AMÉRIQUE CENTRALE (Coke en stock – CCLXXVI): au Guatemala 🇬🇹, les aéroports aux mains des narcos

Tous ces avions remplis de cocaïne se posent, on l’a vu, plutôt sur des pistes clandestines. Faut rester discret. Sur les aéroports, c’est à une autre ballet auquel on assiste au Guatemala. Là, ce sont des valises pleines d’argent liquide qui circulent, la monnaie d’échange des trafiquants étant le dollar américain, plus rarement la monnaie du pays.

Dans le genre on a assisté à de beaux cas d’exemples ces dernières années. Un avion qui cachait ses billets dans le plafond de sa cabine, une ex star de la TV essayant de sortir discrètement un demi-million de dollars du pays, un entraîneur de foot avec ses millions, et toujours une corruption tous azimuts dans le pays.

En résumé c’est plutôt simple : la majorité des aéroports est aux mains des trafiquants !

°°°°°°

Retour sur une vieille affaire

C’est bien cela en effet, des avions, transporteurs de cocaïne, qui se posent partout, car les trafiquants ont mis la main sur tout l’infrastructure aérienne du pays : « Les trafiquants de drogue pourraient même être à l’origine du meurtre d’un contrôleur aérien qui a empêché un avion chargé de cocaïne d’atterrir en 2007. Des sources de l’aviation civile ont assuré aux Américains dans le premier des deux câbles que «des officiers de l’aviation impliqués étaient impliqués dans le meurtre le 17 août 2007, le contrôleur José Emanuel Méndez, qui avait refusé l’autorisation d’atterrir à un avion chargé de trois tonnes de cocaïne et qui, après cinq tours à l’aéroport, a fini par tomber » (Mendez était aussi le fils de l’activiste des droits humains et ancien congressman Amilcar Mendez). « En représailles, Méndez aurait été tué », explique le câble, qui s’appuie sur l’aviation civile, la police et les autorités syndicales. (…) « Pour ce meurtre, son collègue Erwin Omar Gudiel Arias a été reconnu coupable par un tribunal. Le journaliste Andreas Bourke, ami de Méndez, a exigé le 22 juillet 2010 dans le journal que la paternité intellectuelle soit poursuivie. Et il s’est souvenu que Carlos Castresana, alors qu’il était le chef de la Commission internationale contre l’impunité (Cicig), a déclaré que la Commission avait trouvé des indications comme quoi Juan Roberto Garrido, responsable de la sécurité de l’aéroport, avait été impliqué dans le meurtre. » Cet effort de nettoyage de l’aéronautique et des aéroports du Guatemala, pays qui compte le plus d’avions par habitant sur le continent, ne fait que commencer. » Il n’est pas allé loin, pour l’instant semble-t-il, hélas.

Les aéroports du pays aux mains des trafiquants

En 2012, le site Cosecha Roja avait pourtant déjà alarmé sur ce qui se passait à La Aurora : « de nombreux avions ont atterri en provenance d’Amérique du Sud et sont stationnés sur la piste d’atterrissage abandonnée et incontrôlée de Puerto Barrios.

Et même une partie est contrôlée par un trafiquant de drogue connu », dit le câble « 08GUATEMALA1360 » du 31 octobre 2008, signé par l’ancien ambassadeur Stephen McFarland, après une réunion avec les autorités de l’aviation civile. Un autre câble, « 08GUATEMALA1180 », a indiqué que cette piste de 2060 mètres de long avait été abandonnée par l’armée en 2004 (elle est bien visible ici sur Google Earth). Le câble en premier disait aussi ceci : « Le commissaire Carlos Castresana était au courant de la situation à la suite de l’arrestation, en juillet 2008, de Luis Fernando Archila Lima, Chef de la sécurité de la Direction générale de la société civile Chef de la sécurité de la Direction générale de la société civile Aviation (DGAC) à Puerto Barrios, pour possession de drogue. Selon la presse, Archila Lima a été arrêtée bientôt après que les autorités ont perquisitionné une tour de contrôle de l’aéroport où deux des onces d’héroïne ont été trouvées dans son lit ».
Le chef de la sécurité de l’aéroport se droguait ! Un comble !

 

« Des cas d’atterrissages sur les pistes de Cobán et Zacapa ont été documentés. Par exemple, en décembre 2010, les autorités ont trouvé trois petits avions à l’aéroport de Cobán: dans l’un, il y avait 300 milles quetzals et deux autres n’avaient pas la permission d’entrer dans le pays. Tous trois étaient au service des Zetas, selon des sources des renseignements civils. Ils ont également utilisé un côté de la piste pour les courses de chevaux. Ces cas dans lesquels des trafiquants de drogue utilisent les aéroports nationaux comme pistes privées ont été étendus au port de San José, selon les câbles (…) « en juillet 2005, l’ancien chef du secrétaire à l’analyse et à l’information contre la drogue (Saia), Adán Castillo, a déclaré que l’aéroport international de La Aurora était utilisé pour introduire de grandes expéditions de drogues dans le pays et que c’était la famille Mendoza de Izabal qui gérait l’essentiel du trafic de drogue (ils s’en occupaient toujours en 2019 selon Insight Crime et « anonguatemala » ). Quatre mois plus tard, Castillo a été capturé aux États-Unis pour avoir convenu avec les trafiquants de la prise en charge d’une cargaison de drogue. Il a été condamné en 2007 à dix ans de prison. »

A gauche, la famille Mendoza avec le politicien Mario Estrada aujourd’hui derrière les barreaux, devant son hélicoptère de campagne TG-MEO controversé. Ce trafic perdure : les deux photos ici sont celles diffusés dans un journal télévisé du matin en mars 2018 au lendemain de la découverte d’un Cessna incendié sur une piste clandestine au nord de Zacapa, visible ci-dessous (au 15° 4.902’N et 89° 40.490’O) :

Dans le plafond

L’argent continue à circuler : si en 2010 c’était une dame qui avait été pincée avec une valise pleine de billets, en mars 2019 c’est un avion au complet, un petit Cessna 340 reconnaissable à ses bidons de bout d’aile, sa vitre latérale de cockpit en demi-cercle, ses hublots ovales: un avion immatriculé XB-FKB, venu du Mexique, donc, avec à l’intérieur un compartiment « secret », parfaitement dissimulé à l’intérieur du plafond de l’appareil qui allait surprendre les enquêteurs montés à son bord (il avait été soigneusement recousu sans laisser de traces !)

Dans cet espace inattendu et difficilement, détectable (à moins de disposer d’une information sur la modification faite quelque part sur l’appareil, ce qui à sans doute été le cas dans cette affaire) étaient dissimulés 64 400 dollars américains et 16 500 pesos mexicains, plus huit téléphones portables, un GPS et même un iPad. Une caverne d’Ali Baba, mais au-dessus de la tête !

Fait à noter, les membres d’équipage et les passagers avaient été identifiés comme étant tous des jeunes, aucun ne dépassant la quarantaine : Jonathan Quezada Flores, 35 ans; Alejandro Galindo Benítez, 33 ans, Abraham Galindo Escamilla, 21 ans et Alexia Sarahí Herrera Inzunza, 24 ans, tous également de nationalité mexicaine. La nouvelle génération des trafiquants mexicains, certainement trop bavards sur le net… Depuis, « leur » avion pourrit sur le tarmac de la Aurora (et ce n’est pas un Cessna 401 comme indiqué !). En vérité, l’immatriculation était certainement fausse. Aucune recherche ne pointe vers elle en effet. L’avion est donné comme étant le 340A-0646 qui est celui du N8875K, annoncé comme invendu en avril 2017, et reversé à la Cessna Aircraft Company.

L’évasion de devises, le sport roi au Guatemala : sortir l’agent !

C’est Global Voices qui nous le confirme ici le 26 juillet 2014 : l’évasion de numéraire a pris des proportions inquiétantes ces dernières années au Guatemala et l’endroit principal par lequel cela se fait est l’aéroport de la Aurora. L’article débute par un exemple précis, celui de « la présentatrice de télévision María Magdalena Stahl Hurtado, par ailleurs mannequin et « psychologue » (elle a participé à la finale de Miss Equateur en 2005), une citoyenne américaine d’origine allemande » dont l’attitude avait interpellé un agent des douanes suspicieux. La belle, ici à droite, interrogée, finit par craquer devant le douanier : « après plusieurs heures de comptage, le ministère public a calculé qu’il y avait 435 762 dollars USD cachés dans les bagages que Mme Stahl s’apprêtait à emporter à Panama ». Elle avait tenté de dissimuler 1/2 million de dollars dans ses bagages !!! Un phénomène courant, nous apprend l’article : « le dernier cas signalé est celui de M. Richard Alexis Preza Herrera, l’entraîneur de l’équipe de football Coatepeque qui a été arrêté pour le transport de 14,6 millions de dollars US. Lors de son procès, il a été condamné à une amende de 600 000 quetzales (7 750 dollars US) et il lui est interdit de quitter le pays. » Ces transferts interdits, les trafiquants les font aussi, mais de manière plus adroite à vrai dire : “La loi stipule que jusqu’à un montant de 10 000 dollars peut être transporté sans déclaration. Aussi y a-t-il des gens qui voyagent avec 9 700 ou 9 800 dollars, tout juste, pour rester dans la limite légale “, dit M. Rodenas. Au moins deux grands groupes de « courriers », chacun transportant un montant légal d”argent, ont été capturés transportant de ‘l’argent à Panama, la destination principale pour le blanchiment d’argent. Selon M. Rodenas, un autre moyen de transporter de l’argent était de prétendre que les courriers étaient des directeurs ou des employés d’entreprises qui voyageaient pour affaires ou faire des achats. Ensuite, après des mois d’enquête, on arrive à la conclusion que les entreprises n’étaient qu’une couverture et qu’elles n’avaient pas d’activités financières réelles.

En fait, les trafiquants continuent à utiliser cette méthode. “Voilà comment ils exportent l’argent hors du pays. Ils font ce que la loi permet”, dit M. Rodenas, qui ne s’aventure pas à avancer une hypothèse quant aux montants totaux d’argent qui sont exportés hors du pays illégalement. “Il est difficile de donner un chiffre ; une étude devrait être réalisée”, dit-il.

lire plus

000000

ÉTATS UNIS 🇺🇸 (opération Project Python): 15 tonnes de méthamphétamine saisis

La Drug Enforcement Administration (DEA) a procédé à des arrestations massives à travers l’Amérique dans la première semaine de mars, arrêtant 250 membres d’un grand cartel mexicain de la drogue – 600 au total au cours de l’opération «Project Python» qui aura mobilisé les agents durant ces six derniers mois.

Les principaux membres du cartel du GJNG (la nouvelle génération de Jalisco), ont été arrêtés lors des raids contre le groupe, avec 350 actes d’accusation prononcés, 15 000 kilos de méthamphétamine saisis et près de 20 millions de dollars récupérés après cette tentaculaire opération anti-drogue.

000000

UNDERCOVER: quand l’amoralité des représentants de la loi est mise en exergue

Dans les rangs du FBI, l’entrée du garçon dans les rangs de la pègre ne passe pas inaperçue. Plutôt que de l’encourager à poursuivre ses études, les agents fédéraux proposent à l’adolescent (sans lui laisser beaucoup le choix) de se lancer dans le trafic en gros, sous leur supervision. Il devient ainsi le plus jeune informateur que le Bureau ait jamais engagé. Le scénario un tantinet didactique de Undercover, fait se heurter amoralité des représentants de la loi (incarnée avec superbe par Jennifer Jason Leigh) et les hésitations de White Boy Rick, ballotté entre les tentations de l’argent facile et l’espoir d’échapper à son destin de citoyen d’une ville fantôme.

On trouvera, dans un reportage long format publié en 2014 sur la plate-forme multimédia américaine The Atavist, la relation du triste sort que le système policier et judiciaire a réservé à cet auxiliaire.

000000

Une autre histoire vraie, celle de Marc Fiévet, qui a inspiré le film « Gibraltar »

0000000000

NARCONEWS (Mexico 🇲🇽): las ultimas del dia 29 de marzo de 2020

0000

ITALIE 🇮🇹 (Gioia Tauro): saisie d’une demi-tonne de cocaïne, Rocco Mole, le fils du boss a été arrêté

Des pains de cocaïne pour plus de 537 kilos.

°°°°°°

Rocco Mole, a été arrêté par les hommes de la brigade mobile de Reggio de Calabre assistés de policiers du commissariat de Gioia Tauro.

L’opération, coordonnée par le procureur de Palmi, a permis la perquisition du hangar et des terres – à Sovereto di Gioia Tauro – d’une propriété de Rocco Molè, fils de Girolamo Mole, 59 ans, chef de la famille Mole de la « N’drangheta, deja emprisonné à vie.

150 pains de cocaïne ont été trouvés à l’intérieur du hangar et une autre importante quantité de cocaïne était cachée sous terre dans une plantation d’agrumes voisine: 340 paquets contenus dans des emballages en plastique scellés. 24 kilos de marijuana ont également été retrouvés.

L’homme a déclaré qu’il était le seul responsable de la possession de la drogue saisie.

Son arrestation a été confirmée par le juge d’instruction de Palmi qui a rendu une ordonnance de détention provisoire en prison.

« Félicitations au pouvoir judiciaire et à la police d’État pour l’opération avec laquelle, ce matin, le fils de celui qui est considéré comme le chef d’une famille ‘Ndrangheta opérant à Gioia Tauro a été arrêté, avec l’enlèvement de 561 kg de drogue « , a déclaré la ministre de l’Intérieur Luciana Lamorgese.

000000

 

IRAN 🇮🇷: les forces de police de la province de Téhéran ont confisqué plus d’une tonne de stupéfiants dans la capitale la semaine dernière.

Téhéran, 28 mars (MNA) – L’adjoint du chef de la police de Téhéran, le second brigadier-général Hamid Hadavand, a fait cette annonce vendredi, affirmant qu’à la suite des opérations de grande envergure menées par les forces de police, 1 027 kilogrammes de différentes drogues illicites ont été arrêtés du 20 au 26 mars.

868 kg d’opium, 145 kg de haschisch et 14 kg d’autres types de drogues ont été saisis, ainsi que la confiscation de 52 véhicules et 18 motos, a-t-il ajouté.

14 contrebandiers ont également été arrêtés pendant les opérations au cours de la même période.

source

000000

FRANCE 🇫🇷 (Hauts de France): dans la métropole lilloise, le confinement entraine un ralentissement de la demande

Pas de trêve sanitaire pour les réseaux de drogue.

Les principaux points de vente de la métropole lilloise, plaque tournante nationale des stupéfiants, continuent de tourner.

C’est ainsi que, mardi soir, quatre kilos d’herbe de cannabis ont été découverts dans une voiture à Lille-Sud.

lire

000000

DOCUMENTAIRE: Histoire du trafic de drogues

Histoire du trafic de drogue

0000

Comment, deux siècles durant, les pouvoirs en place ont fait naître et prospérer le commerce des drogues, envers occulté du libre-échange.

Cette fresque dense et limpide pulvérise les idées reçues en démontrant l’impasse de la prohibition.

Au XIXe siècle, l’opium se répand à travers toute l’Asie, sous l’impulsion des puissances coloniales. Parallèlement, l’industrie pharmaceutique occidentale découvre des produits miraculeux : morphine, cocaïne, héroïne. L’addiction devient un fléau mondial et un enjeu de santé publique ; la prohibition va progressivement s’imposer. L’interdit donne naissance aux premiers réseaux du trafic de drogue, qui ne vont cesser de chercher la protection des États. Cette criminalité connaît un essor sans précédent pendant la guerre froide, quand les services secrets utilisent les drogues comme un instrument politique. Les États-Unis en paient le prix : en 1970, un tiers de leurs soldats au Viêtnam sont accros à l’héroïne. Un an plus tard, le président Richard Nixon lance la guerre contre la drogue.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (1/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 20:55
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
———————————————————————————————————-

Avec leur bras armé, la DEA (Drug Enforcement Administration), les États-Unis frappent fort. Mais le trafic se déplace, se transforme, s’adapte. Une nouvelle génération de trafiquants émerge à la fin des années 1970, qui recherche à la fois l’argent et le pouvoir. Si Pablo Escobar est le plus emblématique de tous, Totò Riina en Sicile, Khun Sa dans le Triangle d’or, et Félix Gallardo au Mexique ont aussi bouleversé le destin de leur pays et fait exploser le trafic à l’échelle mondiale. Ils défient les États, menacent les pouvoirs en place. Il faut près de vingt ans pour que ces derniers s’organisent et fassent tomber les quatre barons de la drogue.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (2/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 21:50
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
———————————————————————————————————-

Comment, deux siècles durant, les pouvoirs en place ont fait naître et prospérer le commerce des drogues, envers occulté du libre-échange. Cette fresque dense et limpide pulvérise les idées reçues en démontrant l’impasse de la prohibition. Dernier volet : les trafiquants de drogue d’aujourd’hui ont muté. L’invisibilité est leur arme…

Le paysage s’est désormais morcelé, voire atomisé. Les trafiquants d’aujourd’hui ont muté. L’invisibilité est leur arme. Le trafic s’enracine dans des zones hors de contrôle, comme l’Afghanistan ou la Colombie, où une guerre d’intensité variable se poursuit. Au Mexique, les cartels ont fait entrer le pays entier dans une spirale de violence sans précédent, et partout, le bilan de la guerre contre la drogue se réduit à un décompte macabre. Faciles à fabriquer et à dissimuler, les drogues de synthèse, comme le fentanyl, cinquante fois plus puissant que l’héroïne, annoncent la génération à venir, celle des trafiquants en blouse blanche. Aux États-Unis, les antidouleurs prescrits sur ordonnance ont ouvert la voie aux opioïdes, qui sèment la mort à l’échelle d’une épidémie.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (3/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 22:45
00000000000000000000000000000000000000000000000

AMERIQUE CENTRALE (Coke en stock – CCLXXV): en 2016, une première prise de conscience… sans grand lendemain

En 2015, au Guatemala, on change de président : c’est le populiste Jimmy Morales qui est élu, au lieu de Sandra Torres sa rivale de gauche. Le pays venait d’être secoué par la démission en mai de la vice-présidente Roxana Baldetti, accusée de corruption, qui avait embarqué avec elle toute une clique tournant autour du président Otto Pérez Molina. La classe politique avait été secouée, certes, mais c’est le peuple surtout qui réclamait un coup de balai. Jimmy Morales, pas très chaud au départ, se voit donc contraint de commencer à épurer le pays des corrompus notoires et de demander à ses différents ministères d’effectuer un nettoyage de fond. La drogue étant un des sujets et un des objets fondamentaux de cette corruption, l’accent est mis sur les vecteurs d’arrivage de cette dernière. Cette drogue s’invite en effet dans toutes les campagnes électorales depuis 1986, comme on le fait remarquer ici. En ligne de mire, le soutien de Los Zetas au Partido Patriota et les affaires autour de la longue piste semi-clandestine de Playa Grande et les trois morts récemment parmi les soldats faits prisonniers par les trafiquants, alors qu’ils venaient de surprendre à El Estor un déchargement de cocaïne d’un avion clandestin. Des armes, des fusils à pompe, avait été retrouvés à proximité du triple assassinat, le président en personne s’étant rendu aux obsèques pour porter l’un de cercueils (une image forte s’il en est)…

Des avions perquisitionnés et vérifiés

Des ports sont donc inspectés mais aussi un aéroport, le principal situé dans la capitale, El Aurora, soupçonné depuis longtemps d’être la plaque tournante du trafic de coke.  En 2016, les autorités décident donc dans un premier temps d’inspecter 42 avions réputés douteux à la Aurora. Un joli nombre comme on le voit. On affiche dans la presse une série de vignettes minuscules les présentant, sans préciser leur propriétaire. Pour rassurer la populace, visiblement (on s’apercevra plus tard que les promesses de Morales étaient plutôt du pipeau et que lui-même était corrompu !).  Dedans, il y a même un hélicoptère (noir à immatriculation rouge, au milieu ici, parmi un beau lot de Beechcrafts) :

 

l’aéroport international de La Aurora 

Au final, 17 engins sont immobilisés pour des erreurs de déclaration administratives, 3 pour infractions pénales et 1 pour une irrégularité d’enregistrement. Rien de transcendant donc, pas de détection de traces de cocaïne menée à l’intérieur des aéronefs. L’Etat comptait ainsi faire un exemple et montrer qu’il agissait. Sans plus ajoutera-t-on. La presse du moment se régale de la décision, l’Etat lui-même étant mis en cause par son laxisme précédent : « les coups portés au ministère public continuent de révéler les réseaux entre le légal et l’illégal. Cette fois, plusieurs avions ont été retenus dans des actions conjointes qui avaient le soutien des États-Unis. Les informations fournies par le député (à la sécurité) ne détaillent pas l’immatriculation ou la propriété des avions arrêtés. Mais sur les photos présentées lors de la conférence de presse, il est possible d’identifier certains avions. Le CMI a trouvé des informations sur certains d’entre eux dans les bases de données d’immatriculation des avions. Lors d’une conférence le 21 octobre, le ministère public et d’autres instances de l’État ont annoncé que 21 avions, pour la plupart de petits avions, avaient été retenus pour irrégularités à l’aéroport international de La Aurora ».

LIRE

000000

GUYANE 🇫🇷 (Affaire « cocaïne sur les bateaux d’Ariane »): six personnes mises en examen, cinq placées en détention provisoire

Le MN Toucan

 

Un coffre aimanté repéré sur la coque d’un navire

Tout commence le 5 août dernier à Kourou : avant de lever l’ancre vers l’hexagone, le capitaine du MN Toucan, le navire qui transporte les éléments d’Ariane aperçoit sur la coque un coffret aimanté. Il contient 7 kilos de cocaïne. L’enquête est menée par l’antenne locale de l’Office Interministériel Anti Stupéfiants, et la brigade financière de l’Unité Territoriale d’Investigation Spécialisée. Un réseau présumé est soupçonné d’avoir transféré vers l’hexagone de la cocaïne achetée au Surinam, sur la coque des deux bateaux d’Ariane. Selon le parquet de Fort de France, la marchandise était récupérée dans les ports du Havre et de Rotterdam, via deux plongeurs.

6 personnes arrêtées le 14 mars

Après la saisie du 5 août, la filière présumée choisit une voie plus classique pour le trafic, avec des mules, par avion. La cocaïne est
revendue notamment à Paris, Poitiers, Toulouse, Cahors, Agen. Le 14 mars, six personnes sont arrêtées en Guyane, placées en garde à vue, puis incarcérées à Rémire-Montjoly. Selon le procureur de Martinique, leur transfert vers Fort de France a été rendu impossible par la crise sanitaire. Mardi, un juge d’instruction de Fort des France les a mis en examen par visio conférence notamment pour « trafic de stupéfiants en bande organisé » Cinq des suspects habitent à Kourou, un autre en Haute
Savoie. Deux sont chefs d’entreprise, deux autres travaillent en intérim, un cinquième à la mairie de Kourou, le dernier étant sans
profession.

Source

0000

ESPAÑA 🇪🇸: incautadas tres toneladas de cocaína en Arousa tras una persecución por la ría de madrugada en pleno confinamiento

Todo empezó de madrugada, cuando al fin aparecieron las lanchas esperadas. En concreto, dos. Fueron interceptadas por dos helicópteros (de Aduanas y Guardia Civil) y tres patrulleras (dos de Aduanas y otra del Instituto Armado) acercándose a la ría de Arousa, exactamente a diez millas de la isla de Sálvora.Navegaban juntas hasta que fueron atisbadas por los citados medios marítimos y aéreos.

A la luz de la luna, entre bateas, a bordo de dos planeadoras con 3.000 kilos de cocaína en la ría de Arousa y, todo ello, en pleno estado de alarma. La ocasión pintaba calva y nada mejor que un confinamiento generalizado para seguir operando en la oscuridad. Algo parecido se les ocurrió a las mentes pensantes de la organización que esta madrugada trató de introducir tres toneladas de cocaína en Galicia a la antigua usanza, por mar y a bordo de dos planeadoras semirrígidas.

Una investigación conjunta de la Unidad de Drogas y Crimen Organizado (Udyco) de la Policía Nacional y del Equipo de Delincuencia Organizada y Antidrogas (EDOA) de la Guardia Civil, ambos de Pontevedra, frustró sus planes esta madrugada, demostrando que los vigilantes pueden guardar todas las medidas de protección ante el coronavirus que sean necesarias, pero no están encerrados entre cuatro paredes.

 

Leer

0000

NARCONEWS (Mexico 🇲🇽): las ultimas del dia 28 de marzo de 2020

  • El ‘Mayo’ vs el coronavirus… COVID-19 le pega al narco y lo obliga a aumentar los precios…
  • “El Chino Ántrax”: El sicario mas fiel del narcotraficante «El Mayo» Zambada de el C.D.S
  • Dos sicarios dejan una camioneta robada con 100 kilos de mariguana
  • Detienen a líder regional del Cartel de Jalisco junto a funcionaria y policías en Oaxaca
  • El Coronavirus la nueva pesadilla de La Unión Tepito y el Cártel Jalisco Nueva Generación.
  • Aseguran marihuana y metanfetaminas de más de 8 mdd en paso fronterizo de Laredo
  • La producción de amapola Baja en México, por coronavirus no gracias a estrategia de AMLO
  • Le levantaron a su hija, pues subió a su vehículo y fue tras ellos y los “cazó”
  • Miembros de la Familia Michoacana llegan en «Monstruos» a pelear la plaza con el CJNG.
  • 0000

    FRANCE 🇫🇷 (Vannes): malgré le confinement, les dealers continuent la vente

    C’est une première dans le département.
    Les policiers de Vannes ont interpellé, jeudi 26 mars, un jeune homme de 17 ans qui, malgré les rappels à l’ordre, ne respectait pas la mesure de confinement.
    En deux jours, ce mineur a été contrôlé à quatre reprises dans le quartier de la Bourdonnaye.
    À chaque fois, il n’a pas été en mesure de justifier sa présence, ni de présenter une attestation de déplacement dérogatoire.
    000000

    BELGIQUE 🇧🇪 (Douanes & Accises): les trafiquants tablent clairement sur une baisse du nombre de contrôles douaniers

    Plus d’une tonne de cocaïne a encore été découverte ce mois-ci en Belgique.

    Le trafic de drogue tourne à plein régime en cette période d’épidémie de coronavirus. Une saisie record a encore été effectuée lors des derniers vols passager à l’aéroport de Zaventem, a indiqué Kristian Vanderwaeren, administrateur général des Douanes & Accises, samedi dans De Tijd. « Les trafiquants de drogue misent sur le fait qu’il y a moins de contrôles. »

    Et à l’étranger, 1,4 tonne a été saisie alors qu’elle était destinée à notre pays. « Nous avons constaté une quantité sans précédent de cocaïne et d’héroïne sur les derniers vols passager qui arrivaient encore au Brussels Airport », explique M. Vanderwaeren. « La criminalité organisée entrevoit des opportunités en ces temps de crise. Nous n’avions encore jamais découvert une telle quantité de drogue dans les bagages des passagers. Les trafiquants tablent clairement sur une baisse du nombre de contrôles. »

    L’équipe drogue dans le port d’Anvers a momentanément été renforcée. « Car en Amérique du Sud, ces jeunes ont encore assez de moyens et d’argent pour poursuivre leurs activités », poursuit Kristian Vanderwaeren, le responsable des Douanes.

    source

    0000

    En France, les douaniers ne sont plus en nombre suffisant pour sécuriser et tenter de ralentir ce trafic.

    Le 26 mars, la Douane française comptait 2540 agents présents physiquement sur leur lieu de travail sur un effectif de 17 372 personnes.

    268 agents ont été contaminés et sont malades alors que 935 agents ont été placés en quatorzaine.

    A la DG de la Douane Française, Madame Isabelle Braun-Lemaire reste silencieuse!

    Lire

    000000

     

    FRANCE 🇫🇷 (Cocaïne): pourquoi le trafic explose en France ?

    000000

    COLOMBIE 🇨🇴 (Barranquilla): Cliver Alcalá s’est rendu aux agents de la DEA (Drug Enforcement Administration)

    Cliver Alcalá, considéré comme l’un des principaux détracteurs du président vénézuélien Nicolás Maduro, a été arrêté pour avoir prétendument aidé le dirigeant à expédier 250 tonnes de cocaïne par an aux États-Unis.

    Le général à la retraite de l’armée vénézuélienne Cliver Alcalá a été accusé de complot en vue de commettre du narco-terrorisme, de complot en vue d’importer de la cocaïne et des armes à feu, selon l’Associated Press.

    Alcalá s’est rendu aux agents de la Drug Enforcement Administration à Barranquilla, en Colombie, avant d’être transféré en détention à New York. Les accords qu’il a pu négocier avec la DEA n’ont pas encore été divulgués.

    Cette arrestation intervient deux jours après que le ministère américain de la Justice a inculpé Maduro ainsi que quatre co-conspirateurs pour narco-terrorisme.

    Alcalá vivait en Colombie depuis 2018 après avoir tenté d’organiser un coup d’État pour évincer Maduro. ¨Pour mémoire, lorsqu’il était assistant du président de l’époque, Hugo Chavez, en 2008, Alcalá avait reçu l’ordre d’organiser des livraisons de cocaine avec le groupe terroriste des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie).

    Le ministère américain de la Justice a inculpé le président vénézuélien Nicolás Maduro ainsi que quatre co-comploteurs pour narcoterrorisme.

    En retour, Maduro a accusé la DEA de travailler avec Alcalá pour l’assassiner.

    source

    000000

     

     

    NARCOBUSINESS (Le Canada 🇨🇦, nouvelle cible des cartels mexicains 🇲🇽): les cartels colombiens 🇨🇴 utilisent maintenant le Mexique pour acheminer la cocaïne

    Le Canada, nouvelle cible des cartels mexicains

    En novembre 2019, le directeur de la section new-yorkaise de la Drug Enforcement Administration (DEA), Ray Donovan, déclarait dans une entrevue au Journal de Montréal avoir assisté à l’expansion des cartels
    mexicains au Canada. Une découverte qu’il aurait faite ces dernières années en démantelant le réseau d’«El Chapo» et qui l’aurait mené jusqu’à Montréal. Donald Trump a d’ailleurs annoncé en décembre 2019 son
    intention d’ajouter les grands cartels mexicains sur la liste du Département d’État désignant les organisations terroristes.

    «Les cartels mexicains ne contrôlent pas les groupes armés qui opèrent en Colombie. Il est trop difficile pour les cartels mexicains de les contrôler à distance. Ce que contrôlent vraiment les groupes mexicains, c’est l’entrée de la cocaïne de grande qualité, de grande pureté, sur le territoire américain. Les cartels mexicains contrôlent le business de la cocaïne et non sa production. […] Ils
    achètent la cocaïne et s’occupent de son itinéraire», poursuit l’expert à notre micro.

    Ces dernières années, les services frontaliers américains ont
    plusieurs fois déclaré qu’ils avaient confisqué des quantités de drogue plus ou moins importantes à des migrants clandestins. Dès octobre 2018, plusieurs caravanes de migrants se sont dirigées depuis l’Amérique centrale vers le Mexique. Si la frontière Sud du pays a été renforcée par le Président Andrés Manuel López Obrador, des centaines de migrants –en majorité honduriens– parviennent encore à
    traverser le Mexique et à se rendre à la frontière Nord.

    Pour Gustavo Duncan, les cartels ne privilégient toutefois pas l’utilisation de migrants pour acheminer la drogue, «une méthode
    incertaine», selon lui. Rappelons que Donald Trump a décrété le 20 mars la fermeture de sa frontière avec le Mexique dans le contexte de la
    pandémie de Covid-19.

    «Ce n’est pas une bonne idée d’utiliser des migrants pour faire passer des stocks d’un pays à l’autre. Le résultat n’est pas assuré. Il peut arriver toutes sortes de péripéties aux migrants: ils peuvent être tués, volés ou arrêtés. C’est donc loin d’être un bon
    calcul pour les groupes criminels», a-t-il conclu.

    Source et plus

    0000

    NARCONEWS (Mexico 🇲🇽): las ultimas del dia 27 de marzo de 2020

  • Enrique Peña Nieto tuvo que escapar dos veces del C.D.G y Los Zetas durante sus visitas a Tamaulipas
  • Reportan ejecutado, solo dormía ebrio en Piedras Negras, Coahuila
  • Levantaron a su hija, él los “cazó” y les disparó en calles de Cuernavaca
  • Encuentran narcotúnel que pasaba por debajo de muro fronterizo en Arizona
  • CJNG y otros trece cárteles del narco ahogan en violencia al sur de México
  • Ejecutan a un hombre en restaurante de mariscos en V. Carranza
  • Ejecutan a motociclista en Tepetitlán; permanece como desconocido
  • Puebla, objetivo prioritario del Cártel Jalisco Nueva Generación (CJNG)
  • El CDS y el de los Soles, al que ligan a Nicolás Maduro, trafican droga a EEUU desde hace 20 años
  • Ejecutan a pareja mientras cenaban en la Álvaro Obregón, CDMX
  • Lombardía, zona de guerra entre el “Cártel Jalisco Nueva Generación” y “Los Viagras”
  • Comando irrumpe en pueblos de Guerrero y obliga a gente a salir…
  • ¡De película!, persecución y balacera por robo de camioneta en Pachuca
  • 0000

    NARCOTRAFICO: el cartel acusado de inundar con cocaína EE.UU desde Venezuela

    « Inundar Estados Unidos con cocaína e imponer a los usuarios de este país sus dañinos y adictivos efectos« .

    Esta es una de las duras acusaciones que hizo
    este jueves la Justicia de Estados Unidos contra lo que llama el cartel de Los Soles, una supuesta organización narcotraficante cuyo líder, según la imputación, sería el presidente de Venezuela, Nicolás Maduro.

    De acuerdo al documento, el cartel llevaría más de 20 años « facilitando la importación de cocaína hacia Estados Unidos ». La acusación define al cartel como una « organización de tráficonde drogas compuesta por altos oficiales venezolanos ».

    Leer mas

    0000

    VIETNAM 🇻🇳(Hanoï): un réseau de drogue démantelé, près de 650 kg de drogue saisis

    Une vaste opération coordonnée par la Police de la province de Lang Son, de la ville de Hanoï, de la province de Nam Dinh a permis d’arrêter
    un présumé trafiquant de stupéfiants du nom de Pham Van An à Nam Dinh.

    Pham Van An a conduit un taxi transportant 26 sacs contenant 520 kg de drogue du district de Chuong My, en banlieue de Hanoï, à la province de Lang Son pour livrer 13 sacs avec 246 kg de drogue à Vy Van Hen. Il est retourné à Hanoï pour confier la garde de 13 sacs restants à son frère dans l’arrondissement de Câu Giây.

    Après son arrestation, dix autres présumés trafiquants ont été interpelés à Hanoï et les enquêteurs ont mis la main sur environ 400 kg
    de drogue de synthèse qui devaient être conditionnés avant de repartir vers des pays tiers.

    LIRE

    0000