ARABIE SAOUDITE: une décapitation de plus pour trafic de drogue

1 mai 2015 9:10  Georges Fitzpatrick
écrit par Georges Fitzpatrick

decapitationLe ministère saoudien de l’Intérieur a annoncé que deux hommes de la même nationalité ont été décapités au sabre jeudi à Tabrouk, dans le nord-ouest du pays. Ils avaient été condamnés à la peine capitale par la justice saoudienne pour meurtre et trafic de drogue.

Selon le communiqué du ministère de tutelle, il s’agit, en premier lieu, d’Abdallah al-Balawi, à qui la justice a reproché le meurtre de son père. Ce dernier aurait été poignardé par son fils. Mais, les raisons de cet acte n’ont pas été précisées dans l’annonce. Le deuxième condamné à mort n’est autre qu’Abdallah al-Rouily, comme indiqué dans un second communiqué du ministère saoudien de l’Intérieur. Il a été reconnu coupable d’avoir introduit en Arabie Saoudite une importante quantité d’amphétamine.

D’après un décompte effectué par l’AFP, ces deux nouvelles décapitations portent à 71 le nombre d’exécutions ayant eu lieu sur le territoire saoudien au cours des quatre premiers mois de cette année. Pourtant, il n’y avait eu « que » 87 exécutions dans le royaume wahhabite sur l’ensemble de l’an 2014 suivant un décompte du même organe de presse. Pour rappel, seulement 27 décapitations avaient eu lieu en 2010 en Arabie Saoudite. Depuis, le nombre d’exécutions n’y a cessé de croître et tourne autour de 80 par an. D’où, cet Etat est l’un des pays au monde qui applique fréquemment la peine capitale.

Les personnes reconnues coupables d’apostasie, meurtre, narcotrafic, viol ou vol à main armée en Arabie Saoudite risquent d’être condamnées à mort sur base de la loi en vigueur reposant sur des principes islamiques stricts. De leur côté, plusieurs ONG de défense des droits de l’Homme dénoncent la cruauté de ces exécutions.

Arabie Saoudite : quatre narcotrafiquants de haschisch décapités

Arabie Saoudite : Exécution de quatre narcotrafiquants
écrit par Georges Fitzpatrick

nacrotrafic-saoudieLe ministère saoudien de l’Intérieur a annoncé que quatre Saoudiens ont été décapités au sabre lundi à Narjane. Ils avaient été condamnés à la peine capitale pour narcotrafic.

D’après le communiqué du ministère de tutelle publié par l’agence officielle SPA, « les frères Hadi et Awadh et leurs complices Moufarraj et Ali al-Yami, ont été reconnus coupables d’avoir introduit dans le royaume une grande quantité de haschisch ».

Comme il fallait s’y attendre, la peine qui leur a été infligée a suscité la réaction d’Amnesty International qui a exprimé, par voie de communiqué, son inquiétude face à l’augmentation du recours à la peine capitale en Arabie Saoudite. « Ces nouvelles décapitations portent à 17 le nombre d’exécutions ces deux dernières semaines », a indiqué cette ONG. Et, selon un décompte effectué par l’AFP, il y a eu pas moins de 32exécutions (y compris les quatre dernières) dans ce pays depuis début 2014.

De l’avis de Saïd Boumedha, directeur adjoint d’Amnesty International (AI) pour le Moyen-Orient et l’Afrique du nord, « les autorités doivent agir immédiatement pour mettre fin à cette pratique cruelle », a-t-il estimé. Le jeudi précédant les dernières exécutions, les proches des quatre condamnés à mort ont, à en croire Amnesty, sollicité son intervention face à l’imminence des décapitations. En réaction, le ministère saoudien de l’Intérieur a rappelé, par la suite, ces familles pour leur demander d’arrêter d’entrer en contact avec AI.

En 2013 déjà, le Haut Commissariat aux droits de l’Homme des Nations Unies avait dénoncé une forte hausse des condamnations à mort en Arabie Saoudite. Selon un décompte de l’AFP, cette année,78 personnes de diverses nationalités ont été exécutées dans le Royaume wahhabite, après avoir été condamnées pour meurtre, viol, apostasie, narcotrafic ou vol à main armée.