FRANCE 🇫🇷 (OFAST – SURV de la douane – BSE d’Orly): interpellé par les douaniers avec 4 kilos de coke, le militaire s’est suicidé en garde à vue

Le soldat, qui appartient au 9e régiment d’infanterie de marine de Guyane, a profité de ce que la fonctionnaire lui apporte son repas en cellule pour lui dérober son arme avant de se tirer une balle au niveau du visage, a précisé une source proche de l’enquête. 

Blessé, il est mort lors de son transport à l’hôpital, a précisé le parquet de Créteil, qui a confié à l’IGPN (Inspection générale de la police) une enquête pour « recherche des causes de la mort ».

Cet homme de 33 ans avait été interpellé lundi à sa descente d’avion après un contrôle douanier.

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EUROPE 🇪🇺 : Sergio Roberto de Carvalho, alias Mayor Carvalho, Paul Wouter o Paulo Piñeiro, coordinó el envío de al menos 50.000 kilos de cocaína hacia Europa en menos de tres años

Así lo asegura la Polícia Federal de Brasil, el cuerpo de seguridad que le sigue los pasos desde que ostentaba un alto cargo en las fuerzas armadas de su país, mucho antes de aparecer en escena en Pontevedra.

El Mayor Carvalho, que para la Policía Nacional empezó siendo el surinamés Paul Wouter (identidad que utilizó incluso para simular su muerte hace apenas unas semanas), es sin duda uno de los narcotraficantes más poderosos que jamás han pisado las Rías Baixas. « Es más poderoso que cualquiera de los grandes capos gallegos, y eso es decir mucho« . Palabra de una autoridad de la máxima relevancia en la materia.

El caso es que el Mayor consiguió maniobrar para salir de prisión tras ser detenido por el Greco Galicia en el marco de la operación Barranca-Bermeja en agosto de 2018.

Siguió organizando envíos colosales de cocaína desde España. Dos años y medio después ya no se cree que se esconda en la mansión de Jacinto Santos Viñas a los pies del monte Castrove, donde, según la Policía, se alojaba cuando cerraba tratos con las mafias gallegas. Tampoco en ninguna de sus lujosas propiedades de Marbella ni de Lisboa, último paradero en el que se le sitúa en la Península. De allí se esfumó a principios de noviembre, cuando explotó la operación Enterprise. La Polícia Federal le quiso poner el cascabel al gato. Y el Mayor no dudó en abandonar su centro de operaciones de la capital lusa dejando atrás 12 millones de euros en efectivo. Minucias para alguien que organiza en menos de tres años alijos valorados en 1.500 millones de euros.

En febrero de 2021, Sergio Roberto de Carvalho debería ser juzgado en Pontevedra por intentar colar 1.700 kilos al lado del citado Santos Viñas y de un puñado de narcos más. Interpol le busca por medio mundo. Le sitúan en Emiratos Árabes y en países de la esfera rusa. Parece poco probable que se enfrente a la justicia en la Audiencia. El fiscal Antidroga pediría para él 13 años de cárcel, poca cosa si se compara con lo que le esperaría si cayese en manos de las autoridades de su país. Los policías españoles se tiran de los pelos sabiendo que consiguieron atraparle y meterle entre rejas. No sabían bien de su poder.

Ahora ya lo conocen.

Los antidroga brasileños efectúan una precisa radiografía de la organización liderada por el Mayor. Le sitúan en la cúspide de un auténtico cártel con más de un centenar de personas a su servicio que operarían en compartimentos estanco, dando cuentas cada uno de ellos solo a su superior directo.

La primera premisa de Carvalho siempre ha sido eludir una persecución por parte de Estados Unidos y su poderosa Drug Enforcement Administration (DEA).

Es por ello que fijó su mercado en el igualmente lucrativo Viejo Continente.

Para desarrollar su actividad domina, en primer lugar, las zonas de producción de hoja de coca y los laboratorios en origen. Tiene control sobre varios puntos clave en distintos países sudamericanos, con flotas de aviones y camiones para los traslados. Paraguay y Bolivia son dos de esos puntos, pero también Perú y Colombia, según los investigadores.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST): Gérald Darmanin s’attaque au dossier du trafic de drogue en France

Au total, 3 952 lieux de vente de stupéfiants ont été recensés en France métropolitaine et en Outremer par le ministère de l’Intérieur et c’est dans une interview au Parisien publiée dimanche 20 décembre, que le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin annonce la création d’une plateforme pour permettre aux habitants de les signaler. « Je souhaite que la police et la gendarmerie s’attaquent à chacun d’entre eux. Je communiquerais tous les moins le nombre de plans de deal démantelés sur le territoire« , a-t-il indiqué.

Gérald Darmanin devrait savoir que des numéros existent déjà pour les signalements et semble penser que gendarmes et Policiers ne connaissent pas les points de deal recensés.

Le ministre instrumentalise une fois encore la tâche incombant aux forces de l’ordre pour se mettre en valeur.

Il est pénible de constater que cette énième velléité gouvernementale pour tenter de conforter 50 ans d’échec absolu de la politique menée, ne sert que la pub que Gérald Darmanin se fait aux frais des contribuables.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST): Policiers et Gendarmes ont fait le recensement des points de deal

Pour combattre un ennemi, mieux vaut connaître ses forces et savoir les localiser. A l’été, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a donc demandé à ses services de recenser tous les lieux de trafic présents sur le territoire.

« On considère qu’il s’agit d’un point de deal dès lors qu’un lieu de vente de produits stupéfiants est installé sur la voie publique et que la présence des dealers est quotidienne », précise une source proche du dossier.

Policiers et gendarmes ont ainsi fait remonter aux 103 cellules du renseignement opérationnel sur les stupéfiants (Cross) les informations sur les supermarchés et supérettes de la drogue situés dans leur département.

Outre-Mer, la Guadeloupe et la Martinique sont elles aussi gangrenées, avec respectivement 129 et 50 points deal pour à peine plus de 350 000 habitants.

Le retour de la politique du chiffre

Quelques policiers de haut niveau voient dans cet instrument statistique inédit un « outil technocratique ». Au point, pour certains d’entre eux, de douter de la méthodologie et des chiffres. C’est notamment le cas dans les Bouches-du-Rhône, où les autorités locales ont recensé 140 points, « alors qu’il y a en a le double rien qu’à Marseille », selon un grand flic.

Surtout, ces policiers chevronnés redoutent que la lumière jetée sur les lieux de vente ne signe le retour de la politique du chiffre.

Au point de pousser des policiers à se focaliser uniquement sur des points de deals aisés à démanteler dans le but d’embellir leurs statistiques ? «  Pour lutter contre les stupéfiants, on ne doit pas avoir une approche quantitative, mais qualitative, estime le patron d’un service d’enquête. Si on s’amuse à faire tomber des petits réseaux pour faire du chiffre, ça va renforcer les plus gros. »

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST Colmar): le jeune Guinéen dealait de l’herbe, du cannabis, de la cocaïne et de l’héroïne

Lors d’une opération menée conjointement par la police judiciaire de Mulhouse et la brigade de sûreté urbaine du commissariat de Colmar sur le haut lieu de deal, le quartier Europe de Colmar, notamment la rue de Genève et d’Amsterdam, les policiers ont interpellé un Guinéen de 22 ans très connu de la justice qui a été écroué.

Près de 500 doses de drogue et plusieurs milliers de pochettes de conditionnement ont été retrouvées. Ces opérations ont amené la saisie de plus d’un kilo d’héroïne, de 65 grammes de cocaïne, 166 grammes de résine de cannabis et 515 grammes d’herbe.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST – Stups de Chambéry – Savoie): la brigade des stupéfiants démantèle un réseau de distribution locale de drogue

Lors des perquisitions, ont été saisis 230 gr d’héroïne, 160 gr de cocaïne, 250 gr de cannabis, 13.100 euros en espèces ainsi qu’un fusil.
Un seul, hébergeur présumé, est remis en liberté.
Les autres ont été présentés ce vendredi devant le parquet de Chambéry avant une comparution immédiate lundi prochain.

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FRANCE 🇫🇷 (Seine-et-Marne): suite à un renseignement, le CROSS* de l’OFAST met fin à un réseau de trafiquants dans le quartier de Surville à Montereau

Le 14 décembre, au terme d’une enquête de plus d’un an, 200 policiers, aidés par quatorze chiens renifleurs et des drones, ont saisi 24 kg de cannabis, 213 000 euros en liquide et 70 000 euros d’avoirs bancaires et arrêtés une dizaine de personnes à Surville, dans les résidences Claudel et Diderot. Cinq personnes ont également été interpellées près de Provins.

COSTA DEL SOL

Parallèlement, à la même heure, une équipe de policiers français et espagnols tentait de mettre la main sur un des maillons principaux à Marbella (Espagne). En perquisitionnant la planque de cet organisateur de Surville, les forces de l’ordre ont trouvé 100 000 euros en petite coupure. Mais l’homme avait disparu!

Un mandat européen a été immédiatement émis, provoquant l’arrestation de l’homme le mercredi 16 décembre dans la soirée à Schipol, l’aéroport d’Amsterdam (Pays-Bas).

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* Cellule de renseignement opérationnel sur les stupéfiants

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST – DOD Lyon): le convoi hollandais avait été signalé par un aviseur

À l’origine de cette saisie de 75 kg d’herbe de cannabis, un renseignement très précis parvenu à la DOD de Lyon, Direction des opérations douanières.

L’aviseur précise qu’un convoi hollandais, chargé de drogue, va remonter d’Espagne, dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 décembre, avec une Audi pour voiture ouvreuse.

L’interception s’est réalisée au péage de Reventin-Vaugris sur l’autoroute A7, par la brigade de surveillance des douanes de Saint-Etienne.

Tonny Vos, 69 ans, et sa compagne Tatiana Melniciuk, 47 ans, ont été condamnés à 3 ans de prison ferme, tout comme leur ami René Jongejean, 52 ans. Écroués, tous les trois sont également interdits de territoire français pour dix années et devront s’acquitter d’une amende douanière de 131 000 euros. Quant au second chauffeur, il a été relaxé.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST – Surv de la Douane – Gendarmerie – Police): les narconews tardives du 18 décembre 2018

LOIRE ATLANTIQUE – Un point de deal démantelé dans le quartier des Dervallières à Nantes par la Police

Des cartes de fidélité : 10 passages, 20 euros offerts – Cinq hommes ont été arrêtés. Ils faisaient tourner cette petite boutique avec ses horaires d’ouverture clairement affichés, ses pubs, aussi, pour tous les produits proposés et les tarifs.

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DOUBS – Dans la nuit du dimanche 13 au lundi 14 décembre, des centaines de milliers d’euros de stupéfiants et d’argent liquide ont été saisi à Besançon, par la section recherche de la police bisontine

12,7kg de résine de cannabis, 4,8 kg d’herbe de cannabis, 6 kilos d’héroïne, 2,6 de cocaïne, 3,7kg de produits de coupe, 280 000 € en liquide… La somme totale des perquisitions s’élève à 800 000 €, selon le procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux. Se rajoutent cinq véhicules, un pistolet et un brouilleur de téléphone – qui « démontre la sophistication des méthodes utilisées par ces individus« . La plupart des perquisitions ont eu lieu dans des boxes de garages, loués dans le secteur des Chaprais à Besançon.

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HÉRAULT – Deux frères suspectés de trafic de drogue ont été appréhendés par la police à Montpellier

C’est un renseignement anonyme, arrivé début décembre aux oreilles des enquêteurs de l’unité de lutte contre les stupéfiants et l’économie souterraine de la Sûreté départementale, qui a permis l’interpellation de deux frères, ce mercredi 16 et ce jeudi 17 décembre, suspectés de trafic de cannabis.

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CREUSE – Trafic de drogue démantelé à Aubusson par les Gendarmes

Six personnes ont été interpellées ce lundi à Aubusson et placés en détention provisoire. Le tribunal correctionnel de Guéret examinera sur le fond cette affaire de trafic de drogue le 20 février 2021.

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LONGWY – Deux interpellés pour deal de drogue près de la place Darche

Mercredi, deux Longoviciens ont été interpellés par les policiers de Mont-Saint-Martin. Le binôme aurait tenu un point de deal d’herbe et de résine de cannabis, dans et à proximité d’un appartement à proximité de la place Darche. Ces hommes âgés de 22 et 45 ans s’en expliqueront dès lundi, devant le tribunal.

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INDRE-et-LOIRE – Un trafic de drogue démantelé, plusieurs kilos de stupéfiants saisis et trois incarcérations

Un important trafic de stupéfiants qui aurait été organisé depuis Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) a été démantelé après une longue enquête. Sept personnes ont été interpellées ; trois hommes ont été placés en garde à vue puis en détention provisoire.

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FINISTÈRE – Grosse opération de police, ce mardi 15 décembre, à Morlaix : dix personnes, dont neuf mineures, ont été interpellées au niveau des quartiers de Pors ar Bayec et la Vierge Noire

Dans leurs domiciles, la quarantaine de policiers mobilisés (du commissariat de Morlaix mais aussi de Brest et Quimper ainsi que l’équipe cynophile) a retrouvé de la résine de cannabis et de l’argent en liquide. « Ce trafic, qui s’opérait au niveau des quartiers, pouvait leur rapporter jusqu’à 1 000 € par jour ! », a expliqué le commandant Kerbrat.

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RHÔNE – Un dealer a livré 10 kg de cocaïne en deux ans à Lyon

Rien n’arrête ce Lyonnais de 24 ans spécialisé dans la vente et la livraison de cocaïne, pas même la prison. Condamné fin février et écroué, il a été libéré en juin et a aussitôt repris ses activités.

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ISÈRE –  La grand-mère dealait de la cocaïne à l’Alpe d’Huez

Une sexagénaire a écopé d’un an de prison avec sursis pour un petit trafic de cocaïne. Les gendarmes ont également trouvé chez elle de la résine de cannabis et 34 sachets d’ecstasy qu’elle a aussi «essayé».

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GUADELOUPE (aéroport des Abymes ) – les douaniers trouvent de la cocaïne cachée dans de la poudre à colombo

Les passeurs de drogue ne manquent pas d’imagination pour exporter leur marchandise vers l’hexagone. En comparution immédiate, un jeune homme a écopé de 2 ans de prison ferme avec mandat de dépôt. Il avait été intercepté à l’aéroport des Abymes le week-end dernier avec plus de 3 kilos de cocaïne dissimulés dans… de la poudre à colombo !

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SEINE-ET-MARNE (Le Mée-sur-Seine) – Trois kilos de cannabis et de la cocaïne découverts à la Croix-Blanche

Un dispositif de surveillance a été mis en place, mercredi 16 décembre, au niveau de l’allée Albert-Camus au Mée-sur-Seine, dans le quartier de la Croix-Blanche, pour une suspicion de trafic de stupéfiants.

Pendant que les policiers – accompagnés d’un chien spécialisé dans la recherche de stupéfiants –  se présentent à l’avant, une discrète surveillance est mise en place à l’arrière du bâtiment.

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FRANCE 🇫🇷 (La Réunion) : l’OFAST s’installe dans les locaux de la caserne La Redoute

Une antenne de l’Office anti-stupéfiants (OFAST) s’implante à La Réunion
Regroupant gendarmes, policiers et douaniers, elle doit permettre de lutter contre les trafics en stupéfiants en plein essor dans l’île.
Son action couvrira toute la zone de l’Océan Indien et des Terres Australes.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST – Gendarmerie – brigade de recherches de Thionville et la section de recherches de Metz): suite à EncroChat, 42 kilos d’héroïne ont été saisis au domicile d’un homme de 32 ans à Hayange

L’homme achetait héroïne et cocaïne aux Pays-Bas pour les revendre en Moselle.  Interpellé, il a été mis en examen et écroué. Il passera les fêtes de fin d’année bien confiné.

Les saisies effectuées par les gendarmes

42 kilos d’héroïne, 4 kg de cocaïne, 17 kg de produits destinés à couper la drogue, 115 000 euros en liquide, 4 véhicules et un pistolet automatique.

Cette opération fait suite au décodage d’EncroChat, l’application de télécommunication cryptée, par les cybergendarmes de la gendarmerie nationale avec de nombreux autres cyberservices européens.

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FRANCE 🇫🇷 (légalisation ou dépénalisation du cannabis): il y aura toujours davantage d’argent à gagner dans un business illégal que dans un business contrôlé par L’État

Le «business». C’est comme ça qu’Antoine (le prénom a été modifié) définit son activité principale. Et le «business», Antoine est tombé dedans tout petit.

A 48 ans, ce Parisien est dealer depuis plus de trente ans.

«33 en fait, précise-t-il, si on remonte aux premières barrettes que j’ai vendues au lycée. Ça me permettait de ne pas payer ma consommation.»

Depuis des années, Antoine a un «vrai» travail d’indépendant 

«j’ai une existence légale grâce à ça» —, dans un secteur qu’il refuse de préciser mais l’essentiel de ses revenus provient de la vente de cannabis. De 3000 à 4000 euros par mois tout de même pour cette seule activité. « Finalement, pour ma branche, c’est assez modeste, estime-t-il. Je suis resté raisonnable, ça m’a permis de rester sous les radars des flics. Mais évidemment, je ne suis pas à l’abri.» Antoine est un père de famille rangé. Mais qui tient à son business. Et ne voit pas forcément d’un bon œil la résurgence du débat sur la légalisation du cannabis, relancé notamment par Eric Coquerel, le député (LFI) de Seine-Saint-Denis.

ANTOINE. D’abord, je n’y crois pas une seconde. Le débat revient à intervalle régulier depuis que je suis ado et il ne s’est jamais rien passé. Il y a un frein moral très puissant en France sur le sujet, pour une raison qui m’échappe, mais c’est comme ça.

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CARAÏBES 🇲🇶 (OFAST Martinique – Brigade de surveillance maritime douanière basée au Marin): les douaniers contrôlent un hors-bord et découvrent 21 ballots de cocaïne pour un total de 750 kilos de cocaine

Avec la vedette DF291 Tarpon basée au Marin, La brigade de surveillance maritime douanière a procédé au contrôle d’une embarcation, un hors-bord de 9 mètres de long et équipé de 2 moteurs de 300 chevaux  dans la nuit du vendredi 11 décembre, qui transportait plus de 21 ballots de cocaïne à son bord.

 À l’intérieur de l’embarcation, qui naviguait tous feux éteints, les douaniers ont découvert 21 ballots de cocaïne pour un total de 750 kilos de poudre blanche. Un pistolet mitrailleur chargé et chambré a également été saisi.

Les deux occupants, un Martiniquais de 44 ans et un Vénézuélien de 29 ans, d’abord mis en retenue douanière, ont été ensuite remis à l’OFAST (Office anti-stupéfiant), sur décision du parquet de Fort-de-France.

La cargaison de cocaïne aurait été chargée en haute-mer, entre La Barbade et Saint-Vincent.

C’est là que le ressortissant vénézuélien dans le rôle d’accompagnateur pour sécuriser la bonne livraison serait monté à bord.

Au domicile du Martiniquais, les enquêteurs ont également découvert près de 100 000 euros.

Mais l’affaire ne s’arrête malheureusement pas là. Peu après le contrôle du bateau, un corps sans vie était découvert au large de la Pointe Faula vendredi matin. Les premiers éléments laissent à penser que ce Martiniquais de 38 ans avait embarqué le jeudi, « officiellement pour une partie de pêche ».

Une enquête a été ouverte pour « recherche des causes de la mort » et confiée à la gendarmerie.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST Marseille): des voyous à l’ancienne serrés pour trafic de coke

Caïds du banditisme marseillais du siècle dernier, trois « voyous à l’ancienne » de Marseille viennent de plonger pour un trafic de cocaïne local pour lequel ils sont soupçonnés d’avoir assuré eux-mêmes les livraisons.

L’enquête de la brigade des stupéfiants de la sûreté départementale des Bouches-du-Rhône avait démarré cet été après un renseignement de terrain, confirmé par des filatures et des écoutes.

Une femme de ménage 41 ans a également été interpellée pour son rôle de livreuse à domicile. Seul le chef de réseau a été placé en détention provisoire à l’issue de sa garde à vue début décembre, ses trois complices étant placés sous contrôle judiciaire.

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NARCOS: qui est le véritable parrain du trafic de drogue et du blanchiment d’argent?

Qui est le véritable parrain du trafic de drogue et du blanchiment d’argent ? Le parrain est-il au Mexique ? Ou dans un autre pays et dans quel pays ?

Les dernières arrestation de Genaro García Luna, secrétaire à la sécurité avec Felipe Calderón, et Salvador Cienfuegos, secrétaire à la Défense nationale avec Enrique Peña Nieto n’auraient-elles servi que la propagande de Trump qui présente les Mexicains comme des criminels violents et… ses alliés, les démocrates des administrations Obama et Hillary Clinton, qui ont collaboré avec García Luna et Cienfuegos. Quel coup dur pour le candidat démocrate Biden, issu du cercle rapproché d’Obama et de Clinton.

Il semble qu’aux États-Unis, justice soit rendue et que les trafiquants de drogue les plus puissants du monde sont arrêtés. Au fait, ils sont toujours mexicains, colombiens, russes et italiens.

La justice serait-elle aux États-Unis et la corruption à l’étranger?

C’est un lavage de l’image des États-Unis, qui pointe son doigt enflammé sur les «méchants». Mais allons-y. Où est la racine du problème du trafic de drogue? Les États-Unis sont un pays cinq fois plus grand que le Mexique, avec plus de trois fois la population; la drogue est distribuée à 50 millions de toxicomanes sur l’ensemble de son territoire; 600 milliards de dollars d’argent provenant du crime organisé y sont blanchis; à partir de là, les USA envoient 200 000 armes par an et en retour achètent une grande partie de la production des drogues, sachant que les principaux bénéfices y restent. Au Mexique il y a plus de 30 cartels de la drogue et aux États-Unis? Il n’y a pas de cartels de la drogue là-bas?

La guerre contre la drogue a été déclenchée par le président Richard Nixon en 1971.

La DEA (Drug Enforcement Administration) a été créée en 1973 avec pour mission de réprimer et de réduire l’offre, la distribution et la consommation de stupéfiants. Mais en fait, plus il y a de guerre, plus il y a de drogues, et donc plus il y a de guerre et plus il y aura de drogues !

C’est un cercle vicieux !

Par contre pour le complexe militaro-industriel des États-Unis, c’est une grosse affaire ;  ils vendent des armes pour approvisionner les trafiquants de drogue, et en vendent aussi aux gouvernements pour lutter contre les trafiquants de drogue. Business à tous les niveaux !

La guerre contre la drogue a été le prétexte idéal pour envahir ou intervenir dans les pays, et le trafic de drogue s’est-il arrêté, voire ralenti ?

Au contraire, lorsqu’ils ont envahi le Vietnam, le Vietnam est devenu le premier producteur d’héroïne au monde. L’Afghanistan ne produisait pas d’opium et, après l’invasion, il est devenu le premier exportateur mondial.

En Colombie, qui était le premier producteur mondial de cocaïne, ils sont intervenus avec le Plan Colombie en 1998. Les states opèrent dans sept bases militaires de ce pays, et le résultat, après 22 ans ? Nul.

Il y a même eu des scandales majeurs, notamment en 2012 lorsque des agents spéciaux en Colombie «ont organisé des fêtes avec des prostituées payées par les trafiquants de drogue qu’ils étaient censés combattre», en plus de recevoir de l’argent, des cadeaux coûteux et des armes. Aujourd’hui, la Colombie reste le principal exportateur de cocaïne.

D’un autre côté, le trafic de drogue a diminué lorsque la Bolivie d’Evo Morales en 2008 et le Venezuela en 2005 ont expulsé la DEA après avoir démontré que les agents du DEA avaient participé à des pratiques de trafic de drogue et d’espionnage, entre autres actes illégaux.

Dans quelles banques l’argent de la drogue est-il blanchi ?

Après plusieurs scandales, il a été affirmé, écrit et démontré que City Group, HSBC, American Express, Western Union, Bank of America auraient mené des opérations de blanchiment de montagnes de dollars directement issus du narcotrafic.

En France, chez HSBC, un poste d’Internal audit est réservé aux ex directeurs généraux de la Douane Française, qui lorsqu’ils sont au service de l’Etat, prétendent supprimer le cash pour lutter contre la fraude, le blanchiment ou le terrorisme et que Tracfin dit agir en espionnant les citoyens , les grandes banques blanchissent des milliards par simples virements bancaires.

Les liens entre HSBC et l’argent de la drogue sont récemment revenus sur le devant de la scène. Un nouveau procès allègue que certaines victimes auraient payé de leur vie la complicité d’HSBC avec les cartels mexicains.

Un peu d’histoire

On sait depuis des années que les États-Unis ont fait du trafic de drogue, par exemple en Chine pour fournir des fonds aux Koumitang. La CIA (Central Intelligence Agency) a également trafiqué beaucoup d’opium de la Chine et de la Birmanie vers la Thaïlande dans les années 1950, finançant des opérations avec de très grosses quantités de drogue, effectuant les transferts via Air America, qui était l’une de ses sociétés opérationnelles de transport…et d’infiltration.

On sait également que l’héroïne a été transportée aux États-Unis dans les cadavres de soldats morts du Vietnam et dans leurs cercueils, ou que leurs entrailles ont été extraites et remplies de drogue, et qu’à l’arrivée, il a fallu parfois plus d’une journée pour les livrer à leurs proches, le temps de récupérer l’héroïne, ce qui a été découvert par certains journalistes et par le policier Richie Roberts.

Un autre scandale mondial a été celui d’Iran-Contras quand on a découvert que le Département d’État des États-Unis soutenait les contras au Nicaragua, en utilisant des narcos pour apporter du financement via le trafic de drogue et des armes.

En 1996, le courageux journaliste Gary Weeb a dévoilé une enquête dans laquelle il a montré que les contre-nicaraguayens étaient autorisés à distribuer de la cocaïne à Los Angeles pour se financer.

Il a décrit comment la CIA, alliée aux organisations de trafic de drogue, a inondé de crack les quartiers afro-américains.

Gary Weeb qui a écrit une série d’articles pour le « San Jose Mercury News« , les a ensuite compilés dans un livre intitulé « Dark Alliance« .

En fin de compte, il a été «tué» de deux balles dans la tête en 2004.

Comme lui, un policier, écrivain et journaliste d’investigation à Los Angeles s’est démarqué: Mike Ruppert, qui après avoir eu des preuves en tant qu’officier des stupéfiants a appris la complicité de la CIA dans le trafic de drogue.

Michael Ruppert a édité « From The Wilderness » qui a dénoncé la corruption du gouvernement et les activités de trafic de drogue de la CIA.

Le scandale qui a eu lieu dans l’Arkansas à l’aéroport de ‘Mena Intermountain‘ qui était un lieu de stockage de cocaïne à grande échelle dans les années 80 est bien connu. Il a associé Bill Clinton, la famille Bush et le procureur du comté Saline, du nom de Dan Harmon, qui a été reconnu coupable de trafic de drogue et de racket. Il s’est également associé à l’aéroport de Mena avec Barry Seal, un trafiquant de drogue américain qui a piloté des vols secrets avec cargaisons de la CIA associée au cartel de Medellin. Officier de police de l’Arkansas, Russell Welch s’est distingué dans ses enquêtes sur l’aéroport de Mena. Malgré cela, une enquête menée par l’inspecteur général de la CIA a conclu que la CIA n’avait aucune implication ni connaissance d’activités illégales qui auraient pu se produire à Mena. Le rapport indiquait que l’agence avait conduit un exercice de formation à l’aéroport en partenariat avec une autre agence fédérale et que des entreprises situées à l’aéroport avaient effectué « des services de routine liés à l’aviation sur des équipements appartenant à la CIA« .

Vicente Zambada Niebla, un trafiquant de drogue bien connu, a déclaré que lui et d’autres membres de la direction du cartel de Sinaloa avaient reçu l’immunité des agences américaines et une licence de facto pour faire passer de la cocaïne à travers la frontière avec les États-Unis en échange de renseignements sur les cartels rivaux.

La CIA a bien joué double jeu au Yucatan

Au prétexte de lutter contre la drogue, on l’importait en fait en Floride ! Avec un avion à double usage : celui des « renditions flights » honteux et celui de transport de drogue ! L’avion du Yucatan, le Gulfstream N987SA avait décollé de Guantanamo le 23 juin 2003. Le 14 juillet, il décollait de New York pour l’Islande, la France, l’Italie, et l’Irlande. Du 16 au 20, du Canada à l’Angleterre, l’Irlande, à nouveau l’Irlande, le Canada, et retour aux USA. En avril 2004, du 7 au 12, il fera à nouveau le Canada, l’Angleterre, le retour au Canada, puis retour à.. Guantanamo « again ». Le 21 avril, il visite le Canada, la France, l’Angleterre et le Canada et retour à Guantanamo. Le 21 janvier 2005, il redécolle de Guantanamo. Le 24 septembre 2007 il s’écrasait au Yucatan avec 4 tonnes de coke à bord. Dans la presse, Baruch Vega, un colombien qui travaille lui aussi pour le FBI, la DEA, et la CIA affirme tout de suite au journal Narco News que le pilote qui a réussi à s’échapper est bien Gregory D Smith. On mettra deux ans à l’inculper.

Des agents de contrebande d’armes en provenance des États-Unis ont été découverts par le gouvernement ATF ciblant les cartels de la drogue, à la fois avec l’administration Bush avec le « Open Receiver » et avec Obama, le « Fast and Furious ». Autrement dit, les administrations démocrate et républicaine. Le mémorandum «Fast and Furious» a été signé par Hillary Clinton.

Pour tenter d’arrêter les gros bonnets mexicains, les douanes américaines ont même eu l’idée saugrenue de laisser passer des milliers d’armes de gros calibre. Une opération qui a fini par échapper à tout contrôle.

Au Panama, la CIA a autorisé le général Manuel Noriega à se livrer au trafic de drogue. Il était trafiquant de drogue depuis 20 ans. Il a aidé les Contras nicaraguayens avec du matériel militaire. Lorsque l’avion du pilote de la CIA, Eugene Hasenfus, a été abattu au Nicaragua par les « Sandinistes », l’avion transportait de nombreux documents qui montraient les activités de la CIA dans la région et son lien avec Noriega, révélant leur relation.

Au Venezuela, la CIA a autorisé au moins une tonne de cocaïne presque pure à être expédiée à l’aéroport international de Miami. La CIA a fait valoir qu’il s’agissait d’une manœuvre secrète pour recueillir des informations sur les trafiquants colombiens. Cependant, la drogue a fini par être vendue dans la ville.

En novembre 1993, aux États-Unis, l’ancien chef de la DEA, Robert C Bonner, est apparu dans le journal télévisé 60 Minutes et a critiqué la CIA pour avoir autorisé la contrebande de plusieurs tonnes de cocaïne pure aux États-Unis via Venezuela sans avertir la DEA.

En novembre 1996, un juge de Miami a accusé l’ancien chef vénézuélien de la lutte contre les stupéfiants et agent de la CIA, le général Ramón Guillén Dávila, d’avoir expédié de grandes quantités de cocaïne aux États-Unis, de stocker de la drogue dans un établissement de la CIA au Venezuela. Au procès, Guillén a affirmé que ses activités avaient été approuvées par la CIA.

Là où la DEA intervient, comme au Mexique, en Colombie et en Amérique centrale, le trafic de drogue ne s’est pas arrêté, au contraire il n’a cessé de s’aggraver.

Rien de plus simple de localiser la racine du problème de la drogue qui se situe aux États-Unis, qui n’arrêtent jamais d’attaquer, quand cela lui convient, et de blanchir ses subordonnés dans les pays qu’ils contrôlent.

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PAYS-BAS 🇳🇱 (Nord Braband): comment des chimistes mexicains débarquent dans des labos de meth belgo-néerlandais

A l’heure actuelle, les gangs néerlandais sont dépendants du savoir-faire des cartels mexicains. Mais que pourrait-il se passer si ce n’était plus le cas ? La crainte est alors de voir cette alliance si profitable aujourd’hui, se transformer en concurrence demain : « Ce que je ne veux absolument pas, c’est que nous devenions l’un de ces pays capables de produire d’énormes cristaux de méthamphétamine, sans l’aide des mexicains. Dans ce cas-là, on ferait concurrence au Mexique. Je ne sais pas ce qui se passera alors, mais il y a des risques. Et nous voulons empêcher cela« , conclut Andy Kraag, le responsable de la police néerlandaise. Car « concurrence et violence vont toujours de pair dans le monde criminel« . 

Le navire de drogue MS Arsianco a été confisqué par la police. Il est situé près du port de Moerdjik et doit être vendu. (Benedikt Strunz/NDR) Le navire de drogue MS Arsianco a été confisqué par la police. Il est situé près du port de Moerdjik * et doit être vendu. (Benedikt Strunz/NDR)

« C’est ici que ça s’est passé. »

Willem-Jan Joachems se souvient parfaitement de ce 10 mai 2019. Pour ce journaliste d’une télévision locale de la région de Nord Braband, au sud des Pays-Bas, c’est un scoop qu’on n’oublie pas. « Le bateau était là, les enquêteurs étaient en train de relever les indices… et il a commencé à couler. » Ce jour-là, il était arrivé un peu plus tôt, sur le quai du port de plaisance de Moerdijk, pour assister au démantèlement d’un laboratoire flottant de méthamphétamine par les forces de police.

Une découverte inédite à bien des égards : un laboratoire avait été monté de toutes pièces dans le ventre du navire, long de 85 mètres. Les enquêteurs y retrouvent plus de 70 kg de méthamphétamine, 150 litres d’huile de méthamphétamine… et trois Mexicains, âgés de 25, 28 et 38 ans. « Ils étaient en train de fabriquer la drogue », raconte le journaliste néerlandais.

Les enquêteurs identifient leur ADN sur trois masques intégraux et des paires de gants. La police met également la main sur des téléphones et découvre des photos qui lui permettent de retracer l’activité des trois hommes au Pays-Bas. Le 12 décembre 2018, ils établissent une « liste de courses » incluant 30 kg d’aluminium, des thermomètres et des gants en latex. Courant mars, les chimistes ont maintenant de la poudre dans des verres doseurs. Un mois plus tard, une vidéo dévoile une large quantité de méthamphétamine sous forme de cristaux. Le laboratoire est découvert un mois plus tard. Candelario et les deux frères Ivan Diego et Victor Manuel sont reconnus coupables de « complicité de possession et de production de méthamphétamine en cristaux » le 19 mars 2020. Ils sont condamnés à quatre ans de prison ferme aux Pays-Bas.

Ce n’est pas la première fois que la police néerlandaise découvre des ressortissants mexicains dans un laboratoire de méthamphétamine.

En février 2019, elle avait déjà arrêté trois hommes originaires du Mexique, dans un laboratoire produisant notamment de la méthamphétamine à Wateringen, en banlieue de La Hague. Ce ne sera pas la dernière non plus. Depuis le début de l’année, 32 laboratoires produisant de la méthamphétamine ont été démantelés. Du jamais vu. Les arrestations s’enchaînent.

Parmi les suspects, un nombre important de Mexicains : 19, entre les Pays-Bas et la Belgique, selon le décompte réalisé par Forbidden Stories et ses partenaires. Le dernier démantèlement impliquant des mexicains date de la semaine dernière. Le 30 novembre 2020, deux d’entre eux ont été arrêtés dans la petite ville de Westdorpe, à la frontière belge. Comment expliquer la présence de ces ressortissants mexicains à des milliers de kilomètres de chez eux ? Pour qui travaillent-ils ? Où va cette drogue une fois produite ?

Avec 25 médias partenaires, dont la Cellule investigation de Radio France, Forbidden Stories a enquêté sur le parcours de ces chimistes mexicains, au service des gangs néerlandais, déjà rois des drogues de synthèse en Europe.

EncroChat, « c’est de l’or pour nous »

Le message, envoyé en juin 2020 dans la précipitation et avec quelques fautes dans la version originale, est adressé par le fournisseur de téléphones chiffrés EncroChat à ses millions d’utilisateurs. Au siège de la société, c’est la panique. L’entreprise vient de réaliser qu’elle a été victime de l’opération de piratage la plus spectaculaire jamais menée par des polices européennes. Une catastrophe pour la société qui promettait à ses clients des communications ultra-sécurisées.
Les utilisateurs des téléphones EncroChat vont rapidement réaliser l’ampleur des dégâts : depuis plusieurs mois en réalité, les forces de l’ordre françaises et néerlandaises ont accès à toutes leurs communications. Un vrai problème si on est impliqué dans des activités criminelles, ce qui est le cas « d’une part très élevée d’utilisateurs » du service chiffré, selon les enquêteurs européens. Le jour de l’envoi du message à ses utilisateurs, EncroChat met fin à ses services. Une information judiciaire, notamment pour « fourniture d’un moyen de cryptologie n’assurant pas exclusivement des fonctions d’authentification ou de contrôle d’intégrité sans déclaration préalable », a été ouverte à la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) de Lille.

Capture d’écran du message envoyé par EncroChat à leurs utilisateurs, avant d’arrêter leurs services, le 13 juin 2020.  (Europol/Eurojust/Gendarmerie française)

« C’est vrai : EncroChat, c’est de l’or pour nous », reconnaît Andy Kraag, chef de la division d’enquêtes criminelles de la police néerlandaise. Et pour cause : en l’espace de quelques mois, des millions de messages sont interceptés en temps réel, avant leur chiffrement, par les enquêteurs en Europe.

Aux Pays-Bas, cela va notamment permettre le démantèlement en série de laboratoires de méthamphétamine. Et dans plusieurs cas, révéler la présence des ressortissants mexicains qui y travaillent.

D’après les messages consultés par la police, ils seraient bien plus nombreux que les 19 déjà recensés par le consortium, le plus souvent recrutés comme chimistes.

………………………………………….  ……………….  Résumé en 4 points :

1 – Forbidden Stories a eu accès à des informations exclusives sur le piratage d’EncroChat, qui a conduit à l’arrestation de 800 personnes à travers l’Europe et au démantèlement de laboratoires de méthamphétamine aux Pays-Bas et en Belgique

2 – Des experts en méthamphétamine (ou « chimistes ») sont envoyés en Europe depuis le Mexique afin d’aider les gangs néerlandais à produire cette drogue très rentable et à l’exporter vers l’Asie et l’Océanie

3 – Les intermédiaires mexicains sont chargés du processus de recrutement et sont fortement soupçonnés de travailler pour les cartels mexicains en tant que « freelance ».

4 – Ce partenariat entre les organisations criminelles mexicaines et néerlandaises inquiète les autorités, qui craignent une augmentation de la consommation de méthamphétamine sur place et que cette collaboration ne se transforme en concurrence violente sur le sol européen.

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* Moerdjik : c’est à Moerdjik que Marc Fievet avait acheté le « LARISSA », devenu « MELOR », le premier cargo financé par Bercy pour la DNRED, pour transporter de la cocaïne au départ d’Amérique du Sud vers l’Angleterre via les eaux irlandaises.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST – SURV de la Douane – BSI d’Angers): deux fonctionnaires de justice, âgés de 31 et 40 ans, ont été interpellés à la maison d’arrêt d’Angers où ils sont tous les deux surveillants

Les douaniers ont intercepté un colis contenant 80 grammes d’herbe de cannabis, dont la livraison leur était destinée.

Ils ont été déférés le mercredi 9 décembre, au parquet d’Angers et ont été jugés dans la foulée.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED – Douane Française): bienvenue chez les pleutres et les menteurs

Incarcéré depuis déjà  plus de trois ans, j’étais arrivé à Bathurst au Nouveau Brunswick en jet privé de la RCMP-GRC!

C’était l’heure de la victoire pour les gendarmes Degresley et Fournier qui avaient démontré une perspicacité à toute épreuve dans la chasse aux narcotrafiquants qui inondaient le Québec et les Provinces maritimes de coke…

A peine emprisonné, sans matricule d’incarcération, dans une cellule du mitard du pénitencier de Renous, je réussissais à communiquer avec Olivier Arribe, le consul général de France en poste à Moncton qui me promit visite le lendemain. Il avait vu à la télévision l’arrivée de ce Français considéré comme l’un des plus importants trafiquants du monde!

Le lendemain, lors de sa visite, je lui remettais un courrier à faire parvenir à Bercy, à DSK en personne, via la valise…Et six jours plus tard, j’étais extrait de mon mitard pour le parloir du pénitencier où Christian Gatard, directeur régional de la Douane à Marseille, Bernard Roux, l’attaché douanier en poste à Washington DC et Olivier Arribe m’attendait pour me convaincre de plaider coupable et que dés mon retour en France, la Douane arrangerait ma situation.

Effectivement rien ne s’est déroulé comme prévu! Rentré en France le 10 juillet 1998, je suis resté encore 7 ans incarcéré,  baladé de CD en maison d’arrêt.

Au total, 3888 jours non stop de détention!

J’avais cru que la Douane était une institution qui ne pouvait avoir à sa tête que des hommes d’honneur!

 

En 2004, j’avais essayé de faire réviser au Canada le procès inique que j’avais subi, en vain !

 à  Maître Eric CLEMOT, LL.D. Avocat

Ministère de la Justice du Canada

Groupe de la révision des condamnations criminelles

284, rue Wellington (222 Queen, 11ième étage)

OTTAWA, Ontario – K1A OH8

Numéro de Dossier : 19-341066

Réf: NS 55- 11 – 012 -VAL

Maître,

J’ai bien reçu votre long courrier du 28 septembre 2004, mais, il m’apparaît toutefois que des affirmations importantes de votre part ne sont que suppositions, qui pourtant  vous entraînent à des conclusions qui vous amènent  au  rejet de ma demande.

Si vous le voulez bien, reprenons votre analyse page par page:

Il est bon de souligner que l’enquête a généré une preuve de plus de 60 000 pages concernant surtout la partie québécoise de l’organisation italo-canadienne chargée de réceptionner une partie de la marchandise.

Dans les quelques 3 000 pages qui m’ont été fournies par le gendarme Fournier, seules preuves auxquelles j’ai eu accès, il s’avère que je n’ai trouvé aucune trace des enregistrements des conversations téléphoniques de Messieurs Claudio Locatelli et Carlos Hernandez Reumbeaut en place à Montréal au moment des faits.

J’ai pourtant eu accès au dossier de Jürgen Kirchhoff, le capitaine du Pacifico, et, grâce à sa complaisance, j’ai pu récupérer les enregistrements de ces trafiquants.

Oserais-je vous demander les raisons qui poussèrent les enquêteurs à ne pas utiliser ces preuves accablantes pour condamner Carlos Hernandez-Reumbeaut ? (Relaxé et aujourd’hui libre en Colombie !)

Vous me présentez comme le blanchisseur de fortes sommes d’argent sur un compte ouvert a Gibraltar mais,  cette opération avait été signalée à mon officier traitant, Monsieur Christian Gatard ainsi qu’à Joseph Le Louarn, le patron de la DNRED France. Que devais-je faire de plus ?

D’ailleurs, un procès verbal a été établi par les douaniers de Gibraltar contre le chauffeur du véhicule qui transportait cette importante somme d’argent. Les Douaniers de Gibraltar n’ont verbalisé que l’importation illicite de matériel électrique…. Quelques mètres de câbles électriques !!! L’argent, comme on le sait est toujours le bienvenu à Gibraltar! La DNRED avait déclenché ce contrôle pour connaître l’identité du passeur.

Vous me présentez comme l’instigateur principal d’une opération de narcotrafic écartant totalement ma qualité d’agent infiltré pour le compte de la DNRED française, seule raison expliquant ma présence au sein de cette organisation.

A qui ferez-vous croire que j’aurais pu prendre le contrôle de Locatelli et de l’ensemble de son organisation ?

Vous soulignez à juste titre que ma seule préoccupation fut de ne pas me faire condamner à un temps minimum à servir en prison, malgré le désir ardent des gendarmes Fournier, Degresley et du Procureur Bertrand qui voulaient à tout prix une réclusion criminelle à perpétuité.

J’avais prévu de faire une déclaration devant la cour provinciale de Bathurst et lorsque j’ai soumis  cette idée au Consul général de France, Monsieur Olivier Arribe, de Moncton, NB, il m’a déconseillé d’agir comme je le souhaitais, m’incitant à ne pas remettre en question les propos tenus par Monsieur Christian Gatard lors de sa visite au pénitencier de Renous. (« Et surtout, ne t’avise pas d’emmerder les Autorités canadiennes si tu veux garder le soutien des autorités françaises ! » SIC)

Vous prétendez que je prétends avoir plaidé coupable sur l’insistance des autorités douanières françaises.  Je pense qu’à la lecture d’une copie d’un courrier envoyé par mon avocat à la chancellerie française le 10 juillet 2003  (Copie N° 1, Pages 6,7 & 8)), vous pourrez admettre que si j’ai plaidé coupable, c’est bien à la demande des autorités douanières françaises.

Vous prétendez que ma fille prétend que j’aurais dû être informé avant mon départ du Canada des conditions  auxquelles les autorités françaises me feraient servir ma sentence. J’affirme que je n’ai jamais signé le moindre document m’informant des conditions françaises qui m’attendaient et je pense que vous pouvez accepter qu’il faudrait être intellectuellement déficient et particulièrement stupide de rentrer en France pour servir une sentence dans des conditions de détentions moyenâgeuses tout en augmentant sa durée. Acceptez que je n’accepte point que vous prétendiez que je prétende. C’est un fait indiscutable. Jamais, je n’aurais accepté un transfert qui aggravait, de fait, une sentence déjà exemplaire dans sa durée. La « Life sentence » reçue avait pour fin de peine au Canada le 5 août 2012…La France m’a condamné à une peine se terminant le 5 août 2017 !

A mes questions, maintes fois formulées, à Olivier Arribe, le Consul de France, j’ai eu pour toute réponse : « Marc, ne faites pas de difficultés, acceptez de partir sur la France où là, au moins, vous aurez des interlocuteurs qui pourront  prendre en compte votre situation. »

D’ailleurs, j’en ai parlé aussi aux deux agents de la RCMP de Montréal qui ont passé plus de quatre heures avec moi, le 8 juillet 1998, à la prison qui m’accueillit pour 48 heures avant mon transfert, lors de mon transit au Québec, qui eux aussi m’ont dit : « C’est mieux de vous taire et d’attendre que les douanes françaises vous fassent sortir discrètement ! »

Jusqu’à ce moment-là, tout correspondait aux engagements pris par mon officier traitant auprès de mon épouse par ces mots qu’il lui tint quelques jours après sa venue au Canada et pour lui annoncer l’envoi d’un viatique de 100 000 F***.: « Pour Marc, c’est mieux de plaider coupable, faites en sorte qu’il le comprenne; qu’il pense à votre sécurité ! Il faudra environ un an pour le faire rentrer du Canada et après, en six mois, on arrangera sa situation ! » (SIC)

Je maintiens que jamais, les autorités douanières françaises n’ont respecté les procédures juridico administrative en ce qui me concerne. Est-ce une raison suffisante pour que je sois considéré comme un narco ?

Vous prétendez que j’ai parlé au procureur Bertrand de ma qualité d’aviseur, agent infiltré pour le compte des autorités douanières françaises. Sachez que c’est faux ! Jamais je n’ai dit, ni abordé avec Maître Bertrand ce volet de mon action. L’enregistrement qui a été réalisé peut d’ailleurs vous permettre de constater de la véracité de mes dires.

Pour moi, agent infiltré, le but n’était pas de faire rater un procès, croyant encore que Carlos Hernandez Reumbeaut ne pourrait que se servir de ma position d’agent infiltré pour s’en sortir…. Je n’imaginais pas que j’aurais droit par la suite aux menaces de mort transmises par les gendarmes Fournier et Degresley pour que je me taise, permettant ainsi l’acquittement de Carlos Hernandez Reumbeaut !

Sachez aussi que lorsque je suis arrivé au Canada, après avoir eu droit à une magnifique orchestration médiatique ; cet accueil orchestré par la GRC avec les Médias m’avait paru assimilable à un communiqué de presse policier de nature à influencer le sort d’un procès en provoquant un procès préalable dans l’opinion publique. Doit-on considérer ceci comme une atteinte à la bonne administration de la Justice, car les informations orientées données par la GRC, seront amplifiées, déformées et utilisées pour dramatiser une situation d’un point de vue journalistique. Je n’ose m’aventurer à parler de libellé diffamatoire comme le définit l’Art. 298.

D’autre part, je me suis fait  «  subtilisé » par le Gendarme Fournier mon dossier de défense, qui m’aurait autorisé à le qualifier de « dossier juridique intercepté », je citerai le cas // « Michaud contre sûreté du Québec » – JE 93 – 209 – CS. Tous les documents personnels du requérant ont été saisis par les policiers afin d’y trouver des éléments incriminants à l’encontre de ce dernier, mais la Cour supérieure a jugé qu’il était tellement évident que certains de ces documents étaient de nature à contenir des informations confidentielles et privilégiées qu’il est inconcevable qu’on les ait saisis sans procéder par le biais de l’Art. 488-1 // (Ce dossier ne me sera rendu que cinq mois après le procès par Les gendarmes Fournier et Degresley.)

Le Gendarme Fournier qui m’a dit être très surpris de mon arrivée au Canada puisqu’il n’avait pas encore fait les documents d’extradition.

Durant les semaines de total isolement, dans une cellule ne portant aucun numéro, au pénitencier de Maximum sécurité de Renous, j’eus un seul contact téléphonique avec le sergent Degresley de la Bathurst Drug Section, Royal Canadian Mounted Police, 900 Vanier Blvd, BATHURST, New Brunswick Canada – E2A 3N2 qui m’affirma qu’il étudiait ma situation mais qu’il ne pouvait pas prendre de décisions dans l’immédiat en me disant : « On n’achète pas un sac de patates sans savoir ce qu’il y a dedans ! » (SIC)  Propos non suivis par d’autres contacts !

Il est vrai que la RCMP-GRC savait parfaitement que tout son dossier de plus de 65 000 pages ne tiendrait pas si je dévoilais mon action d’agent infiltré, ayant signalé mon infiltration auprès de mon service, la DNRED, et ayant signalé la totalité des personnages composants cette organisation, y compris aux autorités douanières anglaises. Carlos HERNANDEZ-REUMBEAUT avait été signalé au Custom anglais dés juin 1992. Dois-je vous rappeler que la défense d’Entrapment existe et pour conforter cette défense d’Entrapment (Art. 8), je citerais :

» R c Leduc 1993 – 3 RCS 641″ – Le pouvoir d’ordonner un arrêt des procédures pour cause d’abus de procédure ne doit être exercé que dans les cas les plus clairs et lorsqu’il; est démontré que la conduite reprochée a violé les principes de justice fondamentale qui sous-tendent le sens collectif du franc-jeu et de la décence; Le fait de forcer l’accusé a subir son procès ne doit pas être oppressif où vexatoire. »

Egalement dans  R. c.  Lazaratoz – RJPQ 83 127C.S.: «En matière d’Entrapment, le remède approprié consiste à ordonner l’arrêt des procédures et non à acquitter l’accusé. »

Lors du procès, Maître Bertrand, pour la Couronne a demandé une sentence exemplaire qui pourrait servir de leçon et d’avertissement, précisant que » Aucun des autres coaccusés n’a jamais été identifié comme une tête dirigeante, nul n’a été impliqué dans le financement autant que Monsieur FIÉVET et nul n’a participé au transbordement. C’est très rare que nous puissions mettre la main sur une tête dirigeante, et que, même le clan italo-québécois DIVITO ne constituait pas une éminence criminelle de l’envergure de Marc FIÉVET » (SIC)

Sans vouloir diminuer l’importance du remarquable travail d’intelligence de la GRC, d’après, Maître Bertrand, j’étais la tête dirigeante… Ou Maître Bertrand mentait magistralement ou il fut désinformé délibérément!  Comment peut-on imaginer que j’étais le « boss » d’une opération de narcotrafic de cette importance pour laquelle je n’avais pas les connexions, pas les moyens financiers et en ayant prévenu mon service de l’identité et de l’activité des gens qui composaient l’organisation que j’infiltrais!

Vu la tournure des événements et la visite des autorités françaises, j’optais donc pour ce plaidoyer de culpabilité totalement silencieux qui m’offrait au moins la sécurité pour les miens et moi-même, tout en souhaitant ne demander au procureur que ne me soit pas imposé de minimum à la perpétuité que le Gendarmerie Royale et son procureur Bertrand voulaient à tout prix.

Avant la déclaration de mon plaidoyer de culpabilité, j’ai donc demandé à rencontrer le Procureur Bertrand devant les gendarmes Fournier et Degresley qui enregistrèrent la totalité de la conversation. Jamais, je n’ai révélé mon rôle d’agent infiltré pour le compte des douanes françaises et lorsqu’à la fin de mes demandes de non minimum à servir sur la perpétuité et de non retenu sur le territoire canadien, j’ai voulu donner quelques informations au Procureur Bertrand, le gendarme Fournier m’a coupé immédiatement en me disant que ça ne servirait à rien si ce n’est qu’à compliquer les choses.

Vous précisez que le Procureur de la Couronne Bertrand, en sa qualité d’officier de justice, aurait averti la cour s’il avait considéré qu’un tel fait aurait pu affecter ma responsabilité pénale et aurait alors dû être porté à la connaissance du tribunal en l’espèce. Le procureur Bertrand, s’il savait mon appartenance à la DNRED française ne pouvait pas de lui-même, vu sa qualité d’officier de justice, me sachant sans avocat, écarter cette information auprès du juge, qui n’aurait pas hésité alors à me poser des questions. Je pense qu’avec les gendarmes Fournier et Degresley, s’il était au courant, il a délibérément tu cette part importante de mes possibilités de défense et d’explication de mon implication dans ce réseau et en bas de page 9, lorsque vous me dites que j’ai reconnu moi-même l’avoir informé dans un courrier écrit à Me Bernard Aubé le 21 mars 2002, il convient d’abord de relire le paragraphe de cette lettre que vous citez pour déclarer que j’ai informé le procureur Bertrand:

« Pourtant aujourd’hui vu la situation que je vis, je souhaite rouvrir ce procès pour que  les éléments restés dans l’ombre et délibérément cachés par le représentant de la couronne, le procureur Michel BERTRAND et les gendarmes DEGRESLEY  et  FOURNIER  apparaissent enfin au grand jour et que la justice ne soit plus la parodie qu’elle fut à BATHURST. »

Voilà donc le paragraphe que vous avez retenu pour déclarer que j’avais informé le procureur Bertrand alors que je ne faisais qu’une supposition que le Procureur, bien qu’informé par ses gendarmes, (ce qui me semblait normal), avait délibérément choisi de taire ma qualité qui « foutait en l’air » son procès ! Je répète et j’affirme que je n’ai jamais personnellement parlé au Procureur Bertrand de mon infiltration ni de mon action pour les douanes françaises, répondant en cela aux désirs de la DG des douanes françaises représentées par Messieurs Christian Gatard et Bernard Roux qui me dirent aussi: « Et surtout, ne t’avises pas d’emmerder les Canadiens si tu veux garder le soutien des autorités françaises à ton retour. » (SIC)  Pour moi, il n’était pas besoin de me faire un dessin pour m’expliquer que c’étaient ces « emmerdes-là » que ne voulaient pas les autorités canadiennes; et, en ma qualité d’agent infiltré engagé dans la lutte contre le narcotrafic, il n’était pas concevable que je mette en péril ce  procès. Pour tout le monde, côté canadien, il était souhaitable et indispensable que je passe pour le numéro 2 de l’organisation que j’avais infiltré!

Concernant les déclarations des douanes françaises qui précisent qu’elles n’étaient au courant que des activités pour lesquelles j’étais payé…Ce genre de déclaration ne peut convaincre personne. Comment imaginer que mes informations n’aient pas permis de me faire suivre par l’ensemble des services spécialisés dans la lutte contre la drogue. Vous le soulignez d’ailleurs vous-même, j’étais manifestement bien connu de l’ensemble des services européens.

Je peux sans problèmes vous faire parvenir la liste des opérations non rémunérées par les services officiels et qui ont pourtant permis d’importantes saisies.

Vous prétendez que mon dépôt de plainte conforte encore plus votre décision de rejet de ma demande. Vous me permettrez de trouver totalement surréaliste et invraisemblable que vous supposiez un seul instant que la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières des douanes françaises soit impliquée dans un trafic quelconque de drogue. C’est hallucinant que vous puissiez seulement énoncer ce genre de propos. Jamais, le Ministre Michel CHARASSE, le directeur des Douanes Jean Dominique COMOLLI et les dirigeants de la DNRED ne m’ont demandé de faire du trafic de drogue. Les Douanes françaises m’ont seulement recruté pour infiltrer des réseaux de narcotrafiquants existants, pour en tirer le maximum d’informations qui permettaient d’obtenir des résultats spectaculaires.

La déclaration de l’attaché des Douanes françaises à Madrid, Monsieur Jean Paul Garcia ne laisse absolument aucun doute sur le fait que j’agissais comme agent infiltré.  The Defence in its alegations, opposes the extradition, stating that the defendant is a customs informer, acting as an undercover agent, verified by documents and by a statement made by Jean Paul GARCIA, Customs Attaché at the French Embassy in Madrid, ant that according to his statement he declared this in the name of the director General of Customs in France.” Cette déclaration a été faite devant les magistrats de l’Audience nationale de Madrid.

Effectivement, s’il est vrai que j’étais beaucoup plus intéressé par la réalisation d’une grande « sauterie » (arrestation générale) en France, ça ne transforme pas pour autant les Douanes françaises et moi-même en trafiquant de drogue.

Je continue à regretter que les cibles que nous avions en Europe continuent à s’ébattre librement sans avoir jamais eu à répondre des trafics qu’elles continuent d’organiser en toute impunité et je ne comprends toujours pas que moi,  l’agent infiltré, je  pourrisse en prison.

Je maintiens mon souhait d’un procès où l’ensemble des éléments délibérément tus à Bathurst soit mis en évidence et exposé devant une Cour formée d’un juge avec Jury durant lequel je citerai comme témoins les personnalités suivantes:

Messieurs…

  • Michel CHARASSE – Ex Ministre du Budget – Sénateur – Paris – France
  • Christian GATARD – Ex D.R des Douanes, Receveur Paris – France
  • Jean Henri HOGUET – Ex Directeur DNRED Paris – France
  • Joseph LOUARN – Ex Directeur DNRED Paris – France
  • Bernard PUYANET – Ex Directeur DNRED Paris – France
  • Jean PUONS – Ex Directeur DNRED Paris – France
  • Jean Paul GARCIA – Ex attaché des Douanes Françaises à Madrid,  Espagne
  • Marc LERESTRE – Ex attaché des douanes françaises à Londres, U.K
  • Philippe GALY – Ex attaché des douanes françaises à Londres, U.K
  • Bernard ROUX – Ex attaché à l’ambassade de France à Washington, D.C – USA
  • Jean Dominique COMOLLI – Ex D.G des Douanes Françaises – Paris – France
  • Hervé MAIGNIE – Divisionnaire des Douanes – France
  • Jo LE SQUERE – Adjoint au Chef de l’Echelon DNRED de Nantes– France
  • Michel RIBATET – Douanes françaises
  • Jean Pierre CAZET – Douanes françaises
  • Ernest WHILLEY – Chef du bureau consulaire français de Gibraltar
  • Olivier ARRIBE – Consul général de France en poste à Moncton (N.B.) au moment des faits.
  • Loïk HENNEKINNE – Ambassadeur de France à Ottawa au moment des faits.

 

  • Andrew COSMA – Solicitor Martin Murray & Associates – West Drayton – Middlesex UK
  • Les BENNETT – Solicitor Martin Murray & Associates – West Drayton – Middlesex UK

 

  • Graham TITMUSS – Custom-Officer – Londres (UK)
  • John HECTOR – Custom-officer – Londres (UK)
  • Ian ANDERSON – Custom-officer Chef du Département Cocaïne – Londres (UK)
  • David MAY –  DEA  –  Ambassade des Etats Unis d’Amérique  –  Paris – France
  • Fernando MUÑOZ –  SVA  (Servicio Vigilancia Aduanera)  –  Algésiras – Espagne

 

Aucune réponse à ce courrier!

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***Le viatique de 100.000 FRS, c’est Hervé Maigné qui l’amena à mon épouse à Malaga, en livres sterling…qui avaient été saisies à Marseille dans une opération de conteneurs de cigarettes… Le comportement de Maigné, lors de la remise de cette somme d’environ 10.000 livres, a été particulièrement ignoble!

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FRANCE 🇫🇷 (Toulouse): la récente publication du rapport de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT) éclaire sur le nerf de la guerre : les prix.

Violences pour conquérir sa place. Violences pour se faire respecter. Violences pour défendre sa peau. Violences et actes de délinquance pour se payer sa dose. Le trafic de stupéfiants engendre des comportements criminels à tous les maillons de la chaîne, du petit consommateur au plus gros des dealers.

Toulouse ne le sait que trop. Certains de ses quartiers sont gangrénés par le trafic. Et depuis l’été, une série de fusillades parfois mortelles ensanglantent le pavé pour le contrôle du point de deal des Izards.

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FRANCE 🇫🇷 (bénéfice de la protection fonctionnelle): bienvenue en Absurdistan juridico-administratif et constat de la lâcheté des DG successifs de la Douane Française

Dans un arrêt en date du 13 janvier 2017, Mme Pauline Jolivet, rapporteur et le rapporteur public M. Edouard Crépey pour le Conseil d’État ont précisé, à propos d’un collaborateur du service public qui, en sa qualité d’aviseur des douanes avait été condamné pour trafic de stupéfiants par les juridictions anglaise et canadienne, qu’en estimant que si l’implication croissante de l’intéressé dans un réseau de trafiquants de drogue avait été encouragée à l’origine par l’administration des douanes, les faits pour lesquels il avait été condamné étaient dépourvus de tout lien avec les fonctions exercées en sa qualité d’ informateur de l’administration des douanes et étaient donc détachables du service.

En en déduisant qu’ils étaient constitutifs d’une faute personnelle de l’intéressé et que, dès lors, l’administration n’avait pas commis de faute de nature à engager la responsabilité de l’État en refusant de lui octroyer à ce titre le bénéfice de la protection fonctionnelle, la cour n’a pas commis d’erreur de droit ni d’erreur de qualification juridique des faits.

Dépourvus de tout lien avec les fonctions exercées…

Se basant uniquement sur les écrits de hauts fonctionnaires de Bercy et de la DG de la Douane française qui n’ont pris aucun renseignement auprès des acteurs de la période durant laquelle Marc Fievet, AKA NS 55 DNRED, était infiltré dans l’organisation criminelle de Pascuale Claudio Locatelli, allant jusqu’à refuser le témoignage de Christian Gatard, l’officier traitant de Fievet, qui précisait que : » Marc Fievet avait toujours fait preuve de la plus grande loyauté à l’égard des douanes françaises, notamment dans le cadre de son infiltration dans l’organisation Locatelli qui l’a exposé à de nombreux dangers. « . Ce témoignage faisait suite à la confirmation et certification des faits énumérés des différentes opérations réalisées durant l’action d’infiltration de Fievet.

Mais de tout cela, personne, absolument personne, des administrateurs civils ou douaniers de Bercy, madame Elizabeth Melscoet et messieurs Michel Baron, Thomas Charvet et Erwan Guilmin  agissant pour le ministre du Budget comme les magistrats du TA en allant jusqu’aux rapporteurs du Conseil D’État, Mme Pauline Jolivet et le Rapporteur public Edouard Crépey, personne n’en a tenu compte.

Oublié le fait que Fievet a plaidé coupable en Angleterre sur injonction de l’attaché douanier en poste à Londres, Philippe Galy et sur demande insistante du patron de la DNRED Bernard Pouyanné qui avait garanti que Fievet puisse plaider ‘non coupable’ au Canada.

Oublié que Christian Gatard, Bernard Roux , l’attaché douanier à Washington DC et le consul général de France, Olivier Arribe sont venus au Canada, dans les provinces maritimes lui demander de plaider coupable pour éviter de perturber le procès en cours contre les responsables des organisations criminelles canadiennes.

Oubliées encore les plus de cent tonnes de stupéfiants saisies durant l’action de Fievet auprès de la DNRED, du British HM Custom Excise, du SVA espagnol, du DEA et des autorités douanières allemande, hollandaise et portugaise.

Pourtant, il résulte d’un principe général du droit que, lorsqu’un agent public est mis en cause par un tiers à raison de ses fonctions, et ce principe général du droit s’étend à toute personne à laquelle la qualité de collaborateur occasionnel du service public est reconnue, il incombe à la collectivité dont il dépend de le couvrir des condamnations civiles prononcées contre lui, dans la mesure où une faute personnelle détachable du service ne lui est pas imputable, de lui accorder sa protection dans le cas où il fait l’objet de poursuites pénales, sauf s’il a commis une faute personnelle, et, à moins qu’un motif d’intérêt général ne s’y oppose, de le protéger contre les menaces, violences, voies de fait, injures, diffamations ou outrages dont il est l’objet.

Le requérant ayant été collaborateur du service public en sa qualité d’aviseur des douanes a été condamné pour trafic de stupéfiants par les juridictions anglaise et canadienne et Jean Henri Hoguet, un ancien patron de la DNRED, n’a pas hésité à parler du « chantier » monté contre Marc Fievet par les agents du HM Customs excise.

La cour a souverainement apprécié les faits dont elle était saisie, sans les dénaturer, en estimant que si l’implication croissante de l’intéressé dans un réseau de trafiquants de drogue a été encouragée à l’origine par l’administration des douanes, les faits pour lesquels il avait été condamné étaient dépourvus de tout lien avec les fonctions exercées en sa qualité d’ informateur de l’administration des douanes et étaient donc détachables du service.

« Dépourvus de tout lien avec les fonctions exercées… »

C’est donc ce que pensent les rapporteurs du Conseil d’État, certes des spécialistes des actions d’infiltration au sein des organisations internationales de narcotrafic et des opérations douanières en général, qui démontrent par là une totale méconnaissance des contraintes de ce type d’actions menées par les services spéciaux.

En déduisant qu’ils étaient constitutifs d’une faute personnelle de l’intéressé et que, dès lors, l’administration n’avait pas commis de faute de nature à engager la responsabilité de l’Etat en refusant de lui octroyer à ce titre le bénéfice de la protection fonctionnelle, nos éminents rapporteurs estiment que la cour n’a pas commis d’erreur de droit ni d’erreur de qualification juridique des faits.

SOURCE : Conseil d’État, 10ème – 9ème chambres réunies, 13/01/2017, 386799, Publié au recueil Lebon

Rodolphe Gintz questionné sur Erwan Guilmin

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Le dossier de Marc Fievet est classé « SECRET DEFENSE »

AVIS

Avis n° 2005-03 du 27 janvier 2005
NOR: CSDX0508078V

Vu la loi n° 98-567 du 8 juillet 1998, et en particulier ses articles 4 (2e alinéa), 7 et 8 ; Vu la lettre de saisine du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie en date du 16 décembre 2004 et la demande présentée le 17 novembre 2004 par Mme Sophie Clement, vice-présidente chargée de l’instruction au tribunal de grande instance de Paris, dans le cadre de l’instruction ouverte à son cabinet sur plainte de M. Marc Fievet concernant ses relations avec les douanes françaises ;

La Commission consultative du secret de la défense nationale, régulièrement convoquée et constituée, ayant examiné l’ensemble des documents classifiés qu’elle a recueillis au terme des investigations conduites par son président en vertu des pouvoirs que lui confèrent les articles 5 et 6 de la loi susvisée,

Émet un avis défavorable à la déclassification des pièces contenues dans le dossier établi au nom de M. Fievet, en sa qualité d’aviseur de la direction générale des douanes et droits indirects.

Fait à Paris, le 27 janvier 2005.
Pour la Commission consultative du secret de la défense nationale:
Le président,
P. Lelong

source:

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=6686A6840C8BCEDB3986A4EB25B2F9E9.tpdila13v_1?cidTexte=JORFTEXT000000629551&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000000002264

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