MAURICE (Narcotrafic): l’escalade!

mauriceSon imposant SUV est garé dans la cour de la bicoque familiale. Dans cette cité des hautes Plaines-Wilhems, tout le monde sait qu’il est dans le business.

Le chemin en face est constamment barré par des groupes de junkies qui, assis sur les talons, attendent leur dose de « brown ».

Ici, les voitures de police patrouillent en groupe. Portant bagues et chaînes en or, ainsi qu’une dentition du même métal, le caïd fait le décompte de ses clients. Ses seconds couteaux équipés de cellulaires sont postés à des points stratégiques. La vente peut maintenant débuter.

Dans la même rue, des voisins dealent du gandia bio et synthétique. Chacun en a pour son compte, sauf ANTIDRUGMAURICEl’Anti-Drug and Smuggling Unit (Adsu) qui éprouve de grandes difficultés à coincer cette nouvelle génération de trafiquants. Plus rusés, ces derniers jonglent avec les nouvelles technologies pour brouiller leurs communications et en connaissent un rayon sur les moyens de blanchir leurs gains.

Les enquêteurs chevronnés ne savent plus où donner de la tête. Les moyens font défaut et les hommes n’ont pas vraiment le cœur à l’ouvrage. D’autres finissent au service des trafiquants tentés par l’argent facile – d’où des noms figurant sur la liste d’Ally Lazer (voir plus loin).

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EXTRAIT

Les noms soumis aux Français figurent-ils sur votre nouvelle liste ?
Évidemment. Beaucoup sont toujours en liberté. Mais je dois faire ressortir que c’est une famille mauricienne établie à Paris qui est à la tête du trafic de Subutex. Lorsque j’ai soumis ma liste, certains membres de cette famille ont été arrêtés à Maurice comme en France.

LIRE le reportage: http://defimedia.info/trafic-de-drogue-lescalade-26194/

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DOUANE FRANÇAISE (BSI de Cambrai): douze kilos d’héroïne saisis et …deux jeunes hommes écroués – 23/04/2016

douanesDeux Loir-et-Chériens ont été interpellés de retour de Belgique avec douze kilos de drogue dure dans leur véhicule. Ils ont été placés en détention.

Douze kilos d’héroïne et un kilo de produit de coupe. Le chiffre est extrêmement important pour le Loir-et-Cher. Si bien que la question de l’écoulement de cette drogue dure se pose. Le marché loir-et-chérien ne serait vraisemblablement pas le seul destinataire de cette héroïne. Selon la qualité du produit, que les expertises vont déterminer, la marchandise est estimée au bas mot à 200.000 €, mais ce chiffre pourrait grimper à quelque 400.000 euros.

Ces douze kilos d’héroïne ont été saisis mercredi par les douaniers de Cambrai à bord d’un véhicule qui circulait en provenance de Belgique sur l’autoroute A 2, à hauteur de Hordain, dans le Nord.

La drogue était conditionnée par pain d’un kilo et était dissimulée dans la voiture, dans laquelle se trouvaient deux personnes. Le passager et le conducteur sont deux jeunes Loir-et-Chériens. Le chauffeur est âgé de 22 ans et réside à Saint-Aignan. Il n’a pas d’antécédents judiciaires. Le passager, du même âge, avait un point de chute à Mer, et est connu de la justice pour un fait mineur.
Les deux jeunes hommes sont partis du Loir-et-Cher pour se rendre à Bruxelles. L’un d’eux a déclaré qu’il y était allé pour rencontrer des prostitués et n’être au courant de rien. Le second a justifié de la même raison ce voyage en Belgique, tout en concédant qu’il devait également récupérer de la drogue pour une tierce personne, dont il tait le nom.
Une information judiciaire a été ouverte et devrait permettre d’établir le rôle exact de chacun des deux protagonistes, leur place dans le réseau, et éventuellement d’identifier d’autres personnes impliquées dans ce trafic d’héroïne. L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Tours.
Les deux jeunes hommes ont été déférés au palais de justice de Blois hier. La vice-procureure, Alexandra Pethieu, a requis leur placement en détention provisoire lors de la présentation des deux jeunes hommes devant le juge des libertés et de la détention. Les réquisitions du ministère public ont été suivies. Les deux hommes ont été incarcérés.

Florence Vergne

http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2016/04/23/Douze-kilos-d-heroine-saisis-deux-jeunes-hommes-ecroues-2693804

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DOUANE FRANÇAISE: 1,7 tonne de résine de cannabis saisie dans l’Hérault

Publié le Samedi 23 Avril 2016

ILLUSTRATION. Le camion en provenance d’Espagne a été intercepté sur l’aire du Caylar, à 70 kilomètres au nord ouest de Montpellier. (CAPTURE GOOGLE STREET VIEW.)

Les douaniers ont saisi 1,7 tonne de cannabis dans la nuit de jeudi à vendredi, à bord d’un camion, sur l’aire de repos de l’A75 du Caylar, près de Montpellier (Hérault).

Le semi-remorque était en provenance d’Espagne. La drogue avait été dissimulée dans une cachette aménagée dans les parois de la remorque. Sa valeur dépasserait les 10 millions d’euros, selon infos-H24.fr.

Les deux Espagnols, conducteurs du camion, ont été interpellés et devraient être déférés dans la journée de ce samedi au parquet de Montpellier.

Lundi, dans le Pays basque, les douaniers avaient saisi dans une voiture venant d’Espagne 300.000 euros qui proviendraient de trafics de stupéfiants.

http://m.leparisien.fr/faits-divers/1-7-tonne-de-resine-de-cannabis-saisie-dans-l-herault-23-04-2016-5739619.php

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DOUANE FRANÇAISE (Pays Basque): 300 000 euros saisis provenant d’un trafic de drogue

chiendouanier222 Avril 2016

Les douaniers ont saisi le lundi 18 avril au péage de Biriatou (Pyrénées-Atlantiques) plus de 300.000 euros dissimulés dans une cache aménagée à bord d’une voiture venant d’Espagne et avec à bord deux Néerlandais, somme qui proviendrait d’un présumé trafic de stupéfiants, ont annoncé vendredi les Douanes.

Contrôlée sur l’autoroute A3, la grosse cylindrée disposait d’un coffre dissimulé sous la moquette au niveau de la banquette arrière dans lequel a été découvert un caisson contenant deux sacs. A l’intérieur, se trouvaient quelque 17 000 billets de banque représentant 308 410 euros. Les deux hommes ont dit qu’ils se rendaient en Allemagne.

Un chien anti-stupéfiants ayant marqué un vif intérêt pour la cache et les billets de banque, l’infraction de délit labradors-noirs-sont-majoritaires-dans-les-equipesde blanchiment d’argent lié à un trafic de stupéfiants a été retenue. L’infraction au Manquement à l’obligation déclarative (Mod), qui oblige toute personne transportant des sommes d’un montant égal ou supérieur à 10.000 euros en provenance où à destination de l’étranger, a également été retenue, indique la Direction générale des Douanes dans un communiqué.L’enquête a été confiée à la Police judiciaire de Bayonne et les deux hommes ont été présentés à la Juridiction interrrégionale spécialisée (JIRS) de Bordeaux, en vue de leur mise en examen, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

En 2015, la Douane a constaté 1427 Manquements à l’obligation déclarative pour une valeur de 64,8 millions d’euros. Le nombre de constatations portant sur des faits de blanchiment a presque quadruplé, passant de 18 en 2014 à 69, pour un montant de 12 millions d’euros.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/pays-basque-300-000-euros-saisis-provenant-d-un-trafic-de-drogue-22-04-2016-5736969.php

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FRANCE: meurtres, drogue, clientélisme… Le « roman vrai » de Marseille

Meurtres, drogue, clientelisme; Le roman vrai de MarseilleA Marseille, 80% des règlements de compte sont liés au trafic de drogue (CAVALLERA/SIPA)

Marie-France Etchegoin, auteure de « Marseille, le roman vrai », a enquêté sur les bas-fonds d’une ville gangrénée par les trafics.

Interview.

Publié le 22 avril 2016

Marie-France Etchegoin est journaliste, ancien grand reporter à « l’Obs ». Son livre « Marseille, le roman vrai », vient de paraître aux éditions Stock.

Les raccourcis sont nombreux mais les chiffres parlent d’eux-mêmes. Marseille a connu 11 règlements de compte depuis le début de l’année. Tous sont liés à la drogue. Quelle est l’emprise du trafic sur la ville ?  

L’emprise la plus visible se calcule d’abord au nombre de morts. Banalisés à force d’être répétitifs. Pour 2016, on en est à 11. Mais en moins de dix ans, on en compte plus de cents ! A tel point qu’une note confidentielle du ministère de l’Intérieur parle de « narco-banditisme« . Comme à Naples ou à Bogota.

L’emprise est aussi économique. A la Castellane, la cité de Zidane, devenue « supermarché de la drogue », un seul plan stup peut générer 60.000 euros de chiffres d’affaires par jour, 23 millions d’euros par an. Le marché est tellement juteux que le milieu dit « traditionnel », ou « corso marseillais », commence à nouer des alliances avec les trafiquants des cités.

L’emprise est aussi sociale. Des générations de gamins vivent avec l’idée qu’aucune autre activité n’est possible quand on est un jeune promis au chômage. Et que cette activité est un commerce comme un autre. Les chefs de réseau se prennent pour des chefs d’entreprise. Ils demandent à leurs petites mains d’être polis avec les habitants. « Ils sont gentils, ils nous aident à monter les courses ». Combien de fois je ne l’ai pas entendu.

Les dealers ont remplacé les concierges ?

Rien de la vie de la cité ne leur échappe. Par exemple, ils guettent dans les boîtes à lettres des immeubles, les courriers des huissiers pour repérer les familles les plus endettées. Ils en font des « nourrices » qui stockent de la drogue chez eux.

C’est une cohabitation forcée. Et parfois aussi acceptée. J’ai assisté à des réunions de mères qui avaient perdu…………………..

LIRE sur:http://m.nouvelobs.com/societe/20160421.OBS8963/meurtres-drogue-clientelisme-le-roman-vrai-de-marseille.html#

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DOUANE FRANCAISE (Eure): interpellé avec de la cocaïne sur l’A13, il avait une plantation de cannabis chez lui

La douane a interpellé deux hommes en possession de cocaïne et d'argent liquide (photo d'illustration)Les Douanes ont interpellé deux hommes sur l’A13, dans l’Eure, jeudi 14 avril, en possession de cocaïne et d’argent liquide. L’un d’eux avait des plants de cannabis à son domicile.

La Douane a interpellé deux hommes en possession de cocaïne et d’argent liquide. (Photo d’illustration)

Jeudi 14 avril 2016, les services des Douanes du Havre (Seine-Maritime) ont procédé à des contrôles sur l’autoroute A13, dans l’Eure. Deux hommes ont été interceptés. À l’intérieur de leur voiture, les fonctionnaires découvriront 125 grammes de cocaïne, ainsi que 2 000 euros en liquide. Les mis en cause seront interpellés. Une enquête a été ouverte et une perquisition menée à leur domicile. Chez l’un d’entre eux, résidant dans le département du Morbihan, les gendarmes retrouveront « une production assez importante d’herbe de cannabis ».
Jugés dans le cadre d’une comparution immédiate devant le tribunal correctionnel d’Évreux, les deux suspects ont été condamnés à 18 mois d’emprisonnement avec révocation d’un précédent sursis pour l’un, ainsi que de 12 mois d’emprisonnement avec six mois de sursis et de mise à l’épreuve pour l’autre. Les deux jeunes hommes devront également s’acquitter d’une amende douanière solidaire de 9 450 euros.

http://www.normandie-actu.fr/eure-interpelle-avec-de-la-cocaine-sur-l-a13-il-avait-une-plantation-de-cannabis-chez-lui_197419/

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FRANÇA: Cabo-verdiano e holandês detidos com 12 kg de heroína

Um cabo-verdiano foi preso na posse de 12 quilos de heroínas num posto de controle em Virsac, na França. O indivíduo, que estava acompanhado de um holandês – ambos aparentam ter 40 anos -, viajou da Holanda em direcção a Portugal. Os homens foram detidos pelo esquadrão anti-drogas da Direcção Inter-Regional de Polícia Judiciária. Presentes ao tribunal, foi-lhes decretado a prisão preventiva.

França: Cabo-verdiano e holandês detidos com 12 kg de heroína

Os dois homens (um cabo-verdiano e um holandês) conduziam um “Ford Fiest Sedan” registado em Portugal. Foram presos na quarta-feira, 13, num posto de controlo em Visrsac, no percurso de sul para o norte na A 10.

O condutor da viatura foi convidado pelos polícias a desligar o motor. Fizeram uma vistoria de fundo na viatura, com “auxílio” de um meio altamente sofisticado e indispensável para este tipo de averiguações: um endoscópio que identifica e mede os espaços em branco num veículo.

Encontraram nas portas traseiras do carro cerca de 12 quilos de heroína, acondicionados em embalagens seladas, com 500 gramas cada. A droga estava escondidas nas cavidades por trás do plástico.

Os dois homens foram detidos pelo esquadrão anti-drogas da Direcção Inter-Regional de Polícia Judiciária. Presentes ao tribunal, foram mandados para prisão preventiva.

Entretanto foi aberto um inquérito judicial sobre importação e posse de narcóticos. Ao que tudo indica, os dois homens tinham deixado a Holanda em direcção a Portugal. A investigação prossegue.

Com / sudouest.fr

http://asemana.publ.cv/spip.php?article117859&ak=1

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DOUANE FRANÇAISE (Péage de Virsac): l’héroïne était cachée dans les portières de voiture

Archives Laurent Theillet
Deux automobilistes ont été écroués samedi. Ils transportaient 12 kilos de drogue.

Mercredi dernier, péage de Virsac dans le sens nord sud sur l’A 10. Le légendaire flair des douaniers combiné aux dernières technologies. Le conducteur d’une berline immatriculée au Portugal qui transporte un autre passager est prié de couper le contact. Il n’a rien à déclarer mais les douaniers veulent tout de même vérifier.

Ils passent le véhicule au peigne fin et utilisent des moyens devenus indispensables depuis plusieurs années. Un endoscope, une microcaméra perchée au bout d’un câble et un densimètre permettant de repérer et mesurer les espaces vides sur un véhicule….

LIRE:http://www.sudouest.fr/2016/04/19/l-heroine-etait-cachee-dans-les-portieres-2334682-3222.php

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FRANCE: le cout de la défonce!

cocaine_349423« Selon des chiffres de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), le gramme de cocaïne coûte environ 65 euros ».

Il y a deux ans, en 2014, le prix moyen du gramme était de 75 euros. Il y a 25 ans, au début des années 1990, le gramme était vendu le double : 1.000 FF soit 152 €.

Le chlorhydrate de cocaïne provient de la distillation des feuilles de coca de l’arbuste appelé cocaïer. Il n’est pas vendu pur et les produits de coupage les plus fréquents sont le saccharose (jusqu’à 60 %), sucre commercial issu de la betterave à sucre, et la phénacétine (environ 30 %), un analgésique retiré de la vente en 1983. L’analyse d’échantillon de cocaïne présentée comme « pure » ne contiendrait que 8 % de cocaïne…

Sur le marché, 1 tonne de saccharose peut être acheté 20.000 dollars américains (17.000 euros), voire moins, soit 1 million de grammes de saccharose à 0,02 $ le gramme (0,017 € le gramme) !

lire: http://www.paristribune.info/notes/Quel-est-le-prix-du-gramme-de-cocaine_b9328899.html

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FRANCE: quant à l’économie clandestine par Alain Bauer

Alain Bauer Professeur de criminologie au conservatoire national des arts et métiers

Alain Bauer Professeur de criminologie au conservatoire national des arts et métiers

«L’économie clandestine s’adaptera»

Le trafic de drogue, et notamment de cannabis, est-il la première activité économique des cités françaises ?

Ça dépend comment on le regarde. Ça se joue entre le trafic de stups et le cybercrime. Le trafic de stups fait un gros chiffre d’affaires, mais la marge est faible. Il y a une seule catégorie de stupéfiant qui produit une grosse marge, c’est la Sinsemilia*, c’est le produit le plus concentré, quasiment une drogue dure. Contrairement à une idée répandue, on pense que le cannabis est une drogue douce, mais le taux de concentration en THC est très différent de ce qu’il était il y a 40 ans, il a quasiment décuplé.

L’État peut-il encore, aujourd’hui, reprendre la main dans les cités ou est-ce trop tard ?

Personne n’a jamais pris la main. Le trafic, qu’il soit d’alcool, de cannabis ou d’autre chose, a toujours existé. La question c’est quel est le niveau de pression qu’une société est prête à tolérer par rapport à ses addictions. Le rejet de la règle, le défi de l’interdit, existe depuis qu’on a le concept du tabou. On a sur le cannabis une position totalement contradictoire avec celle qu’on a sur le tabac et l’alcool. Ces deux produits légaux sont de plus en plus réprimés au nom de la santé publique, mais le cannabis pas, où on est dans la logique de dépénalisation et libéralisation. Le problème c’est que notre loi de 1970 mélange allègrement les consommateurs, les dealers et les criminels.

Une légalisation du cannabis mettrait-elle un sérieux coup d’arrêt à l’économie souterraine ?

En fait elle la transformerait. Ce qu’on voit, c’est qu’après une phase de libéralisation, il se produit deux mouvements. D’abord l’économie clandestine blanchit et prend le contrôle de l’économie légale – par exemple à la fin de la prohibition la pègre a pris le contrôle des bars et du réseau de distribution de l’alcool –, mais on voit aussi le transfert vers des produits qui resteront, eux, illégaux : la cocaïne, le crack, les drogues chimiques… Le problème c’est que ces questions sont traitées comme s’il s’agissait de problèmes séparés, alors que tout est lié.

Mais quelles seraient les conséquences en termes de sécurité ? Les trafics n’assurent-ils pas une certaine paix sociale dans les banlieues ?

Le trafic, c’est de la délinquance. La liquidation par kalachnikov, que ce soit à Marseille ou à Toulouse, ne fait pas partie de la paix civile. Je pense qu’il y aurait une redistribution du marché. Le crime a quelque chose de très évolutif. Ça modifiera les modes d’organisation du crime, notamment dans la qualité des produits, la diversité. Il y aura simplement une mutation du marché, comme ils l’ont fait depuis la prohibition de l’alcool en 1920. Tout le monde avait dit que la mafia italienne allait disparaître, mais non, elle est toujours là.

DOUANE FRANÇAISE (Bastia – CORSE): le bilan annuel de la douane en Corse par Jean-François Tanneau, le directeur régional des Douanes

Douanes de Corse : Armes, fraudes fiscales, contrefaçons…
Rédigé par le Vendredi 15 Avril 2016
Jean-François Tanneau, directeur régional des Douanes a présenté vendredi après-midi à la division de Bastia, le bilan annuel de la douane en Corse, tant dans les domaines de lutte contre les fraudes (stupéfiants, biens culturels, contrefaçons, armes, fraude fiscale …) que les domaines de la fiscalité et du soutien aux filières économiques en Corse.

Douanes de Corse : Armes, fraudes fiscales, contrefaçons…

Le directeur régional des Douanes a longuement évoqué les activités de 2015 de la Douane en Corse en compagnie de Alain Thirion, préfet de Haute-Corse, Nicolas Lerner, coordonnateur pour la sécurité auprès des préfets de Haute-Corse et de Corse-du-Sud et Emile Carlotti, chef divisionnaire des douanes de la Haute-Corse.
Lutte contre le terrorisme, les fraudes fiscales, les grands trafics, la protection du consommateur et du patrimoine du territoire le champ d’intervention de la Douane est vaste.

En savoir plus sur http://www.corsenetinfos.corsica/Douanes-de-Corse-Armes-fraudes-fiscales-contrefacons_a20686.html#rcfzLxmA6EFooRWH.99

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MARTINIQUE: la cocaïne voyageait en containers

Martinique 1ère

Publié le 16/04/2016

Un réseau de trafiquants de cocaïne a été démantelé entre la fin du mois de mars et le début du mois d’avril. Huit personnes ont été interpellés par les forces de l’ordre dont six en Martinique. 200 kilos de cocaïne, des armes de poing et des espèces ont été saisis.

Les services de l'O.C.R.T.I.S ont saisi près de 200 kilos de cocaïne dans cette opération. © O.C.R.T.I.S.
© O.C.R.T.I.S.
Les services de l’O.C.R.T.I.S ont saisi près de 200 kilos de cocaïne dans cette opération.

200 kilos de cocaïne, trois pistolets, des gilets par balle et 9000 euros en espèce. C’est le résultat des investigations menées par l’antenne Caraïbes de l’Office Central pour la Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants, l’O.C.R.T.I.S.

Tout commence au mois de septembre 2015. Des employés d’un société de déménagement découvrent par hasard dans un container 55 kilos de poudre blanche dissimulés dans un réfrigérateur. En fouillant plus en avant le container, 174 kilos de cocaïne sont saisis par les hommes de l’O.C.R.T.I.S.

Suite à cette découverte, deux hommes sont interpellés en région parisienne. Ils étaient, semble-t-il, les destinataires de la marchandise.

Un mode opératoire bien rodé

Malgré, l’intervention des forces de l’ordre, les trafiquants sont sûrs de leur mode opératoire. Le 30 novembre 2015 ils tentent à nouveau de faire transiter 35 kilos de cocaïne selon la même méthode. Alerté, les policiers mettent la main sur un nouvel individu.

Mais c’est le 29 mars dernier que tout s’accélère, 6 personnes sont d’abord interpellées en Martinique puis le 4 et le 5 avril dernier deux autres membres du réseau sont arrêtés.

Les précisions de Christophe Arnerin :

Drogue dans containeurs déménagement
Le réseau semblait particulièrement bien rodé.
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MAROC: 16 tonnes de cannabis saisies à Agadir

MAROCSAHEnviron 16 tonnes de résine de cannabis (chira) ont été saisies dans la nuit de jeudi à vendredi dans une commune rurale de la région d’Agadir.

Les gendarmes ont surpris des trafiquants alors qu’ils tentaient de décharger la drogue sur la plage de la région de Tikert, à proximité de la commune de Tamri, selon des sources sécuritaires citées par la Map,

La cargaison devait ensuite être transportée par des embarcations vers des navires en haute mer, poursuit la même source.

En tout, sept personnes ont été interpellées lors de cette opération menée par les éléments du Commandement régional de la Gendarmerie royale d’Agadir et deux camions ainsi que quatre voitures ont été saisis.

http://www.bladi.net/cannabis-saisies-agadir,45016.html

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DROGUE (Mule): le transport de cocaïne dans le ventre en recrudescence

Par AFP , publié le 15/04/2016 à 08:43 , mis à jour à 11:17

bureau-des-douanes-le-28-decembre-2012-a-l-aeroport-d-orly_5581987Bureau des douanes le 28 décembre 2012 à l’aéroport d’Orly

afp.com/MIGUEL MEDINA

Bobigny – Une boulette de cocaïne s’était déchirée dans son ventre: une Martiniquaise de 21 ans est morte d’overdose mi-mars à Paris pour avoir accepté de faire la « mule ». La pratique est ancienne mais son renouveau, via une filière antillaise, inquiète les autorités.

D’habitude, c’est de Cayenne, en Guyane, qu’embarque vers l’Europe le plus grand nombre de « mules« , ces passeurs qui transportent la cocaïne dans leurs bagages ou même « in corpore« , ingérant des dizaines d' »ovules » thermo-soudés.

L’étudiante était, elle, partie de Fort-de-France. Après un malaise dans un vol à destination d’Orly, elle décédera à l’hôpital, victime d’une filière antillaise jusqu’ici inconnue.

« Avec un anesthésiant pour la gorge et un verre d’eau, il faut parfois une dizaine d’heures pour avaler ces ovules, gros comme une saucisse apéritif rigide« , décrit Stéphane Pichegru, de la direction des douanes. « Très vite, les sucs gastriques attaquent. Ce n’est que quelques dizaines de grammes, mais de coke pure : si ça s’ouvre, c’est irrécupérable« , explique cet adjoint au chef de bureau de lutte contre la fraude.

Les volumes ainsi transportés, autour du kilo en moyenne, soit quelques dizaines de milliers d’euros, sont anecdotiques à l’échelle de l’ensemble du trafic.

Mais la technique est discrète et efficace: « Vous pouvez avoir quatre ou cinq mules par avion« , confie un policier de Seine-Saint-Denis. « Les trafiquants en chargent un peu plus pour attirer les douaniers et faire écran pour les autres« , renchérit un avocat de Bobigny, habitué de ces dossiers.

Malgré les risques – l’overdose ou la prison – le voyage, rémunéré 2.000 ou 3.000 euros, suscite des vocations : en 2015, 160 de ces « bouletteux » ont été arrêtés en France. Un net regain par rapport à la petite centaine d’interpellés des années précédentes, selon les chiffres des douanes.

Difficile de dire pourquoi : « Certains évoquent le renforcement de contrôles aux frontières qui aurait obligé les trafiquants à scinder leurs envois« , rapporte Stéphane Pichegru, peu convaincu par l’hypothèse.

– Trafic de fourmis – 

Pour ses services, les 234 kg de cocaïne retrouvés sur ces « bouletteux » en 2015 sont une goutte d’eau au regard des 17 tonnes de saisies de l’année. Le gros du produit passe par bateaux, conteneurs et valises, en provenance de Colombie ou du Pérou.

Mais ce « trafic de fourmis » représente un gros investissement en surveillance, et une préoccupation sanitaire: « Sur cette nouvelle filière antillaise, on a affaire à un conditionnement de moindre qualité et on peut craindre d’autres accidents« , avertit Stéphane Pichegru.

Au tribunal de Bobigny, où comparaissent les « mules » interceptées aux aéroports parisiens, « on traite deux à trois cas par semaine, dont la moitié pour du transport +in corpore+« , affirme une procureur.

Devant elle, dans le box des prévenus, deux jeunes Paraguayennes. Venues de Rio de Janeiro, elles ont été arrêtées en août à Roissy, en correspondance pour Florence. Dans leur estomac et leur vagin, 900 g et 1,1 kg de cocaïne répartis dans 60 et 75 ovules qu’elles expulseront au bout de quelques jours de garde à vue à l’hôpital. Leurs passeports étaient flambant neufs. « Pour effacer la trace des précédents voyages« , estime la magistrate.

« C’est le dossier typique« , assure l’un des avocats commis d’office. Contrairement aux Pays-Bas, où les « mules » sont considérées comme des victimes, l’avocat évoque « le tour de vis répressif » en France. « Les trafiquants le savent et privilégient les vols directs pour Amsterdam« , confirment les douanes.

« Je vis avec ma mère et mon fils de 3 ans, j’avais beaucoup de dettes« , raconte la première des deux Paraguayennes, une couturière de 29 ans, qui a fait une fausse couche en prison. Sa voisine, 21 ans, explique aux juges qu’elle élève seule ses six frères, demande pardon « pour cette erreur » qu’elle « paye cher« .

« Elles se présentent comme victimes du trafic et de la pauvreté » mais « elles ont agi en parfaite connaissance de cause, à plusieurs reprises, et couvrent les trafiquants« , argumente le parquet qui requiert quatre ans de prison.

Elle écoperont de deux ans, « le tarif habituel« , commente l’avocat. « Elles seront expulsées à mi-peine. Là-bas, elles retrouveront les trafiquants qui leur diront: +Vous vous êtes faites choper, rendez l’argent+« .

http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/drogue-le-transport-de-cocaine-dans-le-ventre-en-recrudescence_1783034.html

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DOUANE FRANCAISE (DR d’Aix-en-Provence): drogue, contrefaçons, contrôles…la douane sur tous les fronts

Basée à Aix, la direction régionale des douanes revient sur son activité 2015.

AIXDR
Thierry Marcellin, adjoint au directeur des douanes de Provence et le directeur Jean-Marc Coquio, devant des objets saisis par les agents de cette très active direction. Photos david rossi

Si les infractions liées à la protection de la santé des consommateurs ont augmenté de 24 % (de 38 à 47 en 2015), l’activité de la douane a aussi été particulièrement soutenue en 2015 dans la lutte contre le trafic de stupéfiants : 1 522 kilos saisis au total, dont 1 500 de cannabis, 17 de cocaïne… pour un total de 3 778 000€, détaillent le directeur régional des douanes Jean-Marc Coquio et Thierry Marcellin, chef du pôle « orientation des contrôles ».

De la résine de cannabis dans des bouteilles de gaz

Avec de belles affaires : une nuit de septembre 2015, les douaniers d’Arles ciblent un camion immatriculé en Espagne qui transporte des panneaux de bois aggloméré. Une pile de panneaux est évidée et les agents trouveront à l’intérieur de la résine de cannabis sous forme de valises marocaines : 325 kilos de cannabis saisis. Le 2 septembre 2015, les douaniers de la brigade d’Aix saisissent 120 kilos de résine de cannabis cachés dans des bouteilles de GPL, gaz pétrole liquéfié ; bis repetita le 17 octobre 2015, avec 102 kilos de résine de cannabis transportés avec le même procédé.

Forts de leur expérience, ils trouvent sous le châssis d’une voiture trois bouteilles de type gaz méthane : à l’intérieur, des plaquettes de résine de cannabis. Autant dire que les procédés pour cacher la drogue sont de plus en plus sophistiqués. « Presque de l’art… » Nuit du 11 octobre 2015, les douaniers d’Arles saisissent 342,6 kilos de cannabis dans un camion qui roule entre Espagne et Italie. La marchandise est estimée à 2 millions d’euros sur le marché de la revente au détail.
La coke sous la moquette

Les stupéfiants saisis, c’est majoritairement du cannabis, mais le 9 avril 2015, les douaniers de Fréjus ciblent sur l’A8 une voiture immatriculée en Italie : sous la moquette (récemment recollée) sous la banquette arrière, ils trouveront 8,5 kilos de cocaïne conditionnée en paquets.

Ces bons résultats concernent aussi la lutte contre la fraude fiscale (935 000 € de droits et taxes ont été récupérés) et le trafic de tabac (316 kilos saisis sous forme de cartouches de cigarettes ou de tabac à narguilé). En mars 2015, le contrôle d’un tracteur immatriculé en Turquie débarquant d’un navire permet de mettre la main sur 17 cartouches de 20 paquets de cigarettes de marque Marlboro. Peu avant, 450 paquets de cigarettes provenant de Roumanie étaient trouvés dans un cargo de pavillon russe.

Le pare-chocs à 1 million d’euros

La douane souligne aussi le montant des capitaux ayant fait l’objet, soit d’une infraction pour manquement à l’obligation déclarative (pour un mouvement supérieur à 10 000 €), soit de blanchiment douanier : 1 430 000 € en 2015 (894 600 € en 2014). Parlons de ce million d’€ en espèces, caché dans le pare-chocs d’une voiture interceptée. Flagrant délit de blanchiment. Ou ces 140 000 € en billets de banque conditionnés en paquets thermosoudés placés dans le plafonnier d’une voiture ; ses occupants disaient faire le trajet entre l’Espagne et la Serbie.

La direction régionale Provence, basée à Aix, recouvre les départements des BdR, du Var, Vaucluse, Alpes-de-Haute-Provence et Hautes-Alpes. Ce sont 225 agents dont 129 dans l’administration générale et opérations commerciales ; 126 dans la branche surveillance dont neuf maîtres-chiens et 14 agents motocyclistes.

Produits stupéfiants : Cannabis : 1 500 kilos saisis. Cocaïne : 17 kilos. Amphétamines : 2,4 kilos. Autres stupéfiants (opium, héroïne, khat, LSD, champignons hallucinogènes…) : 2,6 kilos.

Valeur totale : 3 778 000 euros.

Contrefaçons : 44 000 articles.

Tabac : 316 kilos.

Armes à feu : 30.

Capitaux-blanchiment : 14 affaires (1 430 000 €).

Protection du consommateur (notamment médicaments et produits anabolisants) : 47 affaires.

Droits et taxes fraudés : 935 000 €.

Séverine Pardini

LIRE l’article au complet:http://www.laprovence.com/article/actualites/3888124/drogue-contrefacons-controles-la-douane-sur-tous-les-fronts.html

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DOUANE française (arrangements à l’aéroport de Tahiti): interdiction d’exercer requise contre des douaniers

Une interdiction d’exercer à vie a été requise contre deux douaniers de l’aéroport de Tahiti-Faa’a, poursuivis avec 23 autres prévenus pour de petits arrangements suspects.

Le procès de 25 agents ou ex-agents de la plateforme aéroportuaire de Tahiti-Faa’a, dont 13 douaniers, s’est achevé vendredi devant le tribunal correctionnel de Papeete, qui a mis son jugement en délibéré pour plusieurs semaines.

http://m.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/arrangements-a-l-aeroport-de-tahiti-interdiction-d-exercer-requise-contre-des-douaniers-5708888035702a22d6330e83

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ITALIA/PAESI BASSI: storia di droga, ‘ndrangheta e tulipani

Storia di droga, ‘ndrangheta e tulipani

mafia-droga-italia-paesi-bassiVincenzo Crupi da 20 anni gestiva un’azienda di export nel mercato di fiori più grande d’Olanda, ma il suo negozio era in realtà un centro dello spaccio europeo di droga

Per i clienti del famoso mercato dei fiori Royal FloraHolland vicino Amsterdam Vincenzo Crupi era uno dei tanti commercianti di tulipani in una nazione famosa per essere la maggior esportatrice di fiori al mondo.

Per la polizia, invece, era sospettato di avere legami con la mafia e di trafficare tonnellate di droga nascosta tra i fragranti bouquet di fiori che trasportava con i suoi camion in Italia.

Fiutata la traccia, le forze dell’ordine hanno iniziato a sorvegliare con cimici, microfoni e telecamere nascoste li suoi uffici nel mercato dei fiori. Hanno scoperto che Crupi passava le giornate di lavoro a parlare di affari legati alla mafia: accordi sullo spaccio di droga, traffico d’armi e sanguinose guerre di potere con le famiglie mafiose in Canada.

PIU: http://www.tpi.it/mondo/paesi-bassi/mafia-droga-italia-paesi-bassi

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FRANCE (Nantes): vente de drogue au vu de tous à la station Commerce – Breizh-info.com

dnred nantes

Que font les agents de l’Echelon DNRED de Nantes?

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12/04/2016 ‑ 06h00 Nantes (Breizh-info.com)

Commerce, Pirmil, Souillarderie. Ces trois stations du réseau de tramway de Nantes connaissent d’importants problèmes de deal de drogue, selon les syndicats de la SEMITAN (CFDT, CFTC, UNSA, CGT) qui ont rendu public le 3 mars un courrier traduisant l’exaspération des agents face aux agressions, aux incivilités et au trafic qui s’étale chaque jour sous leurs yeux. La première est située au centre de Nantes, la seconde donne accès aux quartiers de la rive sud de la Loire, la troisième est située près du quartier sensible de la Bottière, à l’est. Un mois après, au cœur de Nantes, qu’est-ce qui a changé ? Rien ou presque. Une image flagrante du laisser-aller total offert par les autorités à la délinquance quotidienne dans la capitale bretonne.

Les incidents avec les dealers à Commerce sont récurrents depuis la fin de l’année 2015. En février, la CGT de la SEMITAN signalait qu’une agression physique a été évitée de justesse, ainsi qu’un vol aux abords du local de la TAN à la station Commerce. Le 11 mars 2016, lors de la réunion des délégués du personnel, le sujet est abordé par les élus de la CFDT : « malgré les courriers aux autorités, une action de la BSTC le 29 février sur les quais de la ligne 1 à Commerce, les agents de la SEMITAN ne sont plus en sécurité. Est-ce qu’il faut attendre une agression sur un agent pour qu’un plan et une action de fond soient mis en place ? ». La direction répond alors que la police municipale et la police nationale seront présentes sur les lieux pour une durée indéterminée.

lire sur: http://www.breizh-info.com/2016/04/12/41714/nantes-vente-de-drogue-de-a-station-commerce

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LIRE ou Relire: « Cocaïne, fric et flics »

Cocaïne, fric et flics

L’arrestation ces derniers jours de policiers de la PAF, mis en cause dans un trafic qu’ils sont censés surveiller ; la disparition d’une cinquantaine de kilos de cocaïne dans la salle des scellés de la brigade des stups du quai des Orfèvres, autant d’affaires récentes qui plombent la police. Une seule raison : le fric. En octobre dernier, c’était un ancien chef d’Interpol qui était mis sous les verrous en Équateur, et l’on se souvient des nombreuses arrestations parmi les autorités de l’aéroport de la station balnéaire de Punta Cana, en République Dominicaine, après la découverte de 682 kg de cette drogue dans un Falcon 50 français, en mars 2014.

NarcopsLe trafic de stupéfiants, et notamment celui de la cocaïne, génère de tels bénéfices que tous les intermédiaires s’enrichissent… en une traînée de poudre – du moins s’ils ne vont pas en prison. Quant aux « cocotrafiquants », le fric les rend omnipuissants. Devant ces kilos de drogue qui défilent sous leur nez et qui disparaissent en fumée dans les incinérateurs, certains flics craquent. Ils passent du côté obscur. Même s’ils ne sont que quelques-uns, ils font mal à la corporation. Mais, comme dit le directeur général Jean-Marc Falcone, « la police nationale fait le ménage dans sa propre institution »

Sniff !

En France, d’après l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, la cocaïne se revend 68 € le gramme, pour une pureté moyenne qui tourne autour de 35 %. Ce qui met le produit pur autour de 200 000 € le kilo alors qu’il est acheté aux cultivateurs l’équivalent de 2 à 3000 €. On imagine les retombées que cela engendre tout au long de la chaîne d’intermédiaires ! Évidemment, les narcotrafiquants sont les premiers à passer à la caisse. Pour la seule cocaïne, leur chiffre d’affaires annuel se situerait dans une Prix des drogues 2013fourchette comprise entre 75 et 100 milliards de dollars (Rapport mondial sur les drogues de 2011). Un chiffre qui est d’ailleurs en baisse sur ces dix dernières années, notamment aux États-Unis, mais qui représente environ le quart du marché de l’ensemble des drogues. Même si l’on tient compte du prix du traitement (20 à 30% du prix d’achat), la marge est impressionnante. Certains analystes estiment que le trafic de drogue dans sa totalité équivaut à 1 % du PIB mondial.

Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (2009), les produits stupéfiants représenteraient environ un cinquième du produit du crime dans le monde et il faudrait un budget de 200 à 250 milliards de dollars pour couvrir les dépenses de santé annuelles liées à la consommation des « drogues illicites ». Je suppose que les drogues licites sont les médicaments !

Les moyens mis en œuvre pour lutter contre ce type de criminalité donnent le tournis. On a l’impression d’un petit monde qui s’agite en vase clos. Pour l’UE, les coûts cachés ou apparents liés aux produits stupéfiants oscilleraient entre 28 et 40 milliards d’euros par an. La cocaïne est la deuxième drogue la plus consommée en Europe.

Quant à la France, elle dépenserait plusieurs milliards d’euros (je ne suis pas sûr qu’il soit tenu une comptabilité), dont une grande partie pour lutter contre l’importation de la « bigornette », comme disait Francis Carco dans La dernière chance, en 1935. En effet, via les Antilles et la Guyane, notre pays est en première ligne.

Ainsi, le mois dernier, près de 30 tonnes de drogue ont été saisies lors d’une opération Interpol menée en Amérique centrale et dans les Caraïbes. En partie de l’héroïne et du cannabis, mais principalement de la cocaïne, pour une valeur estimée à 1,3 milliard de dollars. Cette opération baptisée Lionfish II a été menée conjointement par 39 pays, dont 4 de l’UE : l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et la France. Mais c’est la France qui a financé l’opération (je ne sais pas si l’UE participe). La partie opérationnelle est revenue à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) en coordination avec le secrétariat général d’Interpol. « L’opération a également permis de fermer une cinquantaine de laboratoires de fabrication de stupéfiants. La marine nationale colombienne a saisi un semi-submersible qui servait à transporter de la drogue, deux avions légers ont été saisis en Équateur et une vingtaine de pistes d’atterrissage dissimulées dans la forêt ont été détruites par les autorités colombiennes… », peut-on lire sur le site d’Interpol.

Comme on le sait, la cocaïne est cultivée et traitée dans le nord de l’Amérique Latine, essentiellement en Colombie, en Bolivie et au Pérou. Elle suit ensuite trois axes d’exportation « traditionnels », l’un vers les États-Unis et le Canada ; les deux autres vers l’Europe et l’Afrique (on peut se demander si la fin de l’embargo sur Cuba ne changerait pas la donne). L’UE est d’ailleurs fortement « attaquée » par des passeurs qui viennent d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique du Nord.

Observatoire français des drogues et des toxicomanies

Dans la mer des Caraïbes, la « Méditerranée américaine », la lutte contre les trafiquants est menée par les forces armées de différents pays. Pour ce faire, plusieurs accords ont été passés, trop sans doute, au point de ne pas s’y retrouver. Ce qui favorise la suprématie américaine. En 2008, un accord a été signé entre le commandant supérieur (COMSUP) de Fort-de-France et le commandant régional américain. Nom de code : Narcops. Et en novembre 2011, une première opération conjointe d’envergure pour lutter contre le trafic à destination de l’Europe et de l’Afrique du Nord a été mise sur pied.

La France dispose en permanence de deux bâtiments de guerre qui patrouillent le secteur avec chacun un hélicoptère embarqué. Parfois, un sous-marin nucléaire pointe son nez. En cas d’intervention sur un go fast, un tireur d’élite prend position pour neutraliser les moteurs. Puis il reste en appui pour protéger l’équipe d’intervention. En cas de nécessité, l’ordre d’ouvrir le feu doit venir de Matignon, via le Secrétariat général à la mer, qui assure la coordination interministérielle des actions de l’État en mer. Il faut dire que dans ce type d’opération, plusieurs ministères sont concernés : Défense, Intérieur, Justice, Finances et Santé. C’est une exception française.

La police judiciaire est également très active. Il existe une antenne de l’OCRTIS à Fort-de-France et deux détachements, l’un à Pointe-à-Pitre, l’autre à Saint-Martin, et les gendarmes disposent d’un patrouilleur. Mais depuis quelques années c’est la Guyane qui inquiète. Elle a déjà pris sa place dans un trafic de « mules » à destination de la métropole. Mais cela pourrait bien évoluer, notamment en raison de sa proximité avec des pays trafiquants, comme le Surinam et le Venezuela, et aussi d’une présence policière moins forte. Dans ce département où 40 % des moins de 30 ans sont au chômage et où 44% des travailleurs sont fonctionnaires, il doit être difficile de rêver sa vie.

Pour comprendre, comment on en est arrivé là, c’est-à-dire une situation inextricable malgré les moyens mis en œuvre, il faut jeter un coup d’œil en arrière…

De 1860 à 1910, la coca et la cocaïne sont des denrées qui s’exportent mondialement, notamment par deux réseaux principaux partant des pays andins, l’un vers l’Allemagne et le reste de l’Europe, l’autre vers les États-Unis. Les Américains deviennent alors les plus grands consommateurs au monde. Le revirement est brutal. En 1915, les États-Unis se lancent dans une croisade solitaire contre ce fléau qui ravage l’Amérique, diabolisant l’Allemagne en le dépeignant comme l’empire de la drogue. Peu à peu, différents pays emboîtent le pas au géant américain, jusqu’à l’interdiction mondiale en 1950.

En quelques décennies, un produit licite devient illicite et sa commercialisation échappe alors aux contrôles des États. Les filières légales disparaissent laissant la porte ouverte aux aventuriers et aux trafiquants de tout crin.

Au retour de la guerre du Vietnam, de nombreux soldats américains sont devenus héroïnomanes. Aussi, en 1971, le président Nixon déclare la guerre à la drogue, notamment à l’héroïne. Georges Pompidou reçoit le message 5 sur 5 et Marseille perd ses labos de morphine-base. Dans le même temps, la consommation de cocaïne explose aux États-Unis. Comme un pied-de-nez – plus gentiment nommé la contre-culture. La justice moralisatrice se met en place et le nombre d’incarcération explose. Les prisons sont remplies de jeunes, surtout des Noirs et des Latinos au point que certains s’interrogent : existerait-il une raison cachée à cette pénalisation à outrance ? Un peu comme en France on utilise la pénalisation de la consommation de cannabis pour contrôler les jeunes des cités. Toute proportion gardée, bien sûr !

Même si la consommation mondiale semble stagner, peut-être à cause des drogues de synthèse, la guerre contre le trafic de cocaïne n’est pas prête d’être gagnée. Trop de fric en jeu. Et l’amusant, si l’on peut dire, c’est que plus la répression est efficace, plus les prix grimpent – et plus les trafiquants s’en mettent plein les poches.

Y a pas de morale à mon histoire !

http://moreas.blog.lemonde.fr/2015/01/31/cocaine-fric-et-flics/

DOUANE FRANÇAISE: le livreur de coke espagnol stoppé par les douaniers au péage de Saint-Martin de Crau

douanesC’est au beau milieu de la nuit de vendredi à samedi, que les Douanes de Marseille ont interpellé au péage de Saint-Martin de Crau, sur l’autoroute, dans le sens Espagne-Italie, un Espagnol de 27 ans, Augustin L.

Les douaniers ont découvert 1,150 kg de cocaïne, d’une valeur marchande, à 80 euros le gramme, d’environ 90 000 euros.

L’antenne des stups de Marseille a été saisie de l’enquête.

Le livreur de cette coke a comparu mardi après-midi en comparution immédiate, mais son procès sur le fond a été ajourné. Il a été écroué.

http://www.laprovence.com/actu/faits-divers-en-direct/3880383/le-livreur-de-coke-espagnol-stoppe-par-la-douane.html

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