DOUANE FRANÇAISE (DNRED – Coopération internationale): démantèlement d’un important réseau de trafic de produits dopants

Coopération internationale : démantèlement d’un important réseau de trafic de produits dopantsPublié le : lundi 29 mai 2017

Démantèlement d’un réseau de trafic de produits dopants | © Guardia Civil
L’interception en juin 2016, par les douaniers de Roissy, d’un colis contenant des produits dopants a permis de mener une grande opération en Espagne.

L’interception en juin 2016, par les douaniers de Roissy, d’un colis contenant des produits dopants vient de conduire en Espagne au démantèlement d’une organisation criminelle se consacrant à l’élaboration et la vente de contrefaçons de médicaments et d’anabolisants (stéroïdes, hormones de croissance, médicaments contre les troubles de l’érection). 14 personnes ont été placées en détention dont un médecin et des culturistes propriétaires de salles de sport.

Cette opération, menée par la Garde Civile espagnole, en collaboration avec l’agence de santé espagnole, les douanes française et allemande, a permis la saisie record de plus de 3 millions de doses de médicaments et d’anabolisants de contrefaçon. 2,7 kg de cocaïne, une arme à feu et 70 000 euros en liquide ont également été saisis lors des 25 perquisitions réalisées simultanément dans des domiciles, entrepôts, locaux commerciaux et salles de sport des provinces de Malaga, Valladolid, Valence et Alicante.
Les produits contrefaisants étaient élaborés dans un laboratoire clandestin de Malaga grâce à des principes actifs  achetés, sans aucun contrôle sanitaire, en Asie. Ils étaient ensuite reconditionnés avant d’être envoyés par colis passant par plusieurs pays européens. Une partie de ces produits était également revendue illégalement par des culturistes au sein de salles de sport.

C’est en juin 2016 que débute l’affaire, lorsque les douaniers de Roissy interceptent un colis contenant des fioles de produits dopants. Le dossier est confié aux agents de l’observatoire des médicaments de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) qui analysent les flux et découvrent que plusieurs colis similaires ont été livrés en Espagne.
En juillet 2016, ils alertent l’Agence de santé espagnole. Les autorités de ce pays décident de continuer les investigations sur leur sol. L’attaché de la douane française à Madrid leur communique donc les informations collectées par la douane française et assure l’interface entre les enquêteurs des deux pays. Après des mois d’enquête, la Garde Civile espagnole déclenche alors une vaste opération pour interpeller tous les membres du réseau. Deux douaniers français de l’observatoire des médicaments sont présents et participent aux opérations.
Les personnes interpellées sont mises en examen pour délit contre la santé publique, organisation criminelle et blanchiment de capitaux. Cette opération complexe, d’une ampleur inédite, est un exemple de parfaite coopération internationale.

Contact presse

  • Attaché de la douane française à Madrid : 00 34 91 837 78 83
  • Service de presse de la douane : 01 57 53 41 03

SOURCE: http://www.douane.gouv.fr/articles/a13316-cooperation-internationale-demantelement-d-un-important-reseau-de-trafic-de-produits-dopants

L’opération, menée par la Garde civile en collaboration avec l’Inspection de la pharmacie de Malaga, l’Office des investigations des douanes allemandes (ZKA) et la Direction nationale françaises du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), est …

lire: http://aujourdhui.ma/monde/espagne-demantelement-dun-reseau-de-fabrication-et-de-trafic-de-substances-interdites-dans-le-sport

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FRANCE-NARCOTRAFIC: plus la répression est efficace, plus les prix grimpent – et plus les trafiquants s’en mettent plein les poches.

31 janvier 2015, par G.Moréas

Cocaïne, fric et flics

L’arrestation ces derniers jours de policiers de la PAF, mis en cause dans un trafic qu’ils sont censés surveiller ; la disparition d’une cinquantaine de kilos de cocaïne dans la salle des scellés de la brigade des stups du quai des Orfèvres, autant d’affaires récentes qui plombent la police. Une seule raison : le fric. En octobre dernier, c’était un ancien chef d’Interpol qui était mis sous les verrous en Équateur, et l’on se souvient des nombreuses arrestations parmi les autorités de l’aéroport de la station balnéaire de Punta Cana, en République Dominicaine, après la découverte de 682 kg de cette drogue dans un Falcon 50 français, en mars 2014.

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Le trafic de stupéfiants, et notamment celui de la cocaïne, génère de tels bénéfices que tous les intermédiaires s’enrichissent… en une traînée de poudre – du moins s’ils ne vont pas en prison. Quant aux « cocotrafiquants », le fric les rend omnipuissants. Devant ces kilos de drogue qui défilent sous leur nez et qui disparaissent en fumée dans les incinérateurs, certains flics craquent. Ils passent du côté obscur. Même s’ils ne sont que quelques-uns, ils font mal à la corporation. Mais, comme dit le directeur général Jean-Marc Falcone, « la police nationale fait le ménage dans sa propre institution ».

Sniff !

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En France, d’après l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, la cocaïne se revend 68 € le gramme, pour une pureté moyenne qui tourne autour de 35 %. Ce qui met le produit pur autour de 200 000 € le kilo alors qu’il est acheté aux cultivateurs l’équivalent de 2 à 3000 €. On imagine les retombées que cela engendre tout au long de la chaîne d’intermédiaires ! Évidemment, les narcotrafiquants sont les premiers à passer à la caisse. Pour la seule cocaïne, leur chiffre d’affaires annuel se situerait dans une Prix des drogues 2013 fourchette comprise entre 75 et 100 milliards de dollars (Rapport mondial sur les drogues de 2011). Un chiffre qui est d’ailleurs en baisse sur ces dix dernières années, notamment aux États-Unis, mais qui représente environ le quart du marché de l’ensemble des drogues. Même si l’on tient compte du prix du traitement (20 à 30% du prix d’achat), la marge est impressionnante. Certains analystes estiment que le trafic de drogue dans sa totalité équivaut à 1 % du PIB mondial. Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (2009), les produits stupéfiants représenteraient environ un cinquième du produit du crime dans le monde et il faudrait un budget de 200 à 250 milliards de dollars pour couvrir les dépenses de santé annuelles liées à la consommation des « drogues illicites ». Je suppose que les drogues licites sont les médicaments ! Les moyens mis en œuvre pour lutter contre ce type de criminalité donnent le tournis. On a l’impression d’un petit monde qui s’agite en vase clos. Pour l’UE, les coûts cachés ou apparents liés aux produits stupéfiants oscilleraient entre 28 et 40 milliards d’euros par an. La cocaïne est la deuxième drogue la plus consommée en Europe. Quant à la France, elle dépenserait plusieurs milliards d’euros (je ne suis pas sûr qu’il soit tenu une comptabilité), dont une grande partie pour lutter contre l’importation de la « bigornette », comme disait Francis Carco dans La dernière chance, en 1935. En effet, via les Antilles et la Guyane, notre pays est en première ligne. Ainsi, le mois dernier, près de 30 tonnes de drogue ont été saisies lors d’une opération Interpol menée en Amérique centrale et dans les Caraïbes. En partie de l’héroïne et du cannabis, mais principalement de la cocaïne, pour une valeur estimée à 1,3 milliard de dollars. Cette opération baptisée Lionfish II a été menée conjointement par 39 pays, dont 4 de l’UE : l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et la France. Mais c’est la France qui a financé l’opération (je ne sais pas si l’UE participe). La partie opérationnelle est revenue à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) en coordination avec le secrétariat général d’Interpol. « L’opération a également permis de fermer une cinquantaine de laboratoires de fabrication de stupéfiants. La marine nationale colombienne a saisi un semi-submersible qui servait à transporter de la drogue, deux avions légers ont été saisis en Équateur et une vingtaine de pistes d’atterrissage dissimulées dans la forêt ont été détruites par les autorités colombiennes… », peut-on lire sur le site d’Interpol.

Comme on le sait, la cocaïne est cultivée et traitée dans le nord de l’Amérique Latine, essentiellement en Colombie, en Bolivie et au Pérou. Elle suit ensuite trois axes d’exportation « traditionnels », l’un vers les États-Unis et le Canada ; les deux autres vers l’Europe et l’Afrique (on peut se demander si la fin de l’embargo sur Cuba ne changerait pas la donne). L’UE est d’ailleurs fortement « attaquée » par des passeurs qui viennent d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique du Nord.

Dans la mer des Caraïbes, la « Méditerranée américaine », la lutte contre les trafiquants est menée par les forces armées de différents pays. Pour ce faire, plusieurs accords ont été passés, trop sans doute, au point de ne pas s’y retrouver. Ce qui favorise la suprématie américaine. En 2008, un accord a été signé entre le commandant supérieur (COMSUP) de Fort-de-France et le commandant régional américain. Nom de code : Narcops. Et en novembre 2011, une première opération conjointe d’envergure pour lutter contre le trafic à destination de l’Europe et de l’Afrique du Nord a été mise sur pied. La France dispose en permanence de deux bâtiments de guerre qui patrouillent le secteur avec chacun un hélicoptère embarqué. Parfois, un sous-marin nucléaire pointe son nez. En cas d’intervention sur un go fast, un tireur d’élite prend position pour neutraliser les moteurs. Puis il reste en appui pour protéger l’équipe d’intervention. En cas de nécessité, l’ordre d’ouvrir le feu doit venir de Matignon, via le Secrétariat général à la mer, qui assure la coordination interministérielle des actions de l’État en mer. Il faut dire que dans ce type d’opération, plusieurs ministères sont concernés : Défense, Intérieur, Justice, Finances et Santé. C’est une exception française. La police judiciaire est également très active. Il existe une antenne de l’OCRTIS à Fort-de-France et deux détachements, l’un à Pointe-à-Pitre, l’autre à Saint-Martin, et les gendarmes disposent d’un patrouilleur. Mais depuis quelques années c’est la Guyane qui inquiète. Elle a déjà pris sa place dans un trafic de « mules » à destination de la métropole. Mais cela pourrait bien évoluer, notamment en raison de sa proximité avec des pays trafiquants, comme le Surinam et le Venezuela, et aussi d’une présence policière moins forte. Dans ce département où 40 % des moins de 30 ans sont au chômage et où 44% des travailleurs sont fonctionnaires, il doit être difficile de rêver sa vie. Pour comprendre, comment on en est arrivé là, c’est-à-dire une situation inextricable malgré les moyens mis en œuvre, il faut jeter un coup d’œil en arrière… De 1860 à 1910, la coca et la cocaïne sont des denrées qui s’exportent mondialement, notamment par deux réseaux principaux partant des pays andins, l’un vers l’Allemagne et le reste de l’Europe, l’autre vers les États-Unis. Les Américains deviennent alors les plus grands consommateurs au monde. Le revirement est brutal. En 1915, les États-Unis se lancent dans une croisade solitaire contre ce fléau qui ravage l’Amérique, diabolisant l’Allemagne en le dépeignant comme l’empire de la drogue. Peu à peu, différents pays emboîtent le pas au géant américain, jusqu’à l’interdiction mondiale en 1950. En quelques décennies, un produit licite devient illicite et sa commercialisation échappe alors aux contrôles des États. Les filières légales disparaissent laissant la porte ouverte aux aventuriers et aux trafiquants de tout crin. Au retour de la guerre du Vietnam, de nombreux soldats américains sont devenus héroïnomanes. Aussi, en 1971, le président Nixon déclare la guerre à la drogue, notamment à l’héroïne. Georges Pompidou reçoit le message 5 sur 5 et Marseille perd ses labos de morphine-base. Dans le même temps, la consommation de cocaïne explose aux États-Unis. Comme un pied-de-nez – plus gentiment nommé la contre-culture. La justice moralisatrice se met en place et le nombre d’incarcération explose. Les prisons sont remplies de jeunes, surtout des Noirs et des Latinos au point que certains s’interrogent : existerait-il une raison cachée à cette pénalisation à outrance ? Un peu comme en France on utilise la pénalisation de la consommation de cannabis pour contrôler les jeunes des cités. Toute proportion gardée, bien sûr ! Même si la consommation mondiale semble stagner, peut-être à cause des drogues de synthèse, la guerre contre le trafic de cocaïne n’est pas prête d’être gagnée. Trop de fric en jeu. Et l’amusant, si l’on peut dire, c’est que plus la répression est efficace, plus les prix grimpent – et plus les trafiquants s’en mettent plein les poches. Y a pas de morale à mon histoire !

source: http://moreas.blog.lemonde.fr/2015/01/31/cocaine-fric-et-flics/

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MAROC-FRANCE: la reprise de la coopération judiciaire permettra-t-elle enfin de poursuivre M6, drug Kingpin, pour narcotrafic ? (On peut rêver, non?)

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FranceMaroc
Publié le 31-01-2015 Modifié le 31-01-2015 à 18:27

La France et le Maroc reprennent leur coopération judiciaire

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Le roi du Maroc, Mohammed VI.AFP/Abdhelhak Senna

La France et le Maroc ont annoncé la reprise de leur coopération judiciaire suspendue par Rabat il y a près d’un an. La mesure intervenait en représailles à la convocation par la justice française du chef du renseignement marocain, Abdellatif Hammouchi, en février 2014, pour des faits présumés de torture. Le gel de la coopération a entrainé le blocage de nombreux dossiers judiciaires entre la France et le Maroc, avec des conséquences non négligeables pour les binationaux, et les quelque 60 000 Français résidant dans le royaume.

Conséquence, en matière pénale tout d’abord, les extraditions de prisonniers sont gelées depuis près d’un an. Une dizaine de détenus français avait d’ailleurs observé une grève de la faim cet été, pour…

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L’Autriche et l’Italie signent un accord de coopération de police transfrontalière

Carteautriche640VIENNE, 11 juillet (Xinhua) — L’Autriche et l’Italie ont signé vendredi à Vienne un accord bilatéral de coopération policière transfrontalière.

L’accord est conçu pour permettre aux autorités de police des deux pays un accès sans restriction par air ou par terre à travers leur frontière commune, accès qui avait été jusqu’à présent limité à 20 km sur l’Autoroute et à 10 km sur les autres routes.

Cela signifie que durant une poursuite de criminels, les policiers pourront maintenant les poursuivre bien à l’intérieur du territoire voisin, alors qu’ils auraient dû, avant cet accord, contacter les autorités locales.

LIRE: http://french.xinhuanet.com/monde/2014-07/12/c_133477991.htm

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Narcotrafic: le DEA se ravise et veut relancer la coopération avec le FSKN!

Lutte antidrogue: les USA veulent reprendre la coopération avec la Russie

Dossier: La lutte contre la drogueFSKN

22:41 08/07/2014
MOSCOU, 8 juillet – RIA Novosti

L’Agence antidrogue américaine (DEA) souhaite reprendre la coopération avec la Russie dans la lutte contre le narcotrafic, a annoncé mardi à RIA Novosti le directeur du Service fédéral russe pour le contrôle des stupéfiants (FSKN), Viktor Ivanov.

« Les structures américaines ne cachent pas leur désir de poursuivre la coopération qui s’est avérée très efficace », a déclaré M. Ivanov.

Selon lui, la situation en matière de production et de trafic d’héroïne aux Etats-Unis ne cesse de se dégrader.

« Pour y remédier, nos collègues américains proposent de reprendre les opérations conjointes et les échanges d’informations », a ajouté le directeur du FSKN.

Les Etats-Unis ont unilatéralement suspendu la coopération avec la Russie dans la lutte contre la drogue en représailles à la position de Moscou sur les événements en Ukraine. Le directeur du FSKN a alors accusé Washington d’hypocrisie, car ce dernier a suspendu la coopération antidrogue avec la Russie, tout en la poursuivant avec l’Iran visé par des sanctions en tout genre en raison de son programme nucléaire.

« Suivant cette logique, le FSKN et son directeur sont plus dangereux que le programme nucléaire iranien. N’est-ce pas de l’hypocrisie politique? », a conclu M. Ivanov.

SOURCE: http://fr.ria.ru/world/20140708/201757338.html

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