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D’après les informations de M6, François Thierry devrait être prochainement muté de son service. Un départ précipité par une affaire judiciaire.
Publié le 19/03/2016 à 18:45 | Le Point.fr
Thierry, actuel commissaire divisionnaire de l’ Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), devrait être muté à la sous-direction antiterroriste (SDAT) dans les prochaines semaines. C’est en tout cas ce qu’affirme M6, qui va même jusqu’à expliquer que cette promotion serait en réalité due aux récents démêlés de l’office anti-drogue avec la justice.
« La justice s’intéresse depuis plusieurs mois au fonctionnement de certaines sections de l’OCRTIS, et des relations entretenues entre les responsables de ces groupes, et les indicateurs qui fournissent les informations permettant les saisies », explique M6. Certains fonctionnaires seraient en effet soupçonnés de ne pas avoir coopéré entièrement avec la justice dans le cadre d’une saisie de sept tonnes de cannabis fin 2015 dans le 16e arrondissement de Paris. Dans cette affaire, un ex-patron des douanes avait été placé en garde à vue le 17 mars.
« Dysfonctionnements supposés »
En poste depuis six ans à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants, François Thierry est connu dans les médias depuis plusieurs années comme le visage de la lutte anti-drogue. D’après des sources policières, la mutation de ce fonctionnaire respecté et médiatique permettrait « d’apaiser les tensions internes et externes » autour du service, et de « renouer des relations de confiance avec certains magistrats qui rechignaient parfois à saisir un office, peut-être victime d’égarements de certains de ses cadres ». Une promotion qui n’empêcherait pas cependant François Thierry d’être entendu prochainement devant les juges pour expliquer les « dysfonctionnements supposés de son futur-ex service », explique M6.
Une étude de l’Organisation Mondiale de la Santé a réalisé un classement de la consommation de cannabis par pays et par âge.
L’étude s’intéressait plus globalement au comportement des jeunes de quinze ans face à la drogue, et ce, dans plus de quarante-deux pays (en Europe, au Canada et en Israël). Alors que la moyenne internationale situe à 15% la part de la population âgée de quinze ayant déjà consommé du cannabis, la France explose le record avec un taux moyen de 29% pour les garçons et 26% pour les filles. Il n’est pas simplement question d’expérimentation dans ces chiffres mais bien de consommation régulière, puisque là encore les petits français…
Un vaste trafic de drogue démantelé dans un quartier de Saint-Étienne, à la Cotonne après une investigation qui a démarré en octobre dernier. Treize personnes ont été interpellées à Saint-Étienne, lundi à 6h du matin par une centaine de policiers.
En quasiment 6 mois, les trafiquants ont réalisé un profit estimé à près de 200.000 euros grâce à la vente de cocaïne et de cannabis.
Trois kilos de résine ont été retrouvés chez les interpelés. 400 grammes de cocaïne dont 9 sachets vides qui sous-entend que 9 kilos de cocaïne sont partis à la vente dernièrement. Une vente qui se faisait à La cotonne sur la voie publique ou par le biais d’une voiture qui faisait le transport chez une vingtaine de gros clients qui pour certains se faisaient livrer tous les 2 jours. Des trafiquants bien organisés, âgés de 20 à 35 ans, tous connus des services de police et pour les deux grands bonnets considérés comme dangereux eux, notamment, ont déjà été condamnés pour des faits similaires de trafic mais également de violences. Ils fournissaient potentiellement 300 clients, âgés de 15 à 25 ans, à Saint-Étienne et dans les communes environnantes.
L’argent était ensuite dans la foulée réinvesti immédiatement dans des téléphones portables ou du matériel Hi-fi revendu sur internet à des particuliers.
Ils vendaient parfois la cocaïne devant l’entrée de la supérette Simply Market. Les trafiquants de cocaïne qui sévissaient sur le quartier du Val-d’Argent Sud, à Argenteuil, ont découvert cette semaine que les policiers les suivaient de près depuis plusieurs mois.
L’enquête de la sûreté départementale débute au mois de novembre dernier, lorsque les premières informations parviennent à ses fonctionnaires. Elles sont rapidement confirmées : les acteurs du trafic se postent parfois devant la supérette du Val-Sud, revendant aussi les produits stupéfiants dans le parc de la rue de Rethondes ou livrant carrément la cocaïne à domicile.
Au fil des surveillances, les enquêteurs parviennent ainsi à mettre un nom sur chacun des protagonistes. L’un d’eux ne leur est pas inconnu : âgé d’une trentaine d’années, il avait déjà été impliqué dans un précédent dossier de trafic de drogue mené par la sûreté départementale. Lors de cette affaire, en 2011, les policiers avaient saisi 333 kg de résine de cannabis dans les placards d’un appartement de Bezons. Les enquêteurs avaient aussi retrouvé à cette occasion un pistolet-mitrailleur Uzi.
Les policiers ont pu évaluer à une vingtaine le nombre de consommateurs qui chaque jour se fournissait via ce trafic. Il y aurait au total une centaine de clients. Ils ont également découvert que les trafiquants avaient leur quartier général : un bar à chicha situé à proximité et qui les employait dans des conditions suspectes.
Cette semaine, les policiers ont lancé une vague d’arrestations, interpellant huit personnes. Chez celui qui apparaît comme l’un des principaux suspects, et qui avait été impliqué dans le dossier de 2011, les policiers ont retrouvé pas moins de 62 000 € en espèces.
Six personnes ont été déférées à la justice ce jeudi, en comparution immédiate, dont une femme. Deux d’entre elles ont été incarcérées dans l’attente du procès qui se déroulera le 25 avril prochain.
Les deux mineurs, dont la participation au trafic consistait à effectuer des reventes occasionnelles, ont été mis en examen par un juge des enfants mercredi.
L’inspection générale de la Police nationale (IGPN), la police des polices, vient d’être saisie d’une enquête sulfureuse visant l’Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS).
Enquête de la police des polices sur la disparition de plusieurs tonnes de cannabisCrédit Image : AFP / FRED DUFOURCrédit Média : Damien Delseny
C’est l’enquête qui dira si c’était véritablement pour « remercier », mais ce qui est certain c’est que depuis quelques jours, l’IGPN, la police des polices, a été chargée de faire la lumière sur les liens qui existent entre l’un des plus gros trafiquants de cannabis français, arrêté le mois dernier en Belgique, et l’office central de lutte contre le trafic de drogue.
Des gardes à vue au plus haut niveau ?
L’affaire agite la police judiciaire depuis plusieurs semaines, et les intéressés eux mêmes s’attendent à des remous, avec des gardes à vue, sans doute même du patron de cet office et des perquisitions. Les juges en charge de l’enquête sur la saisie du mois d’octobre sont persuadés que les policiers leur ont caché des éléments de cette livraison surveillée. Et que la quantité, déjà énorme, saisie cachait en fait une cargaison cinq fois supérieure.
Des pratiques tolérées et encadrées par la loi
La livraison surveillée consiste en quelque sorte à effectuer une filature de la drogue depuis le Maroc jusqu’en France, de manière à identifier les équipes qui viennent récupérer la marchandise. Au mois d’octobre dernier, la procédure a été respectée.
Mais le vrai problème, c’est la découverte de l’origine du tuyau : un trafiquant bien connu, qui serait donc aussi le « tonton » de la police. Alors les questions qui se posent aujourd’hui sont simples : l’office des « stups » peut-elle lutter contre le trafic en s’associant avec l’un de ses barons ? Et les policiers peuvent-ils, pour pécher au gros, devenir les associés momentanés d’une importation de cannabis ?
Les points de revente se sont en particulier développés dans les entrées de cités HLM. Service photo La Voix du Nord
L’ampleur prise par le deal de rue dans la métropole lilloise inquiète les autorités. Les quartiers sud de Lille sont les plus touchés par la multiplication des réseaux. Martine Aubry a tiré la sonnette d’alarme. Les habitants, notamment dans les cités HLM, subissent de plein fouet le phénomène.
On connaissait le boulevard du shit, à Hem, près de Roubaix. Voilà désormais les boulevards de la poudre, à Lille. De la porte de Valenciennes au boulevard de Metz, dans les quartiers populaires au bord du métro et du périphérique sud, elle s’écoule en quantité astronomique : une tonne d’héroïne vendue par an sur cet axe, soit onze millions d’euros de bénéfice (!), d’après une évaluation confidentielle menée par la police en 2015.
Un trafic d’héro et de coke démantelé fin décembre, boulevard de Metz, drainait par exemple 200 clients quotidiens. Spécialité lilloise, l’héroïne y est la moins chère de France. Cocaïne et cannabis abondent aussi. Certes, la capitale nordiste est une plaque tournante historique. Mais depuis quelques années, elle a pris une ampleur inédite.
« Il y a eu une explosion, avec de multiples petits points de revente », constate Bruno Dieudonné, procureur-adjoint de Lille. Ils se sont en particulier développés dans les entrées de cités HLM. « C’est très inquiétant, on n’a jamais vu ça », déplore François Dreux, responsable de la sécurité du bailleur social Lille Métropole Habitat. La montée en puissance lilloise n’a pas fait trop de bruit. Elle hisse pourtant sa métropole et la région au sommet national : « On a rejoint, voire dépassé, le binôme de tête, PACA et la banlieue parisienne », estime Romuald Muller, chef de la DIPJ (direction interrégionale de la police judiciaire) de Lille.
Aubry écrit à Cazeneuve
En 2014, 10 400 personnes ont ainsi été interpellées dans le Nord pour des affaires de drogues, principalement de l’usage. Un volume équivalent à la Seine-Saint-Denis, et supérieur aux Bouches-du-Rhône (9 000) (Source : observatoire national de la délinquance et des réponses pénales) . « Le Nord Pas-de-Calais connaît une diversité de trafics qui n’existe nulle part en France, décrypte Romuald Muller. Il y a d’abord une multitude de micro-réseaux. Plus inquiétant encore, on est devenus une zone de stockage et de redistribution pour d’autres régions. Enfin, il y a du transit de drogues et un essor de la cannabiculture. »
Face à la dérive, Martine Aubry a envoyé, le 15 mai dernier, un courrier alarmant à Bernard Cazeneuve afin d’obtenir à Lille un plan antidrogue comme à Saint-Ouen (93).
Elle décrit au ministre de l’Intérieur « l’une des situations les plus enracinées du pays » et un « développement préoccupant de ces trafics dans plusieurs secteurs » : les Aviateurs (Bois-Blancs), la rue Pierre-Legrand (Fives), la place Catinat (Vauban), la rue Jules Guesde (Wazemmes), le boulevard Hoover (centre). Les trois quartiers de la ZSP (zone de sécurité prioritaire), créée en 2012, sont les principaux gangrenés : de « larges pans » de Lille-Sud, du Faubourg-de-Béthune et surtout de Moulins, où le phénomène est jugé « très critique ».
La police, notamment la sécurité publique, a beau multiplier les démantèlements, les réseaux renaissent sans arrêt. « On vide la mer avec une passoire, se désole un policier. Les enjeux financiers sont trop énormes ». « Un point de deal peut rapporter jusqu’à 15 000 euros par jour », détaille Didier Perroudon, patron de la police du Nord.
Signe d’une prise de conscience, Bernard Cazeneuve a annoncé à Lille, en septembre, le plan antidrogue réclamé par Martine Aubry : hormis des renforts de CRS pendant trois semaines à Lille-Roubaix-Tourcoing, partis ensuite à Calais, rien n’a vu le jour.
Métropole lilloise, Maubeuge et Bassin minier : le trio de tête des trafics régionaux
Sans surprise, la métropole lilloise concentre de loin le plus grand nombre de trafics de la région, analyse Romuald Muller, directeur de la DIPJ (direction interrégionale de la police judiciaire) de Lille.
Dans le détail, les quartiers sud de Lille arrivent en tête, suivie de Roubaix et Tourcoing.
Plus inattendu, s’il fallait étalir un classement régional, Maubeuge se place en deuxième position. « C’est une porte pour alimenter l’Est de la France. Et il y a la proximité avec la Belgique, en particulier Charleroi, où se trouve une forte criminalité organisée. »
Encore un cran en-dessous, vient le bassin minier. « Il y a des micros-réseaux. Mais beaucoup de consommateurs s’approvisionnent dans l’agglomération lilloise. Il existe toutefois du stockage pour revendre ailleurs, comme l’a montré la saisie de 360 kilos de résine de cannabis, à Hénin-Beaumont, en 2015. »
Un jeune homme d’une vingtaine d’années, habitant Oyonnax, a été interpellé mardi 1er mars à 6h30, à Tourcoing, dans le département du Nord.
Ce sont des policiers du secteur qui l’ont arrêté sur recommandation des policiers d’Oyonnax et qui leur ont remis l’individu. Depuis le 5 février, les policiers d’Oyonnax recherchaient ce jeune homme. Ils ont fait appel à leurs collègues lorsqu’ils ont eu la certitude qu’il s’était réfugié dans cette ville du Nord.
Saisie “exceptionnelle”
Le 5 février en fin de matinée, les agents du commissariat d’Oyonnax intervenaient dans un appartement, en centre-ville. Ils avaient été informés qu’une forte odeur de cannabis semblait émerger…..
Le 29 septembre 2011, Michel Neyret, charismatique directeur adjoint de la PJ de Lyon, est arrêté à son domicile par l’IGS. L’affaire Neyret est en marche. Pour la première fois, une enquête raconte les dessous de cette affaire alors que le procès de l’ex-commissaire va s’ouvrir.
C’est l’histoire d’un super flic, passionné et épris d’action. Un chef incontesté qui obtient des résultats. À tout prix. Patron de l’antigang à Lyon à 29 ans, Michel Neyret le restera vingt ans, adulé par ses équipes comme par ses supérieurs. Réactivité, virtuosité dans la résolution d’enquêtes sensibles et innovations technologiques, la griffe Neyret lui vaudra de belles affaires : les Ripoux de Lyon ou les évadés par hélicoptère de la prison de Luynes.
Qui a fait tomber le commissaire ?
Quels sont les éléments retenus par la police des polices ?
Qui aura manipulé qui ?
Dans une enquête captivante, Richard Schittly retrace la carrière du « meilleur…
La police de Metz annonce ce vendredi avoir réalisé une saisie exceptionnelle de drogue : 30 kilos de résine de cannabis, autant qu’en un an habituellement. Un Messin de 24 ans a été placé en détention provisoire.
La police de Metz a mis la main cette semaine sur 30 kilos de résine de cannabis : l’équivalent d’une année de saisie en moyenne. Valeur estimée de la drogue : 150.000 euros. « Ça n’arrive qu’une fois tous les 10 ans », se félicite le chef de la sûreté départementale, le commissaire Jean-Baptiste Leheup. Les stupéfiants ont été découverts mardi, à la suite d’un contrôle routier mené par les policiers de la brigade de sûreté départementale.
Dans l’appartement de Metz-Nord, 2000 euros en liquide et la clé d’une voiture au coffre rempli de drogue
Tout part d’un appel au 17 dans la nuit de lundi à mardi, pour des bruits suspects, route de Vallière. Dans le secteur, la patrouille arrête une voiture qui s’avère être un véhicule volé. Les policiers perquisitionnent l’appartement de son propriétaire à Metz-Nord et découvrent 2.000 euros en liquide, mais aussi la clé d’une autre voiture, une grosse cylindrée. C’est dans ce véhicule que les policiers retrouvent la drogue, conditionnée dans le coffre en trois paquets de 7,5 kilos.
L’homme interpellé, un Messin de 24 ans, a passé près de 96 h en garde à vue. Il a été placé en détention provisoire. Très peu connu des services de police, son casier judiciaire fait mention d’infractions mineures, comme usage de stupéfiants. Là, il est passé directement à la catégorie supérieure. L’enquête va porter maintenant sur l’origine de la drogue et sur ses acheteurs potentiels.
Neuf personnes ont été interpellées dans les Alpes maritimes après le démantèlement d’un réseau de trafic de stupéfiants avec l’utilisation de « go-fast » entre la France et l’Italie.
Le dimanche 6 mars, un des véhicules traqués par les enquêteurs est repéré alors qu’il passe la frontière franco-italienne vers 04H00. Un dispositif comprenant au total quelque 50 gendarmes est alors déployé, et le véhicule ouvreur est intercepté à son retour sur l’autoroute A8. Le véhicule contenant la drogue est retrouvé plus tard, mais vide de tout produit.
Dans la foulée, neuf personnes sont interpellées à Nice et Villefranche-sur-Mer. 150 grammes de cocaïne, une arme de poing avec deux chargeurs, deux véhicules, des sacs à main de luxe et 4.000 euros en liquide ont été saisis.
Un petit colis tout ce qu’il y a de plus normal, livré à une adresse postale ordinaire à Neuilly-sur-Seine. Rien ne le distingue de tous ces paquets quotidiennement livrés dans les boîtes aux lettres. Sauf que celui-ci, en provenance de Martinique, contenait près d’un kilo de cocaïne et que la PJ le pistait depuis son expédition aux Antilles.
Personne n’est venu récupérer le colis au moment du passage du facteur à Neuilly, sinon les enquêteurs, qui l’ont examiné sous toutes les coutures et fait analyser. Mais l’envoi a livré suffisamment d’indices pour suspecter des trafiquants basés en Martinique, et surveiller la livraison d’un prochain colis, effectivement expédié deux mois plus tard, en mai 2014.
Les commanditaires, deux braqueurs patentés de la banlieue nord
Il aura fallu deux ans aux policiers pour arrêter les insaisissables commanditaires de ces livraisons, deux braqueurs patentés de Seine-Saint-Denis et du Val-d’Oise, qui versent aussi dans le trafic de stupéfiants.
La brigade des stupéfiants de la sûreté départementale, a intercepté un Bisontin de 25 ans transportant six kilos de résine de cannabis dans le coffre de sa voiture. Le jeune homme avait pris possession de la drogue dans le quartier de Palente et s’apprêtait à effectuer une livraison lorsqu’il a été interpellé sur le parking d’un fast-food à École-Valentin.
La police a saisi ce mercredi 14 kilos de cannabis et 3 990 € dans le quartier de la Capsulerie à Bagnolet, un secteur bien connu pour le trafic de stupéfiants. Une surveillance a permis de mettre la main sur ce juteux butin.
Le 5 mars, la police repère des va-et-vient aux abords d’un pavillon de la rue de la Liberté.
Ce mercredi à midi, ils investissent cette maison divisée en plusieurs appartements. Dans l’un des logements ils découvrent plus de 12 kg d’herbe et de résine ainsi que la somme de 3 990 € en liquide. ….
Les interpellations ont eu lieu ces derniers jours à Lormont et Pessac-sur-Dordogne (Gironde) mais aussi à Orléans et en région parisienne. L’enquête avait débuté par l’interception d’un « go fast » l’automne dernier.
Dans la nuit du 16 au 17 septembre, des véhicules avaient été repérées en provenance d’Espagne. Un renseignement fourni aux enquêteurs de la police judiciaire de Bordeaux annonçait une livraison d’une importante quantité de résine de cannabis. En pleine nuit, deux voitures étaient signalées sur l’A63 et attendues au péage de Saint-Geours-de-Maremne dans les Landes.
Les policiers ont remarqué que « des individus de région parisienne ont pris le pas sur les délinquants locaux ». Photo archives « Le Maine Libre » Hervé Petitbon
« Au Mans, c’est la première fois que je vois ça », reconnaît le procureur de la République, Philippe Varin, arrivé en Sarthe il y a un an et demi. Cette intervention musclée « ressemble aux affaires de stupéfiants que nous connaissons au Mans », constate le procureur.
« Il y a de gros trafiquants de drogue au Mans », livre une source proche de l’enquête. « On est monté en gamme ces dernières années. Il y a désormais des équipes sérieuses et déterminées qui sont ici. »
Les stupéfiants ont été une aubaine coloniale, un produit prohibé, la cible d’une croisade. Et maintenant? Le département de Sociologie de l’UNIGE explore les idées émergentes dans une série de conférences
La croisade est peut-être terminée. La «guerre contre la drogue», déclarée par le président états-unien Richard Nixon en 1969 et menée depuis lors sous l’égide des traités internationaux, semble sur le point de s’éteindre et de passer à l’histoire comme l’un des égarements du XXe siècle. Une nouvelle ère s’ouvre, qui s’annonce plus raisonnable, mais où pour l’instant «tout le monde se pose des questions et personne n’a des réponses», note Jean-Félix Savary, secrétaire général du Groupement romand d’études sur les addictions (GREA). «Même le gardien du temple, l’Organe international de contrôle des stupéfiants, qui veille à la mise en œuvre des traités, n’est plus opposé à l’ouverture du débat. Dans son rapport annuel, publié ces jours, il invite à discuter de nouveaux modèles.»
Le GREA est partenaire de l’Université de Genève pour une série de conférences, agendées jusqu’en mai, sur «Les drogues dans tous leurs états». Il s’agit de rassembler et de confronter, en public, les différents savoirs qui s’élaborent au sein de l’UNIGE, rendant ainsi visible un processus en cours, qui vise à regrouper et à coordonner ces compétences. Le cycle s’est ouvert mercredi dernier avec l’historien français Alexandre Marchand en invité principal, plaçant la prohibition des stupéfiants dans une perspective historique. Le 9 mars, le sociologue genevois Loïc Pignolo présentera son enquête de terrain portant sur les dealers de rue et sur leur éthique, plus développée qu’on ne l’imaginerait.
«Les drogues dans tous leurs états», jusqu’au 18 mai 2016, les mercredis de 18h30 à 20h à Uni Mail (40, bd. du Pont-d’Arve, Genève), salle MR160, entrée libre. Sous la responsabilité de Sandro Cattacin, avec la participation de Barbara Broers, Anne Philibert et Loïc Pignolo, en collaboration avec le Groupement Romand d’Etudes sur les Addictions
Prochaine conférence le mercredi 9 mars 2016: «Deal de rue dans un quartier genevois: résultats d’une enquête de terrain», avec Loïc Pignolo (Institut de recherches sociologiques, UNIGE) et Christian Ben Lakhdar (Faculté Libre des Sciences Economiques et de Gestion de Lille)
Le Maroc est l’un des plus gros producteurs de résine de cannabis au monde et continue de fournir l’Europe, selon le rapport de l’année 2015 publié par l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS).
La plupart de la résine de cannabis destinée à l’Europe est acheminée clandestinement depuis le Maroc, note le rapport de l’OICS, un organe indépendant chargé de surveiller l’application des conventions internationales des Nations Unies relatives au contrôles des drogues.
« Le Maroc demeure l’un des plus gros producteurs de résine de cannabis et reste l’un des principaux pays d’où provient la résine acheminée clandestinement vers l’Europe », révèle le document, soulignant que « le Maroc faisait partie, ces dix dernières années, des trois pays les plus fréquemment cités comme source ou zone de transit de la résine saisie au monde ».
En 2014, le Maroc, l’Afghanistan, le Liban et le Pakistan ont fait partie des pays d’origine et d’envoi de la résine de cannabis saisie en Europe occidentale, est-il mentionné dans le rapport de l’OICS.
L’organe international de contrôle des stupéfiants présente son rapport pour l’année 2015. Une donnée connue de longue date se confirme : l’Afrique est bel et bien une porte d’entrée, une zone de transit pour tous types de drogues qui sont ensuite acheminées vers les Etats-Unis, l’Europe et l’Asie. Fait nouveau, le continent devient aussi une zone de fabrication de drogues de synthèses.
Avec notre correspondant à Dakar, Guillaume Thibault
Cocaïne à l’Ouest, héroïne à l’Est, drogues de synthèse et marijuana partout. Le continent africain est toujours une porte d’entrée pour tous types de drogues. « Le trafic de cocaïne demeure une préoccupation majeure », pointe le rapport. La Guinée-Bissau, la Gambie ou encore le nord du Mali sont des zones d’arrivées et de transit connues, mais, signe que ce dossier est ultrasensible, aucun de ces pays n’est cité dans le rapport. Seul le Cap-Vert est présenté comme une plaque tournante de ce trafic, une demi-tonne a été saisie.
Dakar (AFP) – L’Afrique reste une « zone de trafic clef » du marché mondial des drogues et sa classe moyenne en expansion est un nouveau débouché pour les trafiquants, affirme l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), rattaché à l’ONU, dans un rapport publié mercredi.
NEW YORK- L’Afrique demeure l’une des « principales plaques tournantes » du trafic de drogues et une des « principales zones » de transit, selon le rapport de l’année 2015 publié par l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS).
par Adeline Daboval et Thibault ChaffotteNanterre, jeudi 25 février 2016.
Impressionnante saisie de drogue mercredi matin au domicile d’un habitant du quartier du Petit-Colombes, à Colombes. Vers 8 heures, les enquêteurs de la sûreté territoriale des Hauts-de-Seine, aidés par l’équipe cynophile de la préfecture de police, ont fait main basse sur une belle quantité de stupéfiants, un pistolet 9 mm, et de l’argent.
4,6 kilos cocaïne, 2,2 kg de MDMA (le principe actif de la drogue de synthèse ecstasy sous forme de poudre), 1,2 kg de cachets d’ecstasy, un kilo de résine de cannabis ont été découverts, confirme le parquet de Nanterre. La marchandise était entreposée chez un homme âgé d’une trentaine d’années, résidant avenue Gabriel Péri, et qui a été placé en garde à vue. Valeur estimée de l’ensemble : environ 800 000 €.
Cette saisie a valu aux policiers de recevoir la visite et les félicitations du préfet des Hauts-de-Seine Yann Jounot, ce jeudi matin. «Il est assez rare que d’aussi grandes quantités de drogue soient saisies, parce que les trafiquants œuvrent le plus possible à flux tendu», estime le représentant de l’Etat, qui y voit le résultat de «la stratégie mise en place dès le milieu de l’année dernière sur la zone de sécurité prioritaire de Colombes par la sûreté départementale et la police judiciaire». A savoir «renforcer les effectifs de terrain sur la voie publique pour gêner les petits deals, et mieux cibler les investigations pour taper le plus haut possible dans les réseaux afin de déstabiliser le trafic».
Une zone de tension liée au trafic de stupéfiants
Colombes est considéré par les spécialistes comme le point de vente de stupéfiants «le plus structuré» du département. L’avenue Charles-De-Gaulle, qui sépare les quartiers rivaux du Petit-Colombes -d’un côté la cité «Total», comme l’appellent les habitants, et de l’autre les Côtes-d’Auty- se transforme régulièrement en ligne de front et zone de fusillades. Le 11 février dernier, un homme de 36 ans, connu pour des affaires de stups, a été ciblé par des tirs à la hauteur du Leader Price. Il y a quatre ans, le quartier avait été le théâtre, pendant plusieurs semaines, d’une impressionnante série de fusillades. En septembre 2013, Manuel Valls alors ministre de l’Intérieur s’était rendu sur place, et avait classé le quartier en zone de sécurité prioritaire (ZSP).
«Je suis ravie de cette prise, réagit la maire (LR) de Colombes, Nicole Gouéta. Dans ce quartier, des millions d’euros ont été dépensés dans le cadre de la rénovation urbaine. Mais les résultats sont minimes si on ne règle pas le problème de sécurité. Ces vendeurs, ces guetteurs gâchent la vie du quartier. Les gens qui ont accédé à la propriété dans la Zac de la Marine ont droit à la tranquillité. Nous avons deux restaurants à ouvrir sur le secteur. Je pensais les encadrer par la police municipale… Dans ce quartier où plus de 80 % des logements sont sociaux, il faut que la mixité réussisse».