FRANCE (Mont-de-Marsan): sept Landais ont été condamnés mardi pour leur implication dans un trafic de stupéfiants structuré entre Bilbao et la préfecture landaise

Justice : ils alimentaient Mont-de-Marsan en héroïne et cocaïne

modifié le 27/08/2015 à 08h30 par

Au terme d’une enquête marathon, sept Landais ont été condamnés mardi pour leur implication dans un trafic de stupéfiants structuré entre Bilbao et la préfecture landaiseSept prévenus aux casiers déjà lourdement chargés, sept avocats, sept heures d’audience. Le tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan s’est penché mardi sur une affaire de trafic de stupéfiants aux multiples ramifications. Entre janvier 2011 et décembre 2014, cocaïne et héroïne étaient achetées à Bilbao, en Espagne, acheminées à Mont-de-Marsan par des mules et revendues sur la place Saint-Roch et sous les arcades du théâtre municipal.

L’enquête démarre à l’été 2010. Une personne impliquée dans le trafic souffle l’affaire aux services de police. Elle pointe un Montois de 42 ans : Jean-René Bascle, dit Colombo. Ce dernier ferait importer d’Espagne des produits illicites pour les écouler sur la place de Mont-de-Marsan. Écoutes téléphoniques, géolocalisations, auditions de témoins : les investigations s’étirent sur plusieurs années. Entre-temps, Colombo est incarcéré pour des faits de violence. Son frère Christian, dit Kiko, 48 ans, prend la suite. Mais le réseau se distend. L’une des mules, François Marquez, dit Paco, monte, avec sa compagne, son propre commerce. Sept interpellations ont finalement lieu entre novembre et décembre 2014.

« Les prévenus semblent autant motivés par l’appât du gain que par leur addiction personnelle »

À la barre, mardi, les traits sont tirés. Les teints pâles trahissent les souffrances de sept toxicomanes en sevrage. « Les prévenus semblent autant motivés par l’appât du gain que par leur addiction personnelle », annonce d’emblée la présidente. Plusieurs sont actuellement suivis par l’association de soutien aux toxicomanes La Source. Quasiment tous prennent un traitement de substitution à base de méthadone.

Pour se fournir, ces gros consommateurs ont multiplié les voyages en voiture. Les trois mules effectuent séparément deux ou trois trajets par semaine. Certains absorbent jusqu’à 5 grammes d’héroïne par jour. « Je vendais pour pouvoir consommer. Je consommais beaucoup. La moitié des quantités rapportées », explique un jeune homme habitué de la route. Sur la période, 7 kilos d’héroïne et 3 kilos de cocaïne auraient transité vers Mont-de-Marsan.

Sur place, la drogue est commercialisée par deux revendeurs. Le couple, voisin des frères Bascle, fait le pied de grue place Saint-Roch et devant le théâtre municipal, leur « bureau ». Une trentaine de clients réguliers viennent s’approvisionner. Les bénéfices atteignent environ 200 euros par jour. Interrogé par la cour, Colombo persiste pourtant à nier : « Nous n’étions qu’un groupe de toxicos, chacun alimentait un pot commun pour aller chercher la drogue et se défoncer ». Les investigations font pourtant ressortir…..

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