FRANCE 🇫🇷 (Drogues) : en prison, un quart des détenus fume du cannabis au quotidien

Quelle est l’ampleur de l’usage des drogues en prison ? En 2023, l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) a mené une grande enquête visant à comprendre et quantifier le phénomène.


Selon une vision largement partagée – et en partie fantasmée – les drogues seraient omniprésentes et tolérées en prison afin d’« acheter la paix sociale ». Ce sujet suscite parfois l’indignation : la drogue étant interdite à l’extérieur, l’existence de drogues en prison est jugée d’autant plus « scandaleuse » qu’elle refléterait des conditions de vie plus permissives entre les murs qu’à l’extérieur.

Pour les professionnels qui travaillent en prison, les trafics et les consommations de drogues font partie de l’ordinaire du quotidien carcéral. Interdits mais néanmoins très présents, les usages de drogues sont encastrés dans des rapports sociaux complexes entre les détenus, les personnels de surveillance et le monde extérieur.

source et plus

000000

FRANCE 🇫🇷 (Drogues) : augmentation continue du trafic et de la consommation

« Narco-État » : le terme est désormais très répandu pour qualifier un territoire où de colossales sommes d’argent issues du trafic de drogue structurent l’économie criminelle. Cette formule est parfois employée pour désigner certains pays européens, y compris la France, la Belgique et les Pays-Bas.

Certes, au regard des milliards d’euros produits par les entreprises, ces trois pays sont loin d’être des narco-États où tout l’appareil de production serait dédié à une activité criminelle. Il n’en demeure pas moins que le crime organisé est en plein essor en Europe et en France.

La drogue reste le premier facteur d’accumulation de richesse du crime organisé. Quelles sont les raisons qui font de la France un pays situé au cœur de la majorité des trafics sur le continent européen ?

France : augmentation continue du trafic et de la consommation

Pour dresser un état des lieux du trafic de drogue, les chercheurs s’appuient sur trois indicateurs : les saisies, les surfaces de production et les enquêtes de consommation. Ces informations peuvent être croisées avec les déclarations des trafiquants qui témoignent devant les tribunaux ou dans des livres.

À l’échelle mondiale, le cannabis est de loin la drogue la plus consommée, mais la consommation de cocaïne augmente de manière significative, le nombre de saisies ayant explosé dans le monde depuis 2014. Le marché de l’héroïne est relativement stable, tout comme celui des drogues de synthèse. La grande nouveauté est l’essor des opioïdes de synthèse.

La situation de la France, notamment en termes d’augmentation des saisies (cf. tableau ci-dessous), est en cohérence avec la géopolitique mondiale des drogues.

Ces 20 dernières années, l’offre de cocaïne s’est « démocratisée » et a fortement augmenté dans les quartiers urbains populaires comme dans les territoires ruraux. On observe une hausse de la consommation de cocaïne proportionnellement aux autres drogues.

Les prix médians de toutes les drogues sont relativement stables, mais la pureté des produits est de plus en plus élevée. Le cannabis consommé aujourd’hui en France contient 4 à 5 fois plus de THC que celui consommé il y a 20 ans. Le nombre de personnes interpellées pour trafic de stupéfiants en France est en forte augmentation depuis 20 ans (doublement de 2005 à 2009). 44 000 personnes ont été interpellées en 2020.

Le secteur de la drogue générerait en France environ 3 milliards d’euros de gains par an et impliquerait 240 000 personnes pour le seul trafic de cannabis. Un des principaux moyens de distribution des drogues en France demeure le consommateur-revendeur. Une partie d’entre eux constituent une multitude de petits réseaux d’usagers-revendeurs qui s’approvisionnent via un trafic de « fourmis », en particulier aux Pays-Bas ou en Espagne. Le reste de la drogue consommée en France est acheminée par des réseaux criminels qui profitent de la mondialisation de l’économie.

Géopolitique des drogues en France : des contraintes structurelles

Produites au Sud, les drogues sont consommées au Nord. Ni la France, ni la Belgique, ni les Pays-Bas ne sont en capacité de stopper leur arrivée. Le cannabis provient avant tout du Maroc, qui est l’un des principaux producteurs de résine de cannabis au monde. Cette production est un facteur de stabilité sociale dans la région du Rif, traditionnellement rebelle, très pauvre, où le cannabis fait vivre des centaines de milliers de personnes.

La culture du cannabis, une activité répandue au nord du Maroc. Carte Fabrizio Maccaglia, Atlas des mafias, ed. Autrement, 2014, p. 47, CC BY-NC-ND

Si le cannabis marocain arrive si aisément en France, c’est dans une vaste mesure parce que Paris et Rabat ont des intérêts géopolitiques communs dont la préservation se fait au détriment de la lutte contre le trafic. Les forces de l’ordre sont tributaires de ces intérêts géopolitiques qu’elles ne maîtrisent pas. D’une part, une partie de l’élite politique et administrative marocaine est impliquée dans le trafic de drogue à travers des schémas de corruption ; mais, d’autre part, le Maroc est un allié important de la France dans la lutte contre le djihadisme en Afrique du Nord et dans la lutte contre l’immigration clandestine. C’est pourquoi, en dépit d’actions répressives dans les deux pays (éradication des plants de cannabis au Maroc et saisies en France), le trafic de cannabis perdure.

Notons également que, depuis cinq ans, le Maroc est devenu un hub pour la cocaïne, bien qu’il n’en soit pas producteur.

La cocaïne arrive en France par différents moyens. La voie maritime du commerce mondial demeure prégnante. La drogue voyage par conteneurs, avec la complicité de sociétés de transport ou à leur insu selon la technique du rip off. Les saisies de cocaïne dans le port du Havre sont passées de 2,8 tonnes en 2019 à 3,8 tonnes en 2020 puis 11 tonnes en 2021. Les ballots de cocaïne peuvent aussi être largués en mer et récupérés par des trafiquants, selon une technique mise en place par les clans galiciens dans les années 1980.

Aujourd’hui, 15 à 20 % du marché français de cocaïne est alimenté par la Guyane et 55 % des quantités de cocaïne saisies à l’entrée en métropole proviennent des Antilles et de la Guyane réunies. En 2021, le nombre de passeurs interpellés en Guyane a augmenté de 75 % par rapport à 2017 : 608 passeurs avaient été interpellés en 2017, pour 921 kilos saisis, contre 1 065 passeurs et 2 tonnes en 2021. 50 passagers par avion en provenance de Kourou sont potentiellement des « mules » !

En outre, le trafic vers la France passe par les zones de stockage mises en place par les trafiquants dans les années 2000 en Afrique subsaharienne (500 kilos saisis en 1997, 5 tonnes en 2007), puis dans les Caraïbes. Les trafiquants français installés dans les Caraïbes ont créé une « autoroute de la cocaïne par voilier » comme le démontrent les saisies de cocaïne depuis 10 ans.

Les zones de transit de la cocaïne dans les Caraïbes et en Afrique. Carte de Pascale Perez, dans Crime trafics et réseaux, Ellipes, 2012, p. 61.

De nouvelles routes s’ouvrent en envoyant la cocaïne par bateau en Russie et en Ukraine. Cette cocaïne revient ensuite sur le marché occidental par camion, comme en témoignent les saisies de cocaïne impliquant des organisations serbes et monténégrines. La guerre actuelle semble toutefois avoir provisoirement interrompu cette route.

La route « Amérique du Sud-Europe de l’Est » pour livrer la cocaine en Europe de l’Ouest. Carte Pascale Perez dans Crime trafics et réseaux, ed. Ellipes, 2012, p. 61.

La France est également le terminal de la route de la soie… de l’héroïne. Fabriquée essentiellement en Afghanistan, l’héroïne traverse toute l’Europe pour arriver en France à travers Milan puis la Suisse.

Enfin, en ce qui concerne les drogues de synthèse, le trafic est moins documenté mais il fait l’objet d’un « trafic de fourmis », en particulier en provenance des Pays-Bas (et de la province belge du Limbourg) devenus le principal producteur d’ecstasy au monde.

La force des organisations criminelles françaises

L’émergence des organisations trafiquantes des quartiers populaires est confirmée. Investies dans la vente de tous les stupéfiants soit en gros, soit en détail, elles gèrent 4 000 grands points de deal en France dans les grandes métropoles comme dans les villes moyennes.

Ces dernières années, on observe leur mainmise croissante sur le marché de la cocaïne, la diversification des produits revendus dérivés du cannabis (variétés hybrides, huiles, résines, concentrés) et le recours de plus en plus fréquent aux livraisons à domicile via des « centrales d’achat » recourant aux techniques propres au marketing direct (packaging, promotions, carte de fidélité…) par l’entremise des réseaux sociaux.

Pour protéger leur système, les coteries trafiquantes françaises n’hésitent plus désormais à employer des armes de guerre lors des règlements de comptes. Les enlèvements et séquestrations liés au trafic de stupéfiants sont devenus une pratique courante en France : 129 en 2020, 128 en 2022, soit une fois tous les trois jours, les chiffres réels étant sans doute plus élevés, toutes les victimes ne se signalant pas au regard de leurs activités.

La violence systémique déjà évoquée s’accompagne parfois d’une véritable force de corruption. À Canteleu, dans la banlieue de Rouen, une bande avait acquis un tel pouvoir d’intimidation qu’elle exerçait des pressions sur la mairie afin que celle-ci ferme les yeux sur ses activités. Les affaires de corruption des forces de l’ordre se succèdent. Sur la corruption du personnel politique, nous manquons de données judiciaires mais des sources existent.

Les narco-comptoirs du nouveau banditisme français

Les réseaux dits « de cité » sont très organisés et efficaces en matière de logistique. Ils ne sont plus les petites mains des anciens gangsters français, qui dépendaient de l’approvisionnement de ces derniers. Dans les années 1990/2000, les caïds des cités devaient se rendre en Espagne pour discuter avec un narco-courtier de l’ancienne génération pour obtenir du cannabis. Depuis vingt ans, les narco-bandits des cités ont acquis une dimension transnationale en s’approvisionnant directement en Colombie et au Maroc, où ils sont parfois propriétaires des champs de cannabis.

Des barons français du narcotrafic sont présents à Saint-Domingue, à Dubaï ou au Maroc, et gèrent leur trafic à distance. Aujourd’hui, les cartels colombiens peuvent même envoyer des chimistes en France pour reconstituer la cocaïne dans un laboratoire de fortune.

Enfin, les narcos français scellent des alliances avec des mafias internationales, comme dans le cas de « joint-ventures » entre les gangs des cités et la mafia calabraise ou avec des cartels internationaux de la drogue.

Ce phénomène d’alliance est favorisé par le fait que la France est aussi une terre de repli, de blanchiment et parfois de trafic de drogue pour les organisations étrangères. Par exemple, la mafia albanophone joue un rôle important dans le trafic d’héroïne, particulièrement dans la région Rhône-Alpes, où elle tient 90 % du trafic d’héroïne.

Les données analysées ici révèlent la relative inefficacité du dispositif répressif en France. En plus du débat sur la légalisation des drogues, une des pistes qui pourrait être privilégiée est la confiscation des avoirs criminels générés par le trafic.


Cet article, rédigé à l’aide de la revue de presse quotidienne du site crimorg.com a été co-écrit avec Mehdi Ajerar, spécialiste de la géopolitique du crime organisé et du terrorisme. Mehdi Ajerar a rédigé, à l’Université Paris 8, un mémoire de géopolitique sur les représentations criminelles du trafic de drogue à Saint-Ouen à l’Université Paris 8. Il est titulaire d’un master 2 de criminologie au CNAM et membre de l’association Crim’HALT.

000000

FRANCE 🇨🇵 (DNRED) : entretien avec Sébastien Tiran

Par Nicolas Moinet, Professeur des universités a l’IAE de Poitiers, chercheur au
CÉRÉGÉ (UR 13564) et chercheur associe au CR 451.


La Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) est chargée de mettre en œuvre la politique du renseignement, du contrôle et de la lutte contre la fraude en matière douanière. Disposant de pouvoirs spécifiques définis
par le Code des douanes, la DNRED exerce son activité sur l’ensemble du territoire
douanier national. Elle est depuis 2014 l’un des six services spécialisés de
renseignement du premier cercle de la Communauté nationale du renseignement.
Elle met ainsi en œuvre les pouvoirs du Code de la sécurité intérieure.


Bonjour M. Tiran. Avant d’entrer plus avant dans le monde méconnu du
renseignement douanier et son importance dans la guerre économique, pouvez-vous nous présenter succinctement votre parcours ?

Sébastien Tiran : Je suis issu, comme une forte majorité des agents de la DNRED, du corps des inspecteurs des douanes que j’ai rejoint il y a 24 ans. J’ai suivi un parcours douanier assez diversifié dans l’administration centrale et dans le réseau douanier a l’étranger, plus précisément a Washington auprès du poste de l’attaché douanier. J’ai également travaillé pour des directions territoriales dont une très importante pour les Douanes, à savoir Roissy Charles de Gaulle. J’ai également occupé deux postes interministériels à Matignon. Enfin, je suis entré à la DNRED il y a 8 ans comme « chef opérations », ce qui consiste a valider l’ensemble des dispositifs opérationnels du service. En 2021, j’ai été nommé adjoint du directeur puis directeur par intérim de Florian Colas devenu Directeur Général des Douanes et des droits indirects en avril 2024. Et le 1er juillet de cette même année, j’ai été nommé directeur de la DNRED. En résumé, dans un univers
douanier ou la palette des missions est large, mon axe essentiel a été celui de la
lutte contre la fraude, domaine dans lequel s’inscrit en priorité la DNRED.

Plus

0000

FRANCE 🇫🇷 (DNRED) : les douaniers tapent 130 kilos de cocaïne au péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines

reportage douanes autoroute A1

L’opération a eu lieu en début de soirée ce 8 octobre.

C’est Le Parisien qui nous informe que les douaniers ont intercepté un poids lourd immatriculé en Hongrie contenant plus de 130 kilos de cocaïne. Les deux occupants, deux hommes d’une cinquantaine d’années, ont été placés en retenue administrative avant d’ être remis à l’OFAST;

000000

FRANCE 🇫🇷 (Nice) : un ‘go fast’ intercepté avec plus de 17 kilos de coke

Nouveau coup de filet anti-drogue contre le réseau Sparrow de Cannes

Les policiers niçois ont intercepté un « go fast » arrivant d’Espagne avec plus de 17 kilos de cocaïne à bord. Trois jeunes hommes ont été présentés à un juge d’instruction ce mardi 8 octobre.

source

000000

FRANCE 🇫🇷 (DOUANE – DR de Perpignan) : saisie de 195 kilos de haschich par les douaniers de la BSI de Narbonne

Lors du contrôle d-un camion bulgare, chargé de vin et de chips à destination de l’Allemagne, les douaniers ont découvert 5 valises marocaines posées sur des cartons en milieu de chargement. Le chien des douaniers ne s’était pas trompé en marquant l’arrêt.

A l’intérieur, un total de 194,820 kg de résine de cannabis.

Le chauffeur après une retenue douanière, a été remis à l’ OFAST de l’antenne de Perpignan.

000000

FRANCE 🇫🇷 (DGDDI) : la Douane dévoile sa nouvelle stratégie douanière de lutte contre les flux financiers illicites

Service communication et presse

Paris, le 07 octobre 2024

N°006

La Douane dévoile sa nouvelle stratégie douanière de lutte contre les flux financiers illicites

La Douane française a dévoilé ce lundi 7 octobre à Bercy, sa nouvelle stratégie de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT). Cette nouvelle stratégie s’inscrit résolument dans la stratégie nationale de LCB-FT définie par le Conseil d’orientation de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (COLB), avec l’ambition de renforcer la place particulière de la Douane dans le dispositif national. Cette stratégie nationale s’appuie également les recommandations formulées par le GAFI dans le cadre de l’évaluation mutuelle de la France qui a eu lieu en 2022.

Forte du constat que « l’argent est le nerf de la guerre », cette nouvelle doctrine vise à chercher d’où vient et où va l’argent associé à tous les trafics que la Douane est chargée de combattre (stupéfiants, contrefaçons, tabacs, biens culturels, espèces protégées etc.). Pour y parvenir, la Douane compte mobiliser tous ses moyens humains, matériels et juridiques. Elle compte aussi associer tous les acteurs étatiques et institutionnels investis dans ce combat, c’est pourquoi elle a réuni à Bercy plus de 170 spécialistes, douaniers et partenaires, pour présenter et commenter sa nouvelle doctrine et renforcer la coopération opérationnelle.

Pour atteindre cet objectif, la Douane renforce ses moyens humains, matériels et dispose d’un nouvel arsenal législatif :

– coopération internationale et interministérielle accrue pour détecter, saisir afin de faire confisquer les avoirs criminels ;

– possibilité pour les douaniers de constater des opérations de blanchiment douanier y compris lors des phases de transport et de collecte réalisées sur le territoire national. Il s’agit d’un apport conséquent de la loi n°2023-610 du 18 juillet 2023 visant à donner à la douane les moyens de faire face aux nouvelles menaces ;

– autre apport de cette loi, les actifs numériques, comme les cryptomonnaies, sont désormais inclus dans le champ d’application du délit de blanchiment douanier ;

– enfin, cette loi a élargi la possibilité pour les douaniers de retenir l’argent liquide en circulation sur le territoire national, lorsqu’ils suspectent un lien avec des activités criminelles ;

Ainsi, les capacités d’intervention de la Douane ont été renforcées pour mieux appréhender les réseaux de collecteurs.

La Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), à travers son département Blanchiment et trafics de biens culturels, se spécialise dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Elle collabore, notamment, avec le département Cyberdouane pour contrer l’usage illicite des cryptomonnaies en particulier sur le Dark Net.

– Le maillage douanier régional joue un rôle crucial dans la surveillance et l’analyse des flux financiers locaux, par la détection de nombreuses infractions à l’obligation déclarative d’argent liquide sur tous les vecteurs de transport.

– La douane développe aussi son réseau d’équipes maître/chiens spécialisées dans la détection d’argent liquide « les cash-dogs ». L’objectif étant d’augmenter le nombre d’équipes opérationnelles afin d’améliorer ses capacités de détection à court terme et sur tout le territoire.

– Créé en mai 2024, l’Office national anti-fraude (ONAF) lutte contre les fraudes aux finances publiques en identifiant les flux financiers illicites et en saisissant les avoirs criminels. Il coopère étroitement avec des organismes internationaux comme EUROPOL, ainsi qu’avec des juridictions spécialisées (JIRS et JUNALCO), pour démanteler les réseaux de fraude et de blanchiment d’argent, en mettant l’accent sur les cryptoactifs et les fraudes transnationales.

En 2023 et 2024, les douaniers ont saisi des millions d’euros d’avoirs illégaux, issus d’activités criminelles. De nombreuses opérations menées par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) et l’Office national anti-fraude (ONAF) ont permis de démanteler des réseaux de blanchiment d’argent, notamment grâce à une surveillance accrue des flux financiers transfrontaliers et à l’analyse approfondie des déclarations de capitaux.

« Le Premier ministre a fait de la sécurité des Français une priorité de notre action. La Douane représente le bras armé de mon ministère, aux côtés des autres services de l’Etat. Ses agents sont en première ligne pour assurer la protection et la tranquillité de nos concitoyens, en luttant contre tous les trafics illégaux qui pourrissent la vie des Français dans les villes, les villages et dans les quartiers.

Depuis de nombreuses années leur professionnalisme, leur innovation et leur engagement permettent une efficacité dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Face à une menace qui s’intensifie, cet effort doit être perpétué et même accentué. La Douane pourra compter sur mon engagement total dans cette lutte, pour combattre, endiguer et éradiquer ces trafics », indique Laurent Saint-Martin, ministre du Budget et des Comptes publics.

En 2023, la douane française a relevé 2393 cas de manquement à l’obligation déclarative, 204 cas de blanchiment et saisi ou identifié et proposé à la saisie 163,27 millions d’avoirs criminels.

En 2024, les résultats sont prometteurs. Le nombre de cas de blanchiment douanier notifiés est en augmentation par rapport aux années précédentes. L’Office National Anti-Fraude (ONAF) a déjà identifié et proposé à la saisie un montant plus élevé d’avoirs criminels.

– 292 délits de blanchiment douanier ont été notifiés, pour un total de 14,11 millions (contre 7,10 millions en 2019 et 7,74 millions en 2023)

– 175,2 millions d’euros d’avoir criminels identifiés et proposés à la saisie par l’ONAF – soit déjà plus qu’en 2023.

Pour ce qui concerne les manquements à l’obligation déclarative, 1 667 manquements, pour une contre-valeur de 43,9 millions d’euros, ont été constatés entre le 1er janvier 2024 et le 31 août de cette même année, contre 1 489 constatations en 2023, le tout pour une contre-valeur de 39,5 millions.

000000

FRANCE 🇫🇷 (SURV de la Douane) : entre le 12 juillet et le 9 août 2022, les douaniers avaient saisi lors de plusieurs contrôles plus de 1 700 kilos de cocaïne dissimulés dans des armoires, canapés et des fauteuils expédiés, sous couvert de déménagement de la Martinique vers la métropole

Cette équipe de joueurs de poker avait trouvé le moyen de se financer en menant l’activité la plus rémunératrice du monde du crime.

Tous liés à des cercles de jeux, ces trafiquants de cocaïne faisaient venir la marchandise sous couvert de déménagement.

L’un de ces trafiquants de drogue, âgé de 45 ans, a été remis en liberté, mercredi 2 octobre par la chambre de l’instruction de Paris, grâce à un coup de bluff judiciaire. Cette dernière a confirmé la décision du juge des libertés prise mi-septembre. L’avocat du trafiquant, Me Tarek Koraitem, avait obtenu sa libération en ne se présentant pas au débat. « Un coup un peu tordu parce qu’en appel, l’absence de conseil vaut une remise en liberté », commente une source proche du dossier.

SOURCE et plus

SOURCE 2

000000

ÎLES CANARIES 🇪🇸 (Nord est Lanzarote) : le patrouilleur 🇫🇷 « DPF-3 » et le navire « PETREL » du SVA 🇪🇸 ont intercepté le cargo RAS lesté avec plus de 4 tonnes de coke

Le cargo « Ras », long de 70 mètres, battant pavillon tanzanien 🇹🇿, alors qu’il naviguait à environ 130 milles au nord-est de Lanzarote, transportait plus de 4.000 kilogrammes de cocaïne.

L’interception et le contrôle du cargo a été effectué par l’équipage du navire d’opérations spéciales du SVA (Surveillance douanière espagnol) « Petrel », en collaboration avec le patrouilleur douanier français « DPF-3″, au cours de l’opération « Pascal-Lino 2024 »

Les dix membres d’équipage du « RAS » ont été arrêtés.

000000

FRANCE 🇫🇷 (OFAST Rennes) : 41 kilos de coke saisis avec du fric et des bagnoles…suite à un bon tuyau

Les enquêteurs, qui agissaient sur commission rogatoire d’une juge vannetaise, auraient profité d’un go fast pour faire tomber le réseau. Saisie de 41 kilos de cocaïne. et  découverte de 85 000 € en liquide.

source et plus

000000

FRANCE 🇫🇷 (Échirolles) : encore du ‘taf’ pour Eric Vaillant, le procureur de Grenoble

L’immeuble le Carrare à Echirolles (Isère), est devenu un point de deal, devant un arrêt de tramway, en plein centre de la ville. Au centre assis sur une chaise, un chouffeur, le 20-08-24.

Les policiers sont venus frapper aux portes dès 8 heures, ce mardi 24 septembre au matin. Les habitants de l’immeuble Le Carrare, un bâtiment investi par des dealers en plein centre-ville d’Echirolles (Isère), dans la banlieue proche de Grenoble, ont été sommés d’évacuer leur logement dans les soixante-douze heures, et pour une durée d’au moins trois semaines.

lire

000000

FRANCE 🇫🇷 (œcuménisme à Marseille) : l’OFAST en renfort ou… pour piquer les infos de la DNRED et des gendarmes ?

C’est RTL qui nous annonce que l’OFAST (Office anti-stupéfiants qui a repris l’OCRTIS) vient d’ouvrir une antenne uniquement dédiée au trafic par voies maritimes sur le Port de Marseille.

9 policiers auront pour mission de détecter les mouvements suspects et de renforcer l’échange de renseignements avec les douanes et la gendarmerie maritime, afin de « taper » le bon conteneur, voir la bonne valise de croisiériste.

Les policiers de l’OFAST pourront s’appuyer sur une « cross portuaire », cellule de renseignements opérationnelle sur les stupéfiants qui va réunir chaque mois les différentes autorités sur le Port.

Pour éviter qu’ils se perdent, ‘Aviseur international’ est heureux d’offrir une carte de Marseille aux enquêteurs de l’OFAST, voire aux futurs infiltrés à la DNRED ou à la Gendarmerie maritime.

Je me souviens à Nantes, à l’Échelon DNRED, on était obligé de sortir lorsqu’on abordait sérieusement une opération. L’attaché police avait de très grandes oreilles et des qu’il savait ou imaginait quelque chose, il répercutait à sa hiérarchie! J’ai des témoins en retraite qui peuvent confirmer!

Mais çà c’était hier! Aujourd’hui, ils sont tous « copains comme cochons » et les policiers ont oubliés les « facéties » de David Cugnetti , aujourd’hui parti comme directeur à Perpignan et de son directeur Erwan Guilmin, le DOD de la DNRED, qui fit péter les 7 tonnes du Bd Exelmans!

000000

COLOMBIA 🇨🇴 (Puerto de Caragena) : grâce aux renseignements des services français, saisie de 2.386 kilos de coke qui devait partir pour Barcelona 🇪🇸

La cargaison de coke avait été ajoutée à une livraison de café en provenance du Pérou.

000000

ARTE (Le dessous des cartes) : des routes qui changent

En 2022, on estimait que le commerce illégal de drogues représentait un marché de 250 milliards de dollars dans le monde.

Entre l’achat des matières premières à moindre coût dans des pays pauvres et la revente de produits transformés aux consommateurs, les trafiquants de marijuana, cocaïne, héroïnes, fentanyl ou amphétamines réalisent des profits colossaux. 

Pour mieux comprendre, « Le dessous des cartes » vous emmène sur les routes de la drogue. L’économie de la drogue fait des ravages tout au long de son parcours. Que ce soit chez les cultivateurs modestes du Maroc, d’Afghanistan ou de Colombie ; dans les pays par lesquels la drogue transite et ou les trafiquants prospèrent, comme au Mexique ou en Albanie ; ou enfin dans les pays où les produits finissent leur course et où des centaines de milliers de consommateurs meurent chaque année.

000000

FRANCE 🇫🇷 (MSC – Mediterranean Shipping Company) : quant au secrétaire général du palais de l’Élysée Alexis Kohler

A Olbia, en Sardaigne, je regarde le « MSC Orchestra » et ne peux m’empêcher de penser à Alexis Kohler;

Alors que MSC devenait une force dominante du commerce mondial, elle est également devenue un canal privilégié de trafic de cocaïne pour les gangs des Balkans. Soupçonné de l’avoir favorisée depuis le ministère des finances, à Bercy, voire depuis le secrétariat général de l’Élysée, Alexis Kohler (qui s’était mis à son service comme directeur financier en 2016-2017), a été mis en examen en septembre dernier pour « prise illégale d’intérêt.

Nous reproduisons ci dessous (en accès libre) une remarquable enquête de l’agence américaine Bloomberg du 16 décembre dernier qui explorait l’infiltration de la compagnie maritime Italo-Suisse des cousins d’Alexis Kohler par des trafiquants de cocaïne.

000000

FRANCE 🇫🇷 (DR de Montpellier) : les gabelous tapent 122 kilos 500 de haschich au péage de Sain- Jean-de-Védas

La saisie a été effectuée dans la nuit du 11 au 12 septembre., après la découverte dans un fourgon, d’un double plancher.

Les deux occupants en provenance d’Espagne ont été interpellés et placés en retenue administrative…pour commencer.

Depuis, ils sont à l’ombre pour deux et trois ans avec maintien en détention.

0000000

FRANCE 🇫🇷 (cité des papes) : les agents de la DNRED interceptent près d’une tonne de cannabis ainsi que 4 kilos de cocaïne

Cinq personnes ont été placées en garde à vue au commissariat d’Avignon. Tel est le bilan d’une opération menée au milieu de la nuit du 15 au 16 septembre.

000000

MAROC 🇲🇦 (Haschich) : la route historique par le détroit de Gibraltar fait désormais l’objet de contrôles renforcés

Les trafiquants contraints de revisiter leurs stratégies

La route historique par le détroit de Gibraltar fait désormais l’objet de contrôles renforcés. Des itinéraires de contournement ont donc été observés par les policiers spécialisés. Par la voie maritime, les narcotrafiquants tentent de rejoindre le Portugal et le sud-ouest de l’Espagne. Voire directement le nord de la péninsule et la Catalogne avec des embarcations toujours plus rapides. Par la route, le corridor du Maghreb passant par l’Algérie, la Tunisie et l’Égypte semble se développer, atteste une source policière. Le cannabis, empaqueté dans des « valises marocaines », remonte ensuite par le sud de l’Europe. Signe d’une certaine tension, les violences « décomplexées » à l’encontre de forces de l’ordre dans ces pays traversés « prennent de l’ampleur » et « illustrent l’exaspération des trafiquants devant ce tour de vis sécuritaire », poursuit cette source.

source et plus

000000

FRANCE 🇫🇷 (BSE de Roissy-CDG) : environ 2,4 millions d’euros saisis par les douaniers

Deux hommes, âgés de 32 et 39 ans, en provenance d’Alger et de nationalité algérienne, en partance pour Istanbul ont été interpellés par les douaniers de la brigade de surveillance extérieure (BSE). Après le contrôle de leurs valises, les douaniers ont trouvé environ 2,4 millions d’euros en liquide, dont une partie en Francs suisses.

000000

FRANCE 🇨🇵 (BSI de Perpignan) :  les douaniers saisissent 168 kilos d’herbe de cannabis planqués dans des baies vitrées

Lors d’un contrôle à la frontière espagnole, sur l’A9, les douaniers du Perthus vérifient la cargaison d’un camion lituanien. Censé transporter des baies vitrées, ils découvrent que le poids lourd contient également de la résine de cannabis dissimulée dans le vide des vitrages. Le chauffeur a été condamné ce jeudi 1er août au tribunal de Perpignan.

Lire plus

0000