FRANCE (Haute-Garonne): une vente de cannabis dégénère en fusillade, trois blessés

Publié le 26/11/15 à 10:02

Trois hommes ont été blessés mercredi soir en Haute-Garonne lors d’une vente de cannabis qui a dégénéré en fusillade, a-t-on appris ce jeudi auprès de la gendarmerie. L’auteur des coups de feu et un complice sont toujours recherchés.

Selon les premiers éléments de l’enquête, deux revendeurs avaient pris rendez-vous avec quatre clients à Lavernose-Lacasse (Haute-Garonne), près de Muret, à une vingtaine de kilomètres de Toulouse. Mais les acheteurs potentiels auraient tenté de voler la marchandise et une rixe a éclaté entre les deux parties.

Les clients se sont enfuis en voiture mais ont été rattrapés par les vendeurs après une course-poursuite. L’un des vendeurs a ouvert le feu avec un fusil de petit plomb, blessant trois occupants de la voiture, qui ont été hospitalisés.

Le quatrième, indemne, a été interpellé par la Brigade de recherche de Muret en charge de l’enquête, a-t-on ajouté de même source.

http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/13003-faitsdivers-cannabis-haute-garonne-vente-cannabis-degen.html

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AERONARCOTRAFIC: environ 40 kilos de cocaïne saisis dans la soute d’un avion Air France à Roissy

Un avion Air France devant le terminal 1 de Roissy (illustration)avec AFP
le 24 novembre 2015 à 13h35 , mis à jour le 24 novembre 2015 à 13h42.

Crédits : Nicolas Dolbeau de la Roche
La saisie a été opérée ce matin par les enquêteurs de la Gendarmerie du transport aérien qui contrôlaient, « à l’occasion d’une rotation », un vol en provenance de Saint-Martin. L’appareil devait ensuite se rendre à Bamako, au Mali.
La drogue était cachée dans quatre sacs de voyage. Quelque 41 kilos de cocaïne ont été découverts mardi matin à l’aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle dans la soute à bagages d’un vol Air France en provenance de Saint-Martin. La saisie a été opérée par les enquêteurs de la Gendarmerie du transport aérien (GTA) qui contrôlaient, « à l’occasion d’une rotation », un vol en provenance de cette île des Caraïbes et qui devait se rendre ensuite à Bamako, au Mali, a indiqué une source judiciaire.
Selon une porte-parole d’Air France, la cocaïne a été saisie à bord d’un A340, un avion gros porteur, assurant le vol AF499. Il avait décollé lundi à 16h43 locale et atterri mardi à 6h20 à Roissy. Cette liaison est assurée quotidiennement par la compagnie. Le parquet de Bobigny a confié l’enquête à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS).
En 2014, près de 200 tonnes de stupéfiants, parfois dissimulés dans des caisses d’avocats, des pots de cornichons ou des thermos, ont été saisies par les douanes. Il y a un an, plus de seize kilos de cocaïne avaient été découverts à Roissy dans un autre vol en provenance de Saint-Martin.

SANTO DOMINGO: Grand guignol à Punta Cana ( suite 5)

drogue silandra

19 novembre 2015

Tout n’a donc pas été « orchestré »comme on a pu le lire, mais tout a été fabriqué dans le sens de faire mousser des gens, et pas nécessairement les deux pilotes dans cette histoire. L’extrême droite agit toujours ainsi, on l’a vu, et ça se confirme encore une fois à Punta Cana. Et tout se retrouve dans le vocabulaire employé pour « vendre » aux médias une opération et s’en targuer. Là encore, on retrouve donc Christophe Naudin à la manœuvre. Il est en effet venu annoncer fièrement aux médias que lors de l’opération barbouzarde que lui et ses amis, des anciens de l’Aéronavale,  » « on a fait le travail de l’État« . C’est le rêve de tout homme d’extrême droite en effet que de se substituer à un état toujours jugé comme « faible ». J’ai beaucoup lu le forum du Gaulois qui a dépasse les 600 pages sur l’affaire de Punta Cana. Il est plein d’enseignements. Beaucoup d’anciens militaires, plutôt orientés à droite (toute ?)  y sont apparus, tenant des propos similaires. Le 20 août, j’y avais relevé cette perle signée « Jean-Charles » :

« Nos autorités politiques » ?

Vous voulez rire !!

Ce ne sont pas des bras cassés, comme ceux qui nous « gouvernent » actuellement ,qui auront les couilles de faire leur travail consistant pourtant à défendre deux de leurs ressortissants dans un pays qui semble totalement ignorer et même bafouer les règles du droit international…..

Nos autorités politiques…… Laissez moi rire….. bien que l’occasion ne soit pas la meilleure pour çà….

Je pense que pour que le problème ait des chances d’être réglé il va falloir attendre que les français osent enfin se doter de véritables dirigeants enfin dignes de leurs fonctions…

Ça risque de faire long, je sais….mais il me semble que c’est la seule chance pour ces deux pilotes de revenir vite en France….. »

france2Un propos bien représentatif, d’autres posts évoquant la « trahison » des autorités françaises à propos des deux hommes, fiertés de leur pays, puisqu’ils « avaient porté l’arme nucléaire » selon leur avocat. N’ayant jamais vu de bombe nucléaire sous un Alpaha Jet ou un Crusader, j’avais mis en doute l’assertion. C’est l’ami Falcon qui m’a rappelé qu’à une époque on avait bel et bien fait des essais de bombinette atomique sous un Etendard IV, à mon grand étonnement (1) . Il n’empêche : si on imaginait ce genre de pilote comme étant obligatoirement fort raisonné, et pas simplement une machine à tuer sans distinctions, on déchante un peu à voir l’attitude des deux  revenants de Punta Cana, notamment Brunos Odos lors de sa mémorable prestation à France 2. Prêts à entonner avec leurs soutiens « une trahison des élites » chère à l’extrême droite… entretenue par une mise en scène de « l’exfiltration » des deux mêmes pilotes (terme résolument militaire, choisi exprès) car un petit malin a aussi mis en ligne sur le même forum des photos venues certainement de proches des anciens de l’Aéronavale montrant un trio étonnant de touristes à bord d’un voilier… piloté par Christophe Naudin.bateau rapide Odos et Fauret, décrit par ce même Naudin comme « recueillis en mer » (« j‘ai recueilli en mer Bruno Odos et Pascal Fauret et après je les ai exfiltrés jusqu’à Saint-Martin« ) ont donc été emmenés jusque Saint-Martin sur un bateau de croisière, loué ou prêté sur place? La photo des deux pilotes « exfiltrés » par un « commando« , tous fiers à bras avec leurs gilets de sauvetage, à bord d’un canot de touristes, est donc une photo de propagande organisée. C’est celle d’une excursion vers l’île de Saona, (l’adresse est ici) dont on a dramatisé la prise de vue.  Car c’est tranquillement à bord d’un voilier de croisière que la seconde partie du voyage du retour s’est faite et non en hors-bord rapide. En photo, on a retrouvé le promène-couillons dominicains qui leur a permis de se faire passer pour des touristes. C’est bien le même bateau rapide pour touristes comme l’indiquent les détails soulignés par les flèches.).

Les autorités dominicaines ayant été bernées par la géolocbarge bac Punta del Maralisation des téléphones portables des deux pilotes, donnés à des tiers restés dans les alentours de l’hôtel où ils étaient consignés. Sur France 3, Naudin pouvait donc parader, et glauser sur l’Etat français qui n’a « pas su faire ce qu’il a fait, lui »: une croisière d’extradition. Mieux encore, quand on apprend quel  a été leur compagnon de virée ! On retrouve le même canot rapide accosté à Punta del Mar, d’où ils sont donc partis, juste à côté d’un bac… militaire, arborant un drapeau tricolore indéterminé (français ?), visible ici à droite. Sur leur esquif, l’un d’entre eux à accroché un petit drapeau français bien visible devant l’objectif. On soigne la mise en scène, à coup sûr !!! En tout cas, ils sont visiblement partis d’un endroit où étaient aussi présent des militaires !!!

escapade nautiqueCar un troisième individu est apparu depuis (d’abord flouté, comme sur notre premier épisode, puis montré, ici à droite). Le sommet de l’aventure, à coup sûr, et pas non plus un intellectuel, à ce qu’il a pu écrire sur sa propre personne dans « Paroles d’Actu » là encore un faux nez du FN  sur le net : fondé par Nicolas Roche, alias « Phil Defer », le site consacre la majeure parti de ses « actus »… au Front National ! On y trouve par exemple des liens directs vers Joffrey Bollée  le directeur de cabinet de F. Philippot. Élu au Comité Central du Front National; l’individu s’intitule lui-même « décodeur bleu marine N°1″ ou DBM pour répandre la propagande frontière.  Et c’est souvent gratiné, en effet, on appelle ça du « fact-checking » aux USA, une pratique inaugurée par le TeaParty. En somme, commenter façon extrémiste l’actualité.  Le quatrième individu en petit chapeau blanc de touriste de l’expédition, celui qui tient en main le téléphone satellitaire (on pense à un Thuraya) se présente donc ainsi : « je n’ai pas fait d’études. Je ne supportais pas ce monde carcéral que l’on appelle « éducation nationale ». Ça commence fort en effet, puis il explique ce qu’il est devenu après ce désintérêt pour l’éducation : un soldat, pardi ! « À dix-sept ans, je me suis demandé comment servir mon pays du mieux possible. J’ai donc pris mon sac et suis parti m’engager dans la Légion étrangère. Après quelques mois passés au sein de cette nouvelle famille, j’ai signé pour cinq ans au sein de l’Armée de Terre (j’y ai servi huit ans en tout). Engagé comme deuxième classe en tant que pilote de chars Leclerc, je terminerai chef de patrouille pour une mission de six mois au Liban. »

malinowskiC’est donc bien ça : l’un des « marins » recrutés pour amener les deux fugitifs sur le 14 mètres de Naudin est un ex-légionnaire devenu conducteur de chars de plus de 50 tonnes ! Surprenant, non ? Mais ce n’est pas ça le plus surprenant. Ce qui laisse véritablement par terre, c’est qu’il s’agît de… Pierre Malinowski, le fameux assistant parlementaire de Jean-Marie (photographiés ensemble ici à gauche), décrit à l’épisode précédent ! Voilà aussi qui en dit long sur les choix du « menhir« , lui-même ancien parachutiste !!! Et voilà qui commence à faire beaucoup d’extrême-droitistes au m2 dans cette histoire ! En regardant bien, sur le petit bateau à moteur on en distingue même un de plus, barbu, à gauche sur la photo : le pilote de l’embarcation. Ils sont donc 5 à bord avec celui qui la prend, la photo. Un homme qui pourrait très bien être Chauprade en personne, vu ce qu’il a expliqué depuis sur la fuite organisée. Pour mémoire, et pour comparer au nouveau venu, Pascal Fauret l’un des deux pilotes de Punta Cana, s’était engagé lui à  18 ans, le 8 mai 1978, comme élève pilote dans la Marine Nationale. La « communauté d’esprit » est aussi à chercher là.

Une communauté qui a choisi, dès le départ de scinder les accusés de Punta Cana en deux camps bien distincts. On a pu lire ici et là que l’accident provoqué par une moto (invraisemblable aussi celui-là : aurait-on essayé d’attenter à sa vie ?) touchant Castany avait empêché son départ avec les deux pilotes. Or il n’en a jamais été question : la lecture attentive des modifications de l’article de Wikipedia sur le sujet est à ce sujet sans appel en effet. On y découvre aussi du trollage d’article à partir de la même adresse IP l concerne lui en priorité :  « je viens de reverter un utilisateur Careful149 (d · c · b) qui n’intervient manifestement que pour Castany. Comme par hasard créé aujourd’hui et sans présentation. L’idée persistante est de le faire passer pour un pilote alors que ce n’est pas le cas. Est-ce une perruque de ton IP anonyme? » peut-on lire. Visiblement, c’est bien Castany, le broker, l’élément le plus « gênant » des quatre, Pisapia étant partout présenté comme un simple homme de main. Or ce fameux Castany, personne du comité de défense ne souhaitait, bien avant la fuite, le rapatrier comme l’indique un participant à la page Wiki : « bonjour Hilti99, je le sais parce que je suis dans le comité de soutien cité en référence dans l’article. Je n’en suis donc pas sure, j’en suis certaine à 100% !!! Je vous informe donc que le comité de soutien composé de plus de 2000 personnes, soutenu lui même par le SNPL, par AIR FRANCE, et par les affaires étrangères, ne soutient pas du tout PISAPIA et CASTANY. Ces deux là ne touchent aucun financement de quoi que ce soit pour se loger, nourrir ou se défendre. A l’inverse les liens du comité avec l’ambassade sont forts, et jamais les 4 co accusés ne sont reçus en semble : uniquement Pascal et Bruno. De même, les élus français font bien la différence. Simplement, et c’est normal, la protection consulaire est due à tous les compatriotes français, coupables ou innocents ». Etonnante participation qui affirme que le gouvernement français via son ambassade avait déjà aussi… choisi un camp ! De là à en déduire un petit coup de main, ou de fermer les yeux…

Les voilà donc en tout cas en train d’essayer de retrouver en pleine mer le bateau à voiles qu’à dégoté notre as de la sécurité. Il a vu bien grand, notre videur de poubelles fan de biométrie : après avoir hésité tout d’abord en faveur d’un Bavaria 40 ou 41, on découvre, grâce à ses barres arrières doublées, son profil bien plus bas sur l’eau et sa largeur qu’il s’agît plutôt d’un Sun Odyssey 469 de chez Janneau (ils ont voyagé « français » cocorico !), un engin de 14 mètres de long (c’est en effet un 50 pieds) déplaçant 10 tonnes doté de 3 ou 4 cabines (selon l’aménagement souhaité par le client) et doté de presque 1002 de toile… qui ne semble pas avoir été vraiment utilisée. Un bateau à voiles  donné pour 10 personnes et occupé par trois seulement, visiblement : drôle de choix.  En fait, c’est plutôt le moteur Yanmar de 54 cv qui semble avoir fait la traversée… vers Saint Martin, en cinq bonnes journées de retour, car, à l’évidence, le bateau a démarré là son périple. Les vérifications des aménagements intérieurs confirment bien que l’on est à bord d’un Odyssey, avec sa cuisine linéaire à droite de la descente de pont... et ses trois lits double… : on n’a pas lésiné sur le confort (à moins que d’autres « ex-agents soient montés à bord ?). S’il s’agît d’une location, les tarifs sont de 2500 euros la semaine, chez un loueur des îles Vierges au départ de Tortola. En tablant large sur deux, pour l’aller Tortola-Bahihaye (la côte de St-Domingue, puis direction St-Martin et retour à Tortola, on compte donc 5000 euros, pas plus (la pleine saison d’hiver n’est pas encore arrivée !). De Marin en Martinique, c’est à peu près les mêmes tarifs. Le bateau paraît largement disproportionné, donc : aussi songe-t-on plutôt qu’à un engin loué, à un bateau prêté par un des nombreux « amis » (corses ?) que possède le FN  sur place, à Saint-Martin. Au quel cas la note de frais aurait fondu de 5000 euros… Une autre photo prise de la vedette accompagnatrice confirme bien notre découverte : c’est bien un Sun Odyssey 469 qui leur a servi. à s’échapper :

compar

Le forum de Paroles de Gaulois nous a apporté plein de renseignements et des photos inédites de l’expédition, dont celle ci-dessus (quant à leur origine, cela mélange les amis de la famille). Ci-dessous, les photos extraites du forum ayant mis en ligne celles faites par les fuyards durant leur expédition comparées aux dépliants publicitaires) :

bateau décrit

garminComme autres équipements, les lascars avaient un GP Garmin 72H, qu’une de leurs photos montre en gros plan, et pour entrer en relation avec le bateau rapide de touristes un talkie-walkie, type Kenwood ou Sencor SMR 20. On est loin de l’équipement « militarisé » de mercenaires ou de spécialistes de la DGSE. On parle « exfiltration », mais on la réalise avec un bateau d’excursion pour touristes, un voilier de vacances et des gadgets à 100 euros maxi chacun. On est loin, très loin, de la somme totale annoncée par Naudin pour les frais de l’expédition, même en comptant les tickets d’avions, même pris au dernier moment (on apprendra un peu plus loin qu’ils avaient été gracieusement offerts par des pilotes de ligne compatissants…).

plan bateau

Mais il nous a a aussi apporté des détails qui en disent long sur la façon de présenter l’aventureuse expédition, for amateur plutôt que professionnelle :  » Naudin a expliqué que le voilier, en cours de route, s’était retrouvé à cours de gasoil. « Le choix a donc été fait de faire toute la route au moteur, sans doute pour éviter de tirer des bords dans l’alizé. Et sur 500 miles, le réservoir du voilier s’est vidé avant d’arriver à Saint Martin, c’est bien normal car un voilier bien que doté d’un moteur, est fait avant tout pour naviguer à la voile. Naudin dit aussi qu’ils ont fait une escale discrète pour acheter du gasoil. Cette escale a peut-être eu lieu à Tortola (british) plutôt qu’à St Croix (U.S.) puisque Fauret de son côté a dit que pendant tout le temps passé dans les eaux américaines, ils n’étaient pas tranquilles. » La capacité en gas-oil de l’Odyssey est de 240 litres. Un forum US estime la consommation, d’un Yanmar 54 à 1,1 gallon par heure (4,16 litres de gasoil) ce qui donne 57 heures ininterrompues (deux jours) : avec une escale à Tortola, effectivement, et avec 2 fois 240 litres, ça fait bien 4 jours a moteur… ce sont tout sauf de fins régatiers ! Enfin me direz-vous, on ne va pas demander à des aviateurs de se transformer du jour au lendemain en des Tabarly ! la réflexion du posteur amène une autre interrogation : si effectivement une escale a été tentée à Tortola, les passagers du 14 mètres avaient intérêt à avoir leurs papiers en règle. Ce qui ferait aussi de Christophe Naudin le fournisseur des faux passeports dont ils ont été munis pour prendre ensuite l’avion, en deux fois, en prime. Selon le même Naudin, ils auraient récupérées leurs cartes d’identité véritable : pourquoi pas, mais en ce cas, on ne peut que supposer une complicité dominicaine, car la justice locale avait à coup sûr dû les confisquer, comme procédure classique d’assignés à résidence. Si les coûts de location, victuailles ou mazout et tickets d’avions en vols commerciaux de dernière minute paraissent peu élevés pour la facture totale de l’opération, les 100 000 euros annoncés par le même Naudin incluraient donc comme frais annexes du graissage de patte. Exactement ce que laissait entendre l’ancien général à la télévision dominicaine : cette fuite ne peut pas s’expliquer sans corruption à un stade de sa réalisation.

bateaux comparés

prise drogue SeqoyahUne corruption et peut-être bien aussi une protection… de la Marine française ? C’est à quoi on aboutit en effet comme réflexion, à regarder l’étonnant dispositif déployé dans l’arc antillais par les français, mais aussi les américains les canadiens et les anglais. Car dans le secteur, les semaines précédentes, sinon les jours qui précédaient, un navire de la Royale, la frégate Ventôse, a réalisé un score mémorable de saisie de coke. Une vidéo d’interception de bateau à voiles suspect, mise en ligne à la suite de l’intervention du 3 octobre dernier montre en effet l’efficacité des marins pour prendre possession ce jour-là de 808 kg de cocaïne, saisis à bord d’un 15 mètres arborant faussement  pavillon américain. L’annonce médiatique évoquant ce voilier « arraisonné samedi 3 octobre 2015 au matin par la frégate de surveillance « Le Ventôse », dans le cadre d’une action de coopération internationale associant la France, les États-Unis et le Canada. Les moyens des forces armées aux Antilles et de la Douane ont été mobilisés sous l’autorité du Préfet de la Martinique, délégué du Gouvernement pour l’action de l’État en mer ». « Le fruit d’une enquête menée sur une année par les agents de la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) y était-il ajouté. Le voilier, siglé « Sequoyah – Oklahoma City ». « Listé grâce au concours d’un avion de patrouille maritime CP 140 Aurora des forces armées canadiennes et d’un Falcon 50 de la Marine nationale, le voilier Sequoyah a été intercepté le 3 octobre 2015 au matin par la FS Ventôse. La cargaisosilandran saisie à son bord du sloop s’élève à 808 kg de cocaïne pure. » L’engin était en fait un Beneteau de 51.5 pieds (15 mètres), pour 11 passagers, de type Cyclades, comme le modèle en location sur lîle de Tortola ou Saint Martin, visible ici (pour 4395 dollars la semaine). Un engin fort semblable au yacht de touristes de nos trois compères ! Un bateau de ce type; le « Knot Guilty » fabriqué en 2008 était en vente à Antigua (au nord de la Guadeloupe) pour 169 000 dollars. Il était également proposé en location par Virgin Island Sailing. Le 6 suivant, c’était un go-fast que la frégate avait intercepté avec trente-trois ballots de marijuana, pour un poids de près de 800 kg avec l’aide des USA (« la Joint Inter Agency Task Force South ») Et le 13,  à 400 milles nautiques (740 km) des Antilles c’est un bateau belge (d’un modèle bien plus ancien semble-t-il) qui commençait à entamer sa traversée pour l’Europe que le Ventose avait encore intercepté avec 535 kg de cocaïne pure à bord. « ’équivalent après coupage de « plus de 2,6 millions de sachets de 1 gramme sur le marché de détail », selon le communiqué de la Préfecture.

Là encore, le Falcon 50 de surveillance de la Marine avait joué un rôle prépondérant (2). « Cette opération est la 4e prise en moins de 15 jours réalisée par les forces armées aux Antilles, pour un volume de près de 2,1 tonnes de stupéfiants interceptés. Elle porte le bilan total de cette année 2015 à 8,3 tonnes de drogue interceptées en mer par l’action conjointe des services français dans la zone maritime Antilles, dont 6,3 tonnes par les frégates de la Marine nationale » écrit France-Antilles. voilier

drogue silandraEn avril, l’interception de trois individus à bord du voilier  avait été plus mouvementée : « cette opération est le fruit d’une enquête de deux ans menée par le renseignement douanier français, en lien avec des services espagnols et britanniques. Elle a mobilisé un avion et deux vedettes garde-côtes des douanes mercredi vers 21H00 (heure locale), à quelque 200-220 kilomètres au large de la Martinique. » Les suspects avaient tenté de filer, grâce à la puissance de leur voilier  (eux au moins semblaient savoir naviguer !) : « Il a fallu une bonne demi-heure pour arraisonner le « Silandra » , du fait de sa grande pointe de vitesse poussée par son énorme surface de voile. Il tentait d’échapper à ses poursuivants. Ce qui ne les a pas empêché d’appréhender les trois occupants de l’embarcation en toute sécurité, comme l’ont confirmé Éric Corbaux, le procureur de la République, Gisèle Clément, directrice régionale des garde-côtes pour les Antilles-Guyane, Simon Riondet, chef de l’OCRTIS pour la Caraïbe et Michaël Lachaux, patron de la DNRED et l’amiral représentant le préfet, délégué de l’État pour l’action en mer. » Pas évident en effet : « Les trois suspects, qui se trouvaient à bord d’un voilier de 20 mètres, ont refusé de se soumettre au contrôle. Nous avons dû faire stopper le bateau de nuit, par une mer déchaînée », a raconté à l’AFP Michaël Lachaux, de la DNRED. Dans le bateau, le « Silandra », qui voyageait sous un faux pavillon américain, les forces de sécurité ont trouvé pas moins de 80 ballots dans lesquels la cocaïne était conditionnée. « Il y en avait partout », a-t-on commenté aux douanes ». Selon les douaniers, à bord «  il y en avait partout »… ce que montrent en effet les photos de la saisie (voir ici la vidéo). Selon le Parisien, le Silandra reliait à une autre engeance encore : « les enquêteurs surveillaient un bateau acheté 500 000 euros en liquide, le «Silandra» dont le nouveau propriétaire espagnol était connu pour avoir appartenu à l’organisation séparatiste basque ETA dans les années 80« .  L’homme étant José Luis Folgueras Álvarez,  avec comme compagnon l’espagnol Luis Roberto Sánchez Arija et le vénézuélien  Juan Carlos Yovera. (DNRED (Douane française): la DED permet la saisie de 2,25 tonnes de cocaïne)

Ce jour-là, c’est un Cessna 406  « Vigilant » des douanes (ici le F-ZBGD) qui avait repéré le yacht. La France possède 14 avions de ce type. On peut ici en voir un à l’œuvre en train d’intercepter un go-fast semi-rigide puis un deuxième revenants d’Espagne à vide. Un bateau de cette taille et de cette allure payé en liquide : on croît rêver ! Tout en se disant que des valises de billets peuvent aussi servir à acheter des transporteurs à cocaïne : yachts de 50 pieds, petits bimoteurs à turbopropulseurs, go-fast ou … Boeing 727, pour les plus gourmands !

seizure irlandLes opérations de saisie de coke sont bien le fait d’une coopération entre pays : l’un des plus beaux exemples étant la  longue poursuite en septembre 2014 d’un autre voilier, le Makayabella, un voilier de 60 pieds (18,90m de longueur) battant pavillon des Îles Vierges britanniques, parti du Venezuela et arrêté au large de… l’Irlande, après une surveillance commencée au Portugal puis en Martinique : « la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED), basée à la Martinique. Le groupe de travail fonctionne en collaboration avec un siège international à Lisbonne (Portugal), qui surveille les navires suspects dans les eaux territoriales européennes. Ce bateau faisait l’objet de surveillance, entre autres par les douaniers de Martinique depuis le mois d’août 2013 ». A bord, il y avait une tonne de cocaïne ! Dawne Powell, 56 ans, James Hill, 31 ans, David Webster, 44 ans, et Philip McElhone, 29 ans, arrêtés, seront condamnés à 11 ans de prison. Le couple Powell détenait un autre bateau, le Sea Breeze, acheté 18 000 livres en cash par son mari Stephen, condamné lui à 16 ans de prison. Ils avaient fait preuve d »un bel amateurisme  : le second navire (un 7 mètres à moteur) devait servir à transvaser les 41 ballots de coke et les amener à terre, mais il était bêtement tombé en panne d’essence et avait dû appeler les secours du bateau de sauvetage du RNLI de Rosslare le 19 septembre. La grand-mère de la famille faisait partie de l’équipe !!! Le bateau (un sloop en aluminium) avait été construit… en France, à Antibes (par Ferru Yachting), en 1986, et avait été acheté 140 000 livres (173 000 euros) par les trafiquants anglais du Yorkshire à John Nicholson et Susan Bruce, organisateur de croisières. Le bateau sera racheté par un irlandais 70 000 euros seulement ; le grand gagnant de l’affaire ?

atr72_air_caraibes_grand_casse-b6834Une fois arrivé en vue de Saint-Martin, c’est le débarquement et la montée dans un premier avion pour nos fuyards. Un ATR42 d’Air Caraïbes, pour se rendre à… Fort de France-Lamantin, et prendre un long courrier Airbus A330-300 de Corsair (3) pour rentrer un métropole. En bénéficiant de l’aide, là encore de personnes navigantes selon le Monde « Pour le vol retour vers la métropole, l’équipe de M. Naudin aurait, selon nos informations, utilisé des billets réservés au personnel (les « GP » dans le jargon, pour « gratuité partielle » [ les « GP », même si les choses se sont un peu améliorées, voyagent souvent dans des conditions à la limite de la fraude avec la complicité du personnel de bord]) de la compagnie Air Caraïbes grâce à la complicité d’un commandant de bord, qui les aurait fait monter à bord sans passeport. « Il n’y a pas eu de fraude documentaire », a seulement détaillé de son côté M. Naudin. »… Comme pilotes, on peut penser à quelques uns qui sont liés au Front National, tel l’ineffable William Gachignard, copilote âgé de 43 ans chez Air France,  le porte-parole du fort conservateurs Syndicat national des pilotes de ligne mais aussi conseiller municipal «Bleu Marine» à Compiègne; mais sous le prénom de François… ou bien de Patrick Mignon,  » Commandant de Bord à Air France sur 777, 30 ans de service, 20.000 heures de vol, ancien Instructeur, Contrôleur et Officier de Sécurité des Vols, » venu expliquer ici pourquoi il a fait grève, en oubliant de préciser sa deuxième casquette. Ou sa troisième, vu qu’il est passé lui du FN à Debout la France de Dupont-Aignan, qui, il est vrai ne trouve pas Marine LePen détestable, loin de là. Il est venu sur Boulevard Voltaire, site complotante d’extrême droite (4) pour défendre les deux pilotes. A noter que Air Caraïbes et Corsair ont failli avoir le même patron, Jean-Paul Dubreuil, pilote lui-même de Beechcraft à ses heures. A ses tous débuts,dans les années 80, alors gérée par famille Rossi, la compagnie appelée Corse Air International volait  sur quatre Caravelle SE-210. C’est le A-330 de Dubreuil, aujourd’hui 157e fortune française, qui est devenu le célèbre « Air Sarko One » avant de devenir celui de l’actuel président Hollande. Lors de la tentative de rachat, l’homme de fer de Dubreuil, Marc Rochet, s’était heurté à une question tabou chez les pilotes de Corsair (dont le PDG est un ancien d’Air France) : la productivité, la même qui plombe aujourd’hui Air France et ses syndicalistes FN du SNPL… ironie du sort, de son licenciement par Air France, le PDG  de Corsair avait argué de la perte de ses tickets de vols gratuits ….

clostermannLes pilotes et le FN ? Décidément, c’est la saison des amours : on trouve encore un autre commandant de bord à Air France… et qui possède un nom prestigieux, puisqu’il s’agit de Jacques Clostermann, le propre fils du héros du « Grand Cirque » (décidément, après les guignols voici les clowns !). « Cet ancien pilote de chasse (sur Mirage III), devenu commandant de bord chez Air France, est passé par le RPR puis le Rassemblement Bleu Marine. Il se définit comme un gaulliste souverainiste et social. Pas question toutefois de renier son engagement pour Marine Le Pen. «Je souhaite son accession à l’Élysée et Gilbert Collard est le cordon ombilical qui relie Mon Pays la France au RBM, puisqu’il est président d’honneur de Mon pays la France et secrétaire général du RBM et moi-même je suis administrateur du RBM», explique-t-il. De fait, le RBM se veut une structure d’accueil d’autres mouvements «attachés à la souveraineté de la France et aux valeurs de la République», comme le SIEL (Souveraineté Indépendance et Libertés) animé par Karim Ouchikh, ou le PEC (Patrie et Citoyenneté) présidé par Bertrand Dutheil de La Rochère (5) ancien chevènementiste » écrit l’Express. Renseignement pris, on reste effaré par la tenue de son blog, qui véhicule tous les poncifs extrémistes, notamment islamophobes, et soutient ouvertement Vladimir Poutine. Ou met en ligne sur Twitter une belle couverture signée Minute, sur laquelle figure… Aymeric Chauprade,  qui parle « d’élimination » des français candidats au Jihad… chez Agoravox, j’avais évoqué ici Jacques Clostermann, il était venu soutenir l »UFJ de Philippe Karsenty, l’ami de la furie Pamela Geller, avec  Christian Roger, ancien leader de la patrouille de France (en 1966 sur Fouga ; c’est lui, accroupi !). J’avais alors écrit : « on sait que ça vole bas, au FN, il devrait pouvoir servir à quelque chose…. (6)

Capture d’écran 2015-11-07 à 20.49.57Tout ce déploiement des forces et ces prises réussies quelques jours à peine avant la promenade de santé de nos deux pilotes anciens de l’Aéronavale nous amène à une réflexion évidente, que d’autres ont indiqué également sur le net en termes simples : « ce qui est certain, c’est que personne n’a jugé utile de les prendre en chasse, si les Américains avaient voulu les rattraper, ils l’auraient fait sans aucune difficulté car ils disposent de moyens énormes sur la zone caraïbe, et la croisière n’aurait jamais atteint Saint Martin «  nous a dit « Dany7 ». Et il ne semble pas avoir tort en effet, tant il est impossible à un voilier de ce genre de ne pas subir de surveillance sur le trajet où  a navigué, et ce sur plus de 700 km. Personne à ce jour n’a fait le lien entre la saisie du 3 octobre et la fuite des deux aviateurs à peine deux semaines après, à bord d’un bateau similaire, dans un endroit où plusieurs forces nationales passent leur temps à scruter la mer à l’affût du moindre transfert douteux. Jusqu’à quel point la Marine française ignorait-elle la présence de ce bateau pour ne pas l’avoir intercepté ?ventôse

Le Ventôse:

Depuis juillet 2014, le nouveau commandant de la Ventôse est le capitaine de frégate Yves-Pierre Pilfert, un ancien plongeur-démineur de formation, en remplacement du  CF Savoyant, entré à l’Ecole navale en 1993. Il avait reçu en 2012 la croix de Chevalier de la Légion d’honneur pour son travail à la tête du groupement des plongeurs démineurs de la Manche.   En 2000, déjà, Pilfert avait effectué un stage dans les Antilles contre le narco-trafic, avant même de devenir démineur : c’est un problème qu’il connaît donc très bien.

Une vidéo indiquée par l’ami Fievet soulève des interrogations: c’est celle qu’a enregistrée Philippe Labro sur le sujet. Lui aussi ne comprend pas trop pourquoi ce voilier a pu autant voguer sans être inquiété… semble-t-il, terminant de façon ironique et attristée sur son peu d’espoir de voir un jour la vérité apparaître dans cette incroyable affaire !!!

UnknownCar de tout cela il ressort une chose évidente : l’envahissement des idées du FN au sein même de l’armée, et spécialement de la Marine Nationale (*).

(*) Un article de presse paru en novembre 2013 dans le Figaro Magazine consacré aux« Réseaux secrets du Front national », avait montré qu’il y avait matière à s’inquiéter en effet :  « l’article rappelle évidemment le rôle de l’amiral Jean-Yves Waquet, ancien pacha du Redoutable, « rallié au FN depuis 2008 et candidat à la mairie de Toulon en mars prochain », qui « s’occupe des dossiers de défense pour Marine Le Pen ». (Lire notre article sur le programme Défense du FN).« En coulisses, poursuit l’article, plusieurs piliers du monde militaire travaillent discrètement pour Jean-Yves Waquet. Il est en lien avec quelques officiers supérieurs en activité qui l’ont contacté spontanément. L’amiral est surtout épaulé par un tandem de choc, composé d’un ancien combattant d’Indochine et d’un ancien officier de la DGSE. Le premier, ami de longue date de Jean-Marie Le Pen, cultive ses relations parmi ses ex-comparses. « Nous sentons le pouls des armées en direct », dit-il. Le second, fin connaisseur de l’Asie, rallié à Marine Le Pen depuis 2008, reçoit toutes les études des think tank sur la défense. Les deux sont des membres actifs de plusieurs associations d’anciens combattants, ou de militaires comme la très influente Association de soutien à l’armée française (Asaf), présidée par le général Henri Pinard-Legry, un invité régulier de Radio Courtoisie. Ils soutiennent les critiques virulentes contre les restrictions budgétaires émises par le général Vincent Desportes, ou par les Sentinelles de l’Agora, un groupe d’officiers, relayé notamment par le général Jean-Claude Thomas »…  L’article, cité par le vigilant Daniel Merchet, ajoutait un chapitre après cette mise en garde. Un chapitre aujourd’hui… prophétique : « enfin, le Figaro Magazine nous apprend qu’Aymeric Chauprade, spécialiste de géopolitique exclu de son enseignement au Collège interarmées de défense en 2009, a fait son coming-out, en apparaissant, « pour la première fois », à la tribune de l’université d’été du FN, le 14 septembre. Selon le Fig Mag, Aymeric Chauprade conseille Marine Le Pen « depuis quatre ans ». Ce blog avait, en son temps, critiqué la sanction visant cet intellectuel, sans partager ses convictions. Il nous a confirmé, avant la campagne présidentielle, qu’il s’apprêtait à rejoindre Marine Le Pen, mais ne souhaitait pas alors rendre publique cette information »….  aujourd’hui, il semble passé à l’action, fort de ses soutiens dans  l’armée…

étendard bombe(1) C’est en effet étonnant, mais compréhensible : les marins s’étaient sentis exclus de cette capacité-là, réservée alors aux seuls Mirage IV de l’armée de l’air. Voici ce qu’en a pensé Jean-Louis Saget, pilote d’essai chez Dassault :  « l’Armée de l’air avait donc la bombe atomique sur le Mirage IV. et les marins nous avaient demandé dans le creux de l’oreille: Est-ce que vous ne pourriez pas nous la monter sous l’aile de l’Étendard ? Elle faisait quand même pas loin de 1500 kg!
On l’a mise sous l’aile droite, et sous l’aile gauche on a mis un bidon de 13001, ce qui fait que l’Étendard était catapulté à 11,51, sensiblement au-delà de ses masses normales de catapultage. On avait fait les essais, c’était techniquement pensable, pas facile, mais techniquement pensable. Ça faisait une grosse dissymétrie, ensuite il n’était pas questiobombe atom étendardn d’apponter dans cette configuration. C’est comme ça qu’un jour Goupil s’est fait catapulter devant le général de Gaulle qui passait sur le porte-avions. Ils balancent l’avion avec sa bombe atomique. Évidemment, les aviateurs qui étaient là, tout à fait surpris, de Gaulle, pas au courant… Alors on se catapultait à Bedford avec 11,51, et en plus on avait du vent arrière sur la catapulte, je peux vous dire qu’on avait 5,5 g à chaque coup ! On était chaque fois à la charge limite. Ça s’est bien passé, les qualités de vol étaient bonnes. L’Étendard est un avion finalement très sain, on pouvait lui faire des tas de misères ! ». E
n photo ci-dessus la bombe atomique, dissimulée dans un pot de roquettes. [Melun, octobre 1997]. Et surprise au détour de la biographie de Pascal Fauret, que découvre-t-on ? Ceci « Pilote de chasse – Chef de patrouille – Qualification appontage de nuit – Qualification  nucléaire –Super-Etendard (SUE) »

(2) « En dehors des côtes françaises de la métropole et de la zone Antilles/Guyane, les Falcon 50 de la marine sont aussi régulièrement déployés en Afrique de l’ouest et dans l’océan Indien ».

(3) « D’après nos informations, Christophe Naudin, qui est aussi fin connaisseur dans le domaine des faux papiers et l’usurpation d’identité, était même assis à côté d’eux, à bord des avions qui les ont ramenés à Paris. D’abord sur le premier vol, un vol Air Caraïbes entre Saint-Martin, île franco-néerlandaise des Antilles, et Fort-de-France, en Martinique. Puis sur le second, en direction de la France, un vol Corsair entre Fort-de-France et Orly, arrivé samedi matin ». 

images(4) « fondé par Dominique Jamet, ancien rédacteur en chef au Quotidien de Paris et ancien rédacteur de nombreux journaux (France-Soir, L’Événement du jeudi, Marianne…), est partisan d’une liberté d’expression totale hormis les appels à la haine, à la torture et au meurtre. Au début des années 1980, il a été membre des Comités d’action républicaine de Bruno Mégret/ En juillet 2012, il a rejoint le parti politique Debout la République et en est élu vice-président le 16 novembre 2013. Il sera à la tête de la liste présentée par ce parti aux élections européennes en Île-de-France en 2014 ». Le gag, c’est qu’en 1997, Mignon avait combattu Dupont-Aignan  (qui a aussi été RPR, ne l’oublions pas :  « c’était en 1997. Le jeune Nicolas Dupont-Aignan, qui a ravi la mairie d’Yerres deux ans plus tôt, se présente sous le sigle RPR aux élections législatives. Il a parmi ses adversaires un certain Patrick Mignon, militant Front national. Ce dernier obtient près de 15% des suffrages. Pas assez pour empêcher NDA de l’emporter au second tour face au sortant socialiste. Depuis, les cartes ont été rebattues. L’adversaire FN d’hier est devenu aujourd’hui un allié de Nicolas Dupont-Aignan qui présentait mardi matin les huit candidats que son parti Debout la République (DLR) a investi dans l’Essonne. Patrick Mignon, habitant de Gif-sur-Yvette, est candidat DLR dans la 5e circonscription ».

(5) lié familièrement à Ludovine Dutheil de La Rochère, de la « Manif pour tous » : « elle a lâché un nom à particule pour un autre. Ludovine Dutheil de La Rochère, née Mégret d’Étigny de Sérilly, est la présidente de la Manif pour tous, VRP de la famille MST (mocassins-serre-tête) sur les plateaux de télé où Frigide lui avait chauffé (!) la place. Une barjot de Dieu « aux convictions religieuses traditionalistes », selon son ancien directeur à la revue Commentaire. « Je me situe dans l’Église catholique pleinement et entièrement », répondait-elle dans un portrait que lui consacrait Libération en juin 2013. « Catho tradi, non. Disons plutôt classique, portée par de très fortes convictions chrétiennes avec, parfois, un très fort dogmatisme », rectifie un proche cité par la Croix. » Que ce monde extrême-droitiste est donc petit !!!

(6) Comme le précise ici Peter Davies dans « The National Front in France: Ideology, Discourse and Power » (sorti en 2012) , le père de Clostemann, mort en 2006 avait déjà été récupéré par le FN, bien avant sa disparition : « Au pouvoir, les premiers élus FN n’ont pas eu peur d’agir. Non seulement cela, mais nous pouvons détecter un énorme symbolisme dans les mesures politiques spécifiques. Par exemple, seulement un mois après les élections municipales de de conseillers FN à Marignane sont créées deux nouvelles commissions, qui prennent  la responsabilité du «tourisme» et des «vétérans». La second e décision particulièrement digne de mention, reflétant comme il le fait le respect et la vénération du FN pour tous les Français qui ont combattu et se sont sacrifiés pour la nation. De la même façon, la tâche triviale de renommer des ronds-points , on pourrait  lefaire valoir, a révélé beaucoup sur la philosophie des élus FN. En mars 1996, la presse a révélé qu’un groupe de ronds-points sur l’avenue du 8 Mai à Marignane devaient être renommé d’après quatre soldats morts pour la France: Pierre Clostermann, le général  général, le Maréchal Koenig et Raoul Salan. Cette décision semble confirmer la volonté du conseil d’honorer de grands héros nationaux et, en effet, de révéler ses penchants ».

 

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

http://www.centpapiers.com/grand-guignol-a-punta-cana-5/

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NARCO TERRORISME: l’infiltration reste le moyen le plus efficace pour démanteler une organisation quoiqu’en dise Gérard Schoen, DI de la Douane Française

Pourquoi l’infiltration reste le moyen le plus efficace pour démanteler une organisation narco terroriste (et l’utilisation de drones n’y changera rien)

E. Follis témoigne de sa carrière au sein du service de lutte antidrogue de la brigade des stupéfiants (DEA). Pendant 27 ans, il a négocié des marchés de plusieurs millions de dollars à bord de jets privés, acheté des kilos de cocaïne, est devenu intime avec les plus gros trafiquants de drogue, qui étaient parfois des agents d’Al-Qaida ou des membres de cartels.

Publié le 11 Novembre 2015
Pourquoi l’infiltration reste le moyen le plus efficace pour démanteler une organisation narco terroriste (et l’utilisation de drones n’y changera rien)

Atlantico : L’infiltration est comme un art selon vous. Qu’est ce qui est le plus difficile lorsque l’on est infiltré dans une organisation terroriste comme les narcotrafiquants ?

Edward Follis : J’ai toujours voulu travailler dans l’univers de la police. Quand j’étais chez les marines j’ai travaillé avec la police militaire et c’est là où j’ai commencé les infiltrations. J’ai toujours été fasciné par les drogues, non pas pour en consommer bien entendu. J’étais fasciné par les trafiquants de drogues et leur façon de fonctionner. On rencontre tous les types de criminels dans le marché de la drogue, que ce soit aux Etats Unis ou à l’étranger. Après un diplôme en criminologie je suis devenu un agent de la DEA [Drug Enforcement Administration].

L’infiltration est le moyen le plus fort et le plus méthodique pour comprendre les trafiquants de drogues et les terroristes et leur façon de fonctionner. C’est la façon la plus sûre de pénétrer pour démanteler ces narcotrafiquants dans n’importe quel pays dans le monde. Lorsque l’on est à l’intérieur d’un groupe on a une vue plus claire, compréhensive et plus détaillée qu’à l’extérieur. Vu de l’intérieur on peut constater les faiblesses autant que les forces d’une organisation ainsi que du leader de l’organisation. On a de meilleures possibilités de démanteler l’organisation.

Lorsque l’on est infiltré il faut totalement se fier à son intuition et la petite voix dans sa tête parce qu’il y a tellement de tourments autours. Il faut faire confiance à sa propre intelligence. De plus on ne peut pas gagner la confiance de quelqu’un si on ne leur offre pas une petite partie de soi. Eux même donnent une partie d’eux même en retour encore plus grande. Si on ne fait pas attention pendant une certaine période on peut commencer à développer une véritable relation avec l’ennemi. Il faut toujours mettre des barrières, des paramètres sur soi-même.

Je me suis construit mes propres barrières intellectuelles. Même au moment où le danger était extrême je restais toujours conscient de qui j’étais. C’est comme le jonglage, il faut être suffisamment proche tout en restant très éloigné. En prenant trop de distance on ne peut plus rentrer dans leur monde et être efficace. Il faut donc s’investir au maximum.

°°°
Atlantico: Les nouvelles technologies ont tout bouleversé dans le renseignement. Pour vous piloter un drone c’est comme jouer à un jeu vidéo : en appuyant sur un bouton on tue des personnes. Comment l’infiltration va-t-elle être affectée par celles-ci ?

Edward Follis :Il faut se souvenir de ceci: nous sommes dans un monde de guerre. Il y a la Syrie, des dictatures, Birmanie, des tueries de masse, un nombre énorme d’ennemis qui ont essayé de prendre le contrôle de l’horreur et de profiter du malheur des autres. C’est pour cela qu’il est très important que l’Ouest de l’Europe, l’Australie, les Etats Unis, le Canada continuent à respecter le droit. Quand le droit est absent, nous sommes en plein chaos. Quand le chaos arrive, le pire chez l’être humain arrive et les plus faibles en souffrent. Notre système judiciaire c’est ce qui nous définit en tant qu’individus en Europe de l’Ouest, aux Etats Unis, au Canada. L’utilisation de nouvelles technologies pour tuer ne revient qu’à se débarrasser de quelques personnes. Ce n’est pas le genre de procédé admissible dans un tribunal. Au contraire, tous les infiltrés doivent avoir une passion  qui peut les amener devant un jury et accepter de témoigner. Il faut avoir envie d’être sur une estrade après avoir prêté serment. Si on ne veut pas faire ça, c’est le moment d’être un garde du corps ou tout autre job. Il faut avoir la volonté de côtoyer les bandits, être dans la même pièce qu’eux, gagner leur amitié, comprendre leur fonctionnement, leur financement, comment ils blessent des gens, comment ils transportent de la drogue, tout leur business model. Après tout cela il faut aller dans un tribunal et témoigner devant un juge.

Les nouvelles technologies étaient souvent utilisées pour le maintien de l’ordre. Elles peuvent capturer des dialogues, des infos, des images, des vidéos. Mais pour que les nouvelles technologies soient utilisées pour le maintien de l’ordre, avec notamment l’enregistrement d’une conversation, il faut une autorisation judiciaire. C’est alors admissible, mais il faut quelqu’un derrière les nouvelles technologies. Il faut surtout se rappeler qu’il est difficile d’avoir une influence réelle dans un groupe ou une organisation criminelle.

 On ne peut pas rejeter l’élément humain ainsi que le côté procédural. Les militaires eux oui bien entendu ils peuvent tout démolir, absolument rien laisser. Ils peuvent tout démolir ça ne pose pas de soucis.
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Atlantico: Après avoir lutté toute votre vie contre le trafique de drogue quel bilan peut on faire ? Où en est-on ? Va-t-on réellement en finir un jour avec ?

Edward Follis : L’héroïne, la méthamphétamine, la LSD, l’ecstasy, toutes ces drogues volent des âmes. Elles détruisent totalement la vie des gens. Parce qu’une fois addicts, ils ne pensent à rien d’autre dans leur vie. A chaque moment de leur vie. Elles détruisent tout sur leur passage : des vies, des carrières, des familles, des corps. Les drogues dites plus douces comme l’alcool, le café, la marijuana, n’ont pas le même impact. Les gens peuvent l’observer. Je pense qu’aux Etats Unis avec la marijuana médicale qui devient de plus en plus à la mode, cela devient logique qu’elle devienne légale. Elle doit être régulée par nos représentants et notre gouvernement. Je ne connais absolument personne qui a un minimum de jugeote qui voudrait que les drogues dures soient légales puisqu’elles détruisent les gens.

Je pense que l’éducation et la prévention sont absolument impératives. Elles vont équiper des gens avec un savoir. Mais combien de personnes peuvent réellement contrôler leurs pulsions ? Tout le monde a une addiction. Ça peut être l’alcool, les cigarettes, des films, l’internet, des jeux vidéo, un voyage, foot, baseball. Les gens ont une satiété. Le problème c’est quand on satisfait son appétit avec des drogues dures. Ces moments de satisfaction peuvent aboutir à un esclavage. Pas besoin d’être un scientifique pour savoir ça. Quand j’étais petit, j’avais déjà de la peine pour les addicts. Ce sont toutes les organisations de narco terrorisme qui en profitent. Il n’est pas possible de prendre de la drogue sans être totalement addict. Je suis très fier d’avoir pu passer ma vie dans une mission aussi noble que la lutte antidrogue.

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Gérard Schoen à partir de la minute 4.15

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FRANCE (saisie de cocaïne à Mâcon): des gardes à vue prolongées

gendarmerie jpgle 21/11/2015 à 17:30 | A. W.

Jeudi soir, les gendarmes ont réalisé une importante saisie de drogue dans le cadre d’une opération coordonnée menée au niveau régional. Positionnées au péage de Mâcon-Nord, les forces de l’ordre ont appréhendé trois hommes transportant 1,150 kg de cocaïne. La marchandise était repartie dans 130 boulettes.

Vendredi soir, « leur garde à vue a été prolongée », a commenté Frédéric Jacques, vice-procureur de la République de Mâcon. Les enquêteurs poursuivent donc leurs investigations.

Quant au mineur qui avait ingéré 400 grammes de cocaïne pour le transport de la drogue, il est toujours hospitalisé. Cependant, les médecins sont parvenus à extraire la drogue de son corps.

http://www.lejsl.com/edition-macon/2015/11/21/saisie-de-cocaine-des-gardes-a-vue-prolongees

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FRANCE: un Arrêté du Samedi 14 novembre 2015 autorise l’utilisation d’antidotes injectables contre les neurotoxiques de guerre | Les moutons enragés

Suivant les dernières informations,l’utilisation de sulfate d’atropine en solution injectable de 40 mg/20 ml vient d’être autorisée en France, cette solution est un antidote aux neurotoxiques organophosphorés. Cela ne signifie pas qu’un risque d’attaque chimique soit imminent, mais que l’état français se prépare à toute éventualité, surtout à l’approche de la COP21. En effet, Manuel Valls a expliqué que cela n’était pas terminé et que d’autres frappes pourraient avoir lieu dans les jours et les semaines à venir. Mais si l’avertissement est lancé, aucune précision n’est donnée sur le type d’attaque à envisager, tout simplement par ce que tous les scénarios seraient donc envisagés. C’est donc par mesure de précaution que cet Arrêté est passé, maintenant, les termes sont relativement techniques, des précisions sont donc les bienvenues dans les commentaires.

British_infantry_advancing_at_Loos_25_September_1915Image d’illustration: utilisation des armes chimiques durant la première guerre mondiale

Arrêté du 14 novembre 2015 autorisant l’utilisation de sulfate d’atropine, solution injectable 40 mg/20 mL PCA antidote des neurotoxiques organophosphorésNOR: AFSP1527645A

La ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes,
Vu le code de la santé publique, notamment son article L. 3131-1 ;
Vu le code de la sécurité intérieure, notamment son article L. 721-2 ;
Considérant l’accueil sur le territoire français de la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique de 2015 (COP21/CMP11) du 30 novembre au 11 décembre 2015 ;
Considérant l’accueil sur le territoire français d’un sommet de chefs d’Etat, préparatoire à la COP21, le 29 novembre 2015 ;
Considérant que le risque d’attentats terroristes et le risque d’exposition aux neurotoxiques organophosphorés constituent des menaces sanitaires graves qui appellent des mesures d’urgence ;

Considérant les données disponibles sur le sulfate d’atropine, solution injectable 40 mg/20 mL PCA comme antidote spécifique dans les intoxications aiguës par les anticholinestérasiques (insecticides organo-phosphorés, neurotoxiques de guerre et carbamates) ou par les médicaments parasympathomimétiques ou cholinomimétiques, dans un contexte d’urgence ou de catastrophe ;
Considérant que, malgré l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché français délivrée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé pour le sulfate d’atropine 40 mg/20 mL PCA, les contraintes de fabrication et d’étiquetage ne permettent pas sa mise à disposition dans des délais compatibles avec l’organisation de la COP 21 ;
Considérant qu’aucun autre médicament adapté à la prise en charge en urgence n’est à ce jour autorisé en cas d’exposition de personnes à des neurotoxiques organophosphorés (insecticides organo-phosphorés, neurotoxiques de guerre et carbamates, médicaments parasympathomimétiques ou cholinomimétiques) et qu’il convient de prendre toute mesure utile pour prévenir les atteintes graves pour la santé, en cas d’exposition d’un nombre potentiellement important de victimes à des neurotoxiques organophosphorés,

Arrête :

Article 1

A titre dérogatoire, le sulfate d’atropine solution injectable 40 mg/20 mL PCA, fabriqué par la Pharmacie centrale des armées, peut être acquis, stocké, distribué, prescrit, dispensé et administré pour la prise en charge des personnes exposées à des neurotoxiques organophosphorés (insecticides organo-phosphorés, neurotoxiques de guerre et carbamates, médicaments parasympathomimétiques ou cholinomimétiques), par les professionnels de santé intervenant dans le cadre des services d’aide médicale urgente, conformément au protocole prévu à l’article 3 du présent arrêté.

 

Article 2

Le service de santé des armées approvisionne l’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires qui met à disposition des services d’aide médicale urgente le sulfate d’atropine, solution injectable 40 mg/20 mL PCA.

Article 3

Le service de santé des armées est chargé, pour le médicament mentionné à l’article 1er :
– de l’élaboration et de la mise en place d’un protocole d’utilisation ;
– de l’enregistrement et de l’analyse de toute déclaration de pharmacovigilance transmise au SSA dans les conditions prévues par l’article 4.

Article 4

La traçabilité du médicament mentionné à l’article 1er est assurée par le service de santé des armées.
Le recueil des effets indésirables et leur transmission à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé et au service de santé des armées sont effectués par les professionnels intervenant dans le cadre des services d’aide médicale urgente ou par les professionnels de santé prenant en charge les patients.
Le suivi nominatif d’utilisation du médicament mentionné à l’article 1er est assuré par les professionnels intervenant dans le cadre des services d’aide médicale urgente.
A la demande du directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, le retrait des lots est mis en œuvre par le service de santé des armées.

Article 5

Le directeur général de la santé et le directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 14 novembre 2015.

Pour la ministre et par délégation :

Le directeur général de la santé,

B. Vallet

Source: Légifrance

Ce que sont ces gaz:

C’est quoi une arme chimique ? L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) définit les armes chimiques comme étant « tout produit chimique toxique » pouvant « causer la mort, des blessures, une incapacité temporaire ou une irritation sensorielle par son action chimique ». Ces armes sont « généralement considérées comme des armes de destruction massive », selon les Nations unies.

Quels sont les différents types d’armes chimiques ? L’OIAC les classe en plusieurs catégories : les agents suffocants, vésicants (irritants), hémotoxiques (qui empoisonnent le sang) et neurotoxiques. Ces derniers, dont font partie le gaz sarin, le soman et le VX, sont les plus connus. Ces gaz neurotoxiques organophosphorés agissent sur les cellules nerveuses et peuvent entraîner la mort rapidement. Le gaz sarin, par exemple, crée un blocage « au niveau de transmission musculaire », créant « des contractures qui peuvent bloquer les muscles qui contrôlent la respiration », explique à Europe1.fr le toxicochimiste André Picot. Leur fabrication, à base de phosphore et de produits à base de carbone, est plutôt « facile », « mais le plus dur, c’est de le purifier », note le chimiste.

Tous très toxiques, les gaz neurotoxiques peuvent être diffusés sous forme liquide ou sous forme d’aérosols, et peuvent être inhalés ou absorbés par la peau. Pour le gaz VX, une seule petite goutte, de la taille d’une tête d’épingle, est suffisante pour tuer. Pour se soigner, il faut un antidote contenant de l’atropine, « un médicament très utilisé mais de manipulation un peu délicate », précise André Picot.

Article complet sur Europe1

Cet article nous apprend également que l’utilisation de ces armes sont maintenant interdites, ce qui n’a pas empêché son utilisation à plusieurs reprises ces dernières années: « Depuis 1993, le droit international interdit l’utilisation des armes chimiques. Mais six pays n’ont pas signé la Convention sur l’interdiction des armes chimiques : le Soudan du Sud, l’Angola, l’Égypte, la Corée du Nord, la Somalie et … la Syrie. »

Il y a plusieurs types de NOP (pour neurotoxiques organophosphorés), les « agents G », les « agents V », et les IVA.

  • Les agents G: La plupart sont volatils ou s’évaporent rapidement le plus volatile, le Sarin, s’évapore moins vite que l’eau! * Constituent un risque “vapeur”
  • Les agents V: Ils ont la consistance de l’huile de cuisine. Ils s’évaporent lentement comme l’huile. Pas de risque “vapeur” sauf en cas de grosses chaleurs
  • Les IVA sont des intermédiaires, IVA signifiant intermediary volatility agents
Les informations complémentaires ainsi que les méthodes de soins sont disponibles en fichier PDF sur le site de la Société Française des Infirmier(e)s anesthésistes.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas la PCA Pharmacie Centrale des Armées qui va gérer les antidotes:

Pour en apprendre plus sur le sujet, je vous conseille également ce fichier PDF de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé.

http://lesmoutonsenrages.fr/2015/11/16/un-arrete-du-samedi-14-novembre-2015-autorise-lutilisation-dantidotes-injectables-contre-les-neurotoxiques-de-guerre/

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DNRED (Douane française): comment calcule-t-on le prix de la drogue en France?

Une saisie de plus de 79 kilos de cocaïne par les douanes françaises.
S’il n’existe évidemment pas de marché officiel du cannabis ou de la cocaïne, les autorités françaises disposent d’un barème officieux pour donner une valeur aux saisies. Mais celle-ci reste approximative.


 

Explications.

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/comment-calcule-t-on-le-prix-de-la-drogue-en-france-926147.html

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AERO-NARCOTRAFIC: retour sur le Boeing 727 d’un autre prince saoudien, prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud

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ilfattoquotidiano.fr

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Coke en stock (VIII) : le 727 du prince saoudien

Première publication le vendredi 25 février 2011

Et de quatre ! Non, de cinq, si l’on remonte un peu plus loin dans l’histoire. Car l’idée de remonter de Colombie des poids astronomiques de drogue par avion n’est pas totalement nouvelle, à vrai dire. Ni même la sorte d’avion qui le permet. Il y a plus de dix ans déjà, un appareil similaire à celui qui s’est écrasé au Mali avait déjà tenté de le faire. Là encore, on a déjà tout oublié le concernant. Logique, quand on se remémore son propriétaire. Il est en effet des personnes, qui bénéficient assez vite de l’omerta de la presse si on les prend en situation délictueuse. Car l’individu a le bras très long, et peut se permettre de n’être condamné que par contumace et ne jamais avoir à se livrer. C’est le cas de certains princes saoudiens parmi ceux qui conduisent cette planète, assis sur leur matelas de pétrole qui parfois ne leur suffit pas. C’est le cas incroyable d’un prince saoudien déjà oublié, trafiquant de drogue récidiviste à ses heures.

 Lorsqu’on dévoile les noms des trois pilotes arrêtés par la police de Guinée Bissau, Carmelo Vásquez Guerra, Carlos Luis Justiniano Núñez et Daniel Aguedelo Acevedo, une étrange impression apparaît : l’un d’entre eux nous dit quelque chose. Le premier cité a en effet un frère. Michael Vásquez Guerra, qui, le 21 avril 2006, avait lui aussi dû lui aussi faire un atterrissage d’urgence à Ciudad del Carmen, dans l’Etat du Campeche, au Mexique sur la route du Vénézuela. A bord de ce DC-9 immatriculé N900SA, les policiers mexicains avaient saisi 128 valises noires, représentant 5,5 tonnes de cocaïne. Un record ! Mais à la limite, ce n’est pas ça qui avait le plus choqué. Non, c’était la livrée extérieure de l’avion, celui de la très officielle SNA américaine (« System of National Accounts »), une subdivision de la Transportation Security Administration (TSA). L’avion était enregistré lui en Floride au nom de Sky Way appartenait de droit à la compagnie charter de Floride « Royal Sons Inc ».

 « Royal Sons Inc », la même firme que j’ai citée dans l’épisode rocambolesque de la mort d’un agent de la CIA à Houston, l’incroyable Roland Carnaby, membre de l’Association of Former Intelligence Officers (les anciens de la CIA). L’organisateur de transferts de voitures américaines vers l’Irak et qui possédait des entrepôts dans le port juste à côté de Karam LLC et de… Royal Sons. Karam, le nom de l’entreprise qu’avait créé à Orlando, en Floride, un dénommé Mohammed Atta, un ressortissant « français » habitant « Marseilles » (sic) selon sa fiche locale d’entrepreneur  ! Mieux encore : le hangar à Venice détenu par Royal Sons avait auparavant appartenu à Huffman Aviation, là ou Atta prenait ses cours de pilotage ! Décidément le monde de la Floride est bien petit ! Le monde des trafiquants de drogue est étonnant, et la Floride un siège mondial !

Le DC-9 avait encore intrigué pour deux autres raisons : ses logos « officiels » du gouvernement américain, et à son arrivée, visiblement, des militaires mexicains qui l’attendaient. Quelques minutes après avoir arrêté les trois pilotes, en effet, le général mexicain Carlos Gaytan tenait une bien étrange conférence, pleine d’erreurs et de contradictions, dans laquelle il indiquait que « le pilote », hélas, s’était échappé ! La conférence tournait au gag, car pendant qu’il le faisait, l’un des pilotes, justement, vu par plusieurs journalistes, fendait les rangs des soldats pour s’échapper ranquillement derrière eux, à pied. Le général précisant alors, pour rattraper sa bévue, qu’il avait réussi à capturer… un co-pilote ! A ce stade de magouilles éhontées, on se dit que l’on n’est pas dans un cas de figure de simple vendeurs de drogue, mais bien de ce qui semble être une protection ressemblant comme deux gouttes d’eau à une totale immunité diplomatique. Ce qui sera confirmé un peu plus loin. Celui qui partait tranquillement ce jour là de l’aéroport sans être inquiété était, vous l’avez deviné, Michael Vásquez Guerra.

Pendant la conférence de presse surréaliste, les journalistes remarquaient aussi une chose : à côté du DC-9 stationnait, avant que l’armée ne déplace le DC-9 un Falcon 20… Or ce Falcon était mexicain, ou en tout cas arborait une numérotation mexicaine : XB-IYK. Il était arrivé plusieurs jours avant, avec deux pilotes militaires dont le comportement avait étonné. Ils avaient tenté de soudoyer les responsables de la tour de contrôle pour qu’ils acceptent l’atterrissage express du DC-9, au prétexte d’ennuis hydrauliques. Le bon vieux plan des trafiquants de drogue pour imposer un atterrissage imprévu. Ce qui fut fait, à vrai dire. C’est au nom de ses ennuis que les militaires interdiront aux personnes présentes de monter à bord en « raison d’explosion possible » et saisiront la drogue. En France, certains savaient tout de cette histoire : selon les services de renseignement français, en effet, l’avion pisté par leurs services devait transvaser son chargement venu de Colombie vers un appareil plus petit » venu d’Arabie Saoudite ». Une vieille histoire datant de 1999 qui remontait à la surface… Avait-on eu affaire à un faux Falcon Mexicain ? Le 15 août 2007, un spotter retrouve le fameux appareil. Il s’intitule XC-HID, et appartient désormais à la Police mexicaine, après avoir été XC-DIP de la Banco Nacional de Crédito Rural et le fameux YB-IYK…Décidément on s’enfonce dans les gouvernements et non pas dans un circuit de simples trafiquants ! Le 11 juillet qui suivait, on apprenait que le président urugayen Ramón Vázquez Rosas achetait lui aussi aux français un Falcon 20, pour 26 millions de dollars. Le même qu’Hugo Chavez !

L’avion lui-même posé à Ciudad del Carmen avait lui aussi beaucoup à dire. Agé, (il avait été construit en 1996 et avait donc quarante ans !), le DC-9 avait appartenu auparavant à TWA (sous le numéro N1061T), Tracinda Investment(numéro N241TC), le chanteur de country (genre variété) Kenny Rogers, le temps d’une tournée, (avec le N9KR), mais aussi sous le registre de Southmark Corporation (N89SM), puis repeint aux couleurs de l’équipe de football américainSeattle Seahawks (N40SH), et enfin sous le nom d’HW Aviation, avant d’être vendu à une firme appelée Skyway…

 Skyway, qui en avait acheté deux, de DC-9 (ici en photo tous les deux à St Peterburg !). Le N900SA et le N120NE (vu ici à Van Nuys, endroit connu pour maquiller les appareils ! ), destiné selon elle a tester un tout nouveau procédé de communication entre le sol et les avions, et de pouvoir faire même de l’internet à plus de 30 000 pieds d’altitude. Evidemment, la firme avait décroché avec un pareil intitulé un contrat avec l’armée et s’était associée à des investisseurs, notamment des koweitiens et des banquiers d’Arabie Saoudite. Surfant sur la grande peur du 11 septembre, la firme, dont les trois dirigeants sont le mari, sa femme et leur fils, allait alors engranger 40 milions de dollars d’investissements de 2002 à 2005, louer à Tampa un énorme hangar de « réparations » …. et ne jamais rien produire ni réparer ! Son projet de transmissions était du flan complet ! En mai 2005, elle se déclare en faillite, embarquant avec elle « 24 investisseurs du Proche Orient lésés »annonce brutalement la presse. Parmi ceux-ci, l’homme à la tête de la Kuwaiti National Guard, le prince Miteb Bin Abdullah Bin AbdulAziz Al Saud. Dont l’armée est entraînée par l’US Army.

Le patron, Brent Kovar, et son associé James S. Kent, ancien des services spéciaux de l’armée, ne seront reconnus comme fraudeurs que le 18 mars 2009 par le gendarme de la Bourse, la SEC Securities and Exchange Commission. Pourquoi donc avoir attendu si longtemps ? On cite le chiffre de 1,8 millions de dollars détournés, sur le dos de 18 investisseurs. Selon la SEC, ce sont 76,65 millions de dollars d’actions qui avaient été levées, pour 12 millions de profits pour Kovar… Parmi les investisseurs, une firme, ’DuPont’ qui avait injecté en 2004 plus de 7 millions de dollars avec en prime un des deux DC-9, une société associée à un autre fond d’investissement intitulé « Red Sea Management » … le nom d’emprunt presque pas transparent des « saoudiens » dans l’affaire. Le second DC-9, le 120NE était devenu Genesis Aviation en 2004. Genesis, un clone de Skyway, faisant partie des sociétés de Floride en forme de poupée russe et n’ayant qu’une boîte aux lettres telles que Royal Sons, Express One International et United Flite Inc, toutes mouillées dans les « renditions flights ». On nage toujours dans un marigot à crocodiles, en Floride.

Mais il y a mieux encore derrière Skyway. Au conseil d’administration, il reste toujours le fondateur : James R. Bath, au milieu de tas d’affaires et de relations, qui a créé Skyway Aircraft Leasing Ltd en changeant le nom de sa firme précédente, Cotopax Investments, enregistré en 1980 aux îles Cayman. Cette année là, il est devenu le seul membre du conseil d’administration : deux membres l’avaient quitté pour former chacun leur société, respectivement « Cayhaven Corporate Services » et « Bird », qui vont vite fusionner pour devenir « I.C., Inc ». Or c’est justement le nom de la société qui va servir d’écran à Olivier North pour ses trafics d’armes et de drogue pour alimenter les Contras ! L’éclatement de l’entreprise était bien une volonté commune de cacher quelque chose. D’ailleurs, quand le 7 mars 1987 North est dénoncé, James R. Bath supprime aussitôt les noms de ses anciens associés de ses registres. La société de Bath est étroitement liée au pouvoir en place. Logique, G.W.Bush et James Reynolds Bath ont fait ensemble leur service militaire dans la Guarde Nationale, ce qui leur évitait d’aller au Viet-Nam. Ce sont tous deux deux « champagne pilots » de leur base de F-107 dans lesquels ils ne montèrent jamais. Sauf pour la photo. Ils ne mirent jamais les pieds à la base non plus d’ailleurs. Les deux seuls généraux qui ont essayé de le dire sont morts brutalement. Un pur hasard, bien entendu.

 Au sortir de son service militaire, James R. Bath va être un temps banquier : à la BCCI (lui aussi), qui va s’effondrer et fonder une compagnie de revendeur d’avions JB&A Aviation. A la BCCI, il s’est acoquiné avec Ghaith Rashad Pharaon, un multimililardaire saoudien de Rhyad enrichi par le pétrole et rival d’Adnan Khashoggi. Pharaon, un homme ayant fait ses études en France, au lycée Janson-de-Sailly ! Propriétaire du château de Montfort, dans le Périgord. A un moment de la débâcle de la BCCI, en 1991, le FBI cherchera à saisir le yacht de Ghaith Rashad Pharaon, sans jamais parvenir à le faire avant 2006. On se dit que l’état US a bien une dent contre lui. Pensez-donc : le 4 juin 2008, le Pentagone a accordé un contrat de 8 millions de dollars à Pharaon ! Via sa société pakistanaise de fourniture d’ essence, Attock Refinery Ltd, pour fournir les bases américaines en Afghanistan ! L’année précédente, Attock avait fourni pour 40 millions de dollars de kérosène aux américains ! Le 11 juin 2006, pourtant, on avait appris que le yacht Le Pharaon avait été investi par le FBI au large de la Sicile, près de l’île de Pantelleria. Parmi ceux qui avaient révélé au grand jour les liens douteux de la famille Bush avec la famille saoudienne, le sénateur Kerry, très actif sur ce front. James R. Bath était en effet aussi aux Etats-Unis le représentant de Khalid bin Mahfouz, le propre beau-frère de Ben Laden. Kent étant en liaison avec le sénateur Mel Martinez, et avec Charlie Christ, le remplaçant de… Jeb Bush en Floride ! Un bien joli petit monde ! Khalid bin Mahfouz était membre lui aussi de la Bank of Credit and Commerce International (BCCI) ! Pharaon, serré par le juge Van Ruymbeke en 2003 pour la vente d’un superbe immeuble, l’hôtel de Coislin, situé place de la Concorde, à Paris.

En 1999, un événement ahurissant va se produire avec la firme : c’est à la fois une bombe médiatique et la préfiguration d »un système qui nous ramène au crash du Mali : la boucle est bouclée. Un avion piloté par le personnel de Skyway International se retrouve bloqué au sol à Paris au Bourget : la police française a découvert à bord deux tonnes de cocaïne. A bord, il y a le prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud. Voilà pourquoi les services français se doutaient qu’un Falcon saoudien allait venir, pour sûr, au Mexique ! Diplomatiquement, c’est fort délicat, on le conçoit : on marche alors sur des œufs ! Le prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud, gendre du vice-ministre saoudien de la Défense du pays, possédait son propre avion « royal », celui de la famille régnante, et c’était justement un Boeing 727 ! Géré par Skyway ! Or, justement, c’est cet appareil qui devait servir au transport des deux tonnes de coke venant de Colombie. Le 16 mai 1999 le Boeing 727 atterrissait au Bourget, et les deux tonnes de drogues étaient débarquées discrètement à Noisy-le-Sec dans la résidence française du prince saoudien. La police française en retrouvera 800 kilos seulement. Pour obtenir la drogue, il avait rencontré directement Oscar Eduardo Campuzano Zapata, Juan Gabriel Usuga Norena et Carlos Alfonso Ramon Zapata -les membres du cartel de la drogue de Medellin-, à Marbella, où le roi Fahd possédait une énorme résidence. Les princes saoudiens, de vulgaires trafiquants ? Pour des bloggueurs ayant de l’humour, c’est bien la « French Deconnection » !! !

 Le 10 Mai 2007, le prince se voyait condamné au tribunal de Paris à dix années de prison par contumace, avec ses dix co-inculpés. La condamnation est plutôt discrète dans la presse. Parmi les autres condamnés à 10 ans : Mario Oller-Martinez, Jean-Francois Tixador, Wilson Rodrigo Jimenez Montanez, Humberto Gomez Maya et Edgar Augusto Gutierrez Guevara. Seul Jose Maria Clemente avait hérité de 5 ans. A l’autre bout de la sentence parisienne, Oscar Campuzano, Carlos Ramon and Juan Usuga, trois colombiens, faisant partie des personnes recherchées, seront arrêtés par la police américaine… à Miami. Et pas avec n’importe qui. Dans le lot, le FBI met la main sur l’ancienne petite amie du prince, qui, logiquement, a des choses à dire.

Parmi les informateurs du FBI on trouvait l’omniprésent Baruch Vega ! Celui qui retournera Victor Patino Fomeque, un ancien chef de bande du cartel de la Vallée du Nord colombienne mais aussi ancien membre de la Police Nationale colombienne ! Les deux derniers avaient vu leur peine réduite car ils avaient décidé d’aider la justice américaine : ils ne firent que trois ans de prison. Les repentis, l’arme fatale des réseaux. Durant le procès, une des écoutes avait montré qu’avec son 727, Le prince avait promis de pouvoir ramener de 10 à 20 tonnes de drogue en une seule fois ! A Noisy, il y en avait déjà pour 15 millions de dollars de l’époque avec deux tonnes ! Voilà qui n’est pas sans rappeler le crash malien…

Le 30 août 2005, épiloque de l’affaire : Doris Mangeri Salazar, est condamnée à 24 ans et 4 mois de prison et Ivan Lopez Vanegas à 23 ans : Doris est l’ancienne petite amie du prince, et Ivan un des colombiens qui a servi d’intermédiaire avec les barons de la drogue du pays. Ils avaient été arrêtés tous deux le 17 juillet 2002 à Coral Gables, en Floride. Revoilà le nom déjà cité ! Or, il intervient ailleurs historiquement : dans les archives de Jim Garrison , le procureur intègre à qui on doit d’énormes avancées sur l’assassinat de Kennedy, on tombe régulièrement sur cette ville. Clay Shaw, impliqué selon Garrisson dans l’assassinat, avait comme contact Sergio Arcaha Smith, un agent du FRD (Frente Revolucionario Democratico), une association bidon d’anticastristes créée entièrement en mai 1960 par la CIA. Or, de novembre 1960 jusqu’à Octobre 1961 la boîte postale de contact entre la CIA et Arcacha était celle des bureaux du FRD à… Coral Gables ! S’il y a bien un fief d’anticastristes maqués jusqu’au cou avec la CIA, c’est bien à Coral Gables  !

Et qui trouve-t-on aussi à Coral Gables ? Wackenhut, auprès de qui Blackwater passe pour un clan de louveteaux !!! La présence à sa tête de personnes comme Clarence M. Kelley, ancien directeur de la National Security Agency, le directeur de la Defense Intelligence Agency, le général Joseph Carroll, celui de L’US. Secret Service, James J. Rowley ou encore de Bobby Ray Inman, ancien directeur de la CIA et conseiller de Bush père, ou de l’ancien secrétaire à la défense et de la CIA Frank Carlucci, indique tout de suite qu’on n’a pas affaire à des marioles. Wackenhut est apparu, rappelons-le dans l’affaire des tueurs du Brabant, en Belgique ! Et dans les années 80, comme par hasard c’est Wackenhut qui est au premier plan de lutte anti-communiste en Amérique du Sud ! Wackenhut, l’ancêtre de Blackwater est dans le secteur depuis toujours !

Lors du procès de la belle, on avait appris le circuit utilisé pour l’acheminement : la drogue venait bien de Colombie, était cachée dans des camions de pommes de terre… siglés de l’ONU (!) et avait passé la frontière vénézuelienne sans encombre ! Sidérant ! L’avion du prince était parti de La Maqueita, à Caracas, pour arriver en Arabie Saoudite (on ne donne pas le détail des aéroports-relais utilisés). Bref, il avait inauguré 10 ans avant le parcours communément utilisé aujourd’hui ! Dans un sens, ce prince saoudien est un visionnaire ! On y avait appris aussi pourquoi en 1984 le prince, alors qu’il faisait ces études à Miami avait quitté rapidement le pays : il avait été tout simplement déjà pris dans un trafic de cocaïne avec un petit Cessna dans le Mississipi ! Il avait été condamné… mais la Cour de justice du Mississipi ne pouvait plus rien prouver : le jugement avait disparu de ses archives !!! Encore un curieux hasard ! C’est fou dans ce genre d’affaires ce qu’il peut y en avoir !

 On y avait appris aussi comment il s’était fait prendre notre si bon prince : dans le coffre de sa petite amie Doris Mangeri Salazar, au comportement bien étrange, plusieurs photos l’avaient montré en plein désert, en compagnie des trafiquants,notamment Juan Gabriel Usuga et Carlos Ramon, en train d’organiser avec lui une dernière réunion pour organiser le transfert dans son avion personnel ! La précédente avait eu lieu au « Cyclops Cattle Ranch » près de Medellin. Pris sur le fait, documents photographiques à l’appui que la belle gardait jalousement dans son coffre personnel ? De quoi faire chanter un prince saoudien quand elle le désirerait ? Deux ans plus tard, le jugement est cassé en appel et les deux condamnés libérés. Aujourd’hui, en 2009, personne n’est donc plus en prison ! La belle travaillait pour qui ? Certainement pas pour elle…

La dernière fois qu’on avait vu un Boeing royal en France c’était à Mulhouse, le 14 avril 2005,repeint à neuf. On ne sait si le prince était à bord, au quel cas il aurait pu être arrêté. Le 13 novembre 2007 on apprenait qu’un autre prince de la famille royale, le Prince Mohamed Bin Issa Al Jaber of Saudi Arabia venait de se commander un airbus A380, vendu 320 millions de dollars. Il possédait lui aussi un 727 à son sigle, MBI, pour Mohamed Bin Issa. Et un Bombardier BD-700-1A11 Global 5000. également. (pour faire ses petites courses, certainement). On ignore si c’est pour y mettre des pommes de terre au dessus de ses valises… en juin 1994, c’est lui qui avait apporté 500 millions de dollars dans le parc Disney qui était en difficulté. L’ami de Patrick Balkany ne lésine pas. Il « pèse », il est vrai, 5,3 milliards de dollars !

 L’histoire abracadabrantesque du prince saoudien dealer à été racontée dans « La Coke Saudienne : au coeur d’une affaire d’Etat » (Editions Flammarion), écrit par Fabrice Monti, ancien membre de cabinet du ministère de l’intérieur au Quai des Orfevres. Le livre décrit clairement une véritable « guerre de la drogue » entre la DEA américaine et le Quai des Orfevres. Une guerre sans merci, où les intérêts divergent complètement sur les buts et les attenants. Un ouvrage fondamental qui éclaire sur les circonvolutions de cette guerre à la drogue aux multiples facettes. « Le livre raconte l’intrigue où de grands trafiquants appartenant au cartel colombien de Medellin, interceptés et retournés par la police de Floride, auraient donné leurs acolytes de France et le maître d’oeuvre saoudien impliqués. Par-delà les péripéties, le dénouement partiel, l’auteur fixe son intérêt sur le prince saoudien resté jusqu’ici indemne de toute sanction. Deux nations sont en jeu dans la relation d’un échange entre le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Nayef Ibn Abdel Aziz et l’ambassadeur de France à Ryadh, Bernard Poletti. L’auteur cerne l’enjeu, à savoir le projet de contrat de sécurité entre les deux pays, assurant par l’entremise des moyens mis en oeuvre par les grandes sociétés françaises Thalès et Alcatel et le groupe européen EADS (lesquels viennent de remporter de gros marchés en Libye au cours de la visite du président Chirac) la sécurité des frontières, la surveillance et la défense de 5000 kms du périmètre saoudien (SBGDMSA). » C’est vrai ça, en définitive « que pourraient faire les justices françaises, américaines et suisses d’un aussi encombrant prévenu que le prince Nayef Al-Shaalan ?« conclut le livre ! Voilà notre prince devenu subitement hindou : un véritable intouchable ! Il fallait surtout le voir trouver de belles excuses pour tenter de concilier islamisme et usage ou trafic de drogue…

Quand à notre pilote, Carmelo Vásquez Guerra, le frère de l’autre, il est décidément aussi fort que lui : détenu quelque temps dans les cellules de la po lice judiciaire du pays, il a été relâché par un juge bissau- guinéen, mais ça vous le savez déjà depuis les épisodes précédents ! Le revoilà libre, comme son frère !!! Incroyable fratrie qui traverse impunément toutes les geôles du monde !! Et quant à l’aspect historique, nos découvertes ont montré que cet appareil n’a pas non plus été véritablement le pionnier du transport en gros porteur à réaction de quantités importantes de drogue. Mais cela, on a bien le temps d’y revenir dans les épisodes qui vont suivre…

PS : le reportage de la série « Royal Inquest« , d’Atlas Medi Corp, dirigé par le prolifique réalisateur Bruce David Klein, véritablement très saisissant, est visible ici. Il mérite d’être visionné (ou même téléchargé) ! Ménagez vous les 48 minutes nécessaires pour le regarder entièrement ! A s’étonner pourquoi n’a-t-on jamais évoqué le sujet en France… dans « Faites entrer l’accusé« , par exemple ! Pourquoi donc ? A, c’est vrai, il y a ça…

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-viii-le-727-du-88727

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AERO-Narcotrafic (Air Cocaïne): « La tentative de récupération politique »

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DNRED (Douane française): Les douaniers oubliés dans l’arrêté du 21 octobre 2015 relatif à l’habilitation au sein de services spécialisés d’officiers ou agents de police judiciaire pouvant procéder aux enquêtes sous pseudonyme

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ARRETE
Arrêté du 21 octobre 2015 relatif à l’habilitation au sein de services spécialisés d’officiers ou agents de police judiciaire pouvant procéder aux enquêtes sous pseudonyme

NOR: INTC1513051A
Version consolidée au 01 novembre 2015

La garde des sceaux, ministre de la justice, et le ministre de l’intérieur,
Vu le code de procédure pénale ;
Vu le décret n° 2003-390 du 24 avril 2003 modifié portant création des directions interrégionales de la police judiciaire et relatif à l’organisation des services territoriaux de police judiciaire de la police nationale ;
Vu le décret n° 2003-734 du 1er août 2003 portant création et organisation des services déconcentrés de la direction centrale de la police aux frontières ;
Vu le décret n° 2008-633 du 27 juin 2008 modifié relatif à l’organisation déconcentrée de la direction centrale de la sécurité publique ;
Vu le décret n° 2009-1727 du 30 décembre 2009 relatif à l’inspection générale de la gendarmerie nationale et modifiant le code de la défense (partie réglementaire) ;
Vu le décret n° 2012-328 du 6 mars 2012 relatif à l’organisation territoriale de la direction centrale de la police aux frontières ;
Vu le décret n° 2013-728 du 12 août 2013 modifié portant organisation de l’administration centrale du ministère de l’intérieur et du ministère des outre-mer ;
Vu le décret n° 2013-784 du 28 août 2013 modifié relatif aux missions et à l’organisation de l’inspection générale de la police nationale ;
Vu le décret n° 2014-445 du 30 avril 2014 relatif aux missions et à l’organisation de la direction générale de la sécurité intérieure ;
Vu l’arrêté du 5 août 2009 modifié relatif aux missions et à l’organisation de la direction centrale de la police judiciaire ;
Vu l’arrêté du 30 décembre 2009 modifié relatif aux attributions et à l’organisation de l’inspection générale de la gendarmerie nationale ;
Vu l’arrêté du 1er février 2011 modifié relatif aux missions et à l’organisation de la direction centrale de la police aux frontières ;
Vu l’arrêté du 1er février 2011 modifié relatif aux missions et à l’organisation de la direction centrale de la sécurité publique ;
Vu l’arrêté du 6 mars 2012 modifié relatif à l’organisation territoriale de la direction centrale de la police aux frontières ;
Vu l’arrêté du 12 août 2013 modifié portant organisation de la direction générale de la gendarmerie nationale ;
Vu l’arrêté du 28 août 2013 modifié relatif à l’organisation de l’inspection générale de la police nationale ;
Sur la proposition du directeur général de la police nationale, du directeur général de la sécurité intérieure et du directeur général de la gendarmerie nationale,
Arrêtent :

Sont autorisés à procéder aux actes définis par les articles 706-2-2, 706-35-1, 706-47-3 et 706-87-1 du code de procédure pénale les officiers et agents de police judiciaire spécialement habilités à cette fin, affectés à l’un des services ou unités suivants :
1. Services et unités relevant de la direction centrale de la police judiciaire :
– la sous-direction antiterroriste ;
– la sous-direction de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière ;
– la sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité ;
– les directions régionales et interrégionales de la police judiciaire.
2. Services et unités relevant de la direction centrale de la sécurité publique :
– les directions départementales de la sécurité publique ;
– les sûretés départementales ;
– les circonscriptions de sécurité publique.
3. Services et unités relevant de la direction centrale de la police aux frontières :
– l’office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titre au sein de la sous-direction de l’immigration irrégulière et des services territoriaux ;
– l’unité de coordination opérationnelle de la lutte contre le trafic et l’exploitation des migrants ;
– les brigades mobiles de recherche ;
– la brigade des chemins de fer.
4. Services et unités relevant de l’inspection générale de la police nationale :
– la division nationale des enquêtes ;
– les délégations de l’inspection générale de la police nationale à Paris, Lille, Lyon, Marseille, Bordeaux, Rennes, Metz et Fort-de-France ;
– le bureau de l’inspection générale de la police nationale à Nice.
5. La direction générale de la sécurité intérieure.
6. Services et unités relevant de la préfecture de police :
– à la direction du renseignement : la sous-direction chargée de la lutte contre l’immigration irrégulière et le travail illégal des étrangers ;
– à la direction régionale de la police judiciaire : la sous-direction des brigades centrales, la sous-direction des affaires économiques et financières et la sous-direction des services territoriaux ;
– à la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne : la sûreté régionale des transports au sein de la sous-direction régionale de la police des transports et les sûretés territoriales au sein des directions territoriales de sécurité de proximité.
7. Services et unités relevant de la direction générale de la gendarmerie nationale :
– la sous-direction de la police judiciaire ;
– le service technique de recherches judiciaires et de documentation ;
– les sections de recherches de la gendarmerie départementale et des gendarmeries spécialisées ;
– les sections d’appui judiciaire ;
– les brigades départementales de renseignements et d’investigations judiciaires ;
– les brigades de renseignements et d’investigations judiciaires de la gendarmerie d’outre-mer et des gendarmeries spécialisées ;
– les brigades de recherches de la gendarmerie départementale et des gendarmeries spécialisées.
8. Services et unités relevant de l’inspection générale de la gendarmerie nationale :
– le bureau des enquêtes judiciaires.

Les officiers et agents de police judiciaire jugés aptes, après une formation spécifique, à procéder aux actes définis par les articles 706-2-2, 706-35-1, 706-47-3 et 706-87-1 du code de procédure pénale sont spécialement habilités à cet effet par le procureur général près la cour d’appel dans le ressort de laquelle ils exercent habituellement leurs fonctions après agrément accordé, selon le cas, pour la police nationale, par le directeur central de la police judiciaire, le directeur central de la sécurité publique, le directeur central de la police aux frontières, le directeur, chef de l’inspection générale de la police nationale, le directeur général de la sécurité intérieure, le directeur de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne, le directeur régional de la police judiciaire de Paris, le directeur du renseignement de la préfecture de police, pour la gendarmerie nationale, par le sous-directeur de la police judiciaire de la direction générale de la gendarmerie nationale, par le chef de l’inspection générale de la gendarmerie nationale, en fonction de leur service ou unité d’affectation.
Cette habilitation ainsi que l’agrément peuvent être retirés à tout moment par les autorités les ayant délivrés ou accordés. Le retrait de l’agrément rend caduque l’habilitation.

A abrogé les dispositions suivantes :

Arrêté du 19 septembre 2011

Art. 1, Art. 2

ARRÊTÉ du 11 juin 2014

Art. 1, Art. 2, Art. 3

A modifié les dispositions suivantes :

– Arrêté du 30 mars 2009

Art. 3, Art. 1, Art. 4, Art. 2, Art. 5

L’arrêté du 24 juin 2013 relatif à l’habilitation d’officiers ou agents de police judiciaire mettant en œuvre des techniques d’enquêtes sous pseudonyme portant sur les infractions mentionnées au sixième alinéa de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse lorsque celles-ci sont commises par un moyen de communication électronique est abrogé.

Les habilitations délivrées en application des articles 706-2-2,706-35-1 et 706-47-3 du code de procédure pénale et en cours de validité à la date de publication du présent arrêté demeurent valables.

Le directeur général de la police nationale, le directeur général de la sécurité intérieure, le directeur général de la gendarmerie nationale et le directeur des affaires criminelles et des grâces sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 21 octobre 2015.

Le ministre de l’intérieur,

Bernard Cazeneuve

La garde des sceaux, ministre de la justice,

Christiane Taubira

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000031393686

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AERO-NARCOTRAFIC (Air cocaïne): quant aux éventuelles retombées politiques suite à l’évasion des pilotes – Pour NS 55 DNRED, parler d’exfiltration signifierait-il qu’il s’agissait d’une opération menée par, pour ou sous couverture de services français…

L’ opération d’exfiltration ne serait-elle qu’un complot d’extrême droite qui n’est qu’une infime partie de l’iceberg?

catagny 2009

L’extrême droite française, on le sait, est prête à tout pour arriver à ses fins. L’occasion s’est présentée récemment de faire un « coup » pendable à un gouvernement qu’ils haïssent. L’occasion, c’est bien entendu le retour extravagant des deux pilotes condamnés à 20 ans de prison en République Dominicaine, et qui sont revenus sur le sol français d’une manière qui a surpris tout le monde. Pourquoi ont-ils eux-mêmes accepté cette méthode, qui les a poussés à le faire, on les laissera en juger eux-mêmes. Ils disent aujourd’hui souhaiter se présenter devant la justice française, néanmoins, qui leur promet pourtant d’être mis en examen pour avoir participé à un trafic de drogue (1) qui a démarré bien avant l’affaire sur l’aérodrome de la Môle (2), celui qui dessert toute la jet-set de Saint-Tropez Revenir se jeter dans la gueule du loup est plutôt rare, et c’est cependant bien à quoi on vient d’assister… à la surprise générale !

catagny 2009Tout est hors norme dans cette affaire : le volume de coke saisi, près de 700 kilos, l’avion utilisé (appartenant à Afflelou a-t-on pu lire, mais c’est un peu plus compliqué que cela), le nombre de pilotes à bord, puisqu’un troisième s’était invité à bord : Alain Castany, le pilote habituel d’un autre avion étonnant… celui, un temps, d’Alexandre Balkany, (on distingue ici à gauche ses cheveux blancs,à bord du F-GMMC, de Saint-Ex Aero, photographié au Bourget en juin 2009) l’homme avait enfilé au dernier moment une des deux vestes des pilotes pour tenter de se ranger parmi ceux qui en cas d’arrestation, doivent bénéficier du doute, on le sait, en cas de cargaison délictueuse.( C’est donc qu’il savait la cargaison sans facture et documents d’origine – NS 55 DNRED) (à droite on le voit également dans le HB-VWW de Dralla SA, le 8 mars 2012;, l’ex Saint-Ex F-GMMC (3)) Mais aussi la justice dominicaine, qui a réussi à arrêter une cinquantaine de personnes pour en relâcher pas mal et en disculper bien d’autres, pour rejeter au final l’ensemble des responsabilités sur les seuls quatre français, alors qucastany balkanye l’on sait à quel point le pouvoir en place est corrompu et noyé jusqu’au trognon dans le trafic : il n’y a pas si longtemps, un gigantesque coup de filet avait mené au responsable du trafic de coke local, qui n’était autre que le chef de l’antidrogue du pays, Francisco Guerrero Hiraldo: il a été extradé depuis aux Etats-Unis. L’ancien directeur en personne de la DNCD de 2006 à 2008, qui a fini par être démasqué comme étant lui-même un trafiquant, dont les Etats-Unis, qui travaillaient étroitement avec lui avec la DEA demande aussitôt l’extradition pour être jugé en Amérique et non dans son pays d’origine. L’enquête menée sur la DNCD avait révélé qu’Hiraldo possédait des millions de dollars sur des comptes bancaires et plusieurs de ses propriétés ont été confisqués depuis.

Son complice étant Quirino Paulino, un capitaine de l’armée !!! Ziraldo a été condamné à 4 ans de prison le 4 juin dernier seulement ! 

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Hors norme aussi, le forum associé à l’affaire sur un site français, ‘Parole de Gaulois », qui affiche la couleur dès l’entrée (« Le Gaulois du XXI siècle est un français qui ne se reconnait plus dans son pays et qui a décidé de le crier haut et fort », clame-t-il), et qui a atteint il y a peu les 600 pages de débats, entre les partisans de « tous coupables », pilotes compris et une belle frange d’ex de l’aéronavale venus polluer les discussions avec une défense bec et ongles de leurs deux anciens collègues. 4 arrêtésUn forum a (longuement) parcourir, pour y découvrir plein de choses intéressantes sur les personnes mises en cause, d’où ressort avant tout les aventures précédentes des deux restés sur place : l’aide d’un homme inculpé pour trafic par une juge française, et un ancien broker de Caravelle (et oui, et pas n’importe lesquelles, vous allez être bientôt surpris), également pilote du fils Balkany (voir ci-dessus) à qui vient d’arriver un bien étrange accident sur place (se faire renverser par une moto !). Aujourd’hui, il se retrouve plutôt virulent envers ses deux collègues d’infortune, s’estimant lâché et surtout craignant lors du procès d’appel subir les conséquences de la fuite de ses deux anciens collègues de cellule… sur le fameux forum, une rapide enquête ayant mobilisé 46 participants affiche 72% de partisans de « tous coupables » parmi les 4 arrêtés à Punta Cana… (la photo de l’arrestation provient du Point).

enquête°°°

naudinHors norme également, la mise en scène et la manipulation de leur exflitration par un habitué des écrans de TV sous le registre d’expert en sécurité. Un homme qui a laissé derrière lui pas mal de traces, et de casseroles, dont celle en 2013 d’une retentissante affaire de surveillance ratée au sein de la firme IKEA, ou un souvenir impérissable lors d’une enquête d’Elise Lucet sur les  « « Fabricants de peur », ces fameux « Spin Doctor » à l’américaine dont est si friande la chaîne privée française BFM, surnommée depuis quelques mois déjà BFN, tant elle privilégie à l’antenne les idées nocives du mouvement politique de Jean-Marie LePen, dont on a oublié qu’il passait toutes ses vacances d’hiver… Punta Cana, et ce, depuis des dizaines d’années (on y trouve plutôt habituellement Rihanna, mais bon) ! Naudin, qui en mars 2014 avait carrément écrit au au Président de la République Dominicaine Danilo Medina Sánchez, en termes fleuris : « je vous accuse de ne pas intervenir et d’autoriser officiellement un déni de justice. Combien de temps encore, allez-vous tolérer cette situation ? » avait-il dit. Au passage, il avait dans la même lettre déjà disculpé les deux pilotes seulement, affirmant que les 26 valises n’appartenaient qu’aux deux autres individus de l’affaire… ce qui consistait à les charger sans aucune hésitation : en voilà un qui avait déjà clairement choisi son camp, en tout cas.

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Chauprade hôtelSidérante encore la deuxième récupération de l’opération par un individu qui s’est empressé de se montrer en photo au milieu des deux revenants (le cliché provient de son compte internet) un ex-toujours compagnon de Marine lePen (au FN  ce n’est jamais simple : viré par sa patronne pour propos ant-islam, il continue à la soutenir en Twitts islamophobes rageurs), un homme très proche des militaires, qu’il formait au  Collège interarmées de défense (CID) avant là aussi d’être exclu pour dérives lexicales sur le 11 Septembre par le ministre des armées de l’époque (l’ineffable et transparent Hervé Morin, qui avait été ensuite désavoué !). L’homme en question DEAs’appelle Aymeric Chauprade, qui a aussi reconnu avoir été pendant quatre ans le « conseiller » du président précédent de la République Dominicaine (Leonel Fernández) au moment où celui-ci s’attirait les foudres de la DEA américaine, pour ses mauvais résultats à propos du trafic de cocaïne et son laxisme évident sur le contrôle du trafic, malgré des discours lénifiants sur ses capacités à enrayer ce même trafic (4) . Dans Paris-Match du 29 octobre, le même Chauprade fanfaronne en déclarant et en revendiquant : « j’étais le chef de l’équipe 1« clame-t-il, en posant en fier à bras.  Ce qui laisse supposer… une deuxième, celle de Naudin bien sûr !

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Sidérant encore, le mode opératoire consistant à prendre un avion commercial  comme si de rien n’était pour le vol de retour vers la France, ou plutôt même deux, faits via Air Caraïbes puis via Corsair (du même groupe…vendéen de Jean-Paul Dubreuil !). Une opération rendue seulement possible par l’octroi de faux papiers, des faux passeports (5) dont Naudin ne souhaite rien dire sur l’origine. Le même Naudin, qui chiffrait complaisamment il n’y a pas si longtemps le nombre de « faux permis de conduire à 30 000  » et le tarif de la réalisation des faux papiers : « selon Christophe Naudin, le prix de faux papiers s’échelonne selon la qualité de 300 euros pour une mauvaise imitation de permis de conduire à 1.500 euros pour très bonne vraie-fausse carte de séjour valable dix ans. » Le même avait clamé partout en 2011 que cette FRAUDE « coûtait des milliards d’euros à la France !!! Un expert en fraude sur BFM utilisant sans vergogne des faux papiers (il était dans l’avion de retour avec les deux pilotes !) avouez qu’il y a de quoi sourire… « Ils ont fait le voyage grâce à des cartes d’identité refaites récemment, selon les informations de France 2, » écrit France TV-Info.

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bouquinSurprenant encore l’absence de réaction gouvernementale;  telle celle d’un Laurent Fabius, qui ne souhaite peut-être pas trop en ce moment se retrouver à la une des journaux, au quel cas il ne serait pas seul, et celle d’un ouvrage (« Air Cocaïne, mafias et jets privés ») sorti sur l’affaire qui ne contient que fort peu de choses que l’on ne sache déjà, et qui a surtout servi à renforcer l’idée de deux pilotes plutôt innocents (6) ce dont la justice française prendra en compte à sa juste valeur, je pense, maintenant qu’ils sont revenus sur le sol français. Des pilotes (7) ayant fui un pays souverain et venus faire deux extravagantes apparitions sur les écrans… la seconde d’un surréalisme total, le ténébreux pilote s’en prenant à l’infortuné présentateur en termes cinglants et virulents qui lui ont valu de vives remarques sur le net, et la première apparition en compagnie d’un des ténors français du barreau… En 2011, cet avocat avait défendu Eric_Walter_Amegan_5_7celui qui était considéré comme le cerveau français du circuit de coke par avion vers l’Afrique de l’Ouest, qui avait arrêté en Mauritanie, puis relâché quelque temps après et depuis cet été – et ça c’est nouveau également (8) -, qui est à nouveau recherché par le gouvernement mauritanien, revenu sur sa décision, semble-t-il berné par des juges dont on avait grassement payé la mise en liberté de leur prisonnier. Celui-là court toujours, on le pense réfugié au Sénégal, dans son fief de Saly, qui a été aussi le lieu de villégiature d’un certain Michel Neyret… ou même pourquoi pas en France, qui sait…

demande mauritanie

Il travaillait en cheville avec d’autres français, dont un fort particulier qui mérite une nouvelle explication.  L’homme, lui aussi un temps arrêté au Mali et lui aussi relâché (c’est une manie ou quoi ?), est en train de remettre en place, discrètement, dans un pays voisin, une structure mafieuse similaire à celle qui l’avait mené à venir en aide à au moins deux reprises, avec sa propre société d’aviation, a des trafiquants utilisant des jets pour amener la cocaïne à la tonne sur le territoire africain (notamment en Guinée Bissau). Car cela continue depuis, sans interruption, malgré la guerre ou la chasse au terroriste. Il faut savoir en effet que même pendant l’opération militaire française Barkhane, au Mali, lancée en aout 2014, deux autres appareils ont réussi à se poser à proximité de l’endroit où le fameux Boeing 727 avait été découvert en novembre 2009, ces deux-là avec à bord avec environ 600 kilos de cocaïne, alors que les militaires français étaient déjà sur place… avec leurs moyens de surveillance aériens, dont des Bréguet Atlantic II et des Predators flambant neuf (9) ! C’est dire le degré d’organisation des trafiquants, et leur maîtrise de la corruption à tous les niveaux : du départ, au Venezuela ou en République Dominicaine, à l’arrivée sur la côte Ouest de l’Afrique, jusqu’aux profondeurs du Mali !!!

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télévision dominicaineBref, il va falloir que vous sachiez les attenants exacts de ce qui vient de se passer, ce que je vous propose de découvrir dans les jours à venir… en plusieurs épisodes, tant il y a à dire et expliquer sur ce fléau qu’est la circulation de la cocaïne dans le monde entier et dont cette surprenante affaire n’est qu’un petit bout d’iceberg émergeant.

« Entre 50 et 60 % de la cocaïne qui circule en France aurait transité par la République dominicaine, selon l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants » (10). Hier encore, l’ancien général dominicain Antonio Valentín Jáquez López, venu donner son avis sur l’opération a eu cette phrase symptomatique :  « Les éléments et les caractéristiques de cette affaire nous conduisent à penser que cette est une opération de trafic de drogue et de crime organisé », a déclaré l’ancien responsable de la Direction nationale des enquêtes (DNI). Selon l’expert, une manœuvre de cette nature ne pouvait pas être exécutée de façon unilatérale si des dominicains n’avaient pas participé à sa coordination logistique »… Vous n’êtes donc pas encore au bout de vos surprises ! Loin de là !!!

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(1) selon le quotidien le Monde en date du 28 octobre :  « l’enquête française a été ouverte en mars 2013, dans la foulée de l’interception du Falcon 50 que les deux pilotes français s’apprêtaient à faire décoller de l’aéroport de Punta Cana avec 680 kg de cocaïne à bord. Elle a été confiée à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille. La juge d’instruction chargée de l’enquête travaille toutefois sur un trafic plus vaste encore que celui sur lequel s’est penchée la justice dominicaine. Il concerne une dizaine de vols transatlantiques au départ de Punta Cana ou de Quito en Equateur (…) Une dizaine de personnes sont actuellement mises en examen pour importation de stupéfiants en bande organisée et association de malfaiteurs. Dans ce volet français de l’affaire dite « Air Cocaïne », on retrouve les principaux protagonistes du dossier dominicain – dont les deux pilotes – mais aussi François-Xavier Manchet (http://www.varmatin.com/la-mole/air-cocaine-le-douanier-toulonnais-remis-en-liberte.1654695.html), un douanier français, basé dans le Var ou encore les responsables d’une société de location d’avions, la Société nouvelle trans hélicoptère service (SNTHS). »

(2) Selon Var-Matin, « les policiers dominicains et l’agence américaine anti-drogue surveillaient de près les rotations du jet privé, au-dessus de l’Atlantique. Sa piste était retrouvée dans le Var, dans un aéroport plutôt connu pour les déplacements de VIP et d’hommes d’affaires, à moins de vingt kilomètres de Saint-Tropez. L’aéroport de La Môle aurait vu se poser ce Falcon 50, « cinq ou six fois en 2012 », apparemment pour des vols intérieurs. »

(3) l’avion est devenu depuis N88ME, on peut le voir ici avec son immatriculation provisoire en  auto-collant, une photo prise par un spotter au Robin Hood (Doncaster Sheffield) Airport le 26 mars 2013.

(4) Il avait été interpellé juste après sa réélection de  par le sénateur Wilton Guerrero, le représentant la province Peravia où un assassinat fort étrange s’était produit : « le 5 août (2008), sept cadavres criblés de balles ont été retrouvés en bordure d’un champ de canne à sucre à proximité de cette ville réputée pour ses mangues et ses pâtes de fruits. Parmi les victimes, menottées et ligotées, se trouvaient un Vénézuélien, plusieurs Colombiens et un Dominicain. Seul le Nicaraguayen Holi Gomez a survécu, se faisant passer pour mort. Blessé de trois balles, « il fait mine d’être fou pour ne pas répondre aux questions », dit un enquêteur. Les autorités ont qualifié ce massacre à la Al Capone de « règlement de compte du narcotrafic international« . Le seul témoignage est celui de la domestique de la maison où résidaient les victimes à Ojo de Agua, un village près de Bani. Selon cette employée, Mercedes Carvajal, les assassins, lourdement armés, portaient des gilets pare-balles de la Direction nationale du contrôle de drogues, l’agence chargée de la lutte contre le trafic de stupéfiants. Ils ont chargé plusieurs sacs à bord d’un camion. Selon un enquêteur, ces sacs contenaient 1 200 kilos de cocaïne, qui venaient d’arriver par bateau, et plus de 200 000 dollars ». Le sénateur a révélé qu’il avait remis, il y a deux ans, un épais dossier au ministre de l’intérieur et au conseiller juridique du président, détaillant les complicités des autorités de sa province avec les narcotrafiquants. Aucune suite n’avait été donnée à ses démarches ».(4) les deux se connaissent très bien  » Nous nous connaissons bien et depuis longtemps. J’ai édité son «Histoire de l’identité individuelle» aux éditions Ellipses et je l’ai fait inviter en République Dominicaine, en 2010, lorsque j’étais conseiller du président Leonel Fernandez. Nous avons été amenés à nous intéresser à cette affaire «Air Cocaïne» par des biais différents: lui en tant qu’expert en aviation, moi en tant qu’élu des français de l’étranger. Nous partageons la même conviction : ces deux pilotes sont innocents ». Un peu plus loin il affirme : « nous avons travaillé en binôme. L’idée était de monter deux équipes distinctes: l’une en République Dominicaine pour l’exfiltration Terre-Mer et l’autre pour le retour en métropole. J’étais le chef de l’équipe 1 -Dans l’ordre chronologique de réalisation- et Christophe celui de l’équipe 2. Nous avons formé nos équipes séparément, en évitant de se donner les détails parce que plus il y a d’étanchéité plus l’opération est préservée ».

(5) dans le forum déjà décrit, en page 571 du 20 octobre, un intervenant au nom de Yannix avait posté cette phrase : « pour ma part, au vu de la merdouille dans laquelle ils sont, je ferais appel aux comités de soutien pour payer les faux passeports et un voyage vers l’une des 193 nations (selon l’ONU) qui n’a pas de convention d’extradition avec la RD ou la RF. Ce à quoi il lui avait été répondu « Voilà une idée qu’elle est bonne. Complicité de faux et usage de faux, complicité d’association de malfaiteurs. Voilà de quoi re-remplir les prisons… » 

(6)  Présentés comme tels, mais avec une phrase intrigante laissée à l’opinion du lecteur à propos de Pascal Fauret : « le 21 janvier 2013, Pascal Fauret a envoyé un très étrange SMS au dirigeant de la SNTHS, Pierre Marc Dreyfus : «  Vu ce midi avec Alain Castany. Le vol (déjà payé) attendra la réouverture de la Môle prévue vers le 15 février.  Le conditionnement du chargement a été revu à une dimension plus pratique, son acheminement « plus classique », et une liste de passager « plus vacances ».  Nature du chargement confirmée, provenance : m’en parler ! Je rentre chez moi commander la piscine. »  C‘est à la page 38 du livre « L’affaire Air Cocaïne : Mafia et jets privés ». Visiblement, Fauret s’attendait donc avant de partir à un « chargement », en prime « conditionné ».

63750367dn(7) ce ne sont pas n’importe qui en effet :  « les deux hommes, âgés d’une cinquantaine d’années, sont tous deux d’anciens pilotes de chasse chevronnés de l’aéronavale française. Ils ont été décorés à plusieurs reprises pour les services qu’ils ont rendus à la France lors de différentes opérations, notamment la médaille d’Or de la Défense nationale pour leurs actions en ex-Yougoslavie ou bien dans le Golfe. Comme le précise Ouest France, Pascal Fauret a obtenu le grade de lieutenant de vaisseau en 1991 et a fini commandant dans la marine en 1997. Bruno Odos, lui, était au service de la marine de 1981 à 1990 avant d’intégrer l’armée de l’air jusqu’en 1999. Des parcours prestigieux ». Un commandant de marine avait en 2010 un salaire oscillant entre 3000 et 3500 euros par mois. Pour le calcul des retraites, la participation à des opérations spéciales ouvre droit à des bonus, nous dit en plus le service des armées …

(8) « Nouakchott a sollicité le concours d’Interpol pour l’arrestation du français Eric Walter Amegan, libéré par les autorités mauritaniennes, en vertu d’une grâce présidentielle accordée par le Chef de l’Etat mauritanien le 15 avril 2011. On se souvient, le scandale d’Amegan et consorts, avait entraîné la radiation de quatre magistrats, soupçonnés d’avoir libéré des personnes condamnées pour un très important trafic de cocaïne. La Cour suprême avait annulé cette décision et ordonné la remise en prison des prévenus. Mais entretemps, trois d’entre eux avaient fui : deux Mauritaniens, Mini Ould Soudani et Sid’Ahmed Ould Taya, et le franco-africain, Eric Walter Amegan, au parcours pour le moins surprenant, objet de l’appel lancé par Nouakchott auprès d’Interpol. » Amegan avait pourtant entretemps déjà avoué (à des policiers français) être à l’origine de l’arrivée de l’avion de Nouadhibou, chargé de plus de 600 kilos de coke, en mai 2007. Parmi les personnes incriminées, Sidi Ahmed Ould Taya, qui n’est autre quel le commissaire de police mauritanien… chargé de la coordination avec Interpol !!!

« Immédiatement, les autorités mauritaniennes demandent son extradition. Mais l’homme a manifestement des relations. D’après une source policière française, Francis Spizner, ténor du barreau parisien et avocat de plusieurs dirigeants africains dont Théodore Obiang Nguema et Abdoulaye Wade, intervient auprès de la présidence sénégalaise pour empêcher cette extradition, affirmant qu’Amegan risque la peine de mort en Mauritanie. Le décret d’extradition sera pourtant bien signé le 20 avril 2009 par le chef de l’Etat et le Premier ministre sénégalais. Le procès s’ouvre début 2010, à Nouakchott. Décidément doté d’un bon carnet d’adresse, Eric Walter Amegan est défendu par deux avocats français bien connus, Jacques Vergès (cf mort le 15 août 2013 à Paris) et Eric Dupond-Moretti. Peine perdue. Il est condamné le 11 février 2010 à 15 ans de prison. Six autres personnes écopent de peines de prison, dont Sid’Ahmed Ould Taya, un commissaire de police, un ancien correspondant d’Interpol en Mauritanie, et l’homme d’affaires Mini Ould Soudani. L’affaire semble alors bel et bien terminée.  Pourtant, Amegan bénéficie d’une étonnante mansuétude. Le 15 février 2011, il bénéficie ainsi d’une mesure de grâce présidentielle qui réduit de 15 à 10 ans la condamnation à la réclusion criminelle. Puis le 11 juillet 2011, coup de théâtre, il est acquitté par la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Nouakchott, ainsi que de nombreux co-accusés poursuivis dans le cadre de ce dossier. Il est libéré le lendemain et n’a pas été revu depuis ». Plus intrigante encore, la rencontre de l’ambassadeur français Michel Vandepoorter, le 12 septembre 2008, juste après le coup d’Etat, avec son auteur le  Général Mohamed Ould Abdel Aziz, avait fait l’objet de bien des interrogations: le sort d’Amenant avait-il été évoqué ce jour-là ? D’aucuns le pensent.

(9) selon le Point, numéro spécial N°7 de juillet-août 2015, « Le vrai pouvoir des Mafias » page 200.

(10) selon Blandine Kreiss, l’ambassadrice française en République Dominicaine, « L’Ocrtis estime que 60% de la drogue découverte en France transite par la République dominicaine. Tout ce qui vient de Colombie, du Pérou, remonte et passe par la République dominicaine et Haïti. C’est une zone de rebond vers l’Europe. Paris est relié directement à Saint-Domingue par Air France, Air Caraïbes, sans compter les vols charters. Les Antilles françaises, la Martinique et la Guadeloupe sont dans notre environnement régional proche. En 2013, 10 tonnes ont été saisies ici et quasiment rien en Haïti. Outre les liaisons aériennes, le gros du trafic se fait par voie maritime, avec des volumes transportés pouvant aller jusqu’à 1,5 tonne sur des bateaux de plaisance et encore plus sur des conteneurs ». A noter que pour leur retour, les deux pilotes avaient pris un vol… Air Caraïbes… et qu’auparavant, ils avaient utilisé un bateau de plaisance..

Un résumé de l’affaire depuis le début

http://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/Actualite/Punta-Cana-Saint-Trop-ligne-de-coke-605539

une mise au point récente :

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/justice-proces/proces-air-cocaine/l-article-a-lire-pour-comprendre-l-affaire-air-cocaine_1148847.html#xtor=AL-79-%5Barticle%5D-%5Bconnexe%5D

source: http://www.centpapiers.com/l-operation-dexfiltration-ne-serait-elle-quun-complot-dextreme-droite-qui-nest-quune-infime-partie-de-liceberg/

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NARCO-TERRORISME: le Captagon, la drogue de Daech et des princes saoudiens

En moins d’une semaine, les douanes ont saisi plusieurs tonnes de pilules de Captagon, une drogue à base d’amphétamine très répandue dans les pays du Golfe et prisée par les djihadistes.
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par Yannick Van der Schueren
Deux tonnes de pilules de Captagon et des poussières de cocaïne, le tout dans 40 valises. Au Liban, les Stups ont fait mouche avec cette saisie record. Au Royaume wahhabite en revanche, l’arrestation lundi à Beyrouth du prince saoudien Abdel Mohsen ben Walid ben Abdelaziz pour trafic de drogue fait tache. L’émir a été pris la main dans ses (gros) sacs, en partance pour Riyad à bord d’un jet privé.

Les frasques du jeune souverain de 29 ans lui vaudront-elles la décapitation dans son pays? Probablement pas, Sa Majesté a des relations. Et au pays de toutes les interdictions, le Captagon est légion. Cinquante-cinq millions de ces comprimés supprimant la douleur et la fatigue tout en boostant les performances sexuelles sont saisis chaque année en Arabie saoudite, selon un rapport des Nations Unies.

Très prisée dans les pays du Golfe, cette drogue stimulante produite à partir d’une molécule amphétaminique nommée Fénéthylline est aussi très appréciée des djihadistes du groupe Etat islamique (Daech). Plus de coups de barre, plus de sentiments (des fois qu’ils en aient encore), plus faim, plus mal et même plus peur. Idéal pour commettre l’indicible tout en restant de bonne humeur. Daech, qui prohibe pourtant officiellement le recours aux paradis artificiels, en a fait l’une de ses spécialités.

Production «délocalisée» en Syrie

Juteux trafic

LIRE sur http://mobile2.tdg.ch/articles/13412787

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DNRED – DEA – HM Customs Excise – SVA: Infiltrating Drug Cartels Made Me Lose My Faith in Police and the State

By Leonardo Bianchi
Gianfranco Franciosi. Photo courtesy of Rizzoli

This article originally appeared on VICE Italy

Ten years ago, Gianfranco Franciosi was a just talented mechanic working in his small town’s shipyard in northern Italy. All that changed one morning in 2005, when Spanish kingpin Elías Piñeiro Fernandez made his way through the shipyard. Piñeiro Fernandez at the time was a mobster working closely with the Di Lauro clan (one of the most powerful Camorra clans in Italy) and largely operating as the intermediary between Colombian narcos and the European market.
It turned out that Piñeiro Fernandez needed Franciosi to build boats that would move Colombian cocaine around Europe. Instead of taking the money and starting a career within the drug cartel, Franciosi decided to report the whole thing to the Italian police, becoming in this way the first ever civilian to work undercover for the Italian anti-narcotics forces. He spent the next six years infiltrating the drug cartels, traveling through South America, getting arrested in France and taking part in risky operations on the high seas.

In 2011, Piñeiro Fernandez got arrested and Franciosi, along with his family, were granted a witness protection scheme. But the program was so badly operated that Franciosi ended up pressing charges against the Italian Ministry of Internal Affairs.

Franciosi’s story was first told by Italian journalist Federico Ruffo on the Italian TV show Presadiretta in early 2014. A few months ago, Ruffo and Franciosi turned it all into a book called Gli orologi del Diavolo [The Devil’s Watches]. The title refers to the Rolex watches the Spanish kingpin used to give to his racketeers as a present. Franciosi’s watch had come with a threat: « I’m going to give you another one on the day that I’ll kill you, » Piñeiro Fernandez had told him. I called Franciosi to talk about this episode and many others.

VICE: Hi Gianfranco. Can you tell me how it all started?
Gianfranco Franciosi: Back in 2002, I met a man who I later found out was part of the Magliana Gang [a crime syndicate based in Rome, particularly active throughout the late 1970s until the early 1990s]. I’d been building him dinghies for two years – he pretended they were for diving but apparently he used them for drug trafficking. One day, I turned on the TV and he was on the news. He had been killed in Rome by a local mafia gang.

As soon as I got over the initial shock, I called a good friend of mine who was a police officer. He told me to calm down. I had done nothing illegal myself and everything seemed to have been settled anyway. One morning, a couple of years later, I got to my shipyard and found two men waiting for me. As it turned out they were Elías Piñeiro Fernandez and Raffaele – a Di Lauro affiliate who is now fugitive.

This time around, they told me what they needed my boats for straight away. What’s more, they asked me to build special compartments in the boats to hide drugs and bigger fuel tanks for longer journeys. I went straight to the anti-narcotics burreau and reported everything: they told me to pretend everything was cool and to build the dinghy, so that’s what I did.


The cover of Gianfranco’s book. Photo courtesy of Rizzoli

Is that when you started working undercover?
Not exactly. At that point I was not an infiltrator, but an informer. What I had to do then was to build this boat and let the police place the tools to control the boat’s movements. My first job was simply to deliver the boat, take the money and try to collect information. That should have been all, nobody had asked me to be an infiltrator at that point.

What happened next?
In 2007, I delivered the first boat, in which the police had placed their bugs and GPS trackers. Six months later, the Italian police and the Spanish police made their first big drug seizure. Since the dinghies kept being intercepted, Elias decided to replace the Spanish pilots: he blamed them, not the boats. He came to me asking to teach another pilot how to control the boat. I went to the police again, and they told me to go for it.

So you started teaching to the Spanish pilots, and in that way the police managed to collect names. Have you ever been asked to transport a load of drugs?
I taught these smugglers how to control the dinghies, and a while later they asked me to transport the drugs myself because their trips were always unsuccessful. It was then that I became an infiltrator – unofficially. And it was due to this lack of formality that I ended up in prison in France.

That was when Elías Piñeiro asked you to deliver a boat to him in person and the French police stopped you offshore in Marseille. You had to spend nearly eight months in prison in Toulon-la-Farlède to avoid compromising all the work the police had done.
These were terrible months. I lost everything: my family, my faith. I became a bad person; I just wanted to take revenge both on the Italian government and on the traffickers – I didn’t even know which side to take. Fortunately, I can look after myself, otherwise I would have probably starved.

That experience changed my life completely. Today I can’t go to France, because I would get arrested if I did. I have been banished forever from the country, even after my real identity was made official.

Once you were released from prison, you started working undercover properly. In 2008, you played a major role in the Albatross operation, which led to the discovery of the « mothership » used by the traffickers and the seizure of a huge amount of cocaine.
I remember having a strong sense of freedom and satisfaction for what I had done, at least initially. The same night, I was told that Elías had not been on board and was therefore still at large. I felt like dying: I expected that he would have me killed, because at that point it was clear I had been collaborating with the police forces the whole time.

But the Spanish police, alongside with the Italian police, staged my escape. They reported that a dinghy flying the Italian flag had managed to escape the ambush. That’s what saved me.

Can you describe the mobsters you worked with? People tend to think about them as over-the-top Scarface types.
It’s kind of the opposite, at least publicly. It’s not like you’re going to see them drinking champagne in front of everyone. But when they’re somewhere safe, where no one can see them, then they start to act like your typical Tony Montana. But Elias did not tolerate drug use: If he ever caught one of his men snorting cocaine, he’d immediately kick them out.

In the book, you say that the mobsters used to visit you at the shipyard quite often.
That’s true. One day Elias’ brother, Jose Maria Fernandez Pinero, came to the shipyard together with some Spanish guy; the Spaniard said something that upset Nero – that was his nickname – so he stabbed him in the hand.

Another thing you mention in the book is that, after the first trip to South America, you started to « feel sympathy, perhaps even affection » towards these guys.
When Elias got arrested I was in a safe place and I have to admit I felt almost sorry for him. I mean, there have been times that it felt like I was talking to a friend– sometimes when he needed to vent he’d even tell me about some problem he’d had with his wife. If you spend so much time with someone, it is normal to build a connection.

One of the boats Franciosi built for the traffickers. Screengrab from a video on his Facebook page.

Let’s talk about the witness protection program. When did you start to realise that it wasn’t working?
Not long after we were put under protection. My bank account was frozen and overnight I found myself broke. I had to make ends meet with just 500 Euros [£372} – 500 Euros for the whole family. We had to pay bills and buy new clothes, because we were left with nothing. It took four days just to get the forms to apply for the money we needed to buy clothes.

A week later, in the house the police had put us into, I slipped on the balcony and dislocated my ankle. I needed to go to the hospital but I was told we couldn’t get out. Ten days later, they explained that our social security numbers had been canceled and that the new ones weren’t working. If we had gone to the hospital, our identity would have been exposed and me and my family would have needed to be transferred again. To make it short, it did not take much to figure out that the program was filled with problems.

Things only got worse from then on, right?
Yes, I gradually came to understand that it wasn’t just a matter of laws and their enforcement. Our family made a joint decision to quit the program, because our children were so burdened by the whole thing they were developing psychological issues.

Obviously there are many other things that led us to abandon the program and run away, including the fact that traffickers had already found us. What I want to know is what condition I’m in at the moment. If I am out of danger, I want it to be put into writing so I can decide what to do with my life. Am I safe now? Unfortunately, nobody has been able to answer that question yet.

Since you decided to go public with your story, you’ve gained a certain amount of media exposure. Does that translate into some form of « protection »?
It was my salvation. Going back to my hometown, after my story came out, I at least got a sense of who is behind me. But every day that goes by, my life is more and more at risk. My friends gave me a gravestone, as a joke, because I always say that I’m a dead man walking and I won’t even be able to afford one, since I get no money from the state.

If you were asked to do it all over again, would you?
When people invite me to speak at schools or universities, I don’t want to go because I feel that I’m sending the wrong message. I think I would do it all over again but the truth is that I wouldn’t recommend the same to a young person. If it were my son, I wouldn’t let him do what I did. I’d tell him to say a big « fuck off » to the police and the government and go on his way because that kind of life will get you in deep, deep shit.

source: http://www.vice.com/en_uk/read/gianfranco-franciosi-interview-876

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and: http://marcfievet55.skyrock.com/3215846691-When-Marc-Fievet-becomes-a-spy-for-French-customs.html

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AERO-NARCOTRAFIC: l’interview

Les internautes scandalisés par l’attitude de Bruno Odos, l’un des pilotes « Air cocaïne », au JT de France 2

Publication: 27/10/2015 22h20 CET Mis à jour: 28/10/2015 14h53 CET
 JUSTICE – Les deux pilotes français, condamnés à 20 ans de prison pour trafic de cocaïne en République dominicaine, ont refusé de dévoiler les conditions de leur évasion rocambolesque vers France et s’en remettent désormais à la justice française.

Invités à s’exprimer pendant le journal télévisé de France 2 mardi 27 octobre, les deux hommes ont expliqué avoir été aidés « par des amis, des gens exceptionnels et quand ça nous a semblé jouable, on est partis ». « Je préférais l’action à la résignation », a avancé Pascal Fauret qui était sur le plateau du 20H.

Interrogé en duplex, Bruno Odos s’est cependant montré moins avenant face à Julian Bugier (voir la vidéo en tête d’article). Refusant de répondre à une première question sur « la peur, l’angoisse » pendant sa fuite, le pilote a déclaré: « Avant de poser la question de pourquoi on est partis, il faudrait aussi demander pourquoi on est resté », assurant s’être conformé à « tout ce qui [leur] avait été demandé » en République dominicaine « jusqu’à ce que [leur] confiance soit trahie ».

Alors que le journaliste a tenté d’en savoir plus sur les moyens utilisés pour s’échapper et les coûts de cette opération, Bruno Odos a estimé que ces thèmes « ne [l’intéressaient pas], ça n’a pas d’intérêt ». « Laissez moi terminer, a-t-il ensuite demandé à Julian Bugier qui voulait lui poser une nouvelle question, tout ça je m’en moque ».

Une fois la parole donnée à Pascal Fauret, Bruno Odos a de nouveau coupé l’entretien. « Vous m’avez demandé d’être chez moi, à votre disposition, alors si vous n’avez pas de questions à me poser, je vais retourner à mes occupations », a-t-il annoncé face au journaliste qui essayait « d’équilibrer les prises de parole ».

Une attitude qui a scandalisé bon nombre d’internautes. Sur Twitter, plusieurs messages critiquant la « condescendance », l' »impolitesse » ou encore l' »agressivité » de cet invité ont été publiés parmi les élans de soutien à Julian Bugier pour « son calme » et son professionnalisme », comme vous pouvez le voir ci-dessous.

video: http://www.huffingtonpost.fr/2015/10/27/video-bruno-odos-pilote-air-cocaine-jt-france-2-internautes-scandalises_n_8402326.html

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plus

Toute l’actualité sur http://www.bfmtv.com/ Bruno Odos, l’un des deux pilotes qui se sont échappés de République dominicaine, a témoigné mercredi sur BFMTV. L’ancien militaire n’avait pas participé à la conférence de presse organisée mardi par ses avocats en présence de l’autre pilote Pascal Fauret. Bruno Odos s’est voulu combatif: « je n’ai pas peur à partir du moment où je n’ai rien à me reprocher » mais il admet rester « prudent et attentif à tout ce qui se passe « . Le pilote demande que « sa vérité soit entendue » par la justice et il reste persuadé qu’elle servira à l’enquête.

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NARCO-DISTRIBUTION: la vie professionnelle d’un grossiste de drogue français | VICE | France

octobre 28, 2015

Par Mazdak Vafaei Shalmani et Alice Papin


Stock de cocaïne de 166 kilos et d’une valeur de 10 millions d’euros caché dans les entrailles d’un bateau. Photo via
Wiki Commons.

Avant de commencer l’interview, l’homme avec lequel nous avons rendez-vous nous accueille. Affable, il nous met à l’aise ; puis il nous demande nos noms, prénoms, adresses et dates de naissance. S’il a besoin de ces informations, c’est pour vérifier auprès des services compétents que nous ne mentons pas. En gros : il veut être certain que nous ne sommes pas des flics. Son contact à la Police Nationale lui affirme que non. La tension descend d’un cran. Il raccroche.

Ça fait de nombreuses années que notre contact, importateur de drogues en gros, réapprovisionne régulièrement Paris et sa périphérie en psychotropes de toutes sortes. À côté de ça, selon ses dires, il mène une vie rangée. Sa routine n’a rien à voir avec celle des membres du gang Corleone dans le film de Coppola. Il ne faut pas imaginer les barons de la drogue en short Prada, affalés sur des transats, commentant à voix haute les derniers résultats sportifs devant leur piscine chlorée. Ils bossent et se taisent. Lorsqu’on lui demande ce qu’il fait, il répond : « Homme d’affaires ».

En 2010, sur les quelque 13 000 interpellations pour usage de drogues dures en France, 4 679 étaient liées à la cocaïne et au crack. L’Observatoire français des drogues et de la toxicomanie (OFDT) précise que parmi les Français âgés de 11 à 75 ans, environ 2,2 millions en ont déjà consommé. Quelque 450 000 en ont tapé pour la seule année 2014, soit 0,8 % de la population française. Fin 2008, on estimait que le marché européen du trafic de coke était évalué à 31 milliards d’euros. Aux États-Unis, il avoisinait les 34 milliards. Tous les mois, après avoir payé tous ses intermédiaires, notre contact se fait dans les 120 000 euros. Ce qui ne l’empêche pas de rouler en Renault Clio.

On a discuté ensemble environ 40 minutes ; principalement de drogue, d’argent et de travail.

Cocaïne interceptée à Orlando, Floride, sur un passager en provenance du Panama. Photo via Wiki Commons.

VICE : Qu’est ce que vous faites pour gagner votre vie ?
Le grossiste :
Je suis un homme d’affaires. Aujourd’hui j’investis dans plusieurs sociétés françaises, dont des sociétés nationales. Je dois en avoir une bonne vingtaine.

Et à la base, vous vendiez des produits illicites ?
Oui j’ai commencé très tôt, à l’âge de 15 ans. J’étais alors un simple dealer de drogue. Je vendais essentiellement du cannabis. C’est le cannabis qui m’a lancé car c’est ce qui est le plus accessible pour commencer. Il est très difficile de toucher à de la drogue dure quand on débute dans le milieu. Puis les années passent et la drogue dure vient s’ajouter au reste.

Vous avez donc gravi les échelons un à un.
Je n’ai pas vraiment suivi toutes les étapes. Je n’ai jamais été shouf par exemple [N.D.L.R. : ces jeunes chargés de prévenir les dealers de l’arrivée de la Police ]. Et je n’y suis pas monté palier par palier. Un plus grand m’a pris sous son aile ; il m’a tout appris.

Comment se passe un deal de drogue en gros ?
Tout commence lorsque je reçois un appel. On me prévient d’abord que la commande est prête. Des hommes à moi partent retrouver la marchandise dans tel ou tel coin de France, et notent sur un carnet la quantité qui est censée débarquer pour chaque ville. Cinq fournisseurs viennent alors chercher chacun leur part de marchandise pour la ramener dans les plus grosses villes de France : Paris, Nantes ou Bordeaux. Ces cinq fournisseurs alimentent ensuite les réseaux à l’intérieur même des grandes villes.

LIRE: http://www.vice.com/fr/read/la-vie-professionnelle-dun-grossiste-de-drogue-francais-347

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FRANCE (Douane française): quant aux méthodes utilisées par la DNRED pour lutter contre le narcotrafic

saintes (Le dîner-conférence qui s’est tenu le 18 septembre 2015 au Relais du Bois St-Georges à Saintes (17100) a permis à Monsieur Jean Henri Hoguet, ancien directeur de la DNRED (Direction National du Renseignement et Enquêtes Douanières) de revenir sur les actions d’infiltration menées par son service pour lutter contre le narcotrafic et répondre aux souhaits de Michel Charasse, le ministre du Budget  (29 juin 1988 – 2 avril 1992) , qui souhaitait alors des résultats dans cette importante mission de la Douane française.

Marc Fievet, l’ancien agent de la DNRED infiltré dans les réseaux du narcotrafic, s’est exprimé longuement devant une assistance attentive et particulièrement intéressée par les moyens mis en œuvre par la Douane française pour lutter contre le narcotrafic.

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saintes 3L’exposé de l’agent NS 55 (Marc Fievet) a duré plus de deux heures trente et s’est terminé par une séance de dédicace de son livre « Dans la Peau d’un Narco ».

infiltre

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L’excellent dîner servi dans la magnifique salle de restaurant du Relais du Bois St-Georges permit à l’ensemble des convives de continuer à s’informer de l’histoire hors norme de  l’agent infiltré.

Sur le Thème

DROGUES – NARCOTRAFIC – INFILTRATIONS

CONFÉRENCE (Gratuite) sur demande à

marcfievet@live.fr 

ou

06 84 30 31 81

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DOUANE FRANCAISE (DNRED – Renseignements, Enquêtes et actions d’infiltration): retour sur l’infiltration dans l’organisation Locatelli

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NARCOTRAFICO: nuevo tipo de cocaína plástica pone en alerta a EE. UU. y autoridades

Nuevo tipo de coca plástica alerta a DEA y a Policía AntinarcóticosMuestras incautadas en Buenaventura serán enviadas a laboratorios de la DEA.

Por:   |

11:01 a.m. | 16 de octubre de 2015

 

El comandante de la Policía Antinarcóticos, general Ricardo Alberto Restrepo, y agentes antimafia de Estados Unidos le admitieron a EL TIEMPO que nunca habían visto el tipo de cocaína incautada ayer en el puerto de Buenaventura (Valle).

En el fondo de 114 canecas, que supuestamente contenían pulpa de guayaba, y que iban a ser exportadas a Barcelona (España), encontraron placas transparentes de goma, similares a un gel, que en realidad serían la nueva modalidad de envío de cocaína a Europa y Estados Unidos.

“No conocíamos esta técnica para convertir la cocaína en goma transparente, casi imposible de detectar. Vamos a enviar varias muestras a laboratorios federales de Estados Unidos para analizarlas y alertar a las autoridades portuarias de América y de Europa”, aseguró un agente federal que participó en el operativo de incautación liderado por la Policía Antinarcóticos y por oficiales de la Dijín. La cocaína, 350 kilos en total, iba camuflada en 22 toneladas de fruta procesada.

 Los exportadores

Según labores de inteligencia de la Policía, la droga llegó al puerto en un camión refrigerado afiliado a la empresa Copetrán, de placas YAP 409.

“La mercancía, supuestamente pulpa de fruta, fue declarada por un hombre que se identificó como José Manuel Velasco”, aseguró uno de los oficiales que participó en el operativo.

Los documentos fueron hechos a nombre de la empresa Agencia Colombiana de Aduanas Ltda., con sede en Buenaventura. EL TIEMPO estableció que, según documentos oficiales, el exportador de la pulpa es la firma Rojarmaes S.A.S. Se trata de una cultivadora de frutas creada en el 2013 con sede en Cartago (Valle), que cuenta con certificaciones internacionales de calidad.

Y como importador aparece Juvaem Congelados S.L., con domicilio en Carles Regas Cavalleria, Barcelona (España).
Según su sitio web, se dedica a la distribución de concentrados y pulpa de fruta en Europa. Los representantes de estas empresas serán citados por las autoridades para establecer si fueron utilizados por la mafia para mover la mercancía.

EL TIEMPO contactó a la firma Rojarmaes, en la que manifestaron que su jefe de seguridad se iba a comunicar, pero  no se había obtenido ninguna respuesta.

“Los remitentes de la mercancía también tienen sedes en Cali y Pereira y han enviado grandes cantidades de mercancía al exterior; por eso creemos que no es la primera vez que sale este tipo de cocaína, totalmente desconocida para nosotros”, explicó el oficial antinarcóticos.

El barco alemán

La nave en la que estuvo a punto de ser embarcada la droga se llama Cap Isabel y pertenece a una sociedad naviera con sede en el puerto de Hamburgo (Alemania): Hapag Lloyd. Ya tenían destinado un contenedor con capacidad de 40 pies cúbicos que fue requisado un par de horas antes de que zarpara el barco.

“Uno de los escáneres de rayos X dejó al descubierto la sustancia extraña”, explicó la Policía Antinarcóticos. Agregó que, según el decreto 2155 del 2014, todos los puertos del país deberán implementar esta inspección no intrusiva para detectar este tipo de cargamentos.

UNIDAD INVESTIGATIVA
u.investigativa@eltiempo.com

http://www.eltiempo.com/politica/justicia/cocaina-plastica-nuevo-modalidad-de-envio-de-la-droga/16404885

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WORLDWIDE (alerte): moins chère, plus pure, l’héroïne revient en force

Par Philippe Broussard et Boris Thiolay, avec Henrique Valadares, publié le 16/10/2015 à 15:38


saisie-de-58-kilogrammes-d-heroine-a-djalalabad_5444535Saisie de 58 kilogrammes d’héroïne à Djalalabad, en novembre 2012. L’Afghanistan, à lui seul, produit 85% de la poudre consommée dans le monde. AFP PHOTO/Noorullah Shirzada

Des Etats-Unis à la Russie, cette drogue dérivée de l’opium fait des ravages. Comme au temps de la French Connection, l’Europe est touchée. L’Afghanistan inonde les marchés d’une poudre à bas prix, qui séduit de nouveaux clients. Un trafic dont filières mafieuses et terroristes tirent bénéfice.

Dès la sortie du métro, le parcours est balisé. Place du 8-Mai-1945, à côté de la mairie de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), des rabatteurs aiguillent le client potentiel. 300 mètres plus loin, les voies d’accès à la cité Cordon sont surveillées par les « choufs » (guetteurs), des mineurs en jogging et sweatshirt à capuche. Soudain, l’un d’eux hurle: « Pu! Pu! » Ce cri d’alerte – « Ça pue! » – signale l’arrivée d’une fourgonnette de police. A l’intérieur de la cité, les dealers remballent leur marchandise et les acheteurs s’éparpillent. Le business reprend dès que les flics ont tourné le dos. Pour se réapprovisionner, un vendeur va chercher des doses planquées dans le cimetière voisin.

« Une came disponible, parmi d’autres »

A l’image de la cité Cordon, une quinzaine de « fours » (points de vente) tournent à fond à Saint-Ouen, commune accolée aux XVIIe et XVIIIe arrondissements de Paris. Chaque jour, près de 2000 consommateurs – des jeunes banlieusards, des bobos, des salariés lambda – font leurs emplettes dans ce « supermarché de la drogue » à neuf stations de métro de la place de l’Etoile. La plupart d’entre eux sont là pour acheter de la résine de cannabis (10 euros la barrette de 2 grammes) ou de l’herbe (20 euros le sachet). Mais tous les types de stupéfiants sont en stock. Certains demandent de la « CC », la cocaïne, à 80 euros le gramme. D’autres cherchent « Hélène », alias H.: de l’héroïne. La plus dangereuse, la plus addictive des poudres. Moyennant 40 euros le gramme, Hélène arrive en quelques minutes…

Même tableau, trois stations de métro plus loin, à Saint-Denis: à deux pas de la basilique et du Stade de France, certains fours débitent des dizaines de grammes aux heures de pointe. 1 kilo a d’ailleurs été saisi, en avril, dans la cité Gabriel-Péri. « Il y a encore vingt ans, se défoncer à l’héro, c’était revendiquer une marginalité, des références culturelles: Baudelaire, William Burroughs, Lou Reed… explique Gérald, un musicien de 49 ans, dont quinze passés avec une seringue prête à l’emploi. Aujourd’hui, des jeunes consommateurs y arrivent presque par hasard, parfois sans le savoir. C’est une came disponible, parmi tant d’autres. » Lui-même continue, une ou deux fois par mois, de « chasser le dragon », technique consistant à inhaler la fumée libérée par la poudre chauffée sur une feuille d’aluminium.

Aux Etats-Unis, les autorités crient à l' »épidémie »

C’est ainsi: l’héroïne n’est pas seulement une drogue d’autrefois, estampillée années 1970, truands marseillais et French Connection. Ce film noir de 1972, ressorti en août dernier en version restaurée, renvoie à un temps lointain où elle se consommait avant tout par injection. Blanche ou brune, elle avait alors l’image d’une poudre tueuse de stars et de jeunes urbains plus ou moins marginalisés. L’émergence du sida, dans la décennie suivante, n’a fait qu’assombrir le tableau; l’héro et ses seringues sont apparues plus repoussantes encore, et nettement moins glamour, aux yeux des clients potentiels, qu’un sniff de cocaïne aux effets énergisants.

Cette époque-là est révolue. L’héroïne est bien de retour. Aux Etats-Unis, où les autorités crient à l' »épidémie ». En Russie, où le phénomène atteint des sommets. En Europe occidentale, où 1,3 million d’usagers dits « problématiques » sont recensés. En France, le nombre de personnes (11-75 ans) ayant expérimenté au moins une fois cette drogue dérivée de l’opium est passé de 500000 en 2010 à 600000 en 2014.

Prudent, le directeur de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), François Beck, rappelle que la population concernée demeure très inférieure à celle des adeptes de la cocaïne. Il préfère souligner la hausse de la consommation de l’ensemble des produits opiacés, notamment les médicaments détournés de leur usage. Il n’empêche, et l’Observatoire le relève dans ses études, l’héroïne attire de nouveaux consommateurs, habitués à passer d’une drogue à l’autre. « Dans les milieux festifs, son usage est dédramatisé, confirme Agnès Cadet-Taïrou, spécialiste du sujet à l’OFDT. En général, elle est sniffée ou inhalée à chaud. Seuls les héroïnomanes plus anciens utilisent encore des seringues. »

Si l’héroïne inquiète tant, c’est aussi parce que, après une période de relative pénurie (2010-2012), elle revient en masse sur le marché, en France comme à l’étranger. D’après l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), la production mondiale d’opium n’a jamais été aussi élevée depuis les années 1930. Les prix s’en ressentent, qui ne cessent de baisser. A Paris, il faut débourser entre 35 et 40 euros pour 1 gramme, c’est-à-dire de quoi faire trois ou quatre doses. A Amsterdam, au plus près des fournisseurs, le coût peut chuter à une dizaine d’euros. Idem aux Etats-Unis.

L’Afghanistan en surproduction

Toutes les régions productrices contribuent au phénomène. L’Asie du Sud-Est, avec son « triangle d’or » Birmanie-Laos-Thaïlande, alimente les marchés en « blanche » (la qualité supérieure) et profite du boom économique des pays voisins, la Chine en tête, où la demande est forte. Mais l’Afghanistan domine largement, en fournissant à lui seul 85% de l’héroïne consommée sur la planète. Sa spécialité: la brune, plus répandue et moins onéreuse que la blanche.

A l’origine, le pavot à opium avait pour fief la province du Badakhchan, dans le nord-est du pays. Mais, ces trente dernières années, sa production s’est développée ailleurs, au gré des conflits successifs. Résultat: l’héroïne est devenue le nerf de la guerre, voire un enjeu. « L’Afghanistan est entré en surproduction depuis l’invasion soviétique de 1979, témoigne Olivier Maguet, administrateur de Médecins du monde, qui a mené plusieurs missions à Kaboul. A l’époque, les Américains ont laissé les moudjahidines profiter du trafic pour financer leur lutte contre le communisme. » En une décennie, la production annuelle d’opium est ainsi passée de 250 à 1200 tonnes.

Après le retrait de l’armée soviétique et sept années de guerre civile, le régime radical des talibans (1996-2001) prend le relais. Comme dans toute transaction commerciale classique, il taxe le trafic à hauteur de 5 à 10%. En 2000, les « étudiants en religion » font mine d’interdire la culture du pavot afin d’amadouer la communauté internationale. En réalité, la production d’opium grimpe à 4600 tonnes par an. En 2001, l’intervention militaire de l’Otan contre Al-Qaeda et ses soutiens talibans n’inverse pas la tendance.

Certes, la CIA tente de faire pourrir sur pied les fleurs de pavot grâce à un champignon parasite, mais la manœuvre échoue. En 2007, sous la présidence de Hamid Karzaï, allié de l’Occident, l’Afghanistan établit même un nouveau record annuel: 8200 tonnes!

Afghanistan: l’équivalent des Yvelines planté de pavot

« Aujourd’hui, les profits tirés du trafic rapportent chaque année 3,5 milliards d’euros à l’économie locale, soit davantage que le budget de fonctionnement de l’Etat, estime Karim Pakzad, spécialiste de l’Afghanistan à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Que ce soient les représentants d’un pouvoir corrompu, les insurgés talibans ou les seigneurs de guerre locaux, aucune des parties en présence ne veut s’en priver. »

La machine de mort tourne donc à plein régime. Au détriment, d’abord, de la population: plus de 1 million d’Afghans sur 38 millions sont dépendants. Selon l’ONUDC, la superficie des champs de pavot a augmenté de 7% entre 2013 et 2014, pour atteindre 2254 kilomètres carrés, soit la taille du département des Yvelines. Dans les provinces du Sud et de l’Est, sous contrôle des talibans, ces derniers tirent du trafic entre 10% et 15% de leurs revenus. Cette année, la production pourrait de nouveau franchir la barre des 7000 tonnes. Sans oublier que le pays compte des centaines de laboratoires clandestins de raffinage – notamment à Kaboul – capables de livrer quelque 400tonnes d’héroïne très pure.

Et la tendance n’est pas près de s’inverser. « Les producteurs profitent des recherches en agronomie pour utiliser de nouvelles graines à haut rendement », prévient le commissaire Clément Vivès, responsable de la Mission de lutte anti-drogue (Milad) au ministère de l’Intérieur.

La multiplication des circuits d’exportation prouve combien ce business est mondialisé . Le trafic d’opium et d’héroïne produits en Afghanistan rapporterait chaque année près de 70 milliards d’euros aux divers cartels qui en contrôlent la production et la distribution. Au passage, des groupes terroristes prélèvent leur dîme, comme l’indique un ancien cadre de l’Agence américaine de lutte contre la drogue (DEA), Edward Follis, dans l’entretien qu’il a accordé à L’Express.

Aux Etats-Unis, les cartels mexicains qui raflent la mise

Aux Etats-Unis, où le nombre d’usagers a doublé en six ans, ce ne sont pas les djihadistes mais les cartels mexicains qui raflent la mise. Et à grande échelle… Une opération menée d’avril à juillet par les gardes-côtes américains a abouti à la saisie de 2 tonnes d’héroïne. Il a fallu pour cela intercepter une trentaine d’embarcations et deux… sous-marins! Pour les mafieux mexicains, tout est une question de stratégie commerciale, voire de marketing. Leur chiffre d’affaires concernant la cocaïne étant en baisse et celui du cannabis perturbé par sa légalisation dans certains Etats, ils ont misé sur le retour en grâce de l’héroïne.

Explication de Christopher Wilson, spécialiste du sujet au Centre de recherche Wilson à Washington: « La forte demande s’explique d’abord par l’abus de médicaments opiacés, prescrits pour des douleurs aiguës, tels que l’OxyContin. Les gens les utilisent de plus en plus et en deviennent dépendants. Mais comme cela revient très cher, ils se tournent vers l’héro, bien plus abordable. »

Les cartels ont flairé le filon et inondé le marché de poudre brune (chiva) et de « black tar » (« goudron noir »), héroïne surnommée ainsi parce qu’elle se présente sous forme de pâte visqueuse ou de caillou. Pour s’assurer des parts de marché face aux Colombiens et aux réseaux concurrents, ils n’ont pas hésité à agrandir les plantations de pavot, ouvrir des laboratoires non loin de la frontière, enrôler des chimistes, améliorer la qualité des produits…

« Ces organisations, structurées comme des entreprises, ont vite cerné le profil des clients, précise Christopher Wilson. Ceux-ci ne vivent plus seulement en zone urbaine. Il y a aussi des gens installés en milieu rural, dans des endroits épargnés auparavant. » De récentes études montrent que l’héroïne attire de jeunes Blancs de la classe moyenne, alors que, dans les années 1960 et 1970, plus de 80% des usagers venaient des quartiers noirs. Le sujet préoccupe tant le pays qu’il fait débat dans la précampagne pour l’élection présidentielle de 2016. La candidate démocrate Hillary Clinton s’est d’ores et déjà engagée à lancer un plan de lutte estimé à 10 milliards de dollars.

En France, en zone rurale, un commerce de proximité

En France, de telles études manquent. Mais une évolution sociologique des consommateurs semble également se dessiner. L' »héro », à l’évidence, séduit un public moins « trash » que par le passé. « Des poly-usagers, qui vont d’une drogue à une autre et pratiquent le sniff », résume le commissaire Matthieu Pittaco, de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). « Le public concerné n’est plus le même qu’avant, confirme un intermittent du spectacle d’une quarantaine d’années, très au fait des pratiques dans le milieu alternatif. On est sorti de la caricature des junkies prêts à braquer pour une dose. Au tarif actuel de 35 euros, c’est abordable et facile d’accès.

A Paris, certains dealers, souvent originaires d’Afrique francophone, se déplacent à domicile sur un simple coup de fil. » Ce nouveau public, parmi lesquels des habitués du milieu techno, n’a pas toujours en mémoire les ravages d’autrefois ni la connaissance des usages liés à cette drogue très dangereuse. Certains feignent même d’ignorer qu’il s’agit d’héroïne (mot à consonance négative) pour la désigner sous le nom de « rabla » (« poudre » en arabe), mais aussi de « horse » (cheval) ou de « smack ». Ils en apprécient les effets planants et apaisants. « Elle aide à sortir en douceur d’une prise de coke à la suite d’une soirée, confie un habitué. C’est utilisé en phase d’atterrissage, comme un antidouleur surpuissant. Sauf que la dépendance vient vite, très vite… »

Selon la police, les réseaux du marché français ne sont pas comparables à ceux du cannabis ou de la cocaïne. En milieu rural, où le nombre d’usagers va crescendo, le deal s’apparente plutôt à un commerce de proximité. « Nous avons affaire à des acheteurs-revendeurs, poursuit Matthieu Pittaco. Ils vont aux Pays-Bas pour leurs besoins personnels, reviennent avec un peu de tout et vendent pour rentrer dans leurs frais, voire gagner un peu d’argent. Bref, c’est ce que nous appelons un trafic de fourmis. » D’après la Mission de lutte antidrogue, 99,4% des saisies effectuées en France sont inférieures à 5 kilos. En règle générale, il s’agit d’héroïne brune. La « blanche », destinée à une clientèle plus aisée, ne représente que de 5 à 10% de la consommation nationale.

L’émiettement du trafic s’accompagne de disparités régionales: l’héroïne est fortement présente dans le nord et l’est de la France, autrement dit à proximité des pays d’approvisionnement (Pays-Bas, Belgique, Allemagne), beaucoup moins dans le sud-ouest (Bordeaux, Toulouse), où les toxicomanes utilisent avant tout des médicaments opiacés. Autre constat: la drogue ne cesse de gagner en « pureté », c’est-à-dire en taux d’héroïne pure. Or, plus ce dernier est élevé, plus le risque d’overdose est grand. Surtout pour un public de consommateurs occasionnels, comme celui des rave parties et autres soirées techno, moins vigilant que les « anciens » face aux charmes mortels de l’éternelle « Hélène ».

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/alerte-a-l-heroine_1725138.html

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WORLWIDE (opération Blue Amber): trois tonnes de cocaïne saisies lors d’une opération internationale

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http://www.zdnet.fr/actualites/europol-a-cree-un-groupe-de-travail-pour-lutter-contre-la-cybercriminalite-internationale-39806505.htm
Par: rédaction
16/10/15 – 18h13  Source: Belga 
© thinkstock.
Les polices européennes, australienne, colombienne et américaine ont saisi 3 tonnes de cocaïne et interpellé 179 personnes, dans le cadre d’une opération internationale effectuée entre fin septembre et début octobre, indique vendredi Europol.L’opération, baptisée Blue Amber, impliquait les polices des 28 Etats de l’Union européenne, ainsi que les polices albanaise, australienne, bosnienne, colombienne, macédonienne, islandaise, monténégrine, norvégienne, serbe, suisse et américaine.

Trafic
Elle se focalisait sur le « démantèlement des activités de bandes criminelles actives dans l’immigration clandestine, le trafic de drogues, d’armes à feu et de véhicules », a encore précisé Europol. L’agence a contribué à coordonner l’opération depuis son quartier général de La Haye (Pays-Bas).

MDMA
Outre la cocaïne, 250kg de drogues synthétiques et 74 véhicules ont été saisis. En Australie, la police a, par exemple, mis la main sur 32kg de MDMA -plus communément appelée ecstasy- cachées dans des bouteilles envoyées par la poste depuis les Pays-Bas.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/2492518/2015/10/16/Trois-tonnes-de-cocaine-saisies-lors-d-une-operation-internationale.dhtml

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ESPAGNE: quand des trafiquants larguent du haschich par hélicoptère

La Guardia Civil desarticula una organización criminal que introducía hachís utilizando helicópteros: detiene a 17 personas; el juez ha precisado apoyo de los radares militares para identificar los aparatos y las rutas seguidas por los sospechosos
Ver: http://www.economiadigital.es/es/notices/2015/02/macro-operacion-contra-el-narcotrafico-en-andalucia-66018.php
Un réseau de trafic de cannabis en provenance du Maroc comprenant sept Français, six Espagnols et deux Marocains a été démantelé. Source AFP

Publié le 15/10/2015 à 14:01 | Le Point.fr
La garde civile espagnole a démantelé un réseau de trafic de cannabis en provenance du Maroc.
La garde civile espagnole a démantelé un réseau de trafic de cannabis en provenance du Maroc.AFP