Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
La cocaïne se trouvait dans 21 mallettes qui ont été trouvées parmi une cargaison d’ananas.
La découverte de la drogue a été faite ce dimanche par des agents de la police de contrôle des drogues (PCD) aux terminaux APM, à Moín, Limón. L’inspection du conteneur est faite à partir des profils établis par les responsables du PCD, qui analysent le type de cargaison et le pays de destination.
Selon les autorités, les agents ont effectué des inspections de routine sur le site et, lors de la vérification du chargement de fruits, ils ont détecté qu’il y avait des paquets sur certaines boîtes, ils les ont donc sortis et ont trouvé les paquets de drogues, chacun avec un poids approximatif d’un kilogramme.
Au royaume des tartuffes, c’est Bercy qui est la capitale!
L’INSEE intègre le calcul du trafic de drogue dans le chiffre officiel du PIB, soit 2,7 milliards d’euros : 0,1% du PIB.
Qu’importent les ravages sur le cerveau et l’intelligence, que la drogue fait à son possesseur.
1°)- L’INSEE minimise la consommation de drogue en France :
Par ailleurs, 2,7 milliards est une somme largement sous estimée par l’INSEE, J’avais une collègue, chargée de la santé, qui m’avait expliquée : « plus de 17 millions de français prend du cannabis. 4 millions de la cocaïne ». On trouvera ces chiffres sur Google.
Donc, malheureusement, la France est très touchée par la drogue : la somme de 2,7 milliards retenue par ‘INSEE sous-estime grandement l’ampleur de ce trafic.
1-1°)- La cocaïne se répand en France :
Jacques Lanzmann, auteur de la célèbre chanson chantée par Jacques Dutronc (« Paris s’éveille »), connaissant bien le Tout-Paris, expliquait à son fils David, les ravages de la drogue : » la drogue, c’est comme les termites de notre maison de campagne. Cela bouffe tout. Tu vois, tel présentateur, il n’a plus de nez, plus de cerveau, plus rien … » (sic)
Gérard Fauré, le vendeur de cocaïne du Tout Paris n’hésite pas, -dans un de ses livres de souvenirs : »Le prince de la cocke », édition nouveau monde, 2020-, à jouer les « père la Morale », et à se moquer durement de ses anciens clients.
1-2°)- Le cannabis, ce n’est pas la verveine :
De son côté, croire que le cannabis est inoffensif est une légende : le cannabis est responsable de nombreux accidents de la route.
La Sécurité routière s’arrache les cheveux, pour que les jeunes conduisent sans cannabis : ils ne meurent pas eux, c’est certain ; sauf qu’ils tuent les autres…!
D’apprendre que désormais, les policiers et gendarmes seront protégés par le nouvel occupant de la place Bauveau me laisse songeur!
Alors que chaque journée, des milliers de propositions sont mises en ligne via les réseaux sociaux qui remplacent le Darkweb, Superman Darmanin qui est sur tous les fronts pour soutenir gendarmes, policiers et pompiers, promet des renforts, encore des renforts et quelques gadgets oubliant les douaniers. (Sûr, juré, dès que ces derniers seront rattachés à Beauvau, ils pourront eux aussi bénéficier de l’aile protectrice de l’archange Gérald Darmanin.)
En attendant, Olivier Dussopt fait la tournée des popotes avec la DG Braun-Lemaire en grand uniforme…alors que nos frontières sont des passoires.
-Rien de prévu pour renforcer les cyberservices en incapacité totale de stopper toutes ces propositions de livraison-vente d’armes, d’explosifs, de pédocriminalité et de stups via Twitter.
-Rien de prévu pour contrôler, vraiment contrôler, à l’arrivée, les conteneurs.
-Rien de prévu pour faire évoluer la politique répressive mise en avant qui ose prétendre qu’elle agit pour lutter contre la drogue et qui est un echec total.
Nos virtuoses flûtistes imaginent encore que la ligne Maginot était la ligne de défense absolue… jusqu’à l’extase de la défaite, ouvrant nos portes alors, à un autre envahisseur quelques années plus tard.
Serait-ce cela le génie français ?
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Pour les propositions de ventes mises en ligne, la loi est claire en France, c’est le job des réseaux sociaux que de contrôler et modérer … La France ne peut prendre en charge celles mises en ligne en Thaïlande, en Amérique latine, etc…. Twitter a largement les moyens d’investir dans la modération. C’est à lui de s’assurer que son outil est conforme à la législation
Depuis la fin du confinement, à savoir la mi-mai, le trafiquant présumé se fournissait sur internet depuis son domicile dans une commune aux portes nord-est de Montpellier, en drogue de synthèse, la 3MMC, pour la revendre ensuite.
La 3MMC est le produit favori des toxicomanes festifs et du milieu gays.
Ça fait déjà de nombreux mois qu’Aviseur International dénonce ce vecteur d’approvisionnement n’offrant aucune garantie de qualité. En vain, car les ‘cyberservices’ ne semblent pas être en capacité de lutter efficacement.
On en a parlé « chez vous », avec deux spécialistes du sujet, le mardi 16 juin de 18h à 20h.
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Alors qu’il était possible d’intervenir, VOULANT PARTICIPER, j’ai d’abord été accepté et dans la minute qui suivit, j’ai été écarté, sans pouvoir me reconnecter…
Entre spécialistes, on reste entre-soi !!!
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La crise sanitaire du Coronavirus et la période de confinement de la population qui été décidée par le gouvernement ont, au moins durant un temps, considérablement bouleversé le paysage criminel.
Fermeture des frontières, attestations de sorties, multiplication des contrôles, baisse de la demande et de l’offre… la situation a modifié les pratiques des trafiquants et des consommateurs, ainsi que la nature des crimes et délits enregistrés depuis deux mois.
Malgré une chute estimée entre 30% et 40% pendant le confinement, le trafic et la revente de produits stupéfiants ont connu des évolutions remarquables et le marché s’est immédiatement restructuré – parvenant à assurer les 60 % restant.
De la même manière, les services de lutte contre le trafic de stupéfiants, et notamment les services spécialisés de la police judiciaire, ont du s’adapter à cette nouvelle configuration.
Quelles sont les conséquences de ces crises sur ces organisations et sur les services de police, à court et long terme ?
On en parle « chez vous », avec deux spécialistes du sujet, le mardi 16 juin de 18h à 20h.
Accès libre via l’application Zoom.
Intervenants
Thierry Colombié, économiste, spécialiste du crime organisé
Stéphanie Cherbonnier, contrôleuse générale de la police nationale et cheffe de l’office anti-stupéfiants
Les amphétamines, tout comme la cocaïne, agissent au niveau des synapses. Chez l’utilisateur cet effet se traduit par une augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle, une dilatation des bronches et la dilatation des pupilles. Cette substance stimule l’état d’alerte de l’individu et le prépare donc à fuir ou bien à se battre. Par ailleurs l’individu perd toutes sensations de fatigue, de faim et gagne en confiance.
Enfin, il ne faut pas oublier que l’amphétamine, tout comme la cocaïne, provoque un phénomène de dépendance. On peut remarquer cela grâce au phénomène d’adaptation des synapses à la forte dose d’amphétamine. Les conséquences de la prise d’amphétamine varient entre 1 heure et 6 heures or ces effets sont courts car il reste environ 30% d’amphétamines dans le corps au moment où la substance se dissipe.
La cocaïne agit au niveau de la synapse, celle-ci va venir se fixer sur les transporteurs de la dopamine. Les transporteurs de dopamine permettent de recapturer les neurotransmetteurs en excès qui se situe dans la fente synaptique. Or dans le cas où la cocaïne se fixe sur le transporteur la recapture est alors impossible. La concentration de dopamine dans la synapse augmente donc considérablement ce qui modifie le message électrique du neurone post-synaptique et le rend plus intense. La dopamine provoque ainsi la dépendance, a cela s’ajoute d’autres neurotransmetteurs tels que la noradrénaline qui provoque une sensation d’énergie et la sérotonine qui engendre le sentiment de confiance.
Enfin, la prise chronique de cette drogue va modifier le fonctionnement du cerveau et dorénavant afin d’obtenir un plaisir élevé la seule solution sera de consommer de la drogue pour retrouver une sensation de plaisir. Pour faire plus simple afin d’éprouver la même sensation de plaisir qu’éprouve une personne « lambda » en mangeant un délicieux gâteau, les toxicomanes devront prendre une ou plusieurs dose(s) de cocaïne. C’est alors la dépendance qui se développe chez le toxicomane. Cette dépendance est responsable de la diminution de la période d’euphorie et donc la responsable indirecte de la prise de nombreuses doses afin d’égaler un sentiment de plaisir intense. Plus l’utilisateur en consommera longtemps plus il développera une dépendance importante à cette libération forte en neurotransmetteurs. Cette dépendance s’explique par l’adaptation des neurones post-synaptiques à un taux élevé en neurotransmetteurs.
Dès que cette consommation de cocaïne s’arrêtera, l’usager ressentira alors un sentiment de manque et une dépression car la sensibilité des neurones a évolué. Ainsi, le retour à la normale du taux de neurotransmetteurs, faible comparé au taux lors de la consommation de cocaïne, provoquera un sentiment de frustration.
Le dopage a joué un rôle important dans l’histoire du XX ème siècle. Il est la conséquence d’une dérive de la recherche de performance (sportive, professionnelle, guerre). Ce que nous pouvons constater, c’est que nos sociétés d’aujourd’hui vivent dans un environnement de « guerre économique » ou chacun pense être contraint de s’adapter pour conserver son emploi et assouvir ses besoins de consommation toujours plus importants.
Penser que nos régaliennes sont en capacité d’éradiquer cette plaie des temps modernes, serait une erreur fondamentale, puisque aujoud’hui, les principaux acteurs de la lutte contre le dopage, que sont les gouvernements, semblent trouver avantage à prendre en compte dans le calcul du PIB les revenus générés par ces substances.
Dans la dernière décennie de 20 ème siècle, Pierre Mathieu Duhamel * était devenu Directeur général de la Douane française prenant la suite de Jean Luc Vialla. Rapidement, Pierre Mathieu délaissa son poste et préféra partir aux États-Unis d’Amérique, plus précisément à New-York.
Il est vrai que le poste que LVMH lui offrait était tentant. Secrétaire général de LVMH à New York! Non seulement, Pierre Mathieu Duhamel allait compléter un carnet d’adresses déjà bien rempli, mais en plus, le salaire offert n’avait rien à voir avec celui qu’il touchait comme DG. Faut comprendre, nos hauts fonctionnaires ont tellement des salaires de misère qu’ils n’osent même pas autoriser qu’on les publie, ayant peur peut-être que des cagnottes spontanées se créent pour les soutenir financièrement.
Bref, tout allait bien pour Pierre Mathieu qui, après une année, revint au pays! Et oui, la France, le terroir, les amis, la bouffe, c’est important dans la vie d’un homme.
De retour, il ne rentrait pas pour s’inscrire à Pôle emploi, non, il rentrait à la maison Bercy pour devenir Directeur du Budget de la France. Jusque là, on ne peut que s’esbaudir d’une si belle reconversion….Sauf, sauf que le nouvel arrivant au poste de directeur du budget dans les semaines qui suivirent son installation…sortit une directive pour réorienter l’action de la douane et surtout des douaniers de la SURV vers la priorité absolue que devenait la chasse à la contrefaçon.
Adieu stups, drogues, désormais sus aux contrefacteurs! 8.000 agents de l’Etat, douaniers formés pour protéger les citoyens et l’intérêt général… Même que bon nombre d’entre eux, ils y croyaient que c’était dans l’intérêt général !
Naturellement tout cela dans l’intérêt supérieur de la Nation et de monsieur Bernard Arnault.
Chapeau Bernard, ‘che ti’** le meilleur !
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*De 1996 à 1999, directeur général des Douanes françaises. Pierre-Mathieu Duhamel se tourne alors brièvement vers le secteur privé. Il devient secrétaire général du groupe LVMH de 1999 à 2000 avant de retourner dans la fonction publique de jusqu’en 2002, détaché comme conseiller chargé des questions économiques et financières à la représentation de la France auprès de l’OCDE.
À la fin de ce mandat, Pierre-Mathieu Duhamel devient directeur du Budget, fonction qu’il occupe durant quatre ans de décembre 2002 à 2006. Cette fonction au sein du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie en fait aussi l’administrateur d’Air France durant cette période.
Alertés depuis plusieurs mois au plus haut niveau des hiérarchies responsables, nos services régaliens dédiés à la lutte sur le web contre la diffusion des stupéfiants, des armes et tous autres produits considérés comme illicites ont-ils trouvé le temps nécessaire pour s’y intéresser.
Le ministre de l’intérieur protège nos régaliens, gendarmes, pompiers et policiers….!!!
Pour les douaniers, on ne sait pas encore s’ils bénéficieront de la protection de « SuperDarmanin »! Peut-être avec un rattachement à la place Beauvau?
Plusieurs polices européennes ont collaboré pour mettre la main sur des milliers de données criminelles récupérées sur EncroChat, un réseau de communication chiffré. L’investigation, révélée en fin de semaine, a permis près d’un millier d’arrestations.
Amorcée en 2017, l’enquête débute lorsque des smartphones Android utilisant le moyen de communication sécurisé « EncroChat » sont détectés. Rapidement les autorités françaises et néerlandaises appuyées par les agences de police Europol et Eurojust ont débuté des investigations techniques afin de comprendre le fonctionnement et l’étendue de l’utilisation de cette solution de communication.
Utilisé par plus de 60 000 utilisateurs, Encrochat fonctionne via des serveurs installés en France pour des utilisateurs éparpillés dans le monde entier. L’utilisation du service nécessitait un téléphone entièrement modifié pour être ensuite agrémenté d’une messagerie instantanée chiffrée.
Écoutez Crim’Sous Cric – La chronique de Crim’HALT, l’association qui démonte le crime organisé.
Crim’Sous Cric, le podcast radio mensuel sur le crime organisé proposé par l’association Crim’HALT. Chaque 1er samedi du mois, le podcast « La république inaltérable » du @MondeModerne
Conscients des graves perturbations causées par les fraudes, le narcotrafic et le terrorisme dans le monde d’aujourd’hui, les services régaliens français chargés de contrôler l’entrée sur le territoire des personnes et des marchandises savent qu’ils ne sont plus en mesure d’assurer correctement le job.
Manque de personnels, manque de locaux, manque de volonté politique et trop grand laxisme de la haute hiérarchie administrative, nos frontières qui étaient déjà des passoires sont devenues aujourd’hui des entrées pratiquant des « opérations portes ouvertes permanentes » encourageant bien involontairement alors la fraude, la contrebande, le narcotrafic et les livraisons d’armes et cela malgré la motivation intacte des douaniers et policiers de terrain, affectés à cette tâche.
Le silence de nos autorités en la matière est total.
Les décideurs, encore au fait de la réalité terrain, acceptent et reconnaissent… en « off », que les services dédiés n’ont pas les moyens d’assurer la sécurité aux frontières.
Pourtant des aides par des équipements sont possibles, comme le propose le groupe américain ADVANCED WARNING SYSTEMS INC avec le dernier système de numérisation automatique IGRIS (INELASTIC GAMMA RAY IMAGING SYSTEM) pour inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision.
Selon les explications fournies, le système IGRIS, grâce à ses générateurs de neutrons scanne la cible avec plus d’un million neutrons par seconde, ce qui permet de divulguer des détails précis (niveau moléculaire) de tout le contenu des conteneurs et strictement avec un système tridimensionnel précis et à une vitesse de 25km/h.
Le système de contrôle central envoie également une notification immédiate aux douanes, aux services de sécurité, aux organes de contrôle des drogues, aux départements ministériels et aux ministères souverains concernés. Ce système, le seul à détecter aussi les céramiques et autres polymères (couteau, armes à feu, etc…) pourrait être adopté dans les ports, aéroports et postes frontières français.
A l’époque, ces 1 332 kilos dissimulés dans une trentaine de valises à bord d’un vol Air France Caracas-Paris étaient considérés comme la plus belle saisie dse coke sur le territoire francais .
Le 23 septembre 2013, le ministre de l’Intérieur d’alors, Manuel Valls, est venu en personne à l’OCRTIS, au siège de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), à Nanterre, pour féliciter les enquêteurs et saluer le fruit de plusieurs semaines de collaboration avec les polices espagnole, britannique et néerlandaise.
«Cette affaire illustre l’intérêt d’un renforcement de la coopération internationale dans la lutte contre les trafiquants», conclut Manuel Valls sur un ton martial.
A côté de lui sur la photo, le commissaire François Thierry savoure sa victoire.
Et comme dans ces grosses affaires de stups, rien n’est simple, Libération révèle aujourd’hui de nouveaux éléments sur cette saisie record de Roissy.
En particulier le témoignage d’un douanier présent ce jour-là, jamais joint à l’enquête, et oui, ça simplifie les procédures, qui montre l’opacité qui a entouré cette opération et la dissimulation d’éléments majeurs à l’autorité judiciaire.
Des révélations qui lèvent un peu plus le voile sur certaines pratiques des services régaliens en charge de lutter contre les stups et qui pourraient, surtout, remettre en cause toute la procédure devant la « Cour d’appel spéciale de Paris ».
Je n’imagine pas Robert Dawes plaider coupable pour éviter un fiasco judiciaire!
Et pourtant, tout avait si bien commencé en 2013, dans la nuit du 10 au 11 septembre.
Vers minuit et demie, un renseignement parvient à l’OCRTIS en provenance de l’Office national antidrogue (ONA) du Venezuela : le vol Air France numéro AF435, qui vient de décoller de Caracas pour Paris, contiendrait une grosse quantité de cocaïne destinée à un réseau britannique.
Des passagers fantômes
Branle-bas de combat à la DCPJ. Dès le lendemain matin, à 7 heures, un dispositif de surveillance est mis en place à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle…
Lors d’une audition dans un autre dossier, Sofiane Hambli avait pourtant lui même reconnu sa participation à la saisie record de Roissy. «Il y a eu une importation de cocaïne en 2013 et j’ai fait croire que c’est moi qui allais permettre de faire sortir de la cocaïne de l’aéroport,a-t-il expliqué. J’ai fait croire que je connaissais des gens qui travaillaient à l’aéroport et qui allaient permettre de faire sortir la drogue.»
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Déjà, à la DNRED, on ne rêvait que de faire mieux!
Avant d’écoper, en décembre 2018, de vingt-deux ans de réclusion criminelle en première instance à la suite de cette saisie controversée, l’homme n’avait encore jamais été condamné pour trafic de drogue.
*Connaissant bien toutes ces autorités britanniques, italiennes, espagnoles ou françaises , il est certain qu’elles ne sont jamais avares, parfois de suppositions hasardeuses, pour conforter un dossier…
A l’OCRTIS de Francois Thierry, comme à la DNRED de Jean Paul Garcia, une telle saisie ne pouvait laisser indifférent et ne pouvait que conforter des rancoeurs déjà bien établies !
Les hiérarchies des régaliennes (Douane, Gendarmerie et Police) n’assument que les résultats qui les valorisent, permettant alors de grimper, grimper encore au mépris de l’éthique morale et des lois!
La dernière affaire soulevée dans le 93 n’est qu’une énième démonstration de ce que sont devenus nos policiers, non plus au service des citoyens dans le respect de la loi, mais des instruments utilisés par les hiérarques qui pullulent, prêts à toutes les vilenies pour la seule satisfaction de remplir des statistiques flatteuses démontrant alors la qualité du commandement…
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LCI a interviewé un policier
Damien*, un agent dont nous protégeons l’anonymat car il risque des poursuites administratives et pénales en nous parlant, est le premier membre de cette unité dans la tourmente à avoir accepté de prendre la parole. Il reconnaît un système de dérapages réguliers au sein de cette unité depuis plusieurs années. Le tout, selon lui, sous les yeux complaisants de la hiérarchie qui aurait justifié ces écarts par une nécessité de politique du chiffre.
LCI : Six de vos collègues ont été placés en garde à vue, cela vous a-t-il surpris ?Non car on savait qu’il y avait quelque chose, ça faisait des mois qu’on s’en doutait.Comment la CSI 93 en est arrivée là ?Des choses qui ne se faisaient pas quand j’ai commencé se font pratiquement ouvertement aujourd’hui. Il ne faut pas s’étonner d’en arriver là. La hiérarchie couvre depuis des années des coups d’achats répétés partout sur un département (ndlr, lorsque des policiers se font passer pour des clients dans des affaires de stupéfiants, en dehors de tout cadre légal). Qui dit coup d’achats dit faux en écriture dans les procédures, violences lors des interpellations, mesurées bien évidemment car les collègues risquent aussi leur intégrité physique.
Quand vous dites que la hiérarchie couvre, ça veut dire qu’elle est au courant ? Qu’elle encourage ?
Oui, totalement. Elle est au courant car ça se passe sous ses yeux. Et elle l’encourage car ça fait plaisir à tout le monde car derrière tout cela, il y a une culture du chiffre. Vous ne pouvez pas vous permettre de ne rien ramener sinon vous vous faites saquer.
Si vous voulez faire du bon travail de policier, mettre fin à des points de deal qui existent depuis des années, vous n’avez pas le choix de franchir parfois la ligne. – Policier de la CSI 93
Vous mettez en cause la hiérarchie. De quelle hiérarchie parlez-vous ?
Toute la hiérarchie est au courant. Ça part du chef de section au major de compagnie, à l’officier et au chef de service. Ça les faisait même parfois rigoler. Ils cautionnaient car derrière, ça ramenait des interpellés, des belles affaires. Tout cela fait briller un service, un chef de service. Mais dès lors que quelque chose se passe mal, on fait une opération mains-propres. Ce n’est pas normal.
Que pensez-vous d’un possible démantèlement de la CSI (entretien réalisé avant la décision de dissoudre la compagnie) ?
Je pense qu’il faut peut-être en arriver là. Tout virer et tout reprendre à zéro. Ça fait des années qu’on dit que la hiérarchie ne suit pas. Des chefs ne sortent pas et n’encadrent pas les jeunes. Certains officiers ne sont pas sortis depuis un ou deux ans. Ça ne cautionne pas tout mais c’est facile de tirer à boulets rouges sur des gars quand ça se passe mal, alors qu’ils n’étaient jamais là et récoltaient les lauriers des bonnes affaires. Et quand ça pue un peu, on se tourne et on balance tout, c’est un peu trop facile de mon point de vue.
Peut-on en Seine-Saint-Denis, aujourd’hui, faire le boulot de policier sans franchir la ligne ?
Face à la justice, il faut aller, toujours aller de plus en plus loin pour que les mecs ne soient pas relâchés. Les délinquants le savent et s’adaptent. Personne ne vous le demandera jamais sur le papier, mais si vous voulez faire du bon travail de policier, mettre fin à des points de deal qui existent depuis des années, vous n’avez pas le choix de franchir parfois la ligne. Le problème c’est que personne ne veut l’assumer. Aujourd’hui, tout le monde veut taper du poing sur la table pour stopper des points de deal. Alors que cela prend une ampleur sans précédent. Les gens n’en peuvent plus. Les cages d’escalier, c’est une horreur, on se croirait à Tchernobyl. Personne ne met vraiment les moyens qu’il faut.
Le matin, pour quoi vous levez-vous ?
Quand je me lève le matin, c’est pour essayer de faire du bon travail, de faire tomber des gars, des trafics. En Seine-Saint-Denis, si vous enlevez le travail sur le stup’, le reste est tellement mineur. Faire un défaut de permis sur le 93, ça ne rime à rien du tout quand vous avez des points de deal à ciel ouvert partout qui génèrent des millions d’euros. On a été créé pour ça.
Êtes-vous en colère, avez-vous des regrets ?
On a toujours essayé de faire notre travail et aujourd’hui tout le monde tourne sa veste et nous jette en pâture, donc oui, je suis en colère. On n’est pas défendu par nos patrons. Tant que ça va, tout va bien. On a cautionné pendant des années et aujourd’hui on ne cautionne plus rien. Ce n’est pas normal que notre hiérarchie nous tourne le dos ainsi.
L’info est relatée par l’Est k72. Les douaniers ont saisi sur l’A36, sur une aire de repos à hauteur de Marchaux, entre Besançon et Montbéliard dans le Doubs, 71 kilos d’herbe de cannabis. Le produit avait été caché dans quatre cercueils, eux-mêmes transportés à bord d’un faux corbillard.
Le chauffeur, un roumain d’une trentaine d’années, qui n’est pas un « croque mort » a été interpellé et placé en garde à vue.
Il sera jugé ce vendredi en comparution immédiate.
Le 17 juin, vers 22 heures, les agents de la BSE de la douane de Port-Vendres, ont intercepté et contrôlé un ensemble routier au péage du Boulou.
Selon le CMR présenté, le chauffeur de nationalité espagnole, effectuait un trajet de Valencia 🇪🇸 vers Roma 🇮🇹 pour livrer 22 tonnes d’ oignons. Le contrôle a permis la découverte de 771 kilos de cannabis.
Est-ce le flair des gabelous (ou un signalement ?) qui a permis cette saisie?
Le chauffeur ne le saura sans doute jamais, et il en a pris pour 5 ans.
L’ONUDC et l’OFAST s’inquiètent de la possible arrivée massive de coke sur le territoire européen et la France.
De vraies pleureuses institutionnelles, incapables de faire prendre et prendre les bonnes décisions pour contrôler* enfin ces flux de drogues!
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par Stéphane Joahny
Que ce soit à Vienne, au siège de l’ ONUDC, (Office des Nations Unies contre la drogue et le crime) ou à Nanterre, dans les bureaux de l’OFAST (Office anti stupéfiant de la PJ française), la crainte d’arrivage massif de coke est partagée.
Après avoir été freinés par les restrictions liées à la pandémie, les narcotrafiquants vont-ils mettre les bouchées doubles pour écouler leurs stocks alors que, selon les estimations de l’OFAST, la consommation aurait reculé de 30% pendant le confinement en France?
Port de Santos
Dans cette perspective, les regards se tournent vers le Brésil et plus particulièrement sur le port de Santos, le plus grand d’Amérique du Sud avec un trafic de près de 7.000 containers par jour.
La nouvelle n’a pas franchi les frontières brésiliennes mais son directeur, Valter Barros Barbosa, âgé de 55 ans, a été assassiné le mois dernier sous les yeux de sa femme. La presse locale a aussitôt évoqué une piste, celle du PCC, acronyme de Premier commando de la capitale (« Primeiro Comando da Capital » en portugais). En quelques années seulement, ce gang brésilien qui regrouperait jusqu’à 20.000 hommes et qui est né dans les prisons du pays, a imposé le Brésil sur la carte du business mondial de la coke : la majorité de la cocaïne consommée en Europe – un marché estimé en 2017 à plus de 9 milliards d’euros – transitent par les ports qu’il contrôle…
Port d’Anvers
Anvers est le principal port d’entrée pour la cocaïne en Europe
Dans ce registre, Anvers en Belgique, principal port d’entrée pour la cocaïne en Europe devant Rotterdam et les ports espagnols d’Algesiras et Valence, est sans doute le meilleur indicateur.
En 2019, 16 tonnes en provenance du Brésil y ont été saisies, quantité à laquelle il faut ajouter 26 tonnes interceptées au Brésil et qui étaient destinées au port flamand.
Le constat est identique en France.
Mises à part les saisies de Fos et Marseille (plus de 3 tonnes confisquées en février et mars), tous les gros dossiers récents de trafic de cocaïne (700 kg en janvier en Gironde et encore 1.4 t le mois dernier au Havre où un docker a été assassiné le 12 juin dernier) trouvent leur origine au Brésil. « Depuis le début de l’année, 34.5 t de cocaïne ont été saisies en Amérique du Sud dans le cadre de notre programme de l’ONU, indique depuis Vienne le belge Bob Van den Berghe. 30 étaient destinées à l’Europe dont 9 au départ de Santos. Même si on surveille aussi l’Equateur, le Brésil est devenu le pays source n°1 ».
Le trafiquant brésilien Fuminho (« Fumette ») arrêté mi-avril
Cet immense pays a des frontières communes avec les trois pays producteurs de cocaïne sud-américains que sont la Colombie, le Pérou et la Bolivie et il dispose d’une large façade Atlantique pour faciliter le transport de la marchandise vers l’Europe, avec ou sans escale en Afrique de l’Ouest.
Plusieurs rapports établissent un lien entre la montée en puissance du PCC dans le trafic international de coke et l’implantation au Brésil de la mafia calabraise ‘ndrangheta, considérée comme la plus puissante au monde grâce à sa mainmise sur le marché de la cocaïne et ses nombreuses alliances.
Le rapport annuel d’Europol 2019 sur le marché de la drogue en Europe souligne d’ailleurs la présence « importante » de groupes criminels serbes autour du port de Santos au Brésil.
Un mois avant l’assassinat du superintendant de ce port, la police fédérale brésilienne avait pourtant marqué un point contre le PCC. Mi-avril, grâce à l’appui de la DEA américaine, elle obtenait l’arrestation et l’extradition depuis le Mozambique de Gilberto Aparecido dos Santos, 49 ans.
Comme les footballeurs, les trafiquants brésiliens se choisissent des noms de scène, Dos Santos répond à celui de Fuminho (« Fumette »).
Gilberto Aparecido dos Santos, aka Fuminho
Il a d’ailleurs été arrêté en possession de 100 g de cannabis mais aussi de 15 téléphones portables et de trois passeports. En fuite depuis 21 ans, Fuminho, qui s’est longtemps caché en Bolivie, est présenté comme le plus grand fournisseur de cocaïne d’Europe, jusqu’à une tonne de cocaïne par mois selon la presse brésilienne, et comme le bras droit de Marco Willians Herbas Camacho, alias « Marcola », chef suprême du PCC, qui purge des peines cumulées de 200 ans dans une prison de haute sécurité près de Brasilia.
Les autorités brésiliennes soupçonnent d’ailleurs Fuminho d’avoir planifié une spectaculaire évasion de son chef avec mercenaires armés, explosifs et véhicules blindés…
*Pourtant, pour répondre à cette crainte d’arrivage massif de coke sur le continent européen, il existe des systèmes qui, sans perturber le sacro-saint flux commercial, permettrait de contrôler l’ensemble des containers.
Advanced Warning Systems
Encore faut-il les faire installer!
Selon les explications fournies, le système IGRIS, grâce à ses générateurs de neutrons scanne la cible avec plus d’un million neutrons par seconde, ce qui permet de divulguer des détails précis (niveau moléculaire) de tout le contenu des conteneurs et strictement avec un système tridimensionnel précis et à une vitesse de 25km/h.
Le groupe américain ADVANCED WARNING SYSTEMS INC a proposé le dernier système de numérisation automatique IGRIS (INELASTIC GAMMA RAY IMAGING SYSTEM) utilisé par le Pentagone pour inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision.
La nouvelle technologie IGRIS est utilisée par ‘Le Pentagone’, le ministère américain de la Défense (Joint Improvised Explosive Device Defeat Organization – JIEDDO).
Selon les explications fournies, le système IGRIS, grâce à ses générateurs de neutrons scanne la cible avec plus d’un million neutrons par seconde, ce qui permet de divulguer des détails précis (niveau moléculaire) de tout le contenu des conteneurs et strictement avec un système tridimensionnel précis et à une vitesse de 25km/h.
Le système de contrôle central envoie également une notification immédiate aux douanes, aux services de sécurité, aux organes de contrôle des drogues, aux départements ministériels et aux ministères souverains concernés.
Ce système devrait être adopté dans les ports, les aéroports et les postes frontières de tous les États responsables et conscients des graves perturbations causées par les fraudes, le narcotrafic et le terrorisme dans le monde d’aujourd’hui.
Les seuls à détecter les céramiques et autres polymères (couteau, armes à feu, etc…)