AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81

AVISEUR INTERNATIONAL

VENEZUELA: porte-avions de la drogue et tremplin vers l’Europe et l’Afrique

Coke en stock (LXXXII) : le Venezuela, porte-avions de la drogue

Encore un avion « abattu » ?

On en été resté là, pendant quelques mois, jusqu’en ce jour où où le ministre des armées, l’ineffable Vladimir (Padrino Lopez) annonçait encore une fois la même chose encore : la chute présumée d’un avion de narcotrafiquant qui aurait été « abattu » par l’intraitable aviation bolivarienne ; à qui aucun avion porteur de drogues ne faisait plus peur, visiblement, comme le clamaient en cœur avec Lopez les officiels, sûrs de leur « terrifiante » aviation dotée de K-8 chinois. Effectivement, l’image montrée est éloquente : l’appareil est effectivement réduit à des cendres, à peine si on le reconnaît (la queue relevée en T semblant bien être celle d’un Beechcraft Super King 300, comme on peut le constater… un appareil connu (très connu, même, des vénézuéliens, comme on va le voir).

Un avion absolument pas « abattu » !

Un premier blogueur curieux et attentif s’étonne là encore de la version donnée  : l’appareil est resté bien en ligne, et n’a pas impacté le sol (il n’y a pas de cratère de visible) : son train est encore sorti (il s’est effondré dessus en brûlant) et surtout… ses hélices sont en drapeau (leurs pales grises ont deux traits blancs à leur sommet) signe qu’il s’était posé d’abord plutôt tranquillement et qu’il a été incendié après. Un terrible incendie, qui a ravagé tout le fuselage et laissé seulement visibles les fuseaux moteurs, bien noircis… et la queue, restée relativement intacte. D’après les vestiges, on a bien affaire à un Super King Air 300. Mieux encore, avec la découverte d’un second blogueur, qui laisse plutôt sans voix. Les vestiges visibles des dessins figurant sur la queue pointent en effet selon lui… vers le fameux YV2351 qui a servi à faire le show à Tareck El Aissami, (voir l’épisode précédent) !!! Indubitablement, on a affaire au même appareil, et donc à une sérieuse mise en scène, car l’avion a à nouveau été sorti de la base militaire de la Carlota pour être disposé en plein Apure !!! Quelle mascarade ! Le gouvernement vénézuélien n’hésite donc pas à sacrifier des appareils valant encore quelques centaines de milliers de dollars pour faire croire à l’efficacité de sa lutte contre le trafic de drogue, mettant de ce fait sérieusement en doute cette dernière !!! En conclusion, le Beechcraft aura assuré aussi deux fois le show !!!

Le Venezuela, porte-avions des appareils bourrés de coke

Le fait est, et c’est indéniable, que le Venezuela est devenu un véritable porte avion pour porteurs de drogues, avec des appareils parfois dissimulés dans la jungle, en attendant qu’on vienne tout simplement les utiliser. C’est ce qu’on avait déjà découvert le 20 septembre 2012 lorsque le « Service d’Intelligence bolivarienne » (ou Sebin), tombe (par hasard ?) sur un avion abandonné, un Cessna 421 blanc et bleu, immatriculé B-KDP, dissimulé sous des filets de camouflage sous les arbres, en plein parc national Aguaro Guariquito, près de la municipalité Sebastian Francisco de Miranda, dans l’État de Guarico. Autour de l’avion, il y a 22 fûts de kérozéne dont 7 encore pleins et 15 trouvés vides. L’appareil n’était qu’à quelques mètres d’une piste de décollage et d’atterrissages clandestins ! L’avion avait tout du candidat à la traversée de l’Atlantique, comme ses confrères décrits ici. Ce n’était pas le premier ainsi découvert « prêt à l’emploi » sous un filet de camouflage. Le 27 octobre 2011, c’est un Beechcraft King Air 200 qui avait été trouvé de la même façon au lieu dit de “Las Matas” a 54 miles à l’est d’Elorza.. L’avion immatriculé N-871C, d’une valeur de 2,5 millions de dollars attendait sagement son tour… l’avion avait été volé quelques jours auparavant vers 3 heures du matin, alors que l’aéroport d’El Higüero (Joaquín Balaguer), en République Dominicaine, était encore fermé (ici en photo, à Punta Cana, autre fief du transit de la drogue).

Une épidémie de bimoteurs en Apure

Et les bimoteurs ou même les biréacteurs tombent comme à Gravelotte, dans l’état d’Apure. Venant directement de Colombie. Ou plutôt se posent, et sont incendiés par l’armée, mais sont présentés comme ayant été abattus par l’armée. Des blogueurs suspicieux le relèvent vite en effet, en remarquant sur la plupart des photos des bimoteurs présentés comme « abattus », le train de l’avion, encore visible malgré la quasi-incinération est sorti et les hélices restées en drapeau, signe que l’appareil s’est posé tranquillement avant d’être incendié. L’armée bolivarienne maquille manifestement les faits, en prétendant avoir « abattu » ces avions, qui se sont soit posés sous la contrainte, soit plutôt ont été découverts après coup, ce que l’on suppose davantage avec la volonté montrée de vouloir en faire à tout prix des victoires aériennes. Et comme aucune boîte noire n’est jamais montrée ni étudiée sur les biréacteurs incendiés (les petits bimoteurs à hélice n’en ayant pas), on se convainc vite que là encore, c’est bien l’armée qui efface les traces d’un trafic compromettant pour elle, davantage que des appareils poursuivis par des hypothétiques avions vénézuéliens. Les vénérables F-16, achetés par le prédécesseur de Chavez en 1983 paraissent fort mal lotis pour en effectuer la chasse, et quand aux fameux K-8 chinois montrés en exemple par ce même Chavez, la flotte s’en est réduite, avec le crash d’un appareil lors… d’une démonstration aérienne destinée à fêter l’anniversaire des forces aériennes bolivariennes.

La grande esbrouffe du pouvoir

Non, résolument, tout est du flanc, et fort peu de crashs montrés dénotent d’une chute de l’appareil (ici à gauche un avion retrouvé – incendié au sol- à Pedro Camejo danss l’Apure) un ou deux exemples seulement montrent un avion lourdement tombé à plat, moteurs enfoncés dans la boue (comme celui ci-dessus avec un avion piloté par un jeune pilote colombien : celui-là est vraiment tombé de haut, tel quel , et pourrait avoir été abattu : mais c’est pratiquement le seul dans ce cas Cet avion, un Beechcraft Super King Air avait ainsi annoncé comme volé le 25 mai dernier à Atlixco au Mexique dans l’état de Puebla. Son propriétaire, qui venait juste de l’acheter sur une adjudication du gouvernement mexicain (le Secrétariat des Finances et du Crédit public ou SHCP, l’avion aurait donc pu faire l’objet déjà d’une saisie précédent pour trafic de drogue !) avait été menacé chez lui (ou plutôt on l’avait appelé pour dire que son enfant avait été enlevé, ce qui était faux !) s’il ne donnait pas par téléphone à l’aéroport les codes permettant de faire voler l’avion. L’homme déposera le 27 mai une plainte au commissariat portant le numéro 1127/2014 pour dénoncer les faits. Le 28 mai, on retrouve l’appareil crashé, profondément enfoncé dans la boue d’un terrain de l’Apure au Venezuela, l’occasion pour l’impayable général Vladimir Padrino López, de faire le fanfaron et Twitter une photo avec la légende : « Une fois de plus notre FANB (la force aérienne bolivarienne) a fait respecter notre souveraineté. Un King-Air 300 abattu au sud-est de Bruzual, Apure ». Celui-là, en effet, pourrait l’avoir été…

L’affaire n’est pas pour autant terminée, une famille mexicaine cherchant depuis le 26 son fils, le pilote professionel Mario Nocove Fernando Muñoz découvrant l’information s’inquiétant du silence de leur enfant. C’est le 13 juin où le journal El Universal a publié un (excellent) article intitulé : « Apure, zone à risque pour les avions ». Le fils aurait été contacté en mai pour faire un voyage en Colombie, puis pour se rendre ensuite à Mexico où il a été hébergé à dans l’hôtel Century Zona Rosa, d’où il avait affirmé être fatigué par les trajets aériens. Le 26, son ex épouse l’avait eu une dernière fois au téléphone… il appelait, selon, elle de Bogota même, où elle-même réside . Le 6 juin, le père de Fernando se rendait auprès de son ex belle fille, qui reçevait toujours des coups de fils de personne ayant croisé son fils, dont un dénommé « Kiko » qui lui a appris la mort de son fils… à Bruzual. Lors d’un rendez-vous avec le dénommé « Koko », le père apprenant par la même occasion qu’il y a quatre endroits concernés par le trafic et où se trouverait sans doute le corps de son fils : le premier est bien sûr le Mexique, le second la zone de Bruzual les, troisième et quatrième étant Guasdualito au Venezuela et Arauca, en Colombie, décrivant ainsi les points-clés du trafic. Le trajet effectué par le bimoteur était sans aucun doute celui d’Arauca-Bruzua, le trajet « parallèle » étant de Bogota-Guasdalito.

Une découverte de plus

Avec toujours la façon de montrer les choses allant dans le sens d’avions « interceptés en vol », ce qui est rarement le cas. Le 9 février, un hélicoptère (Puma) de l’armée venezuélienne survolant l’Apure se fait accueillir par une volée de mitraille. L’engin est alors au dessus de Cararabo, à 25 km seulement de la frontière, à proximité de Cinaruco, dans la petite municipalité de Pedro Camejo de Apure.  Aucun blessé chez les militaires, qui posent leur Puma à côté d’un nouveau venu : un Embraer 820, avec de « fausses immatriculations » selon les venezuéliens. Effectivement : sur les côtés du fuslage (où l’on peut voir des impacts de balles en réponse des militaires), on découvre des… autocollants découpés à la va-vite et mal collés, annonçant le YV-2155 (c’est le numéro d’un Cessna 402B en fait). Sa silhouette est reconnaissable de loin : c’est le Piper PA-31 Navajo construit sous licence au Brésil (le reportage photo est ici) !  Dedans, l’armée découvre, encore sagement ficelés, des paquets faisant plus d’une tonne au total de cocaïne. Et aux côtés de l’avion intact, des bidons d’essence pour le remplir : visiblement, celui là avait envie de redécoller !  Le communiqué des vénézuéliens évite soigneusement, comme on peut le voir d’indiquer l’origine exacte de l’appareil. Faut dire que c’est une… nouveauté (les Embraer de ce type sont plus rare que les Piper d’origine). Mais une recherche approfondie nous fait découvrir l’oiseau qui a gardé sa livrée d’origine : c’est bien le PT-LHO, photographié ici au São José do Rio Preto Prof. Eribelto M. Reino… au Brésil !!! Un Embraer N°820122 qui se trouve facilement, car, surptise, il figure sur Wikipedia  ! Les trafiquants ont-il eu recours à l’Encyclopédie du net pour le choisir, voilà qui est quelque peu surprenant !

Les erreurs à répétition de Padrino

Quant au ministre de la défense vénézuélienne, Vladimir López Padrino, devrait surtout réviser ses gammes, car ça cafouille toujours autant au sommet de l’Etat, dès qu’il s’agit d’expliquer les « interceptions » d’avions de la drogue.. Le 13 juin 2014, il annonce ainsi que ses avions ont « abattu » un « Beechcraft C90 king Air » dans l’Etat d’Apure. Pour fêter ça, il poste sur son compte twitter une photo où il spécifie lui-même le type de l’appareil « abattu ». L’homme est un habitué : il avait déjà fait de même en décembre 2013 avec un autre appareil, visiblement posé au sol et non abattu. Manque de chance pour lui, cette-fois ci ça n’est absolument pas un C-90 à turbopropulseurs, et certainement pas non plus un avion « abattu », mais une fois encore un appareil incendié une fois au sol, visiblement. Les moteurs encore reconnaissables sont des moteurs classiques de type Lycoming en cylindres à plat. Les caractéristiques, plutôt, d’un Piper Navajo. La roulette avant encore munie de son compas d’amortisseur et les entrées d’air des moteurs confirment en effet le type de l’appareil. Même boulette en septembre, mais pas sur le même registre, avec un avion qui s’est écrasé à Casigua el Cubo près de Jesús María Semprún, à 60 km environ du lac Maracaibo.

Des cadavres pris en otage !

Cette fois-ci, c’est bien un Beechcraft, immatriculé YV1537, et on ne parle plus cette fois d’avion « abattu ». Il venait de décoller d’Anaco, près de Santa Bárbara, dans l’Etat de Zulia. Mais on indique tout d’abord que « pour des raisons de sécurité les sauveteurs ne peuvent pas atteindre le site, car seule la Sebin est autorisée à le faire, car c’est dans une région près de la frontière colombienne, et apparemment des information indiquent que l’avion est lié au trafic de drogue »’. Les indications suivantes précisant que les trois occupants de l’appareil ont été retrouvés morts. « Ils ont trouvé les corps sous les décombres de l’avion. Efrain Alberto Blanco Castro était le pilote le navire. Il était accompagné par Gerardo José González Villarroel en tant que copilote et José Luis Turnes Muria en tant que passager. Une source policière a déclaré que l’Armée et la Sebin ont bouclé environ 10 km autour de la zone de l’incident ». Un cliché montre en effet l’appareil, dont le corps central a été incendié, à la suite du crash, pense-t-on. Un site internet, étrangement, montre une autre photo du crash ; mais avec les mêmes commentaires : or c’est un tout autre crash, celui survenu en novembre 2013 en Bolivie à un avion d’Aerocon Airlines, un Swearingen 227 fort reconnaissable par ses grandes jambes de train. On en reste là, quand le 25 septembre qui suit, coup de théâtre : Efrain Castro et Alberto González Blanco José Gerardo Villarroel, âgés respectivement de 54 et 26 ans, signalent à leurs proches qu’ils sont tous deux vivants, et communiquent à la presse une bien étrange histoire : ils afffirment que « leur passager, José Luis Turnes, a tenté de s’emparer de l’aéronef Beechcraft King 90, numéro YV1537, appartenant à l’entreprise Restinca, (il est répertorié comme appartenant effectivement à « Repuestos y servicios tecnicos industriales c.a. ») alors qu’ ils étaient à environ 20 minutes de vil après le décollage, entre Anaco et Santa Bárbara del Zulia, vendredi à 17h30. L’histoire contée par White et Villarroel dit que Turnes les a menacés avec une arme et forcés à atterrir sur un chemin de terre, à 6 km de Casigua Le Cube. Il a également obtenu d’éteindre le dispositif qui permet la localisation de l’avion. Ils ont dit qu’ils ont ensuite été aveuglés par un bandeau et placés dans un véhicule, avant d’être libérés à San Fernando. Ils n’indiquent pas pourquoi. L’aéronef a subi un dysfonctionnement après l’atterrissage. Les sources du service de sauvetage que l’appareil a été remorqué avec un tracteur vers une zone boisée et incendié ». L’avion, encore une fois a été incendié alors qu’il était au sol. Pourquoi donc Padrino a-t-il menti, en laissant les familles des « disparus » dans l’incertitude, on ne le saura jamais. Début mars de la même année, il avait déjà posté sur son compte twitter une photo d’appareil incendié à Guasdualito, en Apure, dont on ne distinguait plus que la queue noircie, en affirmant qu’il avait aussi été abattu (notez le « copyright Vladimir Padrino »… ). Sans préciser autre chose sur l’avion, un Beechraft C-90 dont on ignore encore tout à ce jour… un de plus ! Pas davantage en effet de renseignements dans la bible « AviationSafetyNetwork » !!! Même pas le numéro de série !!!

Le tremplin vers l’Europe et l’Afrique

Au bilan final, le 3 novembre dernier, José Ignacio Mayorca, du magazine vénézuélien El Nacional, parlait désormais du Venezuela comme le « trampoline » des vols de drogue vers le monde entier, le tremplin plus exactement. Les avions y rebondissent en venant de Colombie ou du Pérou, où viennent charger leur cargaisons de coke en venant du Mexique, pour y repartir aussitôt (ou dans les pays voisins). « Le rapport et les comptes du ministère de l’Intérieur, Justice et Paix de 2013 indiquent qu’au cours de cette année (…) l’impunité pour les vols illicites dans cette période a été de 63% (…). Nous sommes devenus comme un tremplin pour la drogue (…). La FANB a trouvé des preuves que les pilotes des vols illicites, font ces voyages la nuit et se posent sur les pistes dans des États comme ceux de Bolívar et Falcon, guidées par des systèmes de positionnement par satellite. Sur des pistes improvisées balisées avec des ampoules ou des torches « . Le même journaliste, en parlant du dernier Gulfstream II atterri en pleine piste de terre, décrit dans ces récents épisodes, évoquait « une opération illégale majeure « . On ne saurait moins dire. Demain nous plongerons un peu plus encore dans les compromissions gouvernementales vénézuéliennes, si vous le voulez bien, qui mettent en danger sa démocratie, en laissant les militaires véreux faire ce qu’ils souhaitent (à savoir s’enrichir !). Nous sommes loin encore, pourtant, d’en avoir fini avec les avions de la drogue au Venezuela…

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxii-le-venezuela-160618

00000000000000000000000000000000000

FRANCE (les cadavres dans le placard de Charly): pour Boulin, l’affaire est dans le SAC

 
Boulin

Les cadavres dans le placard de Charly (14) : pour Boulin, l’affaire est dans le SAC

Et pour terminer cette série, la mort d’un autre ministre, encore plus révélatrice des turpitudes opposant les giscardiens aux gaullistes. Un combat à mort, dont a fait les frais Robert Boulin… son affaire vient de connaître avant hier un ultime rebondissement. On notera simplement qu’on ouvre à nouveau son épais dossier une fois Charly disparu. Une coïncidence qui en dit long sur les méandres de l’affaire… une des pires de la carrière de Jacques Chirac, vers qui converge, il faut le dire, l’ensemble de l’enquête.

jacques-chirac-et-edouard-balladur-6c611-e86c8Les relations entre giscardiens et gaullistes ont toujours été exécrables. C’est le Canard Enchaîné qui suit le décès de Charly avec une page entière consacrée à la disparition d’un de ses meilleurs clients côté bons-ou mauvais- petits mots, qui nous le rappelle de façon plutôt amusante : « En pleine campagne présidentielle de 1981, et juste après l’affaire des diamants de Bokassa, révélée par « Le Canard », de mystérieux commandos piratent les affiches électorales de Giscard. De petits papiers en forme de diamant sont collés à la place des yeux sur les portraits du président sortant. Effet électoral garanti ! Attribuée à tort aux Jeunes socialistes, l’initiative vient, en fait, de Pasqua et de ses amis du SAC (Service d’action civique), une officine gaulliste où se croisent barbouzes et truands, et qui a longtemps compté Charly parmi ses dirigeants. Cinq ans plus tard, en 1986, une brochure aussi anonyme que fielleuse, intitulée « L’autre visage de Raymond Barre », sort à la veille des législatives. Il s’agit alors de couper la route de Matignon à l’ancien Premier ministre de Giscard. Coïncidence ? Quelques mois plus tard, alors que Pasqua de vient Ministre de l’Intérieur, une vague de cambriolages frappe successivement Raymond Barre et son entourage, puis des proches de Mitterrand. Chaque fois, des dossiers ont été fouillés ou ont disparu. Et Charly de jurer, la main sur le cœur : « Ce n’est pas moi qui les ai volés. J’ai bien rigolé quand j’ai vu ça, mais ce n’est pas moi. » Parole d’expert… »

images-3-21-73609-d62aaL’homme n’a jamais hésité à flinguer… en politique, et sa cible préférée a toujours été les centristes, qu’il détestait. Pensez-donc, aucun n’avait aimé De Gaulle. Crime de lèse-majesté, pour Charly. Le plus gros coup de l’homme de chez Ricard demeure quand même, en ce cas, l’élection du rival de Giscard. Et pour ça, il va y mettre les moyens, et surtout, mouiller tout le monde, ce qu’il adorait faire : « pour mettre le plan de son leader –faire battre le président sortant– sur orbite, Pasqua n’hésite pas à actionner les plus secrètes officines », comme le raconte Frédéric Charpier dans son livre, Les Officines. Trente ans de barbouzeries chiraquiennes,publié en 2013 aux éditions du Seuil« Pour faire battre Giscard, on est même prêt à faire alliance avec l’ennemi socialiste à condition, bien sûr, que cette alliance reste secrète », écrit Charpier. « Charles Pasqua a convaincu Jacques Chirac de franchir le pas, sans scrupule ni états d’âme, en appelant à voter Mitterrand. » Reste à trouver un intermédiaire de contact : ce sera Philippe Dechartre, un temps vu aux côtés de Jacques Foccart et du « sulfureux » note Slate Colonel Barberot. En 1981, il est secrétaire général du Mouvement socialiste pour la solidarité par la participation, une organisation satellite du RPR. En tant que « gaulliste de gauche », il veut appeler à voter Mitterrand. L’idée est d’envoyer une lettre à tous les adhérents du RPR… mais ça coûte cher (rappelons aux plus jeunes qu’Internet, Facebook et Twitter n’existaient pas à ce moment-là !). On s’accorde sur William Abitbol, un des conseillers de Charles Pasqua, membre du RPF, député européens et souverainiste (?) : or c’est une ancien militant d’Occident, d’extrême droite, pour la rédaction du texte. Pasqua fournit la liste, fournie par Dominique Vescovali, adjoint au maire du XIIIe arrondissement de Paris. Il y a 800 000 adresses à faire, et le coût de l’opération avoisine le million de francs. Giscard, qui avait ses propres espions, se doutait de la manœuvre dans son dos. Il téléphonera à une permanence RPR pour demander pour qu’il il fallait voter. Il se verra répondre « pour Mitterrand ».

giscard-2-350d3-285d3En 2006, la plaie n’était toujours pas refermée : Giscard se déclarant toujours « victime d’un complot », affirmant que Mitterrand lui avait dit ‘il n’aurait jamais été élu en 1981 « sans l’apport des voix de Chirac », ce que Pasqua avait nié, comme il savait si bien le faire…. en 2009, il rajoutera une couche en clamant que Bongo avait aussi financé la campagne de Chirac. Ce qui est aussi exact, ce que lui avait confirmé Bongo en personne ... « Il a expliqué qu’en 1981, « normalement on n’acceptait pas des versements de fonds provenant de pays étrangers qui soutenaient des candidats en France ». Il était président de la République quand il a appris « que Bongo soutenait financièrement Jacques Chirac ». Il explique alors avoir appelé le président gabonais et lui avoir demandé très directement si tel était le cas. Après « un temps mort », Omar Bongo lui répond finalement « Ah, vous le savez ». A partir de ce moment là Valéry Giscard d’Estaing a « rompu (ses) relations personnelles avec lui ». Un dossier sérieux, qui avait vu Charles Pasqua, ancien ministre de l’Intérieur, mis en examen dans l’affaire Elf au Gabon : et qui avait finalement bénéficié d’un non lieu… comme à l’habitude, dira-t-on….

barre_avec_vge-000_arp1311552_retaillee-55f36-71012Une ambiance délétère donc régnait entre les deux partis. Elle existe toujours. Giscard, en quête d’un nouveau premier ministre à la place du fort peu charismatique commence à s’intéresser à Robert Boulin. Barre a remplacé Chirac, qui a claqué la porte en 1976 avec fracas. L’homme affiche 15 ans de carrière ministérielle, a été ministre sous DeGaulle et Pompidou, et sa réputation d’intégrité n’est plus à faire, il est alors ministre du Travail en 1979. Mais il y a un hic : Boulin est gaulliste, et les fidèles de De Gaulle ne peuvent supporter qu’un des leurs trahisse leur cause pour rejoindre Giscard, qu’ils détestent tous de façon viscérale.tournet-1e60d-df5ea Alors, pour empêcher cela, on va mettre en place une campagne de dénigrement, lancée d’une officine dont la méthode rappelle beaucoup celles du SAC. L’homme est réputé irréprochable ? « On » lui – découvre un petit bout de terrain à Ramatuelle, où il a fait bâtir une petite maison de vacances, acquis par l’intermédiaire d’un « ami », appelé Henri Tournet. On l’a un peu oublié depuis, mais Tournet était aussi l’ami et l’associé de Jacques Foccart (qu’il a connu quand il s’appelait encore Jacques Koch-Foccart), membre fondateur du Service d’action civique… avec Charles Pasqua. Après l’affaire, il s’était exilé à Santiago du Chili… certainement par peur de représailles. Pourquoi avait-il mis autant de distance avec… Ramatuelle. Qui avait pu lui faire aussi peur ???

boulin-0c355-8cad9Selon Boulin, l’achat provenait de l’héritage de sa mère. Mais la presse s’en est déjà emparé : Minute et Le Canard enchaîné avaient révèlé que l’opération était douteuse… en se fiant à des déclarations de celui qui se serait présenté comme l’ami du ministre, un dénommé « Patrick Blanck« , un « communicant » désireux d’aider le ministre qui en fait ne souhaitait en rien en faire la publicité ! Fait moins connu, un proche, Luc La Fay fut pendant sept ans le conseiller en communication de Robert Boulin, décrira l’envoi à son cabinet d’une « double page à paraître dans un journal mettant en cause son fils, Bertrand, dans une affaire de pédophilie. Tout était faux, mais il en a été très affecté ». En somme, on a cherché à le miner, pour le pousser au suicide. L’opération sent fort le coup fourré politique de la grande période de l’OAS et du SAC !!!

On songe aussitôt à un Chirac pas du tout décidé à laisser son rival lui prendre une partie de son électorat. « Dès le printemps de 1979, la désignation, à Caen, d’un jeune et fougueux juge d’instruction, Renaud Van Ruymbecke, pour s’occuper du dossier de Ramatuelle – soutenu par un parquet qui se charge de pousser les feux – convainc Boulin qu’on ne lui fera pas de cadeau. Que son image d’homme intègre est en cause. Au moment précis où il voit s’entrouvrir, devant lui, les portes de Matignon. Ne parle-t-on pas de lui pour succéder à Raymond Barre à la tête du gouvernement ? La consécration, pour le maire de Libourne, de vingt ans d’une vie politique sans histoire. Une opération qui, dans la perspective de la présidentielle de 1981, renforcerait la position de Valéry Giscard d’Estaing en lui ralliant l’aile tiède du RPR. Mais qui ôterait, du même coup, toute chance au chef du parti, Jacques Chirac. Boulin n’en serait certainement pas marri. Il tient en piètre estime l’ambitieux Corrézien. Il n’a guère apprécié de le voir jouer Giscard contre Chaban lors de la consultation de 1974. Ni la manière dont, quelques mois plus tard. Chirac a conquis le secrétariat général de l’UDR opération que Boulin a osé appeler un « coup de force scandaleusement antidémocratique » et qui l’a poussé à quitter, un temps, le parti » écrit l’Express en 1988.

corps-2-80c09-4254eLe 30 octobre 1979 on le retrouve noyé dans l’étang du Rompu à Saint-Léger-en-Yvelines… dans 50 cm d’eau. C’est à à peine 200 mètres de la D138, qui relie Saint-Léger-en-Yvelines à Montfort-L’Amaury. Un des policiers ayant retrouvé le corps avait été appelé le 30 octobre 1979 à 7 heures avec ses hommes pour un « renfort aux étangs », avec pour « mission de rechercher ‘une haute personnalité susceptible de mettre fin à ses jours’ ». Ils seront selon lui « dessaisis » de l’enquête « 30 minutes » après la découverte du corps ». Ce policier c’est Francis Deswarte, qui remet en cause en 2011 la thèse officielle du suicide : « Je suis catégorique. Robert Boulin n’est pas mort noyé. Ce n’est pas possible. Il était quasiment à quatre pattes. La tête hors de l’eau ». Voici les propos de Francis Deswarte à l’époque chef à la brigade motorisée de Poissy (Yvelines) et aujourd’hui retraité. Dans un entretien au quotidien gratuit 20 Minutes publié jeudi, Francis Deswarte précise qu’il a été le premier à apercevoir le corps à la surface de l’étang. « Ma conviction, c’est qu’il tentait de ramper jusqu’à la berge. Et puis, il avait des traces sur le visage. Comme des griffures rouges », ajoute-t-il. « Il était à genoux » et « regardait vers sa voiture », une Peugeot « 305 » garée tout près, insiste-t-il. Francis Deswarte, 70 ans aujourd’hui, assure aussi que « deux ou trois mois plus tard », lors de l’audition, « les gendarmes ont voulu (lui) faire changer (sa) version ». « Alors que je parlais des traces sur son visage, ils m’ont expliqué que les pompiers avaient fait tomber le corps en le sortant de l’étang. Mais ce n’est pas vrai. J’étais là. Les pompiers l’ont sorti sans aucune difficulté », ajoute-t-il. « J’ai entendu beaucoup de mensonges. Il est temps de dire la vérité », dit encore le gendarme pour expliquer sa décision de parler. « 

Un Boulin, manifestement mort avant la date avancée pour son suicide matinal : « en septembre 2005, Yann Gaillard, sénateur (UMP) de l’Aube, ancien directeur de cabinet de Robert Boulin, confirme aux policiers avoir appris le décès du ministre du travail, à l’hôtel Matignon, vers 2 heures du matin le 30 octobre 1979, de la bouche de Philippe Mestre, directeur de cabinet du premier ministre Raymond Barre. Cette affirmation contredit les informations inscrites au dossier, selon lesquelles le corps de Robert Boulin avait été retrouvé le 30 octobre 1979 à 8 h 45 par une patrouille motocycliste, dans un étang en forêt de Rambouillet, face contre terre, noyé dans une cinquantaine de centimètres d’eau. Interrogé à son tour, M. Mestre dément ces allégations. Dans un ouvrage du journaliste Benoît Collombat – Un homme à abattre (Fayard) –, d’autres témoins, dont Raymond Barre, corroborent la version de M. Gaillard. L’ancien premier ministre (1976-1981) de Valéry Giscard d’Estaing se souvient avoir été alerté de la disparition de Robert Boulin vers 3 heures du matin. Même version chez Marie-Thérèse Guignier, membre du cabinet de M. Boulin. Elle aurait été réveillée, entre 1 h 30 et 2 heures, dans la nuit du 29 au 30 octobre 1979, par le procureur général de Versailles Louis-Bruno Chalret, qui lui aurait annoncé que le corps de Robert Boulin venait d’être retrouvé ».

Le problème, le gros problème, c’est que le fameux Louis-Bruno Chalret est aussi… une barbouze du SAC !!! « L’amie intime de ce magistrat très spécial, Marie-Thérèse Guignier, une proche des milieux gaullistes, ancienne collaboratrice de Robert Boulin (Fonction publique, Santé), nous avait confirmé, lors de plusieurs entretiens que Chalret avait immédiatement prévenu les principaux services de l’Etat et l’Elysée grâce au REGIS (Réseau électronique gouvernemental inter-administratif spécial), l’interministériel de l’époque, avant de se rendre sur place, à l’étang Rompu, où le corps de Boulin a été retrouvé, avec une équipe d’hommes de confiance, que Chalret avait alors qualifié de « gendarmes ». Quelques jours plus tard, le Procureur général confie à son amie : « C’est un truc à emmerdes. On a tout fait minutieusement comme il fallait. J’ai tout surveillé. Rien n’a été laissé au hasard. » « Chalret était l’homme qu’il fallait pour ce genre de choses » , nous explique Marie-Thérèse Guignier. »

Un drôle de procureur que ce Chalret, comme avait pu le constater France-Inter :  « c’est un document explosif jamais entièrement dévoilé jusqu’ici. Dix pages d’écoutes téléphoniques de la Préfecture de police de Paris faisant état de « liens étroits existant » entre l’avocat Pierre Lemarchand, député de l’Yonne dont le nom est cité dans l’affaire Ben Barka, le magistrat Louis-Bruno Chalret qu’on retrouve dans l’affaire Boulin, et « des membres de la pègre ». Ce document daté du 22 novembre 1966 se conclut ainsi : « La nature des relations entre le député et la pègre est abondamment démontrée : il s’agit d’un trafic d’influence d’autant plus sordide et plus scandaleux qu’il touche le haut banditisme, le plus difficile à maîtriser. » C’est le Journal du dimanche, le 29 novembre 1981, qui évoque pour la première fois l’existence de ces écoutes, mais de façon partielle, en citant quelques extraits mettant en cause Pierre Lemarchand. Outre Pierre Lemarchand, ces écoutes mettent en évidence le rôle central joué par le Procureur général, Louis-Bruno Chalret, alors détaché auprès du ministère de l’Intérieur dirigé par Roger Frey. » A ce stade, difficile de parler de coïncidence !!!

sanguiUn cas plutôt étonnant, donc dénoncé par Lucien Aimé-Blanc en personne : Lucien Aimé-Blanc revient sur le parcours de Chalret dans les années 1960 auprès du ministre de l’Intérieur, Roger Frey, chargé de la lutte anti-OAS, aux côtés notamment d’Alexandre Sanguinetti (voir plus haut), en liaison avec le SAC et des truands « chargés d’infiltrer l’OAS ». « Chalret était un personnage central chargé d’organiser les libérations conditionnelles de voyous, explique Lucien Aimé-Blanc. Le contrat était simple : on vous fait sortir de prison, mais vous travaillez pour nous ! » « Chaque fois qu’on arrêtait des truands [liés au gang des Lyonnais] à la BRI, trois-quatre mois après, ils étaient relâchés, après intervention de Chalret », ajoute Lucien Aimé, qui rappelle les 10 pages d’écoute le démontrant… on peut croire au hasard, certes, mais l’apparition d’un tel personnage au milieu de l’affaire fait davantage pencher vers l’assassnat de type barbouzard qu’autre chose…. « Pour Lucien Aimé-Blanc, Chalret était « l’homme idoine » pour « écraser » l’affaire Boulin et « donner une orientation différente à l’enquête de ce qu’elle aurait dû avoir. » Alexandre Sanguinetti, un des fondateurs du SAC, déclarera avant sa mort devant Jean Charbonnel connaître « le nom des deux assassins de Robert Boulin » ; celui du commanditaire et celui de l’exécutant. « Jean Charbonnel convient que la chose lui était apparue tellement énorme qu’il l’avait prise pour de l’outrance. « Le nom du commanditaire, si c’est bien lui, est très connu. Celui de l’exécutant ne me disait rien en 1979. Depuis, je me suis renseigné. L’un comme l’autre sont encore en vie. Si la justice veut les interroger, il faut néanmoins qu’elle se presse (ça date de juillet 2015). » Cela signifiait nécessairement que l’un des deux sentait sa fin prochaine. Selon Sanguinetti, ce n’était que la suite des autres meurtres expliqués dans l’épisode précédent : « selon lui, si la confidence de Sanguinetti s’avérait exacte, cela provoquerait aujourd’hui encore un séisme politique. « Si personne n’a rien voulu voir et entendre, c’est que les répercussions auraient été trop fortes, sans doute. » Comment une telle chose a-t-elle pu se produire ? « Nous vivions une période de transition. C’était la fin du gaullisme gaullien (…) Les réseaux issus de la guerre, de l’OAS, ceux du SAC étaient encore actifs, sans véritable chef à la tête. Les barons du gaullisme, dont certains avaient lâché Chaban en 1974, avaient créé du vide. Les meurtres de Brooglie, Boulin et Fontanet ont eu ce vide pour toile de fond. » 

buck-77fb4-f4316-1Or le jour de son décès, Boulin qui avait dit à sa femme qu’il allait régler ses problèmes et dit à Ivan Levaï à un cocktail que « demain mes détracteurs seront confondus » avait rencontré le dénommé Heman Stromberg (ici à gauche), qui était membre… du SAC. Une autre barbouze. Une de plus. L’homme sera entendu par la police. Boulin lui aurait remis des documents, ainsi qu’au député RPR Charles Bignon. Selon les deux, Boulin aurait discuté l’après-midi même à Montort-Lamory avec Alain Peyrefitte (le Garde des Sceaux) et Christian Bonnet (le ministre de l’Intérieur), le rendez-vous avec Herman Stromberg étant pour extrader Tournet en Amérique du Sud. Un autre véhicule inattendu était présent avec à bord Erst Sigrist, associé suisse de Tourrnet, accompagné de gorilles et du dénommé Kopp, un membre connu de la French Connection : c’est un ancien nazi devenu le chimiste du trafic d’opium !!! Stromberg et Bignon auraient retrouvé Boulin « inanimé » (déjà mort) au bord d’un chemin, une fois les gorilles repartis . Des policiers leur disant alors de partir…(tout est visible ici). Tournet niera tout. Selon le reportage, Boulin s’apprêtait à dénoncer les agissements de Paul Nemegyei, faux-médecin roumain devenu propriétaire de plusieurs cliniques escroquant la Sécurité Sociale. Lui aussi décédera au bob moment : « le décès de Paul Nemegyei a été annoncé très opportunément, alors que la justice se rapprochait dangereusement de lui. Personnage trouble de la Ve République, il avait ses introductions dans plusieurs cénacles du Tout-Paris. Son nom apparaît notamment dans l’affaire des terrains de Ramatuelle, qui avait permis de piéger le ministre gaulliste Robert Boulin afin de le discréditer et donc, de l’éliminer de la vie politique. S’il n’avait pas bénéficié de protections haut placées, Paul Nemegyei aurait-il pu obtenir des pouvoirs publics qu’ils effacent l’ardoise des ses escroqueries ? Toujours est-il qu’en 1986 le préfet de Seine-Saint-Denis impose le rachat de l’ex-clinique Victor-Hugo par les Hôpitaux de Saint-Denis, au prix exorbitant de 12,5 millions de francs. Soit 2,3 millions au-dessus du prix fixé par les Domaines ! Au total, 33 millions de francs d’argent public seront engloutis dans le rachat et la mise en conformité d’un établissement qui, bien que basé à Pierrefitte, a été artificiellement rattaché au centre hospitalier d’une autre commune. Une opération dont se seraient bien passés les Hôpitaux de Saint-Denis. Cet achat forcé semble être l’une des causes de leurs difficultés financières actuelles. Une affaire qui nous réservera, sans aucun doute, bien des surprises... »

797-2-2708b-81c1c-1Or le même Bignon (ici à droite) sera retrouvé mort quelque temps plus tard. Dans de biens étranges conditions : le 29 mars 1980 à 1h45 du matin sur l’autoroute A 10, près de Rambouillet, sa voiture étant broyée par un camion !!! L’un des procédés favoris du SAC… L’oublié de l’histoire de la vie politique tumultueuse de Jacques Chirac. Bignon, jusque là obscur membre du parti gaulliste était aussi le président de la commission des conflits du RPR et pour cela avait vu passer un bon nombre de dossiers embarrassants à une époque où son leader s’appelait Jacques Chirac. Ceux, notamment, où apparaissaient un peu trop souvent le nom de Charles Pasqua, l’homme damné du gaullisme, celui du SAC et l’exécuteur des basses œuvres d’un De Gaulle qui n’était pas l’oie blanche que l’on avait décrite, loin de là. Le premier a annoncé la mort de Boulin à sa femme sera Guy Aubert, ami de Robert Boulin, qui lui dira le soir même vers 18h30, en parlant « d’enlèvement ». Il dira plus tard 20H30. Selon lui, c’est une secrétaire du ministre, Armelle Montard, qui lui aurait dit. Ce qu’elle nie.

L’enquête a un peu vite conclu au suicide, donc. Car trop d’erreurs l’entachent. Le cadavre a des lividités sous le corps, preuve qu’il n’est pas mort à genoux mais bien sur le dos, il a le nez fracturé, ce que l’autopsie n’a même pas vu, (il faudra la seconde de novembre 1983 pour ça) les bocaux contenant ses poumons ont été volés, des viscères enfouies dans un carré du cimetière de Thiais. Deux heures après la découverte du corps, le parquet parle de suicide alors qu’aucune autopsie n’a encore démarré, le Dr Xavier de Crépy, du Perray-en-Yvelines a rédigé l’acte de décès sans même avoir examiné le corps, et parmi les 14 courriers reçus par ses amis annonçant son intention de se donner la mort, aucune lettre n’est originale, ce sont toutes des photocopies (ce qui est rarissime, chez un suicidé, car on ne voit pas l’intérêt pour lui de garder les originaux !!). Sur les textes, qui s’en prennent aux envoyeurs, les caractères parlant du suicide ne sont pas les mêmes que le reste de la page. On ne retrouvera pas le document original. Et la machine à écrire du bureau de Boulin n’a même pas été examinée !!! Cela fait un peu beaucoup pour un « suicide »…

Sans oublier le mystérieux « MrPaul », un des hommes de main du Service d’action civique (SAC) appelé par Debizet pour aller récupérer des documents chez un ami de Robert Boulin… en 1983, venu le raconter en 2011 seulement, et incognito. Une récupération déguisée en vol commis par un gang : « Pierre Debizet est resté trois jours à Bordeaux. Le premier soir, il est venu me voir. Il m’a dit : « Il y a des documents très importants à récupérer dans le Libournais, Est-ce que tu veux t’en occuper ? » Je ne savais pas de quoi il s’agissait, j’ai dit oui. Il m’a alors demandé de me mettre en relation avec Regis D. C’était un cadre du SAC bordelais. Je le connaissais. Ancien des services secrets, il a viré truand à la fin de sa vie et est mort d’un cancer il y a trois ans. Le troisième jour, avant le départ de Pierre Debizet, nous avons dîné tous les trois. C’est là qu’ils m’ont dit que les documents concernaient Robert Boulin. Régis D. était très bien renseigné : il connaissait l’adresse et le lieu exact où ils étaient cachés, à l’intérieur d’une résidence secondaire d’un notable dans le Libournais. Régis D. a établi le mode opératoire. Je devais infiltrer un groupe de truands sans envergure qui avaient l’habitude de faire des casses dans des baraques de la région. « Je les ai suivis sur quelques coups, puis j’ai glissé l’adresse que m’avait donnée Régis D. Au cas où nous nous ferions arrêter par la police, on m’avait donné un numéro de téléphone à appeler. Pendant que les truands mettaient la maison sens dessus-dessous, j’ai visité la pièce qu’on m’avait indiquée. En quelques secondes, j’ai récupéré le dossier. Il était épais d’une dizaine de centimètres. Je ne l’ai pas ouvert. Ce n’est qu’après que j’ai compris l’importance de ces documents. Le soir même, j’ai tout remis à Régis D. avec qui j’avais rendez-vous dans un bar bordelais où le SAC avait ses habitudes. Il les a regardés et il a pris un avion. Je pense qu’il a tout remis à Debizet »... Que contenait ce dossier ? On n’en sait rien mais l »idée de monter un tel stratagème pour le récupérer indique qu’il devait avoir une certaine importance !!!

images-4-16-ace61-7313d-1Et surtout, on a oublié depuis que Boulin et Pasqua avaient eu des mots entre eux peu de temps avant la mort du premier, obligeant Chirac à trancher… en faveur du même : « Embarqué, l’année suivante, dans le RPR naissant, par raison autant que par attachement au gaullisme, il supporte de plus en plus mal le poids des amis de Chirac dans l’appareil. Et aussi, certaines meneurs du Rassemblement. Par exemple, les tripatouillages des scrutins internes. Il rend Charles Pasqua, l’animateur des fédérations, responsable de cette cuisine malsaine, qui tend à écarter des responsabilités les opposants au maire de Paris. Le 20 juin 1979, à l’hôtel Lutétia, le dépouillement des élections au conseil politique fait déborder le vase du mécontentement. La voix de Robert Boulin résonne haut et fort dans le concert des protestations. Six jours après, le président du RPR annule les élections et limoge Pasqua, qui ne rentrera en grâce qu’un an et demi plus tard. Boulin, lui, vient de se faire un ennemi de plus ». Le Canard Enchaîné du 8 juillet dernier raconte à ce propos une anecdote assez phénoménale… « A entendre l’ami Pasqua, les élections internes au mouvement gaulliste ont toujours été un modèle de démocratie, à l’époque où il mettait la main à la pâte. En témoigne cette scène touchante révélée par le Palmipède en juin 1979, après une réunion des instances dirigeantes du RPR à l’hôtel Lutetia. Un dirigeant du parti, André Fanton, surprend, dans les cuisines (cela ne s’invente pas…), un proche de Pasqua en train de tripatouiller les procès-verbaux pour assurer l’élection de Charly comme secrétaire général du RPR. Alerté, Chirac temporise. Il faudra que Fanton menace : « Tu le vires et tu annules les élections ou j’alerte la presse » pour que Pasqua accepte de quitter son nouveau poste. Et l’ancien Premier ministre Michel Debré de commenter : « Pasqua ? Jamais sur le pont, toujours dans les soutes… » Et quelles soutes !  » Charly, via son homme de main surpris de tripatouiller sa propre élection dans une cuisine, alors qu’il venait de la perdre à cause des probes du RPR qui en avaient eu assez de ces tripatouillages précédents, et qui se retrouve éjecté, avouez que ça vous donne sinon un mobile, du moins disons un fort ressentiment…

41Gy0jzgUeL._SX316_BO1,204,203,200_On a oublié aussi une autre chose, montrée par François Audigier dans son Histoire du SAC : selon lui, bien qu’étant resté fort discret sur le sujet, Robert Boulin était lui aussi membre du SAC !!! A Libournes, en effet, c’était le suppléant du député, Bertrand de Garnier des Garets qui s’occupait de l’organisation. « Cette collaboration entre le SAC et Robert Boulin existait également à l’échelle nationale puisque le ministre assistait volontiers aux grands rassemblements du service d’ordre. Le 28 octobre 1972, il avait participé avec Jacques Foccart et Jacques Godfrain à une réunion nationale du SAC tenue dans les salons du Lutétia et consacrée à la préparation des législatives de 1973. Lorsque, dans son Journal, Jacques Foccart citait parmi le personnel parlementaire et gouvernemental ceux qui étaient proches de la rue de Solférino, il ne manquait jamais d’évoquer sa personne » écrit Audigier, qui sort cette fort étonnante anecdote : « Lors des obsèques du ministre le 2 novembre 1979, une large délégation du service d’ordre assista à ses obsèques. Devant la commission, le journaliste James Sarazin (qui avait été menacé physiquement par des gens du SAC) rapporta une anecdote. Parmi les gerbes envoyées par les proches, les associations et la présidence de la République, on pouvait en apercevoir une relevant du SAC. Comme cette dernière gênait par ses dimensions les photographes présents, ceux-ci demandèrent à l’entourage de la pousser un peu pour qu’ils puissent faire leur travail. Cette initiative dut déplaire aux amis de Jacques Foccart puisque, quelques minutes plus tard, arriva un quarteron d’individus costauds aux cheveux courts, porteurs d’une gerbe qui étajt l’exacte réplique de la précédente. Sur la couronne on pouvait lire l’inscription : « À notre regretté ami, Robert Boulin, le SAC de Gironde »… »

dormeur-val-fabienne-boulin-burgeat-L-5PYNclLe 19 mai dernier encore, Fabienne Boulin-Burgeat, 63 ans, la fille de Robert Boulin (ici à gauche) espérait encore savoir un jour la vérité. Un homme, l’un des créateurs du SAC, vient de l’embarquer avec dans sa tombe, sans jamais rien révéler. Ironie du sort, elle habite toujours dans la maison incriminée par la campagne de dénigrement de son père. Il lui faut agir : l’affaire sera prescrite en janvier 2016. Elle a raconté cette anecdote saisissante : « peu de temps après la mort de mon père, le Président du Conseil Constitutionnel et maire de Neuilly est venu proposer à ma mère beaucoup d’argent contre son silence, en ajoutant que mon frère serait le suivant sur la liste si elle refusait cette offre. Ce qu’elle fit cependant, en lui lançant tout de go : « je sais tout ». Sur quoi il lui rétorqua : « alors faites sauter la République ! » Monsieur Achille Peretti, également co-fondateur du SAC, vous aura ainsi répondu… » Un homme avait assisté à la proposition : Alain Morlot, le « kiné » de Robert Boulin, resté caché durant l’entretien, qui annonce que Perreti, se jour-là, avait parlé d’offrir un ou deux milliards de francs… pour obtenir le silence de la veuve de Robert Boulin.

Il était temps, in extremis même (le délai de prescription était tout proche) qu’on ouvre à nouveau l’enquête. C’est chose faite depuis le 10 septembre dernier. Mais sans Charly, qui en aurait eu beaucoup à raconter, pourtant, sur cette sordide affaire.

 

sources :

http://www.atlantico.fr/decryptage/affaire-boulin-suicide-ou-assassinat-ombre-jacques-chirac-dans-deux-cas-benoit-collombat-622297.html

http://www.atlantico.fr/decryptage/affaire-boulin-suicide-ou-assassinat-ombre-jacques-chirac-dans-deux-cas-benoit-collombat-622297.html/page/0/1

Selon Collombat dans l’article ; « En 1979, l’autopsie est sabotée sur ordre du procureur : interdiction d’examiner le crâne, en invoquant une volonté familiale qui n’a jamais existé. Tous les prélèvements du sang de Robert Boulin et les organes du ministre sont ensuite détruits dans des conditions troubles. Rien n’a été fait pour prouver scientifiquement la soi-disant noyade de Robert Boulin, dont le visage ressemblait plus à un boxeur qu’à un noyé. Et ça continue aujourd’hui puisqu’en 2010 on a appris que des scellés judiciaires ont mystérieusement disparu, avant de réapparaître un mois plus tard, après la non-réouverture du dossier. » Or ce procureur, justement, c’est Louis-Bruno Chalret !

http://rue89.nouvelobs.com/2010/12/15/pasqua-jai-pris-beaucoup-de-risques-pour-chirac-180918

ou l’étrange aveu de Charly sur Chirac : « j’ai pris beaucoup de risques pour Chirac »…

http://destins.notrejournal.info/L-HISTOIRE-des-BARBOUZES

https://www.youtube.com/watch?v=DRwXowXleiU

http://www.liberation.fr/politiques/2015/09/11/l-affaire-robert-boulin-en-6-unes-de-liberation_1380637

Trois livres de référence :

François Audigier « Histoire du SAC, la part d’ombre du gaullisme ».

Fabienne Boulin-Burgeat. « Le dormeur du Val »

Benoît Collombat « Un homme à abattre : Contre-enquête sur la mort de Robert Boulin »

gulfstreamLe livre contient une autre révélation : « Au cours de ses recherches, Collombat a découvert que le corps de Boulin avait été retrouvé juste à côté de la résidence de René Journiac, le «monsieur Afrique» de Giscard, considéré comme le fils spirituel de Jacques Foccart, fondateur du SAC et parrain de la Françafrique. Mort des années plus tard dans un étrange accident d’avion, Journiac a disparu avec ses secrets. Une zone d’ombre, parmi beaucoup d’autres, sur laquelle va désormais pouvoir se pencher la justice » écrit Libé, et Télérama ajoute : « L’avion utilisé par Journiac avait été prêté par Omar Bongo…«  L’avion était un Grumman-Gulfstream immatriculé TR-KHD.

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

source: http://www.centpapiers.com/les-cadavres-dans-le-placard-de-charly-14-pour-boulin-laffaire-est-dans-le-sac/

0000000000000000000000000000000000000

COLOMBIE (narcotrafic): Les forces de l’ordre colombiennes et mexicaines ont saisi près de deux tonnes métriques de cocaïne camouflées dans des contenants d’encre en poudre.

Fernando Vergara / The Associated Press

BOGOTA – Les policiers de l’aéroport d’El Dorado, à Bogota, ont été alertées par un chien renifleur, Mona, qui a détecté la drogue dans une cargaison destinée à l’État mexicain de Sinaloa.

Leurs homologues mexicains ont ensuite trouvé une quantité comparable de drogue dans une cargaison arrivée quelques heures plus tôt.

La Colombie est le principal fournisseur de drogues vers les États-Unis. Les narcotiques arrivent dans la rue par l’intermédiaire des cartels mexicains.

La cocaïne avait été mélangée à l’encre en poudre et devra maintenant en être extraite.

source: http://journalmetro.com/monde/837287/la-colombie-saisit-deux-tonnes-de-cocaine/

000000000000000000000000000000000

MEXICO (narcotrafico): la policía descubre una tonelada de « cocaína negra » procedente de Colombia

Las autoridades mexicanas se incautaron de una tonelada de « cocaína negra », en el aeropuerto internacional de Ciudad de México.

El cargamento llegó al aeropuerto internacional de Ciudad de México procedente de Bogotá, informaron las autoridades.

Imagen de la Policía Federal de MéxicoLa droga fue incautada gracias a una operación conjunta en la que participaron funcionarios de la Policía Federal y de la Procuraduría General de México.

« Se estima que en el mercado ilegal de sustancias, la venta de esta droga asegurada podría superar los US$18 millones de dólares« , informó la Policía en su página de Facebook, en la que colgaron un video de la operación.

Lea también: ¿Ha servido el plan contra las drogas en México financiado por EE.UU.?

La droga venía oculta en 40 costales de 25 kilos cada uno que tenían una etiqueta que indicaba que su supuesto contenido era óxido de zinc.

La llamada « cocaína negra » es el resultado de una mezcla que realizan los traficantes de droga en la que añaden a la cocaína base otras sustancias que ayudan de disimular su olor y aspecto para tratar de disfrazarla y hacerla indetectable.

fuente: http://www.bbc.com/mundo/noticias/2015/09/150904_cocaina_negra_mexico_colombia_ab

00000000000000000000000000000000

CIA (narcotrafic): retour sur les magouilles gouvernementales des USA

CIA et cocaïne : l’enquête à haut risque – 1 sur 2

——————–

CIA et cocaïne : l’enquête à haut risque – 2 sur 2

0000000000000000000000000000000

Le rapport mondial sur les drogues (2015)

 

ONUDC.jpgLe rapport 2015 de l’Office des Nations unies contre la Drogue et le Crime est en ligne. D’après les données les plus récentes, la situation générale mondiale en matière de production et d’usage de drogues illicites et de leurs conséquences sanitaires a peu évolué. Les conséquences sanitaires de l’usage illicite de drogues restent un sujet de préoccupation mondial, car une large majorité des usagers problématiques de drogues n’ont toujours pas accès à un traitement. De plus, la hausse de la culture mondiale de pavot à opium et de la production d’opium jusqu’à des niveaux records devrait encore avoir des répercussions importantes sur le marché mondial des opiacés. Cela suscite des inquiétudes quant à l’ampleur du défi que présentent les groupes criminels organisés de plus en plus complexes et évolutifs pour les services de détection et de répression.

Sur la France, lire aussi « 

Les drogues à 17 ans : analyse par région » (OFDT)

 

0000000000000000000

REPUBLICA DOMICANA: La DNCD con las Fuerzas Armadas y la agencia antinarcóticos de Estados Unidos (DEA) decomisa 700 paquetes de cocaína en lancha procedente de Colombia

Noticias | América Latina
Reuters
Sábado, Agosto 22, 2015

La Dirección Nacional de Control de Drogas (DNCD) dominicana decomisó este sábado un cargamento de 700 paquetes de cocaína en una lancha rápida procedente de Colombia, que era transportado por un dominicano, un venezolano y un colombiano, uno de los cuales fue detenido.

La DNCD llevó a cabo el operativo combinado con las Fuerzas Armadas y la agencia antinarcóticos de Estados Unidos (DEA).

Tropas de la DNCD y la unidad de apoyo contra el narcotráfico de las Fuerzas Armadas, Deproser, peinan La Ciénaga, en Barahona y zonas aledañas, por donde huyeron los dos narcotraficantes, con ayuda de algunos habitantes locales que se aprestaban a asaltar la embarcación con los 700 paquetes que estaban distribuidos en 28 pacas con 25 unidades cada uno, informó hoy la DNCD.

ReutersLa lancha rápida de la frustrada operación tenía tres motores fuera de borda, embarcación en que cargaban 18 garrafones llenos de gasolina, una parte con capacidad para 55 galones y la otra para 10.

También, sus tripulantes consumían frutas y bebidas para no deshidratarse durante la larga travesía por el mar Caribe, procedentes de La Guajira, entre Colombia y Venezuela, explicó la agencia antinarcóticos dominicana.

La DNCD afirmó que los narcotraficantes traían una capa impermeable azul, pensando que de esa manera podrían despistar los aviones dominicanos que desde el aire surcan los cielos en busca de detectar ese tipo de embarcación.

La inteligencia aliada de la agencia antidroga ubicó la embarcación con el cargamento de droga en el Puerto de La Guajira, alertando a las unidades de la DNCD que se encargaron del resto.

En el operativo fueron utilizados cuatro lanchas interceptoras y dos guardacostas de la Armada Dominicana, un avión Supertucano y un helicóptero de la Fuerza Aérea de la República Dominicana.

Otro helicóptero, del Ejército de la República Dominicana, también tuvo una participación destacada en la persecución por aire, mar y tierra contra la lancha llena de droga, agregó la información.

Al verse descubiertos por las autoridades dominicanas, los tripulantes de la lancha aumentaron la velocidad, poniendo en operación los tres motores fuera de borda y haciendo disparos contra el helicóptero.

Sin embargo, ante la persecución de las autoridades, los tripulantes de la embarcación con la droga se vieron precisados a buscar tierra, varándola violentamente en una pequeña playa de difícil acceso,

Colaboración EFE

FUENTE: http://www.ntn24.com/noticia/autoridades-de-r-dominicana-decomisan-700-paquetes-de-cocaina-en-lancha-procedente-de-colombia-65506

°°°°

Lea también: Autoridades paraguayas decomisan 120 toneladas de marihuana y queman 280 hectáreas de cultivo

00000000000000000000000000000000000000

NARCOTRAFIC (Internet): l’économie informelle et le trafic de drogues sur Internet, en pleine expansion, n’ont pas délaissé le bitcoin comme monnaie d’échange, malgré la fermeture de Silk Road.

Le bitcoin et l’ombre de l’économie informelle

Nessim Ait-Kacimi / Journaliste

BITCOIN« Nous avons gagné la guerre sur les drogues grâce à bitcoin. » Ross Ulbrich, le fondateur de Silk Road, le supermarché en ligne des drogues qui a été fermé par les autorités fin 2013, avait de quoi être satisfait. Entre 2012 et septembre 2013, la croissance de ses ventes a été de 600 %, de 14,4 millions de dollars à près de 90 millions. Selon Nicolas Christin de Carnegie Mellon, en 2012, les transactions en bitcoins sur le site représentaient entre 4,5 % et 9 % des volumes traités sur toutes les Bourses mondiales du bitcoin.

Une myriade de sites

Depuis la chute de Silk Road, le marché des drogues en ligne autrefois concentré sur un nombre réduit d’acteurs (Black Market Reloaded, Atlantis, Open Vendor Database, Farmer’s Market) s’est morcelé en une myriade de sites, des centaines mais de plus petite taille. Il est très « résilient » à l’adversité : les actions de la justice, les opérations de piratage n’ont que des effets limités et transitoires sur son développement. Une étude (1) a passé en revue les 35 principaux sites de ventes de drogues pour évaluer leurs volumes. Ces derniers sont estimés entre 300.000 et 500.000 dollars par jour, et jusqu’à 650.000 dollars lors des journées fastes. Champion toute catégorie, Silk Road a généré à lui seul près de 214 millions de dollars durant son activité. A titre de comparaison, Bitpay, un des principaux services de paiement pour les entreprises, a généré pour 160 millions de dollars de transactions en bitcoins en 2014.

Le cannabis, la cocaïne et l’ecstasy représentent plus de 70 % des ventes sur ces sites. C’est un petit nombre de vendeurs qui réalisent l’essentiel des bénéfices : 2 % gagnent plus de 100.000 dollars sur la période (220 jours) et une trentaine plus de 1 million de dollars. 1 % des vendeurs représente plus de la moitié des volumes alors que 70 % des vendeurs parviennent à vendre pour moins de 1.000 dollars de stupéfiants. Autour de 20 % des drogues proposées sur le site ont été acquises dans la perspective d’une revente ultérieure . « L’importance de Silk Road vient de la façon dont il a révolutionné la distribution et le commerce des drogues. Même si les grands cartels ne vont pas vendre du jour au lendemain leurs centaines de kilos sur ces sites, ils y voient un moyen de diversifier leur distribution. Les marchés en ligne des drogues sont l’innovation qu’attendait l’économie informelle depuis des années », selon l’étude.

Conséquence, l’afflux d’argent sale vers le bitcoin n’est pas prêt de se tarir. Dans les six mois suivant la fermeture de Silk Road, l’offre de drogues sur Internet a bondi de 176 % selon Digital Citizens Alliance. Cette offre rencontre une demande importante. En effet, selon un sondage du Global Drug Survey, le pourcentage de personnes déclarant avoir acheté au moins une fois des drogues au sens large (alcool, tabac, cannabis, drogues de synthèse…) sur Internet va de 5 % (Suisse) à 14 % (France, Etats-Unis) et même 22 % au Royaume-Uni. Le rapport de la Rand Corporation présenté au gouvernement américain estimait que les Américains ont dépensé chaque année autour de 100 milliards de dollars pour acheter des drogues durant la dernière décennie. Si, ne serait-ce que 1 % de ces sommes transitait par le biais de sites Internet, cela représenterait 1 milliard de dollars, soit plus du quart du marché du bitcoin, estimé au total à 3,5 milliards de dollars. Du fait de son statut de premier arrivé dans la sphère des nouvelles monnaies bitcoin s’est imposée très vite comme la devise de transaction de tous ces sites.

Des plus-values importantes

En outre, jusqu’à fin 2013, son cours n’a pratiquement pas cessé de monter, offrant des plus-values importantes, à ceux qui la détenaient. Elle était à la fois un bon placement et une monnaie de transaction. Elle garantit une certaine discrétion (hors des circuits financiers et bancaires classiques), mais loin d’être totale. C’est la raison pour laquelle, ont émergé des solutions. Ainsi, conçu spécialement pour le « darkweb », « Bitcoin Fog » veut créer un « brouillard » impénétrable : il rend le bitcoin 100 % anonyme avec très peu de possibilité de remonter à son utilisateur. D’autres crypto-monnaies (darkcoin…) ont été conçues spécialement pour cette économie informelle florissante. Quand les sites sont fermés par la justice, les bitcoins saisis sont parfois remis dans le circuit. Ainsi, le FBI a vendu aux enchères une grande partie des bitcoins qu’il avait confisqués lors de l’affaire Silk Road.

N. A.-K., Les Echos

(1) « Measuring the longitudinal evolution of the online anonymous marketplace ecosystem ».

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20150825/lec2_finance_et_marches/021274256699-le-bitcoin-et-lombre-de-leconomie-informelle-1147545.php?SUASLzHWPdzggaSJ.99

000000000000000000000000000000000000000000000

NARCOVUELOS: Perú reporta el ingreso de 222 narcoavionetas bolivianas en tres meses

Una de las aeronaves que cayó en territorio peruano

Santa Cruz, 22 de agosto (El Día).- Entre el 10 de mayo y el 16 de agosto se han detectado 222 vuelos de avionetas bolivianas que ingresaron a territorio peruano para cargar  77 toneladas de droga desde el valle de los ríos Apurímac, Ene y Mantaro, reveló un diputado peruano durante la sesión donde se aprobó en el vecino país el derribo de naves ligadas al narcotráfico.

El congresista Emiliano Apaza agregó, con base a datos del Comando Conjunto de las Fuerzas Armadas de Perú, que al año se detectan entre 600 y 1.000 vuelos, y que el 95% de las avionetas que ingresan ilegalmente a territorio peruano provienen de Bolivia.

Carlos Tubino, congresista autor del proyecto del derribo de aviones en Perú, declaró que de los 320.000 kilos de cocaína que se presume se producen en dicho país, según informes de Naciones Unidas, 180.000 kilos son sacados  por vía aérea, a través de Bolivia, otros 120.000 kilos salen por barcos y 20.000 kilos por tierra. Colombia, Brasil, Venezuela y, más recientemente, Bolivia, permiten el derribo de aviones sospechosos de transportar drogas.

Sin logística. El director nacional de la Fuerza Especial de Lucha Contra el Narcotráfico en Bolivia, Santiago Flores, dijo que ante la falta de radares esta tarea aún no se viene encarando debido a que se están desarrollando las gestiones para la compra de equipos a través del gobierno boliviano.

Un exdirector antidroga que prefirió el anonimato dijo que en Bolivia hay departamentos donde la Felcn no tiene presencia policial como el caso de Santa Ana (Beni) donde existe bastante tráfico de drogas.

Recientemente policías casi fueron echados cuando montaron una operación que acabó con heridos. Según un anterior informe de autoridades antidrogas de Perú en dicho país un kilo de pasta base cuesta $us 900 y con la mejora de calidad que se la hace en Bolivia el kilo sube a $us 9.000.

Dirandro

Diarios peruanos en base al último informe emitido por la Dirección Antidrogas (Dirandro) desvelaron que los narcovuelos que salen de la selva peruana hacia el oriente boliviano se incrementaron a 13 vuelos por día.

Si hace dos meses se contabilizaron 8 narcovuelos desde la selva peruana a Bolivia, hoy aumentaron. Las pistas funcionan solamente en la mañana, de 6:00 a 11:00. Cada avioneta transporta entre 300 a 350 kilos de pasta base de cocaína al mes. Sacando cuenta de los 300 kilos transportados, se estima que de esas tres pistas clandestinas salen hacia Bolivia cerca a 108 toneladas.

El informe señaló además que en su totalidad las avionetas que transportan la cocaína tienen matrícula boliviana, y que son tripuladas en su mayoría por pilotos bolivianos. Un viaje aéreo trasladando droga hacia Bolivia le puede significar a piloto un ganancia líquida de 20 mil dólares, señalan los diarios.

http://oxigeno.bo/node/10836

000000000000000000000000000000000000000000000

NARCOTRAFIC: Jack Riley, un coach à la poursuite d’El Chapo (Joaquín Guzmán)

DEA
Par Antoine Bancharel
LE SCAN SPORT – Responsable de l’arrestation du baron de la drogue en 2014, Jack Riley, numéro 2 de la fameuse DEA, repart à la poursuite de Joaquín Guzmán, échappé en juillet dernier. Avec des méthodes qui font écho à sa passion de coach amateur.

De notre correspondant aux Etats-Unis

«Je les appelle mes all-stars de fin de saison», résume l’imposant leader de la division de terrain de l’agence anti-drogue américaine, dans le magazine Sports Illustrated. Non, cette fois il ne fait pas référence aux lycéens qu’il entraîne au basket depuis plus de 25 ans. Il parle en fait des agences qu’il a regroupées sous l’ombrelle de la Drug Enforcement Administration (DEA). Plus d’une douzaine, comprenant le FBI, les services secrets, les douanes, le fisc, le ministère de la Justice, la police de Chicago, la lutte contre l’immigration clandestine ou le trafic d’alcool, de tabac et d’armes à feu (ATF), parmi d’autres. Sans oublier la collaboration internationale avec les forces mexicaines ou Interpol. Le but? Capturer le chef du cartel de Sinaloa.

«El Chapo», un trophée et une quête de doublé pour Riley

En février 2014, cette équipe avait décroché réalisé un énorme coup. «El Chapo» (le petit), qualifié de plus grand trafiquant de drogue au monde, était arrêté par la police mexicaine, guidée par des informations provenant du bureau de Riley, une pièce décoré d’une myriade d’objets aux couleurs de l’équipe universitaire de Notre Dame). «Je suis le quarterback. On vient de jouer la finale et j’ai lancé une passe dans le quatrième quart-temps qui nous a fait gagner», résumait-il auprès du Chicago Reader, à l’époque. Depuis l’évasion spectaculaire de Guzmán de la prison à sécurité maximale de l’Altiplano, au Mexique, en juillet dernier, l’officiel est motivé à faire le doublé.

Le narcotrafiquant, lui, l’a déjà fait. Il s’était en effet enfuit en 2001, après avoir été arrêté en 1993 au Guatemala. Dès 2003, celui qui est né un 25 décembre était en place pour prendre les rênes du trafic de drogue en provenance de Colombie, passant par son Mexique natal vers les Etats-Unis et l’Europe. Depuis 2009, le magazine Forbes le place parmi les personnes les plus influentes au monde, jusqu’au rang de 63e en 2011 (et dans les 1000 plus grosses fortunes). La police de Chicago l’a nommé «ennemi public numéro un», ce qui n’était plus arrivé depuis Al Capone. D’autres comparaisons le rapprochent de Pablo Escobar, la DEA estimant même qu’il dépasse l’influence du célébrissime parrain des années 1980…

Il va bientôt prendre sa retraite

Pour Jack Riley, c’est aussi une affaire personnelle. Et pas seulement parce que le cartel a placé un contrat sur sa tête – ce qu’il a découvert dans des enregistrements pendant l’enquête. «Dans le monde du sport, si une arme peut être qualifiée de destruction massive, c’est l’héroïne», témoigne l’entraineur amateur. Beaucoup d’athlètes aux Etats-Unis tombent en effet dans un cercle vicieux. D’abord, la blessure. Ensuite, les antidouleurs (souvent à base d’opioïde, dont les effets sont similaires à ceux de l’opium, sans y être chimiquement apparenté). Puis l’addiction. Quand les prescriptions expirent, certains se tournent vers des alternatives moins coûteuses. L’héroïne, à 5 dollars le sachet, devient un choix courant. Plusieurs de ses jeunes joueurs sont tombé dedans, l’un deux allant jusqu’à l’overdose mortelle. De quoi comprendre son obsession avec le trafiquant. «La chasse est rouverte», lâche-t-il.

Quand – et non pas si, d’après ce petit-fils de flic – El Chapo sera de nouveau capturé, celui qui a commandé la première force regroupant autant d’agences prévoit de prendre sa retraite. Pour passer du bureau au gymnase, du costume au jogging. «Ce que j’aime le plus, c’est prendre un gamin qui n’a pas réussi à intégrer l’équipe au collège, et l’aider à y parvenir au lycée», explique-t-il. Le genre de leadership qu’il applique au quotidien, sur et en dehors du terrain, de sport ou d’investigation. Dépasser les défaites et les transformer en victoires. Avec comme l’un des enjeux de faire baisser le taux de meurtre record à Chicago, sa ville, un fléau directement lié au trafic de drogue. Une affaire globale. Une affaire personnelle. Il n’y a pas de ligne de démarcation pour le coach.

SOURCE: http://sport24.lefigaro.fr/le-scan-sport/buzz/2015/08/25/27002-20150825ARTFIG00099-un-coach-a-la-poursuite-du-narcotrafiquant-el-chapo.php

0000000000000000000000000000000000

FRANCE (Corruption): chez la police…mais pas que! Reportage à voir ou à revoir

Des policiers de la BAC pris en flagrant délit de corruption, des élus soupçonnés de malversations, des handballeurs, champions adulés, mis en examen pour avoir triché : la corruption ferait-elle son retour en France ?

Au sommaire : Confession d’un repenti. – Les incorruptibles. – La main dans le sac !

Un entrepreneur témoigne : pendant des années, il a été au coeur des marchés publics et dénonce aujourd’hui le système de corruption dont il a lui-même profité.

Un conseiller financier a fait condamner Pierre Mauroy dans une affaire d’emplois fictifs, tandis qu’un employés de mairie s’en est pris à un riche prince arabe : rencontre avec des redresseurs de torts.

Deux maires ont été pris en flagrant délit de corruption. Mas ils occupent toujours leurs fonctions, comme si la justice n’avait pas de prise sur eux.

00000000000000000000000000000000000

NARCOTRAFICO: encuesta constata avance del narcotráfico en América Latina

El narcotráfico creció en los últimos cinco años en América Latina, indicaron un 67% de consultados en una encuesta en nueve países de la región, que muestra un 49% a favor del consumo como un derecho individual y un 33% favorable a la despenalización o legalización de la producción de estas sustancias.

La mayoría de encuestados declararon que el narcotráfico está aumentando, excepto en Colombia (34%), mientras se destacan las respuestas muy elevadas en Argentina (92%), Bolivia (87%), Costa Rica (86%), México (84%) y Chile (83%).

El barómetro del Observatorio Latinoamericano de Políticas de Drogas y Opinión (OPODP) de la Fundación Asuntos del Sur, financiado por Open Society Foundations, viene estudiando la evolución de las percepciones sociales sobre esta temática desde 2012 y fue publicado este martes.

En esta ocasión el barómetro sondeó opiniones de 8.952 personas, incluyendo 3.872 jóvenes de entre 18 y 35 años, en Argentina, Bolivia, Chile, Colombia, Costa Rica, El Salvador, México, Perú y Uruguay.

Mientras casi la mitad de los entrevistados (49%) consideraron que el consumo de drogas debe abordarse como un derecho individual, la mayor adhesión se registró en Uruguay (68%), país que legalizó el mercado de marihuana en 2013, y las más bajas en Bolivia (30%) y El Salvador (31%).

Los que consideran que la producción de drogas debe despenalizarse o legalizarse (33%) llegan a 48% en México y a 43% en Colombia, los dos países más castigados por la violencia asociada al tráfico de drogas.

En este punto, las opiniones favorables a estas medidas cayeron respecto de la última encuesta en Argentina (de 20% a 16%), Bolivia (de 10% a 9%) y El Salvador (de 14% a 10%).

Aumento de la violencia

« En Argentina y El Salvador esto se explica por el aumento de la violencia y las muertes relacionadas al micro tráfico », dijo a Sputnik Nóvosti uno de los autores del estudio, José Carlos Campero Núñez, de la Fundación Friedrich Ebert de Bolivia.

« En Argentina la ‘ruta blanca’ (de la cocaína) desde Bolivia a Buenos Aires, pasando por (las provincias de) Corrientes y Santa Fe, dejó un rastro de sangre alarmante en los últimos dos años, lo que ha incidido en la percepción menos favorable de los jóvenes hacia medidas regulatorias de despenalización o legalización », opinó.

« Lo mismo en El Salvador, donde las pandillas han generado niveles de violencia alarmantes, y por lo tanto la opinión pública ha tenido una reacción contraria », indicó.

Sin embargo, estas tendencias « no necesariamente implican un aumento del apoyo al prohibicionismo » en esos dos países, observó el experto.

« La gente percibe que, más allá de la virulencia de las respuestas represivas, el acceso a las drogas y el narcotráfico son muy elevados » y por tanto, que la « lógica aplicada hasta ahora ha fracasado tanto en el control de la producción como en el control del consumo », indicó.

Bolivia, según Campero Núñez, constituye un caso diferente, « porque el consumo de drogas ilegales es muy bajo y no hay problemáticas de violencia derivada del narcotráfico estadísticamente relevantes », dijo.

« Pero Bolivia siempre ha sido, y sigue siendo en sus generaciones más jóvenes, altamente conservadora ante estos y otros que son en muchos otros países las banderas de la juventud, como el matrimonio igualitario, el respeto a los derechos de las personas con orientaciones sexuales diferentes o el aborto », describió Campero Núñez.

« Las drogas siempre han sido rechazadas en niveles mayores a 90% » en Bolivia, una « sociedad muy vinculada a la Iglesia Católica » y « sumamente conservadora ».

Como contrapartida, el respaldo a medidas despenalizadoras creció en México, Colombia y Chile.

Nuevos paradigmas

Campero Sánchez puntualizó que ese apoyo a « nuevos paradigmas » para enfrentar el narcotráfico « siempre ha sido en favor de regulaciones », que incluyen una « amplia gama de políticas » y no son necesariamente la legalización.

El estudio constató, además mayor respaldo al uso terapéutico de la marihuana que, medido en una escala de 1 a 10, creció de 5,74 a 6,52 en los últimos dos sondeos, y se concentra en tres países, Uruguay (7,21), Chile (7,94) y Colombia (7,30), donde la opinión pública parece acompañar reformas en este terreno.

En Uruguay, el consumo de cannabis es legal desde los años 70, y una ley de 2013 legalizó la cadena productiva bajo un régimen regulado.

« En Colombia es el alcalde de Bogotá que incorpora una política para designar ciertos lugares y momentos para que consumidores puedan hacer un uso legal de cannabis », dijo Campero Núñez.

Además, en el marco de las negociaciones de paz entre el gobierno y la guerrilla colombiana « hay muy buena disposición del público en materia de políticas alternativas para enfrentar la producción de drogas ilegales », añadió.

« Y en Chile hay una propuesta de la alcaldía de Santiago de tener una parcela de producción de marihuana para la extracción de alcaloides que permitan su uso terapéutico en enfermos reumáticos y ciertos tipos de epilepsia », describió Campero Núñez.

Por otra parte, la mayoría de los encuestados en los nueve países consideraron más peligrosos el alcohol (8,9 de cada 10) y el tabaco (8,18 de cada 10) que la marihuana (7,79 cada 10).

Sin embargo, el modelo de regulación del cannabis adoptado en Uruguay perdió apoyo en todos los países respecto del año pasado, observó la encuesta, a pesar de que este es el país de la región cuya opinión pública vincula menos el consumo de marihuana con la delincuencia (54%) en comparación con la media regional (74%).

Hay un « pequeño desencanto con la velocidad para implementar las reformas », estimó Campero Sánchez, si bien hay que « entender que los cambios no se pueden aplicar en forma muy rápida », incluso por el tiempo que el ciclo vegetal requiere para « alcanzar la concentración del alcaloide que requiere la ley ».

Participaron de la encuesta el Centro de Investigación Drogas y Derechos Humanos de Perú, el Centro de Estudios Cuantitativos de la Universidad de Santiago de Chile y el Centro de Estudios sobre Seguridad y Drogas de la colombiana Universidad de los Andes.

También colaboraron la fundación Friedrich Ebert de Bolivia, la Escuela Superior de Economía y Negocios de El Salvador, la consultora Balseiro Marketing de Uruguay y la Asociación Costarricense para Estudios e Intervención de Drogas. (Sputnik)

000000000000000000000000000000000000000000

REPUBLICA CHECA: hallan en Praga 100 kilogramos de cocaína en una caja de plátanos

PlátanosLos empleados de una tienda en Praga hallaron más de 100 kilogramos de cocaína en el interior de una caja de plátanos, informaron las autoridades antidroga de la República Checa.

« Tras abrir una de las cajas de plátanos recibida del almacén, los trabajadores encontraron una carga adicional que resultó ser cocaína », dijo un portavoz del Centro Antidroga.

Precisó que la cantidad del estupefaciente descubierto supera los 100 kilogramos.

Asimismo, se comunica que el valor de la droga asciende a unos 42 millones de dólares.

La carga de plátanos llegó a República Checa desde Colombia. En el resto de las cajas los agentes antidroga no encontraron nada sospechoso.

000000000000000000000000000000000000000000

SANTO DOMINGO (Air Cocaïne): 20 ans de prison pour les 4 Français

Les quatre Français impliqués dans l’affaire « Air Cocaïne » ont été condamnés vendredi soir à des peines de 20 ans de prison en République dominicaine pour trafic de drogue, a annoncé le tribunal de Saint-Domingue, à l’issue des délibérations.

Rép. Dominicaine/cocaïne : quatre Français condamnés à 20 ans de prison

Publié le 14/08/2015 à 19h06Alain Castany (g), Jean-Pascal Fauret (c) et Bruno Odos (d), s'entretiennent avec leur avocats durant une pause au cours du procès le 14 août 2015 à Saint-Domingue où ils sont accusés de trafic de cocaïne

Alain Castany (g), Jean-Pascal Fauret (c) et Bruno Odos (d), s’entretiennent avec leur avocats durant une pause au cours du procès le 14 août 2015 à Saint-Domingue où ils sont accusés de trafic de cocaïne (AFP – ERIKA SANTELICES)

  • Nicolas Pisapia un des quatre Français accusé de trafic de cocaïne en République dominicaine, s'exprime après une audience au tribunal de Saint Domingue le 13 août 2015
    Nicolas Pisapia un des quatre Français accusé de trafic de cocaïne en République dominicaine, s’exprime après une audience au tribunal de Saint Domingue le 13 août 2015 (AFP – ERIKA SANTELICES)
  • Pascal Jean Fauret (g) et Bruno Odos, deux pilotes français lors d'une audience le 4 février 2014 à Higuey en République dominicaine
    Pascal Jean Fauret (g) et Bruno Odos, deux pilotes français lors d’une audience le 4 février 2014 à Higuey en République dominicaine (AFP/Archives – Erika Santelices)
  • Le pilote français Jean-Pascal Fauret accusé de trafic de cocaïne en République dominicaine, sort de la salle d'audience le 13 août 2015 à Saint-Domingue
    Le pilote français Jean-Pascal Fauret accusé de trafic de cocaïne en République dominicaine, sort de la salle d’audience le 13 août 2015 à Saint-Domingue (AFP – ERIKA SANTELICES)

Quatre Français ont été condamnés vendredi à des peines de 20 ans de prison en République dominicaine pour trafic de drogue, les plus lourdes sanctions dans un procès qui impliquait 14 personnes au total.

Les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos, le passager Nicolas Pisapia et l’apporteur d’affaires Alain Castany ont été reconnus « coupables du crime d’association en vue de (…) posséder des drogues illicites », a lu la secrétaire du tribunal à l’issue des délibérations qui ont duré 10 heures.

L’affaire remonte à la nuit du 19 au 20 mars 2013, quand la police dominicaine, renseignée notamment par les Etats-Unis, a intercepté sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana (est) un Falcon 50 avec 26 valises contenant 680 kg de cocaïne à son bord.

Sur les 10 Dominicains poursuivis pour complicité, six ont été acquittés, quatre autres écopant de peines allant de cinq à 10 ans de prison.

L’avocate des pilotes, Me Maria Elena Gratereaux, a annoncé qu’elle ferait appel, de même que Nicolas Pisapia. M. Castany a lui quitté la salle immédiatement après la lecture de la décision.

Les quatre Français, qui comparaissaient libres après 15 mois de détention provisoire dans un quartier de haute sécurité, le resteront jusqu’à ce que la sentence soit définitive, mais ne pourront pas quitter la République dominicaine.

Dans leurs plaidoiries, les avocats des quatre hommes avaient tous demandé leur acquittement, alléguant que rien ne prouvait qu’ils savaient que de la drogue se trouvait à bord de l’avion.

– ‘Triple catastrophe’ –

Mais vendredi, le procureur Milciades Guzman a une nouvelle fois affirmé le contraire, assurant que les valises contenant la drogue étaient « arrivées par un trou percé dans le grillage (ceignant le tarmac) jusqu’à l’avion, en présence des pilotes ».

Invités à s’exprimer une dernière fois devant leurs juges, les quatre Français avaient chacun pris la parole.

« Je veux simplement répéter une fois de plus que je suis innocent », a déclaré en espagnol Nicolas Pisapia, 40 ans, accusé par le procureur d’être le cerveau de l’opération.

« Après deux ans, je n’ai entendu que des mensonges dans la bouche du ministère public », s’est défendu Alain Castany, un apporteur d’affaires de 69 ans travaillant avec la compagnie ayant affrété l’appareil.

M. Odos, 55 ans, a lui affirmé vivre depuis 2013 un cauchemar, avant de répéter : « Je suis innocent de tout ce dont on m’accuse ».

Enfin, M. Fauret, 56 ans et père de quatre enfants, a évoqué « une triple catastrophe », professionnelle, économique et familiale.

– Vols suspects en France –

Le procureur avait requis 20 ans de prison à l’encontre des quatre Français et d’un agent de la police antidrogue dominicaine, demandant des peines plus légères pour trois autres accusés et l’acquittement des six derniers.

Le sénateur Olivier Cadic, représentant les Français établis hors de France, a déploré la sentence dans un communiqué, critiquant « l’acharnement du procureur » et assurant que « le ministère public n’a jamais pu démontrer l’implication ou la complicité » des quatre Français.

Dans la foulée de l’opération de police du 19 mars 2013, une quarantaine de personnes – agents des douanes, de la police et des services de sécurité aéroportuaires – avaient été arrêtées. La majorité d’entre elles ont été relâchées au fil des mois.

En France, une enquête a également été ouverte après l’interception de l’avion en République dominicaine. Mais dès janvier 2013, les gendarmes étaient sur la piste de « comportements suspects » de passagers d’un Falcon 50 ayant atterri un mois plus tôt à Saint-Tropez (sud-est).

Le 9 décembre 2012, un douanier en poste à Toulon (sud-est), soupçonné aujourd’hui de complicité, était allé accueillir l’avion, avec à son bord Pascal Fauret, Bruno Odos et Nicolas Pisapia. Il avait fait entrer sur le tarmac deux véhicules qui avaient emporté dix valises déchargées de l’appareil.

Selon l’enquête, deux autres déchargements identiques avaient eu lieu en 2012. Un autre était prévu pour le 18 mars 2013.

Mais la défense des Français a fait feu de tout bois pour que ces faits ne soient pas utilisés par l’accusation durant le procès.

Depuis 2008, au moins trois Françaises ont séjourné dans les geôles dominicaines, toutes affirmant que la drogue trouvée dans leurs bagages y avait été introduite à leur insu. Elles ont aujourd’hui recouvré la liberté, après parfois plusieurs années de détention.

Source : AFP

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/08/14/rep-dominicaine-cocaine-quatre-francais-condamnes-a-20-ans-de-prison,1269767.php

0000000000000000000000000000000000000000000000000

NARCOTRAFIC (France): quand la cocaïne était rapatriée sous le regard bienveillant de l’OCRTIS et la DNRED

les PIEDS NICKELÉS chez les narcotrafiquants

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

C’est un des derniers tabous dans les affaires de stups : la provocation policière, ou comment monter un dossier de toutes pièces pour réaliser une grosse saisie ou faire tomber un réseau. Cette pratique, formellement proscrite par le code de procédure pénale, est difficile à établir faute d’éléments probants. C’est pourtant pour cette raison que la cour d’appel de Paris vient d’annuler l’intégralité d’une procédure visant un vaste trafic de drogue entre la métropole et les Antilles. Dans un arrêt cinglant daté du 2 juillet, auquel Libération a eu accès, la chambre de l’instruction a pointé les «incohérences» du dossier et souligné le rôle «déterminant» de l’Office central de répression contre le trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) dans la mise en place du trafic. L’affaire, partiellement révélée par le Parisien, a mis en émoi les services enquêteurs, inquiets de voir certaines de leurs méthodes désavouées par la justice.

Un «oncle» au fret

Ce 26 mars 2014, il est environ 10 heures quand une quinzaine de policiers de l’OCRTIS se positionnent discrètement aux abords des quais de livraison du fret de l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne). Une heure plus tard, un homme gare sa camionnette, descend récupérer plusieurs malles au guichet, puis les charge à l’arrière. Peu après, un autre individu entre à son tour dans le véhicule. Certains caïds du Val-de-Marne le connaissent sous le nom de Pedro, alias «le Portugais». Il a joué un rôle-clé dans l’acheminement de la drogue qui vient d’être récupérée. Mais à cet instant précis, son acolyte ignore encore que Pedro est aussi un informateur de l’OCRTIS. Un «indic». Après avoir récupéré un sac dans le coffre, Pedro repart tranquillement à moto. Quelques secondes plus tard, les policiers font irruption et interpellent le conducteur de la camionnette. A l’intérieur : 132 kilos de cocaïne quasiment pure. Dans les heures qui suivent, une dizaine de personnes seront interpellées et mises en examen entre la région parisienne et la Martinique. A l’époque, aucun média n’a relaté cette impressionnante saisie. Étrange quand on connaît la propension du service à communiquer sur ses plus belles affaires.

Officiellement, celle-ci a démarré quelques mois plus tôt. Le 30 janvier 2014, l’antenne de l’OCRTIS à Fort-de-France (Martinique) reçoit un renseignement anonyme selon lequel «une équipe locale de trafiquants serait en train d’organiser un trafic de stupéfiants d’envergure avec une équipe de malfaiteurs de la région parisienne». Il s’agirait, par avion, d’importer en Martinique du cannabis en provenance de la métropole, de l’échanger sur place contre de la cocaïne, puis de faire revenir la poudre. En réalité, l’information ne vient pas des Antilles, mais de la prison de Fresnes, d’où Pedro vient de sortir. Au cours de sa détention, il a fait la connaissance d’un gros bonnet du Val-de-Marne, Christophe M., qui se targue d’avoir des relations en Martinique. Escroc patenté, Pedro collabore aussi, à l’occasion, avec la police. Il a déjà refourgué certains de ses tuyaux à la PJ de Rennes dont il est un indic répertorié depuis plusieurs années. Mais il n’a encore jamais rencardé l’OCRTIS, contrairement à son ami Franck, bien connu du service (1). Ce dernier accepte de jouer l’intermédiaire en faisant remonter l’info de Pedro à l’Office des stups de Nanterre, qui se montre aussitôt très intéressé.

Depuis plusieurs mois, le service est en effet confronté à une inflation de grosses saisies de cocaïne. Un des principaux trafiquants français, Kevin D., a été arrêté l’année précédente. Mais le dealer aurait laissé dans son sillage plus d’une tonne de coke en Martinique. Pour les policiers, la piste de Pedro est peut-être une occasion de remonter jusqu’à ce stock. Le service donne donc son feu vert. Dès lors, les deux indics auront le même officier traitant à l’OCRTIS. Quelques semaines plus tard, Pedro reprend contact avec le trafiquant rencontré à Fresnes, Christophe M., afin de le «tamponner». Il lui indique avoir la possibilité de faire passer facilement de la drogue entre la métropole et la Martinique grâce à son oncle, qui occupe un poste important au fret d’Orly. Un «oncle» qui n’est autre que Franck, son vieux comparse. Ce dernier, explique-t-il, a la possibilité d’échapper aux contrôles des douanes. Ses derniers associés ayant essayé de le doubler, il cherche de nouvelles personnes de confiance, capables d’expédier et de réceptionner les colis de stupéfiants. Christophe M. se montre intéressé mais veut des garanties et exige de rencontrer l’oncle avant de constituer une équipe. Plusieurs rendez-vous vont alors être organisés afin de gagner la confiance des trafiquants. A chaque étape, les deux comparses en réfèrent à leur officier traitant. «Avant tous les rendez-vous, je demandais à l’OCRTIS ce que je devais dire ou ne pas dire», témoignera l’un d’eux face au juge.

Les derniers détails sont calés avec Christophe M. dans un bar de Montparnasse. Une autre équipe est envoyée en Martinique afin de superviser l’opération. Le premier envoi a lieu le 21 janvier 2014 : 60 kg de shit partent de Paris jusqu’à Fort-de-France, échangés sur place contre 30 kg de cocaïne. Deux semaines plus tard, la poudre est rapatriée sous le regard bienveillant de l’OCRTIS, qui a mis les douanes dans la boucle et indique même à ses deux taupes les tranches horaires durant lesquelles les dealers doivent livrer la marchandise au fret. Légalement, les services de police sont autorisés à effectuer de telles «livraisons surveillées» sous le contrôle d’un magistrat. Sauf que celle-ci n’apparaîtra nulle part dans la procédure. Qu’importe, l’objectif est atteint : l’équipe du 94 récupère la dope, persuadée d’avoir trouvé un excellent filon. Un nouveau voyage est aussitôt programmé le mois suivant, avec des quantités plus importantes. Mais, cette fois, la livraison est stoppée net par les policiers à Orly. Fin du premier acte.

Pesée des malles

Le dossier, jusqu’ici géré par le parquet de Créteil, bascule à la juridiction interrégionale spécialisée de Paris. Très vite, les deux juges d’instruction tiquent sur certaines incohérences. A aucun moment les noms de Pedro et Franck n’apparaissent dans les procès-verbaux, malgré leur rôle central. Les écoutes téléphoniques permettant de les identifier ont toutes été tronquées. Plus surprenant encore : la présence fugace de Pedro dans la camionnette, le jour de l’interpellation, n’est mentionnée nulle part, alors même qu’une quinzaine de policiers ont assisté à la scène. «Sans nos recoupements et ceux des magistrats instructeurs, les indics n’auraient jamais été identifiés dans la procédure», s’insurge Me Caroline Apiou, avocate de Christophe M. Saisie par les juges, la Section de recherches de la gendarmerie de Paris est alors chargée de l’enquête dans l’enquête.

Rapidement, d’autres incohérences apparaissent, comme la disparition de près de 8 kg de coke entre la pesée des malles en Martinique et leur saisie à Orly. Au fil des investigations, plusieurs suspects sont disculpés faute de preuves. Protégé pendant plusieurs mois, Pedro finit par être interpellé en novembre 2014 et ne met pas longtemps à lâcher le morceau. «J’ai agi sous les ordres de l’OCRTIS», confirme-t-il dans le bureau du juge. Comme son complice, il est inscrit au «fichier Siat» (Service interministériel d’assistance technique), qui permet d’identifier et de rémunérer légalement les sources policières. Pedro et Franck ont ainsi touché respectivement 4 000 et 17 000 euros «en rétribution des prestations fournies à l’Office». Franck sera finalement interpellé le 12 mai 2015, plus d’un an après la saisie d’Orly. En perquisitionnant son domicile, les gendarmes découvrent 95 000 euros en espèces, 18 montres et six téléphones portables. Face au juge, l’homme confirme que l’OCRTIS a bien piloté le dossier depuis le début. «S’il n’y avait pas eu l’OCRTIS qui avait poussé à la roue pour accepter toutes les demandes des trafiquants, personne ne serait là aujourd’hui.»

Auditionnés à leur tour, trois policiers de l’Office défendront pied à pied leur enquête, estimant que la procédure a été «régulière» et que la plupart des suspects interpellés étaient bien impliqués dans un trafic antérieur. La chambre de l’instruction a estimé, au contraire, qu’aucun élément ne permettait de l’affirmer. «C’est assez effrayant de constater qu’une affaire orchestrée depuis le début aurait pu donner lieu à une condamnation à deux chiffres», s’est ému Me Yves Leberquier, avocat d’un des suspects, après la décision de la cour d’appel. Le parquet général, qui avait requis la validation de la procédure, s’est immédiatement pourvu en cassation. Mais la jurisprudence de la chambre criminelle est constante : il y a provocation policière lorsque la police prête, «de manière active, son concours à une provocation ayant pour but d’inciter un délinquant à commettre une infraction». Avec pour conséquence la nullité de l’entière procédure.

(1) Les prénoms ont été modifiés

0000000000000000000000000000000000000000000

FRANCE (Quai des stups): rebondissement dans l’affaire du vol de cocaïne au « 36 »…

36 QUAIVol de cocaïne au « 36 » : « On veut fabriquer un coupable sur des indices »

Nous avons rencontré Me Bertrand Burman, l’avocat du suspect Jonathan Guyot fin juin à Paris. Il dénonce une enquête à charge.

Me Bertrand Burman, avocat du suspect Jonathan GuyotMe Bertrand Burman, avocat du suspect Jonathan Guyot

PHOTO Simone Perolari

 

 

Propos recueillis par Stéphane Sellami

Dans quel état psychologique se trouve votre client ?

« Il remonte légèrement la pente. Sa tentative de suicide (le 31 mars, NDLR), ce n’était pas pour attirer l’attention. Il était dans le désespoir et la déchéance.

 Depuis le début de son incarcération, le 6 août 2014, il a été placé à l’isolement total. Il est seul en cellule et en promenade. Il a aussi été privé de tout contact avec sa femme et son enfant depuis un an. Il peut désormais voir son fils, mais pas sa femme, puisqu’elle a été mise en examen dans le même dossier.

Nie-t-il toujours être l’auteur du vol de la cocaïne au sein de la police judiciaire parisienne ?

Il conteste les faits et, très concrètement, le fait majeur, à savoir d’être l’homme que l’on voit entrer et sortir dans la nuit du 24 au 25 juillet 2014 des locaux du 36, quai des Orfèvres, à Paris. Cet homme, ce n’est pas lui ! D’ailleurs, les enregistrements de vidéosurveillance ne sont pas explicites sur ce point. Et les reconnaissances de mon client par ses anciens collègues sur les images extraites de ces vidéos sont fluctuantes et parcellaires.

Des éléments à charge ont pourtant été recueillis contre votre client…

Dans ce dossier, les enquêteurs n’arrivent pas à répondre à la question de savoir ce qui s’est passé précisément ce 24 juillet, vers minuit, au sein du 36, quai des Orfèvres. Donc ils se sont intéressés au train de vie de mon client, et ont relevé des points tendancieux. Il y a notamment cette somme d’argent retrouvée sur lui au moment de son arrestation. Il s’en est expliqué, mais je ne peux être plus précis sur ce point, au regard du secret de l’instruction en cours.

Votre client a notamment multiplié les versions sur l’origine de cet argent…

A-t-il bien ou mal fait ? Il n’a pas agi au mieux mais pour lui, il ne s’agissait pas de biaiser avec la justice. Mon sentiment dans ce dossier, c’est que l’on veut fabriquer un coupable sur des indices et que l’on ne veut pas travailler sur l’hypothèse que cela pourrait être quelqu’un d’autre. On lui demande de prouver son innocence, alors que c’est à la justice d’établir son implication.

Pourquoi a-t-il dénoncé des malversations au sein de son ancienne brigade ?

Mon client refuse de porter la responsabilité d’une brigade de manière générale sur tout ce qui peut s’y passer en particulier. Mais il n’est pas là non plus pour accuser qui que ce soit de quoi que ce soit. »

Un an de rebondissements

4 juillet 2014 : 52 kilos de cocaïne saisis. En région parisienne, quatorze suspects sont interpellés tandis que la brigade des stupéfiants saisit 52 kilos de cocaïne (à g.) dans un ancien local à poubelles de la rue Ordener, à Paris (18e).

Nuit du 24-25 juillet 2014 : vol au quai des Orfèvres. Un policier entre dans les locaux de la police judiciaire à Paris (1er) et ressort avec deux sacs dont le contenu ressemble fortement, selon un fonctionnaire chargé de la sécurité des lieux, à « des pains de cocaïne ».

2 août 2014 : le « STUP » Jonathan guyot est arrêté. Jonathan Guyot, 34 ans, brigadier-chef aux « stups » de Paris, est arrêté à Perpignan. Il a été reconnu par des collègues, sortant du « 36 » avec les sacs, la nuit du vol. On retrouve chez lui 16 000 euros, en liasses de billets de 20 euros.

3 janvier 2015 : un butin dans le lac de Créteil. Donovan Guyot, le frère de Jonathan, aurait été chercher un sac dans le lac de Créteil, appartenant à son aîné, contenant 150 000 euros. Il n’aurait trouvé que 50 000 euros, remis à un ami de l’escroc Christophe Rocancourt.

27 janvier 2015 : les révélations d’un policier. Un policier affecté à Paris (19e), Patrick B., proche de Jonathan, avoue qu’il lui a demandé d’écouler de la drogue, en avril 2014. Elle serait issue d’un précédent vol dans la salle des scellés, au 3e étage du fameux escalier de la PJ.

février-mars 2015 : trois proches libérés. Donovan Guyot ainsi que deux amis d’enfance de Jonathan, Touati M. et Nicolas J., mis en examen pour avoir gardé puis dissimulé de l’argent pour son compte, sont remis en liberté après deux mois de détention.

31 mars 2015 : tentative de suicide. Jonathan Guyot, détenu depuis plus de sept mois à la prison de Fleury-Mérogis, absorbe des cachets afin de mettre fin à ses jours. Rapidement secouru, il est hospitalisé avant d’être reconduit dans sa cellule.

17 avril 2015 : nouvelle mise en examen. Guyot est mis en examen pour « détournement de biens par personne dépositaire de l’autorité publique ». Un policier du 19e arrondissement, Patrick B., l’a accusé, à la fin du mois de janvier, de vouloir écouler de la drogue saisie.

Vol de coke au « 36 » : l’enquête sans fin
Vol de coke au « 36 » : l’enquête sans fin
000000000000000000000000000000000000000000000000000000

FRANCE (Ministère des finances): Bruno Dalles, est passé de la SNDJ au TRACFIN

Bruno Dalles 

Magistrat, il était procureur de la République à Melun depuis 2010. Il remplace Jean-Baptiste Carpentier, qui dirigeait l’organisme de « traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins » depuis 2008.

La direction de Tracfin, organisme chargé de la lutte contre le blanchiment d’argent, fait peau neuve. Le ministère des Finances, dont il relève, a annoncé en effet mercredi 5 août l’arrivée à sa tête -depuis lundi- de Bruno Dalles, auparavant procureur de la République à Melun.

Bruno Dalles, qui avait intégré le parquet de Melun en 2010, avait dirigé le bureau de lutte contre la criminalité organisée, le terrorisme et le blanchiment du ministère de la Justice, avant de prendre la direction du Service national de douane judiciaire au ministère des Finances.

« Bruno Dalles conjugue ainsi une compétence reconnue dans les domaines de la lutte contre la fraude, le blanchiment et le terrorisme, et une grande connaissance des administrations judiciaires et financières », écrit Bercy..

104 agents

Il remplace ainsi Jean-Baptiste Carpentier, qui dirigeait Tracfin depuis 2008. Celui-ci s’est vu confier la direction de la Délégation interministérielle à l’intelligence économique, placée sous l’autorité du Premier ministre et chargée depuis 2013 de conseiller le gouvernement sur les politiques publiques destinées à préserver la compétitivité des entreprises françaises.
Jean-Baptiste Carpentier était devenu un personnage emblématique du dynamisme de Tracfin (acronyme de « Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins »), créé en 1990 et dont les effectifs ont ces dernières années continué d’augmenter (jusqu’à 104 agents) malgré les restrictions budgétaires, pour traquer escrocs et fraudeurs mais aussi crime organisé et terrorisme.

A son nouveau poste, il succède à Claude Revel, qui part à la Cour des comptes.

Sous la direction de Jean-Baptiste Carpentier, Tracfin, créé en 1990, a vu ses effectifs augmenter sans cesse ses dernières années, malgré les restrictions budgétaires, pour traquer escrocs et fraudeurs mais aussi crime organisé et terrorisme.Sous la direction de Jean-Baptiste Carpentier, Tracfin, créé en 1990 par Michel Charasse, a vu ses effectifs augmenter sans cesse ses dernières années, malgré les restrictions budgétaires, pour traquer escrocs et fraudeurs mais aussi crime organisé et terrorisme. (Crédits : reuters.com)

(Avec AFP

SOURCE: http://www.latribune.fr/economie/france/lutte-contre-le-blanchiment-la-direction-de-tracfin-confiee-a-bruno-dalles-496596.html

0000000000000000000000000000000000000000000

FRANCE (stupéfiants): saisie record d’héroïne à Brest

10 kg d'héroïne et 1,4 kg de cocaïne saisis. Soit près de 200.000 € à l'achat...10 kg d’héroïne et 1,4 kg de cocaïne saisis. Soit près de 200.000 € à l’achat… 10 kg d’héroïne et 1,4 kg de cocaïne saisis. Soit près de 200.000 € à l’achat et plus de 800.000 € à la revente avant même d’être coupée.
Dix kilos d’héroïne et 1,4 kg de cocaïne. C’est la saisie record réalisée, mercredi soir, à Brest, par la police judiciaire. La garde à vue d’un couple de Finistériens a été prolongée, hier soir.
Au terme de plusieurs mois d’enquête, un couple de Finistériens a été interpellé, mercredi soir, à Brest, permettant à l’antenne Brest-Quimper de la police judiciaire de mettre un terme à un vaste trafic de drogue. L’homme et sa compagne étaient surveillés depuis plusieurs mois par les enquêteurs de la PJ, après l’ouverture d’une enquête préliminaire, puis dans le cadre d’une information judiciaire ouverte il y a un an au tribunal de grande instance de Quimper, pour trafic de stupéfiants, par la juge d’instruction, Céline Mathieu-Varennes. Deux interpellations aussitôt suivies d’une série de perquisitions réalisées dans l’agglomération brestoise. Mercredi matin, le couple était de retour de la région parisienne où il aurait fait l’acquisition de l’importante quantité de drogue saisie. 800.000 € à la revente 10 kg d’héroïne et 1,4 kg de cocaïne. Soit près de 200.000 € à l’achat et plus de 800.000 € à la revente avant même d’être coupée. La drogue était arrivée à Brest par la route, transportée dans un véhicule précédé par une voiture ouvreuse, les deux véhicules communiquant ………
00000000000000000000000000000000000

FRANCE (Montpellier): deux jeunes Guyanais interpellés avec 900 grammes de cocaïne dans le ventre

ParLauraPhilippon

Publié le 28/07/2015 | 11:06, mis à jour le 28/07/2015 | 11:25

D’après Midi Libre, six personnes ont été interpellées en juin, à Montpellier, pour trafic de cocaïne. Les enquêteurs ont saisi 1,2 kg de poudre blanche et ont arrêté deux Guyanais qui servaient de mules pour transporter la drogue. L’un d’eux avait ingéré plus de 70 ovules de cocaïne.

© DR
© DR
Le coup de filet aurait eu lieu en toute discrétion le 16 juin dernier à Montpellier, d’après le quotidien Midi Libre qui révèle l’information. Les enquêteurs de la sûreté départementale surveillaient depuis le mois d’avril, un jeune Montpelliérain soupçonné de trafic de cocaïne. Lorsqu’ils sont intervenus, ils ont arrêté six personnes, dont deux jeunes Guyanais qui servaient de « mules » en transportant dans leur ventre des ovules de drogue.
000000000000000000000000000000000

DEA Gives Workers’ Comp to Questionable Drug Informants

DEAReport: DEA Gives Workers’ Comp to Questionable Drug Informants

 By Melanie Batley   |   Monday, 27 Jul 2015
A new report has found that drug informants are often poorly vetted and some get workers’ compensation benefits from the government despite questionable qualifications, The Washington Post reported.

The Justice Department watchdog found that the Drug Enforcement Administration (DEA) did not do a thorough job of monitoring at least 240 informants, some of whom continued to carry out illegal activities and were being investigated by other authorities.

000000000000000000000000000000000000000