Les prévenus ayant demandé un délai pour préparer leur défense, l’affaire des chefs d’entreprises jugés pour trafic de cocaïne est renvoyée au 2 mars prochain, nous apprend le procureur de la République Éric Vaillant.
Les deux entrepreneurs et l’une des mules – celle qui transportait 1 kg de cocaïne dans sa valise – ont été placés en détention provisoire. Les deux autres ont été placées sous contrôle judiciaire.
Fabian Odang et Augustin-Gilbert Laroche sont suspectés d’avoir voulu faire transiter huit kilos de drogue jusqu’à Paris, grâce à des mules. Le premier est le patron de Bâti Flore, une société installée sur la zone Galmot, à Cayenne, qui a employé jusqu’à une vingtaine de salariés avant de péricliter, ces deux dernières années. Le second a sa micro-entreprise dans le quartier de Cogneau-Lamirande, à Matoury.
« Dans cette affaire, nous avons les commanditaires, commente Éric Vaillant. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ils ne sont pas tous étrangers. Il y a de bonnes petites gens de chez nous qui essaient de faire du business. »
Tous deux auraient commencé leur trafic en août, pour faire face aux difficultés de leurs entreprises. Ils ont sollicité des mules. À chaque fois, l’un d’eux les accompagnait en métropole pendant le convoyage de la drogue. Vendredi, ils auraient dû effectuer leur neuvième trajet. Les gendarmes de la section de recherches et les douaniers ont alors arrêté trois mules : deux avaient ingéré 800 grammes de cocaïne, la troisième avait un kilo dans le double-fond de sa valise. Fabian Odang a été arrêté avec elles ; Augustin-Gilbert Laroche un peu plus tard. Pendant les quatre jours de leur garde à vue, les deux chefs d’entreprise ont indiqué avoir investi 41 000 euros pour la drogue.
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