VĂctor MĂ©ndez Sanguos – Rosa Ana Morán MartĂnez
Rosa Ana Morán MartĂnez s’engage pour un changement de stratĂ©gie qui implique « plusieurs ministères, pas seulement ceux de la SantĂ© et de l’IntĂ©rieur », pour lutter contre la drogue et annonce une ligne de travail pour lutter contre le blanchiment d’argent et saisir les avoirs des trafiquants de drogue.
L’annĂ©e oĂą l’Espagne dĂ©passe la Belgique et les Pays-Bas dans les saisies de cocaĂŻne, atteignant la troisième place mondiale, derrière la Colombie et l’Équateur, la procureure gĂ©nĂ©rale antidrogue, qui se trouvait Ă VilagarcĂa (Pontevedra, Espagne) pour rĂ©cupĂ©rer la « NĂ©cora dorĂ©e » de la Fondation Galicienne « Contre le Trafic de Drogue », promeut un changement de stratĂ©gie.
Rosa Ana Morán s’engage à « rendre visible » la problĂ©matique drogue et Ă dĂ©clencher une action « globale » qui toucherait plusieurs ministères de manière transversale. Un travail considĂ©rable est dĂ©jĂ rĂ©alisĂ© dans la lutte contre le trafic de drogue mais, cependant, les donnĂ©es indiquent que la situation empire.
Il y a plus de drogue et de violences que jamais…
VĂctor MĂ©ndez Sanguos – Quelles sont les actions menĂ©es par le Parquet Antidrogue de la ‘Audiencia Nacional‘ ?
Rosa Ana Morán MartĂnez – Eh bien, j’essaie d’abord de lui donner de la visibilitĂ©. Il est important de voir et de savoir que les drogues restent un problème majeur. Il est nĂ©cessaire, et je viens de l’inclure dans le rapport dans la section recommandations, d’aborder le problème de manière globale. Et de manière intĂ©grale Ă©galement avec d’autres ministères. Le Plan National MĂ©dicaments, qui dĂ©pend de la SantĂ©, la partie rĂ©duction de la demande et contrĂ´le de l’offre, qui dĂ©pend du ministère de l’IntĂ©rieur, comme si tout se terminait par des arrestations et des saisies. Je crois que le système est inefficace, surtout jusqu’Ă ce que des condamnations soient obtenues et que tout ce que les gens ont gagnĂ© grâce Ă la drogue soit rĂ©cupĂ©rĂ©. L’important est de leur retirer leur argent pour qu’ils ne puissent pas continuer les mĂŞmes activitĂ©s.
Pour Rosa Ana Morán MartĂnez, les enquĂŞtes qui pietinent dans des tribunaux « effondrĂ©s » conduisent Ă l’impunitĂ©.
VĂctor MĂ©ndez Sanguos – Revenons Ă l’effondrement des tribunaux comme cause de l’absence de progrès…
Rosa Ana Morán MartĂnez – Cela me parait fondamental. Ceux qui peuvent en parler sont les forces et les organes de sĂ©curitĂ© de l’État, qui se plaignent du manque de ressources, mais l’une de leurs principales plaintes est que les enquĂŞtes sont très retardĂ©es, et cette lenteur conduit Ă l’apprĂ©ciation de circonstances attĂ©nuantes, et ces retards excessifs participent Ă l’impunitĂ©.
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