C’était en dĂ©cembre 2022, mais qui s’en souvient ?
Le « Qatargate* » a Ă©tĂ© une mine de rĂ©vĂ©lations. Il montre Ă ceux qui l’ignorent encore comment des puissances Ă©trangères tentent de corrompre des politiciens, parfois avec succès, pour imposer leurs intĂ©rĂŞts. Il dĂ©voile combien les institutions europĂ©ennes, par laxisme et par naĂŻvetĂ©, sont vulnĂ©rables Ă ces agressions sournoises. Il tĂ©moigne qu’Ă l’heure des cyberattaques et des stratĂ©gies d’influence sur les rĂ©seaux sociaux les moyens les plus archaĂŻques – en l’occurrence, des valises pleines de billets de banque – sont toujours redoutablement efficaces.
- Le scandale de corruption par le Qatar au Parlement européen, couramment appelé dans les médias « Qatargate », est une affaire de corruption au Parlement européen qui a éclaté en décembre 2022.
Certains membres du Parlement europĂ©en auraient perçu de l’argent en Ă©change de la dĂ©fense des intĂ©rĂŞts du Qatar. Les polices belge et italienne sont impliquĂ©es et 1,5 million d’euros en liquide sont saisis, notamment au domicile bruxellois d’une vice-prĂ©sidente du Parlement europĂ©en, la Grecque Éva KaĂŻlĂ, ce qui donna lieu Ă son incarcĂ©ration. L’enquĂŞte dĂ©bouche aussi sur un Marocgate, le Maroc Ă©tant suspectĂ© d’avoir corrompu des Ă©lus du Parlement europĂ©en, en Ă©change d’une complaisance dans l’irrespect des droits de l’homme au Maroc ou du soutien aux thèses expansionnistes marocaines concernant le territoire colonisĂ© du Sahara occidental.
000000