi avec Alain Castany. Le vol (déjà payé) attendra la réouverture de la Môle prévue vers le 15 février.  Le conditionnement du chargement a été revu à une dimension plus pratique, son acheminement « plus classique », et une liste de passager « plus vacances ».  Nature du chargement confirmée, provenance : m’en parler ! Je rentre chez moi commander la piscine. »  C‘est à la page 38 du livre « L’affaire Air Cocaïne : Mafia et jets privés ». Visiblement, Fauret s’attendait donc avant de partir à un « chargement », en prime « conditionné ».

63750367dn(7) ce ne sont pas n’importe qui en effet :  « les deux hommes, âgés d’une cinquantaine d’années, sont tous deux d’anciens pilotes de chasse chevronnés de l’aéronavale française. Ils ont été décorés à plusieurs reprises pour les services qu’ils ont rendus à la France lors de différentes opérations, notamment la médaille d’Or de la Défense nationale pour leurs actions en ex-Yougoslavie ou bien dans le Golfe. Comme le précise Ouest France, Pascal Fauret a obtenu le grade de lieutenant de vaisseau en 1991 et a fini commandant dans la marine en 1997. Bruno Odos, lui, était au service de la marine de 1981 à 1990 avant d’intégrer l’armée de l’air jusqu’en 1999. Des parcours prestigieux ». Un commandant de marine avait en 2010 un salaire oscillant entre 3000 et 3500 euros par mois. Pour le calcul des retraites, la participation à des opérations spéciales ouvre droit à des bonus, nous dit en plus le service des armées …

(8) « Nouakchott a sollicité le concours d’Interpol pour l’arrestation du français Eric Walter Amegan, libéré par les autorités mauritaniennes, en vertu d’une grâce présidentielle accordée par le Chef de l’Etat mauritanien le 15 avril 2011. On se souvient, le scandale d’Amegan et consorts, avait entraîné la radiation de quatre magistrats, soupçonnés d’avoir libéré des personnes condamnées pour un très important trafic de cocaïne. La Cour suprême avait annulé cette décision et ordonné la remise en prison des prévenus. Mais entretemps, trois d’entre eux avaient fui : deux Mauritaniens, Mini Ould Soudani et Sid’Ahmed Ould Taya, et le franco-africain, Eric Walter Amegan, au parcours pour le moins surprenant, objet de l’appel lancé par Nouakchott auprès d’Interpol. » Amegan avait pourtant entretemps déjà avoué (à des policiers français) être à l’origine de l’arrivée de l’avion de Nouadhibou, chargé de plus de 600 kilos de coke, en mai 2007. Parmi les personnes incriminées, Sidi Ahmed Ould Taya, qui n’est autre quel le commissaire de police mauritanien… chargé de la coordination avec Interpol !!!

« Immédiatement, les autorités mauritaniennes demandent son extradition. Mais l’homme a manifestement des relations. D’après une source policière française, Francis Spizner, ténor du barreau parisien et avocat de plusieurs dirigeants africains dont Théodore Obiang Nguema et Abdoulaye Wade, intervient auprès de la présidence sénégalaise pour empêcher cette extradition, affirmant qu’Amegan risque la peine de mort en Mauritanie. Le décret d’extradition sera pourtant bien signé le 20 avril 2009 par le chef de l’Etat et le Premier ministre sénégalais. Le procès s’ouvre début 2010, à Nouakchott. Décidément doté d’un bon carnet d’adresse, Eric Walter Amegan est défendu par deux avocats français bien connus, Jacques Vergès (cf mort le 15 août 2013 à Paris) et Eric Dupond-Moretti. Peine perdue. Il est condamné le 11 février 2010 à 15 ans de prison. Six autres personnes écopent de peines de prison, dont Sid’Ahmed Ould Taya, un commissaire de police, un ancien correspondant d’Interpol en Mauritanie, et l’homme d’affaires Mini Ould Soudani. L’affaire semble alors bel et bien terminée.  Pourtant, Amegan bénéficie d’une étonnante mansuétude. Le 15 février 2011, il bénéficie ainsi d’une mesure de grâce présidentielle qui réduit de 15 à 10 ans la condamnation à la réclusion criminelle. Puis le 11 juillet 2011, coup de théâtre, il est acquitté par la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Nouakchott, ainsi que de nombreux co-accusés poursuivis dans le cadre de ce dossier. Il est libéré le lendemain et n’a pas été revu depuis ». Plus intrigante encore, la rencontre de l’ambassadeur français Michel Vandepoorter, le 12 septembre 2008, juste après le coup d’Etat, avec son auteur le  Général Mohamed Ould Abdel Aziz, avait fait l’objet de bien des interrogations: le sort d’Amenant avait-il été évoqué ce jour-là ? D’aucuns le pensent.

(9) selon le Point, numéro spécial N°7 de juillet-août 2015, « Le vrai pouvoir des Mafias » page 200.

(10) selon Blandine Kreiss, l’ambassadrice française en République Dominicaine, « L’Ocrtis estime que 60% de la drogue découverte en France transite par la République dominicaine. Tout ce qui vient de Colombie, du Pérou, remonte et passe par la République dominicaine et Haïti. C’est une zone de rebond vers l’Europe. Paris est relié directement à Saint-Domingue par Air France, Air Caraïbes, sans compter les vols charters. Les Antilles françaises, la Martinique et la Guadeloupe sont dans notre environnement régional proche. En 2013, 10 tonnes ont été saisies ici et quasiment rien en Haïti. Outre les liaisons aériennes, le gros du trafic se fait par voie maritime, avec des volumes transportés pouvant aller jusqu’à 1,5 tonne sur des bateaux de plaisance et encore plus sur des conteneurs ». A noter que pour leur retour, les deux pilotes avaient pris un vol… Air Caraïbes… et qu’auparavant, ils avaient utilisé un bateau de plaisance..

Un résumé de l’affaire depuis le début

http://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/Actualite/Punta-Cana-Saint-Trop-ligne-de-coke-605539

une mise au point récente :

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/justice-proces/proces-air-cocaine/l-article-a-lire-pour-comprendre-l-affaire-air-cocaine_1148847.html#xtor=AL-79-%5Barticle%5D-%5Bconnexe%5D

source: http://www.centpapiers.com/l-operation-dexfiltration-ne-serait-elle-quun-complot-dextreme-droite-qui-nest-quune-infime-partie-de-liceberg/

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