
On ne parle pas d’un petit joint planqué dans la manche du gros pull en laine. Non, ici, la cocaïne se dealait… en centaines de grammes.
Les enquêteurs ont été mis sur la bonne piste un peu par hasard.
À la fin du mois de juin 2014, Eduart Fejzullaj est contrôlé par la police. Les papiers de ce citoyen albanais ne sont pas en ordre. Il est en séjour illégal. En vérifiant son passeport, les policiers découvrent également une boulette de cocaïne. Ils décident donc de creuser un peu plus. A son domicile, ils découvrent… 150 grammes de cocaïne.
Les enquêteurs retrouvent ses clients habituels et les questionnent. Ils interpellent, le 7 octobre dernier, un autre citoyen albanais: Osman Tokmak. Ce dernier va se mettre à table. Il balance notamment les deux noms de ceux qu’il considère comme les chefs de réseau: Rikardo Rulat et Lionel Murajat.
Lors d’une perquisition, on découvrira au domicile de l’un d’entre eux 200 grammes de cocaïne et 3 000€ en liquide.
Pour le parquet, Séverine Franssen estime que l’on a affaire à un trafic de cocaïne «de grande ampleur qui durait depuis 2011».
Selon une première estimation, la représentante du ministère public estime que cette connexion albanaise a écoulé près de dix kilos de drogue dure en région namuroise. Les enquêteurs ont notamment relevé pas mal d’informations intéressantes via la téléphonie.
L’accusation se base aussi sur la déposition plus récente d’un petit dealer et consommateur qui dénonce également les mêmes trafics et les mêmes personnes. La défense n’a pas encore pu prendre connaissance de cette déclaration. La juge Matagne a donc décidé de fixer un nouveau rendez-vous, lundi prochain, pour permettre la prise de connaissance de ces nouveaux éléments par la défense.
Les avocats savent déjà que leurs clients jouent gros. Séverine Franssen a en effet requis des peines de prison qui vont de quarante mois à sept ans de prison ferme. La substitute namuroise a notamment relevé que trois des prévenus ne sont pas consommateurs de drogues. «Ils ont agi par pur appât du gain», relève la représentante du ministère public.
Les peines sont dures. Comme la drogue qu’il faisait circuler et les ravages que tout cela peut entraîner.
http://www.lavenir.net/cnt/dmf20150427_00640033
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