FRANCE: l’OCRTIS creuse et interpelle trois Girondines proches d’un des policiers

Dimanche, deux fonctionnaires de la police aux frontières (PAF) ont été interpellés à l’aéroport de Roissy dans le cadre d’une enquête portant sur un vaste trafic de drogue. Les policiers sont soupçonnés d’avoir fermé les yeux sur le passage de valises contenant de la cocaïne, transportées par des « mules ».

Les policiers ont été arrêtés en fin de matinée alors qu’ils venaient de contrôler des passagers en provenance de Punta Cana, en République dominicaine, dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par un juge d’instruction parisien.

Interpellées à Saint-Vivien, Lesparre et Mérignac

Cela faisait déjà plusieurs mois que les enquêteurs de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) travaillaient sur cette équipe de présumés trafiquants composée d’une dizaine de suspects qui ont tous été placés en garde à vue à Nanterre et Versailles.

Mais, dès dimanche après-midi, l’enquête a rebondi en Gironde où résident la mère d’un des deux policiers mis en cause ainsi que deux autres personnes de son proche entourage. Les policiers de l’OCRTIS se sont rendus à Bordeaux où, avec l’appui de la division des affaires criminelles de la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ), ils se sont rendus au domicile de la mère, à Saint-Vivien-du-Médoc.

Cette femme de 76 ans a été placée en garde à vue. Elle a été rejointe quelques heures plus tard par une jeune femme de 20 ans, habitant Lesparre. Et, hier après-midi, une Mérignacaise de 32 ans a été appréhendée à son tour et conduite en garde à vue dans les locaux de la PJ bordelaise. Toutes deux connaissent bien le suspect.

Garde à vue prolongée

Les enquêteurs travaillent sur le volet financier de l’affaire. Ils cherchent à savoir si ces personnes ont bénéficié des largesses du policier en poste depuis quelques années à Roissy et qui a été arrêté avec son collègue alors qu’ils venaient de récupérer auprès des passagers contrôlés, deux valises contenant chacune 20 kilos de cocaïne.

Selon toute vraisemblance, ces policiers ont considérablement amélioré leur train de vie en facilitant l’arrivée de cocaïne en France. Ils en auraient tiré des revenus conséquents et auraient été généreux avec leur entourage.

Dimanche et lundi, les enquêteurs de l’OCRTIS ont effectué des perquisitions et auditionné les trois femmes dont la garde à vue devait être prolongée. En fonction des éléments recueillis et retenus à leur encontre, elles pourraient être déférées devant le juge d’instruction en charge du dossier.

En uniforme

Les investigations sur ce trafic ont débuté en décembre 2012 et donné lieu à de multiples filatures et écoutes téléphoniques. Le rôle des policiers impliqués dans l’affaire pourrait être important.

En effet, il apparaîtrait dans la procédure qu’ils allaient chercher les passeurs sur le tarmac de l’aéroport à bord de véhicules sérigraphiés, en uniforme, et leur faisait même franchir les contrôles douaniers pour passer la drogue sans être inquiétés.

Parmi les gardés à vue, figure également le commanditaire présumé du trafic, interpellé à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine).

http://www.sudouest.fr/2015/01/27/cocaine-a-roissy-des-girondines-interpellees-1810448-2780.php

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Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des …

8 déc. 2011 – L’O.C.R.T.I.S. a été créé par le décret du 3 août 1953 qui répondait aux recommandations de la Convention internationale sur les stupéfiants …

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FRANCE – Trafic de cocaïne : quatre Guyanais bientôt devant le juge à Créteil

La valise de cocaïne passait par le comptoir d’enregistrement, les bagagistes s’en occupaient à l’aéroport Félix-Eboué et d’autres prenaient le relais à Paris

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Bernard DORDONNE Mardi 30 septembre 2014

La valise de cocaïne passait par le comptoir d’enregistrement, les bagagistes s’en occupaient à l’aéroport Félix-Eboué et d’autres prenaient le relais à Paris

Une hôtesse en charge de l’enregistrement à la compagnie Air Caraïbes, deux bagagistes de la société GSAM et un commerçant de Cayenne, tête du réseau connue dans le milieu sportif, sont impliqués dans un vaste trafic de cocaïne entre le Suriname et la France. Ils dorment depuis dimanche en prison à Rémire.

Les quatre personnes interpellées dans le cadre du trafic de cocaïne démantelé par les autorités seront embarquées demain, chacune encadrée par deux policiers, en direction de Paris. Le juge d’instruction du tribunal de Créteil a, en effet, délivré un mandat d’amener contre les quatre principaux auteurs du trafic, dont la quantité de drogue s’élève à plus de 100 kg, soit une valeur de plus de 4 millions d’euros sur le marché de la revente.
C’est par une commission rogatoire que un juge d’instruction, en charge de l’affaire, a permis à la police judiciaire de Cayenne d’effectuer une série d’interpellations et de perquisitions auprès d’une dizaine de personnes impliquées de près ou de loin au trafic.
Ces quatre personnes avaient mis en place une stratégie avec plusieurs complices qui leur a permis d’écouler la drogue à l’abri de tout soupçon. Grâce aux surveillances et aux écoutes téléphoniques, les policiers ont pu obtenir la date de l’arrivage d’une grosse quantité de cocaïne à Paris, via un vol d’Air Caraïbes. Les enquêteurs ont mis en place une surveillance, dont le but était de laisser partir la valise incriminée afin d’interpeller également le réseau parisien. Toutes les personnes qui ont touché la valise, au départ de Cayenne, ont été photographiées.
C’est l’hôtesse en charge l’enregistrement à la compagnie aérienne qui a réceptionné la valise, emmenée par un pseudo-voyageur au comptoir d’enregistrement du vol. Une valise qu’elle a laissée passer sans l’enregistrer.
80 000 EUROS SUR LE COMPTE ÉPARGNE
Ensuite, les bagagistes de la société GSAM ont pris la relève. L’un d’eux a étiqueté la valise avec l’inscription « bagage transitaire ?- Cayenne/Orly – Orly/Roissy » . L’autre avait pour mission de placer la valise en soute dans un container spécial réservé aux bagages en transit. Une fois arrivée à Orly Sud, terrain d’atterrissage des avions d’Air Caraïbes, la valise est partie directement en transit, sans passer par la douane, vers l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Un autre complice, travaillant dans la zone aéroportuaire de Roissy, devait récupérer la valise de cocaïne et la livrer à son commanditaire.
Dans cette affaire, un chef de service de la CCI de Guyane, qui travaille à l’aéroport, a été longuement entendu. Sur le compte épargne de l’un des bagagistes, les enquêteurs ont découvert un versement de 80 000 euros. Au total, 21 personnes ont été arrêtées à Paris et en Guyane.