AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81

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DOUANE FRANCAISE (DNRED): quand l’agent NS 55 rencontrait le ministre Michel Charasse

Michel Charasse 

IL SE TARGUE d’avoir « réveillé » les douanes et fait passer les saisies de drogue de 5 à 35 tonnes. Michel Charasse, ex-ministre du Budget entre 1988 et 1992, a entretenu des rapports particuliers avec l’agent NS 55. Des relations singulières qui ont valu au sénateur une audition comme témoin par l’IGPN (la police des polices) dans le cadre d’une plainte déposée en août 2001 par Marc Fiévet pour « complicité de trafic de stupéfiants» et « subornation de témoin ». Le raisonnement est simple : « Puisqu’il a été condamné pour trafic de drogue, pourquoi ne pas poursuivre ses complices ?, souligne l’avocat de l’aviseur, Me Christophe Pech de Lacclause. Par ailleurs, il a subi des pressions des douanes pour ne pas révéler sa qualité d’aviseur, ce qui relève de la subornation de témoin. » Une bonne partie de la haute administration douanière a été entendue, ainsi que des diplomates, qui ont rendu visite à l’aviseur en prison.

Lors de son audition, Michel Charasse confirme avoir « entendu parler » de Fiévet lors de son arrivée au ministère. Rien d’anormal. Le fidèle de François Mitterrand dit se tenir « informé régulièrement des activités des agents des douanes et de personnes comme Fiévet qui travaillent pour leur compte contre rémunération ». En effet, l’une des priorités du ministre est d’« engager partout dans le monde des informateurs sûrs, discrets et efficaces ». Il relève au passage qu’il a dû lui-même « protéger des douaniers » impliqués dans une livraison « contrôlée » de stupéfiants.

Des activitées classées « secret défense »
Michel Charasse est assuré du soutien du président Mitterrand qui attache un « grand prix à cette politique ». Une stratégie que personne ne conteste : « Les douanes françaises n’ont eu qu’à se féliciter des activités de l’ensemble des agents, y compris Fiévet. »

D’autant que l’agent NS 55 est basé à Gibraltar, considéré comme un « point stratégique ». 

Les rencontres avec Fiévet ? « Pas plus souvent que d’autres agents des douanes », assure Michel Charasse. Il poursuit : « Il m’est arrivé de lui faire dire ma satisfaction. Il m’est aussi arrivé de le lui dire directement lorsque je le voyais ou lorsque je lui parlais au téléphone. »

L’ancien directeur général des douanes, Jean-Dominique Comolli, plus précis, se souvient au moins d’une rencontre « dans le bureau du ministre ». L’aviseur Fiévet apporte, en effet, ses éclaircissements sur ses conditions de travail « pas faciles ». En résumé, Michel Charasse assure non sans humour qu’il a toujours « su ce qu’il faisait », « mais on ne peut pas dire que nous vivions ensemble ». Un homme courageux, efficace… Les éloges ne manquent pas. Les ennuis de Fiévet en 1994 ? Michel Charasse n’est plus en poste (il a été remplacé par Nicolas Sarkozy) et il les apprend – dit-il – par la presse.

Malgré les sollicitations de sa famille, Michel Charasse se refuse à intervenir. De toute façon, ces opérations sont classées « secret défense », car elles concernent des « activités particulièrement dangereuses ».

Le Parisien

http://m.leparisien.fr/faits-divers/quand-l-agent-ns-55-rencontrait-le-ministre-24-04-2003-2004027052.php#

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COKE EN STOCK (CXV): les mormons… encore, et la découverte d’un véritable consortium international de contrebandiers

L’appareil lui appartenait toujours, selon la FAA, lorsqu’il s’est écrasé.  
Et bien revoilà que notre homme a fait reparler de lui, en plein mois d’août et d’une façon aussi spectaculaire, comme l’a indiqué le journaliste Pierre Nizet dans le journal La Meuse en date du 20 août dernier.  
Le frère du consul honoraire de Belgique en Utah semble cette fois-ci dans de beaux draps, accusé cette fois d’avoir participé à un trafic d’or.  
Oui, de l’or cette fois, habilement dissimulé.
 
passeport-marc-didier-510x362Le passeport du belge Marc Didier  saisi par la police
Après la coke, le métal précieux …
L’avion saisi cet été au Paraguay avec de l’or habilement dissimulé dans un alliage de bronze appartient en effet à notre désormais habitué des faits divers, à savoir Marc Didier et sa société d’achat et de vente d’avions installée dans le fief mormon de Draper, Best Aircraft Deals, LLC (son siège est en effet situé à 1378 E Perrys Hollow Road, à Draper (84040), son « agent » résidant au 1378 Perrys Hollow road de Salt Lake City, UT 84103).  Or c’est aussi l’adresse de la maison (estimée plus de 900 000 dollars) du patriarche mormon de la famille Didier, à savoir Charles Didier, d’origine belge, devenu il y a plusieurs années une haute autorité de l’église mormone (le fils ayant été privé par décision de justice de sa propre villa, comme j’ai pu déjà l’écrire ici-même).  Dans le registre de création d’une des sociétés de Marc Didier, Charles est d’ailleurs le « secured party » de l’entreprise, à savoir son garant.  Et il l’est aussi pour Best Aircraft Deals… ou l’était, Best Aircraft Deals, créé le 11 février 2015 a en effet été fermé le 12 juin suivant…  l’agent représentant la société se définissant comme celui de Dominican Oil & Gas Exploration, LLC to, dont le responsable n’est autre que… Marc Didier en personne (la firme ayant été créée voici aujourd’hui onze ans).  Tant d’opacité maintenue laisse envisager plein de choses douteuses, et … c’est le cas.  Le nom de Dominican Oil & Gas Exploration, LLC était apparu en 2011 avec un premier lien avec des mexicains, en s’associant à Grupo Zapata Arce, une division de Metales y Minerales S.A. De C.V, pour d’obscurs achats et ventes d’acier.  Le même mois, le groupe ainsi formé avait investi 1,200,000 dollars dans Rsignia, Inc.  (1) un groupe s’occupant de cyber securité solutions mais aussi de détection, de calculs de risques d’impacts (« mitigation« ), de contre-mesures ou d’analyses.  La société a été acquise en 2012 par KEYW Corporation (2).  En 2016, Air&Cosmos annonçait que Rsignia INC avait signé un contrat de trois ans avec l’Air Force Research Laboratory…bae-125Marc Didier avait rappelons-le bel et bien acheté le BAE 125  numéro de série 257138/NA-0298, immatriculé N917TF.  On l’avait retrouvé en pièces détachées sur la plage de Puerto Columbia le 20 mai 2015, après un crash filmé de bout en bout par l’armée colombienne, qui avait suivi de près sa descente, filmée par des caméras infrarouges. L’appareil n’avait pas été abattu, semble-t-il, mais il s’était bien crashé avec un moteur en feu.  Il lui avait été vendu le 1er mai 2015 par Florida Aircraft Sales, mais n’avait été radié du registre américain que le 28 mai bout-repêché1-12015 et annoncé comme vendu à Marc Didier (et à une de ses entités, le « Grupo Zapata Arce Division Metales y Minerales LLC« , une société travaillant officiellement au Mexique et en Chine dans l’extraction du minerai de fer et la fabrication d’acier, du moins c’est ce qu’elle annonçait)… Lavion s’était donc écrasé huit jours auparavant, la FAA ne l’ayant radié définitivement que le 2 juin 2015 alors qu’il était déjà en miettes !!! Etrange rattrapage de faits… L’enquête que j’avais effectuée avait révélé d’autres étrangetés de ce dossier, comme le fait que Marc Didier affichait sur le net un autre lien pour les achats d’avions, un lien ne répondant plus depuis plusieurs mois déjà. Tout avait intrigué dans cette affaire, comme le fait que le site B3A (Bureau of Aircraft Accidents Archives) relatant les crashs, affichait désormais depuis un lien perdu vers la photo de l’appareil (voir ici  et là) alors que le dossier relatant l’accident avait lui disparu… le site d’Aviation Safety Network relatant lui désormais le crash, précisant bien que « the aircraft was identified as N917TF which departed Fort Lauderdale Executive Airport, Floria for Toluca, Mexico on May 1, 2015′.Avec l’ami Falcon, on avait donc bien retrouvé l’avion avant que ASN n’annonce sa disparition… le seul bout reconnaissable flottant en mer était bien le bon ! A noter que l’ASN n’a mis en ligne cette certitude que le le 4 août 2016… soit bien après nos révélations !!!
lire sur: http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cxv-les-mormons-encore-et-la-decouverte-dun-veritable-consortium-international-de-contrebandiers/

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FRANCE (Pyrénées-Atlantiques): « une forêt de cannabis » perquisitionnée près de Pau

canapauL’équivalent d’une « forêt de cannabis » a été perquisitionnée mercredi 31 août dans un camp de gens du voyage près de Pau, dans un camion plein à ras-bord.

ESPAGNE (Séville): Francis Castola, le corse arrêté avec une tonne de haschich et 104 kg de marijuana, est le fils de Francis Castola

andalousie-originalC’est du côté de Séville que le fils de Francis Castola père, un ancien compagnon de route d’Alain Orsoni avant de se brouiller et d’être assassiné en 2005, a été arrêté au volant d’un camion frigorifique immatriculé au Portugal.

Le rescapé de la guerre des gangs – il avait été blessé par balle quelques jours avant le meurtre de son frère Thierry en 2009 – transportait une tonne de haschich ainsi que 104 kilos de marijuana.

Dans son appartement près de Malaga où il logeait, la Guardia Civil a trouvé 2 000 euros en liquide et une Renault Clio stationnée dans son garage.

Lire: https://fr.news.yahoo.com/ca%C3%AFd-corse-arr%C3%AAt%C3%A9-tonne-haschich-104-kg-marijuana-063700698.html

Alimenter le marché français

La marchandise était destinée à alimenter en partie le marché français. La France n’a effectué aucune démarche afin que les autorités espagnoles lui remettent Castola. Comme à son habitude, le suspect a nié les faits comme lors de sa mise en cause dans un trafic de cocaïne en 2010 où il avait affirmé s’être retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment.

L’Espagne n’est pas seulement un pays de transit du cannabis marocain, la région de Séville produit également de la marijuana.

lire: http://www.lepoint.fr/faits-divers/un-caid-corse-arrete-avec-une-tonne-de-haschich-et-104-kg-de-marijuana-30-08-2016-2064636_2627.php

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TAHITI (Douane française et Gendarmerie): une américaine sous les verrous pour trafic d’ice

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Une ressortissante américaine a été interpellée le 18 août dernier dans un hôtel Ice-douanesde Tahiti au moment où elle allait prendre possession d’un colis contenant 200 gr d’Ice. Qualifiée de « passeuse professionnelle » par les gendarmes et les douaniers qui ont révélé l’affaire vendredi, elle s’était fait envoyer la drogue depuis la Californie pour alimenter un réseau local de dealers. Depuis quatre autres personnes ont été interpellées dont une incarcérée vendredi à Nuutania.

Richard Mariele directeur des douanes, Richard Marie

 

La collaboration entre les services des douanes et la gendarmerie porte ses fruits.

C’est en substance le message qu’on voulu faire passer le directeur des douanes, Richard Marie et le colonel Pierre Caudrelier. Les deux hommes ont révélé vendredi le démantèlement d’un trafic d’ice en Polynésie française. « C’est la complémentarité des services qui a permis de réaliser cette affaire » ont déclaré communément les deux hommes.

 

le colonel Pierre Caudreliercolonel Pierre Caudrelie

Dans les faits, une ressortissante américaine d’une trentaine d’année a été interpellée jeudi 18 août par les douaniers à l’hôtel où elle résidait. C’est au moment où elle allait prendre possession d’un colis contenant 200gr d’ice que les agents sont intervenus. Un paquet qu’elle s’était elle-même envoyé de Californie pour alimenter un réseau de dealers locaux. Les premiers éléments de l’enquête laissent à penser que cette américaine connait manifestement bien la Polynésie et n’en était pas à son coup d’essai. Les autorités soupçonnent plusieurs allers-retours. Mise en examen pour importation et contrebande de stupéfiants elle est actuellement incarcérée à Nuutania.

LIRE:  https://www.radio1.pf/une-americaine-sous-les-verrous-pour-trafic-dice

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MALI: pour Daouda Coulibaly, le trafic de cocaïne a déstabilisé tout le pays

« Il y a un trafic de cocaïne qui s’est installé depuis les années 2000 dans la région de l’Afrique de l’Ouest et les sommes engendrées sont considérables. L’affaire d’“Air cocaïne”, c’est cinq à six tonnes de cocaïne transporté, ce qui représente des millions d’euros, ce ne sont pas des petits sous. C’est susceptible de déstabiliser n’importe quel pays. »

Lire:

http://m.rfi.fr/emission/20160827-daouda-coulibaly-trafic-cocaine-destabilise-mali-cinema-wulu-drogue-france-afrique

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BLANCHIMENT (HSBC): l’argent de la drogue et 670 milliards de dollars blanchis 

Et bien sûr,  notre TRACFIN ne savait rien , ni l’ex DG de la Douane française  Francois Mongin, aujourd’hui  « Internal audit » chez HSBC!



Lire aussi:

https://internationalinformant.wordpress.com/2015/04/08/france-quand-un-ancien-dg-de-la-douane-francaise-entrait-chez-hsbc-et-devenait-inspecteur-general-chef-du-groupe-audit-france-et-membre-du-comite-executif/

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Tandis que les autorités prétendent supprimer le cash pour lutter contre la fraude, le blanchiment ou le terrorisme et que Tracfin vous espionne, les grandes banques blanchissent des milliards par simples virements bancaires.

Les liens entre HSBC et l’argent de la drogue sont récemment revenus sur le devant de la scène. Un nouveau procès allègue que certaines victimes auraient payé de leur vie la complicité d’HSBC avec les cartels mexicains.

L’homme qui accuse HSBC est Richard Elias. Après plus d’une décennie passée à travailler comme assistant du Procureur des Etats-Unis au Département de la Justice, Richard a fondé son propre petit cabinet à St Louis. En tant que Procureur fédéral, il a dirigé les enquêtes visant les pratiques de JP Morgan Chase & Co., avant la crise, en matière de prêts hypothécaires. Ces enquêtes ont abouti à un accord amiable sans précédent s’élevant à 13 milliards de dollars. Il est vraiment très bon…..


Lire:

http://la-chronique-agora.com/hsbc-argent-drogue-670-milliards-dollars-blanchis/

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FRANCE: sale temps pour les dealers ! par Philippe Bilger

bilger2016« En France, le fiasco est total et on peut craindre qu’à force de voir se multiplier les rues des Cascades et les cités livrées aux délinquants et à ce sale profitable commerce, les actes de justice privée se développent avec l’adhésion accrue d’une population que l’impuissance ou le laxisme indignent. »

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Sale temps pour les dealers !

La comparaison peut choquer mais en même temps au regard de l’actualité il me semble qu’elle n’est pas totalement incongrue.

Contre le fléau de la drogue et de son trafic, on a eu les réactions de la France du bas et des Philippines du haut. Elles sont plus que discutables mais éclairent sur notre quotidienneté et les politiques d’Etat.

Un jeune homme a été placé en garde à vue au commissariat du XXe arrondissement pour avoir tiré au gros sel dans la nuit du 2 au 3 août, rue des Cascades, entre la rue de Ménilmontant et le parc de Belleville, sur des dealers de cannabis qui avaient pris l’habitude de s’installer à cet endroit. Il a fait feu sur un groupe à partir de l’un des nombreux passages piétons du quartier. Masqué, ayant pris la fuite, il a été rattrapé par l’une des personnes visées puis interpellé par les policiers. Il était porteur d’un fusil de chasse et de cinq cartouches de gros sel.

L’exaspération de certains voisins est à son comble pour ce trafic qui sévit sur cent mètres de cette rue – « leur territoire, ils y sont tous les soirs » – avec le passage fréquent de « belles voitures, des BMW ou 4/4 ». Mais un jeune homme du coin minimise étrangement : « Ils fument beaucoup c’est sûr, mais ce ne sont pas des gros dealers » (Le Parisien).

Toujours est-il que le tireur, justicier transgressif, a été appréhendé tandis qu’apparemment la banalité de ce commerce délictuel ostensible ne faisait l’objet d’aucune enquête ni intervention policières.

President-rodrigo-duterte-preen-e1462878578448Le président des Philippines est allé plus loin. Rodrigo Duterte en effet a enjoint à ses concitoyens de livrer les trafiquants de drogue à la police ou « de le faire eux-mêmes avec un pistolet… avec son soutien« , ajoutant à la télévision « Vous pouvez le tuer. Tirez-lui dessus et je vous donnerai une médaille« .

 

Depuis le 4 juin, date de son entrée en fonction, ont été relevées 603 morts violentes de toxicomanes ou vendeurs, dont 211 abattus par des tueurs non identifiés, les autres par la police. Les incitations au meurtre du président Duterte ont évidemment favorisé un mouvement sanglant et une bonne conscience homicide dès lors que les cibles concernaient la catégorie dénoncée.

Au cours de la même période, 114 833 toxicomanes et petits dealers se sont présentés à la police de peur de subir un sort expéditif.

Ces méthodes radicales inquiètent le bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime qui a condamné « l’apparent soutien aux exécutions extrajudiciaires » des autorités philippines (Le Monde).

Entre la rue des Cascades et les Philippines, il y a un dénominateur commun : l’impossibilité de mener contre les usagers et les trafiquants de drogue une lutte à la fois efficace et acceptable.

En France, le fiasco est total et on peut craindre qu’à force de voir se multiplier les rues des Cascades et les cités livrées aux délinquants et à ce sale profitable commerce, les actes de justice privée se développent avec l’adhésion accrue d’une population que l’impuissance ou le laxisme indignent.

Aux Philippines, le tableau est terrifiant mais une fois qu’on se sera indigné, qu’on s’interroge sur la perversion mortelle d’une politique qui aboutit aussi au fait qu’une multitude liée à la drogue se livre à la police et cesse tous trafics.

Serait-il donc inconcevable d’inventer une autorité de l’Etat qui soit crainte, sans morts ni exécutions, et capable de réprimer l’insupportable ?

Pour éviter le tireur sauvage de Paris et les tueurs officiels des Philippines.

Contre la drogue qui sévit partout et, de fait, ne mérite pas l’indulgence dont médiatiquement, artistiquement on la fait bénéficier.

http://www.philippebilger.com/blog/2016/08/sale-temps-pour-les-dealers-.html

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CARAÏBES (trafic de cocaïne): la Guyane et les Antilles, portes d’entrée vers l’Europe

silandraPhoto communiquée par les douanes françaises, le voilier «Silandra» est appréhendé  le 16 avril 2015. A son bord : 2,25 tonnes de cocaïne, une prise record.

Les changements intervenus dans la géopolitique régionale, et notamment le fait que  le m_antilles-0Venezuela, pays très proche de l’arc antillais, soit devenu un espace majeur de transit de la cocaïne ont eu plusieurs conséquences. Pointe-à-Pitre et Fort-de-France sont désormais non seulement des points stratégiques de réexpédition de la cocaïne destinée à l’Europe, mais aussi des marchés de gros secondaires où se rencontrent la criminalité locale et celle issue de métropole. Quant à la Guyane, jusqu’ici plutôt épargnée par le trafic de grande ampleur, l’augmentation des contrôles aéroportuaires entre le Suriname et les Pays-Bas et l’autonomisation de groupes criminels locaux expliquent une évolution spectaculaire. Ce département d’outre-mer devient une source de plus en plus importante de carte narcoantillesla cocaïne consommée en métropole.

LIRE: http://www.rfi.fr/ameriques/20160808-trafic-cocaine-guyane-antilles-drogue-stupefiant-europe-colombie-venezuela

Plus: http://www.ofdt.fr/publications/collections/periodiques/drogues-enjeux-internationaux/les-antilles-francaises-et-la-guyane-sur-les-routes-du-trafic-international-de-cocaine-numero-9-juillet-2016/

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FRANCE: quant à la légalisation du cannabis

par CIRC
80 000 usagers de cannabis ont recours exclusivement à l’auto-culture
Pas un mois, pas une semaine sans qu’un fait divers vienne attester de l’échec totale de la prohibition des drogues en général et du chanvre/cannabis en particulier. Règlements de compte à l’arme lourde dans les quartiers populaires ; corruption au sein même des services chargés de la lutte contre le trafic (l’OCRTIS impliquée dans une « affaire d’État » selon le quotidien Libération), sans parler de celles de certaines BAC (Brigade anti- criminalité) à Marseille, notamment ; disparition de saisies de cocaïne à la Brigade des stupéfiants de Paris (toujours pas élucidée)…
De nombreuses arrestations et plus une place dans nos prisonsÀ cela vient s’ajouter le harcèlement quotidien de centaines de milliers d’individus, jeunes pour la plupart, issus des quartiers populaires et des « minorités visibles » comme il se dit. 150 000 personnes sont en effets interpellées chaque année pour le seul cannabis. Nos prisons craquent de toute part, les tribunaux saturent. C’est à une véritable gabegie sociale, humaine et financière que nous assistons, provoquant défiance et mépris d’une partie de la population à l’égard des autorités.

Plus de 45 ans ont passés depuis l’adoption par une poignée de député(e)s, de la loi du 31 décembre 1970. Et si les mœurs de nos concitoyen(ne)s ont considérablement évolué, la loi, elle, s’est vue renforcée. Ainsi la contestation du dogme prohibitionniste s’est-elle vu restreinte grâce à l’article L.3421-4 du Code de la Santé Publique qui puni la « présentation sous un jour favorable l’usage des stupéfiants ». Or comment parler des drogues sans évoquer le plaisir qu’elles peuvent procurer ?

Ce dispositif légal n’a pas à notre connaissance, d’équivalent dans le Droit européen. Il constitue une très grave atteinte à la liberté d’expression. Ainsi la Brigade des stupéfiants est-elle devenue une véritable police politique chargée depuis la création du CIRC voici 25 ans, de relever et poursuivre les propos jugés « incitatifs ».

LIRE sur: http://www.economiematin.fr/news-legalisation-cannabis-prohibition-drogue-circ#disqus_thread

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MALAGA (Andalousie-Espagne): d’anciens détenus s’adonnaient au narcotrafic

europol_interpol-logo_3L’opération a été menée par des agents espagnols, épaulés par des collègues polonais et des agents de l’office européen de police Europol.

Par lefigaro.fr avec AFP

Publié le 12/08/2016 à 15:29

La police espagnole a annoncé aujourd’hui avoir démantelé un gang de narcotrafiquants dirigé par des repris de justice polonais qui, une fois sortis de prison dans leur pays, avaient relancé leurs activités sous le soleil de l’Espagne.

Au total, 23 personnes ont été arrêtées dont 12 Polonais, sept Espagnols, deux Ukrainiens, un Allemand et un Lituanien.

LIRE plus: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/08/12/97001-20160812FILWWW00184-espagne-d-anciens-detenus-s-adonnaient-au-narcotrafic.php

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COLOMBIE: saisie record de cocaïne

COLOMBIELa Colombie a saisi 206 tonnes de cocaïne depuis le début de l’année, un «chiffre record» pour le pays, premier producteur mondial de cette drogue, a annoncé, hier, le président Juan Manuel Santos.

En 2015, 252 tonnes avaient été saisies …

Lire:

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/08/10/97001-20160810FILWWW00016-colombie-saisie-record-de-cocaine.php

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FRANCE (Trafic de drogue): deux plaintes contre un juge d’instruction et le « secret défense » en prime sorti par les gendarmes 

SECRET DEFENSEAprès l’Ocrtis, voilà les gendarmes!

À l’origine de ces procédures, une seule et même affaire de trafic de drogue entre le Benelux et le « 9-3 », instruite par le juge Philibeaux, conclue en 2012 par la découverte de 5 kg de cocaïne et de produits de coupe en quantité dans un appartement de l’Île-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et la condamnation de huit suspects, certains à de lourdes peines de prison. Une belle affaire quelque peu gâchée depuis. En cause? Les révélations sur le rôle – « prépondérant », dira même un gendarme sur PV – de deux indics dans le dossier et surtout les efforts déployés par les enquêteurs pour les faire disparaître de la procédure, voire les aider à s’enrichir sur fond d’escroqueries.

Des gendarmes qui se font passer pour des avocats

Six condamnés attaquent le juge

Contrairement à ces trois particuliers au casier judiciaire vierge, les autres plaignants représentés par Me Bouzrou sont tous bien connus des services de police. Six des huit condamnés dans l’affaire du labo de l’Île-Saint-Denis vont, eux aussi, attaquer le juge Philibeaux, qui a chapeauté l’enquête pour « faux et usages de faux en écritures publiques » et « entraves à la justice »… Pour argumenter cette seconde plainte, l’avocat parisien s’appuie sur plusieurs éléments pour le moins troublants. Le plus étonnant date de mai 2011. H., l’un des deux indics, est arrêté par la police du Val-d’Oise en possession de 3 kg d’amphétamine (MDMA) et 23.000 € en liquide. Résultat des courses : une simple amende douanière de 15.000 euros.

 « Secret défense », éludent les gendarmes quand leurs collègues de l’IGGN les interrogent. Or de la MDMA a également été retrouvée dans le labo. Et comment interpréter le SMS envoyé par l’un des gendarmes à son indic quand il lui écrit quelques mois avant la saisie : « Ramène au plus vite une cartouche de chaque si tu peux!!! Merci »  

Le mystère des 12 clés

Me Bouzrou s’interroge également sur l’apparition d’un trousseau de 12 clés dans les affaires personnelles d’un de ses clients lors de son placement en détention alors qu’elles n’étaient pas mentionnées au moment de son placement en garde à vue. « Il est impossible que ces dernières se retrouvent dans la fouille de M. D. à la maison d’arrêt sans l’intervention d’un tiers, lequel ne pourrait être qu’un représentant des forces de l’ordre », soutient l’avocat qui souligne que les gendarmes disposaient des clés puisqu’ils ont « sonorisé » les lieux. Une sonorisation au centre d’un autre questionnement soulevé par le pénaliste, qui s’étonne du mauvais fonctionnement du système en question qui tombe régulièrement en panne entre juillet 2011 et janvier 2012 et dont le disque dur sera jugé hors d’usage. De là à imaginer que ces pannes ne sont pas dues au hasard mais destinées à effacer d’éventuels « agissements infractionnels » des gendarmes ou de leurs indics, il y a un pas que les plaignants et leur avocat se font un plaisir de franchir…

Lire l’article:

http://www.lejdd.fr/Societe/Trafic-de-drogue-deux-plaintes-contre-un-juge-d-instruction-785555

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FRANCE (Lorraine): 844 kg de résine de cannabis saisis, trois personnes mises en examen

gendarmerie jpgLes gendarmes avaient reçu un renseignement indiquant qu’une « très importante quantité de produits stupéfiants » était stockée dans un box de garage, à une dizaine de kilomètres de Nancy.

Trois personnes ont été mises en examen à la suite de la saisie à Neuves-Maisons, en Meurthe-et-Moselle, de 844 kg de résine de cannabis, a annoncé vendredi la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Nancy.

lire: http://www.europe1.fr/faits-divers/lorraine-844-kg-de-resine-de-cannabis-saisis-trois-personnes-mises-en-examen-2814451

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LIBAN: le village préféré des Libanais 

liban-3Sur le chemin vers Yammouné, les champs de haschich s’étendent à perte de vue. Il est difficile de ne pas penser à la crise du haschich qu’a connue cette localité de la Békaa en 2012. À l’époque, des clashs avaient éclaté entre des agriculteurs et les forces de l’ordre qui tentaient de détruire leurs champs, en application de la loi.

Mais en vain.

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Aujourd’hui encore, le cannabis est la source première de revenu des habitants de Yammouné. Il faut dire, à leur décharge, que les promesses de l’État d’assurer des ressources à cette localité et à d’autres de la région à partir de cultures alternatives sont restées lettre morte.

Lire:

http://www.lorientlejour.com/article/995892/le-village-prefere-des-libanais-10-yammoune-dherbe-et-deau-fraiche.html

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NARCOPOLITICA (Argentina): atraparon al mayor proveedor de cocaína del país 

Delfín Castedo, esposado junto a la camioneta que maneja por Parque Leloir – Foto: LA NACION

Delfín Castedo, esposado junto a la camioneta que maneja por Parque Leloir. Foto: LA NACION

A Reinaldo Delfín Castedo lo buscaban hace ocho años. A pesar que tenía pedido de captura nacional e internacional, desde la clandestinidad seguía manejando la organización que se había convertido en uno de los mayores proveedores de cocaína a distribuidores de Europa.
Leer:

http://www.lanacion.com.ar/1921164-narcopolitica-atraparon-al-mayor-proveedor-de-cocaina-del-pais

FRANCE (Pays basque): un laboratoire clandestin découvert à Fontarabie

speed-20kg-de-haschich-1kg-de-cocaine-et-500g80kg de speed, 20kg de haschich, de la méthamphétamine et de la cocaïne ont été saisis. Huit personnes ont été arrêtées

L‘enquête policière avait démarré au début de l’année. Elle a permis à la Ertzaintza, la police de la communauté autonome d’Euskadi, de mettre au jour un important laboratoire clandestin de drogues à Fontarabie, ville située en face de la cité frontalière d’Hendaye.

lire: http://www.sudouest.fr/2016/07/21/pays-basque-un-important-laboratoire-clandestin-de-drogues-decouvert-a-fontarabie-2442536-4018.php

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AERONARCOTRAFIC: les avions de la drogue… et des mafieux

Avec cette enquête, on va aller rapidement de surprise en surprise.

Les gens qui passent des contrats avec le Pentagone sont loin d’être des oies blanches, c’est ce qu’on peut déjà retenir.  

Et en effet, puisqu’on va découvrir dans cet épisode de bien étranges liens avec la mafia des casinos, notamment ceux gérés par une tribu indienne. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises, à découvrir que le but de ces gens est surtout de se faire de l’argent, et que l’armement ou la défense est le cadet de leurs soucis.  On trouvera même l’un d’entre eux impliqué dans un classique schéma de Ponzi, c’est dire…. l’externalisation et la privatisation des tâches militaires tant souhaitées par Donald Rumsfeld ou Dick Cheney a son revers, et il est de taille, en effet…

carilello_and_a_kid-b1af2Ce n’est pas donc pas Aerogroup qui a eu l’idée de se tourner vers le civil pour l’entraînement des militaires, mais la société qu’avait créé Mike « Ratso » Cariello au lendemain de son départ en retraite (il quitte l’armée en 1997 et forme sa société en 1998) : avec ACE (Aerial Combat Excellence International, Inc.), qui formera des pilotes pour le Koweït, la Nouvelle-Zélande et l’Indonésie, ainsi que les États-Unis.  Avant d’entrer chez Aerogroup, Cariello avait également et conjointement fondé Tactical Air Défense Services (alias TADF), et avait déjà embrayé sur l’idée de sociétés civiles entraînant des pilotes militaires.  C’est là où il avait eu du flair.  En 2002, il avait ainsi signé un contrat avec la Royal Canadian Air Force, pour faire voler un Hawker Hunter et des A-4 Skyhawks comme « bandits » à la façon de TopGun School aux USA.  Même chose plus tard avec la RNLAF. TADF fournissant aussi la RAF via le Savannah Combat Readiness Training Center (CRTC), de la maintenance aux AWACS anglais sur la base CRTC-Savannah, Shaw AFB, et à Beaufort, sur la base de l’USMC. Ratso était aussi l’expert de l’aéronavale Fighter Performance et Manœuvre Weaponeering Fighter pour la formation des « adversaires tactiques ».  Entre deux vols, Cariello sait aussi soigner sa propre pub comme ici dans le journal Tampa Bay… (il est ici à gauche de la photo).

Dans sa biographie, on notera aussi ceci :  « M. Cariello est l’un des rares pilotes du US Actuellement approuvé pour voler un Super Tucano, et est le fer de lance des opérations conjointes Super Tucano pour TADF. M. Cariello servi dans l’US Marine Corp pendant environ 14 ans, y compris un engagement de 3 ans comme officier adversaire au Top Gun Fighter Weapons Ecole de la Marine et du Corps des Marines. M. Cariello également servi en tant que gestionnaire de programme 767 et chef pilote pour Blackwater, Inc., un des plus grands entrepreneurs de Défense des Etats-Unis en Irak de 2005 à 2007 »... Ah tiens… il a aussi été à la tête des pilotes mercenaires. On reparlera un peu plus loin de ce fameux Tucano, à coup sûr.

momo5Pour réaliser son entreprise, Mike Cariello dont tout le monde vante aujourd’hui encore les talents indéniables et plutôt renversants de pilote, avait fait appel à des financeurs particuliers, disons. De l’argent frais, dont la provenance n’était pas son souci. L’un des présidents de Tactical est en effet Gary Fears, un magnat sulfureux de St-Louis, ancien secrétaire d’Etat au transports de l’Ilinois, devenu le roi des casinos de St-Louis (la mafia n’est jamais loin de ces lieux), mais aussi des casinos gérés par les indiens, aux revenus faramineux. En Floride son seul casino de Coconut Creek fait par exemple 100 millions de chiffre annuel. Réalisé à partir de ce qu’on peut appeler une entourloupe. Fears avait en fait réalisé une affaire en or avec les indiens séminoles, qui s’estiment aujourd’hui plutôt grugés, comme le raconte cette plainte écrite en 2003 : « dans une lettre à la tribu déposée le 7 Juillet au tribunal fédéral de Fort Lauderdale, Penny J. Coleman, avocate générale intérimaire de la Commission nationale de l’Indian Gaming, a déclaré à l’agence était « particulièrement troublée » par le bail requis aux Seminoles pour payer les investisseurs, monté à 35 pour cent du chiffre d’affaires net du casino pour 10 années, en particulier parce que la tribu avait payé déjà 19,6 millions de dollars pour sa construction dans les six mois qui ont suivi de l’ouverture de l’établissement. 


coconut« En d’autres termes, les documents permettent au casino de Coconut Creek de recueillir une grande quantité d’argent, sur une longue période de temps, en ne faisant rien » a écrit Coleman (…). Le casino a requis moins de 20 millions de dollars pour être construit, mais il apporte environ 61 millions de dollars par an. « L’investissement assez négligeable nécessaire, par opposition aux bénéfices à prendre, a soulevé de graves préoccupations au sujet de la nature de la relation entre la tribu et Coconut Creek Gaming, » écrit Coleman. Une partie de cette relation implique l’homme d’affaires de l’ Illinois Gary Fears. Dans un effort pour gagner le contrat de gestion du casino de Coconut Creek, Fears avait reversé à la tribu une propriété de 1,7 millions de dollars e
t l’utilisation d’un avion Turbo Commander de 670 000 dollars « . L’avion résidait dans le hangar de la tribu, à Big Cypress Airfield, le pôle de l’aviation de la tribu, souhaité par son flamboyant représentant. On y trouve aujourd’hui un Gulfstream G-IV, un PC-12, un Bell 407, un Bell 430 et deux 2 Ecureuils AS 350B. Les indiens sont riches, enfin certains…

Dans son passionnant livre, Patricia Riles Wickman explique le pourquoi de l’intérêt pour les avions chez le chef indien  :« un point positif dans le monde Seminole (celui de James), cependant, c’ était un département de l’aviation assez bien développé, même si il n’était pas sans élément de controverse. Les voyages, même sans les voyages de chasse, était une partie intégrante et croissante de la vie de James. (Il le serait un peu plus encore près de la fin de la présidence quand les citoyens des tribus commenceraient à affirmer leur intérêt à voyager à bord des avions et la branche tribale intensifierait le calendrier du ministère de l’aviation.) Le premier avion était entré dans la propriété tribale dans les années 1980, grâce à la confiscation de la contrebande au cours de premières tentatives de la tribu pour contrôler la propagation de la drogue à travers et sur les réserves. En 1991, avec des revenus de jeu créant un matelas d’argengt de pour les entreprises tribales, le conseil a décidé de son premier achat pur et simple d’un TBM Modèle 700, pour 1,3 million de dollars ».


seminole« Dans le même exercice, l’utilisation de la piste privée est devenue d’un usage public. Dans l’exercice suivant, elle a été incorporé dans le programme des créations de routes, et la piste d’atterrissage a été rallongée pour accueillir des avions à réaction. C’est rapidement devenu un peu critique pour l’infrastructure du plan de développement prévu par James de la Colombie-Britannique »
 En 2000, la tribu inaugurait même son propre avion, un des dadas du chef indien Billie : un avion de la « Micco Aircraft Company » (MAC), le modèle MAC 145-A, modèle SP20… un avion signé Al Meyers, construit en fait dans les années 50, et vendu 150 000 dollars. La ligne de production Micco a fermé en 2002, après avoir vendu 18 avions seulement. La tentative de sauver l’entreprise de l’industriel originaire du Bangladesh Wadi Rahim, qui venait de racheter les avions amphibies Lake Aircraft Co., une entreprise de 50 ans qui a produit hydravions amphibies Lake Aircraft de Sanford, dans le Maine, échouera. Le modèle SP26 de 2000, vendu 329 000 dollars, était pourtant réussi.

mikko2Le financier dissimulait pourtant une belle casserole. Fears avait bénéficié auparavant d’une belle mansuétude de la part de la justice américaine : « en janvier 1997, lorsque le Ford Explorer de l’homme d’affaires avait été arrêtée par la police à Gulfport dans un coin connu de Saint-Petersburg pour la prostitution. Une femme ayant de l’argent en mains en était sortie. Une fouille du véhicule révélait plusieurs morceaux de crack. Fears avait alors dit à la police qu’il avait  » déjà eu des problèmes avec le crack » et avaient demandé a être aidé. La police l’a arrêté sur l’accusation de possession de cocaïne. Deux mois plus tard, le bureau du procureur Pinellas-Pasco a décidé que l’arrêt de la voiture menant à l’arrestation était inappropriée. Toutes les accusations ont été abandonnées, et son dossier supprimé. Pourtant, son admission à la police qu’il avait un problème de cocaïne aurait dû lui poser des problèmes lors de l’enquête menée par la National Indian Gaming Commission ». En prime, à la même époque, deux proches associés de Fears avaient fini en prison : Stephen Weil, pris en 1998 par des agents fédéraux en train de blanchir 425 000 dollars, et Thomas Utterback, avocat influent de St Louis, arrêté la même année à Genêve avec 4 valises Samsonites pleines de cash faisant 3,24 millions de dollars en coupures de 10 et de 20 dollars…. dans une plainte déposée par lui-même, on peut lire qu’Utterback était mêlé à un trafic de bâtons de dynamite à Panama City : un agent fédéral avait coincé son fournisseur, Edward Trober, de Collinsville, responsable de boîte de nuit et chef de gang du trafic de marijuana, qui était transporté par camions d’Arizona.

Dans l’affaire, l’avocat de Trober (arrêté en juin 2004), Frank Raphael « Tony » Fabbri III, une figure locale, avait aussi été condamné, une première (lire l’excellent article le relatant !). Trober était accusé d’avoir une cagnotte de 20 millions de dollars, jamais découverte ; et Fabbri, pour se faire payer, en avait trouvé une partie sur les recommandations de son client, cachée dans un tronc d’arbre d’une de ses propriétés !!! L’avocat était-il tombé pour avoir visité un peu trop souvent Cuba, dont il était tombé fan, au point d’épouser une cubaine ? « Entre autres choses, M. Trober était aussi propriétaire d’un concession automobile classique. Au printemps de 1997, M. Trober a demandé à Utterback s’il recherchait la possibilité d’utiliser des banques offshore pour réaliser des transactions en espèces avec des russes, qui voulaient acheter des voitures classiques » peut on lire dans un autre document : Trober avait alors des liens avec l’Ukraine (déjà !). Un document sidérant, qui ajoute que « quelque temps plus tard, M. Trober discuté avec Utterback des méthodes utilisés pour transporter de la marijuana aux cruels trafiquants de drogue mexicains. Utterback a négocié au nom d’un autre client du marché de bâtons de dynamitage destinés aux fonctionnaires panaméens. En août ou septembre 1997, Utterback a parlé avec M. Trober d’emporter l’argent de M. Trober au Panama ». Les bâtons de dynamite étaient destinés, selon le document « à l’élargissement du canal de Panama !!!

seminole_gulstream-33059Trober sera condamné en 2005 à dix années de prison…En 2000, on découvrait qu’une tentative de mouiller le chef séminole James Billie dans un trafic de drogue avait eu lieu en 1995 : un informateur de la DEA a « déclaré que le groupe se était réuni en 1995 dans un hôtel Sheraton à proximité de Hollywood avec le président de la tribu et le chef bien connu, le chef James Billie ».  Ils espéraient l’appâter pour son goût prononcé pour les avions ou les bateaux. Un fait connu de tous : aujourd’hui, il vole en Gulfstream G450 à 38,25 millions de dollars, le N857ST. En 2006, les Séminoles annonçaient avoir acheté la chaîne connue de Hard Rock cafés pour 965 millions de dollars au groupe anglais Rank Group plc. Deux hôlels et casinos étant en Floride, La chaîne détenant 124 Hard Rock Cafes, 4 Hard Rock Hotels, 2 Hard Rock Casino Hotels, 2 salles de concert Hard Rock Live et trois autres hôtels non siglés.

billy_copter-3fcb0Le tout générant 127 millions de dollars de revenus en 2006 ! Ecarté du pouvoir en 2003 sur accusation de harcèlement sexuel, l’incroyable Billie est revenu au pouvoir de la tribu en 2011, battant son prédécesseur Mitchell Cypress, lui aussi accusé d’avoir mené une vie un peu trop fastueuse (il admettra avoir dépensé 57 millions de dollars en Mercedes, pour ses amis et lui). Le chef Billie, est donc revenu au pouvoir avec son hélicoptère personnel, un Hughes 500. Le conseil d’administration de la firme de Daniels est une vraie cour des miracles, en fait. L’autre président est Mark J Shubin, détenteur de la firme Sky Bus, Inc., installé à Boca Raton, qui gère les avions d’un certain Wally Hilliard (il est ici devant son Dassault Falcon-10), et le troisième est Alexis Korybut, fondateur de Sterling Financial Investment Group avec Charles Patrick García et John Curry.

shubin-55af0Garcia est un ancien responsable de l’U.S. Strategic Air Command sur la base d’Offutt, dans le Nebraska et de l’United States Southern Command au Panama. Korybut recevait un salaire annuel de 120 000 dollars (voire beaucoup plus). Bref, on est dans la recherche de profits rapides, avant tout, l’ère Bush qui va s’ouvrir leur donnant les moyens d’en réaliser de gros. « Ratso » en a fait son credo, décrit ici lorsqu’il rejoint Aerogroup : « Le temps est venu pour les services militaires de se rendre compte qu’ils peuvent toujours obtenir, un soutien professionnel à la formation de l’adversaire par l’externalisation de ces sorties au secteur privé et avec des pilotes qui faisaient ce type exact de vol la semaine dernière alors, mais encore sous l’uniforme. Il a fallu du temps pour convaincre les chefs de cela, mais ils le reconnaissent maintenant que cela peut être fait en toute sécurité et efficacement grâce à l’externalisation, afin que davantage de pilotes de chasse peuvent obtenir le type de formation que beaucoup ont fait durant trop de temps (au sein de l’armée) ». Des chercheurs de profits rapides à faire, ce n’est pas ce qui manque, en Floride, terre de retraités fortunés et de bonimenteurs prêts à s’emparer de leur argent. Des Madoff, il y en a eu d’autres, en effet.

citationDébut 2010, Mark Shubin fait la une des journaux, mais pas pour ses dons d’entrepreneur. Il défraie alors la chronique judiciaire : entré comme un fou dans le hangar de Logos Aviation (déjà cité ici, et ont il est actionnaire et dirigeant), il a demandé à faire retirer l’ordinateur de vol de l’avion Gulfstream de Mark Daniels. Un engin valant 75000 dollars. Ce dernier porte plainte aussitôt à la police pour vol. L’histoire, étrange, allait rappeler à un posteur curieux, sur le net, les liens de Shubin avec d’autres personnes peu recommandables. Le posteur fait en effet remarquer à qui il avait acheté aupravant un autre avion, sous l’étiquette d’une société du Delaware appelée « Mark IV Aviation« . Étrangement la vente avait été signée à la Barbade ; et sur le compte de la banque Wells Fargo : voilà qui était fort douteux, encore une fois (voir mes épisodes sur la CIA évoquant ces manigances). L’argent rapide à faire, encore et en l’occurrence celui à se faire en rachetant à bon prix des appareils de personnes aux abois. L’avion, un Cessna Citation III 650 (N411SL) acheté 1,1 million de dollars le 23 novembre appartenait en effet à George Levin, propriétaire de Galleria Aviation, une société écran créée en 2008.

RothsteinLa même société avait aussi racheté 1,35 millions le King Air 300 vendu par l’Etat de Floride désireux de réduire ses coûts de fonctionnement, vendu avec son Citation 560XL N500PX). Au total, Mark IV possédait 7 jets privés ! Or il fallait bien le constater, à ce moment-là, le dénommé Levin revendait tout en express, son fond d’investissement (Banyon) était en train de s’effondrer, car c’était aussi une construction totale sous la forme d’un schéma de Ponzi bien classique. Etabli par un autre homme, en réalité : Scott Rothstein, condamné à 50 années de prison pour cela : il se prenait pour Gatsby le Magnifique, celui-là. (en se prenant en photo avec le gouverneur , ou avec Sarah Palin, en invitant Don Henley des Eagles, ou en roulant en Maserati Bentley, Bugatti Veyron, ou Rolls et Ferrari). Il est photo ici avec Shane Strum, le chef de cabinet du gouverneur Crist (il possédait aussi un Boeing 727) La Floride récupérera sa villa pour 10 dollars. Elle en valait 6,45 millions… et abritait parfois de fort jeunes filles. Sa femme Kim sera accusée d’avoir dissimulé l’achat d’un diamant jaune de 12 carats. Elle est sortie de prison le 1er mars dernier.

rothstein_villa-fe66cLevin, lui, contrôlait deux fonds d’investissement ayant réuni 157 millons de dollars, répartis sur 150 investisseurs, en 2 ans seulement ! Il vivait fastueusement avec les profits de son système à la Madoff, établi sur des ventes de voitures, au départ : « Depuis 1983, George G. Levin et son épouse, Sue Gayla ont vécu à Fort Lauderdale Bay Colony sur l’Intracoastal Waterway, dans une villa de 2 étages, 11 000 pieds carrés (1 000 m2) avec huit salles de bains et une grande piscine, d’une valeur 2 millions de dollars. Levin a l’habitude de déposer des plaintes peu recommandables quand ses entreprises commerciales frauduleuses sont exposées ».

levin_rothstein-f568eLui aussi (ici à gauche avec Rothstein) avait sévi dans la vente de voitures (des « Classic Cobra, » « Gazelle, » et « Speedster) » mais d’un genre particulier, des copies, proposés en kits: « selon les documents de la Cour fédérale, l’ex-entreprise 1985-1996 de Levin, GGL Industries, alias Motor Carriages avait escroqué des centaines de clients, avec la vente de voitures en kit. Le gouvernement fédéral a déposé des accusations criminelles contre l’entreprise et GGL a plaidé coupable de fraude en 1999 et a accepté de payer 2,5 millions de dollars en restitution ». Stuart Rado avait été un militant des consommateurs qui a avait été au départ de la plainte et Levin l’avait poursuivi en justice, alors qu’il était atteint d’un cancer. Un homme d’une certaine moralité, dirons-nous ! Nous étions bien dans un environnement de mafieux, dont la Floride regorge, à coup sûr. En 2006, Levin avait recommencé en changeant le nom de « Classic Motor Carriages » de sa société en « Auto Resolutions » puis en « Street Beasts ». Vendant des kits, à nouveau, imitants des modèles anciens de Victoria de 1933, de Jeep Willys de1934 ou un cabriolet Ford de 1944 « à trois vitres » (immortalisé par ZZ Top) et la célèbre Shelby Cobra de 1966, tous à carrosserie de fibre de verre. Avec ça, Levin avait réussi à acheter le Bradley Park Hotel de Palm Beach en Florid, en plus de son jet !

source: http://www.centpapiers.com/les-profiteurs-de-guerre-oublies-2-les-avions-de-la-drogue-et-des-mafieux/

lire aussi: https://internationalinformant.wordpress.com/2016/07/20/business-les-profiteurs-de-guerre-oublies-joe-fluet-est-specialise-dans-les-hauts-profils-et-les-questions-sensibles-qui-necessitent-une-coordination-globale-du-juridique-des-medias-des-politiqu/

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MYANMAR: the second-largest producer of illegal opium in the world after Afghanistan

opium-poppy-cultivation-drugs-pekin-pekhon-shan-1-wa-loneHow Myanmar’s illicit opium economy benefits the military

By Patrick Meehan   |   Tuesday, 12 July 2016

For the past 10 years drug production in Myanmar has been on the rise. The amount of land used to grow poppy – from which the opium sap used to make heroin is derived – has more than doubled since 2006. According to the UN, Myanmar now accounts for more than 25 percent of the global area under illegal poppy cultivation, making the country the second-largest producer of illegal opium in the world after Afghanistan.

The vast majority of Myanmar opium is produced by poor farmers in highland areas of Shan State close to the borders with China, Thailand and Laos, which have been affected by decades of conflict between ethnic armed groups and the central government. In 2012, studies conducted by local researchers recorded opium cultivation in 49 out of Shan State’s 55 townships, involving more than 200,000 households.

Myanmar’s military government has, since the late 1980s, used the drug economy as a means to finance its own state-building objectives, rather than launch sustained efforts to dismantle it. Taxing farmers, traders and traffickers became a means through which army units stationed across Shan State financed themselves in accordance with demands from central command that they “live off the land”, rather than rely on the central supply system.

read more:

http://www.mmtimes.com/index.php/opinion/21334-how-myanmar-s-illicit-opium-economy-benefits-the-military.html

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FRANCE (Seine-Saint-Denis): une cocaïne « extrêmement dangereuse » en circulation en région parisienne

tribunal-bobignyLe parquet de Bobigny a alerté, mardi 12 juillet, sur la circulation dans le département de Seine-Saint-Denis, depuis le 6 juillet, d’une cocaïne « extrêmement dangereuse ». La consommation de cette drogue, qui est coupée avec de la scopolamine, produit ayant un effet tachycardique, a entraîné l’hospitalisation d’une dizaine de personnes, dont deux avec un pronostic vital réservé.
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Plus:
Sevran : coup de filet contre le trafic de cocaïne coupée au « souffle du diable »

Le Parisien

Pas n’importe quelle cocaïne, celle-ci étant suspectée d’être à l’origine d’une série de malaises et comas. Onze personnes ont été hospitalisées depuis le 6 juillet, à l’hôpital Robert-Ballanger, à Aulnay et au centre hospitalier de Marne-la-Vallée,
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