FRANCE 🇨🇵 (Seine-Saint-Denis) : un ripou présumé de la PJ écroué

Toujours selon les informations d’Actu17, ce brigadier de police a fait l’objet de pas moins de seize chefs de poursuite. A commencer par « violation du secret professionnel », « violation du secret de l’enquête et de l’instruction avec cette circonstance que l’enquête ou l’instruction portait sur un crime ou un délit », « recel de violation du secret professionnel et de violation du secret de l’enquête et de l’instruction », « association de malfaiteurs en vue de crimes et délits punis de 10 ans d’emprisonnement (trafic de stupéfiants et blanchiment de trafic de stupéfiants) », « corruption ou trafic d’influence par un agent public », « corruption ou trafic d’influence actif sur un dépositaire de l’autorité publique », « blanchiment de fraude fiscale, de dissimulation d’activité et d’abus de biens sociaux ». Des délits qui auraient été commis pendant de nombreuses années alors qu’il opérait au sein de la PJ 93.

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Le point de vue de Marc Fievet

Charles Pasqua aurait mérité le même traitement ! Mais silence des services !

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DROGUES : de l’opium au captagon, le Moyen-Orient sous emprise

Les effets du haschich et de l’opium sont connus depuis des millénaires au Moyen-Orient. Ces drogues contemplatives étaient utilisées par des confréries religieuses, notamment les soufis, pour créer un état supérieur de conscience. Elles pouvaient aussi être consommées pour se soigner ou dans le but de provoquer quelques songes sensuels comme dans les Mille et une nuits lorsqu’un homme ruiné et malade se réfugie dans un hammam où un client partage avec lui un morceau de haschich. Elles sont aujourd’hui concurrencées par d’autres stupéfiants comme la cocaïne ou l’héroïne, mais aussi des drogues de synthèse avec la méthamphétamine et surtout, le captagon, produit et vendu par l’entourage de Bachar al-Assad pour financer le régime syrien.

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ÉTATS-UNIS 🇺🇲 (Ofac) : sanctions contre des trafiquants de drogue belges cachés à Dubaï

L’Office of Foreign Assets Control (Ofac), ou office de contrôle des actifs étrangers en français, dépendant du département du Trésor des Etats-Unis, annonce ce mercredi, depuis Washington, avoir décidé de sanctions à l’encontre de trois Belges, dont ils livrent les identités : Othman El Ballouti, que l’Ofac désigne comme étant « un des plus grands trafiquants de drogue et blanchisseurs d’argent en Europe », et deux de ses associés présumés, Younes El Ballouti (frère du précité) et Youssef B. Tous les trois opéreraient depuis Dubaï, aux Emirats arabes unis (EAU), et le nom des deux frères El Ballouti est revenu en janvier dernier puisqu’ils sont les oncles de Firdaous, la fillette de 11 ans qui a été tuée à Merksem (Anvers) lors d’une fusillade qui avait tout d’un règlement de comptes.

Tout cela organisé par la DEA.

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FRANCE 🇨🇵 (Marseille) : 242 kg de cocaïne saisis lors du démantèlement d’un vaste trafic de drogue irriguant le sud de la France

Les gendarmes de la section de recherches de Marseille ont démantelé un réseau international de trafic de drogue, annonce le parquet.

242 kilos de cocaïne ont été saisis et dix personnes ont été mises en examen.

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FRANCE 🇨🇵 (Drogue): faute d’IA, ‘Les Républicains’ proposent d’organiser l’offensive

Face à l’ampleur croissante des trafics, la droite prépare un nouveau plan d’attaque régalien pour la rentrée. Le projet défend une réaction déterminée et anticipe une période de fortes turbulences dans les quartiers.

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ÉTATS-UNIS 🇺🇸 (New-York) : une IA (intelligence artificielle) repère un trafiquant de drogue en se basant sur sa conduite

Connaissez-vous Minority Report de Steven Spielberg, qui envoie encore des cadeaux de Noël à cette star d’Indiana Jones ? Dans ce film se déroulant dans un futur proche dystopique, des humains spéciaux prédisent les crimes à l’avance et arrêtent les criminels avant qu’ils ne passent à l’acte. L’histoire du jour y ressemble puisqu’une intelligence artificielle a identifié un trafiquant de drogue sur la base de ses itinéraires en voiture.

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BELGIQUE 🇧🇪 (Anvers) : près de sept tonnes de cocaïne saisies par les douaniers dans un conteneur de bananes

Près de sept tonnes de cocaïne ont été saisies dimanche dans le port d’Anvers, en Belgique, a annoncé mardi le parquet de la cité flamande, précisant que la drogue était dissimulée dans une cargaison de bananes en provenance d’Équateur.

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IRLANDE 🇮🇪 (Rosslare Harbour) : les douaniers saisissent 163 kilos de cocaïne en provenance de Cherbourg-en-Cotentin

Le jeudi 13 juillet dernier, les agents du fisc irlandais ont saisi 163 kg de cocaïne dans un bateau en provenance de Cherbourg-en-Cotentin (Manche) dans le port de Rosslare Europort à Rosslare Harbour en Irlande.

La marchandise, retrouvée dans un box pour chevaux, a été découverte grâce à « un scanner à rayons X mobile » et d’un chien appelé Daithi, rapporte Revenue, l’agence gouvernementale irlandaise en charges de la fiscalité et des douanes.

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ÉTATS-UNIS 🇺🇲 (DEA – Services spécieux – FBI) : bonjour les tartuffes

« La Maison Blanche vient d’annoncer qu’elle a abandonné l’enquête sur le scandale de la cocaïne de l’aile ouest de quelques jours seulement « , a commenté Trump, racontant la nouvelle.

«Pensez-y, ils ont de la cocaïne qui entre à la Maison Blanche. Ils ont plus de caméras que n’importe quel bâtiment au monde. Il se trouve en face de la Situation Room. Je le sais bien », a poursuivi Trump.

 » C’est probablement la pièce la plus importante du monde. C’est là que se décide la guerre, là où se décide le nucléaire, là où tout se décide. Ils ont dit qu’ils n’avaient pas de caméras! « 

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Le point de vue de Marc Fievet

Je savais que tous les grands services régaliens du monde occidental étaient corrompus et pourris jusqu’à la moelle ( je ne me peux me prononcer sur ceux d’ailleurs que je n’ai pas fréquentés) et nous en avons aujourd’hui encore une éclatante démonstration.

Peut être lancer une cagnotte pour financer l’achat de caméras de surveillance pour la Maison-Blanche serait la solution pour éviter à l’avenir pareille mésaventure.

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ALLEMAGNE 🇩🇪 (Berlin) : vérification de la qualité de la drogue et limitation de la consommation risquée, une réalité

Selon la fédération des clubs berlinois, la moitié des personnes fréquentant les clubs de la ville consommeraient cocaïne, ecstasy ou autres drogues illicites. Inquiète de la multiplication des accidents liés à cette consommation, la municipalité vient d’ouvrir trois points de tests dans la ville. Des lieux où les consommateurs peuvent faire tester la qualité des drogues qu’ils s’apprêtent à consommer.

Écoutez

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Coke en stock CCCXC (390) : le désastre Bolsonaro (16)

Avatar de ghostofmomoCOKE EN STOCK

On continue notre étude des petits hélicos Robinson (1) aperçus virevoltant dans le ciel du Brésil, pour provoquer régulièrement des catastrophes et des décès hélas, quand ils ne transportent pas de la cocaïne… Avec aujourd’hui la scène musicale au menu, qui va nous mener dans un bien étrange hangar célébrant un trafiquant et regorgeant d’appareils douteux, pour aboutir à une catastrophe annoncée, nocturne cette fois. Et aborder le cas brûlant des prestataires de vols de machines à voilures tournantes non vérifiées ou mal entretenues, sources elles-aussi d’un bon nombre de crashs mortels dans le pays. Sans oublier des banquiers véreux soutenant la cause garimpeiro et liés à des politiciens qui sont pas pour autant des bolsonaristes : la gangrène de la corruption étant partout au Brésil, hélas… un bien sombre tableau, je vous l’avoue pour cet épisode !

Des pilotes qui font le mariole dans les airs, ce n’est pas…

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GUERRES : amphétamines et autres drogues au programme, mais c’est pas nouveau

C’est SLATE qui nous apprend que selon le rapport du RUSI (Royal United Services Institute for Defence and Security Studies), ces troupes de fortune et d’infortune sont envoyées au front, en petits groupes, avec pour ordre de perturber les lignes ukrainiennes encore et encore, «jusqu’à être tués». Sous l’effet des amphétamines, ces hommes font preuve d’une obstination absolue, ne craignent absolument pas le danger ou les blessures, et se donnent donc à 100% en se croyant inarrêtables. Jusqu’à ce qu’ils soient arrêtés.

Supérieurs sous influence

Un peu plus tôt en juillet, un soldat russe en captivité avait révélé à CNN que du côté du commandement aussi, la consommation de drogues battait souvent son plein, et que ses propres supérieurs avaient pris d’importantes quantités d’anti-douleurs avant de donner des ordres absurdes et suicidaires à leurs soldats.

Cette stratégie d’une tristesse absolue n’est hélas pas inédite, comme l’explique Mick Ryan, ancien major général de l’armée australienne, qui raconte à Insider avoir été témoin de pratiques similaires. C’était en 2000, à la frontière du Timor oriental. «Il n’y a rien de nouveau. Envoyer des troupes sous l’influence de drogues, c’est en fait plutôt commun dans l’histoire militaire», commente-t-il.

L’armée russe envoie au casse-pipe des soldats drogués jusqu’à l’os

Repéré par Thomas Messias

La guerre sous amphétamines.

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Rien de bien nouveau

La Première Guerre mondiale (1914-1918) vit l’apparition de la cocaïne sur la ligne de front. Il est impossible d’estimer le nombre de soldats qui en prenaient de manière récréative pour calmer leurs nerfs, et le nombre de ceux à qui la drogue était fournie pour améliorer leurs performances, mais la guerre laissa des centaines de vétérans accros à la cocaïne. La cocaïne fut utilisée, par exemple, par les pilotes allemands et français, par les soldats canadiens, par les corps d’armée australiens et néo-zélandais et par les fantassins britanniques. Les puissances de l’Axe tout comme les pays alliés étaient fournis par l’industrie néerlandaise (Nederlandsche Cocaïne Fabriek) qui, grâce à la guerre, devint le plus gros producteur mondial de cocaïne. L’armée britannique fit usage de la « Marche Forcée », une drogue composée de cocaïne et d’extrait de noix de kola, qui avait déjà été utilisée avec succès lors de longues et éprouvantes expéditions polaires [ 11][11]« Forced March », http://www.cocaine.org/forcedmarch.htm, page…. L’auto-prescription était répandue, la cocaïne se révélant être un soutien efficace dans les tranchées, et les pharmaciens de Londres commercialisaient par voie postale des kits médicaux contenant de l’héroïne et de la cocaïne, les vendant comme « des cadeaux utiles pour vos amis sur le Front [ 12][12]V. Berridge, « Drugs and Social Policy : The Establishment of… ». Suite à une panique morale grandissante en Grande Bretagne, la cocaïne finit par être perçue comme l’instrument d’une opération de subversion allemande. Ainsi, la loi sur la Défense du Royaume (Defense of the Realm Act) de Juillet 1916 interdit la vente sans prescription de cocaïne et de produits à base d’opium au personnel militaire.

La Seconde Guerre mondiale

La drogue de prédilection durant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) fut les amphétamines. Le Troisième Reich fut le pionnier de l’utilisation militaire de la méthamphétamine. Dès les premiers mois de la guerre en Europe, la Wehrmacht consomma des quantités massives de meth sous la forme d’une « pilule d’attaque » nommée Pervitin, testée auparavant par les Allemands comme stimulant de combat pendant la Guerre civile en Espagne (1936-1939) [ 14][14]L. Iversen, Speed, Ecstasy, Ritalin: The Science of…. D’avril à décembre 1939, la compagnie Temmler fournit 29 millions de comprimés à la Wehrmacht et à la Luftwaffe. D’avril à juin 1940, durant la conquête des Pays-Bas, de la Belgique, du Luxembourg et de la France, les forces allemandes consommèrent plus de 35 millions de pilules de Pervitin et de sa version modifiée, l’Isophan. La méthamphétamine se présentait aussi sous la forme de barres chocolatées (Fliegerschokolade pour les pilotes et Panzerschokolade pour les divisions blindées) ou d’injections [ 15][15]N. Rasmussen, On Speed : The Many Lives of Amphetamine, New…. La meth joua donc un rôle significatif dans le succès de la Blitzkrieg. De nombreux soldats devinrent toxicomanes et furent approvisionnés par leurs familles, qui achetaient de la Pervitin sur le marché noir. Mais les Allemands ne tardèrent pas à découvrir les effets secondaires de la meth (gueule de bois, mauvaise condition physique le jour d’après, pics de nervosité et d’agressivité, augmentation des accidents et suicides, addiction) et à en limiter la consommation. En décembre 1940, le nombre de pilules consommées passa de 12,4 millions à 1,2 millions par mois [ 16][16]H. Nöldecke, « Einsatz von leistungssteigernden Medikamenten…. Cette politique de restriction ne connut cependant qu’un succès partiel, car les conditions particulièrement difficiles de la campagne de Russie (initiée en juin 1941) supposaient un supplément de dopage pharmacologique. D’une manière générale, la pharmacologie joua un rôle crucial, bien que largement passé sous silence, dans l’effort de guerre allemand, en particulier durant la phase initiale du conflit. Nicolas Rasmussen résume ce constat dans une formule particulièrement limpide : « Le Blitzkrieg allemand s’est appuyé autant sur la puissance des amphétamines que sur celle des machines. [ 17][17]Rasmussen, On Speed, p. 54. »

La Grande Bretagne, les États-Unis et le Japon leur emboîtèrent le pas et finirent eux aussi par administrer des amphétamines à leurs troupes. On estime ainsi la consommation des cachets de Benzedrine (amphétamine) par les soldats britanniques à 72 millions de cachets environ [ 18][18]Rasmussen, On Speed, p. 71.. La drogue était abondamment fournie aux pilotes, mais aussi aux soldats de l’infanterie. À titre d’exemple, le général Bernard Montgomery délivra le 23 octobre 1942 plus de 100 000 pilules à la 8e armée, juste avant la bataille d’El Alamein.

Les médecins états-uniens n’arrivaient pas à prouver que l’amphétamine améliorait la performance au combat, mais comme elle permettait de soutenir le moral des troupes et de prolonger leur éveil, près de 15 % des soldats états-uniens en consommèrent régulièrement. En 1942, on distribua les cachets de Benzedrine (plus couramment appelés « bennies ») dans les kits d’urgence délivrés aux troupes de bombardiers, pour ensuite élargir leur diffusion en 1943 à toute l’infanterie. Au total, les soldats états-uniens consommèrent au minimum 250 millions de pilules de Benzedrine (certaines estimations avancent le chiffre de 500 millions de cachets) [ 19][19]Rasmussen, On Speed, p. 84..

Dans le cas du Japon, les stimulants (appelés senryoku zokyo zai : motiver l’esprit de bataille) n’étaient pas seulement distribués aux soldats mais aussi aux civils dont le travail contribuait à l’effort de guerre (les pilules d’amphétamine furent notamment commercialisées en 1941 sous le nom de Philopon – de philo « amour » et ponos « travail » [ 20][20]M. Kato, « An Epidemiological Analysis of the Fluctuation of…). L’armée impériale administra des cachets connus sous le nom de Nekomo-Jo (les yeux du chat) mais aussi des injections de meth. Des « pilules d’assaut » (Totsugeki-Jo/Tokkou-Ko), composées d’amphétamine et de thé vert en poudre, furent distribuées aux kamikazes sur le départ de leur mission finale [ 21][21]A. Satō, « Methamphetamine Use in Japan After the Second World…. Suite à la défaite du Japon, des stocks colossaux de meth entrèrent sur le marché civil et furent distribués principalement par la mafia japonaise (yakuza), ce qui déclencha la première épidémie de consommation de drogues de 1945 à 1955.

La Guerre froide : Corée, Viêt-Nam et Afghanistan

Bien que les États-Unis aient dopé leurs troupes lors de la Seconde Guerre mondiale, c’est seulement au moment de la guerre de Corée (1950-1953) que la prescription de stimulants fut légalisée, avec la généralisation de l’usage de Dexedrine (dextroamphetamine) [ 23][23]Rasmussen, On Speed, p. 192.. Pour la première fois, les soldats se sont vus administrer des injections d’amphétamines et eurent un accès direct à la methamphétamine. Cette utilisation massive du speed par l’armée n’avait rien d’extraordinaire : dans les années 1950, aux Etats-Unis, les amphétamines étaient considérées presque comme des vitamines. Les militaires s’auto-administraient eux-mêmes des produits stupéfiants, et après la découverte des effets intensificateurs de l’héroïne sur la meth, ils commencèrent à s’injecter un mélange de ces deux drogues connu sous le nom de « speedball ». La guerre du Viêt-Nam (1965-1973) est parfois considérée comme la première véritable « guerre pharmacologique », car la consommation de substances psychoactives par les militaires y a atteint des proportions inquiétantes. Selon le Ministère de la Défense, en 1968, près de 50 % des soldats états-uniens déployés au Viêt-Nam consommaient des drogues ; en 1970, ce taux atteint 60 %, et, en 1973, l’année du retrait des USA du Viêt-Nam, près de 70 % d’entre eux étaient des utilisateurs de drogues. En 1971, 50,9 % fumaient de la marijuana, 28,5 % utilisaient des drogues dures (principalement de l’héroïne et de l’opium), et 30,8 % d’autres produits psychoactifs [ 24][24]G. Lewy, America in Vietnam, Oxford, Oxford University Press,…. Les militaires gobaient du speed à grande échelle. La prescription standard de l’armée (20 mg de dextroamphetamine pour 48h de disponibilité au combat) était rarement respectée. En 1971, un rapport de la Commission Parlementaire états-unienne sur la Criminalité révèle que, de 1966 à 1969, les forces armées des États-Unis ont consommé 225 millions de comprimés d’amphétamines, principalement de la Dexedrine[ 25][25]Iversen, Speed, Ecstasy, Ritalin, p. 72.. Ce qui représentait, par personne, selon les sections de l’armée : 21,1 comprimés dans l’armée navale, 17,5 dans l’aviation militaire et 13,8 dans l’armée de terre [ 26][26]Rasmussen, On Speed, p. 190.. Pour réduire l’impact de la guerre sur la santé mentale des soldats, le Ministère de la Défense eut recours à des sédatifs et à des neuroleptiques (par exemple la Thorazine [chlorpromazine]). Du fait de cet usage généralisé de produits psychotropes associé à une large présence de psychiatres sur le front, le nombre de cas de trauma post-combat fut exceptionnellement bas. Alors que le taux de décompensations psychiques s’élevait, pendant la deuxième guerre mondiale, à 10 %, au Viêt-Nam il dégringola pour atteindre seulement 1 %. Cependant, les drogues ne permirent pas de prévenir les conséquences négatives des combats sur le long terme, et des années plus tard, une véritable épidémie de traumatismes de guerre se développa parmi les vétérans.

En s’appuyant sur une série d’entretiens avec des soldats, Lee N. Robins a pu identifier les substances psychoactives que les militaires s’auto-administraient le plus fréquemment durant la guerre du Viêt-Nam : alcool (consommé par 92 % des personnes interrogées), marijuana (69 %), héroïne (34 %), opium (38 %), amphétamines (25 %), et barbituriques (23 %) [ 27][27]L. N. Robins, The Vietnam Drug User Returns : Final Report,…. On estime qu’en 1969, 30 % des soldats fumaient de la marijuana avant leur déploiement, tandis que 60 % en consommaient durant leur temps dans l’armée. La mise en place de mesures anti-marijuana par l’état-major eut pour conséquence une augmentation de la consommation d’héroïne, une drogue qui était alors, au Viêt-Nam, peu chère et extrêmement puissante (94 à 98 % de pure « neige » fumable). Au printemps 1971, quelque 10 à 25 % des soldats étaient dépendants à l’héroïne. En guise de réponse au problème que représentaient les vétérans toxicomanes retournant chez eux, le Ministère de la Défense imposa un programme d’analyse d’urine obligatoire connu sous le nom grotesque d’« opération flot doré » (« Operation Golden Flow »). Seuls les soldats dont les analyses étaient négatives étaient autorisés à rentrer. Ceux dont les urines contenaient des traces de produit devaient passer par une phase de désintoxication par méthadone de 5 à 7 jours dans des centres situés dans les baies de Long Binh et Cam Ranh. Les militaires dont le second test était négatif pouvaient retourner aux USA. Les soldats (ou « GIs ») dont les tests présentaient deux fois de suite des traces de produit (1 000 à 2 000 cas par mois) étaient exclus des rangs de l’armée (« libérés ») et renvoyés chez eux [ 28][28]P. Brush, « Higher and Higher : Drug Use Among U.S. Forces in…. Vécue par les vétérans comme une maltraitance brutale, cette « libération » déshonorante empirait souvent leur problème d’addiction. L’importante consommation de drogue à laquelle elle a donné lieu est l’une des raisons pour lesquelles la guerre d’Afghanistan (1979-1989) est souvent appelée le « Viêt-Nam soviétique ». Cependant, contrairement aux soldats américains, les militaires communistes ne se sont pas vus administrer les drogues par leur hiérarchie mais les ont consommées de leur propre chef. La guerre a fait l’objet d’une censure soigneuse, il n’existe donc pas de données officielles sur la consommation de drogue, mais on estime qu’au moins la moitié de l’armée communiste d’Afghanistan s’intoxiquait régulièrement (voire 80 % des soldats dans certaines unités) [ 29][29]M. Galeotti, Afghanistan : The Soviet Union’s Last War, London,…. L’alcool, le produit psychoactif traditionnel en Russie, étant cher et difficile à trouver, on lui substitua le haschish, la marijuana, l’opium, l’héroïne, la cocaïne. Le problème était particulièrement inquiétant, car les soldats échangeaient régulièrement du matériel volé de l’armée contre des drogues (ex : pièces détachées, essence, chaussures, vêtements et armes). Pour réguler la question de l’usage abusif de drogues, la durée de l’engagement fut réduite, au milieu des années 80, de 24 à neuf mois [ 30][30]J. K. Cooley, Unholy Wars : Afghanistan, America and… ; cela ne permit pas de contrer la propagation des pratiques de consommation excessive de drogues. Bien que les Mujjahiddin soient souvent, eux aussi, sous l’effet du haschich et de l’opium, ils utilisaient surtout les drogues pour financer leurs activités. Dans l’ensemble, la guerre facilita la culture du pavot à opium, qui, en 1996, fit de la Birmanie/Myanmar le premier producteur mondial d’opium.

Les drogues et les guerres contemporaines

Aujourd’hui, les amphétamines et les tranquillisants sont officiellement utilisés par l’aviation militaire états-unienne (US Air Force) comme moyen de « gestion de la fatigue ». Les pilotes assignés à de longues missions peuvent bénéficier, sous réserve de procédures spécifiques et de contrôles stricts, de « go pills » (Dexedrine) pour les aider à rester concentrés et alertes. Les médecins militaires peuvent les prescrire en prévision de vols de 8 à 10 heures ou plus, qui se passent de nuit ou incluent des changements de zones horaires [ 31][31]Performance Maintenance during Continuous Flight Operations : A….

A leur retour, les pilotes peuvent se voir prescrire des « no-go pills » pour les aider à dormir (des sédatifs comme l’Ambien, le Restoril, ou le Sonata). Par ailleurs, la consommation non-autorisée de substances illégales par le personnel militaire états-unien a doublé entre 1998 et 2005, pour atteindre 5 % de ce public. [ 32][32]P. Von Zeilbauer, « For U.S. Troops at War, Liquor Is Spur to… Nombreux sont ces personnels qui ont développé des addictions aux produits qui leur ont été prescrits par les médecins militaires (souvent des antidouleurs opioïdes comme l’Oxycodon, et des produits psychotropes) et qui ont continué à se les procurer sur des marchés noirs, particulièrement ceux qui fleurissaient en Irak. Certains documents révèlent que des soldats participant aux opérations en Irak et en Afghanistan ont consommé des stéroïdes et abusé de l’alcool, de la cocaïne et du Valium.

La consommation de drogues est en augmentation visible parmi les membres de groupes armés irréguliers comme, par exemple, les armées insurgées d’Irak, les combattants d’Afghanistan, les groupes rebelles d’Ouganda, du Liberia, du Sierra Leone, les militants Tchéchènes, les fractions rebelles de Somalie, les combattants féroces de Daech en Irak et en Syrie, et d’autres groupes anti-occidentaux. Par exemple, les insurgés qui ont combattu les « Marines » états-uniens à Fallujah étaient sans aucun doute sous l’effet d’amphétamines et de crack, comme le prouvent les piles d’aiguilles et de pipes retrouvées ensuite chez eux [ 33][33]T. Perry, « Fallouja Insurgents Fought Under Influence of…. Les dix terroristes de « Lashkar-e-Taiba » qui ont perpétré les attaques mortelles de Bombay en 2008 avaient consommé des stéroïdes, de la cocaïne, et du LSD [ 34][34]« Mumbai Terrorists on Drugs During Attacks », Ebru News, 2….

La drogue connue sous le nom de Captagon ou de fénéthylline est un stimulant largement utilisé par les combattant.e.s de la guerre civile syrienne et par ceux de Daech. Cette drogue synthétique inventée en 1961 est métabolisée par le corps sous la forme de deux produits – amphétamine et théophylline (une molécule du type Xanthine). La Commission des Nations Unies contre la Drogue et le Crime la décrit comme « un stimulant de type amphétamine ». Elle a été un temps prescrite pour traiter l’hyperactivité, la narcolepsie et la dépression mais, à cause de son potentiel addictogène important, elle a été interdite dans la plupart des pays au milieu des années 1980. Largement consommée au Moyen-Orient de manière illégale et dans le cadre de pratiques récréatives, elle est longtemps restée quasiment inconnue ailleurs que dans cette zone du monde.

Le Captagon est une bonne drogue pour le combat. Elle provoque les effets typiques des stimulants de la classe des amphétamines – elle atténue la peur, supprime la douleur, efface la sensation de faim, réduit le besoin de sommeil et donne de la force. On sait que les djihadistes syriens et ceux de Daech en ont consommé de grandes quantités. On dit que cette drogue les transforme en combattants féroces et sans peur, capables de commettre facilement des violences hors du commun, ce pourquoi le Captagon est souvent appelé la « pilule de l’horreur » [ 35][35]« Two Tons of IS Drugs »,…. Les civils kurdes qui se sont échappés de Kobane rapportent que les combattants de Daech sont « sales, avec des barbes hirsutes et de longs ongles noirs. Ils ont avec eux des stocks de comprimés qu’ils prennent sans cesse. Cela semble les rendre encore plus fous » [ 36][36]Cité dans Perlmutter, « ISIS Meth Heads »,…. Les atrocités qu’ils commettent peuvent être expliquées comme le résultat, non seulement de la culture brutale et féroce de l’État Islamique et de son extrémisme djihadiste, mais aussi d’une psychopathie chimiquement induite. Les comprimés de Captagon de contrebande qu’ils prennent sont souvent plus puissants que l’original car ils contiennent de la méthamphétamine, de l’éphédrine et d’autres drogues. Par ailleurs, des témoins racontent que les jihadistes consomment également d’autres psychoactifs : cocaïne, héroïne, et haschisch [ 37][37]Perlmutter, « ISIS Meth Heads ».. En d’autres mots, ils sont sous l’effet de deux drogues : le djihad et les produits stupéfiants. En résumé, les drogues permettent de compenser, dans les armées non professionnelles, l’absence d’entraînement et de discipline typiques des forces armées classiques. Les soldats de ces groupes deviennent plus incontrôlables, ce qui ajoute ainsi de façon significative au chaos de la guerre contemporaine.

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ÉQUATEUR 🇪🇨 (cartels de drogue) : à Guayaquil, l’agitation de la ruée vers l’or du trafic de drogue ne semble pas se calmer

A lire cet extrait de l’article publié dans La PRESSE canadienne, on pourrait croire qu’il s’agit de la France, mais non c’est de l’Équateur qu’Il s’agit !

Un total de 210 tonnes de drogues saisies en une seule année, un record. Au moins 4500 meurtres l’année dernière, également un record. Des enfants recrutés par les gangs. Des prisons qui deviennent des plaques tournantes de la criminalité. Des quartiers rongés par des querelles criminelles. Et tout ce chaos financé par de puissants étrangers aux poches profondes et ayant une expérience considérable dans le commerce mondial de la drogue.

Selon des experts de l’Équateur, les pénitenciers sont rapidement devenus des bases d’opération pour le trafic de drogue.

Aujourd’hui, les cartels les plus puissants du Mexique, Sinaloa et Jalisco Nueva Generación, sont des financiers sur le terrain, de même qu’un groupe des Balkans que la police appelle la mafia albanaise.

Sur les 3.600.000 conteneurs qui partent chaque année du port de GUAYAQUIL, les autorités n’en vérifient que 700.000

LIRE TOUT l’ARTICLE

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Le point de vue de Marc Fievet

En France, chaque semaine, on se rapproche de cet état des lieux par un infernal engrenage. Il ne se passe plus une journée sans que l’on apprenne un meurtre, une fusillade et autres divers dommages collatéraux entraînés par une prohibition dépassée et totalement inadaptée à la problématique drogue. Nos pouvoirs publics sont sourds et s’obstinent à ne pas envisager d’autres méthodes qui ont pourtant échoué depuis plus de 30 ans.

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TUNISIE 🇹🇳 (Djerba): saisie de 24 kilos de cocaïne par des agents de la DGGN

DGGN (Direction générale de la Garde nationale)

C’est African manager qui nous rapporte que 24 plaquettes d’un kilo de poids chacune, ont été découvertes dans un sac, par une patrouille de la garde maritime, dans le cadre du maintien de l’ordre public sur les plages de l’île de Djerba.

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ÉTATS-UNIS 🇺🇲 (DEA – FBI): les plus fins limiers n’ont pas découvert le moindre indice permettant de découvrir qui a laissé de la cocaïne à la Maison-Blanche

Mais qui donc a ramené de la cocaïne au cœur même du symbole du pouvoir américain ?

La question restera probablement sans réponse car le manque d’indices a eu raison de l’enquête. Cette dernière s’est conclue sans suspect, a annoncé ce jeudi le Secret Service, chargé de la sécurité des hautes personnalités de l’Etat américain.

Source

Le point de vue de Marc Fievet

Et en plus , ils nous prennent pour des demeurés !

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MARTINIQUE 🇲🇶 : 317 kilos de cocaïne saisis aux Antilles au large de la Martinique

Appuyée par l’avion de patrouille maritime du service garde-côtes de la douane, la frégate de surveillance Ventôse est intervenue à 430 milles marins (environ 800 kilomètres) au nord-est de la Martinique sur un voilier suspecté de trafic illicite entre la Caraïbe et l’Europe.

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FRANCE 🇫🇷 (OCRTIS) : François Thierry en route pour les assises

La cour de cassation, dans sa grande sagesse, a préféré renvoyer François Thierry aux assises du Rhône plutôt que de classer ce dossier particulièrement sensible.

Les magistrats avec lesquels travaillait François Thierry ont réussi à se dégager de toutes responsabilités dans cette affaire.

Le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin n’a pas jugé utile de rappeler la présomption d’innocence qui doit bénéficier à François Thierry.

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COLOMBIE 🇨🇴 : Washington suspend la surveillance des cultures de COCA

Selon Le Temps, média local qui avait précédemment révélé l’information, le système d’imagerie satellitaire utilisé par les États-Unis a été jugé trop coûteux, d’autant que les Nations unies publient chaque année un rapport similaire. Ce média local invoque également la lutte contre le fentanyl, un opiacé de synthèse qui a fait 110.000 morts sur le sol américain l’an dernier, érigée en priorité n°1 des États-Unis.

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