Les éléments de la Sûreté nationale et de la Douane ont intercepté une tonne et 220 kg de drogue au port de Tanger-Med ce jeudi.
La cargaison se trouvait à bord d’un camion de transport international immatriculé à l’étranger.
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Dans le district de Yuksekova, dans la province de Hakkari, la police a découvert plus de 103 kilogrammes (227 livres) d’héroïne dans un minibus.
Dans l’est de la Turquie, les forces de sécurité ont trouvé plus de 91 kg (200 livres) de méthamphétamine liquide hautement mortelle dans deux camions avec des plaques iraniennes.
Deux conducteurs ont été arrêtés en raison de leurs liens présumés avec la drogue.
Dans la province d’Edirne, les gardes-frontières au poste frontière d’Ipsala, à la frontière turco-grecque, ont saisi quelque 257 kg (566 livres) de marijuana dans un camion en provenance de Grèce.
KIEV – Les forces de l’ordre ukrainiennes ont saisi un envoi de 54 kilogrammes de cocaïne caché dans un conteneur contenant des fruits de l’Équateur dans le port maritime commercial de Yuzhni dans la région d’Odessa, a rapporté le Service national des frontières d’Ukraine.
Un total de «54 kilogrammes de cocaïne répartis dans 46 blocs ont été dissimulés dans les trappes de ventilation d’un conteneur», indique le communiqué.
La cocaïne devait être livrée en Europe de l’ouest.
A la suite du constat de l’augmentation de la consommation de cocaïne dans les communes de la zone périurbaine de La Corogne, la Benemerita a lancé une opération pour tenter de clarifier l’origine et d’identifier les responsables de la distribution de stupéfiants.
Grâce au travail de terrain effectué par les agents, il a été possible d’identifier pleinement les éléments du groupe criminel présumé, ainsi que leur modus operandi.
La Guardia civil a mis alors en place une opération de surveillance et a intercepté l’un de ces individus à son retour de la ville où il avait acheté la drogue, saisissant 400 grammes de cocaïne.
Les agents de la Guardia civil ont poursuivi la procédure et ont mis fin à l’opération par l’arrestation de deux autres personnes.

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Lors d’une opération menée conjointement par la police judiciaire de Mulhouse et la brigade de sûreté urbaine du commissariat de Colmar sur le haut lieu de deal, le quartier Europe de Colmar, notamment la rue de Genève et d’Amsterdam, les policiers ont interpellé un Guinéen de 22 ans très connu de la justice qui a été écroué.
Près de 500 doses de drogue et plusieurs milliers de pochettes de conditionnement ont été retrouvées. Ces opérations ont amené la saisie de plus d’un kilo d’héroïne, de 65 grammes de cocaïne, 166 grammes de résine de cannabis et 515 grammes d’herbe.
15 décembre, vaste coup de filet par une trentaine de policiers – les huit principaux protagonistes, âgés de 18 à 50 ans, six Albanais, inconnus des services de police, épaulés de deux Français, sont interpelés en même temps à Barby, Montmélian et Moûtiers.
Le 14 décembre, au terme d’une enquête de plus d’un an, 200 policiers, aidés par quatorze chiens renifleurs et des drones, ont saisi 24 kg de cannabis, 213 000 euros en liquide et 70 000 euros d’avoirs bancaires et arrêtés une dizaine de personnes à Surville, dans les résidences Claudel et Diderot. Cinq personnes ont également été interpellées près de Provins.
COSTA DEL SOLParallèlement, à la même heure, une équipe de policiers français et espagnols tentait de mettre la main sur un des maillons principaux à Marbella (Espagne). En perquisitionnant la planque de cet organisateur de Surville, les forces de l’ordre ont trouvé 100 000 euros en petite coupure. Mais l’homme avait disparu!
Un mandat européen a été immédiatement émis, provoquant l’arrestation de l’homme le mercredi 16 décembre dans la soirée à Schipol, l’aéroport d’Amsterdam (Pays-Bas).
* Cellule de renseignement opérationnel sur les stupéfiants
À l’origine de cette saisie de 75 kg d’herbe de cannabis, un renseignement très précis parvenu à la DOD de Lyon, Direction des opérations douanières.
L’aviseur précise qu’un convoi hollandais, chargé de drogue, va remonter d’Espagne, dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 décembre, avec une Audi pour voiture ouvreuse.
L’interception s’est réalisée au péage de Reventin-Vaugris sur l’autoroute A7, par la brigade de surveillance des douanes de Saint-Etienne.
Tonny Vos, 69 ans, et sa compagne Tatiana Melniciuk, 47 ans, ont été condamnés à 3 ans de prison ferme, tout comme leur ami René Jongejean, 52 ans. Écroués, tous les trois sont également interdits de territoire français pour dix années et devront s’acquitter d’une amende douanière de 131 000 euros. Quant au second chauffeur, il a été relaxé.


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LOIRE ATLANTIQUE – Un point de deal démantelé dans le quartier des Dervallières à Nantes par la Police
Des cartes de fidélité : 10 passages, 20 euros offerts – Cinq hommes ont été arrêtés. Ils faisaient tourner cette petite boutique avec ses horaires d’ouverture clairement affichés, ses pubs, aussi, pour tous les produits proposés et les tarifs.
DOUBS – Dans la nuit du dimanche 13 au lundi 14 décembre, des centaines de milliers d’euros de stupéfiants et d’argent liquide ont été saisi à Besançon, par la section recherche de la police bisontine
12,7kg de résine de cannabis, 4,8 kg d’herbe de cannabis, 6 kilos d’héroïne, 2,6 de cocaïne, 3,7kg de produits de coupe, 280 000 € en liquide… La somme totale des perquisitions s’élève à 800 000 €, selon le procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux. Se rajoutent cinq véhicules, un pistolet et un brouilleur de téléphone – qui « démontre la sophistication des méthodes utilisées par ces individus« . La plupart des perquisitions ont eu lieu dans des boxes de garages, loués dans le secteur des Chaprais à Besançon.
HÉRAULT – Deux frères suspectés de trafic de drogue ont été appréhendés par la police à Montpellier
C’est un renseignement anonyme, arrivé début décembre aux oreilles des enquêteurs de l’unité de lutte contre les stupéfiants et l’économie souterraine de la Sûreté départementale, qui a permis l’interpellation de deux frères, ce mercredi 16 et ce jeudi 17 décembre, suspectés de trafic de cannabis.
CREUSE – Trafic de drogue démantelé à Aubusson par les Gendarmes
Six personnes ont été interpellées ce lundi à Aubusson et placés en détention provisoire. Le tribunal correctionnel de Guéret examinera sur le fond cette affaire de trafic de drogue le 20 février 2021.
LONGWY – Deux interpellés pour deal de drogue près de la place Darche
Mercredi, deux Longoviciens ont été interpellés par les policiers de Mont-Saint-Martin. Le binôme aurait tenu un point de deal d’herbe et de résine de cannabis, dans et à proximité d’un appartement à proximité de la place Darche. Ces hommes âgés de 22 et 45 ans s’en expliqueront dès lundi, devant le tribunal.
INDRE-et-LOIRE – Un trafic de drogue démantelé, plusieurs kilos de stupéfiants saisis et trois incarcérations
Un important trafic de stupéfiants qui aurait été organisé depuis Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) a été démantelé après une longue enquête. Sept personnes ont été interpellées ; trois hommes ont été placés en garde à vue puis en détention provisoire.
FINISTÈRE – Grosse opération de police, ce mardi 15 décembre, à Morlaix : dix personnes, dont neuf mineures, ont été interpellées au niveau des quartiers de Pors ar Bayec et la Vierge Noire
Dans leurs domiciles, la quarantaine de policiers mobilisés (du commissariat de Morlaix mais aussi de Brest et Quimper ainsi que l’équipe cynophile) a retrouvé de la résine de cannabis et de l’argent en liquide. « Ce trafic, qui s’opérait au niveau des quartiers, pouvait leur rapporter jusqu’à 1 000 € par jour ! », a expliqué le commandant Kerbrat.
RHÔNE – Un dealer a livré 10 kg de cocaïne en deux ans à Lyon
Rien n’arrête ce Lyonnais de 24 ans spécialisé dans la vente et la livraison de cocaïne, pas même la prison. Condamné fin février et écroué, il a été libéré en juin et a aussitôt repris ses activités.
ISÈRE – La grand-mère dealait de la cocaïne à l’Alpe d’Huez
Une sexagénaire a écopé d’un an de prison avec sursis pour un petit trafic de cocaïne. Les gendarmes ont également trouvé chez elle de la résine de cannabis et 34 sachets d’ecstasy qu’elle a aussi «essayé».
GUADELOUPE (aéroport des Abymes ) – les douaniers trouvent de la cocaïne cachée dans de la poudre à colombo
Les passeurs de drogue ne manquent pas d’imagination pour exporter leur marchandise vers l’hexagone. En comparution immédiate, un jeune homme a écopé de 2 ans de prison ferme avec mandat de dépôt. Il avait été intercepté à l’aéroport des Abymes le week-end dernier avec plus de 3 kilos de cocaïne dissimulés dans… de la poudre à colombo !
SEINE-ET-MARNE (Le Mée-sur-Seine) – Trois kilos de cannabis et de la cocaïne découverts à la Croix-Blanche
Un dispositif de surveillance a été mis en place, mercredi 16 décembre, au niveau de l’allée Albert-Camus au Mée-sur-Seine, dans le quartier de la Croix-Blanche, pour une suspicion de trafic de stupéfiants.
Pendant que les policiers – accompagnés d’un chien spécialisé dans la recherche de stupéfiants – se présentent à l’avant, une discrète surveillance est mise en place à l’arrière du bâtiment.




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Interception de deux suspects dans une entreprise de logistique de Johannesburg qui voulaient obtenir un devis pour l’envoi d’un colis en Grèce.
Des agents du SAPS (South African Police Service) ont trouvé la drogue ce mardi 15 décembre, cachée dans les accessoires de 10 vêtements que contenait le colis, avec l’aide de «Buddy», un chien renifleur de drogue. Deux personnes ont été arrêtées, un homme et une femme, pour possession de drogue illégale.
Le 10 septembre dernier, des agents du SAPS à Richards Bay, dans la province côtière du KwaZulu-Natal, limitrophe nord avec Eswatini (anciennement Swaziland) et le Mozambique, ont saisi 342,5 kilos d’héroïne.
Un rapport du projet Enact, financé par l’Union européenne (UE), publié en juin 2018, indique que le Mozambique est l’un des principaux couloirs du trafic d’héroïne en provenance d’Asie pour l’Afrique du Sud et l’Europe.
Il est 4h30 du matin et Amrullah Khan est en train de prier chez lui avant de se rendre dans son champ de pavot. Il vit dans le district peu sûr de Khogyani, dans l’est de la province de Nangarhar.
Il a appris à cultiver de son père, et ce dernier du sien, et il a formé ses enfants à l’art de cette plante interdite, sur laquelle ils ont commencés à travailler vers l’âge de dix ans. Amrullah est l’un des 590 000 paysans qui ont fait de l’Afghanistan le premier vendeur mondial d’opium, produit de cette fleur.
«C’est la chose la plus dure qui soit», dit celui qui nourrit les 13 membres de sa famille avec la vente de la résine: «Il faut travailler pendant des mois du matin à l’après-midi, cela nuit à la santé et ruine l’avenir de nos enfants« .
Vêtus de leurs vêtements les plus anciens, qui seront bientôt rendus inutiles par le brun intense de la résine, les ouvriers commencent à faire des incisions dans les capsules, d’où ils extraient ce qu’on appelle le «lait de pavot».
L’opium est vendu secrètement. Il est révolu le temps où cela se faisait ouvertement « à la campagne ou dans les bazars locaux ». Maintenant, les « négociants » s’approchent discrètement du village, ou les agriculteurs eux-mêmes transportent le pavot «secrètement dans les zones d’insécurité et contrôlées par les talibans». Ce qui ne manque pas, ce sont les acheteurs. « Tout le monde est impliqué pour gagner quelques centimes, que ce soit des responsables gouvernementaux, des talibans ou des trafiquants de drogue« , dit Amrullah.
La récolte est souvent interrompue par des combats entre les forces de sécurité afghanes, les talibans et le groupe djihadiste État islamique (EI). On ne sait jamais d’où vient la dernière rafale de tirs qui les force à courir.
La culture du pavot n’a pas été bonne cette année et Amrullah n’a fait que 400 $ de sa vente, contre 2000 $ l’an dernier. L’argent obtenu couvre à peine les engrais et la main-d’œuvre, il demandera donc à un trafiquant de drogue une avance pour la prochaine récolte.
Depuis la chute du régime taliban en 2001 grâce à l’invasion américaine, le gouvernement afghan et la communauté internationale ont dépensé plus de 9 milliards de dollars pour mettre fin à la culture de l’opium, sans succès.
Selon les données de l’Office des Nations Unies contre le crime et la drogue (ONUDC), la production de pavot n’a fait qu’augmenter: de 185 tonnes en 2001 sous le régime des Taliban et de 3400 tonnes en 2002 (première récolte en présence des forces étrangères), à 6400 tonnes en 2019. Les surfaces occupées pour la culture du pavot sont passées de 800 hectares en 2001 à 163000 en 2019. On peut donc se poser de sérieuses questions sur l’action des organismes en charge de la lutte contre les stups!
« 83% de la culture a lieu dans des zones dangereuses contrôlées par les talibans facilite le trafic de drogue », souligne le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Tariq Arian.
La police afghane, avec le soutien des forces américaines, a détruit un total de 500 laboratoires de traitement de la drogue entre 2009 et 2019 par des frappes aériennes, des opérations spéciales et la campagne médiatique « Iron Tempest » entre 2017 et 2018 menée par les États-Unis.
Les talibans tirent environ 200 millions de dollars par an de la vente de drogue, un montant, selon les données de l’armée américaine, supérieur à ce dont ils ont besoin pour couvrir les dépenses de leur guerre contre les troupes internationales et locales.
Les talibans nient toute implication« L’émirat islamique – comme aiment s’appeler les talibans, n’a rien à voir avec la culture, le trafic et les autres activités liées à la drogue », a déclaré à EFE le principal porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid.
Le Narco Malang Amani (le nom a été changé) est un trafiquant de drogue de niveau intermédiaire. Il achète généralement de petites quantités d’opium à des commerçants locaux ou directement à des agriculteurs de confiance dans l’est de l’Afghanistan. Amani, 59 ans, a passé les 18 dernières années dans le business et le trafic de drogue et regrette l’époque après l’effondrement du régime taliban où la contrebande était « facile et rentable« . » On pouvait conduire une voiture remplie d’opium à 600 kilomètres de Nangarhar au sud de Kandahar sans problèmes, en payant à la police «une petite somme ou un cadeau» « .
Ces dernières années, cependant, les « expéditions » ne pèsent plus que 20, 30 voire 50 kilos dans le meilleur des cas, et en plus « il faut changer plusieurs fois de voiture, utiliser de fausses plaques d’immatriculation, des fausses cartes d’identité et même porter une kalachnikov« .
Dans le sud de l’Afghanistan, les gros trafiquants de drogue achètent de l’opium à des intermédiaires comme Amani, des transactions qui sont toujours effectuées dans des zones dangereuses et donc cachées. Une fois les différentes livraisons intermédiaires rassemblées, elles sont ensuite expédiées en gros envois à travers les zones contrôlées par les Taliban vers le Pakistan et l’Iran.
La frontière s’étend sur de 900 kilomètres entre les deux pays voisins
L’Iran, la première base logistiqueEn Iran, les gardes-frontières ont construit des fossés entourés de barbelés, des murs et des tours de guet sur la ligne de 900 kilomètres entre les deux pays voisins. Soutenus par la Police Anti-Narcotiques, ils se consacrent principalement à empêcher les drogues d’entrer dans leur pays. Au cours des trois dernières décennies, ils auraient démantelé quelque 50 000 gangs.
Les provinces les plus actives sont le Sistan et le Baloutchistan et le Sud-Khorasan, dans le sud-est du pays. C’est la route terrestre traditionnelle, à laquelle il faut ajouter la route maritime, qui a son épicentre dans la région sud d’Hormozgan, dans le golfe Persique.
Il existe d’autres routes hors d’Afghanistan pour l’héroïne, l’opium et les amphétamines, entre autres drogues: vers le nord et l’ouest du pays, via le Pakistan ou vers le sud via l’océan Indien; mais ce sont des itinéraires plus longs qui impliquent des difficultés et nécessitent des capacités plus grandes.
« La route la plus proche de l’Europe est celle qui mène aux frontières de la République islamique d’Iran avec la Turquie et pour les passeurs, il est important que les drogues arrivent plus rapidement« , explique le chef de la police anti-stupéfiants iranienne, le brigadier général Mohammad Massoud Zahedian.
Les chiffres sont frappants. Au cours de la seule année 1398 du calendrier persan (jusqu’au 20 mars 2020), les forces iraniennes ont saisi 950 tonnes de drogue, 150 de plus que l’année précédente. 80% étaient de l’opium et le reste de l’héroïne, de la morphine et du cristal. Il y a eu 2 319 opérations et 1 886 gangs de drogue démantelés, selon les données du quartier général iranien de contrôle des drogues.
Mohammad Massoud Zahedian précise que l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime sait que l’Iran saisit plus de 90% de l’opium dans le monde, 26% d’héroïne et 48% de morphine. Pour la République islamique d’Iran, la lutte est constante en essayant d’empêcher l’entrée sur notre territoire et de l’utiliser comme voie de transit.
Cet effort, ajout-t-il, est entravé par la faible aide internationale, à la fois financière et logistique, et par les sanctions des États-Unis, qui empêchent l’Iran d’acquérir les équipements nécessaires et modernes, notamment pour lutter contre le trafic sur la voie maritime du golfe Persique. qui est en plein essor.
La coopération est étroite avec d’autres pays touchés tels que le Pakistan et l’Afghanistan, dont le siège de coordination est situé à Téhéran. La surveillance des trafiquants de drogue commence au point de production et se termine au point de consommation afin de mener des opérations conjointes qui démantèlent l’ensemble du réseau de contrebande.
Ces réseaux ont parfois des liens avec le terrorisme, ce qui ajoute du danger aux opérations: «Des groupes djihadistes comme Daesh et Yeish al Adl vendent de la drogue pour couvrir leurs dépenses et l’acquisition d’armes», explique Mohammad Massoud Zahedian , ajoutant « Cette bataille pèse lourdement sur l’Iran. 3 850 membres du personnel de sécurité sont morts dans des opérations de lutte contre le trafic de drogue au cours des trois dernières décennies et quelque 12 000 ont été handicapés. Quelque 700 millions de dollars ont également été dépensés pour sécuriser nos frontières »
Mais ces drogues n’arrivent pas en Iran uniquement pour être transporté. «Nous avons 2 millions de toxicomanes en Iran», admet Abás Deilamizadeh, directeur de l’ONG «Tavalode Dobareh» , qui travaille dans des programmes de désintoxication depuis deux décennies. À ces deux millions s’ajoutent 800 000 consommateurs occasionnels. En Iran, l’opium était fumé dans une pipe. Aujourd’hui, comme dans le reste du monde, l’héroïne et le crystal sont ses formes les plus demandées.
Un énorme camion à ordures s’arrête avec le moteur en marche devant un centre de traitement de la toxicomanie à Baltimore, aux États-Unis, où le Dr Jordan Narhas-Vigon attend. Le chauffeur, un homme d’âge moyen, sort nerveusement, demande l’ordonnance et revient au véhicule en courant.
« Le problème de l’héroïne est profondément enraciné. Un des patients que nous avons traités m’a dit qu’il en consommait depuis l’âge de 11 ans. Et maintenant, il a 50 ans, travaille et continue de lutter contre la toxicomanie« , explique le médecin. Les problèmes d’héroïne, dans de nombreux cas, passent des grands-parents, aux parents et aux enfants.
L’équipe médicale qui est installée à l’extérieur du centre de détention de la ville de Baltimore, compte près d’un millier de détenus, dont beaucoup attendent d’être jugés. A mi-chemin entre Philadelphie et Washington, Baltimore, avec près de 2,5 millions d’habitants, est l’un des épicentres historiques de la consommation d’héroïne sur la côte Est. Et il y a des histoires similaires à Boston, New York, Atlanta, Cleveland ou Pittsburgh.
Plus de 750 000 personnes sont mortes de surdose depuis 1999 en grande majorité à cause des opiacés, selon les données du Center for Disease Control (CDC) et plus de 71000 rien qu’en 2019.
Le marché a changé récemment avec l’entrée du Mexique comme principal fournisseur et l’arrivée du fentanyl, un opiacé utilisé pour traiter la douleur causée par le cancer, entre autres maladies. On estime qu’elle est jusqu’à 50 fois plus puissante que l’héroïne.
Les cartels mexicains, selon deux hauts responsables de la DEA (Drug Enforcement Administration) des États-Unis, se sont simplement adaptés à la demande. Pour ce faire, ils ont augmenté leur capacité de culture du pavot dans leur Triangle d’Or, qui regroupe les États de Sinaloa, Chihuahua et Durango, près de la frontière américaine.

Petit à petit, se perdant dans ses pensées, les «clients» apparaissent. Les voitures sur l’autoroute voisine bourdonnent comme des moustiques à côté du fourgon du Behavioral Health Leadership Institute (BHLI), une organisation non gouvernementale dédiée à fournir des services de santé aux toxicomanes les plus vulnérables QUI prescrit principalement des médicaments, car très peu bénéficient d’une couverture médicale, et propose des inhalateurs de «narcan» (naloxone), le médicament utilisé pour traiter les surdoses d’opiacés.
Aux commandes, Deborah Agus, sa directrice, une petite avocate énergique qui parle sans arrêt: avec des «clients», comme elle appelle les patients; avec les agents de la prison qui vont et viennent, avec les policiers qui vont et viennent; même avec les quelques marcheurs.
« Nous sommes une vieille ville typique, urbaine et sur la côte est. Avec des problèmes liés aux niveaux élevés de pauvreté, aux questions raciales, au manque de financement fédéral et étatique pour l’éducation, et au fil des ans, il y a eu des problèmes avec la police, des émeutes… » dit-elle.
«Il y a toujours eu des problèmes de consommation d’héroïne à Baltimore, mais, comme ailleurs, on n’y a pas prêté attention jusqu’à ce que les garçons de familles blanches aisées commencent à faire une surdose. C’était un problème caché», explique Deborah Agus. Et c’est toujours le cas: « Pendant la pandémie, les décès par surdose ont de nouveau augmenté de façon spectaculaire. »
Maintenant, en plus, la rue exige un mélange de stupéfiants. « Fentanyl avec de l’héroïne, avec de la marijuana, avec n’importe quoi« , quelque chose d’extrêmement dangereux qui augmente le risque de surdose.
Rapport de Baber Khan Sahel (Khogyani), Marina Villén et Artemis Razmipour (Téhéran), Alfonso Fernández (Baltimore). Edité par Moncho Torres, Susana Samhan, Raquel Godos et Javier Marín.

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Les garde-côtes américains ont saisi environ 16 tonnes de drogues (11,5 tonnes de cocaïne et environ 4,4 tonnes de marijuana) lors de multiples opérations dans les eaux internationales du bassin des Caraïbes et de l’océan Pacifique oriental au large des côtes latino-américaines
La drogue a été mis à la disposition des autorités fédérales en Floride après avoir été déchargé à Port Everglades, à plus de 40 kilomètres au nord de Miami.
L’homme achetait héroïne et cocaïne aux Pays-Bas pour les revendre en Moselle. Interpellé, il a été mis en examen et écroué. Il passera les fêtes de fin d’année bien confiné.
Les saisies effectuées par les gendarmes
42 kilos d’héroïne, 4 kg de cocaïne, 17 kg de produits destinés à couper la drogue, 115 000 euros en liquide, 4 véhicules et un pistolet automatique.
Cette opération fait suite au décodage d’EncroChat, l’application de télécommunication cryptée, par les cybergendarmes de la gendarmerie nationale avec de nombreux autres cyberservices européens.