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Le verdict en appel du Nicolas Pisapia, condamné en République dominicaine pour trafic de drogue dans l’affaire « Air Cocaïne » a été reporté mardi au 28 juin.
« La Cour a finalement reporté son délibéré au 28 juin prochain, aucun motif particulier n’a été exposé », a indiqué son avocat français Me Julien Pinelli.
« C’est une épreuve supplémentaire pour Nicolas Pisapia, qui attend cette décision avec une particulière anxiété », a confié l’avocat.
De la drogue et de l’argent liquide saisis par les policiers annéciens. – (Police Nationale/Commissariat Annecy)
En fin de semaine dernière, 8 personnes impliquées dans un vaste trafic d’héroïne sur Annecy ont été interpellées. Parmi elles, la tête de ce réseau. Un Albanais qui était aussi bénévole dans une association caritative. Il s’apprêtait à récupérer 4 kilos de drogue pure destinés au marché annécien.
Depuis plusieurs mois, la cité des bords du lac est devenue une plaque tournante du trafic d’héroïne. « Là, on leur a fait mal ! On a fait tomber le réseau », se félicite un enquêteur du commissariat d’Annecy.
Pour arriver à ce résultat, il aura fallu de nombreuses semaines de surveillance et de travail sur le terrain. Une fois repérés et logés, les membres du réseau ont été placés sous surveillance. Et c’est finalement dans la nuit de mercredi à jeudi dernier que tout s’est accéléré. Vers 0h30, les douaniers de Dijon ont intercepté une voiture dans laquelle étaient cachés 4kg d’héroïne pure. Ce véhicule avait été signalé par les policiers annéciens. « Nous savions qu’il était utilisé pour le réapprovisionnement du réseau », explique un enquêteur.
Trafiquant et… bénévole à la Croix Rouge
Immédiatement alertés par leurs collègues des Côtes d’Or, ils décident alors……………………
Les douaniers ont interpellé un Anglais qui s’apprêtait à embarquer sur le ferry à Dieppe avec 22 kg d’herbe de cannabis, vendredi 27 mai. Il sera jugé le 9 août 2016.
03/06/2016 à 14:25 par Aurélien Bénard
Vendredi 27 mai, les douaniers du terminal transmanche de Dieppe ont contrôlé un véhicule qui partait au Royaume-Uni chargé de meubles et cartons de déménagement. Au volant : un ressortissant britannique domicilié en Espagne. Lors de la fouille dans la voiture, les fonctionnaires des douanes ont découvert très exactement 22,750 kg d’herbe de cannabis. L’homme a immédiatement été interpellé et placé en garde à vue.
« Prouver mon innocence »
Présenté au tribunal correctionnel de Dieppe dans le cadre d’une comparution immédiate, le mis en cause âgé 47 ans a demandé un délai pour préparer sa défense.
« J’ai vu quatre avocats différents depuis mon interpellation. Je voudrais avoir affaire à un seul avocat et avoir les meilleurs conseils pour prouver mon innocence » a-t-il dit aux magistrats.
Le débat entre le parquet et la défense a ensuite porté sur le sort du prévenu en attendant l’audience où sera jugée cette affaire. Le procureur de la République a invité le tribunal à faire preuve « d’une grande prudence » :
« Des détails très fournis ont été donnés sur son patron en Espagne. Ces éléments communiqués doivent appeler à une protection du prévenu ».
Il encourt 10 ans de prison
Afin de protéger le prévenu et garantir sa représentation devant le tribunal, le parquet a demandé que le prévenu soit placé en détention provisoire.
« Il encourt 10 ans de prison, a rappelé le procureur de la République. On ne remet pas 22 kg de cannabis à un ami ou à un chauffeur d’entreprise mais à une personne de grande confiance ».
L’avocate du prévenu est plutôt d’accord avec le parquet :
« Même s’il passe quatre mois en prison en attendant la date de l’audience, c’est un risque qu’il est prêt à prendre ».
Après en avoir délibéré, le tribunal correctionnel a renvoyé l’affaire à l’audience du mardi 9 août à 14 h. Il a ordonné son maintien en détention provisoire jusqu’à cette date.
La brigade des Douanes de Narbonne vient de saisir plusieurs quantités d’herbe et de résine de cannabis sur l’A9.
Le lundi 30 mai, à 17h50 sur l’A9, les motards des douanes appartenant à la brigade de surveillance intérieure de Narbonne sélectionnent un véhicule Opel Corsa immatriculé en France et le rabattent sur l’aire de Sigean. Dans le coffre, les agents découvrent des sacs plastiques transparents, en vrac, dégageant une forte odeur de cannabis . En effet, les sacs contiennent 22,560 kg d’herbe de cannabis.
Le lendemain, mardi 31 mai, à 0h45, toujours sur l’A9 entre Perpignan et Narbonne, les douaniers de Narbonne rabattent, sur l’aire de Bages, une Ford Focus immatriculée en Espagne circulant avec deux individus à son bord. Le contrôle du coffre permet la découverte de deux sacs de courses ouverts laissant apparaître un sac poubelle noir contenant un total de 36,300 kg de résine de cannabis.
Le jeudi 2 juin, à 21h50, en service sur la D6009, sur la commune de Sigean, les mêmes agents contrôlent une Renault laguna immatriculée en Lituanie. Le véhicule fait l’objet d’une fouille approfondie qui aboutit à la découverte de deux trappes métalliques sous le tapis de sol à, l’avant du véhicule, côté chauffeur et côté passager. Elles contiennent 29,060 kg de résine de cannabis qui, ajoutés aux 16,840 kg retirés du réservoir portent à 45,900 kg le poids de produits stupéfiants saisis.
Au total, ce sont plus de 100 kg de cannabis qui ont été saisis par les douaniers de Narbonne sur les routes de l’Aude en seulement 4 jours.
Una noche tibia en la costa de Marbella. Un Renault 7 aparcado junto al mar. Al fondo se divisan las luces del Peñón. Un porrillo. Cuatro amigos. Y a cada calada, mayor sensación de libertad. Atrás queda una cadena perpetua por militancia política, allá en Turquía. “No quiero volver, no quiero morir en otro país que no sea este”. Rauf aspira del canuto y su mirada regresa a aquella noche de inicios de los ochenta. La noche estrellada, la brisa del estrecho. “España era entonces el paraíso. Podíamos entrar sin visado, y se vivía mucho mejor que en el norte de Europa. La droga se conseguía fácil y la heroína se vendía cara”. Rauf (que oculta su verdadero nombre) fue uno de los testigos de cómo su compatriota se hizo con el mercado de la heroína en una España que se inyectaba en vena los primeros años de libertad y democracia.
Fuero los babas (padres o padrinos mafiosos) de esa generación, formada por hombres como Urfi Çetinkaya, los integrantes del clan Baybasin o Sedat Sahin, los que ascendieron de las calles del barrio en Turquía hasta convertirse en los barones de la droga en Europa. Pero, ¿cómo pudieron estos delincuentes que no eran especialmente brillantes y algunos de los cuales apenas sabían leer y escribir extender de tal manera su reinado?
Autores como Ryan Gingeras consideran que, del mismo modo en que el petróleo forjó estados como Arabia Saudí, Irán y Azerbaiyán, “resulta imposible entender la construcción de la moderna República de Turquía sin tener en cuenta el papel de las fuerzas locales, nacionales y transnacionales relacionadas con los flujos de heroína que atraviesan Asia Menor”. Muchos otros creen esta afirmación exagerada, pero no hay duda de que la posición geográfica de Turquía, como broche del llamado Creciente de Oro de la producción de opio (Afganistán, Pakistán e Irán) y enlace con el mercado europeo, ha jugado un papel trascendental.
En un día se incauta lo que en España en un año
A.M.
Desde las audaces operaciones de los noventa, como el envío del buque Kismetim-1 cargado con 3,1 toneladas de base de morfina y el Lucky-S, con 2,5 toneladas de morfina y otras 11 de hachís, las tácticas de los turcos se han vuelto más prudentes, ramificando sus rutas de entrada a Europa, especialmente desde que en 2013 la heroína volvió a fluir a tutiplén desde Afganistán para una Europa que cada vez se puede permitir menos drogas de diseño. A pesar de lo cual, las incautaciones dan cuenta de la magnitud que ha vuelto a adquirir el narcotráfico: este viernes se decomisaron 308 kilos en la capital, Ankara, y 152 en Van, provincia fronteriza con Irán.
Más en un día que España en todo un año. “Pongamos que, cada año, entran 100 toneladas de heroína, morfina u opio en Turquía —explica un miembro de las fuerzas de seguridad—. Unas 5 ó 10 las incauta la policía. Otras 5 se envían en barco a Ucrania, otras pasan a través de Bulgaria, otras por Grecia y desde ahí se hacen envíos más pequeños, algunos precedidos de vehículos con alijos menores para que la policía los detenga a ellos y no a la carga superior”.
Algunos chivatazos logran capturas mayores como el que se rumorea que estuvo tras el decomiso de un total de 2,5 toneladas en tres alijos hallados en Atenas y la frontera greco-turca durante el verano de 2015. La heroína, se sospecha, pertenecía a una operación conjunta entre el mafioso holandés Dino Soerel y el propio Çetinkaya y se cree que quien dio la voz de alarma fue el traficante Ali Ekber Akgün, disidente de la organización del primero y acogido por el clan turco de los Sahin. Este hecho motivó un ajuste de cuentas entre diversas bandas turcas y kurdas que en los últimos dos años han dejado un reguero de al menos una docena de asesinatos a lo largo y ancho del globo: Panamá, Málaga, Ámsterdam, Estambul…
Es la muestra que desde su silla de ruedas, “El Paralítico” Çetinkaya ha seguido rigiendo su imperio (aunque algunas fuentes apuntan a que está muriendo y que se prepara su sucesión) como también han seguido haciendo otros narcos turcos que, curiosamente, han dado de igual forma con sus huesos en una silla de ruedas: Abdullah Baybasin, Cemal Nayir o Cumhur Yakut.
En 1970 dos cuestiones traían de cabeza a los diplomáticos estadounidenses en Estambul y Ankara, según se desprende de los cables que enviaban al Departamento de Estado. Una eran los hippies, con Turquía como una de las primeras paradas del viaje que les llevaban al interior de Asia. La otra era la producción de opiáceos, pues el presidente Richard Nixon estaba convencido de que la mayor parte de la heroína que se consumía dentro de EEUU y por parte de sus soldados en Vietnam era de origen turco. En Anatolia, el cultivo de adormidera, iniciado durante el siglo XIX, alcanzó tal importancia que incluso una de sus provincias se llama “Opio” (Afyon, en turco) y aún hoy la pasta que se extrae de sus bulbos, el hashas, se utiliza para la elaboración de dulces.
El Gobierno turco regulaba la producción, destinada al sector farmacéutico, pero a menudo los agricultores colocaban sus excedentes en el mercado negro, entonces controlado por el grupo de traficantes marselleses y corsos de la French Connection. Sin embargo, un año más tarde, en 1971, los militares turcos daban uno de sus habituales golpes de estado, cosa que aprovechó Washington —siempre en buena sintonía con los generales del país euroasiático— para convencer al nuevo Gobierno de Ankara de que decretase la prohibición total del cultivo de adormidera. Esta decisión supuso el inicio del fin para la mafia gala de la heroína, que se vio privada de suministros, y el inicio del auge de la turca.
En esa década, Urfi Çetinkaya fue uno de los millones de turcos que abandonaron el mundo rural de Anatolia para emigrar a Estambul en pos del mito que aseguraba que sus calles estaban cubiertas de oro. La mayoría se dio de bruces con la realidad de una ciudad hostil. Pero él, en los bajos fondos de los barrios de Taksim y Aksaray, se las arregló para hacer fortuna con las loterías ilegales y el contrabando de cigarrillos y armas.
Heroína a cambio de armas
Turquía se desangraba mientras los grupos de izquierda y de derecha se tiroteaban por las calles en un clima creciente de violencia. Perfecto para hacer negocios. “Según nuestra información, las drogas salen de nuestro país y, en su lugar, entran armas. Pero el contrabando es un tema tabú dado que sabemos que algunos mandos militares y de aduanas están involucrados”, indica un informe de los servicios secretos turcos de la época.
A inicios de 1981, el hotel Vitosha de Sofía (Bulgaria) fue escenario de la reunión de algunos de los más importantes capos turcos, liderados por “Oflu” Ismail Hacisüleymanoglu, y representantes de familias italianas, albanesas y sirias, con la aparente intención de repartirse el terreno de juego en Europa.
El opio fluía en cantidades cada vez mayores desde Afganistán para financiar la guerra de los muyahidines contra el gobierno prosoviético de Kabul y, sólo unos meses antes, la bota de los militares se había impuesto nuevamente en Turquía, enviando al exilio a miles de militantes de la ultraderecha y de las diversas izquierdas. Muchos de ellos eran expertos en el manejo de armas y algunos terminaron por reciclarse en el crimen organizado. Primero fue el cobro del impuesto revolucionario en nombre de los grupos políticos a los que pertenecían, luego se pasó a extorsionar a otros miembros de su comunidad —un estudio de la organización Halkevi en 2002 reveló que el 65 % de los negocios el noreste de Londres pagaban a diversas bandas de kurdos y turcos en concepto de “protección”— y se terminó en el lucrativo negocio de la heroína.
Aquellos que habían pertenecido a grupos ultraderechistas como los Lobos Grises lo tuvieron más fácil, pues aunque sobre sus espaldas pesaban numerosos crímenes, los militares turcos no olvidaban la labor prestada a la patria en su lucha contra el comunismo. “La policía hacía la vista gorda porque sabía que éramos Lobos Grises, que ayudábamos a Turquía”, reconoce un antiguo pistolero.
Gángsters con gobernantes
Así, algunos obtuvieron su particular patente de corso para iniciarse en el tráfico de estupefacientes. Un caso paradigmático es el de Abdullah Çatli, alias “el Jefe”, dirigente de la ultraderecha y colaborador de Ali Agca –el terrorista turco que intentó asesinar al Papa Juan Pablo II-. Residió en varios países europeos, donde se le encargó el asesinato de diversos miembros del grupo armado kurdo PKK y de la organización armenia ASALA. A cambio se le pagaba en heroína y pasaportes diplomáticos.
Tras penar en cárceles de Suiza y Francia acusaciones de narcotráfico, el nombre de Çatli reapareció en los telediarios en noviembre de 1996: había fallecido en Turquía al chocar el vehículo en el que viajaba acompañado por un subinspector de policía y un diputado del partido gobernante, el centroderechista DYP. El escándalo de Susurluk, como se llamó a estos hechos, “sirvió para sacar a la luz que ciertas personas infiltradas en el Estado se servían de métodos extraoficiales e ilegales para defender sus intereses”, explica el exministro Fikri Saglar, uno de los diputados que dirigió la comisión de investigación parlamentaria sobre el caso.
Las relaciones llegaron a ser tan espurias que un eminente diputado como el islamista Halit Kahraman fue detenido por la policía alemana y el senador nacionalista Kudret Bayhan por la alemana, ambos cargados de morfina y heroína. Incluso un tribunal alemán acusó en 1997 a la viceprimer ministro turca, Tansu Çiller, de estar implicada en el narcotráfico.
“El primer ministro Mesut Yilmaz decía que la policía turca era la más eficaz del mundo pues en Turquía se efectuaba el 34 % de las incautaciones de heroína de todo el mundo –relata Saglar-. Pero eso sólo da una idea de la dimensión del problema. En 1996 decomisamos 25 toneladas de heroína, pero se cree que en total pasaron por Turquía 500 toneladas”.
La excusa de la cooperación entre el Estado turco y organizaciones criminales era que esos gángster vinculados en muchos casos a la ultraderecha ayudaban en el conflicto contra los kurdos. Pero la guerrilla kurda tampoco se quedaba corta en su utilización de la droga, apoyándose para ello en mafiosos como Behçet Cantürk o Hüseyin Baybasin. Ambos nacieron en Lice, una localidad de gestos adustos que es también uno de los principales centros de cultivo de marihuana en Turquía y el lugar donde fue fundado el Partido de los Trabajadores del Kurdistán (PKK), la organización armada del nacionalismo kurdo en Turquía.
Los contactos con el PKK —organización a la que el propio Baybasin reconoció financiar— y de este grupo con ASALA le dieron acceso a grupos armenios que controlaban importantes puntos de acceso de la droga a Turquía a través de Siria, Azerbaiyán e Irán, así como a la distribución en ciudades de Francia, Bélgica, Holanda, Alemania e Inglaterra, donde las diásporas kurda y armenia tienen fuerte presencia. En este último país, Baybasin llegó a ser conocido como “el Emperador” y, según la policía británica, a finales de los 1990 controlaba el 90 % de la heroína que se distribuía en el Reino Unido.
Al calor de la guerra sucia y la corrupción imperante durante los noventa en Turquía, todas las fronteras y límites se desdibujaron. “Incluso la mafia rusa decidió en 1992 que la vía de entrada de la heroína fuese Turquía antes que Rusia, pues el conflicto con el PKK (en la zona suroriental del país, fronteriza con Irán) facilitaba su llegada a Europa”, sostiene Saglar: “Pese a que en esa zona regía el estado de excepción, los camiones de la droga pasaban sin ser molestados y eran protegidos al mismo tiempo por oficiales del Ejército y militantes del PKK”.
La leyenda de « El Paralítico »
El propio Urfi Çetinkaya, quien en el reparto de las mafias se hizo con el control de la Península Ibérica, se apoyaba en los clanes kurdos en Europa a la vez que en su país posaba orgulloso junto a un general del Ejército y al diputado Kamer Genç, del partido socialdemócrata SHP, como muestra una foto de la época. Quizás ahí radica la respuesta a la pregunta que el ministro del Interior español, Jaime Mayor Oreja, se hacía en el año 2000: “¿Pero este hombre vive en la legalidad?”. El baba turco, apodado “El Paralítico” desde que una bala lo postrase en una silla de rueda en 1988, escapó a la Justicia española pese a haber sido detenido in fraganti hasta en cuatro ocasiones. Sobrevivió al juego del perro y el gato con la policía española y a la vida de pistolas sin licencia, putas y bares de copas desde los que se compraban y vendían los cargamentos sin tocar la droga o se lavaba el dinero en pisos adquiridos en La Manga del Mar Menor.
Fue el propio Çetinkaya —aseguran en su entorno— el que en 1995 ordenó matar en Madrid a Ekrem Turmus, del que sospechaba pese a ser su primo carnal: durante cuatro días sus hombres lo torturaron y desgajaron poco a poco sus extremidades, para después quemar su cadáver y dárselo de comer a los perros en un vertedero de Valdemingómez.
A su vuelta a Turquía, a finales de los noventa, Çetinkaya se preciaba: “En España me conocen tanto como conocen al Rey”. Los turcos lo detuvieron en 1999 y nuevamente en 2000, y la Fiscalía llegó a pedir por él 420 años de cárcel, pero supo esquivar a la Justicia cuando le convenía y desaparecer cada vez que lo buscaban. Todavía, logró que el Estado turco le pagase 10.000 euros por haber violado sus derechos durante un juicio.
Rauf da otra calada a su porro. Aunque él, asegura, no se involucró en el narcotráfico de los turcos en España, sí que movió por los mismos bajos fondos y finalmente tuvo que regresar a Turquía. Ahora vive en un barrio humilde de Estambul, una casa vieja que huele a sueños rotos y a promesas incumplidas. Otros, cuyos negocios de la droga aún siguen sembrando las calles de cadáveres, viven en lujosos chalets. Algunos incluso se han dejado respetables barbas de hombres devotos —en sintonía con los tiempos políticos que corren en Turquía— y cuando mueren miles de personas acuden a sus funerales, presididos por representantes políticos y empresariales. Sus vecinos, entre los que reparten dinero y para los que construyen colegios, les profesan respeto y el poder les teme, pues sus palabras pueden segar carreras. Como siempre, los nombres de los generales son los que adornan las avenidas de la historia. Los soldados, en cambio, abonan anónimos y silenciosos las cunetas.
Le gouvernement a fait publier vendredi au Journal Officiel un décret n° 2016-725 du 1er juin 2016 qui ajoute un 13e fichier à la liste des fichiers confidentiels de données personnelles mis en œuvre par l’État, « intéressant la sûreté de l’Etat, la défense ou la sécurité publique ».
JORF n°0128 du 3 juin 2016
texte n° 6Décret n° 2016-725 du 1er juin 2016 modifiant le décret n° 2007-914 du 15 mai 2007 pris pour l’application du I de l’article 30 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertésNOR: FCPD1602870D
Publics concernés : les services du ministère des finances et des comptes publics (administration des douanes et droits indirects) traitant de la prévention du terrorisme, de la criminalité et de la délinquance organisées et de la prolifération des armes de destruction massive.
Objet : mise en œuvre d’un traitement de données à caractère personnel ayant pour finalité la sûreté de l’Etat, la défense et la sécurité publique.
Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication.
Notice : le décret modifie la liste des traitements automatisés de données à caractère personnel intéressant la sûreté de l’Etat, la défense et la sécurité publique relevant du dernier alinéa du I de l’article 30 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés et autorisé par un acte réglementaire dispensé de publication.
Il insère à l’article 1er du décret n° 2007-914 du 15 mai 2007 la référence à l’acte réglementaire autorisant la création du traitement de données à caractère personnel « BCR-DNRED » qui poursuit une finalité intéressant la sûreté de l’Etat, la défense et la sécurité publique.
Il modifie, par ailleurs, l’article R. 841-2 du code de la sécurité intérieure en ajoutant le « BCR-DNRED » à la liste des traitements ou parties de traitements automatisés de données à caractère personnel intéressant la sécurité de l’Etat.
Références : le présent décret ainsi que le texte qu’il modifie, dans sa rédaction issue de cette modification, peuvent être consultés sur le site Légifrance (www.legifrance.gouv.fr).
Le 5 de l’article 1er du décret du 15 mai 2007 susvisé est ainsi rétabli :
« 5. Décret portant création au profit de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières d’un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé BCR-DNRED ; ».
I. – L’article R. 841-2 du code de la sécurité intérieure est complété par un 9° ainsi rédigé :
« 9° Décret portant création au profit de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières d’un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé BCR-DNRED. »
II. – Aux articles R. 895-1, R. 896-1, R. 897-1 et R. 898-1 du même code, la ligne :
Le ministre des finances et des comptes publics et le secrétaire d’Etat chargé du budget sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Comme l’explique Numerama, on sait en effet très peu de choses sur ce fameux fichier : « Comme le veut la règle, on ne sait strictement rien de ce fichier si ce n’est qu’il est baptisé « BCR-DNRED » et sera utilisé par les « services du ministère des finances et des comptes publics (administration des douanes et droits indirects) traitant de la prévention du terrorisme, de la criminalité et de la délinquance organisées et de la prolifération des armes de destruction massive ».
L’acronyme BCR-DNRED est sans aucun doute une référence à la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), rattachée à Bercy. Considérée comme un service de renseignement, elle est chargée notamment de collecter des informations sur les les grands trafics de contrebande, et de lutter contre les flux financiers clandestins.
On imagine donc que le fichier BCR-DNRED s’inscrit dans une politique de croisement d’informations concernant de possibles trafics internationaux illicites de biens ou d’argent qui transitent par la France, avec une orientation plus spécifique vers la recherche de financements de crimes graves. »
La droga iba a ser trasladada a Francia en un camión frigorífico
04.06.2016 | 11:21
EP / Madrid
La Guardia Civil se ha incautado de 2.200 kilos de hachís que estaban ocultos entre 12 toneladas de acelgas que iban a ser trasladadas en un camión frigorífico desde Málaga hasta Francia. Según ha informado la Benemérita en un comunicado, han sido detenidos los once integrantes de la red criminal presuntos autores de delitos contra la salud Pública y pertenencia a grupo criminal.
La investigación se inició el pasado mes de febrero, cuando los agentes tuvieron conocimiento de la existencia de tres naves de un polígono industrial en la localidad malagueña de Mollina que eran frecuentadas en horarios intempestivos por dos hermanos, vecinos de la localidad y sin actividad laboral alguna.
Durante la investigación en la denominada operación ‘Zepaxus’ , se interceptó un camión con un cargamento de 12.000 kilos de acelgas que había sido cargado en las citadas naves. Tras la descarga del camión, en la última fila de palets, se descubrieron unos cajones de madera de grandes dimensiones donde había sido ocultada la droga y sobre los cuales habían dispuesto más cajas de acelgas envueltas en papel transparente de embalaje para darle mayor hermeticidad.
Dentro de estos cajones fueron localizados 69 bultos, serigrafiados con distintas nomenclaturas, que contenían un total de 2.200 kilos de polen de hachís que fueron intervenidos por los agentes. Por estos hechos se detuvo al conductor del camión y a los dos hermanos encargados del cuidado de las naves.
En una segunda fase de la operación, y gracias a la documentación intervenida en los registros practicados, los agentes localizaron al líder de la organización en la localidad de Requena (Valencia). Esta persona tenía grandes conocimientos en el sector del transporte y contaba con antecedentes policiales y judiciales en España y Francia por pertenecer a organizaciones delictivas dedicadas al transporte de grandes partidas de hachís.
Además, había sido detenido anteriormente por la Guardia Civil en el año 2009 y por el Servicio de Vigilancia Aduanera francés en 2012 por hechos similares.
En este caso, el líder de la organización desarticulada planificaba el tránsito de los camiones exhaustivamente, trasladando la droga hasta Francia oculta entre el cargamento de verduras y hortalizas en camiones frigoríficos. Debido a sus conocimientos del sector del transporte elegía los momentos en que más vehículos de estas características realizaban el tránsito y paso de la frontera para así pasar más desapercibido.
Finalmente, ha sido detenido junto a su mujer y a otro socio a los que utilizaba para ocultar su actividad delictiva en un entramado de entidades jurídicas y para el control de los transportes. Además, han sido arrestados otros cinco integrantes de la organización que se encargaban del transporte de los camiones hasta Francia y de los vehículos lanzadera.
En los registros practicados en las localidades de Mollina (Málaga) y Requena (Valencia) han sido intervenidos dos cabezas tractoras, dos semirremolques, tres vehículos, una carretilla elevadora, varios ordenadores, teléfonos móviles y diversa documentación, estando en trámite el embargo de bienes inmuebles y cuentas bancarias vinculadas a una empresa de transportes utilizada por la organización.
En la operación han participado agentes del Equipo de Policía Judicial de la Guardia Civil de Antequera y del Puesto de Mollina, así como agentes del Equipo de Policía Judicial de Requena de la Comandancia de la Guardia Civil de Valencia.
Bonjour à tous ! A la une de L’heure du crime, l’histoire vraie d’un « infiltré », dont la mission était de faire tomber un réseau international de trafic de stupéfiants, et qui se retrouve quelques années plus tard condamné à perpétuité !
Cet homme s’appelle Marc Fievet. Il est mon invité. Son nom est peu ou pas connu du public, mais son aventure a inspiré les scénaristes du film « Gibraltar », qui sort mercredi prochain au cinéma.
Pendant six ans, il était connu sous le nom de code NS 55. Il a permis aux services des douanes; qui l’avaient recruté en 1988, de récupérer près de 100 tonnes de stupéfiants !
Le vraquier « Luna S » pourrit dans le port de Toulon depuis septembre 2013. Cette situation devrait moins se produire désormais. (Photo : Jean-Marc Tanguy)
Publié le 02/06/2016 12:52
Le droit français s’adapte pour prendre en compte la réalité des opérations de narcotrafic menées en haute mer principalement par la Marine, parfois par les Douanes seules. Désormais, il suffira de collecter un échantillon de drogue interceptée en mer, et non plus de ramener la totalité de la cargaison (et l’embarcation servant et transport), pour que la saisie soit juridiquement valable.
Le mois dernier, 500 kilos d’héroïne ont été découverts dans l’océan Indien. Le 27 mai, la frégate de surveillance Nivôse, basée à La Réunion, a détecté deux boutres suspects avec huit ballots contenant 130 kilos d’héroïne.
Le Nivôse participe en effet à l’opération Shirikisho dont l’objectif est la lutte contre les trafics de stupéfiants, d’armes et de charbon en océan Indien.
« L’absence de pavillon et leur localisation inhabituelle, à plusieurs milliers de nautiques de leur port base et sur une route maritime fréquemment empruntée par les trafiquants, ont attiré l’attention et l’ont conduit à procéder à des fouilles », précise la Préfecture de La Réunion.
Le 21 mai, ce sont 380 kilos d’héroïne qui ont été saisis lors d’une action conjuguée entre le Falcon 50 Marine (qui soutient le Nivôse dans l’opération Shirikisho) et la frégate australienne Darwin.
La valeur des stupéfiants est estimée à plus de 6 millions d’euros sur le marché illicite de la revente de stupéfiants au détail.
Entre le 24 et le 27 mai 2016, les douaniers de Perpignan et de Montpellier ont saisi près de 800 kg de cannabis sur l’autoroute A9. La valeur totale de la marchandise est estimée à plus de 6 millions d’euros sur le marché illicite de la revente de stupéfiants au détail.
Le vendredi 27 mai 2016, les agents de la brigade de Perpignan contrôlent un ensemble routier immatriculé aux Pays-Bas. Le chauffeur déclare transporter des graines de lin et des produits textiles. A l’ouverture de la remorque, les douaniers constatent la présence de bobines et de sacs de graines de lin, mais sont intrigués par le volume intérieur de la remorque qui leur semble plus petite qu’un modèle standard. La mesure de celle-ci confirme leurs doutes. Les agents décident donc de percer la paroi réfrigérée au fond de la remorque et y découvrent 26 cartons ainsi que 6 sacs noirs, renfermant 298 kg d’herbe de cannabis.
Le chauffeur a été remis aux services de la Police judiciaire de Perpignan, les suites judiciaires étant confiées au TGI de Perpignan.
3 jours plus tôt, le mardi 24 mai, ce sont, cette fois, les agents de la brigade de Montpellier qui avaient procédé à la saisie de 376 kg de résine et 106 kg d’herbe de cannabis, sur cette même autoroute, transportés dans un poids lourds immatriculé en Italie. Le conducteur leur a déclaré avoir déchargé toutes ses marchandises en Espagne et revenir à vide vers Fos-sur-mer.
À l’ouverture de la remorque, les agents avaient alors constaté la présence de plusieurs palettes sanglées en tas, au fond de la remorque. Leur examen a permis aux douaniers de découvrir, dissimulés derrière de simples cartons, 12 « valises marocaines » (sacs en toile de jute utilisés par les trafiquants pour le transport de la résine de cannabis), et 9 sacs en toile contenant des sacs thermosoudés d’herbe de cannabis.
Une information judiciaire a été ouverte.
Contact presse
Service presse de la douane : presse@douane.finances.gouv.fr, Tél. /
Direction régionale des douanes de Montpellier : François Brivet, Tél. /
Direction régionale des douanes de Perpignan : Didier Martinez, Tél. /
La somme découverte par les agents des douanes de Saint-Louis-Bâle était dissimulée dans une gaine en tissu, cousue sous le pull de la personne.
Le jeudi 19 mai 2016, les agents des douanes de Saint-Louis-Bâle ont saisi plus de 600 000 euros en liquide lors du contrôle d’une femme de nationalité serbe.
En opération dans le TGV Zurich-Paris, les douaniers contrôlent une femme voyageant seule. Elle affirme ne rien avoir à déclarer et simplement rentrer chez elle à Paris après avoir rendu visite à sa famille à Zurich.
Poursuivant leur contrôle, les agents constatent alors la présence d’une épaisseur anormale sous ses vêtements, qu’elle justifie par la présence de pansements.
Arrivés en gare de Mulhouse, les douaniers la conduisent dans les locaux du service pour approfondir le contrôle. Ils découvrent alors une importante quantité de billets en euros et en dollars américains dissimulés dans une gaine en tissu, cousue sous son pull. D’autres liasses sont ensuite découvertes dans ses vêtements.
Au total, les agents comptabilisent 600 000 euros en coupures de 50, 100 et 200 euros ainsi que 20 000 dollars américains et 14 000 francs suisses.
Outre l’infraction relative au manquement à l’obligation déclarative1 (MOD), les propos confus et la situation financière personnelle de l’intéressée ont amené les agents à suspecter un délit de blanchiment d’argent.
Les suites judiciaires ont été confiées au Service national de douane judiciaire (SNDJ) de Lyon par la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Nancy.
Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, le 28 mai 2016 à Paris – FRANCOIS GUILLOT (AFP)
Interpellé le 16 mars dernier par le député Gabriel Serville sur le renforcement des moyens alloués à la lutte contre le trafic de stupéfiants, le Ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve vient d’apporter sa réponse. Il promet des moyens supplémentaires qui devraient être précisés lors de sa venue en Guyane en juillet prochain.
Bernard Caseneuve annonce un doublement des effectifs de la brigade des stupéfiants, l’accroissement de l’implication de la gendarmerie dans la lutte contre les trafics, qui sera désormais chargée des saisies dans l’Ouest guyanais, le renforcement du matériel à disposition des forces de l’ordre, et l’installation, dans les locaux de l’hôpital de Cayenne, de toilettes spécifiquement conçues pour améliorer les conditions de récupération des ovules transportées par les mules. Le ministre rappelle par ailleurs que des négociations sont en cours avec les autorités du Suriname afin de créer un centre de coopération policière et douanière.
PAPEETE, le 31 mai 2016. La douane a mis la main ce mardi matin sur 210 plants de paka à la presqu’île.
La douane est intervenue ce mercredi matin dans deux maison à la presqu’île et a découvert une plantation de 210 plants, soit après effeuillage 3 kilos de pakalolo, précise la douane. Trois personnes ont été mises en cause. Une enquête pénale a été ouverte.
La douane réclamera 3 millions de Fcfp au titre de l’amende, précise un communiqué de la douane.
Ecrit par:
Olivier Guéniat, chef de la police judiciaire neuchâteloise
Anaïs Gasser, étudiante en Master de criminologie à l’Ecole des sciences criminelles – UNIL
On croit souvent à tort, tant du point de vue politique et journalistique que populaire et même policier, que l’apparition de la vente de cocaïne sur rue par des requérants d’asile d’Afrique de l’Ouest a une origine récente se limitant aux seuls phénomènes migratoires du début du 21ième siècle. Pourtant, une recherche historique et bibliographique nous démontre qu’il s’agit plutôt d’une lente construction apparue dès les années cinquante résultant de facteurs tant logiques que complexes et débouchant sur une situation presque inexorable. Pour mieux comprendre le contexte de ce marché illicite assez visible et dérangeant dans les villes suisses, voici un levé du voile sur les secrets d’une organisation criminelle très efficace qui a su s’adapter à toutes les contraintes répressives.
Les origines du trafic de cocaïne transitant par l’Afrique de l’Ouest
La première utilisation de l’Afrique de l’Ouest comme plaque tournante du trafic de drogue remonte aux années 50 par des trafiquants libanais impliqués dans la contrebande d’héroïne vers les Etats-Unis. Servant d’abord de passeurs aux narcotrafiquants libanais, les mafias nigérianes ont pris le contrôle d’une partie du transport de l’héroïne dans les années 80 en se fournissant directement en Inde, au Pakistan et en Thaïlande. Rapidement, elles ont noué des liens avec les organisations criminelles asiatiques du Triangle d’or et les triades chinoises. Ainsi, elles se sont affirmés dans le trafic d’héroïne. En 1994 par exemple, 30% des saisies d’héroïne aux Etats-Unis concernaient des mules contrôlées par des trafiquants nigérians.
Plus tôt, dans les années 60, des trafiquants nigérians et ghanéens entreprirent l’exportation de marijuana vers l’Europe pour satisfaire la demande inhérente au mouvement hippie. Ce trafic, a priori mineur, a alors ouvert la voie à un marché narcotique de plus grande échelle dans les années 80 et représentait une voie de passage supplémentaire à exploiter.
Dans les années 80, après cinq siècles de colonisation et à l’époque où les derniers pays ouest-africains célébraient leur indépendance, l’Afrique de l’Ouest était plongée dans des conflits politiques, militaires et managériaux ; elle a alors éprouvé une forte crise économique. Pour se sortir de cette impasse, la plupart des pays[1] ont été contraints d’emprunter au Fonds monétaire international et à la Banque Mondiale qui mirent en place une procédure de libéralisation économique connue sous le nom d’ajustement structurel. Ce plan de réajustement a notamment engendré de très fortes restrictions budgétaires, des coupes importantes dans les dépenses publiques et des licenciements d’employés des services publiques. De ce fait, la population s’est vue engouffrée dans de très sévères difficultés financières, recherchant, pour survivre, la formation de capital parfois par tous les moyens, même illégaux. Cette période coïncide avec l’expansion des réseaux nigérians dans le trafic d’héroïne et l’implication progressive de ces derniers dans l’importation, d’abord mineure et individuelle, de cocaïne.
En plus de la diaspora africaine héritée de la colonisation et de la traite internationale d’esclaves noirs, s’en est suivi, au milieu des années 80, une diaspora nigériane autant sur le continent africain qu’en Amérique latine[2]. À l’aune de la migration internationale inhérente à la mondialisation, des marchés tant licites qu’illicites ont bénéficié de conditions favorables à leur développement. En effet, les principes de la libre-circulation et du libre-échange ont, par ailleurs, suscité de nouvelles opportunités criminelles que les réseaux nigérians ont su saisir l’intérêt.
Jusqu’au début des années 90, la Bolivie et le Pérou étaient les premiers cultivateurs mondiaux de feuilles de coca. Les narcotrafiquants colombiens s’y approvisionnaient pour fabriquer la cocaïne dans le but de la revendre principalement aux Etats-Unis. Or, au début des années 90, les Etats-Unis ont mis en place l’opération Air Bridge Denial pour couper la route de cet approvisionnement. Ce resserrement répressif a provoqué un « effet ballon » inattendu, poussant les narcotrafiquants colombiens à développer et augmenter leurs propres cultures. En même temps, les Etats-Unis et les pays ouest-européens avaient renforcé les contrôles dans leurs ports maritimes et leurs aéroports, parvenant ainsi à mener de multiples interceptions couronnées de succès. En conséquence, le trafic devenait de plus en plus risqué, pour les narcotrafiquants inter continentaux, notamment le long des routes traditionnelles qui passaient par le Golf Caribéen en direction des Etats-Unis et de l’Europe.
À la fin des années 90, en plus du renforcement sécuritaire sur les routes principales d’acheminement, le marché américain de la cocaïne a connu non seulement un monopole détenu par les cartels mexicains, mais aussi une saturation liée à une baisse de la demande. Vraisemblablement pour ces deux raisons, les narcotrafiquants, pour la plupart colombiens, ont effectué le calcul coût-bénéfice de diversifier les routes et de se tourner vers l’Europe où, contrairement aux Etats-Unis, la demande était en augmentation, y compris en Suisse. En effet, la fin du conflit entre le Kosovo et la Serbie ainsi que la situation de guerre en Afghanistan coïncident à une réelle pénurie d’héroïne dès 1999, créant la demande pour une autre substance, la cocaïne. Pendant ce temps, les réseaux nigérians avaient poursuivi leur approvisionnement en cocaïne en Amérique du Sud, établissant de solides contacts avec les trafiquants de ce continent. Les trafiquants nigérians y étaient reconnus pour leur polyvalence en matière de trafic ainsi que pour leur habileté à évoluer, innover et se sophistiquer.
Les avantages de l’Afrique de l’Ouest
Au début des années 2000, le transit de la cocaïne par l’Afrique de l’Ouest s’est donc vite imposé comme une solution idéale aux yeux des narcotrafiquants colombiens……………………
Plus de 88 millions d’adultes, soit plus d’un quart des personnes âgées de 15 à 64 ans dans l’Union européenne, ont déjà consommé des drogues illicites
Le cannabis reste la drogue la plus consommée en Europe (51,4 millions d’hommes et 32,4 millions de femmes y ont goûté au moins une fois) (c) Afp
Plus de 88 millions d’adultes, soit plus d’un quart des personnes âgées de 15 à 64 ans dans l’Union européenne, ont déjà consommé des drogues illicites, rappelle l’OEDT dans son rapport annuel, publié mardi à Lisbonne.
« L’Europe est confrontée à des problèmes de drogue de plus en plus importants. L’offre et la demande de nouvelles substances psychoactives, de stimulants, d’héroïne et d’autres opiacés continuent d’augmenter, ce qui a des conséquences majeures en termes de santé publique », note Dimitris Avramopoulos, commissaire européen pour les Affaires intérieures, cité dans l’étude.
Le marché des drogues illicites dans l’UE est estimé à 24,3 milliards d’euros en 2013. Avec 38%, le cannabis (importé ou produit localement) représente la plus grande part de ce marché et sa production est devenue « un générateur de revenus majeur pour la criminalité organisée », selon l’OEDT. Viennent ensuite l’héroïne (28%), la cocaïne (24%), les amphétamines (8%) et l’ecstasy (3%).
Le cannabis représente aussi les trois quarts des saisies de drogue en Europe (50% pour l’herbe et 24% pour la résine), très loin devant la cocaïne et le crack (9%), les amphétamines (5%), l’héroïne (4%), l’ecstasy (2%)… L’observatoire estime à environ 1% la part des adultes européens consommateurs quotidiens ou quasi quotidiens de cannabis.
Les niveaux de teneur en principe actif de l’herbe (8% à 12% de tétrahydrocannabinol, THC) et de la résine de cannabis (12% à 18% de THC) sont historiquement élevés, « une hausse peut-être due à l’émergence de techniques de production intensive en Europe et, plus récemment, à l’introduction de plants à forte teneur en principe actif au Maroc« .
– « Marketing sophistiqué » –
Si le cannabis reste la drogue la plus consommée en Europe (51,4 millions d’hommes et 32,4 millions de femmes y ont goûté au moins une fois), l’OEDT constate que l’éventail disponible est toujours plus diversifié, avec notamment une « résurgence » de l’ecstasy, « tant auprès des consommateurs de stimulants classiques qu’auprès d’une nouvelle génération de jeunes usagers ».
« Des poudres, cristaux et comprimés fortement dosés, avec toute une série de logos, de couleurs et de formes, sont disponibles, de même qu’une production à la commande et un recours à un marketing sophistiqué et ciblé. Il pourrait s’agir d’une stratégie délibérément mise en oeuvre par les producteurs afin d’améliorer la réputation de cette drogue après une longue période pendant laquelle sa piètre qualité » et les nombreux faux ont fait diminuer sa consommation, note-t-il.
Les producteurs d’ecstasy « se battent pour attirer davantage de consommateurs et certains comprimés sont produits pour des évènements spécifiques, comme des gros concerts ou des festivals », a précisé Paul Griffiths, directeur scientifique de l’observatoire lors d’une conférence de presse à Lisbonne.
Des disparités régionales peuvent être observées sur le marché des stimulants, la consommation de cocaïne étant plus élevée dans les pays d’Europe de l’Ouest et du Sud, tandis que les amphétamines sont plus présentes au Nord et à l’Est. Tous ces produits ont vu une amélioration de leur pureté, avec des prix stables.
L’observatoire souligne que « le potentiel d’expansion de l’offre de drogue en ligne semble considérable », avec le marché des « darknets » (réseaux clandestins non référencés), les échanges de pair-à-pair, le cryptage des données et des techniques de paiement difficiles à retracer (utilisation de monnaie électronique type bitcoin), même si la plupart des transactions se déroulent hors ligne.
Enfin, l’OEDT met en garde contre les nouvelles substances psychoactives (cannabinoïdes et opiacés de synthèse notamment), parfois toxiques: « les jeunes consommateurs peuvent, à leur insu, servir de cobayes humains pour des substances dont les risques potentiels pour la santé sont dans une large mesure inconnus ». Pas moins de 98 nouvelles substances ont été signalées en 2015, 101 en 2014.
Au moins 6.800 décès par surdose, principalement associés à l’héroïne, ont été recensés dans l’UE en 2014, avec des hausses « préoccupantes » en Irlande, Lituanie, Suède et au Royaume-Uni.
Scandale, stupeur et surprise dans le monde de la prohibition française du cannabis ! Dans une enquête publiée le 23 mai dernier, Libération révèle le rôle qu’aurait eu François Thierry, anciennement à la tête de la lutte anti-drogues en France, dans l’importation de dizaines de tonnes de cannabis. Tel Jérôme Cahuzac qui donnait des conférences sur la fraude fiscale, le journal rappelle que l’ancien patron de l’office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) avait pour habitude de poser devant les plus grosses prises aux côtés des ministres de l’Intérieur successifs.
Si ce scandale est avéré, il est peu probable que la hiérarchie de l’Ocrtis n’ait pas été informée de ces agissements: cette révélation serait ainsi une mise à nu de l’ampleur de la corruption du système anti-drogue français. Sans surprise pour les personnes s’intéressant de près ou de loin au débat sur la politique des drogues, la prohibition démontre une nouvelle fois à quel point elle tend à corrompre les administrations chargées de la mettre en place. Comme aux États-Unis durant la prohibition de l’alcool dans les années 1920, la prohibition du cannabis en France crée d’immenses incitations à la corruption pour l’administration étatique. La France, malgré sa politique répressive, est le premier consommateur de cannabis en Europe : les gains financiers pour les personnes répondant à cette demande sont colossaux.
Dimanche dernier, vers 22h30, la brigade des douanes de Limoges a voulu effectuer le contrôle d’un véhicule sur la RN141. Le conducteur au volant de sa Mercedes a d’abord fait mine de s’arrêter, avant d’accélérer et de prendre la fuite. Une course-poursuite s’est engagée sur la RN141 dans le sens Angoulême-Limoges.
Une deuxième patrouille douanière à moto a réussi à intercepter le fuyard en utilisant une herse pour crever les pneus de son véhicule. L’interpellation a eu lieu à hauteur de Chabanais.
A l’intérieur du véhicule, les autorités ont découvert 101 kilos de résine de cannabis. Le conducteur a été remis aux services de la police judiciaire.
«A chaque nouveau scandale, tout le monde s’offusque. Mais depuis longtemps, certains policiers s’adonnent à ce type d’activités, à la fois pour répondre à leurs objectifs mais bien souvent aussi pour faire carrière. Or, la plupart de ceux qui ont fait carrière dans la lutte antidrogue ont été obligés de recourir tôt ou tard à des systèmes parallèles. On ne prend pas la juste mesure de l’ampleur du trafic. Pendant longtemps, tout était sous cloche. C’était le règne de l’entre-soi, basé sur la rétention d’informations au sein de la police judiciaire.
«La démultiplication des réseaux de renseignement, notamment dans le cadre de la délinquance économique et financière, permet désormais à un plus grand nombre de policiers d’avoir une vision d’ensemble. Et depuis quelques années, il y a une volonté de décloisonner le renseignement.
«Cette question de la collecte d’informations est cruciale. Les réseaux criminels sont très structurés et implantés durablement en France. Ils ont recours à des techniques extrêmement sophistiquées et sont capables de contourner la répression. Ces groupes exploitent depuis longtemps le fait qu’ils pouvaient s’allier avec des personnes qui détiennent le renseignement.
«Car l’information est le principal capital sur lequel les trafiquants vont pouvoir mener à bien leurs projets. Le point d’orgue, pour eux, n’est pas d’être un indic mais de faire en sorte que leur agent traitant devienne un associé. Si le policier met le doigt dans ce système, il ne peut plus se retirer. Certains peuvent alors basculer et aller jusqu’à prendre des parts dans le business.»