
![]()
Qui est Gilles Bénichou, l’escroc lyonnais qui a fait tomber Michel Neyret ?
Le tribunal n’a pas émis de mandat d’amener pour contraindre Gilles Bénichou, remis en liberté sous contrôle judiciaire en juin 2012, à comparaître. Il aurait certainement fallu, pour cela, renvoyer le procès. Le prévenu serait toujours à Villeurbanne (Rhône), sa ville d’origine.
Il faut bien l’avouer : la nouvelle de son absence a provoqué une vague de déception sur les bancs de la presse. Les journalistes espéraient pouvoir comprendre la chute d’un grand flic en rencontrant à l’audience le voyou qui y a principalement œuvré. Gilles Bénichou n’est pas le seul escroc renvoyé devant le tribunal dans ce dossier (son cousin Stéphane Alzraa, en fuite, l’est aussi). Mais ce personnage haut en couleurs apparaît comme un maillon de la chaîne essentiel dans la dégringolade de l’ancien limier.
Une logorrhée compromettante
Dans cette affaire de corruption, les conversations téléphoniques de cet homme à la logorrhée stupéfiante sont centrales. Placé sur écoute dans le cadre d’un trafic de drogue international début 2011, Gilles Bénichou se vante auprès de son interlocuteur – impliqué dans ledit trafic – d’avoir « un joker » au sein de la police lyonnaise, qui « ne peut rien [lui] refuser ». Les enquêteurs identifient rapidement Michel Neyret.
A partir de là, l’Inspection générale des services (ex-IGPN), la police des polices, va avoir beaucoup d’éléments à se mettre sous la dent, tant Gilles Bénichou se montre bavard au téléphone, que ce soit avec son ami policier ou ses autres relations. Les bœufs-carottes découvrent avec effarement que Michel Neyret transmet des fiches de police….
LIRE:
00000000000000000000000000000