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Pour combattre un ennemi, mieux vaut connaître ses forces et savoir les localiser. A l’été, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a donc demandé à ses services de recenser tous les lieux de trafic présents sur le territoire.
« On considère qu’il s’agit d’un point de deal dès lors qu’un lieu de vente de produits stupéfiants est installé sur la voie publique et que la présence des dealers est quotidienne », précise une source proche du dossier.
Policiers et gendarmes ont ainsi fait remonter aux 103 cellules du renseignement opérationnel sur les stupéfiants (Cross) les informations sur les supermarchés et supérettes de la drogue situés dans leur département.
Outre-Mer, la Guadeloupe et la Martinique sont elles aussi gangrenées, avec respectivement 129 et 50 points deal pour à peine plus de 350 000 habitants.
Le retour de la politique du chiffre
Quelques policiers de haut niveau voient dans cet instrument statistique inédit un « outil technocratique ». Au point, pour certains d’entre eux, de douter de la méthodologie et des chiffres. C’est notamment le cas dans les Bouches-du-Rhône, où les autorités locales ont recensé 140 points, « alors qu’il y a en a le double rien qu’à Marseille », selon un grand flic.
Surtout, ces policiers chevronnés redoutent que la lumière jetée sur les lieux de vente ne signe le retour de la politique du chiffre.
Au point de pousser des policiers à se focaliser uniquement sur des points de deals aisés à démanteler dans le but d’embellir leurs statistiques ? « Pour lutter contre les stupéfiants, on ne doit pas avoir une approche quantitative, mais qualitative, estime le patron d’un service d’enquête. Si on s’amuse à faire tomber des petits réseaux pour faire du chiffre, ça va renforcer les plus gros. »
L’homme achetait héroïne et cocaïne aux Pays-Bas pour les revendre en Moselle. Interpellé, il a été mis en examen et écroué. Il passera les fêtes de fin d’année bien confiné.
Les saisies effectuées par les gendarmes
42 kilos d’héroïne, 4 kg de cocaïne, 17 kg de produits destinés à couper la drogue, 115 000 euros en liquide, 4 véhicules et un pistolet automatique.
Cette opération fait suite au décodage d’EncroChat, l’application de télécommunication cryptée, par les cybergendarmes de la gendarmerie nationale avec de nombreux autres cyberservices européens.
A l’heure actuelle, les gangs néerlandais sont dépendants du savoir-faire des cartels mexicains. Mais que pourrait-il se passer si ce n’était plus le cas ? La crainte est alors de voir cette alliance si profitable aujourd’hui, se transformer en concurrence demain : « Ce que je ne veux absolument pas, c’est que nous devenions l’un de ces pays capables de produire d’énormes cristaux de méthamphétamine, sans l’aide des mexicains. Dans ce cas-là, on ferait concurrence au Mexique. Je ne sais pas ce qui se passera alors, mais il y a des risques. Et nous voulons empêcher cela« , conclut Andy Kraag, le responsable de la police néerlandaise. Car « concurrence et violence vont toujours de pair dans le monde criminel« .
Le navire de drogue MS Arsianco a été confisqué par la police. Il est situé près du port de Moerdjik * et doit être vendu. (Benedikt Strunz/NDR)
« C’est ici que ça s’est passé. »
Willem-Jan Joachems se souvient parfaitement de ce 10 mai 2019. Pour ce journaliste d’une télévision locale de la région de Nord Braband, au sud des Pays-Bas, c’est un scoop qu’on n’oublie pas. « Le bateau était là, les enquêteurs étaient en train de relever les indices… et il a commencé à couler. » Ce jour-là, il était arrivé un peu plus tôt, sur le quai du port de plaisance de Moerdijk, pour assister au démantèlement d’un laboratoire flottant de méthamphétamine par les forces de police.
Une découverte inédite à bien des égards : un laboratoire avait été monté de toutes pièces dans le ventre du navire, long de 85 mètres. Les enquêteurs y retrouvent plus de 70 kg de méthamphétamine, 150 litres d’huile de méthamphétamine… et trois Mexicains, âgés de 25, 28 et 38 ans. « Ils étaient en train de fabriquer la drogue », raconte le journaliste néerlandais.
Les enquêteurs identifient leur ADN sur trois masques intégraux et des paires de gants. La police met également la main sur des téléphones et découvre des photos qui lui permettent de retracer l’activité des trois hommes au Pays-Bas. Le 12 décembre 2018, ils établissent une « liste de courses » incluant 30 kg d’aluminium, des thermomètres et des gants en latex. Courant mars, les chimistes ont maintenant de la poudre dans des verres doseurs. Un mois plus tard, une vidéo dévoile une large quantité de méthamphétamine sous forme de cristaux. Le laboratoire est découvert un mois plus tard. Candelario et les deux frères Ivan Diego et Victor Manuel sont reconnus coupables de « complicité de possession et de production de méthamphétamine en cristaux » le 19 mars 2020. Ils sont condamnés à quatre ans de prison ferme aux Pays-Bas.
Ce n’est pas la première fois que la police néerlandaise découvre des ressortissants mexicains dans un laboratoire de méthamphétamine.
En février 2019, elle avait déjà arrêté trois hommes originaires du Mexique, dans un laboratoire produisant notamment de la méthamphétamine à Wateringen, en banlieue de La Hague. Ce ne sera pas la dernière non plus. Depuis le début de l’année, 32 laboratoires produisant de la méthamphétamine ont été démantelés. Du jamais vu. Les arrestations s’enchaînent.
Parmi les suspects, un nombre important de Mexicains : 19, entre les Pays-Bas et la Belgique, selon le décompte réalisé par Forbidden Stories et ses partenaires. Le dernier démantèlement impliquant des mexicains date de la semaine dernière. Le 30 novembre 2020, deux d’entre eux ont été arrêtés dans la petite ville de Westdorpe, à la frontière belge. Comment expliquer la présence de ces ressortissants mexicains à des milliers de kilomètres de chez eux ? Pour qui travaillent-ils ? Où va cette drogue une fois produite ?
Avec 25 médias partenaires, dont la Cellule investigation de Radio France, Forbidden Stories a enquêté sur le parcours de ces chimistes mexicains, au service des gangs néerlandais, déjà rois des drogues de synthèse en Europe.
EncroChat, « c’est de l’or pour nous »
Le message, envoyé en juin 2020 dans la précipitation et avec quelques fautes dans la version originale, est adressé par le fournisseur de téléphones chiffrés EncroChat à ses millions d’utilisateurs. Au siège de la société, c’est la panique. L’entreprise vient de réaliser qu’elle a été victime de l’opération de piratage la plus spectaculaire jamais menée par des polices européennes. Une catastrophe pour la société qui promettait à ses clients des communications ultra-sécurisées.
Les utilisateurs des téléphones EncroChat vont rapidement réaliser l’ampleur des dégâts : depuis plusieurs mois en réalité, les forces de l’ordre françaises et néerlandaises ont accès à toutes leurs communications. Un vrai problème si on est impliqué dans des activités criminelles, ce qui est le cas « d’une part très élevée d’utilisateurs » du service chiffré, selon les enquêteurs européens. Le jour de l’envoi du message à ses utilisateurs, EncroChat met fin à ses services. Une information judiciaire, notamment pour « fourniture d’un moyen de cryptologie n’assurant pas exclusivement des fonctions d’authentification ou de contrôle d’intégrité sans déclaration préalable », a été ouverte à la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) de Lille.
Capture d’écran du message envoyé par EncroChat à leurs utilisateurs, avant d’arrêter leurs services, le 13 juin 2020. (Europol/Eurojust/Gendarmerie française)
« C’est vrai : EncroChat, c’est de l’or pour nous », reconnaît Andy Kraag, chef de la division d’enquêtes criminelles de la police néerlandaise. Et pour cause : en l’espace de quelques mois, des millions de messages sont interceptés en temps réel, avant leur chiffrement, par les enquêteurs en Europe.
Aux Pays-Bas, cela va notamment permettre le démantèlement en série de laboratoires de méthamphétamine. Et dans plusieurs cas, révéler la présence des ressortissants mexicains qui y travaillent.
D’après les messages consultés par la police, ils seraient bien plus nombreux que les 19 déjà recensés par le consortium, le plus souvent recrutés comme chimistes.
…………………………………………. ………………. Résumé en 4 points :
1 – Forbidden Stories a eu accès à des informations exclusives sur le piratage d’EncroChat, qui a conduit à l’arrestation de 800 personnes à travers l’Europe et au démantèlement de laboratoires de méthamphétamine aux Pays-Bas et en Belgique
2 – Des experts en méthamphétamine (ou « chimistes ») sont envoyés en Europe depuis le Mexique afin d’aider les gangs néerlandais à produire cette drogue très rentable et à l’exporter vers l’Asie et l’Océanie
3 – Les intermédiaires mexicains sont chargés du processus de recrutement et sont fortement soupçonnés de travailler pour les cartels mexicains en tant que « freelance ».
4 – Ce partenariat entre les organisations criminelles mexicaines et néerlandaises inquiète les autorités, qui craignent une augmentation de la consommation de méthamphétamine sur place et que cette collaboration ne se transforme en concurrence violente sur le sol européen.
* Moerdjik : c’est à Moerdjik que Marc Fievet avait acheté le « LARISSA », devenu « MELOR », le premier cargo financé par Bercy pour la DNRED, pour transporter de la cocaïne au départ d’Amérique du Sud vers l’Angleterre via les eaux irlandaises.
Pour la Commission américaine de la politique antidrogue dans l’hémisphère occidental, le plan Colombie a échoué dans la lutte contre la drogue
Le Congrès des États-Unis a publié un rapport détaillé sur la politique en matière de drogues dans les Amériques, dans lequel il établit une longue liste de recommandations pour arrêter le trafic de drogue et résoudre les problèmes de santé publique créés par la consommation de drogues.
Le rapport donne un aperçu de ce à quoi pourrait ressembler la lutte contre le crime organisé pendant l’administration du président élu Joe Biden.
Publié par la Western Hemisphere Drug Policy Commission de la chambre basse du Congrès à Washington, le rapport plaide pour des changements profonds et systématiques dans la manière dont les États-Unis combattent le trafic de drogue. Il propose également une plus grande coordination internationale, une approche plus holistique de la formulation des politiques et une révision des sanctions obsolètes imposées aux pays qui n’atteignent pas les objectifs annuels.
«Nous ne mettrons peut-être jamais fin au commerce de drogues illicites, tout comme nous ne pouvons pas éliminer la consommation de substances», lit-on dans le document. « Mais nous pouvons mieux gérer ces graves problèmes grâce à une stratégie globale. »
Le rapport recommande que les États-Unis concluent des «accords d’assistance étrangère» pluriannuels élaborés par des ambassadeurs avec des dirigeants politiques et de sécurité dans les pays. Il souligne que de tels accords permettraient un meilleur échange d’informations, une plus grande transparence entre les pays et des solutions plus rentables pour des problèmes tels que la criminalité organisée, la réforme de la justice pénale et les droits de l’homme.
Les plans pourraient également inclure des efforts de synchronisation pour empêcher les transactions numériques illicites, qui, comme le dit le rapport, sont de plus en plus utilisées par les groupes du crime organisé pour blanchir les produits de la drogue.
« Ce dont un pays comme la Colombie a besoin est très différent de ce dont un pays comme le Mexique, El Salvador ou le Honduras pourrait avoir besoin« , a déclaré Shannon O’Neil, présidente de la Commission, faisant référence à la proposition lors d’une réunion sur le rapport tenue le 3 décembre.
« En ce sens, cela permet d’économiser de l’argent et d’éviter de mettre en œuvre des politiques inefficaces dans un contexte particulier », a-t-il ajouté.
Le rapport rejette les approches traditionnelles de la formulation des politiques en matière de drogues, qui se sont jusqu’à présent avérées limitatives, et propose de ne pas succomber à de faux compromis tels que «la sécurité publique contre la santé publique», qui, souligne le rapport, peuvent entraver des stratégies plus efficaces. holistique et multiforme.
Le rapport a largement utilisé les propres recherches et analyses d’InSight Crime.
Ce que les décideurs doivent faire, poursuit le rapport, c’est de prendre les meilleurs aspects des deux côtés du débat: continuer à investir dans les stratégies traditionnelles, telles que le financement de la formation de la police et la destruction des laboratoires de drogue, mais les compléter en améliorant la santé publique, les droits de l’homme et le développement économique alternatif.
Tout cela exigerait que la communauté internationale se réunisse et associe le secteur privé afin de discuter des moyens créatifs d’apporter des changements à long terme, souligne le rapport.
Entre mai 2019 et le 1er décembre dernier, les policiers ont saisi près de 170 000 euros, plus de 7 kg d’héroïne et de cocaïne et interpellé 17 suspects, autour d’un même immeuble de la rue Pierre-Loti à Lille-Sud. Trois ont été placés en détention.
Le séjour du Brestois de 18 ans tourne court : après deux jours à vendre de la drogue à Vannes (Morbihan), il se fait arrêter par la police à la Bourdonnaye le 7 décembre 2020.
Le procureur de la République a confirmé une belle affaire menée à bien par les effectifs de la police judiciaire de Dijon. L’enquête a duré plusieurs semaines et a abouti, jeudi, à l’interpellation de cinq personnes, toutes soupçonnées d’alimenter le trafic de drogues dans la cité des ducs.
Après une enquête d’un an, mardi dernier, une vaste opération judiciaire a été menée dans le quartier de La Chanaye à Mâcon. Plusieurs dizaines de gendarmes sont intervenues aux côtés de la brigade de recherche de la compagnie de Mâcon et de la brigade territoriale dans le cadre d’une commission rogatoire pour un important trafic de stupéfiants.
Dans la nuit de vendredi à samedi, les policiers du commissariat de Mont-de-Marsan ont mené une opération lors de laquelle plusieurs personnes suspectées de tremper dans un trafic de stupéfiants ont été arrêtées.
La compagnie de Rieuxpeyroux est intervenue sur place et a fait la saisie de 4,78 kg d’herbe de cannabis séchée, de 324 tiges avec têtes d’herbe de cannabis de quatre doses de cocaïne représentant 3,35 g, de 74 graines de cannabis ainsi que de neuf joints d’herbe de cannabis.
SAINT-BENOIT/SAINT-PAUL. Lundi, les gendarmes de la compagnie de Saint-Benoît ont interpellé neuf suspects dans la cadre d’une enquête sur un trafic de zamal. Hier, les gendarmes de la compagnie de Saint-Paul ont placé six personnes en garde à vue, soupçonnées d’avoir pris part à un trafic de cocaïne et d’ecstasy.
L’immeuble, livré il y a deux ans, est situé dans un secteur stratégique pour le trafic de stupéfiants en Seine-Saint-Denis. Les dealeurs mettent la pression sur les résidents, qui ont décidé de ne pas se laisser faire.
Le 2 déc. 2020, les agents de la BSI de Bourges ont procédé à une saisie de 653 kilos de pollen de cannabis
Le poids-lourd immatriculé en Espagne remontait vers la Belgique quand les douaniers l’ont interpellé sur l’autoroute A 71. En gare de péage de Bourges (Cher), le contrôle du chargement a permis de repérer le pollen de cannabis, « caché grossièrement dans des cartons ».
Le conducteur, un ressortissant roumain, a été arrêté et placé en garde à vue. Il doit être présenté au parquet de Bourges ce vendredi 4 décembre.
Vendredi dernier, les douaniers de Lyon ont découvert plus de 181kg de résine de cannabis lors du contrôle d’un camion frigorifique sur l’autoroute A7. La drogue était dissimulée dans les roues de secours du véhicule qui transportait une cargaison de tomates.
En mission sur l’A7 dans le sens Sud-Nord, les douaniers, épaulés par une équipe motocycliste, ont ciblé ce camion immatriculé à l’étranger dans lequel étaient présents deux individus. Une fois le contrôle des papiers effectués, les officiers ont procédé à une inspection approfondie du véhicule à l’aide d’un camion de la brigade scanners mobiles de la douane.
Ce sont six personnes qui ont été interpellées dont trois membres d’une même famille, dans l’enquête sur un trafic de drogue établi dans le 9e arrondissement de Lyon. Le trafic aurait permis d’écouler 150 kg de résine de cannabis en deux ans.
Qui a dit que le recyclage ne concernait pas la justice ? Le parquet a produit à l’audience un dossier annulé à l’occasion d’une précédente comparution. Cette procédure a permis de démontrer que ce dealer au casier judiciaire vierge n’en était pas à ses premiers pas dans le monde de la drogue.
Pour la première fois, des collecteurs, qui ont pour rôle de blanchir l’argent issu de trafics de stupéfiants, ont été jugés par le tribunal correctionnel de Bordeaux.
Trois hommes ont été interpellés dans le cadre d’un important trafic de drogues. Des écoutes téléphoniques opérées dans la Manche ont permis ces arrestations.
Jeudi 26 novembre 2020, vers 14 h, la police a interpellé un jeune de 18 ans, près d’un lieu de stockage de stupéfiants, dans le quartier Pompidou, à Vannes (Morbihan).
De deux à six ans de prison. Ce sont les peines prononcées contre des « collecteurs » d’argent issu du trafic de drogue par le tribunal correctionnel de Bordeaux. 14 prévenus, dont des trafiquants, ont été jugés entre le 23 et le 27 novembre.
Dimanche 29 novembre 2020, en début d’après-midi, un adolescent de 17 ans a été interpellé rue Claude-Monet, à Vannes (Morbihan) par la police. 28 g de cocaïne, 18 g de résine de cannabis et 2,5 g d’herbe ont été retrouvés dans ses sacs.
Alors qu’une enquête est ouverte depuis deux ans à Bordeaux, sept personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau néerlandais de trafic de drogue sont désormais libres dans l’attente du transfert de leur chef présumé, condamné aux Pays-Bas. Plus d’une tonne de cocaïne avait été saisie.
« Ce n’est pas normal, estime un policier spécialiste de la lutte contre les stupéfiants. Les trafiquants de cette envergure devraient attendre d’être jugés derrière les barreaux. Dans le cadre d’un trafic international, la loi prévoit que les malfaiteurs peuvent rester jusqu’à quatre ans en détention provisoire ».
Placé en garde à vue, les policiers de l’OFAST auront 96 heures pour l’interroger sur un projet d’importation de cannabis qui aurait bien pu lui coûter la vie.
Me Hugues Vigier, l’avocat de Hambli, assure qu’il « ne connaît encore rien de ce dossier ». « Je ne peux pas imaginer que mon client soit impliqué dans une nouvelle affaire liée aux stupéfiants, avance-t-il. Mais compte tenu de sa réputation, je ne serais pas étonné qu’on essaie de lui faire endosser ce genre de faits ».
Le 17 octobre 2015, les douaniers de la DOD Paris d’Erwan Guilmin de la DNRED avaient saisi sept tonnes de cannabis dans trois fourgonnettes garées dans le XVI e arrondissement sur le boulevard Exelmans.
L’enquête révélera que Sofiane Hambli était derrière cette importation de cannabis et les investigations ont démontré que ce dernier opérait pour le compte de l’ OCRTIS, rebaptisé depuis en OFAST.
Par effet boomerang, les investigations menées par la Gendarmerie, l’OCRTIS ayant été dessaisi du dossier, précipiteront la DNRED dans une tourmente dont elle n’est toujours pas remise.
Rennes : Seize personnes interpellées dans un coup de filet anti-drogue
Une importante opération de police judiciaire a été menée tôt ce mardi matin à Rennes et dans plusieurs communes des environs pour démanteler un réseau de trafic de stupéfiants, a-t-on appris auprès du parquet. Près de 120 policiers, dont une trentaine d’effectifs du Raid de Paris et de Rennes, ont été mobilisés dans le cadre de cette enquête menée par la Sûreté départementale de Rennes.
L’opération a débouché sur l’interpellation de 16 personnes et sur « des saisies significatives » de produits stupéfiants…
HAUTS DE FRANCE – Une mitraillette et deux kilos de drogue chez lui à Calais
Un Calaisien de 33 ans, Geoffrey Morsch, déjà condamné à huit reprises, écope devant le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer de deux ans de prison ferme. Il était présenté en comparution immédiate et était accusé de participer activement à un trafic de stupéfiants. La police a également retrouvé chez lui un fusil-mitrailleur et des milliers d’euros.
Indre : avec les douaniers de la BSI de Bourges, les gendarmes interceptent une voiture contenant cannabis et cocaïne sur l’A20
Lundi dans l’après-midi, sur l’aire de repos des Champs d’amour sur l’A20, le peloton motorisé (PMo) de Châteauroux de l’escadron départemental de sécurité routière (EDSR) de la gendarmerie de l’Indre, avec le concours de la brigade des Douanes de Bourges, organisent une opération coordonnée anti-délinquance.
Un véhicule, immatriculé en Allemagne, est alors intercepté par le véhicule rapide d’intervention de l’EDSR pour excès de vitesse (161 km/h). Lors du contrôle, le conducteur est soumis au dépistage de stupéfiants, qui se révèle positif, et les gendarmes détectent une forte odeur de cannabis.
Le chien du groupe d’investigations cynophile de la gendarmerie de Bourges se « fixe » alors au niveau du passage roue dans le coffre du véhicule. Les investigations permettent, ainsi ,la découverte de 13 kilos de têtes d’herbe de cannabis et 41 g de cocaïne.
Les deux occupants de la voiture de nationalité albanaise, sont placés en garde à vue par les gendarmes du PMo et doivent être présentés prochainement au procureur de la République.
Yvelines – Au RSA, le trafiquant de cocaïne avait plus de 68 000 euros sur ses comptes
Un trafiquant de cocaïne, vivant du RSA, a été arrêté à Maisons-Laffitte (Yvelines). Ses comptes affichaient un solde positif dépassant les 68 000 euros.
«Canna-maires» : ces élus de droite qui défendent la légalisation du cannabis
Des élus de la droite et du centre veulent légaliser le cannabis, seule manière de contrôler un fléau sécuritaire et sanitaire, selon eux. Mais ils sont encore largement minoritaires dans leur parti.
Si le cœur de la production et du trafic est bien l’Amérique latine et si les cartels criminels les plus actifs sont mexicains, les groupes de trafiquants peuvent être aussi bien des mafias italiennes actives du Venezuela à l’Amérique du Nord et à l’Europe, que des Nigérians qui contrôlent la moitié du trafic transitant par l’Afrique, ou des groupes terroristes jihadistes dans le Sahel et le Sahara.
On estime la production actuelle de cocaïne pure entre 746 et 943 tonnes, suivant le rendement estimé lors de la conversion de la feuille de coca en cocaïne. Un rendement réévalué d’ailleurs, car les laboratoires se perfectionnent. Globalement, le marché mondial augmente peu, après un pic en 2007. En revanche, il se diversifie : stagnant chez les consommateurs historiques (Américains et Européens), il augmente en Asie, en Océanie, en Afrique de l’Ouest et au Brésil. De fait, de nouvelles routes transpacifiques, et surtout transatlantiques vers l’Afrique, se sont ouvertes au cours des années 2000.
Stéphanie Cherbonnier (Ofast) : « Nous poursuivrons les dealers jusqu’au bout du monde »
Minée par les rivalités entre services, la lutte contre le trafic de drogues en France a été entièrement repensée en janvier 2020. C’est désormais Stéphanie Cherbonnier qui dirige le nouvel Office anti-stupéfiants (Ofast).
Entretien.
Par Matthieu Aron et Violette Lazard
Vous êtes à la tête de l’Ofast depuis dix mois. Pourquoi avoir tout réorganisé ?
Parce que le constat était sans appel : il existait un défaut de gouvernance dans la lutte contre les stupéfiants. L’ancien office n’était plus reconnu comme légitime [à la suite de la mise en examen de son patron, François Thierry, due à une concurrence fratricide entre l’OCTRIS et la DNRED ].
Il était incapable de coordonner les autres services
Il fallait donc restaurer la confiance, en particulier avec la justice. Mais aussi avec la gendarmerie et la douane, pour éviter, par exemple, que deux équipes d’enquêteurs ne travaillent sur les mêmes cibles sans le savoir, ce qui n’était pas rare.
« Il était incapable de coordonner les autres services… » dites vous! En serez vous capable?
A priori, chère Stéphanie, la confiance entre DNRED et OFAST ne semble pas être revenue…malheureusement!
Entre police et douane, cela fait des décennies que les agents et la hiérarchie se tirent la bourre et se montent des chantiers pour le plus grand profit des narcotrafiquants. Faut-il vous rappeler les difficultés qu’il y eut à l’époque pour obtenir enfin une qualification d’OPJ (officier de police judiciaire) pour être habilité à effectuer, sur l’ensemble du territoire, des enquêtes judiciaires (secteur douanier, économique ou financier) pour constater des infractions, rechercher les auteurs et réunir des preuves permettant de les déférer à l’autorité judiciaire.
La première demande émanait de Jean Henri Hoguet, d’abord auprès du DG de l’époque Weber qui n’y voyait aucun intérêt… puisque ne connaissant rien à la douane!
Par la suite, grâce à Michel Charasse, la qualité d’OPJ a été finalement reconnue aux douaniers avec l’appellation d’ODJ malgré les tirs de barrage organisés par la hiérarchie policière, mais entre temps on avait fait la peau à Hoguet en le mutant à l’inspection des services douaniers. Comme toujours, et c’est là le mal français, ceux qui veulent rendre l’administration plus performante et compétente se heurtent au conservatisme des cooptés incompétents.
Pour rappel, l’ODJ met en œuvre des pouvoirs d’officier de police judiciaire dans les domaines définis par le code pénal et agit sur réquisition du procureur de la République ou sur commission rogatoire du juge d’instruction !
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On en parle « chez vous », avec deux spécialistes du sujet, le mardi 16 juin de 18h à 20h.
Accès libre via l’application Zoom, qu’il disait!
Intervenants
Thierry Colombié, économiste, spécialiste du crime organisé
Stéphanie Cherbonnier, contrôleuse générale de la police nationale et cheffe de l’office anti-stupéfiants
Alors qu’il était donc possible d’intervenir, VOULANT PARTICIPER, j’ai d’abord été accepté et dans la minute qui suivit, j’ai été écarté, sans pouvoir me reconnecter…
Entre spécialistes, on reste entre-soi !!!
Les ‘sachants’ ne peuvent accepter la contradiction, voire la présentation d’une approche différente!
L’interception s’est déroulée à 6h30 ce lundi 9 novembre 2020. Deux individus, un montpelliérain de 36 ans et un nîmois de 28 ans ont été interpellés et sont actuellement en garde à vue.
L’intervention s’est passée sur l’autoroute A9 au niveau de La Palme dans l’Aude. Ils venaient d’Espagne. Une enquête est ouverte pour trafic de stupéfiants.
Selon le procureur de la République de Thionville, Brice Partouche, les trafiquants avaient précipité leur départ vers la Belgique pour s’approvisionner la veille du reconfinement.
Les gendarmes de la section de recherche de Metz et de la brigade de recherche de Thionville ont interpellé trois hommes..
L’un transportait dans sa voiture 18,5 kilos d’herbes de cannabis. Et lors des perquisitions, près de 32.000 euros en liquide ont été découverts, 50 cachets d’ecstasy ainsi que trois véhicules et deux appareils de communication cryptée.
Sur un point de deal, avec drogue et argent, il dit qu’il ne trafiquait pas. Un jeune homme de 20 ans a fait l’objet d’un rappel à la loi après avoir …
Après une longue enquête concernant un trafic d’héroïne dans le département de la Vienne et en Charente, les gendarmes ont réussi à mettre la main sur la tête du réseau : un homme qui était déjà emprisonné et qui coordonnait les opérations depuis sa cellule de prison.
Une tentaculaire affaire conduite par les gendarmes de Marseille illustre le poids pris par la ’Ndrangheta, redoutable mafia calabraise, dans le trafic de stupéfiants sur la Côte d’Azur.
Sur la terrasse sans prétention de cette brasserie de Vallauris (Alpes-Maritimes) ornée d’un drapeau italien, quelques clients discutent à l’abri des curieux. Ce 27 mai 2019, les gendarmes de la section de recherche (SR) de Marseille se concentrent sur quatre hommes qui ne sont pas là pour partager un amical café.
Ils doivent régler un litige sous le patronage de Domenico Magnoli. Considéré comme l’un des correspondants en France de la redoutable ‘Ndrangheta, mafia calabraise réputée la plus puissante d’Europe, il est consulté comme « juge de paix ». Deux jours plus tôt, à Arma di Taggia (Italie), une transaction portant sur 11 kg de cocaïne a manqué de dégénérer entre des Albanais et le Français Patrick Viégas, parti sans régler la marchandise estimée à 317 000 euros. Carmelo Sgro, un proche de la ‘Ndrangheta considéré comme l’intermédiaire entre les Français et les Albanais, compte sur Domenico Magnoli pour désamorcer le conflit.
Pour les enquêteurs, cette « réunion conspirative » a des airs de confirmationDepuis la saisie en juin 2018 de 20 kg d’herbe dans une voiture de location, ils entrevoient l’existence d’un réseau patronné par la mafia calabraise. L’arrestation d’une mule a mis les gendarmes sur la piste de Patrick Viégas, 32 ans. Une voiture louée au nom de sa mère escortait le convoyeur à son retour d’Espagne et le contrat de télépéage de sa femme montre qu’il s’est rendu au moins une ou deux fois par mois en Espagne ces dernières semaines. A chaque fois avec des voitures de location. En deux ans, il a dépensé plus de 30 000 euros dans une agence d’Antibes. Patrick Viégas devient un objectif prioritaire : il est suivi, filmé, écouté.
Environ 20 000 conteneurs sont manipulés chaque semaine dans le port du Havre.
«Sur les ports, l’automatisation est généralisée, des dizaines de milliers de conteneurs circulants chaque jour» et «la douane* est dépassée», constate Michel Gandilhon qui sans détour l’affirme: « La tâche des forces de l’ordre est très , très difficile. »
* Les services de la douane ont répondu négativement à la demande de reportage sur le port et n’ont pas répondu aux demandes d’interview.
Pourtant des moyens existent pour contrôler et vérifier ces conteneurs.
Encore faudrait-il que la Douane s’y intéresse!
Aujourd’hui, la CELTICS ne suffit plus pour détecter les cibles potentiels.
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Mais dans les faits, les moyens manquent toujours.
« On veut bien croire notre nouveau ministre qui a la volonté de lutter contre les drogues, mais il faut à tout prix qu’il mette en musique la partition qu’il nous joue », demande Frédéric Desguerres représentant Unité SGP police FO pour la région Normandie. L’antenne havraise du Service régional de police judiciaire est submergée de dossiers et ne s’intéresse quasiment exclusivement qu’à la cocaïne… Les agents manquent. « Au vu de l’importance des stupéfiants au Havre, l’antenne de la PJ mériterait d’avoir une réelle brigade de stupéfiants avec six personnes supplémentaires, pour avoir au minimum dix personnes qui ne fassent que ça et que les autres enquêteurs s’attaquent au criminel et au financier », demande le représentant syndical.
« Le combat contre ces trafics ne peut absolument pas se mener seul, reconnaissent les magistrats de la Jirs de Lille. Déjà au sein de l’Europe, nous sommes en relation sur des affaires avec Europol ou Eurojust. » Des coopérations ont lieu notamment avec le Brésil et le port de Santos, où les autorités « peuvent nous alerter en amont d’un déchargement », expliquent les magistrats de la Jirs. Toutefois, avec de nombreux pays, « la collaboration est encore à ce jour impossible. C’est compliqué par exemple de coopérer avec le Venezuela ou des pays qui n’ont pas de fichiers ADN ».
À cette coopération pénale délicate, vient s’ajouter la complexité du contexte de libre-échange où environ 20 000 conteneurs sont manipulés chaque semaine dans le port du Havre. «Sur les ports, l’automatisation est généralisée, des dizaines de milliers de conteneurs circulants chaque jour» et «la douane est dépassée», constate Michel Gandilhon qui sans détour l’affirme: « La tâche des forces de l’ordre est très , très difficile. »
Le gratin des forces de l’ordre de Lyon et du Rhône était réuni ce mardi matin à l’hôtel de police de la rue Marius Berliet, dans le 8e arrondissement de Lyon.
Une rencontre entre douaniers, policiers et gendarmes pour entériner le lancement de la CROSS, une cellule de renseignements opérationnel sur les stupéfiants. Une plateforme mise en place depuis déjà deux ans dans le Rhône, qui permet un meilleur partage des informations sur les trafics de drogues entre les services de police.