C’est dans Le Monde d’aujourd’hui que Thomas Saintourens nous confirme que les Ă©lĂ©ments statistiques et les analyses des enquĂŞteurs spĂ©cialisĂ©s dressant des contours d’une situation devenue progressivement hors de contrĂ´le sur les dernières annĂ©es est devenue rĂ©alitĂ©.
Aujourd’hui, des organisations criminelles Ă©tendent leur emprise territoriale autant qu’elles dĂ©passent les limites de la cruautĂ©, dans le contexte d’un marchĂ© illicite en plein essor, portĂ©e par une demande accrue sur notamment des produits stimulants.
Dans le mĂŞme temps, des ‘matamores’ de la caste politique rĂ©gnante continuent d’appliquer une politique qui a fait toutes ses preuves dans inefficacitĂ©.
On peut se poser la question: pour qui roulent-ils vraiment ces promoteurs indirects du narco-business?
Les constats de Christian de Rocquigny de l’OFAST n’auront pas rĂ©ussi Ă convaincre le ‘savant dĂ©cideur’ de Beauvau de revoir sa copie.
« La dĂ©gradation sensible de la situation est marquĂ©e par une violence liĂ©e aux trafics en augmentation rapide et une très grande disponibilitĂ© des produits stupĂ©fiants », analyse Christian de Rocquigny, chef de l’OFAST par intĂ©rim. Il souligne, en Ă©cho aux notes des services spĂ©cialisĂ©s, que « cette dĂ©tĂ©rioration s’est produite au moment oĂą la cocaĂŻne a dĂ©ferlĂ© en masse sur la cĂ´te Atlantique », avec des saisies de 5,6 tonnes en 2013, 17 tonnes en 2017, 26 tonnes en 2021, avant un chiffre record attendu pour l’annĂ©e 2024.
C’est donc sur plus de dix ans que l’emprise du narcotrafic a pris une ampleur inédite, renforcée, dans la période post-Covid-19, par le développement de moyens de vente à distance et l’essor des drogues de synthèse. « En parallèle de l’afflux de cocaïne, qui draine des profits record, sont aussi arrivées sur notre territoire des méthodes criminelles nouvelles, plus violentes », poursuit M. de Rocquigny. Une « bascule » progressive, déjà documentée, qui a trouvé, ces derniers mois, une accélération particulière à mesure que montent en puissance les protagonistes des trafics.
On sait comment ça s’est terminĂ© !

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